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Conception Web Discussion :

Google considère que l’IA crée des risques pour son navigateur Chrome que seule… l’IA peut réparer


Sujet :

Conception Web

  1. #1
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    Par défaut Google considère que l’IA crée des risques pour son navigateur Chrome que seule… l’IA peut réparer
    Google Chrome se dote de fonctions d'IA, notamment d'une aide à l'écriture, d'un créateur de thèmes et d'un organisateur d'onglets.

    Google ajoute de nouvelles fonctionnalités d'intelligence artificielle à Chrome, notamment des outils permettant d'organiser les onglets du navigateur, de personnaliser les thèmes et d'aider les utilisateurs à rédiger des contenus en ligne tels que des commentaires ou des messages de forum.

    L'aide à la rédaction est similaire à une fonction alimentée par l'IA déjà proposée dans l'expérience de recherche expérimentale de Google, SGE, qui aide les utilisateurs à rédiger des courriels dans des tons et des longueurs différents. Grâce à l'outil de rédaction intégré à Chrome, Google a déclaré que les utilisateurs pourraient potentiellement rédiger des commentaires commerciaux, des messages RSVP, des demandes de location et des messages pour les forums en ligne.

    Selon un rapport, cette fonctionnalité encore expérimentale sera accessible dans la version de Chrome en faisant un clic droit sur une zone de texte ou un champ sur le web, puis en choisissant "Aidez-moi à écrire". Pour commencer, on devra d'abord écrire quelques mots, puis l'IA de Google interviendra pour aider.

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    Chrome se dote de 3 nouvelles fonctionnalités d'IA générative

    Au cours des dernières années, Google a apporté les dernières technologies d'apprentissage automatique et d'IA dans Chrome pour rendre la recherche sur le web plus facile, plus sûre et plus accessible. Ils ont commencé par améliorer les tâches pratiques et quotidiennes, en aidant par exemple à ajouter des légendes en temps réel aux vidéos, à mieux détecter les sites malveillants, à gérer les invites d'autorisation et à générer les points clés d'une page web.

    À partir de la version M121 de Chrome, Google introduit des fonctionnalités expérimentales d'IA générative pour rendre la navigation encore plus facile et plus efficace, tout en personnalisant l'expérience.

    On pourra tester ces nouvelles fonctionnalités dans Chrome sur les ordinateurs Mac et Windows au cours des prochains jours, en commençant par les États-Unis. Il suffit de se connecter à Chrome, de sélectionner "Paramètres" dans le menu à trois points et de naviguer jusqu'à la page "IA expérimentale". Ces fonctionnalités étant des expériences publiques précoces, elles seront pour l'instant désactivées pour les comptes d'entreprise et les comptes éducatifs.

    Organisez intelligemment les onglets

    Les groupes d'onglets sont un moyen utile de gérer un grand nombre d'onglets, mais les organiser peut être un processus assez manuel. Avec Tab Organizer, Chrome suggère et crée automatiquement des groupes d'onglets en fonction des onglets ouverts. Cela peut s'avérer particulièrement utile si on travaille sur plusieurs tâches en même temps dans Chrome, comme la planification d'un voyage, la recherche d'un sujet et le shopping.

    Pour utiliser cette fonctionnalité, cliquez avec le bouton droit de la souris sur un onglet et sélectionnez "Organiser les onglets similaires" ou cliquez sur la flèche déroulante située à gauche de vos onglets. Chrome suggère même des noms et des emoji pour ces nouveaux groupes afin de pouvoir les retrouver facilement lorsque vous en aurez besoin.

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    Créez ses propres thèmes avec l'IA

    En 2023, Google a introduit des fonds d'écran d'IA générative avec les appareils Android 14 et Pixel 8. Aujourd'hui, ils apportent ce même modèle de diffusion de texte en image à Chrome pour qu'on puisse personnaliser encore plus le navigateur. On peut rapidement générer des thèmes personnalisés en fonction d'un sujet, d'une humeur, d'un style visuel et d'une couleur au choix - pas besoin de devenir un expert en prompteur d'IA !

    Pour commencer, rendez-vous dans le panneau latéral "Personnaliser Chrome", cliquez sur "Changer de thème", puis sur "Créer avec l'IA". Par exemple, si on est peut-être fasciné par les aurores boréales et qu'on veut les voir dans un style "animé" avec une ambiance "sereine". Il suffit de sélectionner ces options pour voir ce que Chrome propose.

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    Petit rappel : Outre les thèmes générés par l'IA, on peut également personnaliser Chrome avec des photos téléchargées ou des thèmes issus des collections dans le Chrome Web Store, y compris des thèmes commandés à une communauté croissante d'artistes.

    Obtenir de l'aide pour rédiger des textes sur le web

    Écrire sur le web peut être intimidant, surtout si on souhaite exprimer ses idées dans des espaces publics ou sur des forums. C'est pourquoi, dans la prochaine version de Chrome, Google lancera une autre fonctionnalité expérimentale alimentée par l'IA pour aider à écrire avec plus d'assurance sur le web, que l'on souhaite laisser une critique bien rédigée sur un restaurant, rédiger un RSVP amical pour une fête ou faire une demande formelle concernant la location d'un appartement.

    Pour commencer, cliquez avec le bouton droit de la souris sur une zone de texte ou un champ sur n'importe quel site visité dans Chrome et sélectionnez "Aidez-moi à écrire". Saisissez quelques mots et l'IA lancera le processus de rédaction à votre place.

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    Cette année, Google introduira l'IA et les LM dans Chrome, notamment en intégrant son nouveau modèle d'IA Gemini.

    Source : Google

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces nouvelles fonctionnalités sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Google I/O 2023 : l'IA est désormais omniprésente dans les produits phares de Google. L'entreprise présente ses dernières innovations en matière de technologie, d'IA, de cloud computing

    Google annonce des fonctionnalités d'IA dans Gmail, Docs et autres pour rivaliser avec Microsoft

    Google lance Gemini Pro. Son modèle d'IA est accessible pour les développeurs et les entreprises via Google AI Studio et Vertex AI, mais sa tarification fait déjà l'objet de critiques
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    Par défaut L'IA Gemini s’intègre désormais profondément à Chrome et peut lire vos onglets et s’interfacer avec YouTube
    L'IA Gemini s’intègre désormais profondément à Chrome et peut lire vos onglets, consulter votre historique de navigation, ainsi que s’interfacer avec YouTube et d’autres services Google

    L'avenir de Chrome en tant que navigateur IA commence aujourd'hui. Google a annoncé le déploiement de Gemini dans Chrome pour les utilisateurs d'ordinateurs Mac et Windows aux États-Unis, ainsi que pour les appareils mobiles. Les utilisateurs pourront demander à Gemini de les aider à comprendre le contenu d'une page Web particulière, à travailler sur plusieurs onglets ou à effectuer davantage d'actions dans un seul onglet, comme planifier une réunion ou rechercher une vidéo YouTube. Maintenant qu’il semble que Chrome restera dans le giron de Google, le navigateur connaît une renaissance imprégnée de Gemini. Mais certains s'inquiètent.

    « Nous faisons évoluer le navigateur pour vous aider à tirer le meilleur parti du Web, d'une manière que nous n'aurions pas cru possible il y a encore quelques années », a déclaré Rick Osterloh, vice-président senior de Google chargé des plateformes et des appareils, dans un communiqué. « Et nous le faisons tout en conservant la rapidité, la simplicité et la sécurité de Chrome que tant de gens apprécient ».

    Le nouveau Gemini dans Chrome s'intègre davantage aux plateformes Google telles que Calendar, YouTube et Maps, permettant ainsi aux utilisateurs d'accéder à ces applications et services sans avoir à changer de page Web. Dans les semaines à venir, il sera également disponible pour les utilisateurs de Google Workspace, le produit de productivité destiné aux entreprises, où les utilisateurs bénéficieront d'une « protection des données de niveau professionnel ».

    Google a également annoncé de nouvelles fonctionnalités pour Gemini dans Chrome. L'IA agentique permet aux utilisateurs de créer des services personnalisés capables d'effectuer des tâches spécifiques. Dans les mois à venir, les utilisateurs pourront demander à l'agent Gemini d'effectuer certaines tâches, telles que prendre rendez-vous chez le coiffeur ou commander les courses hebdomadaires. Les fonctionnalités agentiques faisaient auparavant partie d'un service interne appelé « Project Mariner ».


