IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Hardware Discussion :

Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers »


Sujet :

Hardware

  1. #81
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Patrick Ruiz
    Homme Profil pro
    Redacteur web
    Inscrit en
    Février 2017
    Messages
    2 494
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Cameroun

    Informations professionnelles :
    Activité : Redacteur web
    Secteur : Communication - Médias

    Informations forums :
    Inscription : Février 2017
    Messages : 2 494
    Par défaut Meta supprime en silence le système de reconnaissance faciale de l'appli de ses lunettes Ray-Ban
    Meta réagit à une révélation fracassante concernant ses lunettes Ray-Ban et supprime en silence le système de reconnaissance faciale de l'appli de ses lunettes connectées, après la publication d'un rapport

    Meta n'a pas publié de communiqué officiel et public concernant la suppression du code de reconnaissance faciale de son application pour lunettes connectées. L'entreprise a plutôt supprimé ce code en toute discrétion le 5 juin 2026, dans le cadre d'une mise à jour logicielle de routine, à la suite d'une vive polémique suscitée par la publication d’un rapport en la matière. Le tableau est cohérent avec de précédentes publications selon lesquelles les lunettes connectées Ray-Ban sont des machines de surveillance pour l’intelligence artificielle.

    Le projet en lien avec le code supprimé était dénommé « Name Tag » et impliquait l’abolition définitive de l’anonymat dans les espaces publics

    De précédents rapports publiés sur developpez.com avaient déjà fait état de l’existence d’un projet baptisé « Name Tag ». Cette fonctionnalité était prévue pour permettre à l'utilisateur d'identifier, en temps réel et grâce à la caméra intégrée dans ses lunettes, toute personne entrant dans son champ de vision — en croisant les données visuelles avec les profils disponibles dans l'écosystème Meta, ou d'autres informations basiques associées à l'individu. La perspective était radicale : là où les lunettes actuelles se contentent de filmer, Name Tag était censé attribuer une identité. Le projet impliquait ainsi l’abolition de l'anonymat dans les espaces publics.


    Le 4 juin 2026, un reportage d'investigation a révélé que Meta a discrètement intégré une infrastructure de reconnaissance faciale non encore commercialisée dans son application Meta AI Companion, touchant ainsi plus de 50 millions d'appareils. Exactement un jour après la publication du rapport, Meta a effectué une mise à jour de l'application qui a supprimé les bibliothèques de reconnaissance faciale et effacé les dossiers locaux destinés à stocker les données relatives aux visages non reconnus.

    Nom : 0.png
Affichages : 2086
Taille : 35,6 Ko

    Les lunettes Ray-Ban de Meta c’est une longue chaîne d’ingrédients qui mettent à mal la vie privée : une LED quasi invisible, des employés sous-traitants qui visionnent vos images en temps réel, etc.

    Meta a intégré une petite LED sur la monture censée indiquer aux personnes environnantes que la caméra est active. Cette mesure se veut être le garde-fou technique garantissant une transparence minimale. Sauf que, comme l'a démontré une enquête publiée par le quotidien suédois Svenska Dagbladet (SvD) et largement relayée, ce voyant lumineux est quasi invisible en plein jour, imperceptible à plusieurs mètres de distance. Dans les espaces professionnels, des travailleurs interrogés sous couvert d'anonymat décrivent la capacité de surveillance que confèrent ces lunettes : « Vous ne savez pas s'ils enregistrent ou non ». Des forums en ligne montrent que certains utilisateurs masquent délibérément ce voyant avec un simple morceau d'adhésif opaque, supprimant l'unique signal visible.

    Les cas d'usages abusifs sont documentés et se multiplient. Des porteurs filment dans des salles de bain, des cabinets médicaux et des tribunaux. La tendance des propriétaires à porter ces lunettes dans les salons de massage, en diffusant parfois en direct sur Instagram à destination de milliers de spectateurs, est devenue un motif récurrent de plaintes. En octobre 2025, l'Université de San Francisco a émis une mise en garde officielle après des signalements de captation non consentie de femmes dans l'enceinte du campus. La RTBF a recensé, entre décembre 2025 et février 2026, 44 femmes victimes de ce type de filmage caché pour 25 hommes — et dans un cas espagnol similaire, 100 % des victimes étaient des femmes.

