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Intelligence artificielle Discussion :

L'appétit énergétique des centres de données provoque une hausse drastique des coûts de l'énergie


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #221
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    c'est le même principe que la neutralité carbone. Ou il y'a de la compensation via des projets.
    L’entreprise finance ou réalise des projets qui permettent d’économiser, de restaurer ou de recharger davantage d’eau dans les bassins versants que la quantité qu’elle consomme. Cela peut inclure :
    La restauration de zones humides qui améliorent la recharge des nappes phréatiques.
    La réduction des fuites dans les réseaux d’eau municipaux.
    L’amélioration de l’irrigation agricole pour diminuer les prélèvements d’eau.
    Des projets de récupération des eaux de pluie.
    La réutilisation des eaux usées traitées.


    C’est un bilan comptable de l’eau, pas un retour direct de la même eau consommée.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  2. #222
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    Par défaut Les protestations contre les datacenters se multiplient à l’échelle mondiale
    Les protestations contre les datacenters, portés par l’explosion des besoins en IA et les ambitions de chaque pays d’être représentatif dans la filière, se multiplient à l’échelle mondiale

    Les protestations contre les centres de données, portés par l’explosion des besoins en intelligence artificielle et les ambitions de chaque pays d’être représentatif dans la filière, se multiplient à l’échelle mondiale. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leur surconsommation d'électricité et d'eau.


    Les mobilisations contre les datacenters, qui concernent une quinzaine de projets majeurs pour le seul cas de la France, reposent sur plusieurs arguments et actions clés

    Aberration écologique : Les critiques soulignent l'immense appétit énergétique des centres de données. Par exemple, le plus grand data center de France, situé à La Courneuve (Île-de-France), consomme à lui seul l'équivalent de l'électricité d'une ville de 50 000 habitants. De plus, les besoins massifs en eau pour le refroidissement et la chaleur rejetée inquiètent les riverains, comme c'est le cas pour le projet Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin)

    Artificialisation des sols : Des collectifs s'opposent à la transformation de terres agricoles ou de zones naturelles pour bâtir ces hangars géants.

    Localisation des contestations : Plusieurs implantations prévues ou en développement cristallisent la colère citoyenne. Des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget).

    Actions sur le terrain : Les militants s'organisent via des collectifs locaux pour exiger la transparence sur les consommations et alerter l'opinion publique, aboutissant parfois à des recours juridiques ou des actions de sensibilisation.

    La société danoise Grundfos tire la sonnette d'alarme à propos de la pression critique sur les ressources hydriques et énergétiques de l'Europe. Elle souligne l'urgence pour l'Europe de réguler l'expansion massive des centres de données afin de préserver ses ressources vitales.

    L'essor de l'IA générative a accéléré l’implantation massive de centres de données à l’échelle mondiale. Cependant, cette frénésie a entraîné un lot de problèmes pour les populations vivant dans les régions dans lesquelles ces infrastructures sont installées. Elles sont énergivores et mettent en difficulté les réseaux électriques. Les vieilles centrales à charbon sont relancées pour répondre aux besoins de l'IA, ce qui accentue les niveaux de pollution déjà élevés.

    Les centres de données nécessitent aussi d'énormes quantités d'eau pour refroidir les serveurs, ce qui accroit la pression sur les sources d'eau et pollue les nappes phréatiques. En Europe, les analystes préviennent que les besoins en eau pourraient dépasser l'offre à mesure que les vagues de chaleur s'intensifient.

    Selon un rapport de Grundfos, les besoins énergétiques des centres de données européens devraient plus que tripler d'ici à 2030, passant de 10 à 35 gigawatts. Leur part dans la consommation totale d'électricité en Europe, aujourd'hui d'environ 3 %, pourrait grimper entre 7 et 9 % à la fin de la décennie.

    Cette croissance rapide fait peser une pression considérable sur les ressources locales ; les systèmes de refroidissement absorbent environ 38 % de l'électricité de ces installations et mobilisent d'énormes quantités d'eau. Grundfos estime que les besoins des centres de données peuvent atteindre entre 11 356 et 18 927 mètres cubes d'eau par jour pour les plus grandes infrastructures, soit l'équivalent de la consommation 155 000 foyers européens.

    Grundfos affirme que l'Europe doit impérativement concilier ses ambitions en matière d'IA et de cloud computing avec les limites de ses ressources en eau et en énergie. L'entreprise a déclaré que si le développement de ces infrastructures numériques n'est pas rigoureusement coordonné, la mauvaise implantation ou l'inefficacité des centres risquent d'aggraver les problèmes d'approvisionnement et de susciter une vive opposition de la part du public.


    Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de centres de données dédiés à l'intelligence artificielle dans leur région

    Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de centres de données dédiés à l'intelligence artificielle dans leur région, dont près de la moitié (48 %) y sont fermement opposés. À peine un quart d'entre eux sont favorables à ces projets, dont 7 % y sont très favorables.

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    Ces résultats, issus d'un sondage Gallup réalisé du 2 au 18 mars, marquent la première fois que Gallup interroge les Américains sur la construction de centres de données, un sujet qui a suscité une vive opposition de la part des habitants dans de nombreuses régions du pays. Ces centres de données abritent du matériel informatique qui alimente les technologies d'IA utilisées par les entreprises, les universités et d'autres institutions. Ces centres occupent de vastes superficies, nécessitent d’énormes quantités d’électricité pour fonctionner et ont besoin de beaucoup d’eau pour refroidir les équipements, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur impact sur l’environnement et sur les factures d’électricité locales.

    La question sur les centres de données reprend la formulation utilisée par Gallup pour interroger les gens sur la construction de centrales nucléaires locales. Dans ce même sondage de mars, 53 % des Américains se disent opposés à la construction d’une centrale nucléaire dans leur région, un chiffre bien inférieur aux 71 % opposés à la construction de centres de données. Depuis que Gallup a posé pour la première fois la question sur les centrales nucléaires en 2001, le pic d'opposition a été de 63 %.

    Le sondage de mars a demandé aux personnes interrogées d'évaluer leur niveau de préoccupation concernant l'impact environnemental des centres de données d'IA. Quarante-six pour cent se disent très inquiets et 24 % assez inquiets, ce qui reflète largement les degrés d'opposition à la construction de centres de données.

    Afin de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens sont favorables ou opposés à la construction de centres de données dans leur région, Gallup a posé une question ouverte lors d’un sondage en ligne réalisé en avril à l’aide du Gallup Panel. Les Américains favorables à la construction d’un centre de données dans leur région invoquent principalement les avantages économiques potentiels. Les opposants aux centres de données ont des raisons plus variées pour justifier leur position, mais ils se concentrent principalement sur des préoccupations environnementales.

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    La moitié des opposants mentionnent l'utilisation excessive de ressources par les centres de données, dont 18 % citent respectivement leur consommation d'eau et d'énergie. Seize pour cent évoquent des préoccupations environnementales liées à la pollution, notamment la pollution sonore, atmosphérique et de l'eau.

    Environ un opposant sur cinq s'inquiète de l'impact sur la qualité de vie locale, notamment l'augmentation de la population, l'augmentation du trafic et le fait de préférer que le terrain soit utilisé à d'autres fins. Une proportion similaire mentionne des conséquences économiques potentiellement négatives, notamment des factures de services publics plus élevées, une augmentation du coût de la vie et le coût de construction des centres de données (qui pourrait impliquer l'utilisation de fonds publics).

    La plupart des opposants restants expriment des préoccupations générales ou spécifiques concernant l'intelligence artificielle. Par ailleurs, les deux tiers des personnes favorables à la construction de centres de données dans leur région invoquent les avantages économiques, dont 55 % mentionnent spécifiquement la création d'emplois. D'autres évoquent l'augmentation des recettes fiscales (13 %), le développement du logement et des infrastructures, ainsi que des avantages économiques généraux.

    Une proportion plus faible des partisans des centres de données mentionne les avantages potentiels de l'IA pour la technologie ou pour eux-mêmes, à titre personnel.

    Conclusion

    L'essor de l'Intelligence Artificielle a multiplié les besoins en infrastructures numériques, entraînant une explosion des contestations locales. Le bilan mondial des oppositions se chiffre en milliards de dollars de projets bloqués ou retardés, illustrant un fossé grandissant entre les besoins technologiques des Gafam et les exigences citoyennes de préservation des ressources.

    L'opposition dépasse désormais le cadre des riverains directs et a rallié une grande majorité de la population. Selon les sondages, plus de 70% des Américains s'opposent à la construction de centres de données d'IA dans leurs communautés locales.

    En France, l'opposition prend également de l'ampleur, le pays comptant plus de 320 datacenters. De grands projets d'implantations (notamment en Île-de-France et en région Grand Est) provoquent des mobilisations citoyennes massives, récoltant des milliers d'avis défavorables lors d'enquêtes publiques en raison de l'accaparement de terres agricoles et des rejets de chaleur.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la contestation généralisée et croissante à laquelle font face les projets de construction de centres de données ? Quel impact entrevoyez-vous sur la filière intelligence artificielle ?

