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Hardware Discussion :

Meta veut rendre ses lunettes connectées dotées d'IA un peu moins « terrifiantes »


Sujet :

Hardware

  1. #101
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    Par défaut Des lunettes connectées sont utilisées par des adolescents lors des harcèlements de filles
    Des ados portent des lunettes connectées pendant qu’ils harcèlent des filles. Les vidéos montrant des individus utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer à leur insu des personnes se multiplient en ligne

    La reconnaissance faciale a toujours fait l’objet de controverse car elle pose de graves risques pour la vie privée, menace l'anonymat dans l'espace public, présente des biais discriminatoires et permet une surveillance de masse par les États ou les entreprises. Les Ray-Ban de Meta c’est de la reconnaissance faciale mobile (c’est-à-dire accrochée au nez de tous ceux qui portent ces lunettes) et en cela constituent un vecteur additionnel de diffusion des inconvénients de la reconnaissance faciale. C’est ce que confirme la multiplication de plaintes de femmes qui retrouvent des vidéos d’elles sur Internet postées par leurs harceleurs.

    Beth avait 17 ans lorsqu’elle s’est faite harcelé par un individu, filmée à son insu par ce dernier et a ensuite découvert une vidéo de l’interaction en ligne

    « J’étais vraiment effrayée. J’étais proche des larmes lorsqu’il est parti. Je suis rentrée chez moi et j’ai fondu en larmes devant mes parents », rapporte d’elle de la suite de son interaction avec un individu qui l’a approchée, l’a harcelée, filmée à son insu à l’aide de ses Ray-Ban et ensuite posté la vidéo en ligne.

    Le « harceleur » anime une page instagram sur laquelle on retrouve d’autres vidéos sur la façon d’aborder une femme. C’est sa façon d’appâter les individus intéressés par une formation en la matière.


    Tallua Omioaju a de même reçu de la part de proches une vidéo d’elle, avec déjà 200 000 vues sur les réseaux sociaux, postée par un individu qui l’a filmée à son insu à l’aide de lunettes connectées


    Certains rapports font état de ce que des adolescents s’en servent pendant qu’ils harcèlent. Des vidéos montrent des élèves utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer leurs camarades de classe et le personnel

    Une enquête menée a révélé l’existence d’un grand nombre de vidéos enregistrées dans des collèges et lycées à l’aide de lunettes connectées — presque toujours les Ray-Ban de Meta et partagées sur les réseaux sociaux TikTok et Instagram. Ces enregistrements ont lieu dans les couloirs, les cantines et les salles de classe, et montrent des interactions avec d’autres élèves ainsi qu’avec le personnel et les enseignants.

    La plupart des comportements filmés relèvent clairement du harcèlement et de l’intimidation. Ces vidéos sont souvent tournées à l’insu des personnes concernées et sans leur consentement, puis mises en ligne pour les humilier davantage. La plupart des vidéos filmées avec des lunettes connectées ont été enregistrées par des adolescents de sexe masculin et leur comportement inapproprié visait très majoritairement des filles.

    Dans certains extraits, ni les camarades de classe des garçons ni les enseignants ne semblent se rendre compte qu’ils sont filmés. Dans d’autres, ils s’en rendent compte et expriment leur frustration et leur détresse, indiquant clairement qu’ils ne souhaitent pas apparaître dans la vidéo.

    Dans une vidéo, un élève s’est même filmé en train de glisser son smartphone dans l’une des pochettes que les établissements scolaires utilisent pour confisquer les téléphones pendant les cours — ce qui suggère que les lunettes connectées sont utilisées par les élèves dans des espaces où les enseignants cherchent à limiter l’utilisation des appareils électroniques.

    D’autres élèves ont continué à filmer alors même que les enseignants les surprenaient en train de filmer en classe, dans des interactions qu’ils ont également publiées en ligne.

    En réalité, les lunettes connectés permettent à l'entreprise derrière (Meta et autres) d'espionner tout la vie de celui qui les porte, porteur pouvant lui-même violer la vie privée de ceux qu'il regarde en les filmant à leur insu.

    Une enquête soulève un angle bien plus préoccupant encore : le contenu capturé par les lunettes est régulièrement visionné par des travailleurs humains, en sous-traitance, chargés d'annoter les données pour entraîner les modèles d'IA de Meta. Ces annotateurs ont accès à des images qui peuvent inclure des scènes très intimes — des personnes se déshabillant, des situations médicales, des moments captés dans des espaces que leurs occupants croyaient protégés.

    Ce n'est pas une pratique isolée dans le secteur. Amazon, Apple et Google ont tous été épinglés pour des pratiques similaires avec leurs assistants vocaux. Mais dans le cas des lunettes connectées, la dimension visuelle ajoute une couche de vulnérabilité inédite. Un enregistrement vocal accidentel déclenché par une fausse reconnaissance du mot-clé est déjà problématique ; une image captée dans une salle de bain ou un cabinet médical l'est bien davantage.

    En avril 2025, Meta a révisé sa politique de confidentialité pour les Ray-Ban Meta, en activant par défaut les fonctionnalités d'IA incluant la caméra. L'entreprise assure que les photos et vidéos restent stockées localement sur le téléphone de l'utilisateur et ne servent à l'entraînement de l'IA qu'en cas de partage explicite vers les services cloud. Mais les enregistrements vocaux déclenchés par « Hey Meta » sont, eux, stockés dans le cloud par défaut et peuvent être conservés jusqu'à un an.

    Les algorithmes d'annotation génèrent des erreurs — et c'est là qu'intervient le regard humain des sous-traitants, parfois sans que les frontières entre consentement et exploitation des données ne soient clairement établies.

    Meta a confirmé à la BBC qu'il partageait « parfois » avec des sous-traitants le contenu que les utilisateurs partagent avec son chatbot Meta AI, afin qu'ils l'examinent « dans le but d'améliorer l'expérience des utilisateurs », comme le font de nombreuses autres entreprises. « Ces données sont d'abord filtrées afin de protéger la vie privée des personnes », indique le communiqué de Meta, citant comme exemple le floutage des visages sur les images.