    Au-delà de la question du voyant, certaines enquêtes déjà relayées sur developpez.com soulèvent un angle bien plus préoccupant encore : le contenu capturé par les lunettes est régulièrement visionné par des travailleurs humains, en sous-traitance, chargés d'annoter les données pour entraîner les modèles d'IA de Meta. Ces annotateurs ont accès à des images qui peuvent inclure des scènes très intimes — des personnes se déshabillant, des situations médicales, des moments captés dans des espaces que leurs occupants croyaient protégés.

    Ce n'est pas une pratique isolée dans le secteur. Amazon, Apple et Google ont tous été épinglés pour des pratiques similaires avec leurs assistants vocaux. Mais dans le cas des lunettes connectées, la dimension visuelle ajoute une couche de vulnérabilité inédite. Un enregistrement vocal accidentel déclenché par une fausse reconnaissance du mot-clé est déjà problématique ; une image captée dans une salle de bain ou un cabinet médical l'est bien davantage.

    En avril 2025, Meta a révisé sa politique de confidentialité pour les Ray-Ban Meta, en activant par défaut les fonctionnalités d'IA incluant la caméra. L'entreprise assure que les photos et vidéos restent stockées localement sur le téléphone de l'utilisateur et ne servent à l'entraînement de l'IA qu'en cas de partage explicite vers les services cloud. Mais les enregistrements vocaux déclenchés par « Hey Meta » sont, eux, stockés dans le cloud par défaut et peuvent être conservés jusqu'à un an.

    Les algorithmes d'annotation génèrent des erreurs — et c'est là qu'intervient le regard humain des sous-traitants, parfois sans que les frontières entre consentement et exploitation des données ne soient clairement établies.


    Les risques liés aux lunettes connectées de Meta sont exacerbés par l'intelligence artificielle

    Lorsque les utilisateurs prennent des photos ou des vidéos avec les lunettes connectées, celles-ci sont envoyées au cloud de Meta pour être traitées par l'IA. Selon Meta, « toutes les photos traitées par l'IA sont stockées et utilisées pour améliorer les produits Meta, et seront utilisées pour former l'IA de Meta avec l'aide d'évaluateurs qualifiés ». L'entreprise précise que ce traitement comprend l'analyse des objets, du texte et d'autres contenus des photos.

    En outre, l'omniprésence des appareils photo numériques portables, y compris ceux que l'on peut porter sur soi, a eu un impact considérable sur la manière dont nous documentons notre vie, tout en ravivant les débats juridiques et éthiques sur la protection de la vie privée et la surveillance. Après la sortie des lunettes, Meta a publié un ensemble de bonnes pratiques pour encourager les utilisateurs à respecter les droits d'autrui lorsqu'ils portent les lunettes.

    Ces lignes directrices suggèrent d'annoncer officiellement quand vous avez l'intention d'utiliser la caméra ou de faire du livestream, et d'éteindre l'appareil lorsque vous entrez dans des espaces privés. Ce qui n'est pas encore clair, c'est la question du consentement des passants et la manière dont les personnes qui apparaissent involontairement à l'arrière-plan des photos de quelqu'un d'autre seront utilisées par Meta dans le cadre de la formation de son IA.

    Au fur et à mesure que les capacités de l'IA évoluent et que ces technologies se généralisent, ces préoccupations risquent de s'accentuer. Le fait que Meta s'appuie sur le comportement des utilisateurs pour faire respecter les normes de protection de la vie privée pourrait ne pas être suffisant pour répondre aux questions complexes concernant le consentement, la surveillance et l'exploitation des données. Meta pourrait également se heurter aux régulateurs.