    Voir aussi :

    La rébellion contre les centres de données dédiés à l'IA prend de l'ampleur aux États-Unis : 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions, dont quatre ont adopté des mesures définitives

    Pour la première fois, une ville californienne vote à une large majorité en faveur d'une interdiction définitive des centres de données, les habitants s'inquiétant de leurs effets négatifs sur l'environnement

    Amazon, Microsoft et Google ont renoncé à la construction de centres de données de plusieurs milliards $ en raison de l'opposition locale et font face à des pressions concernant leur impact environnemental
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  3. #223
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    Par défaut Les datacenters suscitent la colère des électeurs et deviennent le cimetière politique de certains élus
    « Mon vote en faveur du centre de données m'a coûté l'élection » : les centres de données énergivores suscitent la colère des électeurs et deviennent le cimetière politique des élus qui soutiennent ces projets

    L'expansion rapide des centres de données destinés à l'IA provoque un contrecoup politique majeur aux États-Unis, entraînant la défaite électorale de plusieurs responsables locaux et sénateurs. Les électeurs s'opposent à ces projets en raison de leur impact sur la consommation d'énergie et de la hausse redoutée des factures d'électricité domestiques. Ce mécontentement transcende les clivages partisans, forçant les candidats à revoir leur soutien à ces mégas projets pour apaiser les craintes environnementales et économiques de leurs administrés. Les protestations se multiplient à l'échelle mondiale et provoquent l'annulation de certains projets.

    Autrefois présentés par les politiciens comme de formidables opportunités de développement économique, les centres de données d'IA sont aujourd'hui perçus comme une menace majeure par les citoyens américains. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leurs surconsommations d'électricité et d'eau. En Europe, les dirigeants sont appelés à protéger les ressources naturelles déjà surexploitées.

    Les données statistiques illustrent un rejet écrasant de ces infrastructures. Une enquête Reuters/Ipsos révèle que 57 % des Américains s'opposent catégoriquement à la construction d'un centre de données dans leur région, tandis qu'un maigre 14 % se sent à l'aise à l'idée de vivre à proximité de telles installations.

    Cela ne s'arrête pas là. Ce désaveu est confirmé par un sondage Gallup soulignant qu'environ 7 Américains sur 10 s'opposent au développement local de centres de données liés à l'IA. De plus, une vaste étude du Pew Research Center menée auprès de plus de 8 500 adultes démontre que les citoyens considèrent majoritairement ces infrastructures comme profondément néfastes pour l'environnement, l'équilibre énergétique et leurs conditions de vie.

    Les électeurs dénoncent une aberration écologique et énergétique

    La soif inextinguible des centres de données en ressources naturelles engendre une pression environnementale insoutenable. Le mégaprojet Stratos, prévu dans l'Utah près du Grand Lac Salé, illustre parfaitement cette folie des grandeurs : cette installation aurait nécessité jusqu'à 9 gigawatts d'électricité, soit une consommation supérieure à celle de l'État de l'Utah tout entier. « Une ère dystopique s'annonce et la Terre en pâtira », a écrit un critique.


    En Géorgie, l'approbation d'un projet d'expansion du réseau de 10 000 mégawatts a été sévèrement critiquée, car il sert avant tout à anticiper la demande énergétique délirante des centres de données. Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de centres de données dédiés à l'IA dans leur région, dont près de la moitié (48 %) y sont fermement opposés. À peine un quart sont favorables à ces installations, dont 7 % y sont très favorables.

    Face aux inquiétudes concernant l'utilisation massive de l'eau, de l'électricité et des terres, l'argument politique selon lequel « les centres de données sur l'IA dévorent votre électricité » offre aux opposants une rhétorique percutante et factuelle qui résonne auprès d'électeurs déjà sceptiques vis-à-vis de l'IA.

    Le développement de ces infrastructures se fait au détriment direct du portefeuille des citoyens, créant une véritable crise d'abordabilité. Alors que l'inflation pèse sur les ménages, ces projets s'accompagnent souvent de subventions financées par les contribuables et menacent de faire exploser les factures résidentielles d'électricité pour couvrir les coûts d'infrastructure. Certaines des régions abritant ces installations ont vu les prix de l'électricité flamber.

    Le cimetière politique des élus favorables aux centres de données

    La colère face à ces projets jugés destructeurs s'est rapidement transformée en une arme politique redoutable, balayant de nombreux élus qui avaient osé les soutenir. Dans l'Utah, le puissant président du Sénat de l'État et plusieurs fonctionnaires ont été battus lors des primaires pour avoir fait avancer le tentaculaire projet Stratos en ignorant les préoccupations exprimées par les communautés locales. Une situation qui profite à l'opposition.

    « Est-ce que je pense que mon vote en faveur du centre de données m’a coûté mon élection ? Oui, je le pense », a déclaré l’ancien commissaire du comté de Box Elder, Lee Perry, après avoir reconnu sa défaite aux primaires, alors qu’il avait voté en faveur du projet Stratos, une initiative très controversée.

    Dan Cassino, professeur de sciences politiques à l'université Fairleigh Dickinson et directeur du FDU Poll, a fait valoir que les centres de données sont déjà devenus un enjeu majeur dans les primaires, l'accessibilité financière étant désormais au cœur de la politique américaine et les prix de l'énergie étant devenus « le symbole actuel de l'accessibilité financière ». Selon lui, ces projets imposent un compromis inacceptable pour les résidents.

    « Rien de tout cela n’aurait d’importance si les électeurs appréciaient ce que leur apportent les centres de données, mais ils n’en voient pas l’intérêt. “Vous paierez l’énergie plus cher, mais soit vous perdrez votre emploi, soit votre plan d’épargne retraite s’effondrera” : ce n’est pas un compromis que la plupart des électeurs sont prêts à accepter », a ajouté Dan Cassino. Les politiques de l'ensemble du pays commencent à ressentir cette colère :

    • Utah : le président du Sénat de l'État (J. Stuart Adams), l'ancien commissaire du comté de Box Elder (Lee Perry), ainsi que plusieurs autres fonctionnaires du comté ont perdu leurs élections primaires après avoir soutenu le vaste projet de centre de données Stratos près du Grand Lac Salé ;
    • Virginie (Warrenton) : les quatre membres du conseil municipal qui avaient approuvé un projet de centre de données pour Amazon ont perdu leur siège, remplacés au cours des deux dernières années par de nouveaux membres ayant fait campagne sur leur opposition à ces projets ;
    • Missouri (Festus) : en avril 2026, les électeurs ont évincé la moitié des membres du conseil municipal de la ville après que ces derniers ont soutenu un projet de centre de données estimé à 6 milliards de dollars ;
    • Oregon (Cascade Locks) : en juin 2023, les électeurs ont voté la révocation de deux commissaires du port de Cascade Locks parce qu'ils avaient soutenu les négociations concernant un projet de centre de données pour Roundhouse Digital Infrastructure ;


    L'opposition exploite ce climat pour les élections de mi-mandat

    Les défaites de Stuart Adams et de plusieurs élus de comté liés à ce projet suggèrent que l’opposition aux centres de données ne se limite plus à des litiges d’urbanisme, mais qu’elle émerge comme un enjeu électoral capable de bouleverser le cours des élections. Le républicain Stuart Adams, qui avait auparavant été réélu haut la main, a été battu par un adversaire dont l’une des principales promesses de campagne était de s’opposer à ce projet.

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    Les centres de données sont mis à contribution pour mener les campagnes électorales de mi-mandat. Dans la course au poste de gouverneur de Floride, le républicain James Fishback a inscrit l’opposition aux centres de données destinés à l'IA dans son programme électoral, affirmant sur son site de campagne qu’il les interdirait dans les 67 comtés et arguant que ces installations ont des répercussions sur les factures foncières, d’eau et d’électricité.

    Le représentant Byron Donalds, candidat républicain au poste de gouverneur, soutient l’expansion des centres de données, mais réclame des réglementations telles que des systèmes d’eau en circuit fermé. Dans le Michigan, les centres de données sont devenus un enjeu de la primaire démocrate au Sénat.

    Les candidats ont été interrogés sur l’IA et les centres de données lors d’un débat en mai : l’ancien directeur de la santé de Détroit, Abdul El-Sayed, a critiqué la sénatrice de l’État Mallory McMorrow pour son soutien aux allègements fiscaux accordés aux centres de données, tandis que la députée Haley Stevens a déclaré que les États-Unis devaient rivaliser avec la Chine tout en protégeant les habitants du Michigan contre les coûts liés ces projets.

    Certains élus s’efforcent également de limiter les coûts liés à l’expansion des centres de données. En juin 2026, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a donné pour instruction aux autorités de régulation de l’État d’empêcher que les coûts d’infrastructure des centres de données ne soient répercutés sur les consommateurs résidentiels et d’exiger que ces centres financent eux-mêmes les infrastructures électriques nécessaires à leur fonctionnement.

    Dans le Michigan et la Géorgie, les candidats démocrates établissent également un lien entre les centres de données et les coûts de l’électricité. En France, la protestation contre les centres de données concerne une quinzaine de projets majeurs et reposent sur plusieurs arguments et actions spécifiques :

    • aberration écologique : les critiques soulignent l'immense appétit énergétique des centres de données. Par exemple, le plus grand centre de données de France, situé à La Courneuve (Île-de-France), consomme à lui seul l'équivalent de l'électricité d'une ville de 50 000 habitants. De plus, les besoins massifs en eau pour le refroidissement et la chaleur rejetée inquiètent les riverains, comme c'est le cas pour le projet Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin) ;
    • artificialisation des sols : des collectifs s'opposent à la transformation de terres agricoles ou de zones naturelles pour bâtir ces hangars géants ;
    • localisation des contestations : plusieurs implantations prévues ou en développement cristallisent la colère citoyenne. Des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget) ;
    • actions sur le terrain : les militants s'organisent via des collectifs locaux pour exiger la transparence sur les consommations et alerter l'opinion publique, aboutissant parfois à des recours juridiques ou des actions de sensibilisation.


    L'Europe est appelée à protéger ses ressources déjà surexploitées

    La demande croissante en eau pour alimenter les ambitions américaines en matière d'IA survient alors même que les réseaux d'approvisionnement en eau, qui se détériorent à travers le pays, ont besoin d'être modernisés. Sans surprise, de nombreuses entreprises du secteur s'attendent à ce que l'IA contribue à résoudre les problèmes d'approvisionnement en eau. Selon les experts, si rien n’est fait, les conséquences pourraient être dramatiques.