    Google annonce que Gemini dans Chrome ne nécessitera plus de frais d'adhésion et sera déployé dès aujourd'hui auprès des utilisateurs Mac et Windows aux États-Unis. Avant cette annonce, Google exigeait que les utilisateurs soient abonnés à certains services Google pour accéder à Gemini dans Chrome. Désormais, il est plus largement disponible et offre beaucoup plus de fonctionnalités. Plus concrètement, les nouvelles fonctions comprennent :

    • améliorez votre navigation avec Gemini dans Chrome : Google déploie Gemini pour les utilisateurs de Mac et Windows aux États-Unis dont la langue est réglée sur l'anglais. Vous pouvez ainsi demander à Gemini de clarifier des informations complexes sur n'importe quelle page Web que vous lisez. Il sera disponible pour les entreprises dans les prochaines semaines via Google Workspace avec des protections et des contrôles des données de niveau professionnel ;
    • Gemini dans Chrome sur mobile aux États-Unis : vous pouvez également activer Gemini lorsque vous utilisez Chrome sur Android et d'autres applications en maintenant le bouton d'alimentation enfoncé. Et bientôt, Gemini dans Chrome sera intégré à l'application sur iOS ;
    • assistant de navigation : au cours des prochains mois, Google ajoutera des fonctionnalités d'agent à Gemini dans Chrome. Celles-ci permettront à Gemini dans Chrome de gérer les tâches fastidieuses qui vous prennent tant de temps, comme prendre rendez-vous chez le coiffeur ou commander vos courses hebdomadaires. Vous indiquez à Gemini dans Chrome ce que vous souhaitez faire, et il agit à votre place sur les pages Web, pendant que vous vous concentrez sur d'autres choses. Vous pouvez l'arrêter à tout moment, vous gardez donc le contrôle ;
    • mieux comprendre tous vos onglets : Gemini dans Chrome peut désormais fonctionner sur plusieurs onglets, ce qui vous permet de comparer et de résumer rapidement les informations de plusieurs sites Web pour trouver ce dont vous avez besoin. Vous planifiez votre vol, votre hôtel et vos activités de vacances sur plusieurs onglets ? Gemini dans Chrome peut vous aider à regrouper ces informations dans un seul itinéraire afin de vous libérer du stress lié à l'organisation de votre voyage ;
    • retrouvez les pages Web consultées : lorsque vous souhaitez revenir à un ancien projet, mais que vous ne voulez pas parcourir votre historique pour retrouver un site Web important que vous avez déjà visité, vous pourrez bientôt utiliser Gemini dans Chrome pour le retrouver à votre place. Une fois lancé, vous pouvez essayer des invites telles que « Quel était le site Web sur lequel j'ai vu le bureau en noyer la semaine dernière ? » ou « Quel était ce blogue que j'ai lu sur les achats de rentrée scolaire ? » ;
    • utilisez vos applications Google préférées sans changer d'onglet : Google renforce l'intégration entre Gemini dans Chrome et vos applications, telles que YouTube, Agenda et Maps, afin que vous puissiez planifier des réunions, consulter des informations sur des lieux et bien plus encore sans quitter la page sur laquelle vous vous trouvez. Par exemple, si vous recherchez un passage spécifique dans une vidéo YouTube, il vous suffit de le demander à Gemini dans Chrome pour y accéder immédiatement ;
    • effectuez des recherches avec le mode IA directement depuis l'omnibox : vous aurez la possibilité d'accéder rapidement au mode IA de Google Search directement depuis la barre d'adresse Chrome (que Google appelle l'omnibox) sur votre ordinateur. Le mode IA vous permet de poser des questions plus longues et plus complexes et d'obtenir une réponse utile de l'IA, avec la possibilité de poser facilement des questions complémentaires et d'approfondir vos recherches sur le Web. Cette mise à jour sera déployée dans le courant du mois en anglais aux États-Unis, puis dans d'autres pays et langues dans les semaines à venir ;
    • posez des questions et apprenez-en davantage sur la page que vous consultez : vous pouvez désormais poser des questions sur l'ensemble de la page que vous consultez directement depuis l'omnibox. Chrome peut vous suggérer des questions pertinentes en fonction du contexte de la page pour vous aider à lancer votre recherche. Vous obtiendrez un aperçu de l'IA à partir de la recherche juste à côté de la page, avec la possibilité de poser des questions complémentaires en mode IA, afin d'obtenir des informations utiles sans quitter la page. Les suggestions contextuelles sont disponibles aux États-Unis en anglais et seront déployées dans d'autres pays et langues dans les semaines à venir.


    La guerre des navigateurs IA grand public s'intensifie davantage

    Alors que Chrome restera bien dans le giron de Google, le navigateur vit une véritable renaissance portée par Gemini. Google promet, dans les prochaines semaines, la mise à jour la plus ambitieuse de son histoire, l’IA s’invitant dans chaque recoin de l’expérience. Pour ceux qui utilisent déjà des outils d’IA, certaines nouveautés pourraient se révéler précieuses ; pour tous les autres… eh bien, Firefox est toujours là.

    Les navigateurs Internet sont au cœur de la bataille pour la suprématie en matière d'IA grand public, car ils constituent une passerelle essentielle pour accéder aux informations et aux contenus en ligne. Google et Apple contrôlent depuis des années la plupart des points de distribution Internet, ce qui explique en grande partie pourquoi le ministère américain de la Justice (DOJ) a tenté de contraindre Google à se séparer de Chrome dans le cadre de son procès antitrust.

    Cependant, le juge chargé de l'affaire a récemment décidé que Google pouvait conserver Chrome, en grande partie parce que l'IA générative a radicalement changé le paysage concurrentiel. Google évite ainsi l'issue la plus extrême possible dans le cadre d'une affaire antitrust historique qui a déterminé que l'entreprise exerçait un monopole illégal dans le domaine de la recherche en ligne.

    Les concurrents dans le domaine de l'IA lancent des navigateurs pour tenter de contrôler davantage l'expérience utilisateur. En janvier 2025, OpenAI a annoncé Operator, un agent qui utilise un navigateur pour effectuer des tâches, comme faire des achats à l'aide de l'application Instacart. La société dirigée par Sam Altman travaillerait actuellement sur son propre navigateur basé sur le projet open source Chromium.

    En août 2025, la startup d'IA concurrente Anthropic a lancé un agent d'IA basé sur un navigateur et propulsé par ses modèles d'IA Claude. De son côté, la startup controversée Perplexity AI a lancé en juillet 2025 son propre navigateur Comet destiné aux tâches d'IA, accessible aux abonnés payants.

    Réactions de la communauté face à l'intégration de Gemini dans Chrome

    Les nouvelles fonctionnalités d'IA de Chrome vont certainement plaire à certains utilisateurs, mais l'annonce de Google a également rencontré une vive opposition de la part d'autres utilisateurs. « Parfois, j'aimerais que les entreprises cessent de nous imposer des fonctionnalités d'IA et de les intégrer partout. J'espère au moins pouvoir désactiver correctement tout cela. Je n'ai pas besoin d'un agent IA qui scanne tout derrière mon dos », a écrit un utilisateur.

    Un autre a écrit : « certaines de ces fonctionnalités seraient intéressantes, mais je ne suis pas sûr de vouloir que mon navigateur dispose de ces capacités, à moins qu'il n'existe un mécanisme permettant de tout conserver localement. Il s'agit d'un changement monumental dans la quantité de données utilisateur que Google peut collecter via Chrome ».

    Citation Envoyé par Critique

    Je ne veux pas de ces conneries. Nous devons faire pression pour obtenir le droit de désactiver les fonctionnalités d'IA. Toutes ces fonctionnalités inutiles devraient être activées par défaut. Puis-je les bloquer en tant qu'hébergeur de site ?
    Selon certains critiques, l'intégration de Gemini dans Google ressemble beaucoup à la fonctionnalité Windows Recall de Microsoft, mais implémentée dans le navigateur. « Certes, j'ai souvent eu du mal à retrouver un site Web dans mon historique, mes onglets ouverts ou même mes signets, donc je peux comprendre l'intérêt de cette fonctionnalité, à condition que je dispose d'un deuxième navigateur pour les tâches non professionnelles ou que cela soit strictement interdit en mode privé », a écrit un critique.

    Un autre a souligné : « il est étonnant que le mot "confidentialité" n'apparaisse aucune fois dans cette annonce. Des controverses ont régulièrement éclaté quant à la manière dont Google voit uniquement les URL que je visite. Maintenant, ils veulent voir tout le contenu de plusieurs onglets du navigateur ? Cela pourrait ouvrir la voie à quelque chose d'encore plus effrayant ».