    Compte tenu des antécédents de Meta en matière de protection de la vie privée et de son modèle commercial axé sur les données, il est légitime de se demander si les garanties actuelles sont suffisantes pour protéger la vie privée dans notre monde de plus en plus numérisé. Des critiques considèrent déjà ces lunettes comme un cauchemar pour la vie privée. Et sa nouvelle politique de confidentialité semble confirmer ses préoccupations.

    Et vous ?

    Partagez-vous les avis selon lesquels le retrait par Meta de cette fonctionnalité de reconnaissance faciale répond plus au fait que la manœuvre n’a pas pu passer sous silence qu’à son éthique en matière de vie privée ?
    Partagez-vous les avis selon lesquels les inconvénients des dispositifs comme les lunettes Ray-Ban de Meta surpassent leurs avantages et de ce fait ne devraient pas être commercialisés ?

    Voir aussi :

    Des étudiants de Harvard ajoutent la reconnaissance faciale aux lunettes connectées Ray-Ban de Meta pour identifier les inconnus en temps réel, la démonstration met en évidence le côté obscur de ces gadgets

    Lunettes connectées Ray-Ban : Meta annonce de nouvelles fonctionnalités avancées comme le traitement vidéo IA en temps réel, la traduction en direct des langues, les rappels et la lecture de codes QR

    Meta a truqué les tests pour donner l'impression que son nouveau modèle d'IA Llama 4 est meilleur que la concurrence, ce qui remet davantage en cause la pertinence des résultats des benchmarks de l'IA
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #82
    Invité de passage

    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    260
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 260
    Billets dans le blog
    1
    Par défaut
    Des reconnaissances faciales se pratiquaient déjà du temps de Picasa.. même si celle ci était plus évoluée et recoupait avec des empreintes sur un serveur central selon l'article.

    Une crainte similaire n'a pas été pour le smartphone (et assimilés : tablettes, montres connectées...), pourtant constituant là aussi suivant le paramétrage et l'applicatif installé des "cas d'usages abusifs". Qui éteint maintenant son smartphone avant de rentrer chez quelqu'un de demande ensuite préalablement l'autorisation de l'allumer tel on fait avec les cigarettes ? Outre être malpoli, cela peut poser des problèmes de non recueil de consentement préalable (reconnaissance vocale d'un habitant non consentant...).

  3. #83
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 963
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 963
    Par défaut Un projet de loi vise à imposer la présence obligatoire d'un témoin lumineux lors des enregistrements
    Un projet de loi vise à rendre obligatoire un témoin lumineux lors des enregistrements, tandis que des bricoleurs clandestins proposent déjà de le masquer sur les lunettes connectées de Meta

    Une proposition de loi en Pennsylvanie vise à encadrer l'usage des lunettes connectées en imposant la présence obligatoire d'un témoin lumineux lors des enregistrements. Cette règle cherche à protéger la vie privée des citoyens en interdisant toute capture audio ou ou vidéo dissimulée, tout en punissant la désactivation intentionnelle de ces indicateurs visuels. Cette initiative intervient alors que des rapports inquiétants signalent des techniques de modification matérielle artisanales pour contourner les protections existantes. En agissant ainsi, les autorités souhaitent limiter les dérives liées à la surveillance clandestine sans le consentement des personnes filmées.

    Face aux inquiétudes concernant le respect de la vie privée, le représentant démocrate Joe Ciresi, de l'État de Pennsylvanie, a introduit le projet de loi 2603 visant à réglementer strictement les lunettes connectées. Cette technologie est perçue comme une infrastructure de surveillance de masse désormais portée par sept millions de personnes. Des propriétaires ont discrètement filmé des personnes et diffusé la vidéo en ligne pour faire du chantage.

    Ce texte propose d'interdire à à tout individu l'utilisation d'un appareil d'enregistrement portable pour capturer du son ou de la vidéo à l'insu des personnes présentes. Il institue aussi un régime de sanctions applicable en cas de manquement aux règles. La proposition de loi exige que toutes les lunettes connectée fabriquées, vendues et utilisées dans l'État soient obligatoirement dotées d'un indicateur visuel signalant qu'un enregistrement est en cours.