    La politique de confidentialité de Meta pour les appareils portables stipule que les photos et vidéos prises avec ses lunettes Ray-Ban sont envoyées à Meta « lorsque vous activez le traitement cloud, interagissez avec le service Meta AI sur vos lunettes ou téléchargez vos médias vers certains services fournis par Meta (comme Facebook). Vous pouvez modifier vos choix concernant le traitement cloud de vos médias à tout moment dans les paramètres ».

    La politique de confidentialité de Meta stipule également que les vidéos et les fichiers audio provenant des diffusions en direct enregistrées avec les lunettes connectées Ray-Ban sont envoyés à Meta, tout comme les transcriptions textuelles et les enregistrements vocaux créés par le chatbot de l'entreprise.

    « Nous utilisons l'apprentissage automatique et des évaluateurs formés pour traiter ces données afin d'améliorer, de dépanner et de former nos produits. Nous partageons ces informations avec des fournisseurs et prestataires de services tiers afin d'améliorer nos produits. Vous pouvez accéder aux enregistrements et aux transcriptions associées et les supprimer dans l'application Meta AI », indique la politique de confidentialité de Meta sur les lunettes.


    Une riposte s'organise contre les lunettes connectées

    L'Electronic Frontier Foundation (EFF) a publié une déclaration concernant les lunettes connectées, mettant en garde toute personne ayant le moindre souci de confidentialité numérique contre leur achat. Et il ne s'agit pas seulement de groupes de défense ; des interdictions pures et simples se profilent, notamment de la part d’une compagnie de croisière populaire et du College Board, qui classe ces lunettes intelligentes parmi les outils de tricherie.

    Si la contestation n'a pas encore atteint son paroxysme, elle s'oriente clairement dans cette direction, et Meta, pour sa part, n'a même pas pris acte de ces préoccupations, sans parler de tenter d'y répondre de manière constructive. D'un côté, cela n'a rien de surprenant. Meta est une entreprise qui s'est fait un nom en s'appropriant les données des utilisateurs, souvent au détriment des personnes qui ont rendu ses services précieux au départ.

    D'un autre côté, cela semble d'une certaine manière encore plus irrespectueux que d'habitude. Meta parie peut-être sur le fait que la réputation de ses lunettes connectées, considérées comme une menace pour la vie privée, finira par s'estomper, et que les consommateurs continueront à utiliser ses produits comme d'habitude. Cela a largement fonctionné avec Facebook et Instagram ; pourquoi les lunettes connectées seraient-elles donc différentes ?

    Mais les Ray-Ban ne sont pas des réseaux sociaux, et le fait est que les lunettes connectées restent un objet que très peu de gens possèdent et dont encore moins de gens ressentent le besoin. Du point de vue des consommateurs, les lunettes connectées sont vulnérables et faciles à écarter. Si les gens décidaient demain qu’ils ne voulaient pas acheter une paire fabriquée par Meta ou par une autre marque, les ventes s'effondreraient rapidement.

    Et vous ?

    Pour ou contre le port de lunettes connectées dans les espaces publics ?
    Partagez-vous les avis selon lesquels ces lunettes devraient être purement et simplement interdites ?

    Voir aussi :

    7 millions de lunettes connectées Ray-Ban de Meta déjà vendues, zéro loi fédérale sur la reconnaissance faciale : la fenêtre réglementaire est en train de se refermer définitivement

    Glasshole 2.0 : la décision de Meta de partager avec des tiers des images intimes filmées par ses lunettes Ray-Ban suscite des craintes plus alarmantes que celles qui ont provoqué l'échec des Google Glass

    Pensez-y deux fois avant d'acheter ou d'utiliser les Ray-Ban de Meta : si vous envisagez d'acheter des lunettes connectées, vous ne serez pas le seul à pouvoir voir et entendre vos enregistrements, selon l'EFF
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  2. #102
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    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici.

    Concernant les atteintes à la vie privée, il y a un vrai sujet, comme pour la vidéosurveillance de l’État.

  3. #103
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    Partagez-vous les avis selon lesquels ces lunettes devraient être purement et simplement interdites ?
    Un grand OUI!!!!!!!!!!!!!!!

    Déjà parce que c'est une invitation à la violation de la vie privée... Mais il y a pire encore... C'est une invitation à la connerie et aux actions illicites!!!

    Sans ces lunettes, on a déjà droit à une avalanche de vidéos du genre: "Le crétin qui roule à contre-sens sur l'autoroute à 200 km/h", "La bande de crétins qui se mettent à 30 pour tabasser le petit de l'école", "La bande de crétins qui se mettent à 10 pour voler le blouson ou le smartphone de x ou y"

    On va donc avoir droit aux viols filmés? Aux assassinats en direct? Aux pyromanes mettant le feu aux forêts? Et toutes les autres joyeusetés qui sont permises par l'approche "filmer en main libre"?

    Vous pouvez chercher longtemps, il n'existe pas une seule activité sérieuse qui nécessite des lunettes connectées!

  4. #104
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici
    Faux! Ces lunettes connectées sont une incitation à harceler comme à passer à l'acte dans toutes une série de délits juste pour se faire "mousser" sur les réseaux sociaux...

    Et oui, la majorité des gens ne sont pas des "Einstein" mais bien d'immenses crétins et bien souvent des délinquants!!!

  5. #105
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    Sans ces lunettes, on a déjà droit à une avalanche de vidéos du genre: "Le crétin qui roule à contre-sens sur l'autoroute à 200 km/h"
    Tu inverses complètement les rôles. Filmer, c'est inoffensif. Rouler à contresens à 200 km/h, c'est un délit. Le problème n'a jamais été la caméra, c'est le mec au volant.

    C'est comme vouloir interdire les voitures parce que certains conduisent bourrés. On s'attaque à l'outil au lieu de s'attaquer au vrai coupable.