    Les limites actuelles des agents d'IA imposés par les entreprises

    Jusqu'à présent, les agents d'utilisation ont été confrontés à deux problèmes majeurs : ils sont lents et coûteux. Il s'agit de systèmes d'IA générative, qui ne fonctionnent donc pas parfaitement, même s'ils traitent une montagne de jetons coûteux. OpenAI Operator n'est disponible que pour une utilisation limitée avec un abonnement de 200 dollars par mois, et l'agent d'Anthropic peut engendrer quelques dollars de frais d'API pour effectuer une action simple comme visiter quelques pages Web.

    L'on ignore encore dans quelle mesure l'agent Chrome de Google sera fiable ou rapide, et nous n'avons aucune information sur les coûts supplémentaires éventuels. Le billet de blogue publié par Mike Torres, vice-président Produits Chrome, ne mentionne même pas la restriction de cette fonctionnalité aux abonnés, mais il impose des limites floues à bon nombre de ses outils d'IA.

    L'assistant de navigation agentique de Google n'est peut-être pas meilleur que ce que proposent ses concurrents, mais la prévalence de Chrome permettra à cette technologie d'être accessible à un plus grand nombre de personnes. Mais sera-t-elle vraiment accessible à tout le monde ? Cette entreprise n'est pas étrangère à l'idée de dépenser sans compter pour s'imposer dans le domaine de l'IA, mais permettre à des milliards de personnes de bricoler un modèle d'utilisation informatique coûteux pourrait être difficile à vendre, même pour Google.

    L'IA générative plonge progressivement l'Internet dans une dystopie

    L'IA alimente une crise de confiance dans les interactions en ligne. Les textes, images, vidéos et commentaires générés en masse par des algorithmes saturent les réseaux et les moteurs de recherche, brouillant les repères et diluant la valeur des contenus authentiques. L’attention des utilisateurs est captée par des contenus toujours plus opaques, tandis que la confiance dans les sources s’effrite, menaçant la vitalité même des échanges en ligne.

    Début 2024, les fils d'actualité des utilisateurs de diverses plateformes de médias sociaux ont été inondés d'images générées par l'IA représentant divers crustacés (principalement des crevettes) arborant de manière troublante le visage de Jésus. Ce phénomène inoffensif en apparence (et un peu effrayant pour les historiens d'Internet) représentait quelque chose de plus sinistre : il s'agissait d'un aperçu subtil de l'émergence d'un « Internet mort ».

    Certaines de ces images hyperréalistes ont recueilli des milliers de réactions et commentaires. Jake Renzella et Vlada Rozova ont écrit sur le phénomène dans The Conversation. « La théorie de l'Internet mort a une explication : le contenu généré par l'IA et les robots a dépassé le contenu généré par les humaines ».

    Le contenu du Web devient moins qualitatif qu'auparavant

    L’un des effets les plus inquiétants de la domination croissante de l’IA sur le Web est la détérioration progressive de la qualité du contenu en ligne. Ce phénomène repose sur un effet de boucle : les chatbots produisent du texte en s’appuyant sur de vastes ensembles de données extraites du Web. Jusqu’à récemment, ces données provenaient en grande partie de contenus rédigés par des humains : journalistes, chercheurs, blogueurs, experts de tous horizons.

    Aujourd'hui, une portion croissante du contenu en ligne est elle-même générée par d'autres IA. Cela conduit à un problème connu sous le nom de « model collapse » (effondrement du modèle). En résumé, les nouveaux modèles d’IA s’entraînent sur du contenu produit par des modèles de la génération précédente, eux-mêmes formés sur d'autres contenus synthétiques. Ce recyclage progressif appauvrit la diversité, la nuance et l'originalité de l'information.

    Les erreurs peuvent s’amplifier à chaque génération, les biais se renforcer, et le contenu devient moins fiable, moins contextualisé et souvent déconnecté de toute vérification humaine ou source primaire identifiable. Ce problème vient s'ajouter à la baisse considérable du trafic des sites Web d'information.

    Enfin, si les chatbots d'IA deviennent les principales sources d’information consultées, sans accès direct aux documents originaux, les internautes pourraient progressivement perdre l’habitude de confronter les sources, de lire dans le contexte, ou d’interpréter de façon critique les données. Le Web se transformerait alors en une interface de réponses simplifiées, certes pratiques, mais de plus en plus superficielles. Le Web tel qu'on le connaît pourrait disparaître.

    Conclusion

    L'intégration de Gemini dans Chrome intensifie la rivalité entre navigateurs. Microsoft Edge et d’autres ont déjà commencé à intégrer l’IA, et Google veut maintenir Chrome en tête en proposant une intégration profonde et polyvalente. Les personnes qui utilisent déjà des outils d’IA générative pourraient obtenir un gain de productivité : l’IA peut synthétiser des informations, gérer des onglets, automatiser certaines tâches et faciliter la recherche.

    Pour les autres, l’expérience sera améliorée, mais l’IA pourrait paraître moins indispensable. Cette avancée suscite toutefois de réelles préoccupations. L’IA aura accès à vos onglets et à l’historique de navigation. Cela implique que Google dispose d’un accès beaucoup plus large à vos données personnelles et à vos habitudes en ligne. Pour certains utilisateurs, cette collecte pourra poser des questions de confidentialité et de contrôle sur les informations partagées avec l’entreprise.

    Cet accès crée un risque de fuite ou d’usage externe : toute donnée collectée peut, en théorie, être exposée en cas de faille de sécurité ou être utilisée pour de la publicité ciblée, du suivi ou de l’analyse commerciale, ce qui pose un risque pour la confidentialité. Il y a également un risque de profilage et de biais. Si l’IA se base trop sur ce qu’elle sait de vous, elle pourrait vous montrer toujours le même type de contenu, ce qui limite votre vision et votre découverte d’autres informations.

    Les robots et agents d'IA ont envahi Internet et alimentent une crise de confiance dans les interactions en ligne. Bien sûr, cela ne signifie pas que l'utilisation personnelle d'Internet (messages entre amis, publications privées sur les réseaux sociaux et autres interactions) va disparaître. Mais avec cette dégradation croissante, les utilisateurs devront être plus vigilants pour discerner ce qui est réel, tout en déplorant l'Internet d'autrefois.

    Source : Google

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'intégration profonde de l'IA Gemini dans Google Chrome ?
    Gemini aura à l'avenir accès à vos onglets et à l’historique de navigation. Qu'en pensez-vous ?
    Les entreprises imposent de plus en plus les fonctions d'IA aux utilisateurs. Que pensez-vous de cette tendance ?

    Voir aussi

    Le ministère de la Justice veut forcer Google à vendre Chrome et estime que l'entreprise devrait cesser de payer ses partenaires pour faire de Google Search le moteur de recherches par défaut

    Google ne sera pas contraint de vendre Chrome ou Android, selon une décision historique rendue par un juge dans le cadre d'une affaire antitrust

    Une étude révèle que le moteur de recherche basé sur l'IA Perplexity invente des informations à partir de rien et débite des "absurdités", il procède aussi subrepticement à l'extraction des données des sites

  3. #3
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    Par défaut Google suspend son bouton IA « Homework Help » dans Chrome, accusé de favoriser la tricherie
    Google suspend son bouton IA « Homework Help » dans Chrome
    accusé de favoriser la tricherie en proposant instantanément des réponses aux devoirs affichés sur l'écran via un IA Overview

    Google pensait offrir un coup de pouce aux élèves avec un simple bouton. Mais son « Homework Help », intégré récemment au navigateur Chrome, a rapidement tourné à la polémique. En promettant de résoudre les devoirs en un clic grâce à l’IA, la fonctionnalité a déclenché la colère de nombreux enseignants et responsables académiques, qui y voient un véritable outil de triche intégré par défaut dans l’un des logiciels les plus utilisés au monde. Sous pression, la firme de Mountain View a décidé de suspendre temporairement ce bouton. Mais cette pause ne règle en rien les interrogations de fond : quelle place l’intelligence artificielle doit-elle occuper dans l’éducation, et où se situe la frontière entre aide pédagogique et contournement des règles ?

    Déployé début septembre 2025, le bouton « Homework Help » s’affichait dans la barre d’adresse de Chrome dès qu’un utilisateur visitait une page liée à l’éducation : sites universitaires, plateformes de cours en ligne, exercices interactifs. En cliquant dessus, l’étudiant lançait Google Lens, capable d’analyser le contenu visible à l’écran — par exemple une équation, un QCM ou une consigne de dissertation — pour proposer instantanément une réponse via un IA Overview.

    Présentée comme un prolongement naturel de la stratégie de Google visant à intégrer l’IA partout, cette fonctionnalité était censée rendre plus accessibles les capacités d’analyse et de génération de réponses déjà disponibles dans Lens et Search. Mais ce qui devait être une aide a été perçu, dans de nombreux cas, comme un raccourci vers la triche.