    La proposition du représentant Joe Ciresi impose également de nouvelles responsabilités aux détaillants, qui seraient tenus d'informer clairement les utilisateurs des lois en vigueur en Pennsylvanie concernant les enregistrements. Par ailleurs, le projet de loi interdit formellement de désactiver l'indicateur visuel, que ce soit de façon permanente ou temporaire, bien que les sanctions applicables en cas d'infraction ne soient pas encore précisées.

    Le contexte technologique et les dérives actuelles

    À l'heure actuelle, la grande majorité des lunettes connectées commercialisées, telles que les modèles Ray-Ban Meta AI, possèdent déjà une LED verte frontale qui s'illumine lors de la capture d'images ou de vidéos. Toutefois, aucune législation n'oblige actuellement au maintien de ces dispositifs de confidentialité. Cette lacune juridique a récemment permis l'émergence de pratiques inquiétantes, et particulièrement à des cas de chantage alarmants.


    Une femme faisant ses courses à Londres a récemment été victime d'un nouveau type de cybercriminalité impliquant des lunettes connectées équipées de caméras. Un homme portant ce gadget discret l'a filmée secrètement, puis a diffusé la séquence sur les réseaux sociaux, où elle a généré des dizaines de milliers de vues. Dans une enquête publiée récemment, la BBC a rapporté que la vidéo a été visionnée environ 40 000 fois à la date du 7 mai.

    L'aspect le plus alarmant de cette affaire réside dans le fait que l'individu aurait ensuite exigé de l'argent pour supprimer la vidéo, qualifiant cet acte de « service payant ». Bien que l'auteur des faits nie toute tentative d'extorsion, ce cas marque une escalade dans l'utilisation malveillante de ces technologies, allant au-delà de la simple captation d'images sans consentement. C'est une nouvelle alerte sur les dangers de ces gadgets pour la vie privée.

    Identifiée sous le pseudonyme d'Alice, la femme a déclaré qu'elle n'avait aucune idée qu'elle était filmée. « Il n’avait pas de téléphone, il ne braquait pas d’appareil photo directement sur mon visage », a-t-elle déclaré. « Il a le fichier, ce qui me met toujours mal à l’aise. Je me sens tout simplement impuissante ».

    Certains médias ont rapporté que des individus paient pour faire retirer la lumière de confidentialité de leurs lunettes connectées avec une perceuse ou la recouvrent avec des autocollants en vinyle conçus pour tromper les capteurs de l'appareil. Cette législation intervient donc à un moment charnière, alors que la méfiance grandit autour des enregistrements dissimulés et des projets de Meta d'intégrer la reconnaissance faciale à ses lunettes.

    Le défi de la vie privée et les limites techniques de gadget

    La BBC a identifié des comptes gérés par le même homme sur YouTube, Instagram et Threads. L'intéressé a déclaré au média que la mention de « service payant » concernait les demandes de modification de contenu, et non les demandes de suppression de données personnelles. TikTok a banni son compte pour violation des règles. Le Dr Beatriz Kira, de l’université du Sussex, à Brighton, a appelé les plateformes à « s’attaquer à la racine du problème ».

    La professeure Clare McGlynn, de l’université de Durham, a déclaré que ce comportement « ne correspondait pas à un chantage classique ». Elle a noté qu’ici, « l’homme refusait de retirer quelque chose, à moins que la victime ne lui verse de l’argent, ce qui constitue une menace pour cette victime ». Un porte-parole du gouvernement a déclaré que « filmer et partager du contenu sans consentement est ignoble et ne sera pas toléré ».

    Un amendement au projet de loi sur la criminalité et les services de police, annoncé le 19 février 2026, obligerait les plateformes à supprimer les images intimes non consenties dans un délai de 48 heures, sous peine d’amendes pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d’affaires mondial éligible.