    En Europe, les analystes préviennent que les besoins en eau pourraient dépasser l'offre à mesure que les vagues de chaleur s'intensifient. Selon un rapport de Grundfos, les besoins énergétiques des centres de données européens devraient plus que tripler d'ici à 2030, passant de 10 à 35 gigawatts. Leur part dans la consommation totale d'électricité en Europe, aujourd'hui d'environ 3 %, pourrait grimper entre 7 et 9 % à la fin de la décennie.

    Cette croissance rapide fait peser une pression considérable sur les ressources locales ; les systèmes de refroidissement absorbent environ 38 % de l'électricité de ces installations et mobilisent d'énormes quantités d'eau. Grundfos estime que les besoins des centres de données peuvent atteindre entre 11 356 et 18 927 mètres cubes d'eau par jour pour les plus grandes infrastructures, soit l'équivalent de la consommation 155 000 foyers européens.

    Grundfos affirme que l'Europe doit impérativement concilier ses ambitions en matière d'IA et de cloud computing avec les limites de ses ressources en eau et en énergie. L'entreprise a déclaré que si le développement de ces infrastructures numériques n'est pas rigoureusement coordonné, la mauvaise implantation ou l'inefficacité des centres risquent d'aggraver les problèmes d'approvisionnement et de susciter une vive opposition de la part du public.

    Le désastre sanitaire causé par les centres de données pour l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

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    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'impact politique de la protestation contre les centres de données ?
    Selon vous, l'éviction des élus favorables aux centres de données va-t-elle s'étendre vers l'Europe ?

    Voir aussi

    L'administration Trump annonce 17,5 milliards de dollars de prêts pour la construction de 10 nouveaux réacteurs nucléaires de grande puissance pour répondre à demande croissante des centres de données d'IA

    Les protestations contre les datacenters, portés par l'explosion des besoins en IA et les ambitions de chaque pays d'être représentatif dans la filière, se multiplient à l'échelle mondiale

    L'Utah approuve un projet de centre de données hyperscale dédié à l'IA qui produira et consommera plus du double de l'électricité utilisée par l'ensemble de l'État, malgré une forte opposition publique

  4. #224
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    C'est idiot de s'opposer à la construction de datacenters en France, ne serait-ce que pour des questions de souveraineté.

    Et en dépit de la canicule actuelle, le climat français reste plus frais que le sud des USA, la consommation d'eau s'en trouve d'autant réduite. L'électricité nucléaire française est moins nocive que les turbines à gaz LM6000 utilisées outre-atlantique.

    Après je suis d'accord, on a assez de friches industrielles et commerciales sans qu'il soit nécessaire de détruire des zones naturelles. Un datacenter remplace avantageusement un Auchan ou un Ikea.

  5. #225
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    C'est idiot de s'opposer à la construction de datacenters en France, ne serait-ce que pour des questions de souveraineté.

    Et en dépit de la canicule actuelle, le climat français reste plus frais que le sud des USA, la consommation d'eau s'en trouve d'autant réduite. L'électricité nucléaire française est moins nocive que les turbines à gaz LM6000 utilisées outre-atlantique.

    Après je suis d'accord, on a assez de friches industrielles et commerciales sans qu'il soit nécessaire de détruire des zones naturelles. Un datacenter remplace avantageusement un Auchan ou un Ikea.
    +1, mais j'ajoute que vu l'état de la france qui devient un pays pauvre pas besoin d'aller dans les friches. Les défaillances d’entreprises en France en 2026 ont atteint un sommet, on trouve largement de la place dans les centre villes à la place des vielles boutiques fermé ou dans les ancienne usines désormais vide.
    Les locaux de Duralex seront bientôt libre d'ailleurs si certains sont intéressé, sinon pas de précipitation, d'autres vont venir très vite.

    Autant profiter de locaux déjà construit que aucun industriel intelligent ne veut reprendre à pas cher plutôt que d'exploiter des vielles friches industriels qui seront très cher à viabilisé En plus y'a moyen de proposer des conditions de travails au minimum et de faire un concours tres selectrif aux anciens salariés, une usine qui ferme avec des centaines de chômeurs, y'aura toujours 2-3 salariés pour faire le gardiennage la nuit au smic du datacenter.
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  6. #226
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    Par défaut Trop de bruit sur Internet
    1) Ce sujet suscite tellement de discussions en ligne qu’il est difficile de croire qu’il ne soit pas influencé.
    Il est évident que des entreprises ou des États soutiennent cette thématique, dans un sens ou dans l’autre, pour servir leurs propres intérêts.
    Je reconnais que les data centers ne sont pas la solution écologique idéale, mais ce ne sont pas non plus des raffineries ou des aéroports.

    2) À mon avis, investir dans un méga data center est actuellement un pari risqué, voire irréfléchi.
    a) Trump et les États-Unis fournissent toutes les raisons de remettre en question l’hypercentralisation.
    b) Les performances des modèles d’IA embarqués open source progressent de manière exponentielle. Surtout, des entreprises ont tout intérêt à ce que ces modèles deviennent plus performants.
    D’ailleurs, les besoins en mémoire et en puissance de calcul ne font que diminuer.
    Il est probable que Nvidia, Intel, AMD et ARM gagnent davantage d’argent en équipant des micro-ordinateurs avec des solutions d’IA embarquée, plutôt qu’en vendant des systèmes à des entreprises qui, actuellement, vendent leurs tokens à perte.
    Selon moi, cela explique pourquoi Nvidia et ARM ont annoncé produire leurs propres processeurs : ils ont compris qu’ils devaient construire un écosystème favorable pour capter le futur marché de l’IA embarquée dans les PC.

  7. #227
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    Citation Envoyé par Jsaintyv Voir le message
    1) Ce sujet suscite tellement de discussions en ligne qu’il est difficile de croire qu’il ne soit pas influencé.
    Il est évident que des entreprises ou des États soutiennent cette thématique, dans un sens ou dans l’autre, pour servir leurs propres intérêts.
    Je reconnais que les data centers ne sont pas la solution écologique idéale, mais ce ne sont pas non plus des raffineries ou des aéroports.

    2) À mon avis, investir dans un méga data center est actuellement un pari risqué, voire irréfléchi.
    a) Trump et les États-Unis fournissent toutes les raisons de remettre en question l’hypercentralisation.
    b) Les performances des modèles d’IA embarqués open source progressent de manière exponentielle. Surtout, des entreprises ont tout intérêt à ce que ces modèles deviennent plus performants.
    D’ailleurs, les besoins en mémoire et en puissance de calcul ne font que diminuer.
    Il est probable que Nvidia, Intel, AMD et ARM gagnent davantage d’argent en équipant des micro-ordinateurs avec des solutions d’IA embarquée, plutôt qu’en vendant des systèmes à des entreprises qui, actuellement, vendent leurs tokens à perte.
    Selon moi, cela explique pourquoi Nvidia et ARM ont annoncé produire leurs propres processeurs : ils ont compris qu’ils devaient construire un écosystème favorable pour capter le futur marché de l’IA embarquée dans les PC.
    Pour ma part, je pense que la France a un tel déficit en matière de datacenters qu'il n'y a aucun risque à investir dedans.

    Même si la bulle IA s'effondre, on pourra toujours offrir du cloud, et rapatrier nos données de ce côté de l'Atlantique. Parce que la menace est réele : si l'administration américaine décide du jour au lendemain d'interdire aux entreprises françaises d'utiliser AWS et autres, cela va provoquer une crise majeure.

  8. #228
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    Par défaut La pression populaire entrave les projets de centres de données et menace la souveraineté numérique
    « La vague de rejet de l'IA ne fait que commencer » : elle entrave les projets de centres de données et menace la souveraineté technologique
    laissant les États à la recherche de solutions équilibristes

    Les analystes suggèrent que la résistance citoyenne face à l'IA ne fait que commencer. Ce phénomène est marqué par des protestations contre les centres de données et une méfiance politique croissante. Bien que les préoccupations concernant l'emploi et la sécurité soient réelles, un rejet massif risquerait de freiner des progrès sociétaux majeurs et de compromettre la compétitivité nationale. Pour désamorcer cette hostilité populaire, certains analystes proposent de partager plus largement les bénéfices économiques générés par cette technologie tout en imposant des réglementations strictes sur les risques critiques liés aux infrastructures d'IA.

    L'IA suscite une inquiétude grandissante au sein de la population occidentale, provoquant de vives oppositions. Aux États-Unis, les protestations ont déjà fait échouer des projets de centres de données d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars, et jusqu'à 40 % des électeurs souhaiteraient même voir l'IA bannie de la plupart des secteurs industriels. Des politiques ont perdu des élections en raison de leur soutien aux centres de données.

    Cette hostilité n'en est qu'à ses débuts, et la construction de centres de données génère paradoxalement plus de rejet local que l'installation de réacteurs nucléaires. Cette méfiance généralisée s'explique en grande partie par les avertissements alarmistes des patrons du secteur eux-mêmes, qui évoquent souvent des suppressions d'emplois ou des menaces existentielles pour la survie de l'humanité face à de potentiels super-virus générés par l'IA.

    Selon un récent rapport de The Economist, la levée de boucliers ne fait que commencer, car la technologie n’en est elle-même qu’à ses débuts. En raison de cette hostilité populaire croissante, les candidats aux élections, en Europe et aux États-Unis, font de moins en moins allusion à l'IA dans leurs discours.