    Une levée de boucliers dans le monde académique

    À peine lancé, « Homework Help » a suscité de vives critiques. Plusieurs universités prestigieuses comme UCLA, UC Berkeley ou Emory ont alerté leurs enseignants sur la présence soudaine de ce bouton dans les navigateurs de leurs étudiants. Dans certains cas, il apparaissait même lors d’examens en ligne, faisant craindre une érosion totale de l’intégrité académique.

    Des enseignants ont dénoncé un outil qui sape leur autorité et détourne les élèves du processus d’apprentissage. Ian Linkletter, bibliothécaire à l’Institut de technologie de Colombie-Britannique, n’a pas mâché ses mots : « Google place un bouton de triche directement dans le navigateur. C’est une attaque frontale contre l’intégrité académique. » Et de continuer en disant « Google tente de convaincre les enseignants de renoncer à réglementer l'utilisation de l'IA dans leurs classes, et cela pourrait fonctionner. Google Chrome détient une part de marché suffisante pour modifier le comportement des élèves, et il semble que ce soit là son objectif. »

    Plusieurs autres inquiétudes se sont ajoutées : la difficulté pour les administrateurs scolaires de désactiver cette option sur les comptes personnels des étudiants, l’absence de transparence sur les critères d’apparition du bouton, et surtout le risque que des données issues de plateformes éducatives sécurisées soient envoyées vers les serveurs de Google.

    Melissa Loble, directrice académique chez Instructure, l'éditeur du logiciel de cours Canvas, affirme qu'elle s'efforce d'empêcher que les aides à l'étude basées sur l'IA, telles que celles proposées par Google et ChatGPT, ne soient utilisées à des fins de tricherie. « Nous ne soutenons ni ne tolérons cet outil ou tout autre élément pouvant conduire à une malhonnêteté académique », a déclaré Loble.

    Colin Horgan, porte-parole de D2L, la société à l'origine de Brightspace, un concurrent de Canvas, a ajouté : « Nous sommes heureux de voir que Google a suspendu l'extension pour le moment. Cependant, nous partageons les préoccupations soulevées par cet outil concernant l'intégrité académique et la confidentialité et la sécurité des données des étudiants. »


    La défense de Google : une simple expérimentation

    Confronté à cette vague de critiques, Google a annoncé qu’il suspendait temporairement le déploiement du bouton. L’entreprise assure que son intention n’était pas de favoriser la triche, mais d’explorer de nouvelles façons d’intégrer Lens dans Chrome pour simplifier la navigation.

    Craig Ewer, porte-parole de la société, a précisé que Google continuerait à travailler avec des enseignants et des partenaires éducatifs pour concevoir des outils plus adaptés. La firme souligne également que les données captées par « Homework Help » ne sont pas conservées ni utilisées pour entraîner ses modèles. Mais cette justification n’a pas suffi à rassurer les sceptiques.

    Un besoin urgent de garde-fous pédagogiques

    Ce qui ressort de cette controverse, c’est l’absence de garde-fous clairs. L’IA dans l’éducation ne peut pas être laissée aux seuls choix des géants du numérique. Il faudrait que les outils incluent des modes différenciés : un mode « apprentissage » proposant des indices ou des explications progressives, et un mode « évaluation » où toute assistance IA est désactivée.

    De la même manière, les établissements doivent avoir la main pour activer ou désactiver ces fonctions selon le contexte. Sans cela, chaque innovation risque de se transformer en champ de bataille entre enseignants et éditeurs de logiciels.

    Google, un révélateur d’un malaise global

    Le cas du bouton « Homework Help » n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance plus large où les technologies, conçues pour assister, se retrouvent accusées de miner des valeurs fondamentales. Les universités avaient déjà exprimé leur malaise face à l’usage intensif de ChatGPT par les étudiants pour rédiger des dissertations. Ici, l’irruption directe dans Chrome a fait exploser la controverse.

    La suspension annoncée par Google est donc un signal : la société reconnaît que la technologie ne peut pas s’imposer sans tenir compte des contextes sociaux et éducatifs. Mais il est probable que l’entreprise n’abandonne pas l’idée. Elle reviendra avec une version « améliorée », mieux encadrée — et plus acceptable politiquement.

    Qui dirige les salles de classe, les enseignants ou les entreprises technologiques ?

    Le bouton d'aide aux devoirs de Chrome n'est pas le premier outil d'IA à perturber les enseignants. Depuis l'arrivée de ChatGPT il y a près de trois ans, les élèves l'utilisent à la fois pour tricher et comme ressource pour faire des recherches ou réfléchir. Cela a suscité une réflexion sur le rôle de l'éducation dans un monde dominé par l'IA, et a également donné naissance à une industrie d'outils permettant de détecter la tricherie générée par l'IA. Il existe désormais des outils IA dédiés, tels que Cluely, qui aident les utilisateurs à « tricher dans tous les domaines ». De nouveaux navigateurs web IA tentent également d'attirer les jeunes utilisateurs en leur promettant d'avoir toujours l'IA à portée de main.

    Selon le Pew Research Center, à l'automne dernier, 26 % des adolescents américains âgés de 13 à 17 ans déclaraient utiliser ChatGPT pour leurs devoirs scolaires. C'est deux fois plus qu'en 2023. De son côté, OpenAI a indiqué que plus de 10 % de toutes les requêtes ChatGPT effectuées par des personnes de plus de 18 ans concernaient le tutorat ou l'enseignement.

    Google affirme que sa fonction Lens fait depuis longtemps partie du navigateur Chrome, permettant aux utilisateurs de rechercher des images et du texte directement sur les pages web. Plus tôt cette année, Google a également ajouté un bouton à Chrome pour lancer son chatbot Gemini, qui peut également voir ce qui s'affiche sur l'écran d'un utilisateur.

    Mais selon les enseignants, le bouton d'aide aux devoirs dépasse les limites, car il s'adresse aux élèves et normalise l'utilisation de l'IA dans un domaine où elle n'a pas sa place. Plusieurs enseignants ont montré comment il fournit des réponses basées sur l'IA pendant les quiz, où les élèves pourraient même supposer qu'il s'agit d'une partie officiellement approuvée du cours. Ignorer un outil qui offre des réponses faciles peut nécessiter une grande maîtrise de soi, ce qui fait souvent défaut aux élèves stressés.

    Autre sujet de préoccupation : l'utilisation de cet outil pourrait entraîner l'envoi de données provenant d'un site web privé dédié à un cours vers Google. « Capturer des données provenant d'un site protégé par mot de passe est à la fois irresponsable et contraire à l'éthique », déclare Sage Freeman, vice-doyen du Chemeketa Community College à Salem, dans l'Oregon. Pour sa part, Google a assuré ne conserver actuellement aucune donnée au-delà du stockage temporaire nécessaire au traitement de la requête spécifique, et qu'aucune donnée n'était utilisée pour entraîner son IA.

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    OpenAI a lancé le « Mode Étudier » sur ChatGPT pour favoriser la pensée critique des élèves

    OpenAI a annoncé fièrement le lancement de son nouveau « Mode Étudier » pour ChatGPT, présenté comme une innovation majeure destinée à transformer la manière dont les étudiants interagissent avec l’intelligence artificielle. Pensé pour favoriser l’apprentissage actif, la pensée critique et la participation intellectuelle, ce mode se distingue par une approche pédagogique plus engageante : au lieu de livrer des réponses toutes faites, l’IA interroge, guide, et encourage la réflexion autonome.

    Mais derrière cette volonté affichée de « responsabilisation pédagogique », plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un effet d’annonce masquant une complexité bien plus profonde : celle des rapports ambigus entre l’IA, l’école, les institutions et les logiques de marché. Car si le « Mode Étudier » peut sembler salutaire à court terme, il ne s’attaque ni aux causes profondes des dérives actuelles, ni aux failles systémiques de l’éducation à l’ère de l’IA.

    Le lancement du « Mode Étudier » intervient dans un contexte de crise éducative amplifiée par l'IA générative. Depuis l’explosion de ChatGPT en 2022, de nombreux enseignants ont observé une montée en flèche des cas de tricherie académique, des devoirs rédigés intégralement par IA, et une dépendance croissante aux réponses automatisées au détriment de la compréhension personnelle.

    OpenAI, à l’instar d’autres grandes entreprises du secteur, a longtemps répondu à ces préoccupations par des avertissements généraux et la mise en place de détecteurs de texte IA peu fiables. Le « Mode Étudier » semble être la première tentative sérieuse de repenser l’interaction entre étudiants et IA sous un prisme pédagogique. Pour autant, cette tentative soulève une question fondamentale : peut-on réparer un problème que l’on a soi-même provoqué tout en en tirant profit ?