    Remet toi en question c'est comme si tu défend un violeur et accuse une victime

  6. #106
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    Citation Envoyé par Syhard Voir le message
    Tu inverses complètement les rôles. Filmer, c'est inoffensif. Rouler à contresens à 200 km/h, c'est un délit. Le problème n'a jamais été la caméra, c'est le mec au volant.

    C'est comme vouloir interdire les voitures parce que certains conduisent bourrés. On s'attaque à l'outil au lieu de s'attaquer au vrai coupable.

    Remet toi en question c'est comme si tu défend un violeur et accuse une victime
    Faux!

    Quand on fournit un marteau, l'outil est destiné à planter des clous... Un taré peut utiliser ce même marteau pour taper sur la tête de son voisin... C'est lui qui est responsable de cet acte délictueux et pas le fabricant du marteau...

    A la différence du marteau, les lunettes connectées ne sont pas destinées à réaliser une activité licite... Les lunettes connectées ne permettent qu'une seule chose: Violer la loi!!!

    Et oui, mon bon monsieur qui conseille aux autres ce qu'il devrait s'appliquer à lui-même: On ne peut filmer ou enregistrer quelqu'un qu'après lui avoir demandé son autorisation explicite ou en prenant les mesures pour que la personne enregistrée soit rendue anonyme... Les lunettes connectées ne permettent ni le premier point, ni ne mettent en oeuvre le 2ème point...


    Le fabricant des lunettes connectées est donc responsable et viole les lois appliquées dans l'ensemble des pays du continent européen!

  7. #107
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message

    Et oui, mon bon monsieur qui conseille aux autres ce qu'il devrait s'appliquer à lui-même: [B]On ne peut filmer ou enregistrer quelqu'un qu'après lui avoir demandé son autorisation explicite ou en prenant les mesures pour que la personne enregistrée soit rendue anonyme... Les lunettes connectées ne permettent ni le premier point, ni ne mettent en oeuvre le 2ème point...

    Dans l'espace public filmer est parfaitement légal sans demander l'accord de qui que ce soit, c'est exactement comme les gens avec une GoPro sur les pistes de ski ou leur smartphone dans la rue pour un usage perso t'as zéro obligation de faire signer une décharge ou de flouter les gens

    L'autorisation ou le floutage c'est uniquement si tu diffuses publiquement la vidéo sur les réseaux et qu'une personne est clairement le sujet principal pas quand elle passe juste en arrière-plan

  8. #108
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    Citation Envoyé par Syhard Voir le message
    Dans l'espace public filmer est parfaitement légal sans demander l'accord de qui que ce soit, c'est exactement comme les gens avec une GoPro sur les pistes de ski ou leur smartphone dans la rue pour un usage perso t'as zéro obligation de faire signer une décharge ou de flouter les gens
    L'autorisation ou le floutage c'est uniquement si tu diffuses publiquement la vidéo sur les réseaux et qu'une personne est clairement le sujet principal pas quand elle passe juste en arrière-plan
    Pouvez-vous documenter votre affirmation ? Normalement cela s'applique dès la captation, c'est à dire l'enregistrement, même sans diffusion à des tiers. Voir mon message ci-dessus n° #73 (lien) qui renvoie sur une synthèse juridique sur le sujet.
    Ensuite, il y a des jurisprudences que certains revendiquent, sur le fait qu'à partir d'un certain nombre de personnes sur le cliché, cela n'est pas atteinte à la vie privée, même en lieu public. C'est ensuite au juge d'apprécier s'il y a eu intention ou non de porter atteinte à la vie privée... Mais je ne suis pas juriste.

  9. #109
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    Citation Envoyé par Syhard Voir le message
    Dans l'espace public filmer est parfaitement légal sans demander l'accord de qui que ce soit, c'est exactement comme les gens avec une GoPro sur les pistes de ski ou leur smartphone dans la rue pour un usage perso t'as zéro obligation de faire signer une décharge ou de flouter les gens

    L'autorisation ou le floutage c'est uniquement si tu diffuses publiquement la vidéo sur les réseaux et qu'une personne est clairement le sujet principal pas quand elle passe juste en arrière-plan
    Faux!!!

    En France, il n'existe pas de notion de "sujet principal" ou non...

    Il est interdit de filmer une personne sans sa permission dans un lieu privé. Dans un lieu public, c'est parfois permis de filmer, mais diffuser l'image sans accord reste interdit.
    Et pour info:

    1. Le terme "parfois" ne signifie pas "toujours"!!!

    2. Le terme "reste interdit" veut bien dire "interdit"

    ---

    En Suisse, il n'y a pas de différence entre un lieu privé ou public: Le droit à sa propre image est protégé par l'article 28 du Code civil suisse (CC): Toute personne identifiable sur une vidéo constitue une donnée personnelle. Il est interdit de la filmer ou de diffuser les images sans son consentement exprès...

    ---
    Chaque pays protège le droit à sa propre image même si il y a des variantes d'une loi à l'autre

  10. #110
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    Le probleme c'est pas les lunettes, c'est l'education...

  11. #111
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    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici.
    Totalement d'accord

    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Concernant les atteintes à la vie privée, il y a un vrai sujet, comme pour la vidéosurveillance de l’État.
    Là non, je ne suis pas d'accord.
    J'ai été très content lorsqu'une vidéo-surveillance dans ma ville a permis d'identifier et appréhender un individu dangereux qui a mis en danger la vie d'enfants.
    Il en faudrait plus et tu as le droit d'accès à ces vidéos.
    Tutoriels OpenGL
    Je ne répondrai à aucune question en MP
    - Si c'est simple tu dis que c'est compliqué et tu le fait
    - Si c'est compliqué tu dis que c'est simple et tu le sous-traite ou le fait faire par un stagiaire.