    La pression populaire face aux dangers d'un freinage technologique

    Autrefois présentés par les politiciens comme de formidables opportunités de développement économique, les centres de données d'IA sont aujourd'hui perçus comme une menace majeure par les citoyens. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leurs surconsommations d'électricité et d'eau. En Europe, les dirigeants sont appelés à protéger les ressources naturelles déjà surexploitées.


    Les données statistiques illustrent un rejet écrasant de ces infrastructures. Une enquête Reuters/Ipsos révèle que 57 % des Américains s'opposent catégoriquement à la construction d'un centre de données dans leur région, tandis qu'un maigre 14 % se sent à l'aise à l'idée de vivre à proximité de telles installations.

    Les gouvernements et politiciens se retrouvent face à un choix difficile : cesser de promouvoir la construction de ces infrastructures gigantesques ou continuer à les soutenir au risque de perdre les votes de leurs électeurs. The Economist met en garde : céder à cette pression populaire et entraver le développement de l'IA par des réglementations excessives ou en limitant la puissance de calcul représente un risque économique et stratégique majeur.

    Selon les patrons de l'industrie, l'IA possède le potentiel de stimuler considérablement la productivité et les revenus, d'améliorer les technologies vertes ou encore d'aider à trouver des remèdes à des maladies aujourd'hui incurables, de la même manière que l'électricité ou la machine à vapeur ont transformé le monde en leur temps. De ce fait, entraver le développement de l'IA sous la pression populaire représente un risque majeur pour les pays.

    Sur le plan géopolitique, si les États-Unis freinent leurs avancées sous la pression de l'opinion publique, ils risquent de céder leur avance technologique, cybernétique et militaire à des nations comme la Chine. Pour l'Europe et le Canada, déjà prudents, s'isoler pendant que le reste du monde progresse pourrait entraîner un retard irrattrapable. En France, des élus proposent d'ériger les centres de données en « projets d'intérêt national majeurs ».

    L'Europe est appelée à protéger ses ressources déjà surexploitées

    La demande croissante en eau pour alimenter les ambitions américaines en matière d'IA survient alors même que les réseaux d'approvisionnement en eau, qui se détériorent à travers le pays, ont besoin d'être modernisés. Sans surprise, de nombreuses entreprises du secteur s'attendent à ce que l'IA contribue à résoudre les problèmes d'approvisionnement en eau. Selon les experts, si rien n’est fait, les conséquences pourraient être dramatiques.

    En Europe, les analystes préviennent que les besoins en eau pourraient dépasser l'offre à mesure que les vagues de chaleur s'intensifient. Selon un rapport de Grundfos, les besoins énergétiques des centres de données européens devraient plus que tripler d'ici à 2030, passant de 10 à 35 gigawatts. Leur part dans la consommation totale d'électricité en Europe, aujourd'hui d'environ 3 %, pourrait grimper entre 7 et 9 % à la fin de la décennie.

    Cette croissance rapide fait peser une pression considérable sur les ressources locales ; les systèmes de refroidissement absorbent environ 38 % de l'électricité de ces installations et mobilisent d'énormes quantités d'eau. Grundfos estime que les besoins des centres de données peuvent atteindre entre 11 356 et 18 927 mètres cubes d'eau par jour pour les plus grandes infrastructures, soit l'équivalent de la consommation 155 000 foyers européens.

    Grundfos affirme que l'Europe doit impérativement concilier ses ambitions en matière d'IA et de cloud computing avec les limites de ses ressources en eau et en énergie. L'entreprise a déclaré que si le développement de ces infrastructures numériques n'est pas rigoureusement coordonné, la mauvaise implantation ou l'inefficacité des centres risquent d'aggraver les problèmes d'approvisionnement et de susciter une vive opposition de la part du public.

    Le cimetière politique des élus favorables aux centres de données

    La colère face à ces projets jugés destructeurs s'est rapidement transformée en une arme politique redoutable, balayant de nombreux élus qui avaient osé les soutenir. Dans l'Utah, le puissant président du Sénat de l'État et plusieurs fonctionnaires ont été battus lors des primaires pour avoir fait avancer le tentaculaire projet Stratos en ignorant les préoccupations exprimées par les communautés locales. Une situation qui profite à l'opposition.

    « Est-ce que je pense que mon vote en faveur du centre de données m’a coûté mon élection ? Oui, je le pense », a déclaré l’ancien commissaire du comté de Box Elder, Lee Perry, après avoir reconnu sa défaite aux primaires, alors qu’il avait voté en faveur du projet Stratos, une initiative très controversée.

    Dan Cassino, professeur de sciences politiques à l'université Fairleigh Dickinson et directeur du FDU Poll, a fait valoir que les centres de données sont déjà devenus un enjeu majeur dans les primaires, l'accessibilité financière étant désormais au cœur de la politique américaine et les prix de l'énergie étant devenus « le symbole actuel de l'accessibilité financière ». Selon lui, ces projets imposent un compromis inacceptable pour les résidents.

    « Rien de tout cela n’aurait d’importance si les électeurs appréciaient ce que leur apportent les centres de données, mais ils n’en voient pas l’intérêt. “Vous paierez l’énergie plus cher, mais soit vous perdrez votre emploi, soit votre plan d’épargne retraite s’effondrera” : ce n’est pas un compromis que la plupart des électeurs sont prêts à accepter », a ajouté Dan Cassino. Les politiques évoquent désormais de moins en moins l'IA dans leurs discours.

    Le désastre sanitaire causé par les centres de données pour l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Sortir de l'impasse par une approche politique pragmatique et ciblée

    Selon le rapport de The Economist sur la situation, face à ces enjeux colossaux, les gouvernements doivent adopter une approche incrémentale et flexible, en avançant pas à pas pour gérer les défis au fur et à mesure qu'ils se présentent, plutôt que de chercher à définir de grands contrats sociaux illusoires. Selon le média, la première stratégie fondamentale consiste à « répartir le plus largement possible les bénéfices de l'IA au sein de la société ».

    Cela passe par un soutien financier direct aux municipalités accueillant des infrastructures technologiques et par des politiques d'accompagnement, comme l'assurance salariale, pour aider les travailleurs à s'adapter aux bouleversements. Ensuite, les analystes estiment qu'il est également crucial de réglementer de manière très stricte les menaces réelles et graves liées à technologie, telles que le bioterrorisme ou les cyberattaques facilitées par l'IA.

    « S'attaquer sérieusement à ces vrais dangers permettrait de désamorcer les arguments en faveur d'une interdiction totale et aveugle de la technologie ». Il est également essentiel de mesurer l'impact réel de la technologie et de s'appuyer sur des statistiques fiables pour dissiper les craintes souvent infondées.

    Par exemple, la consommation d'eau des centres de données est devenue une préoccupation majeure, alors qu'elle resterait globalement bien inférieure à celle des terrains de golf américains. Enfin, l'État doit lui-même intégrer l'IA pour améliorer l'efficacité de ses services publics. Les citoyens seraient bien plus enclins à accepter cette disruption s'ils constataient qu'elle contribue à guérir leurs proches ou à faciliter l'apprentissage de leurs enfants.

    Persuader la population que cette technologie sert ses intérêts est devenu tout aussi crucial que l'amélioration des modèles d'IA eux-mêmes. En fin de compte, la réussite de cette transition dépendra de la capacité des dirigeants à instaurer une confiance durable plutôt qu'à simplement optimiser les modèles techniques.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'opposition croissante aux centres de données d'IA ?
    Que pensez-vous des approches proposées ci-dessus pour sortir de cette impasse ?
    L'État peut-il réellement démontrer l'utilité de l'IA à travers son intégration dans les services publics ?
    Une proposition appelle à répartir le plus largement possible les bénéfices de l'IA dans la société. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    « Mon vote en faveur du centre de données m'a coûté l'élection » : les centres de données énergivores suscitent la colère des électeurs et deviennent le cimetière politique des élus qui soutiennent ces projets

    Les protestations contre les datacenters, portés par l'explosion des besoins en IA et les ambitions de chaque pays d'être représentatif dans la filière, se multiplient à l'échelle mondiale

    Les opposants aux centres de données ont bloqué ou retardé 75 projets représentant près de 130 milliards de $ en 2026, et le nombre de groupes d'opposition actifs a plus que doublé pour atteindre 833

  9. #229
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    La pression populaire entrave les projets de centres de données et menace la souveraineté numérique

    Alors là, c'est la meilleure de l'année!!!

    1. Ce ne sont pas les centres de données qui sont refusés par la population, ce sont des centres de données gigantesques dédiées à l'IA... Nuance!

    2. Sans la pression populaire, le cloud, les datacenters et autres IA sont déjà majoritairement sous le contrôle des USA et de la Chine. Elle est où la souveraineté numérique?