    The Guardian souligne avec justesse ce paradoxe : OpenAI se présente aujourd’hui en défenseur d’un usage vertueux de l’IA à l’école, alors même que ses outils ont bouleversé les règles du jeu en matière d’évaluation, d’autonomie intellectuelle et de rapport au savoir. Le « Mode Étudier » agit ainsi comme un correctif partiel, mais non comme une remise en question globale du rôle de l’IA dans le système éducatif.


    Vers quel futur pour l’IA éducative ?

    Cette affaire ouvre des questions essentielles. Les géants du numérique doivent-ils être ceux qui définissent la pédagogie du futur ? Peut-on confier à une entreprise privée la tâche de réinventer la manière dont les jeunes apprennent, sans un cadre éthique et politique solide ?

    L’IA pourrait être un formidable outil de démocratisation du savoir si elle est utilisée pour expliquer, accompagner, stimuler la curiosité. Mais si elle devient un raccourci qui dispense de l’effort intellectuel, elle risque de fragiliser durablement la qualité de l’éducation.

    Conclusion : un simple bouton, un immense débat

    La mise en pause du bouton « Homework Help » ne marque pas la fin de l’histoire. Elle révèle surtout que l’introduction de l’IA dans l’éducation ne pourra pas se faire par défaut, sans dialogue. Google a ouvert une boîte de Pandore en pensant simplifier la vie des étudiants. Il a en réalité rappelé que l’école n’est pas qu’une affaire d’efficacité : c’est aussi un espace où l’effort, la réflexion et l’intégrité comptent plus que les réponses rapides.

    Si les écoles peuvent désactiver cet outil via les comptes Google for Education, cette option n'est pas très utile dans les universités, où les étudiants utilisent souvent leurs appareils personnels. « Je trouve incroyable que Google qualifie cette mesure de "soutien au processus d'apprentissage" », a déclaré Brandon Cooke, professeur de philosophie à l'université d'État du Minnesota à Mankato. « Je préférerais de loin que les étudiants viennent me demander de l'aide plutôt que de faire cavalier seul. »

    Sources : Pew Research Center, Instructure

    Et vous ?

    Une entreprise privée comme Google doit-elle avoir le pouvoir de définir la manière dont les étudiants accèdent à l’information et s’aident dans leurs devoirs ?

    Où tracer la frontière entre un outil pédagogique utile et un instrument de triche ?

    Les universités et écoles devraient-elles avoir un droit de regard obligatoire sur l’activation ou non de ces fonctionnalités dans leurs environnements numériques ?

    Comment garantir que ces outils respectent la vie privée des étudiants et ne transmettent pas de données sensibles à des tiers ?

    Faut-il envisager des versions « bridées » de l’IA en milieu scolaire, qui privilégient l’explication et l’accompagnement plutôt que la génération de réponses directes ?

    Les enseignants devraient-ils être davantage impliqués dans la conception et le test de ces outils pour éviter de futurs dérapages ?
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  4. #4
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    Par défaut Google considère que l’IA crée des risques pour son navigateur Chrome que seule… l’IA peut réparer
    Quand l’IA devient à la fois problème et solution : Google admet les risques créés par l'agent IA introduit dans Chrome,
    estimant qu'un second modèle IA est nécessaire pour surveiller le premier et prévenir ses propres dérives

    Depuis septembre 2025, Google a intégré à Chrome un assistant alimenté par son modèle d’intelligence artificielle Gemini. Concrètement, un chat-window basé sur Gemini est disponible dans le navigateur, avec la promesse que Chrome finira par disposer de capacités « agentic » — c’est-à-dire la faculté d’agir en autonome, d’interagir avec les contrôles du navigateur, de remplir des formulaires, de naviguer sur des sites, voire d’exécuter des séquences d’actions complexes sur la base d’un simple prompt de l’utilisateur.

    Ce virage transforme Chrome — jusque-là un simple outil d’affichage et d’interaction manuelle avec le web — en un véritable « navigateur-agent », capable d’agir pour l’utilisateur. Mais cette évolution soulève des enjeux de sécurité, de vie privée et de confiance fondamentalement nouveaux.


    Google prévoit d'ajouter un deuxième modèle basé sur Gemini à Chrome afin de résoudre les problèmes de sécurité créés par l'ajout du premier modèle Gemini à Chrome.

    En septembre, Google a ajouté une fenêtre de chat alimentée par Gemini à son navigateur et a promis que le logiciel acquerrait bientôt des capacités d'action lui permettant d'interagir avec les commandes du navigateur et d'autres outils en réponse à une invite.

    Il est dangereux de permettre à des modèles d'IA sujets aux erreurs de naviguer sur le web sans intervention humaine, car le logiciel peut ingérer du contenu – provenant peut-être d'une page web malveillante – qui lui ordonne d'ignorer les mesures de sécurité. C'est ce qu'on appelle « l'injection indirecte de commandes »

    Le problème : « l’indirect prompt injection »

    L’un des dangers majeurs identifiés est ce que Google nomme « indirect prompt injection ». Il s’agit d’un scénario dans lequel une page web malveillante — ou un contenu inséré par des tiers (iframe, publicité, contenu généré par un utilisateur, commentaires, etc.) — contient des instructions destinées à manipuler l’agent IA afin qu’il exécute des actions non souhaitées. Par exemple : lancer un paiement, envoyer des données sensibles, ou réaliser d’autres actions potentiellement dangereuses

    Puisque l’IA « lit » le contenu des pages web pour décider de ce qu’elle va faire, cette exposition à du contenu non fiable rend le système vulnérable

    Nathan Parker, qui fait partie de l'équipe de sécurité de Chrome, affirme que l’injection indirecte de prompts représente « la principale nouvelle menace pour tous les navigateurs agentics. » Dans un billet de blog, il déclare :

    « La principale nouvelle menace à laquelle sont confrontés tous les navigateurs agentics est l'injection indirecte de commandes. Elle peut apparaître sur des sites malveillants, dans du contenu tiers dans des iframes ou dans du contenu généré par les utilisateurs, comme les avis, et peut amener l'agent à effectuer des actions indésirables, telles que lancer des transactions financières ou exfiltrer des données sensibles. Face à ce défi, nous investissons dans une défense multicouche qui comprend à la fois des défenses déterministes et probabilistes afin de rendre les attaques difficiles et coûteuses pour les pirates.

    « La conception d'une navigation sécurisée par agent pour Chrome a nécessité une collaboration étroite entre les experts en sécurité de Google. Nous nous sommes appuyés sur les protections existantes de Gemini et les principes de sécurité des agents, et avons mis en place plusieurs nouveaux niveaux de protection pour Chrome.

    La solution de Google : « Empiler l’IA sur l’IA »

    Consciente de ces risques, Google a décidé de ne pas simplement désactiver ou retarder les fonctions agentic de Chrome. À la place, l’entreprise mise sur… une seconde IA — un modèle distinct — pour surveiller, contrôler, et valider les actions de la première. Ce modèle est baptisé User Alignment Critic (UAC).

    Le fonctionnement est le suivant :
    • L’agent « principal » (le modèle Gemini) planifie les actions à réaliser sur la base du prompt de l’utilisateur + du contenu web.
    • Avant d’exécuter quoi que ce soit, le « User Alignment Critic » intervient après la planification et avant l’exécution : il examine la ou les actions proposées, mais sans avoir accès au contenu web non filtré — uniquement à des métadonnées de l’action (cible, type d’action, domaine, etc.).
    • Si l’action est jugée “désalignée” (c.-à-d. qu’elle ne correspond pas à l’objectif déclaré de l’utilisateur, ou qu’elle présente un risque), l’agent est invité à reformuler ses actions — et en cas d’échec récurrent, le contrôle est rendu à l’utilisateur.

    Ainsi, selon Google, c’est un second modèle IA qui sert de garde-fous aux excès potentiels du premier — un pattern de « IA sur IA », déjà réfléchi dans des travaux de recherche internes, notamment un cadre conceptuel publié en 2025 (le “CaMeL”)

    Nathan Parker explique :

    « Le principal modèle de planification de Gemini utilise le contenu des pages partagées dans Chrome pour décider de l'action à entreprendre. L'exposition à des contenus web non fiables le rend intrinsèquement vulnérable à l'injection indirecte de commandes. Nous utilisons des techniques telles que le "spotlighting" qui incitent le modèle à privilégier les instructions de l'utilisateur et du système plutôt que le contenu de la page, et nous avons intégré des attaques connues afin d'entraîner le modèle Gemini à les éviter.