    Cette mesure n’était pas encore en vigueur lorsque la vidéo d’Alice a été diffusée. Le Bureau du commissaire à l’information (ICO) a écrit à Meta en mars 2026 après que des informations ont révélé que des sous-traitants avaient visionné des images intimes capturées à l’aide des lunettes connectées Ray-Ban Meta. Le voyant d’enregistrement des lunettes connectées Ray-Ban Meta peut être désactivé par le porter afin de filmer discrètement.

    Le scandale des vidéos intimes filmées par les Ray-Ban

    Une enquête publiée en février a révélé que des travailleurs de Sama, un sous-traitant de Meta basé au Kenya, visionnent des vidéos captées par les lunettes connectées Ray-Ban dans le cadre de missions d'annotation de données pour l'IA de Meta. Plus de 30 employés ont été interrogés à divers niveaux de Sama. Certaines des personnes interrogées dans le cadre de l'enquête ont travaillé sur d'autres projets que les lunettes connectées de Meta.

    Selon le rapport, les enregistrements envoyés au sous-traitant SAMA contenaient des éléments que la plupart des gens auraient probablement préféré garder privés, notamment des vidéos de personnes regardant du porno, utilisant les toilettes, ainsi que des informations bancaires et de carte de crédit. Les répondants ont déclaré avoir vu des images filmées montrant des personnes en train « d'avoir des relations sexuelles et d'utiliser les toilettes ».

    « Nous voyons tout, des salons aux corps nus. Il y a aussi des scènes sexuelles filmées avec des lunettes intelligentes, quelqu'un les porte pendant qu'il a des relations sexuelles », aurait confié l'un des employés de Sama. « Dans certaines vidéos, on peut voir quelqu'un aller aux toilettes ou se déshabiller. Je ne pense pas qu'ils en soient conscients, car s'ils le savaient, ils ne filmeraient pas ». Mais les problèmes de confidentialités ne s'arrêtent pas là.

    « J'ai vu une vidéo dans laquelle un homme pose ses lunettes sur la table de chevet et quitte la pièce. Peu après, sa femme entre et se change », a déclaré un travailleur anonyme de Sama. Un autre employé anonyme a déclaré avoir vu les partenaires des utilisateurs des lunettes Ray-Ban sortir nus des toilettes.

    Un travailleur a ajouté qu'il se sentait obligé de regarder et d'annoter, sous peine de perdre son emploi. « Vous comprenez que vous regardez la vie privée de quelqu'un, mais en même temps, on attend simplement de vous que vous fassiez votre travail. Vous n'êtes pas censé poser de questions. Si vous commencez à poser des questions, vous êtes viré ». Les données annotées sont utilisées par Meta pour former ses grands modèles de langage (IA).

    Une infrastructure discrète pour la surveillance de masse

    Meta a vendu plus de 7 millions d'unités de ses lunettes connectées Ray-Ban rien que l'année dernière. Ce qui signifie que plus 7 millions de dispositifs discrets capables de capter images et sons circulent désormais dans la nature, avec les risques évidents que cela pose pour la vie privée. Aucune loi fédérale sur la reconnaissance faciale n'est actuellement en vigueur et les garde-fous de Meta n'empêchent pas les potentiels abus de son gadget.

    Les préoccupations soulevées par l’EFF s’inscrivent dans une controverse déjà bien documentée concernant les pratiques de Meta en matière de données. Face à cette accumulation de critiques, Meta a choisi la voie du silence. Il n'a ni reconnu les inquiétudes soulevées ni tenté d'y répondre de façon significative.

    La politique de confidentialité de Meta pour les appareils portables stipule que les photos et vidéos prises avec ses lunettes Ray-Ban sont envoyées à Meta « lorsque vous activez le traitement cloud, interagissez avec le service Meta AI sur vos lunettes ou téléchargez vos médias vers certains services fournis par Meta (comme Facebook). Vous pouvez modifier vos choix concernant le traitement cloud de vos médias à tout moment dans les paramètres ».