  10. #230
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Bien que les préoccupations concernant l'emploi et la sécurité soient réelles, un rejet massif risquerait de freiner des progrès sociétaux majeurs et de compromettre la compétitivité nationale.
    Quels progrès sociétaux sont attendus pour l'IA?
    Cette méfiance généralisée s'explique en grande partie par les avertissements alarmistes des patrons du secteur eux-mêmes, qui évoquent souvent des suppressions d'emplois ou des menaces existentielles pour la survie de l'humanité face à de potentiels super-virus générés par l'IA.
    Le fameux sens de la mesure américains, le risque de l'IA c'est les supervirus.
    Selon les patrons de l'industrie, l'IA possède le potentiel de stimuler considérablement la productivité et les revenus, d'améliorer les technologies vertes ou encore d'aider à trouver des remèdes à des maladies aujourd'hui incurables, de la même manière que l'électricité ou la machine à vapeur ont transformé le monde en leur temps. De ce fait, entraver le développement de l'IA sous la pression populaire représente un risque majeur pour les pays.
    Tout ceci est probablement vrai, l'IA pourrait stimuler tout ça... Mais comme ce n'est pas ce qui intéresse les patron elle a surtout le potentiel de mettre plein de monde à la porte, de surveiller ces personnes qui pourraient essayer de se révolter parce que lancées dans la précarité etc.
    Sur le plan géopolitique, si les États-Unis freinent leurs avancées sous la pression de l'opinion publique, ils risquent de céder leur avance technologique, cybernétique et militaire à des nations comme la Chine.
    Je ne vais pas dire que la Chine est un ange mais elle est largement moins interventionniste militairement que les USA. La brandir comme menace militaire est de l'ordre de la propagande pure et dure.
    Si on parlait de la Russie je pourrais comprendre.
    La demande croissante en eau pour alimenter les ambitions américaines en matière d'IA survient alors même que les réseaux d'approvisionnement en eau, qui se détériorent à travers le pays, ont besoin d'être modernisés. Sans surprise, de nombreuses entreprises du secteur s'attendent à ce que l'IA contribue à résoudre les problèmes d'approvisionnement en eau. Selon les experts, si rien n’est fait, les conséquences pourraient être dramatiques.
    Donc l'IA est un solution au problème qu'elle créé. Il n'y a que moi qui trouve ça absurde?
    C'est comme les négociations entre les USA et l'Iran : Trump résoud un problème qu'il a créé et il se sent fier...
    Cette croissance rapide fait peser une pression considérable sur les ressources locales ; les systèmes de refroidissement absorbent environ 38 % de l'électricité de ces installations et mobilisent d'énormes quantités d'eau. Grundfos estime que les besoins des centres de données peuvent atteindre entre 11 356 et 18 927 mètres cubes d'eau par jour pour les plus grandes infrastructures, soit l'équivalent de la consommation 155 000 foyers européens.
    Rappel :
    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    un rejet massif risquerait de freiner des progrès sociétaux majeurs
    On parle bien de progrès sociétaux qui compenseront à peine leurs reculs?

  11. #231
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    ... un rejet massif risquerait de freiner des progrès sociétaux majeurs...
    On pourrait avoir des exemples de ces "progrès sociétaux majeurs" que va apporter l'IA???

    Je dois manquer d'imagination parce que personnellement, je ne vois que la disparition des "progrès sociétaux" de notre civilisation:

    1° Une IA responsable de la création d'une société à 2 vitesses encore plus marquée qu'actuellement: Quelques dizaines de milliardaires de l'IA, quelques milliers de millionnaires et surtout des milliards d'employés jetés à la rue comme des merdes!

    2° Une perte d'expérience et une perte de connaissances généralisées: Je laisse le soin de lire l'étude universitaire qui a démontré que dans le dépistage des cancers du côlon à l'aide de coloscopie, les médecins qui ont pris l'habitude de s'aider de l'IA pour détecter les cas pré-cancéreux perdent leur capacités à les détecter sans faire appel à l'IA ou encore l'étude de Anthropic, elle-même commercialisant de l'IA, qui a conclu que le temps gagné dans la programmation à l'aide de l'IA était perdu par les développeurs devenus incapables de debugger leur lignes de code... Pourquoi? Parce que l'IA a utilisé des concepts dont le développeur ne comprend tout simplement pas le fonctionnement et la logique.

    3° Une IA qui transforme les étudiants en expert de la paresse, de la manipulation et de la triche aux examens

    4° Une IA qui transforme les champs de bataille en abattoirs industriels où des drones automatisés font la chasse aux malheureux "trouffions" traités comme des rats que l'on doit éradiqué.

    5° Une IA qui entraîne une chasse aux ressources (de la puce électronique à l'eau en passant par une dilapidation stratosphérique de l'énergie) qui va accroître encore le réchauffement de la planète, la perte de la biodiversité, voir même l'extinction du vivant


    A côté de cette liste non-exhaustive, on peut chercher les vrais "progrès" apportés par l'IA, ils sont plus que rares!!!

  12. #232
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    Par défaut L'appétit énergétique des centres de données provoque une hausse drastique des coûts de l'énergie
    Un comté comptant 37 centres de données demande aux écoles de « faire des économies d'électricité » pour faire face à la hausse drastique des coûts de l'énergie provoquée par l'appétit énergétique de l'IA

    Le comté de Henrico, en Virginie, fait face à une crise énergétique majeure en raison de la multiplication des centres de données sur son territoire. Face à une augmentation prévue de 25 % des tarifs d'électricité, les autorités locales demandent désormais aux écoles et aux employés municipaux de réduire drastiquement leur consommation. Cette hausse tarifaire devrait coûter environ cinq millions de dollars supplémentaires au budget public pour 2027. Bien que la région compte déjà 37 infrastructures numériques massives, de nombreux autres projets de centres de données sont en cours de développement, et ce, malgré l'hostilité croissante des collectivités locales.

    Autrefois présentés par les politiciens comme de formidables opportunités de développement économique, les centres de données d'IA sont aujourd'hui perçus comme une menace majeure par les citoyens américains. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leurs surconsommations d'électricité et d'eau. En Europe, les dirigeants sont appelés à protéger les ressources naturelles déjà surexploitées.

    L'appétit énergétique des centres de données fait grimper les prix de l'électricité : leur consommation mondiale pourrait tripler d'ici 2030. Aux États-Unis, les prix de détail ont déjà progressé de 6% en moyenne en 2025, avec des hausses spectaculaires comme +19 % dans le New Jersey, une tendance attribuée à la demande des centres de données, même si certains experts contestent ce lien de causalité et pointent plutôt la réindustrialisation.

    En Europe, la situation reste plus contenue grâce aux énergies renouvelables, mais des tensions apparaissent déjà dans certains pays. L'enjeu clé sera donc de savoir si l'offre électrique pourra suivre le rythme de cette demande croissante, sans quoi la facture risque de peser davantage sur les ménages.

    En prévision à une hausse drastique des coûts de l'électricité, les autorités du comté de Henrico, en Virginie, exhortent désormais le personnel à adopter des gestes simples comme éteindre les ordinateurs ou fermer les stores. Cette situation illustre la tension grandissante entre l'expansion de l'économie numérique et la stabilité des ressources énergétiques locales. Cet appel a suscité un tollé parmi les résidents, qui dénoncent l'industrie de l'IA.

    Un appel urgent à la sobriété énergétique adressé aux résidents

    Virginie est l'une des régions qui accueillent le plus de centres de données aux États-Unis. Le 26 juin 2026, John Vithoulkas, responsable du comté de Henrico, a envoyé un courriel à des milliers d'employés de la municipalité pour leur demander de réduire leur consommation d'énergie. Pour faire face à une hausse imminente et drastique des prix, il leur a conseillé d'adopter des gestes simples, comme fermer les stores et éteindre leurs ordinateurs.


    « À partir du 1er juillet, le tarif que nous payons pour l'électricité utilisée dans toutes les installations du gouvernement et des écoles du comté de Henrico augmentera considérablement, de 25 %, ce qui augmentera les coûts d'environ 5 millions de dollars pour le prochain exercice financier. Nous prévoyons d'autres augmentations de tarifs pour l'électricité dans les années à venir », a déclaré John Vithoulkas dans son message, d'après 404 Media.

    Citation Envoyé par John Vithoulkas

    Afin d’atténuer l’impact de la hausse des coûts d’électricité, je vous demande de procéder, tous ensemble, à de légers ajustements pour économiser l’électricité dans nos espaces de travail respectifs. Éteignez les lumières lorsque vous quittez votre poste de travail, y compris à la fin de la journée. Éteignez vos ordinateurs de bureau et portables à la fin de chaque journée de travail. Si votre poste de travail dispose de fenêtres, réglez les stores pour limiter la chaleur due au soleil. Débranchez tous les appareils électroménagers, chargeurs ou autres équipements électriques lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Veuillez limiter l’utilisation (ou vous abstenir complètement d’utiliser) des radiateurs d’appoint. À lui seul, un radiateur d’appoint classique peut coûter au comté entre 150 et 300 dollars par an en frais d’électricité.
    Le comté de Henrico abrite déjà 37 centres de données et prévoit d’en construire 17 autres, en transformant des centaines d'hectares de champs de bataille de la Guerre de Sécession en centres de données. Grâce à sa proximité avec la ville de Washington et à ses vastes étendues de terrain, le comté de Henrico est devenu, pour ainsi dire du jour au lendemain, une plaque tournante des centres de données, au service de clients de toutes les tailles.

    Dans son e-mail, John Vithoulkas indiquait que ces petits changements pouvaient sembler insignifiants, mais qu’ils finissaient par compter. « Chaque dollar que nous parvenons à économiser en réduisant notre consommation d’électricité est un dollar supplémentaire que le comté peut réinvestir dans son personnel et dans les services que nous fournissons à nos habitants », précisait-il. Il a également ajouté que le comté déploie l'énergie solaire.

    La prolifération des centres de données et la hausse des coûts

    Partout dans le monde, l’implantation des centres de données destinés à l'IA s’accompagne de problèmes et d’une opposition de la part de la population. Lors d’une réunion communautaire organisée en mai au sujet de nouveaux projets de centres de données, les habitants de Henrico ont fait part de leurs inquiétudes concernant la consommation d’eau, le bruit « insupportable » des fermes de serveurs et la hausse de leurs factures d’électricité.

    Une habitante de Henrico a vu sa facture d’électricité doubler au mois de janvier, alors même qu’elle utilisait des panneaux solaires et une pompe à chaleur pour réduire ses dépenses. Les coûts de l’électricité sont en hausse pour tous les riverains. Souvent, les promoteurs de ces nouveaux projets promettent de mettre en place des infrastructures électriques pour compenser ce surcoût et éviter que ce ne soit les citoyens lambda qui en fassent les frais.