    « Pour renforcer davantage l'alignement du modèle au-delà du spotlighting, nous introduisons le User Alignment Critic, un modèle distinct construit avec Gemini qui agit comme un composant système hautement fiable. Cette architecture s'inspire en partie du modèle dual-LLM ainsi que des recherches CaMeL de Google DeepMind.

    « Le User Alignment Critic s'exécute une fois la planification terminée afin de vérifier chaque action proposée. Son objectif principal est l'alignement des tâches : déterminer si l'action proposée sert l'objectif déclaré de l'utilisateur. Si l'action n'est pas alignée, le critique d'alignement la rejettera. Ce composant est conçu pour ne voir que les métadonnées relatives à l'action proposée et non le contenu web non filtré et non fiable, ce qui garantit qu'il ne peut pas être directement corrompu à partir du web. Il dispose de moins de contexte, mais sa tâche est également plus simple : il suffit d'approuver ou de rejeter une action.

    « Il s'agit d'une couche de défense supplémentaire puissante contre le détournement d'objectifs et l'exfiltration de données au sein de l'étape d'action. Lorsqu'une action est rejetée, le Critic fournit un retour d'information au modèle de planification afin de reformuler son plan, et le planificateur peut rendre le contrôle à l'utilisateur en cas d'échecs répétés. »

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    Un organigramme qui illustre le User Alignment Critic : un composant fiable qui vérifie chaque action avant qu'elle n'atteigne le navigateur.

    Autres protections enclenchées

    Au-delà de l’UAC, Google complète sa stratégie par une série de couches défensives :
    • L’extension des mécanismes « d’isolation d’origine » (origin-isolation) et la politique dite « same-origin » : l’agent IA ne peut interagir qu’avec les « origines » (i.e. domaines/web-origines) explicitement autorisées pour la tâche en cours, afin d’éviter des interactions cross-site imprévues.
    • Avant toute navigation ou toute action sur des sites sensibles (banque, santé, données personnelles, etc.), l’agent doit demander une confirmation explicite de l’utilisateur. Même chose avant d’utiliser un gestionnaire de mot de passe pour auto-login, ou avant d’exécuter des actions sensibles (achat, envoi de message, remplissage de formulaire critique…).
    • Le système de sécurité de Chrome intègre aussi des défenses plus classiques selon les facettes de la menace : détection de contenu malveillant, classification des injections de prompt, sandboxing, transparence des actions de l’agent (journalisation), bug bounty pour encourager les chercheurs à tester la robustesse du système (jusqu’à 20 000 dollars de prime pour une démonstration de contournement des limites de sécurité).

    En résumé : Google estime que pour rendre l’IA « agentic » suffisamment sûre, il faut un système d’IA à plusieurs niveaux, avec supervision et « frein de secours » — et non simplement des règles codées classiques.

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    Les inquiétudes et les limites de cette approche

    « Empiler les IA » ne gomme pas tous les risques

    Le recours à une deuxième IA (ou plusieurs) pour modérer une IA introduit ce que certains observateurs appellent une « régression en boucle » : l’on remplace un risque (celui d’une IA non surveillée) par un autre (celui d’une IA superviseuse — potentiellement faillible, vulnérable, moins transparente, etc.).

    Autrement dit, si le modèle « critique » se trompe, interprète mal une action, ou fait l’objet d’une manipulation, le système global pourrait encore être compromis.

    De plus, l’exposition initiale du modèle agent — à travers le contenu web — reste une surface d’attaque sensible. Même si l’UAC ne lit pas le contenu directement, les modèles de planification restent basés sur ces données. Les techniques « d’injection indirecte de prompt » sont encore un domaine de recherche active, souvent imprévisible, et des attaquants motivés pourraient trouver des contournements sophistiqués.

    Comme le résume un internaute : « De l'IA empilée sur de l'IA, empilée sur de l'IA. Bon sang. »

    Risques pour la vie privée et la confiance

    Avec des agentic IA capables de naviguer, d’interagir, de remplir des formulaires ou de se connecter à des services, la frontière entre « utilisateur » et « agent » devient floue. Même si Google affirme que l’agent ne peut pas accéder à vos mots de passe — et qu’il demande votre autorisation avant des actions sensibles — le simple fait d’automatiser des interactions critique implique de lui confier un certain niveau de confiance.

    Cela peut générer un malaise légitime : un utilisateur non attentif pourrait « laisser faire » l’IA, ce qui pourrait exposer des données sensibles, ou permettre des actions non désirées. L’automatisation et la « paresse cognitive » — l’habitude de laisser l’agent faire le travail sans vérifier — représentent un risque d’erreur humaine, ou de mésusage.

    De plus, en cas de bug, de faille, ou de contournement des défenses, les conséquences peuvent être plus graves que pour un usage manuel classique d’un navigateur.

    Des réserves exprimées par des experts

    La gravité de la menace a récemment conduit le cabinet de conseil en informatique Gartner à recommander aux entreprises de bloquer tous les navigateurs IA « jusqu’à ce que les risques soient adéquatement maîtrisés ». Ces réserves concernent notamment les erreurs de l’IA, les fuites de données, les actions non autorisées, ou plus largement les incertitudes liées à un modèle d’IA « autonome mais contrôlé ».

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    Exemple illustratif : lorsque l'agent arrive à la page de paiement, il s'arrête et demande à l'utilisateur de terminer la dernière étape.

    Implications pour les utilisateurs et pour l’avenir du web

    Pour les utilisateurs individuels
    • Si vous utilisez Chrome avec les fonctions IA activées, il est important de comprendre que l’agent « fait le travail à votre place » — mais à condition que les garde-fous internes fonctionnent correctement. Il reste recommandé de vérifier toute action sensible (paiement, connexion, actions sur des comptes personnels, etc.), même si l’IA l’automatise.
    • Activez les mises à jour de sécurité (et d’IA) dès qu’elles sont disponibles, car Google rappelle qu’une partie des protections repose sur les correctifs réguliers, l’architecture du navigateur, et le suivi des vulnérabilités.
    • Restez vigilant face aux sites douteux : l’IA peut aider, mais elle peut aussi être mise en défaut si l’exposition initiale au contenu malveillant est trop forte.

    Pour les entreprises et les environnements professionnels
    • L’adoption d’un « navigateur IA agentic » dans le cadre professionnel — automatisation de tâches, formulaires, workflows web — peut représenter un gain de productivité, mais aussi de vulnérabilité. Les entreprises devraient revendiquer des politiques claires : quand l’IA peut agir seule, quand une validation humaine est requise, quels types de sites ou d’actions sont interdits à l’agent.
    • Les responsables sécurité (CISO) devront évaluer les nouveaux vecteurs de menace — « prompt injection », « agent compromise », « fuite de données via automatisation », etc. Un simple pare-feu ou filtrage traditionnel ne suffira probablement pas.

    Conclusion : Un pari audacieux… mais chargé d’inconnues

    La démarche de Google marque un tournant majeur : plutôt que de considérer l’IA comme un simple outil de suggestion ou d’assistance, Chrome se transforme en environnement d’agentic IA. Pour relever les risques, Google choisit de « montrer qu’on peut faire confiance à l’IA en la supervisant par l’IA elle-même ».

    C’est un pari audacieux, qui reconnaît explicitement que l’IA pose des vulnérabilités — mais que celles-ci peuvent (et doivent) être gérées avec d’autres IA. Cependant, ce pari repose sur l’hypothèse que ces systèmes de contrôle seront à la hauteur en toutes circonstances. L’histoire récente de la sécurité informatique — et plus encore de l’IA — incite à la prudence.

    Dans les années à venir, le succès (ou l’échec) de cette approche pourrait influencer profondément la manière dont les navigateurs, les assistants numériques, et plus largement les services web, s’autonomiseront… ou non.

    Source : Google

    Et vous ?

    Google a-t-il raison d’affirmer que seule l’IA peut corriger les risques générés par l’IA, ou s’agit-il d’un cercle vicieux technologique ?

    Sommes-nous en train de créer une dépendance structurelle à des couches d’IA que personne ne peut réellement auditer ?

    Le navigateur doit-il rester un outil manuel, ou est-il inévitable qu’il devienne un agent autonome ?