  12. #112
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    Par défaut Meta veut rendre ses lunettes connectées dotées d'IA un peu moins « terrifiantes »
    Meta veut rendre ses lunettes connectées dotées d'IA un peu moins « terrifiantes » en limitant les enregistrements sans consentement
    certains pays menacent d'interdire ces « lunettes de pervers »

    Meta déploie une mise à jour logicielle pour ses lunettes connectées afin d'empêcher les utilisateurs de dissimuler le voyant lumineux pendant un enregistrement vidéo. Cette mesure technique vise à garantir que les passants soient avertis d'une capture en cours, répondant aux critiques sur les enregistrements non consentis. Meta fait face à d'importantes pressions réglementaires en Europe, où certains pays envisagent une interdiction totale du produit. Parallèlement, une action collective aux États-Unis accuse Meta de tromperie concernant la confidentialité des données. Ces « lunettes de pervers » ont ouvert la voie à de nombreuses formes d'abus.

    Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta ont connu un succès fulgurant ces dernières années. Cependant, elles jouissent également d'une mauvaise réputation en raison des abus, notamment les enregistrements sans consentement pouvant donner lieu à du chantage. La controverse est telle que les détracteurs ont surnommé ces appareils « lunettes de pervers », un surnom péjoratif qui illustre le climat d'insécurité sociale qu'ils ont introduit.

    Meta tente désormais d'apporter plus de sécurité. L'entreprise a déployé une mise à jour logicielle pour ses lunettes afin de limiter les enregistrements non consentis. Ce correctif technique vise à combler une faille de sécurité majeure que certains utilisateurs malveillants exploitaient pour filmer à l'insu d'autrui.

    Auparavant, l'enregistrement était bloqué si un autocollant cachait la LED dès le départ. Mais il suffisait de lancer la vidéo d'abord, puis de couvrir le voyant ensuite, pour contourner cette limite. Selon Alex Himel, vice-président exécutif des technologies portables (wearable technology) chez Meta, la nouvelle mise à jour garantit que « l'appareil photo cesse désormais de fonctionner si le voyant est masqué pendant un enregistrement ».

    Pression réglementaire et campagnes de relations publiques

    L'objectif affiché par l'entreprise est de faire en sorte que « le voyant de capture puisse avertir de manière fiable les personnes aux alentours lorsque des photos ou des vidéos sont enregistrées pour la galerie de quelqu'un ». Selon un rapport, une modification à 60 dollars des lunettes de Meta désactive leur voyant d'enregistrement protégeant la vie privée. Sur Internet, des bricoleurs proposent des services payants pour neutraliser le voyant.

    Nom : Capture d'écran 2026-08-31 170619.png
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    Alex Himel, de Meta, a minimisé l'ampleur de ces contournements : « seule une infime minorité de personnes essaie de contourner ces protections, et le fait qu'elles doivent recourir à de telles extrémités montre que nos efforts portent leurs fruits. Nous continuerons à améliorer et à faire évoluer notre approche ».

    Néanmoins, l'entreprise reconnaît elle-même dans ses communications officielles que certains utilisateurs déploient « des efforts sophistiqués pour modifier ou détruire la LED de capture » afin de filmer des personnes, en particulier des femmes, sans leur consentement. Et malgré ces correctifs de dernière minute, l'inquiétude grandit parmi les régulateurs européens, qui étudient de près les risques d'une surveillance de masse non consentie.

    L'Allemagne envisage d'interdire l'appareil à la suite d'une plainte pénale d'une association, tandis que le Comité européen de la protection des données (EDPB) publiera bientôt un rapport sur les mesures nécessaires pour s'assurer qu'aucun citoyen européen ne soit enregistré sans son accord. Pour tenter de modifier la réputation de cette « technologie flippante » et sensibiliser le public, Meta a lancé une nouvelle campagne de marketing.

    L'entreprise a déployé des panneaux publicitaires. À Los Angeles, de grands panneaux publicitaires mettent en avant une jeune fille portant les lunettes, insistant sur le message suivant : « la caméra vous permet de capturer l'instant. Le voyant permet à tout le monde autour de vous de savoir quand vous le faites ». Le panneau ajoute également que « l'appareil est conçu pour tout le monde. Pas seulement pour les personnes qui les portent ».

    Plusieurs révélations troublantes issues d'actions en justice

    Cette campagne marketing soignée est pourtant contredite par une action collective en justice de grande ampleur aux États-Unis accusant Meta de publicité mensongère et de mensonges répétés sur le respect de la vie privée. La plainte révèle que les enregistrements capturés par les appareils ne restent pas privés, mais sont en réalité envoyés à des sous-traitants au Kenya pour être analysés et entraîner les modèles de langage de Meta.

    Nom : utged.png
Affichages : 577
Taille : 375,7 Ko

    Ces annotateurs humains se retrouvent à visionner des séquences de vidéos extrêmement intimes, y compris des rapports sexuels, des visites médicales, des scènes de nudité dans des salles de bain ou encore des données sensibles comme des numéros de cartes bancaires et des messages personnels.

    L'un des exemples marquants cités dans la plainte concerne un utilisateur qui avait posé ses lunettes connectées sur sa table de chevet. L'appareil a enregistré sa femme à son insu alors qu'elle se déshabillait. Par la suite, « l'enregistrement a été envoyé à des personnes à l'autre bout du monde pour être visionnée et annotée afin d'entraîner l'IA, le tout sans que la femme sache que la vidéo d'elle avait été capturée en premier lieu ».

    L'action en justice accuse ainsi le géant de la technologie de transformer les acheteurs et leur entourage en ressources de données gratuites. La plainte indique : « les données de consommation sont extrêmement précieuses pour Meta... Meta peut exploiter les données personnelles de consommateurs non avertis ayant déjà acheté les produits, transformant les consommateurs eux-mêmes en marchandises sans qu'ils ne le sachent jamais ».

    Une stratégie d'intelligence artificielle vorace en données

    Au-delà du cas spécifique des lunettes, les critiques soulignent que la stratégie globale de Meta en matière d'IA contredit ses promesses de confidentialité. Par exemple, Meta teste actuellement un prototype de lunettes capables d'enregistrer le son en continu tout en prenant des photos toutes les quelques secondes. Ses règles de confidentialité indiquent que toute image partagée ou analysée par Meta AI peut être réutilisée pour entraîner son IA.