    Mais la mise en place de ces infrastructures est complexe et prend du temps ; les promoteurs ont donc souvent recours à des solutions à court terme, telles que des turbines à gaz. Dans le Mississippi, un centre de données de xAI fonctionne grâce à 27 turbines à gaz qui rejettent des polluants dans l’atmosphère.

    Dans le comté de Henrico, les responsables ont indiqué que certains des nouveaux centres de données pourraient être alimentés temporairement par plus de 300 générateurs diesel. Malgré ces efforts pour alimenter leurs propres centres de données, les développeurs doivent toujours se raccorder au réseau électrique local. Et tant qu’une infrastructure électrique adéquate n’aura pas été mise en place, ce sont les contribuables qui en font les frais.

    L’année dernière, l’Assemblée législative de l’État de Virginie a approuvé une hausse des tarifs pour les consommateurs d’énergie. Une partie de cette hausse comprenait des mesures destinées à atténuer l’impact des augmentations de tarifs subies par les particuliers en raison des centres de données. Malgré cela, les habitants ont vu leurs factures d’électricité exploser et le comté de Henrico informe ses employés qu’ils devront se serrer la ceinture.

    La pression populaire face aux dangers d'un freinage technologique

    L'IA suscite une inquiétude grandissante au sein de la population occidentale, provoquant de vives oppositions. Aux États-Unis, les protestations ont déjà fait échouer des projets de centres de données d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars, et jusqu'à 40 % des électeurs souhaiteraient même voir l'IA bannie de la plupart des secteurs industriels. Des politiques ont perdu des élections en raison de leur soutien aux centres de données.

    Les données statistiques illustrent un rejet écrasant de ces infrastructures. Une enquête Reuters/Ipsos révèle que 57 % des Américains s'opposent catégoriquement à la construction d'un centre de données dans leur région, tandis qu'un maigre 14 % se sent à l'aise à l'idée de vivre à proximité de telles installations.

    Les gouvernements et politiciens se retrouvent face à un choix difficile : cesser de promouvoir la construction de ces infrastructures gigantesques ou continuer à les soutenir au risque de perdre les votes de leurs électeurs. The Economist met en garde : céder à cette pression populaire et entraver le développement de l'IA par des réglementations excessives ou en limitant la puissance de calcul représente un risque économique et stratégique majeur.

    Selon les patrons de l'industrie, l'IA possède le potentiel de stimuler considérablement la productivité et les revenus, d'améliorer les technologies vertes ou encore d'aider à trouver des remèdes à des maladies aujourd'hui incurables, de la même manière que l'électricité ou la machine à vapeur ont transformé le monde en leur temps. De ce fait, entraver le développement de l'IA sous la pression populaire représente un risque majeur pour les pays.

    Sur le plan géopolitique, si les États-Unis freinent leurs avancées sous la pression de l'opinion publique, ils risquent de céder leur avance technologique, cybernétique et militaire à des nations comme la Chine. Pour l'Europe et le Canada, déjà prudents, s'isoler pendant que le reste du monde progresse pourrait entraîner un retard irrattrapable. En France, des élus proposent d'ériger les centres de données en « projets d'intérêt national majeurs ».

    Le désastre sanitaire causé par les centres de données pour l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Le cimetière politique des élus favorables aux centres de données

    La colère face à ces projets jugés destructeurs s'est rapidement transformée en une arme politique redoutable, balayant de nombreux élus qui avaient osé les soutenir. Dans l'Utah, le puissant président du Sénat de l'État et plusieurs fonctionnaires ont été battus lors des primaires pour avoir fait avancer le tentaculaire projet Stratos en ignorant les préoccupations exprimées par les communautés locales. Une situation qui profite à l'opposition.

    « Est-ce que je pense que mon vote en faveur du centre de données m’a coûté mon élection ? Oui, je le pense », a déclaré l’ancien commissaire du comté de Box Elder, Lee Perry, après avoir reconnu sa défaite aux primaires, alors qu’il avait voté en faveur du projet Stratos, une initiative très controversée.

    Dan Cassino, professeur de sciences politiques à l'université Fairleigh Dickinson et directeur du FDU Poll, a fait valoir que les centres de données sont déjà devenus un enjeu majeur dans les primaires, l'accessibilité financière étant désormais au cœur de la politique américaine et les prix de l'énergie étant devenus « le symbole actuel de l'accessibilité financière ». Selon lui, ces projets imposent un compromis inacceptable pour les résidents.

    « Rien de tout cela n’aurait d’importance si les électeurs appréciaient ce que leur apportent les centres de données, mais ils n’en voient pas l’intérêt. “Vous paierez l’énergie plus cher, mais soit vous perdrez votre emploi, soit votre plan d’épargne retraite s’effondrera” : ce n’est pas un compromis que la plupart des électeurs sont prêts à accepter », a ajouté Dan Cassino. Les politiques évoquent désormais de moins en moins l'IA dans leurs discours.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'impact des centres de données sur les ménages ?
    Que pensez-vous de la démarche des autorités du comté de Henrico face à la hausse des prix de l'électricité ?

    Voir aussi

    Les centres de données causent des dommages cachés à l'environnement et à la santé publique, ce qui coûte 25 milliards de dollars à l'économie chaque année, mais de nouveaux projets continuent de voir le jour

    Le développement de l'IA par Google a entraîné une hausse de 37 % de sa consommation d'électricité en 2025, mais Google cherche à compenser les émissions de ses centres de données IA grâce aux énergies propres

    « Vanter les centres de données orbitaux relève d'une psychose induite par l'IA ». Cette idée catastrophique portée par Elon Musk est moins une révolution qu'un argument marketing pour lever des fonds

  13. #233
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    Que pensez-vous de l'impact des centres de données sur les ménages ?
    Que pensez-vous de la démarche des autorités du comté de Henrico face à la hausse des prix de l'électricité ?
    Est-on vraiment en train de dégrader le niveau de vie des gens pour une solution qui ne fait maintenant que des promesses en ce qui concerne l'amélioration de la vie?
    Précarisation par les licenciement
    Précarisation par l'augmentation du cout de la vie.
    Désastre écologique.
    Nous allons voir jusqu'où les américains sont libéraux.

  14. #234
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    Par défaut Des habitants du Wisconsin poursuivent Microsoft pour un centre de données bruyant qualifié de "cauchemar"
    Des habitants du Wisconsin poursuivent Microsoft en justice à cause d'un centre de données bruyant qualifié de « cauchemar », alors qu'ils protestent contre l'utilisation de générateurs électriques bruyants

    Des habitants du Wisconsin ont intenté un recours collectif contre Microsoft, affirmant que son centre de données dédié à l'intelligence artificielle (IA), récemment achevé à Mount Pleasant, génère des nuisances sonores excessives provenant des générateurs diesel et des vastes systèmes de refroidissement. Selon les plaignants, ce bruit persistant provoquerait des troubles du sommeil, des maux de tête et une baisse de la valeur des biens immobiliers. Ils réclament des dommages et intérêts ainsi que des mesures de redressement ordonnées par le tribunal, alors que l'opposition au développement des centres de données IA ne cesse de croître aux États-Unis.

    Cette affaire survient alors que l'opposition aux centres de données atteint un niveau sans précédent sur l'ensemble du territoire américain. Selon une étude de Data Center Watch, les opposants aux centres de données ont bloqué ou retardé 75 projets représentant près de 130 milliards de dollars d'investissements au cours du premier trimestre 2026. Le rapport indique également que le nombre de groupes d'opposition actifs a plus que doublé en un an, pour atteindre 833 dans 49 États, illustrant ainsi les difficultés croissantes auxquelles le déploiement de ces infrastructures d'IA se heurte.

    Un groupe d'habitants du Wisconsin a intenté un recours collectif contre Microsoft, affirmant que le centre de données situé à proximité génère un « bruit excessif ». La plainte, déposée devant un tribunal fédéral américain, vise le centre de données de Microsoft situé à Mt. Pleasant, dans le Wisconsin, dont la construction s'est achevée le mois de juin dernier après avoir été annoncée en 2024.

    Bien que Microsoft ait qualifié cette installation de « merveille moderne » et de centre de données dédié à l'IA le plus puissant au monde, trois personnes résidant à proximité affirment que le site est source de nuisances en raison de l'utilisation de générateurs diesel bruyants et de vastes systèmes de refroidissement.

    « Le bruit émis par le centre de données, et subi par les plaignants et les membres du groupe, est non seulement excessif, mais aussi constant et omniprésent », fait valoir la plainte collective.


    Cette action en justice vient s'ajouter à un nombre croissant de poursuites judiciaires liées au bruit et à l'environnement intentées contre les propriétaires de centres de données, alors que ceux-ci se multiplient à travers le pays. En juin 2026, des habitants du Mississippi ont intenté un recours collectif pour exiger que la société xAI d'Elon Musk verse des dommages-intérêts en raison du bruit, comparé à celui d'un réacteur d'avion, qui émanerait d'un centre de données situé à proximité.

    Le procès intenté dans le Wisconsin présente une particularité : il reproche au centre de données de Microsoft d'émettre un « bourdonnement grave » persistant qui correspond à un « infrason à basse fréquence » non détectable par les mesures traditionnelles de décibels. Les trois plaignants résident à moins de 2,4 km du centre de données et affirment que l'entreprise n'a pas pris les mesures nécessaires pour insonoriser le site.

    « Le plaignant, Garret Ostergaard, a déclaré qu’il travaillait auparavant pendant le troisième quart de travail, mais qu’il avait dû passer au deuxième quart en raison du bruit constant qui perturbait son sommeil. Il a indiqué que le bruit était présent jour et nuit et que des lumières vives provenaient de l’établissement », indique un document judiciaire.