    L’intégration d’une IA agentic dans Chrome représente-t-elle une avancée pour l’utilisateur ou une menace pour sa liberté numérique ?
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  5. #5
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    Oui c'est vrai, l'IA peut faire des choses qu'elle ne devrait pas

    Donc on va en mettre une autre au cas où


    Ce discours montrent qu'ils n'en ont rien à faire. Ils ne résouent pas le problème, ils comptent sur la crédulité des gens pour faire du damage control (retarder la nécessité de mettre en place de vrai solution pour continuer sur leur lancée) tout en se donnant de nouvelles opportunités. Autrement dit : il y a des risques à utiliser nos outils, c'est pourquoi il faut les utiliser encore plus !
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    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  6. #6
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    [...]
    Google a-t-il raison d’affirmer que seule l’IA peut corriger les risques générés par l’IA, ou s’agit-il d’un cercle vicieux technologique ?

    Sommes-nous en train de créer une dépendance structurelle à des couches d’IA que personne ne peut réellement auditer ?

    Le navigateur doit-il rester un outil manuel, ou est-il inévitable qu’il devienne un agent autonome ?

    L’intégration d’une IA agentic dans Chrome représente-t-elle une avancée pour l’utilisateur ou une menace pour sa liberté numérique ?
    Au risque de me répéter, allez voir cette vidéo qui est toujours d'actualité à chaque fois qu'on vous parle "d'IA agentique" et de sécurité: https://youtu.be/FH6P288i2PE?si=zqPBTBWvMhDUy6_r

  7. #7
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    Par défaut Gartner appelle à bloquer tous les navigateurs IA : le cabinet alerte sur les risques de fuite de données
    Gartner appelle les entreprises à bloquer tous les navigateurs IA : le cabinet alerte sur les risques de fuite de données
    et les actions malveillantes induites par l'injection indirecte de commandes

    L’essor fulgurant des navigateurs enrichis à l’intelligence artificielle transforme déjà la manière dont les internautes consultent, résument et réorganisent l’information. Mais derrière cette accélération technologique, Gartner livre une mise en garde aux allures d’avertissement stratégique : pour les entreprises, il faudrait bloquer purement et simplement tous les navigateurs intégrant des fonctions IA dans un horizon proche. Cette recommandation radicale repositionne le débat sur l’IA non plus comme un simple sujet d’innovation, mais comme un risque opérationnel et de conformité majeur que les DSI ne peuvent plus ignorer.

    Historiquement, le navigateur web a toujours été un point d’exposition central pour les organisations. Mais avec l’arrivée de fonctionnalités d’IA intégrées – comme la capture de contenu, la génération automatique de résumés, les assistants conversationnels embarqués ou la pré-analyse de pages web – la surface d’attaque change qualitativement. Les extensions IA, ou les navigateurs nativement assistés (Arc, Opera AI, Brave avec ses modèles embarqués, Edge Copilot, etc.), opèrent souvent en envoyant de larges volumes de données de navigation vers des clouds tiers.

    Pour Gartner, ces flux sont encore trop opaques, trop peu maîtrisés et trop impossibles à auditer pour être compatibles avec les exigences de sécurité d’une entreprise moderne. Cela inclut des risques directs comme la fuite involontaire d’informations sensibles (documents internes, extraits de code, données RH, e-mails confidentiels), mais aussi des risques indirects plus subtils :
    • utilisation non documentée de données professionnelles pour entraîner des modèles ;
    • absence de garanties contractuelles sur la gouvernance des données ;
    • difficultés à tracer la conservation ou la suppression des contenus envoyés.

    Selon le cabinet d'analystes Gartner, les navigateurs agentics sont trop risqués pour la plupart des organisations.

    Le cabinet a formulé cette recommandation dans un avis intitulé « Cybersecurity Must Block AI Browsers for Now » (La cybersécurité doit bloquer les navigateurs IA pour l'instant), dans lequel Dennis Xu, vice-président de la recherche, Evgeny Mirolyubov, directeur principal de l'analyse, et John Watts, vice-président de l'analyse, observent que « les paramètres par défaut des navigateurs IA privilégient l'expérience utilisateur au détriment de la sécurité ».

    La définition des analystes d'un navigateur IA englobe des outils tels que Comet de Perplexity et ChatGPT Atlas d'OpenAI, qui comprennent deux éléments :
    • Une « barre latérale IA » qui offre aux utilisateurs la possibilité de résumer, rechercher, traduire et interagir avec le contenu web à l'aide des services IA fournis par le développeur du navigateur.
    • Une capacité de transaction agentique qui permet au navigateur de naviguer, d'interagir et d'effectuer des tâches de manière autonome sur des sites web, en particulier dans le cadre de sessions web authentifiées.

    Le document de Gartner avertit que les barres latérales IA signifient que « les données sensibles des utilisateurs, telles que le contenu Web actif, l'historique de navigation et les onglets ouverts, sont souvent envoyées vers le back-end IA basé sur le cloud, ce qui augmente le risque d'exposition des données, à moins que les paramètres de sécurité et de confidentialité ne soient délibérément renforcés et gérés de manière centralisée ».

    Mais si vous estimez que l'IA back-end présente trop de risques, Gartner recommande d'empêcher les utilisateurs de télécharger ou d'installer des navigateurs IA.

    Le cas de Google

    Depuis septembre 2025, Google a intégré à Chrome un assistant alimenté par son modèle d’intelligence artificielle Gemini. Concrètement, un chat-window basé sur Gemini est disponible dans le navigateur, avec la promesse que Chrome finira par disposer de capacités « agentic » — c’est-à-dire la faculté d’agir en autonome, d’interagir avec les contrôles du navigateur, de remplir des formulaires, de naviguer sur des sites, voire d’exécuter des séquences d’actions complexes sur la base d’un simple prompt de l’utilisateur.

    Ce virage transforme Chrome — jusque-là un simple outil d’affichage et d’interaction manuelle avec le web — en un véritable « navigateur-agent », capable d’agir pour l’utilisateur. Mais cette évolution soulève des enjeux de sécurité, de vie privée et de confiance fondamentalement nouveaux.

    Google prévoit d'ajouter un deuxième modèle basé sur Gemini à Chrome afin de résoudre les problèmes de sécurité créés par l'ajout du premier modèle Gemini à Chrome.

    En septembre, Google a ajouté une fenêtre de chat alimentée par Gemini à son navigateur et a promis que le logiciel acquerrait bientôt des capacités d'action lui permettant d'interagir avec les commandes du navigateur et d'autres outils en réponse à une invite.

    Il est dangereux de permettre à des modèles d'IA sujets aux erreurs de naviguer sur le web sans intervention humaine, car le logiciel peut ingérer du contenu – provenant peut-être d'une page web malveillante – qui lui ordonne d'ignorer les mesures de sécurité. C'est ce qu'on appelle « l'injection indirecte de commandes ».

    Gartner estime que les navigateurs IA sont trop dangereux

    Les craintes de Gartner concernant les capacités d'action des navigateurs IA sont liées à leur vulnérabilité face à « des actions malveillantes induites par l'injection indirecte de commandes, des actions erronées résultant d'un raisonnement inexact, ainsi que la perte et l'utilisation abusive d'identifiants si le navigateur IA est trompé et navigue de manière autonome vers un site web de phishing ».

    Les auteurs suggèrent également que les employés « pourraient être tentés d'utiliser des navigateurs IA et d'automatiser certaines tâches obligatoires, répétitives et moins intéressantes » et imaginent certains d'entre eux demandant à un navigateur IA de suivre leurs sessions de formation obligatoires en matière de cybersécurité.

    Un autre scénario envisagé consiste à exposer les navigateurs agents à des outils d'approvisionnement internes, puis à observer les LLM commettre des erreurs qui poussent les organisations à acheter des produits dont elles ne veulent pas ou dont elles n'ont pas besoin.

    « Un formulaire pourrait être rempli avec des informations incorrectes, un article de bureau inapproprié pourrait être commandé... ou un vol inapproprié pourrait être réservé », imaginent-ils.

    Une fois encore, les analystes recommandent certaines mesures d'atténuation, telles que s'assurer que les agents ne peuvent pas utiliser le courrier électronique, car cela limitera leur capacité à effectuer certaines actions. Ils suggèrent également d'utiliser des paramètres qui garantissent que les navigateurs IA ne peuvent pas conserver de données.

    Mais dans l'ensemble, les trois analystes estiment que les navigateurs IA sont tout simplement trop dangereux pour être utilisés sans avoir préalablement procédé à une évaluation des risques. Ils suggèrent que même après cet exercice, vous vous retrouverez probablement avec une longue liste de cas d'utilisation interdits et devrez surveiller un parc de navigateurs IA afin de faire respecter les politiques qui en découlent.

    La proposition de Google : une deuxième IA qui vient surveiller la première IA

    Consciente de ces risques, Google a décidé de ne pas simplement désactiver ou retarder les fonctions agentic de Chrome. À la place, l’entreprise mise sur… une seconde IA — un modèle distinct — pour surveiller, contrôler, et valider les actions de la première. Ce modèle est baptisé User Alignment Critic (UAC).