    Les pratiques récentes de Meta confirment sa faim insatiable de données, qu'il s'agisse de l'utilisation automatique des photos Instagram publiques des utilisateurs pour générer des images à moins d'un refus explicite de leur part, ou de l'analyse des photos de la pellicule de téléphone des utilisateurs qui n'ont jamais été partagées publiquement. L'entreprise de Mark Zuckerberg est souvent impliquée dans des scandales de violation de données.

    Ces dérives expliquent pourquoi d'autres géants de la technologie, comme Apple, ont refusé de s'associer avec Meta en raison de craintes légitimes liées à la protection des données personnelles et à la confidentialité. Ces inquiétudes, ajoutées à une information selon laquelle Meta s’apprêterait à ajouter une fonctionnalité de reconnaissance faciale à ses appareils, ont donné lieu à une campagne mondiale contre ces lunettes connectées.

    Des militants ont récemment recouvert les arrêts de bus londoniens d’affiches de publicités sauvages anti-lunettes connectées, dont l’une représentait le tristement célèbre pédophile Jeffrey Epstein portant des Ray-Ban, accompagnée du slogan « des lunettes pour ceux qui ne respectent pas le consentement ». Certains propriétaires de lunettes affirment avoir commencé à les laisser chez eux, car ils ne veulent pas être associés à des pervers.

    Un professeur allemand a développé une application appelée « Nearby Glasses », un service gratuit et open source qui détecte la présence de lunettes connectées à proximité et envoie une alerte. Certains craignent que la nouvelle mise à jour soit facilement contournée dans les jours ou semaines à venir.

    Sources : Meta, billet de blogue

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des lunettes connectées Ray-Ban de Meta ?
    Que pensez-vous de la controverse suscitée par ces appareils ? Ont-ils une fonction pertinente ?
    La nouvelle mise à jour de Meta peut-elle mettre fin aux enregistrements secrets et sans consentement ?
    Ces abus peuvent-ils être éliminés ? Ou faut-il interdire purement et simplement ces appareils portables comme certains le préconisent ?

    Voir aussi

    Une modification à 60 dollars des lunettes Ray-Ban de Meta désactive leur voyant d'enregistrement protégeant la vie privée, un amateur propose de désactiver la LED qui s'allume lorsque l'utilisateur enregistre

    Des ados portent des lunettes connectées pendant qu'ils harcèlent des filles. Les vidéos montrant des individus utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer à leur insu des personnes se multiplient en ligne

    Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers » en raison de leur utilisation abusive. Le rejet est tel que certains détenteurs ont peur de les utiliser en public

  13. #113
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    Par défaut La Norvège veut interdire les « lunettes perverses » après des plaintes pour filmer sans consentement
    La Norvège envisage d'interdire les « lunettes perverses » connectées équipées d'une caméra, après des protestations contre leur utilisation pour filmer des personnes sans leur consentement

    La Norvège envisage d'interdire les appareils portables équipés d'une caméra, qualifiés de « lunettes de pervers » par certains détracteurs, suite à la vague de critiques croissante suscitée par les lunettes connectées de Meta.Selon la ministre norvégienne de la Numérisation, le gouvernement cherche à réglementer l'utilisation des appareils portables équipés d'une caméra, tels que ceux fabriqués par Meta et Snap. L'utilisation croissante de ces dispositifs a suscité des inquiétudes parmi les défenseurs des libertés civiles concernant la vie privée et la surveillance. Aucun pays n'a encore imposé d'interdiction totale, mais plusieurs ont restreint leur utilisation dans certains contextes.

    Le marché des lunettes connectées fait face à une controverse croissante. Ces dispositifs portables sont désormais surnommés par dépit les « lunettes de pervers ». Le public rejette de plus en plus ce produit à cause de son utilisation abusive par certains hommes pour filmer des femmes à leur insu, créant un climat d'insécurité sociale. La situation est telle que certains utilisateurs craignent d'être perçus comme des prédateurs et préfèrent laisser l'appareil au placard. Alors que les législateurs tentent de réglementer ces appareils, les critiques pointent également du doigt les failles de confidentialité et l'intégration inquiétante de la reconnaissance faciale par Meta.

    Suite à la vague de critiques croissante suscitée par les lunettes connectées de Meta, la Norvège envisage d’interdire les appareils portables équipés d’une caméra, qualifiés de « lunettes de pervers » par certains détracteurs. Cette interdiction est actuellement à l’étude, le pays cherchant à réglementer la technologie controversée qui se cache derrière ces lunettes connectées. Selon une récente déclaration de la ministre norvégienne de la Numérisation, Karianne Tung, le gouvernement cherche à réglementer l’utilisation des appareils portables équipés d’une caméra, tels que ceux fabriqués par Meta et Snap. Ces appareils sont dotés de caméras, connectés à Internet et pourraient bientôt intégrer la reconnaissance faciale.

    L’utilisation croissante de dispositifs portables alimentés par l’IA et équipés de caméras, de microphones et d’une connexion Internet a suscité des inquiétudes parmi les défenseurs des libertés civiles concernant la vie privée et la surveillance. L’ajout potentiel de la reconnaissance faciale a encore intensifié la polémique, les détracteurs avertissant que ces appareils pourraient être utilisés pour surveiller les personnes sans leur consentement.


    Tung a déclaré qu’il existait une « tendance claire » à l’intégration de l’IA, de caméras et de microphones dans des appareils du quotidien tels que les lunettes, les écouteurs et les casquettes. Elle a appelé à la mise en place de mesures visant à empêcher que ces équipements ne soient utilisés pour surveiller les personnes dans les espaces publics, précisant que cela pourrait inclure l’interdiction d’utiliser la reconnaissance faciale pour identifier des personnes en public. Tung prévoit également de créer un groupe d’experts chargé de conseiller le gouvernement sur le renforcement de la protection de la vie privée.