    La plainte cite également un article de presse local, qui rapporte : « Beth Kane, une habitante vivant à un mile du centre de données du défendeur, a déclaré : "C’est un cauchemar. J’habite là depuis cinq ans. Je veux partir. Ce n’est plus agréable. J’ai des maux de tête. Nous faisons tourner des ventilateurs pour couvrir le bruit la nuit." »

    La plainte demande au tribunal d’obliger Microsoft à accorder des réparations, notamment le versement de dommages-intérêts pour avoir causé « la perte de jouissance et la diminution de la valeur des biens immobiliers ».

    Microsoft avait précédemment déclaré aux médias locaux qu’elle avait pris connaissance des plaintes concernant le bruit après avoir organisé une séance publique de questions-réponses au sujet du centre de données. « L’entreprise reste déterminée à être un bon voisin dans le sud-est du Wisconsin et à travailler en étroite collaboration avec ses partenaires locaux et régionaux alors qu’elle évalue la poursuite de sa croissance dans la région », a également écrit Microsoft dans un article de blog.

    Malgré cela, les États-Unis font face à une opposition publique croissante concernant les coûts liés à l’IA, notamment la hausse des prix de l’énergie et les craintes de pertes d’emplois futures dues à l’automatisation.

    Annonce de Microsoft

    Le 23 juin 2026, Microsoft a annoncé avoir achevé et mis en service son premier centre de données à Mount Pleasant, dans le Wisconsin. Le communiqué de Microsoft est présentée ci-dessous :

    « Microsoft Corp. a annoncé mardi avoir achevé la construction de son premier centre de données dans le village de Mount Pleasant, après avoir mis les équipements en service et mené les opérations de démarrage en avril. Le site est désormais pleinement opérationnel, ce qui marque une étape importante dans l'investissement continu de l'entreprise dans le sud-est du Wisconsin.

    Annoncée en mai 2024, cette installation a été achevée avant la date prévue grâce à près de 10 000 ouvriers du bâtiment qui ont contribué à sa construction au cours des deux dernières années. Actuellement, près de 550 employés à temps plein travaillent sur le site pour assurer le bon fonctionnement de cette première installation. Microsoft et ses sous-traitants recrutent activement et s'attendent à ce que ce nombre continue d'augmenter au fil du temps.

    « Avec notre centre de données de Fairwater désormais pleinement opérationnel, le Wisconsin abrite désormais le supercalculateur le plus puissant au monde », a déclaré Brad Smith, vice-président et président de Microsoft. « Ce campus contribuera à stimuler la prochaine génération d’innovations en matière d’IA à l’échelle mondiale et offrira des perspectives économiques à long terme au niveau local grâce à la création de centaines d’emplois hautement qualifiés et à des investissements continus dans la région. »

    « Il s’agit d’une étape historique pour Mount Pleasant et l’ensemble du comté de Racine, puisque nous accueillons désormais l’un des campus technologiques les plus avancés au monde », a déclaré David DeGroot, maire de Mount Pleasant. « La décision de Microsoft d’investir ici fait de notre communauté un pôle d’innovation et de progrès. À mesure que ce campus continuera de se développer, il créera des opportunités durables pour les habitants, renforcera notre économie régionale et contribuera à assurer le succès à long terme du Wisconsin. »

    Nom : microsoft centre de donnees wisconsin.png
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    Microsoft estime que l'entreprise aura dépensé 4,7 milliards de dollars entre 2024 et 2028 au niveau local pour la construction d'infrastructures hyperscale dans le Wisconsin. L'entreprise s'est approvisionnée directement auprès de 29 entreprises réparties dans 11 comtés du Wisconsin, avec des retombées qui touchent de nombreuses autres entreprises locales par le biais des réseaux de fournisseurs, de la sous-traitance, de la logistique et des besoins en services connexes. Parmi ces achats directs figurent des fournisseurs du secteur de la construction dans le comté de Racine, des entrepreneurs et des fabricants de structures métalliques dans les comtés d’Outagamie et de Marathon, des fabricants d’équipements électriques dans les comtés de Rock et de Columbia, ainsi que des fabricants de machines dans le comté de La Crosse.

    La construction du deuxième site de Microsoft à Mount Pleasant, situé juste à côté du premier, est en cours. Les travaux actuels portent notamment sur la mise en place des fondations, le montage de la charpente métallique et la pose des réseaux souterrains. L'achèvement de ce site est prévu pour 2028. Lorsque le deuxième site sera pleinement opérationnel, l'entreprise prévoit que le nombre d'employés à temps plein dans le village passera à environ 800, l'extension vers le nord devant en ajouter plusieurs centaines supplémentaires.

    « Je suis très fier du travail accompli par nos membres pour construire ce site », a déclaré Michael Ervin, directeur de l’organisation de la section locale 139 de l’Operating Engineers. « Dès le premier jour, ils ont contribué à sa construction en toute sécurité, avec professionnalisme et en tirant fierté de leur métier. Il ne s’agit pas d’un projet de construction ordinaire : nos membres ont la chance de travailler sur certaines des infrastructures les plus avancées, et ces compétences et cette expérience leur serviront tout au long de leur carrière. »

    L'entreprise reste déterminée à être un bon voisin dans le sud-est du Wisconsin et à travailler en étroite collaboration avec ses partenaires locaux et régionaux, tout en évaluant les perspectives de croissance continue dans la région. L'engagement de Microsoft en faveur d'une infrastructure d'IA axée sur la communauté continue de guider le développement de son centre de données dans le Wisconsin, garantissant ainsi que cette infrastructure soit mise en place en partenariat avec les communautés locales et qu'elle génère des emplois, des investissements économiques et des retombées positives pour la région.

    Microsoft développe des plateformes et des outils basés sur l'IA afin de proposer des solutions innovantes qui répondent aux besoins en constante évolution de ses clients. L'entreprise technologique s'engage à rendre l'IA accessible au plus grand nombre et à le faire de manière responsable, avec pour mission de donner à chaque personne et à chaque organisation de la planète les moyens d'aller plus loin.

    »

    Cette affaire illustre clairement les tensions persistantes entre l'expansion rapide des infrastructures numériques et leur acceptation par les communautés locales. Microsoft a lui-même reconnu cette difficulté lorsque l'un de ses avocats a déclaré : « Personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin. » Cet aveu témoigne à la fois de l'arrogance et du malaise d'une industrie qui peine à concilier puissance technologique, impératifs écologiques et acceptation sociale. Derrière les discours sur le « cloud propre » et l'« IA responsable », la réalité des serveurs chauffants, des nappes phréatiques pompées et des villages en révolte devient de plus en plus difficile à dissimuler.


    Sources : Microsoft, Plainte des habitants du Wisconsin

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative des habitants du Wisconsin crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    L'immense centre de données IA de Meta a contaminé le réseau d'eau potable d'une ville avec des bactéries mortelles, ce qui a attisé la colère du public à l'égard des centres de données IA

    Un comté comptant 37 centres de données demande aux écoles de « faire des économies d'électricité » pour faire face à la hausse drastique des coûts de l'énergie provoquée par l'appétit énergétique de l'IA

    Les centres de données causent des dommages cachés à l'environnement et à la santé publique, ce qui coûte 25 milliards de dollars à l'économie chaque année, mais de nouveaux projets continuent de voir le jour
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  15. #235
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    c'est comme avec les touristes ou les airbnbs, les locaux veulent bien leurs argents mais pas les contre partie.
    les entreprises et salariés locaux se sont bien gavés, les mairies se gavent d’impôts locaux, mais une fois le datacenter construit et l'argent de MS donné finalement non

    Heureusement le monde est vaste, pour le tourisme je vais désormais plus que la ou je serais le bienvenue, on prends mon argent et on m'offre des expériences à la hauteurs, d'ailleurs ce sont souvent des endroits pas très cher, je vais cette été en Ouzbékistan par exemple. Pour les usines et les datacenters, je ne doute pas que pleins de villes/pays seront content de les avoirs. A Singapour nous avons par exemple avons tous les acteurs de semi conducteurs... qui ont fuit l'europe en 50ans.

    Si les usa sont pas capable de construire des datacenters, le mexique, canada ou d'autres voisins se feront une foies de les construire. Le Venezuela peut etre, désormais enfin débarrassé de leurs président baron de la drogue.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  16. #236
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    Si les usa sont pas capable de construire des datacenters, le mexique, canada ou d'autres voisins se feront une foies de les construire....
    Il va falloir aller dire ça aux habitants de Quilicura au Chili...


    Chili : asséché par les data centers | ARTE Reportage (2025)

    Durée: 25'
    [1]

    29 déc. 2025 #reportage #arte #sécheresse
    Reportage disponible jusqu'au 02/11/2028

    Au Chili, l’eau disparaît. Pas seulement à cause de la sécheresse, mais aussi du cloud. Ce nuage qui n’amène jamais de pluie. Dans la banlieue nord de Santiago, les marais s’assèchent, les nappes phréatiques se vident et les paysans se retrouvent contraints de migrer.

    En cause : les data centers, ces usines du numérique qui font tourner l’intelligence artificielle mondiale. Pour refroidir leurs serveurs, les géants de la tech pompent des millions de litres chaque jour – dans un pays frappé par une sécheresse endémique depuis plus d’une décennie. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement chilien vient d’approuver l'an passé, le plan national des data centers qui envisage de multiplier par trois le nombre de centre de données sur l'ensemble du territoire. De trente-trois aujourd'hui, le Chili comptera dans quelques années une centaine de data centers, faisant du pays le hub numérique le plus dense d’Amérique latine.
    À travers le combat d'artisans vivant des ressources du marais de Quilicura près de la capitale Santiago, mais aussi celui d’activistes du climat, de familles d’agriculteurs et de réfugiés climatiques contraints de s’exiler, une bataille bien plus vaste se joue. Celle d’une transition numérique mondialisée qui s’implante dans les territoires fragiles, souvent au détriment des populations locales et des équilibres écologiques.