    Certes, Meta se couvre légalement via ses conditions d'utilisation. Mais le problème dépasse ce cadre : une partie de ces vidéos envoyées aux examinateurs humains (les employés du sous-traitant Sama) auraient été enregistrées accidentellement, ce qui signifie que même un utilisateur ayant lu attentivement les conditions générales d'utilisation n'aurait pas pu éviter que ses moments les plus intimes tombent sous les yeux d'un inconnu.

    Source : le projet de loi 2603

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des propositions du projet de loi sur les lunettes connectées ?
    L'adoption de cette loi permettra-t-elle de réduire l'utilisation abusive des lunettes connectées ?

    Voir aussi

    Lunettes Ray-Ban de Meta : une infrastructure de surveillance de masse portée par sept millions de personnes, des sous-traitants ont accès aux images et Meta prépare la reconnaissance faciale en temps réel

    Des étudiants utilisent désormais les lunettes connectées de Meta ou de Rokid pour tricher aux examens, et les louent également à d'autres étudiants qui souhaitent faire de même

    Un homme a utilisé des lunettes intelligentes pour enregistrer illégalement des rapports sexuels, mais le voyeur échappe à la prison même après avoir envoyé à la femme les vidéos secrètement filmées

  4. #84
    Membre éprouvé
    Homme Profil pro
    ingénieur qualité
    Inscrit en
    Mars 2015
    Messages
    1 706
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : ingénieur qualité
    Secteur : Aéronautique - Marine - Espace - Armement

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2015
    Messages : 1 706
    Par défaut
    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Cette règle cherche à protéger la vie privée des citoyens en interdisant toute capture audio ou ou vidéo dissimulée
    Ce qu'elle ne fait pas en fait.
    Que se passe-t-il si je croise quelqu'un qui a des lunettes avec ladite lumière allumée et que je ne veux pas être filmé?
    Je lui signale? J'ai déjà été filmé, il en fait ce qu'il veut. le mal est potentiellement déjà fait, mon image peut déjà être stockée et analysée.
    J'évite de passer dans son champ de vision? Le monde est un nouveau escape game où le but est d'éviter d'être filmé par tout un chacun?
    Nous sommes en 2026, la notion de consentement a été largement maturée depuis mon enfance et on sait tous que "qui en dit mot consent" est inexact.
    Nous nous rapprochons lentement mais surement de 1984.

    Cette lumière n'est en rien une protection, c'est juste un moyen de te signaler que ton consentement n'a pas été respecté.
    En agissant ainsi, les autorités souhaitent limiter les dérives liées à la surveillance clandestine sans le consentement des personnes filmées.
    La surveillance clandestine... Non consentie...
    On est pas en train de se répéter. La surveillance clandestine est par essence non consentie.
    Mais on nous fait croire que l'enjeu c'est la lumière.
    Alors que l'enjeu c'est les lunettes en elle même.
    Concentrez vous sur la lumière, oubliez la caméra qu'elle signale. Tout va bien... Faites moi confiaaance.

  5. #85
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 963
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 963
    Par défaut Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers »
    Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers » en raison de leur utilisation abusive. Le rejet est tel que certains détenteurs ont peur de les utiliser en public

    Le marché des lunettes connectées fait face à une controverse croissante. Ces dispositifs portables sont désormais surnommés par dépit les « lunettes de pervers ». Le public rejette de plus en plus ce produit à cause de son utilisation abusive par certains hommes pour filmer des femmes à leur insu, créant un climat d'insécurité sociale. La situation est telle que certains utilisateurs craignent d'être perçus comme des prédateurs et préfèrent laisser l'appareil au placard. Alors que les législateurs tentent de réglementer ces appareils, les critiques pointent également du doigt les failles de confidentialité et l'intégration inquiétante de la reconnaissance faciale par Meta.

    Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta, équipées de caméras et d'une IA, suscitent aujourd'hui une controverse si vive que de nombreux utilisateurs préfèrent désormais les laisser chez eux. Cette forte réticence s'explique en partie par la profonde méfiance du grand public à l'égard du géant mondial des réseaux sociaux. Meta possède en effet un historique marqué par la mauvaise utilisation des données personnelles et des informations biométriques.