    Le fonctionnement est le suivant :
    • L’agent « principal » (le modèle Gemini) planifie les actions à réaliser sur la base du prompt de l’utilisateur + du contenu web.
    • Avant d’exécuter quoi que ce soit, le « User Alignment Critic » intervient après la planification et avant l’exécution : il examine la ou les actions proposées, mais sans avoir accès au contenu web non filtré — uniquement à des métadonnées de l’action (cible, type d’action, domaine, etc.).
    • Si l’action est jugée « désalignée » (c.-à-d. qu’elle ne correspond pas à l’objectif déclaré de l’utilisateur, ou qu’elle présente un risque), l’agent est invité à reformuler ses actions — et en cas d’échec récurrent, le contrôle est rendu à l’utilisateur.

    Ainsi, selon Google, c’est un second modèle IA qui sert de garde-fous aux excès potentiels du premier — un pattern de « IA sur IA », déjà réfléchi dans des travaux de recherche internes, notamment un cadre conceptuel publié en 2025 (le “CaMeL”)

    Nom : uac.png
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    Un organigramme qui illustre le User Alignment Critic : un composant fiable qui vérifie chaque action avant qu'elle n'atteigne le navigateur.

    Nathan Parker explique :

    « Le principal modèle de planification de Gemini utilise le contenu des pages partagées dans Chrome pour décider de l'action à entreprendre. L'exposition à des contenus web non fiables le rend intrinsèquement vulnérable à l'injection indirecte de commandes. Nous utilisons des techniques telles que le "spotlighting" qui incitent le modèle à privilégier les instructions de l'utilisateur et du système plutôt que le contenu de la page, et nous avons intégré des attaques connues afin d'entraîner le modèle Gemini à les éviter.

    « Pour renforcer davantage l'alignement du modèle au-delà du spotlighting, nous introduisons le User Alignment Critic, un modèle distinct construit avec Gemini qui agit comme un composant système hautement fiable. Cette architecture s'inspire en partie du modèle dual-LLM ainsi que des recherches CaMeL de Google DeepMind.

    « Le User Alignment Critic s'exécute une fois la planification terminée afin de vérifier chaque action proposée. Son objectif principal est l'alignement des tâches : déterminer si l'action proposée sert l'objectif déclaré de l'utilisateur. Si l'action n'est pas alignée, le critique d'alignement la rejettera. Ce composant est conçu pour ne voir que les métadonnées relatives à l'action proposée et non le contenu web non filtré et non fiable, ce qui garantit qu'il ne peut pas être directement corrompu à partir du web. Il dispose de moins de contexte, mais sa tâche est également plus simple : il suffit d'approuver ou de rejeter une action.

    « Il s'agit d'une couche de défense supplémentaire puissante contre le détournement d'objectifs et l'exfiltration de données au sein de l'étape d'action. Lorsqu'une action est rejetée, le Critic fournit un retour d'information au modèle de planification afin de reformuler son plan, et le planificateur peut rendre le contrôle à l'utilisateur en cas d'échecs répétés. »

    Source : Gartner

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l'avertissement de Gartner ? Partagez-vous son avis selon lequel les navigateurs IA sont trop dangereux pour les entreprises ?

    Les navigateurs dotés d’assistants IA représentent-ils un risque plus élevé que les services cloud déjà utilisés dans les organisations, ou bien Gartner dramatise-t-il la situation ?

    Une interdiction totale est-elle réellement tenable sur le plan opérationnel, sachant que l’usage des outils IA est déjà largement répandu et souvent informel ?

    Les éditeurs de navigateurs ont-ils aujourd’hui les moyens techniques de garantir un traitement local, transparent et entièrement auditable des données sensibles ?

    Le risque le plus grave vient-il de la fuite de données ou de la manipulation cognitive via les résumés et réécritures de l’IA intégrée ?

    Les entreprises doivent-elles privilégier le développement d’assistants IA internes pour regagner le contrôle, ou cela risque-t-il de créer des silos technologiques trop coûteux à maintenir ?
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  8. #8
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    Le problème n'est pas les navigateurs et il faut être sérieusement neuneu pour penser cela.

    L'IA est intégré à MacOS et à Windows 11 et c'est ces OS qui sont déployés majoritairement en entreprise. La pointe de l'iceberg c'est les navigateurs, le gros du visible c'est les OS et dessous qu'est ce qu'on a ? Les processeurs par exemple. Ceux-ci sont desormais conçus avec des réseaux de neurones spécifiquement pour l'IA. Demain le problème sera donc matériel si il ne l'est pas déjà.

    La mémoire est courte il faut donc la stimuler. Souvenez-vous de l'Intel Management Engine avec son niveau de privilège élevé qui s'execute sans votre accord et représente une porte dérobée. On a actuellement des réseaux de neurones avec un calcul dédié, rien ne dis qu'un redit ne sera pas employé pour favoriser le fameux OS Agentique.

    Bref, si le matériel n'est pas Libre, aucun salut et les navigateurs ne sont pas un sujet.

  9. #9
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    .[...]
    Bref, si le matériel n'est pas Libre, aucun salut et les navigateurs ne sont pas un sujet.
    Bien sûr que c'est un sujet. Bien sûr tous les pays espionnent les autres avec tous les moyens dont ils disposent.(sauf peut être les européens qui n'osent pas espionner "l'ami américain")
    C'est une autre chose de leur donner un accès légal à nos informations .

    Je suis dans le public (dans le public on n'a pas les contrôles auxquels le privé est contraints car nous sommes naturellement purs). On utilise des logiciels dans le navigateur pour manipuler des choses légalement confidentielles avec obligation d'accès sécurisé yada yada.
    Bref la DSI fait utiliser edge, qui ajoute une petite icône sur les images confidentielles, et qui se superpose aux controls du logiciel dans le navigateur.
    Par erreur de clics, les images confidentielles super protégées légalement sont envoyées tous les jours à Microsoft pour analyse et recherche inversée...

  10. #10
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    Le problème n'est pas les navigateurs et il faut être sérieusement neuneu pour penser cela.

    L'IA est intégré à MacOS et à Windows 11 et c'est ces OS qui sont déployés majoritairement en entreprise. La pointe de l'iceberg c'est les navigateurs, le gros du visible c'est les OS et dessous qu'est ce qu'on a ? Les processeurs par exemple. Ceux-ci sont desormais conçus avec des réseaux de neurones spécifiquement pour l'IA. Demain le problème sera donc matériel si il ne l'est pas déjà.

    La mémoire est courte il faut donc la stimuler. Souvenez-vous de l'Intel Management Engine avec son niveau de privilège élevé qui s'execute sans votre accord et représente une porte dérobée. On a actuellement des réseaux de neurones avec un calcul dédié, rien ne dis qu'un redit ne sera pas employé pour favoriser le fameux OS Agentique.

    Bref, si le matériel n'est pas Libre, aucun salut et les navigateurs ne sont pas un sujet.
    Pourrais tu développer s'il te plaît, car je comprend en surface, mais pas vraiment bien à propos des processeurs...

  11. #11
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Bien sûr que c'est un sujet. Bien sûr tous les pays espionnent les autres avec tous les moyens dont ils disposent.(sauf peut être les européens qui n'osent pas espionner "l'ami américain")
    C'est une autre chose de leur donner un accès légal à nos informations .
    C'est pas mon propos, je ne parle pas d'espionnage mais de hierarchisation d'accès mais en effet l'un implique l'autre. En l'occurence que tu ai ton navigateur avec IA ne change absolument rien si ton IA est intégré à l'OS. Et que tu ai ton IA intégré à l'OS ne change absolument rien si tu as une partie hardware indépendante type IME avec un réseau de neurones.

    Le constat est le même et pour parler du sujet espionnage c'est l'entreprise détentrice de l'IA et ce, peut importe laquelle on est d'accord qui à soit un accès direct à ta machine soit aux données collectées. Donc se concentrer sur les navigateurs c'est oublier tout le reste et éviter la question de l'OS et du Hardware. Mais c'est ok on connaît tous Gartner c'est la boîte qui se plante dans toutes ses prévisions.

  12. #12
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    Citation Envoyé par tepaze Voir le message
    Pourrais tu développer s'il te plaît, car je comprend en surface, mais pas vraiment bien à propos des processeurs...
    Voici un résumé de ce qu'est l'Intel Management Engine qui était mon exmple coté processeur. L'article est assez neutre et cite la réaction Coreboot / Libreboot.

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