    #sécheresse #reportage #arte

    Reportage, 2025

    https://www.arte.tv/fr/videos/128630...-data-centers/
    Chili : asséché par les data centers - Regarder le documentaire complet | ARTE

    • Réalisation: Pierre Morel
    • Auteur.e: Pierre Morel
    • Image: Pierre Morel, Ariel Marinkovic
    • Montage: Thibault Leclerc
    • Production: Hikari Films
    • Producteur/-trice: Frédéric Lafont
    • Fixeur: Mauricio Rabuffetti
    • Pays: France
    • Année: 2025

    & un article trouvé sur la toile:

    https://jiec.fr/zone-humide-de-quili...-de-lhumanite/
    Zone humide de Quilicura*: un espace vital pour la survie des communautés et de l'humanité

    Par Julie, 9 janvier 2025

    Lorsqu'Elisa Muñoz Méndez se souvient de l'endroit où elle est née et a grandi, dans la commune de Quilicura, elle est émue en parlant des paysages qui entouraient sa maison. « Pour moi, les zones humides étaient comme le prolongement de ma terrasse. Je parle d'un Chili qui n'existe plus et d'une commune entièrement agricole », explique cet artisan textile et vannier qui vit dans le nord de la capitale chilienne, Santiago.

    Aujourd'hui, cette partie de la ville est une plaque tournante où convergent le développement industriel, immobilier et agricole et coexiste avec plusieurs décharges informelles qui entourent la zone humide de Quilicura, la plus grande de la région et la deuxième au niveau national. Les experts disent qu'il s'agissait d'une zone humide préhistorique, faisant partie d'une lagune asséchée et aujourd'hui réduite à ces vestiges...
    https://jiec.fr
    Jiec : Sauvons la planète !

    [1]
    Merci à _toma_ ici
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    Par défaut New York impose le premier gel à l'échelle de l'État du pays concernant les centres de données « hyperscale »
    New York impose le premier gel à l'échelle de l'État concernant les centres de données « hyperscale » : « Les centres de données risquent de faire grimper les factures d'énergie », déclare la gouverneure

    La gouverneure de New York, Kathleen Hochul, impose le tout premier gel à l'échelle de l'État du pays concernant les nouveaux centres de données « hyperscale ». Hochul suspend les autorisations environnementales délivrées au niveau de l’État pour une durée « pouvant aller jusqu’à » un an, afin de donner à l’État le temps de mettre en place un cadre visant à protéger l’environnement, le réseau électrique et les factures d’électricité des New-Yorkais. Cette initiative intervient alors que les centres de données font l’objet d’une forte opposition.

    L'expansion fulgurante des centres de données pour l'IA génère des coûts environnementaux et sanitaires occultes s'élevant à 25 milliards de dollars par an. La consommation électrique massive de ces infrastructures entraîne une pollution atmosphérique accrue, provoquant des maladies graves et une mortalité prématurée au sein des populations locales. Les craintes des communautés locales portent également des sujets quotidiens tels que l'emploi, le coût des soins de santé, les factures d'énergie, etc. De plus en plus de voix appellent à un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données, bien que 40 % des chantiers prennent du retard.

    Kathleen Mary Hochul est une femme politique et avocate américaine qui occupe depuis 2021 le poste de 57e gouverneur de l’État de New York. Membre du Parti démocrate, elle est la première femme à occuper ce poste. Lors de l’élection du gouverneur de New York en 2014, le gouverneur Andrew Cuomo a choisi Hochul comme colistière ; après leur victoire, Hochul a pris ses fonctions de lieutenante-gouverneure. Cuomo et Hochul ont été réélus en 2018. Hochul a pris ses fonctions de gouverneure de New York le 24 août 2021, après la démission de Cuomo suite à des accusations de harcèlement sexuel. Elle a remporté un mandat complet lors de l'élection de 2022 face au représentant républicain Lee Zeldin, à l'issue de l'élection au poste de gouverneur de New York la plus serrée depuis 1994.

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    La gouverneure de New York, Kathleen Hochul, impose le tout premier gel à l'échelle de l'État du pays concernant les nouveaux centres de données « hyperscale ». Hochul suspend les autorisations environnementales délivrées au niveau de l’État pour une durée « pouvant aller jusqu’à » un an, afin de donner à l’État le temps de mettre en place un cadre visant à protéger l’environnement, le réseau électrique et les factures d’électricité des New-Yorkais, a indiqué son cabinet. Les collaborateurs de Hochul ont précisé aux journalistes que cette suspension s’appliquerait aux centres de données dont la consommation électrique est égale ou supérieure à 50 mégawatts.

    « Alors que le développement des centres de données menace de faire grimper les factures d’électricité, d’épuiser nos ressources naturelles et de créer de l’incertitude pour les New-Yorkais, il est de ma responsabilité d’agir et de montrer la voie », a déclaré la gouverneure dans un communiqué écrit. « New York montrera la voie en établissant les normes les plus strictes du pays en matière de développement des centres de données, afin de garantir que lorsque les entreprises prospèrent grâce à New York, les New-Yorkais en profitent également », a-t-elle ajouté.

    Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la taille et la consommation électrique des centres de données peuvent varier considérablement. L’AIE précise que les centres de données « conventionnels » peuvent consommer entre 10 et 25 mégawatts, tandis qu’un centre de données « hyperscale, axé sur l’IA » peut consommer 100 mégawatts ou plus. L’annonce de Hochul fait suite à l’adoption, le mois dernier, par l’Assemblée législative de l’État de New York d’un moratoire d’un an. Ce projet de loi bloquerait les autorisations d’implantation de centres de données « hyperscale », définis comme ceux dont la charge de pointe dépasse 20 mégawatts.

    On ignore encore si la gouverneure compte signer ce projet de loi ou y opposer son veto. Les collaborateurs de Mme Hochul ont indiqué que son cabinet avait besoin de plus de temps pour examiner le texte et y travailler avec l’Assemblée législative.


    Les collaborateurs ont ajouté que, dans ce contexte, une mesure exécutive constituait le moyen le plus rapide d’obtenir des résultats. Cette mesure restera en vigueur pendant un an au maximum, ont précisé les collaborateurs, le bureau de la gouverneure travaillant à l’élaboration d’un cadre réglementaire portant sur l’impact environnemental des centres ainsi que sur leurs répercussions tant sur la qualité que sur la quantité de l’eau.

    L’État cherchera également à faire contribuer ces centres à un fonds destiné au réseau électrique et mettra en place un cadre de fonds d’investissement pour aider les collectivités locales à négocier leurs propres accords. Kathleen Hochul devrait également soutenir la suppression de l’exonération de la taxe sur les ventes dont bénéficient les grands centres de données, bien que cela nécessite une intervention de l’assemblée législative de l’État.

    Cette initiative intervient alors que les centres de données font l’objet d’une forte opposition. Ces installations, très gourmandes en énergie, peuvent avoir des répercussions environnementales importantes, et leur forte consommation d’électricité risque également d’alourdir la facture d’électricité des Américains et de déstabiliser le réseau électrique. En réponse, plusieurs municipalités ont gelé la construction de nouveaux centres de données sur leur territoire, mais aucun État ne l’a fait. L’assemblée législative du Maine a récemment adopté un moratoire, mais la gouverneure Janet Mills y a opposé son veto car il ne prévoyait pas d’exception pour un projet déjà en cours.

    Plusieurs législateurs progressistes au niveau fédéral, dont le sénateur Bernie Sanders et la députée Alexandria Ocasio-Cortez, ont soutenu cette initiative en faveur d’un moratoire et appellent à un arrêt national de la construction de centres de données. Ils ont récemment été rejoints par une figure clé du courant dominant, le député Frank Pallone Jr., principal démocrate de la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants.


    L'opposition aux centres de données a atteint un niveau record en 2026, les opposants ayant réussi à bloquer ou à retarder des projets d'une valeur de près de 130 milliards de dollars au cours du premier trimestre, selon une étude de Data Center Watch. L'organisation a également révélé dans son rapport que le nombre de groupes d'opposition actifs avait doublé par rapport à l'année précédente, pour atteindre 833 dans 49 États. Cette tendance met en évidence les obstacles de plus en plus importants auxquels se heurte l'expansion des infrastructures d'intelligence artificielle (IA) aux États-Unis.

    Face à cette levée de boucliers, plusieurs grandes entreprises technologiques ont signé en mars un engagement volontaire auprès de la Maison Blanche, s’engageant à prendre en charge les hausses de prix subies par les consommateurs et causées par leurs centres de données. Ces centres de données sont essentiels à l’IA, car ils fournissent la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement et au développement de cette technologie. Mais l’énorme demande générée par l’essor de l’IA a entraîné une course à la construction rapide de nouveaux centres de données, qui se heurte à une réalité complexe sur le terrain.

    Source : Annonce de Kathleen Hochul

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette initiative est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Un comté comptant 37 centres de données demande aux écoles de « faire des économies d'électricité » pour faire face à la hausse drastique des coûts de l'énergie provoquée par l'appétit énergétique de l'IA

    « La vague de rejet de l'IA ne fait que commencer » : elle entrave les projets de centres de données et menace la souveraineté technologique, laissant les États à la recherche de solutions équilibristes

    Des images satellites et prises par des drones révèlent d'importants retards dans la construction de centres de données aux États-Unis, près de 40 % des projets prévus pour cette année sont compromis
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

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