    Le cas le plus connu de violation de données par Meta est le scandale Cambridge Analytica. L'intégration controversée de technologies de reconnaissance faciale dans ces lunettes n'a fait que renforcer les craintes légitimes liées à la surveillance et aux violations de la vie privée.

    Lunettes de pervers : un surnom illustrant des usages malveillants

    La réputation de ces appareils a été particulièrement détériorée par des usages malveillants. De nombreux influenceurs, majoritairement masculins, se sont servis de ces lunettes pour filmer discrètement et sans leur consentement des femmes qu'ils tentaient de séduire, dans le seul but de publier ces vidéos sur Internet. D'autres individus sont allés jusqu'à faire du chantage en tentant d'extorquer de l'argent aux personnes enregistrées secrètement.


    Une enquête de la BBC a identifié des centaines de vidéos enregistrées sans consentement par des dizaines d’influenceurs à l’aide de lunettes connectées. Des hommes filmaient secrètement des femmes dans des salles de sport, sur les plages et dans les transports en commun, accumulant ainsi des millions de vues en ligne. Un homme a secrètement filmé une femme, diffusé les clips sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer.

    Bien sûr, Meta et les autres fabricants ne disposent d'aucun moyen pour empêcher les usages malveillants, si ce n'est de compter sur la bonne moralité des utilisateurs. En raison de ces dérives extrêmement aliénantes pour le public, ces appareils sont désormais fréquemment qualifiés de « lunettes de pervers ».

    Meta présente ses lunettes connectées comme la réponse immédiate à tout, mais la réalité s'apparente davantage à un épisode de Black Mirror. Pour les femmes qui se trouvent de l'autre côté de l'objectif, la façon dont ces lunettes combinent une base de données et une caméra en fait un cauchemar de surveillance high-tech et intrusif. Lorsque vous enregistrez une vidéo avec votre smartphone, vous devez le tenir à la main. Il est à la vue de tout le monde.

    Cette posture indique clairement que vous filmez. Mais les lunettes connectées sont conçues pour passer inaperçues, prêtes à enregistrer à tout moment. Meta que « la LED qui s’allume chaque fois que quelqu’un prend une photo ou enregistre une vidéo indique clairement aux autres que l’appareil est en train d’enregistrer ». Toutefois, sur les réseaux sociaux, des bricoleurs clandestins montrent déjà comment masquer le témoin lumineux de ces appareils.

    Meta intègre des capacités plus terrifiantes malgré la controverse

    Ce mépris du consentement est ancré dans la manière dont Meta entraîne son IA. En mars, une enquête menée par deux journaux suédois a révélé que des sous-traitants au Kenya, chargés d’examiner les clips filmés pour améliorer l’expérience des lunettes, observaient des personnes aux toilettes ou en train d’avoir des relations sexuelles. « On voit tout, des salons aux corps nus », a déclaré un employé au Svenska Dagbladet et au Göteborgs-Posten.

    La réponse de Meta ? Résilier le contrat avec son partenaire kenyan et continuer comme si de rien n’était. Un mois plus tôt, le New York Times avait révélé que Meta travaillait sur une nouvelle fonctionnalité encore plus terrifiante. Cette fonctionnalité, baptisée en interne « Name Tag », permettrait aux utilisateurs de ses lunettes d’identifier des personnes et de trouver des informations à leur sujet grâce à une immense base de données alimentée par l’IA.

    Il ne s’agit pas seulement de vie privée, mais aussi de sécurité. Imaginez un inconnu assis en face de vous dans un train. À travers ses lunettes, il pourrait voir votre nom, vos réseaux sociaux, vos amis communs, ainsi que votre lieu de travail, votre établissement scolaire ou vos lieux de sortie, sans votre aval.

    Cette technologie élimine pratiquement toute possibilité de passer inaperçu dans la foule. Elle transforme chaque espace public en une base de données consultable où n’importe qui disposant des moyens pour s'offrir une paire de lunettes peut découvrir votre identité en un clic. Pour les victimes de violences conjugales ou les femmes harcelées, cela représente une menace constante. « C'est en effet digne d'un épisode de Black Mirror », a écrit un critique.