    La controverse autour des « lunettes perverses »

    Dans le cadre d’une action de protestation contre les lunettes connectées et leur utilisation potentielle pour filmer des personnes sans leur consentement, l’association allemande à but non lucratif HateAid a déposé une plainte pénale contre Meta Ray-Ban, Oakley et plusieurs détaillants de lunettes auprès de l’Office central allemand de lutte contre la cybercriminalité. L’association réclame l’interdiction de la vente des lunettes à IA de Meta, notamment le modèle Ray-Ban Meta Wayfarer.

    Le groupe a fait part de ses inquiétudes quant au fait que ces lunettes enfreignent les lois allemandes sur les télécommunications, les services numériques et la protection des données. Aucun pays n’a encore imposé d’interdiction totale des lunettes connectées, mais plusieurs pays ont restreint leur utilisation dans certains contextes, notamment en précisant les lieux où il est autorisé ou interdit de porter ces lunettes intelligentes.

    La polémique a pris une telle ampleur que les lunettes connectées sont de plus en plus souvent qualifiées de « lunettes de pervers » par leurs détracteurs. Ces appareils auraient également été interdits dans plusieurs restaurants et autres lieux à travers l’Europe. Aux USA, ces lunettes sont interdites dans l’enceinte des tribunaux. La controverse s’est également intensifiée en Europe, certains utilisateurs s’en prenant à Meta en modifiant ou en déplaçant les publicités de l’entreprise.

    En mars 2026, Meta avait vendu plus de 7 millions d'unités de ses lunettes connectées Ray-Ban. Cela signifiait que plus de 7 millions de dispositifs discrets capables de capter images et sons circulaient désormais dans la nature, avec les risques évidents que cela posait pour la vie privée. Aucune loi fédérale sur la reconnaissance faciale n'était alors en vigueur et les garde-fous de Meta n'empêchaient pas les potentiels abus de son gadget. Dans le même temps, un nouveau rapport indiquait que des techniciens de Meta examinaent et annotaent les images filmées par les lunettes Ray-Ban, y compris des scènes privées, ce qui soulevait d'importantes questions en matière de confidentialité.

    Source : Karianne Tung, ministre norvégienne chargée de la numérisation

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les lunettes connectées chinoises sont-elles déjà en train de reléguer les Ray-Ban de Meta au second Plan ? Coup d'œil sur un comparatif entre les Ray-Ban et les lunettes IA Qwen S1 d'Alibaba

    Des étudiants utilisent désormais les lunettes connectées de Meta ou de Rokid pour tricher aux examens, et les louent également à d'autres étudiants qui souhaitent faire de même

    « Un autre Internet est possible » : la Norvège s'insurge contre l'enshittification du web et de la Tech ou dégradation des produits et services en ligne
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  14. #114
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    Par défaut Meta désactive définitivement les caméras de milliers de lunettes après une fraude sur le voyant LED
    Meta affirme avoir désactivé définitivement les caméras de milliers de lunettes connectées après une manipulation frauduleuse du voyant de confidentialité, des utilisateurs ayant détruit le voyant LED

    Meta affirme avoir désactivé la caméra de milliers de paires de lunettes connectées pour lesquelles l'entreprise a détecté des manipulations. Ces lunettes ont fait l'objet de nombreuses polémiques et ont été surnommées « lunettes de pervers » parce que certaines personnes filmaient d'autres sans leur consentement. Une LED blanche clignotante est censée signaler l'enregistrement, mais certains utilisateurs ont trouvé le moyen de la dissimuler. Meta avait annoncé en juillet qu'elle désactiverait les fonctions de prise de photos et de vidéos pour tout utilisateur ayant bloqué le voyant. Une mise à jour a renforcé les protections, et la caméra cesse désormais de fonctionner si le voyant est masqué pendant un enregistrement.

    Le marché des lunettes connectées fait face à une controverse croissante. Ces dispositifs portables sont désormais surnommés par dépit les « lunettes de pervers ». Le public rejette de plus en plus ce produit à cause de son utilisation abusive par certains hommes pour filmer des femmes à leur insu, créant un climat d'insécurité sociale. La situation est telle que certains utilisateurs craignent d'être perçus comme des prédateurs et préfèrent laisser l'appareil au placard. Alors que les législateurs tentent de réglementer ces appareils, les critiques pointent également du doigt les failles de confidentialité et l'intégration inquiétante de la reconnaissance faciale par Meta.

    Récemment, Meta a déployé une mise à jour logicielle pour ses lunettes connectées afin d'empêcher les utilisateurs de dissimuler le voyant lumineux pendant un enregistrement vidéo. Cette mesure technique vise à garantir que les passants soient avertis d'une capture en cours, répondant aux critiques sur les enregistrements non consentis. Meta fait face à d'importantes pressions réglementaires en Europe, où certains pays envisagent une interdiction totale du produit. Parallèlement, une action collective aux USA accuse Meta de tromperie concernant la confidentialité des données. Ces « lunettes de pervers » ont ouvert la voie à de nombreuses formes d'abus.

    Nom : lunette.png
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    Meta affirme avoir désactivé la caméra de milliers de paires de lunettes connectées pour lesquelles l'entreprise a détecté des manipulations. Ces lunettes ont fait l'objet de nombreuses polémiques et ont été surnommées « lunettes de pervers » parce que certaines personnes filmaient d'autres personnes sans leur consentement et publiaient les vidéos sur Internet. Une LED blanche clignotante est censée signaler aux autres que les lunettes connectées sont en train d'enregistrer, mais certains utilisateurs ont trouvé le moyen de la dissimuler.

    En juillet dernier, Meta avait annoncé qu’elle désactiverait les fonctions de prise de photos et de vidéos pour tout utilisateur ayant bloqué le voyant d’enregistrement. Aujourd’hui, l’entreprise révèle que des milliers de lunettes ont été mises hors service. Dans un message publié la semaine dernière sur Threads, Alex Himel, vice-président de Meta chargé de la réalité augmentée, a déclaré qu’une mise à jour avait renforcé les protections contre la manipulation du voyant LED.

    « La caméra ne démarre pas l'enregistrement si le voyant LED est masqué, mais certaines personnes tentent de contourner cette mesure en lançant l'enregistrement avant de le masquer », a écrit Himel. « Une correction est en cours de déploiement : la caméra cessera désormais de fonctionner si le voyant est masqué pendant un enregistrement. » Himel explique que moins de 0,1 % des utilisateurs ont été pris en flagrant délit de manipulation du système d’enregistrement de la caméra, ce qui porterait le nombre d’utilisateurs suspects à plusieurs milliers, bien que Meta n’ait pas fourni de chiffres précis à Semafor.

    Sans la caméra, ces lunettes connectées ne sont en réalité qu’une paire d’écouteurs Bluetooth hors de prix. « C’est un peu un jeu du chat et de la souris », ajoute Himel. « Je ne pense pas que nous en ayons jamais fini… Il y a toujours de nouvelles façons de contourner les mesures de sécurité mises en place. Nous allons donc continuer à surveiller la situation et à faire évoluer les mesures dont nous disposons. »

    Il est difficile d’évaluer combien de « glassholes » ont été touchés par la dernière tentative de Meta visant à mettre un terme à leur comportement antisocial. Un message publié par une personne, qui affirme filmer des gens sans leur consentement, indique qu’il est « époustouflé » par la récente mise à jour et demande s’il existe d’autres solutions de contournement. La personne a été critiqué dans les commentaires pour son comportement inquiétant, mais au moins quelques réponses suggèrent qu’il est toujours possible d’enregistrer sans que le voyant s’allume.

    Néanmoins, le fait que cette récente mise à jour touche les malfaiteurs est une bonne nouvelle, après la révélation de plusieurs affaires choquantes dans lesquelles des jeunes femmes, pour la plupart, avaient été filmées à leur insu par de soi-disants « artistes de la drague », puis victimes d'abus en ligne après la diffusion de ces vidéos. La réaction a été vive : la semaine dernière, une boîte de nuit branchée de New York a menacé d'interdire définitivement l'accès à toute personne tentant d'y entrer avec ces lunettes, et même une chaîne de pubs bon marché au Royaume-Uni les a interdites.

    En août 2026, les « lunettes de pervers »ont fait l'objet d'une nouvelle controverse. Celle-ci est née d'une vidéo virale où une patiente a confronté son médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d'un examen physique intime. Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance, mais la présence d'une caméra intégrée dans un tel cadre soulève des inquiétudes majeures concernant le respect de la vie privée et le consentement. Certains établissements de santé interdisent déjà ces dispositifs portables que beaucoup qualifient de « dangereusement intrusifs ». La dystopie des lunettes connectées prend forme, les détracteurs appelant à leur interdiction pure et simple.

    Source : Meta

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    Voir aussi :

    La Norvège envisage d'interdire les « lunettes de pervers » connectées équipées d'une caméra après des protestations contre leur utilisation pour filmer des personnes sans leur consentement

    Une modification à 60 dollars des lunettes Ray-Ban de Meta désactive leur voyant d'enregistrement protégeant la vie privée. Un amateur propose de désactiver la LED qui s'allume lorsque l'utilisateur enregistre

    Meta va verser 16,68 milliards $ dans un accord à l'amiable sur les plaintes accusant Facebook et Instagram de rendre les enfants dépendants, tromper les consommateurs et collecter leurs données
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  15. #115
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    On remarquera que la Norvège n'est pas membre de l'UE!!!

    Il y a ceux qui parlent... Et ceux qui agissent

  16. #116
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    Par défaut Un développeur polonais crée « Zuckoff », une application qui détecte les lunettes connectées Meta à proximité
    Un développeur polonais créé l'application « Zuckoff » qui détecte les lunettes connectées Meta situées à proximité via Bluetooth, pour se préserver des tentatives d'espionnage illicites

    Un développeur de logiciels polonais de 30 ans a créé une application iPhone qui détecte les lunettes connectées de Meta à proximité et estime leur distance en analysant les signaux Bluetooth émis par ces lunettes. Elle compte environ cinq mille utilisateurs par mois depuis son lancement. « En tant que société, nous avons le droit de savoir au moins que quelqu'un est en train de nous enregistrer », a-t-il expliqué. La détection est le premier mécanisme qui donne un moyen d'action au spectateur, et cela fonctionne parce que le Bluetooth est une diffusion. L'application s'appelle « Zuckoff ».

    Ray-Ban Meta est une gamme de lunettes intelligentes créée par Meta et EssilorLuxottica . Elles comprennent deux caméras, des haut-parleurs ouverts, un microphone et un pavé tactile intégrés au cadre. Elles sont les dernières d'une gamme de lunettes intelligentes commercialisées par de grandes entreprises, dont Snap Inc et Google, et sont conçues comme l'un des composants des plans de Facebook pour un métavers

    À mesure que les lunettes connectées, notamment les Ray-Ban de Meta, gagnaient en popularité, des préoccupations en matière de confidentialité susceptibles d'affecter les utilisateurs émergeaient. Dans un rapport publié sur son site en mars 2026, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) avait mis en garde contre le fait que les enregistrements réalisés avec les lunettes intelligentes de Meta pouvaient non seulement être visibles par l’utilisateur, mais également accessibles à Meta, à des sous-traitants tiers, voire aux forces de l’ordre. Si ces lunettes permettaient d’enregistrer sans les mains, elles soulevaient d’importantes questions concernant la surveillance constante, le partage des données et le risque d’abus. L’EFF invitait ainsi les consommateurs à y réfléchir à deux fois avant d’acheter ou d’utiliser les lunettes Ray-Ban de Meta.

    Un développeur de logiciels polonais de 30 ans a créé une application iPhone qui détecte les lunettes connectées de Meta à proximité et estime leur distance en analysant les signaux Bluetooth émis par ces lunettes. Elle compte environ 5 000 utilisateurs par mois depuis son lancement. Pawel Szydlowski a acheté plusieurs modèles de lunettes connectées et répertorié leurs empreintes Bluetooth, puis a développé un logiciel qui compare les signaux captés par un téléphone à ce catalogue.

    « Si l’identifiant unique correspond, et si l’identifiant du fabricant correspond également, alors nous avons là une combinaison gagnante », a-t-il déclaré. L’application est gratuite, avec une version payante qui envoie des notifications en arrière-plan. La raison qui l’a poussé à la développer tient en une seule phrase. « En tant que société, nous avons le droit de savoir au moins que quelqu’un est en train de nous enregistrer », a-t-il également expliqué.

    Cela fait deux ans que nous évoquons le vide qu’il comble. Nous avions signalé que les lunettes de Meta se vendaient par millions, alors que les personnes filmées n’avaient aucun moyen de le savoir ni de s’y opposer. Les établissements ont pris la seule mesure à leur disposition : les cinémas, les écoles et les pubs britanniques ont commencé à interdire purement et simplement ces lunettes. Le voyant d’enregistrement a été neutralisé par un autocollant à 2 dollars, après quoi Meta a programmé les lunettes pour qu’elles cessent d’enregistrer lorsque la LED est recouverte.


    Chacune de ces mesures fait peser la responsabilité sur quelqu’un d’autre que la personne filmée. Une interdiction ne s’applique qu’à l’intérieur d’un bâtiment. Une LED ne fonctionne que si la personne qui vous inquiète est face à vous et que vous la regardez par hasard. La détection est le premier mécanisme qui donne un moyen d’action au spectateur, et cela fonctionne parce que le Bluetooth est une diffusion : les lunettes se signalent pour se rendre utiles, et cette annonce est aussi ce qui les trahit.

    Cette approche technique explique également ses limites et sa pérennité. Szydlowski n’intercepte rien, ne pirate rien et ne lit aucun contenu. Il écoute les publicités qu’un appareil diffuse ouvertement pour permettre aux téléphones de le localiser, puis les compare aux empreintes qu’il a collectées en achetant le matériel. Cette méthode est légale, peu coûteuse et reproductible, ce qui explique pourquoi deux outils Android proposent déjà un fonctionnement similaire, et pourquoi ce projet ne restera pas longtemps l’œuvre d’un seul développeur.

    C’est pourquoi cette solution est délicate pour Meta. Supprimer ou randomiser les identifiants empêcherait l’appairage ou dégraderait le produit, et le faire spécifiquement pour empêcher la détection reviendrait à prendre publiquement la décision de faciliter l’enregistrement clandestin, alors même que les autorités réglementaires européennes y prêtent une attention particulière. Le reportage sur le changement de LED avait souligné l'implication de la CNIL française et du Comité européen de la protection des données. Tout changement à ce sujet sera interprété de la même manière.

    Il convient également de dire clairement de quoi il s’agit. Un développeur polonais, travaillant seul avec un sac rempli de lunettes et un scanner Bluetooth, a mis au point la solution la plus pratique en matière de protection de la vie privée jamais proposée aux citoyens européens contre un produit que Meta vend ici par millions. Le RGPD est en vigueur depuis 2018 et confère des droits contre ce type précis de traitement. Ce qui a vu le jour, c’est une application gratuite créée par une seule personne, et deux outils similaires sur Android avant elle.

    Cinq mille utilisateurs, ce n’est pas un mouvement, et la détection n’équivaut pas au consentement. Savoir qu’une paire de lunettes se trouve à proximité ne permet pas de savoir si elle enregistre, n’identifie pas la personne qui la porte et n’aide en rien si vous n’avez pas en main un téléphone sur lequel l’application est installée. Cela transforme un problème invisible en un problème visible, ce qui a une certaine valeur mais ne constitue pas une solution.

    Il y a une postface. L’application s’appelle « Zuckoff », un nom que le développeur a choisi pour adresser un message au PDG de Meta, et qui est également celui de Mitchell Zuckoff, professeur de journalisme à l’université de Boston et auteur de neuf livres, à qui personne n’a demandé son avis. Il en a parlé le 4 septembre, après l’avoir appris par un reportage : « Son nom : “Zuckoff”, qui se trouve être aussi le mien. »

    Il a pesé le pour et le contre et a décidé de ne pas donner suite, estimant que la protection des enfants contre la surveillance primait sur son objection à cet emprunt. C’est un détail mineur au regard des questions réglementaires, et c’est aussi le seul élément de cette histoire où une personne ayant une plainte légitime concernant l’utilisation de son nom sans autorisation a pu décider de la suite des événements.

    Les « lunettes de pervers » font l'objet d'une nouvelle controverse. Celle-ci est née d'une vidéo virale où une patiente confronte son médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d'un examen physique intime. Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance, mais la présence d'une caméra intégrée dans un tel cadre soulève des inquiétudes majeures concernant le respect de la vie privée et le consentement. Certains établissements de santé interdisent déjà ces dispositifs portables que beaucoup qualifient de « dangereusement intrusifs ». La dystopie des lunettes connectées prend forme, les détracteurs appellant à leur interdiction pure et simple.

    Source : ZuckOff

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    Voir aussi :

    Meta affirme avoir désactivé définitivement les caméras de milliers de lunettes connectées, après une manipulation frauduleuse du voyant de confidentialité, des utilisateurs ayant détruit le voyant LED

    Les forces de police aux USA craignent que les lunettes connectées de Meta ne soient utilisées pour les filmer à leur insu, ces agences surveillent le public sans relâche, mais ne veulent pas être surveillées

    Apple semble avoir accidentellement dévoilé ses prochains AirPods, équipés de caméras d'espionnage intégrées destinées à alimenter Apple Visual Intelligence et l'IA Siri
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