    Des utilisateurs enthousiastes désillusionnés face au rejet du public

    Les personnes ayant initialement acheté cet appareil se retrouvent aujourd'hui hésitantes à l'idée de le porter en public. Danielle, une créatrice de contenu spécialisée dans le voyage, témoigne de son malaise en affirmant que « beaucoup d'hommes et leurs comportements ont ruiné ce produit ». Consciente de l'inconfort qu'elle pourrait générer autour d'elle, Danielle estime aujourd'hui que ses lunettes ne sont plus qu'un banal « presse-papier de luxe ».

    L'hostilité se fait également ressentir en ligne, dissuadant de potentiels acheteurs. Un producteur vidéo a ainsi renoncé à son achat après avoir constaté sur les réseaux sociaux que porter cet accessoire technologique équivalait, aux yeux de beaucoup, à être perçu comme un « prédateur » ou un individu inquiétant.

    De manière assez paradoxale, et ce malgré les nombreux usages malveillants et les recours collectifs en justice concernant la vie privée, les lunettes connectées Ray-Ban de Meta connaissent une immense popularité, dépassant largement les tentatives précédentes comme les Google Glass. L'entreprise continue de pousser massivement son produit, en s'appuyant notamment sur des campagnes promotionnelles de grande envergure avec des célébrités.

    Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, reste pour sa part intimement convaincu que les lunettes connectées ont le potentiel de remplacer les smartphones à l'avenir. Face à cette volonté d'expansion, il est très probable que la controverse autour de cet outil s'aggravera proportionnellement à l'augmentation de ses ventes. Mark Zuckerberg est obsédé par cette idée, comme c'était le cas avec le métavers, qui a été un gros flop ayant saigné 80 milliards de dollars.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des dangers liés aux lunettes connectées, en particulier pour les femmes ?
    Qui doit être tenu responsable des usages malveillants de ces appareils ? L'utilisateur ou le fabricant ?
    Meta continue d'ajouter des capacités d'IA à ses lunettes connectées malgré les dangers. Qu'en pensez-vous ?
    Comment faire face aux risques liés à l'utilisation des lunettes connectées ? Faut-il interdire ces dispositifs portables ?

    Voir aussi

    Pensez-y deux fois avant d'acheter ou d'utiliser les Ray-Ban de Meta : si vous envisagez d'acheter des lunettes connectées, vous ne serez pas le seul à pouvoir voir et entendre vos enregistrements, selon l'EFF

    Meta teste actuellement des lunettes IA dotées d'une « super-capacité de détection » qui enregistrent en continu et à l'insu de l'utilisateur et prennent des photos toutes les quelques secondes

    Le chantage via des lunettes connectées est désormais réel : un homme a secrètement filmé une femme via ces dispositifs, diffusé les images sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer

  6. #86
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Noir carcan poilu d'un scintillant morpion
    Inscrit en
    Février 2026
    Messages
    24
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Calvados (Basse Normandie)

    Informations professionnelles :
    Activité : Noir carcan poilu d'un scintillant morpion

    Informations forums :
    Inscription : Février 2026
    Messages : 24
    Par défaut
    Tant mieux.

Discussions similaires

  1. Réponses: 4
    Dernier message: 02/05/2023, 19h23
  2. Réponses: 2
    Dernier message: 10/09/2021, 16h09
  3. Réponses: 1
    Dernier message: 02/07/2020, 15h51
  4. [XLS] De deux listes déplacer les nouvelles entrées
    Par Henrique92 dans le forum Macros et VBA Excel
    Réponses: 5
    Dernier message: 20/09/2005, 22h12
  5. [CR9 et VB6] n'affiche pas les nouvelles donnée
    Par moumoule17 dans le forum SDK
    Réponses: 3
    Dernier message: 22/04/2005, 12h03

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo