IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Actualités Discussion :

L'algorithme de X se nourrit de « ragebait » : il détecte que vous êtes indigné

  1. #501
    Expert confirmé
    Avatar de popo
    Homme Profil pro
    Analyste programmeur Delphi / C#
    Inscrit en
    Mars 2005
    Messages
    3 188
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Analyste programmeur Delphi / C#
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2005
    Messages : 3 188
    Par défaut
    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    La réalité, c'est que X est systématiquement la cible, justement parce qu'elle défend ses utilisateurs et la liberté d'expression.
    La réalité c'est que Facebook est également régulièrement ciblé.
    Mais Facebook, c'est Zuckerberg, pas Musk donc, on te vois moins monter au front pour le défendre.

    La réalité, c'est que Musk est mondialement connu pour ces polémiques et que, s'il semble plus critiqué que les autres, ce n'est que le reflet de ses actions.

    La réalité, c'est que la fameuse liberté d'expression de X s'arrête lorsque tu oses dire un mot contre Elon Musk.
    J'ai autrefois eu un compte sur lequel ma petite communauté et moi partagions nos créations scrapbooking.
    J'avais régulièrement des annonces provenant du compte de Musk.
    Chaque fois que je black listait Musk, il sortait automatiquement de ma liste noire au bout de quelques temps.
    J'ai définitivement quitté la plateforme quand mon compte à été bloqué après un nième black listage du compte de Musk.
    Soit disant que mes publications ne respectaient pas les standards de la communauté (ou une connerie du même genre).

  2. #502
    Membre prolifique Avatar de Jon Shannow
    Homme Profil pro
    Responsable de service informatique
    Inscrit en
    Avril 2011
    Messages
    4 907
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 62
    Localisation : France, Ille et Vilaine (Bretagne)

    Informations professionnelles :
    Activité : Responsable de service informatique
    Secteur : High Tech - Électronique et micro-électronique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2011
    Messages : 4 907
    Par défaut
    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    La réalité, c'est que X est systématiquement la cible, justement parce qu'elle défend ses utilisateurs et la liberté d'expression.
    La seule liberté d'expression sur X est celle qui vénère Musk. Donc, je comprends que tu te sentes "libre" sur X, en tant que fanboy du Dieu Musk.

  3. #503
    Invité de passage
    Profil pro
    Inscrit en
    Janvier 2003
    Messages
    37
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : Belgique

    Informations forums :
    Inscription : Janvier 2003
    Messages : 37
    Par défaut « Ce n'était peut-être pas mon tweet le plus sage » : l'aveu désinvolte de Musk au tribunal pour manipulation
    « Ce n'était peut-être pas mon tweet le plus sage » : Elon Musk comparait devant le tribunal au sujet d'un tweet qui a fait chuter Twitter de 18 % et ruiné de nombreux investisseurs,
    l'affaire relance la responsabilité juridique des dirigeants à l'ère des réseaux sociaux

    San Francisco, 4 mars 2026. Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, comparaissait devant un tribunal fédéral pour défendre une série de publications sur Twitter qui auraient, selon des actionnaires lésés, délibérément fait chuter le cours de l'action afin de lui permettre de renégocier son rachat à la baisse. Un procès qui ravive les questions fondamentales sur la responsabilité juridique des dirigeants à l'ère des réseaux sociaux — et sur les limites de la liberté de parole quand celle-ci déplace des milliards en quelques secondes.

    L'histoire commence en avril 2022. Après avoir révélé une participation de 9,1 % dans Twitter, Elon Musk propose en avril 2022 de racheter l'intégralité de la plateforme pour 54,20 dollars par action, soit environ 44 milliards de dollars au total. L'offre est qualifiée de « seller friendly » par Musk lui-même : pas de condition de financement, pas de clause de due diligence. Un accord ferme, en apparence.

    Mais à peine un mois plus tard, le 13 mai 2022, tout bascule. Musk déclare son projet d'acquisition « temporairement en suspens » et indique avoir besoin de vérifier le nombre de comptes spam et faux sur la plateforme. L'action Twitter s'effondre de 18 % en pré-ouverture, et termine la séance en baisse de 9,7 %. Quelques heures plus tard seulement, Musk publie un second message affirmant qu'il reste « toujours engagé dans l'acquisition » — mais le mal est fait.

    Dans les jours qui suivent, le titre connaît ce qu'un avocat des plaignants a décrit comme une chute « en ascenseur vers le sous-sol », perdant 18 % supplémentaires sur les 48 heures suivantes. Puis, en juillet 2022, Musk enfonce le clou : il déclare vouloir abandonner son offre après que Twitter n'a pas fourni suffisamment d'informations sur le nombre de faux comptes. Le titre clôture à 36,81 dollars le 8 juillet, date à laquelle Musk annonce son retrait.

    Finalement, sous la pression d'une poursuite judiciaire intentée par Twitter devant la Cour de Chancellerie du Delaware pour le forcer à honorer ses engagements, Musk revient sur sa décision. Il accepte de finaliser le rachat au prix initialement convenu de 54,20 dollars par action en octobre 2022, soldant l'affaire du Delaware.


    La thèse des plaignants : manipulation calculée

    Le recours collectif déposé en octobre 2022 devant le tribunal fédéral du district nord de Californie représente les actionnaires de Twitter qui ont vendu leurs titres entre le 13 mai et le 4 octobre 2022. Il allègue que Musk a violé les lois fédérales sur les valeurs mobilières en faisant des déclarations publiques « soigneusement calculées pour faire baisser le cours de l'action Twitter ».

    La logique des plaignants est simple : des milliers d'investisseurs, convaincus que l'opération était en train de capoter, ont cédé leurs actions à des prix déprimés — bien en dessous des 54,20 dollars auxquels le rachat a finalement été conclu. Ils réclament une indemnisation pour le manque à gagner.

    Le banquier de Musk chez Barclays avait d'ailleurs, selon les informations rapportées par Ars Technica et reprises par Boing Boing, immédiatement saisi l'opportunité. Un email interne de la banque notait que la situation « pourrait vous offrir l'opportunité de revoir le prix », à condition d'apparaître « prêt à risquer de payer la reverse break fee ». Une reverse break fee est la pénalité contractuelle que l'acheteur doit verser au vendeur s'il se retire d'une transaction. Que les banquiers de Musk aient spontanément identifié une opportunité de renégociation à la baisse immédiatement après le tweet litigieux constitue l'un des éléments à charge les plus embarrassants du dossier.

    Musk à la barre : improvisation et défiance

    Musk a indiqué au tribunal qu'il n'avait pas relu ses dépositions préalables ni préparé son témoignage, invoquant une charge de travail « dingue, 100 heures par semaine ». Une posture qui tranche avec l'enjeu de l'affaire.

    Sur le fond, sa ligne de défense repose sur plusieurs axes. D'abord, la bonne foi : Musk a soutenu devant le jury qu'il publiait simplement « ce qui lui venait à l'esprit » et que c'était « au marché de décider si c'est matériel ». Ensuite, l'imprévisibilité des marchés : il a qualifié la Bourse de « maniaco-dépressive » et affirmé que les gens « ont tendance à lire trop de choses dans ce qu'il fait ».

    Concernant le tweet central du dossier — celui du 13 mai annonçant la mise en suspens de l'accord —, Musk a soutenu que sa formulation était très différente d'un retrait pur et simple. « Je ne dis pas que je ne vais pas conclure l'accord », a-t-il déclaré au jury. Quant à la nuance, il a concédé, avec un certain flegme, que ce tweet « n'était peut-être pas le plus sage » de sa carrière.

    Musk a néanmoins maintenu tout au long de son témoignage que Twitter avait menti sur le nombre de bots, affirmant avoir été « abasourdi » lors d'une réunion en mai 2022 quand les dirigeants de la plateforme — PDG Parag Agrawal et directeur financier Ned Segal — auraient déclaré ne pas savoir comment était calculé le chiffre de 5 % de faux comptes. Un argument central dans sa stratégie de défense : si Twitter a menti dans ses déclarations à la SEC, c'est Twitter le fautif, pas lui.


    La thèse du mensonge sur les bots : solide ou fragile ?

    Le problème, c'est que cette défense se heurte à plusieurs écueils factuels. Musk a été interrogé à plusieurs reprises sur le fait qu'il avait renoncé à toute clause de due diligence dans son offre à prendre ou à laisser, ce qui signifiait qu'il avait renoncé à son droit d'examiner les finances non publiques de la société. Il a reconnu ne pas avoir posé de questions sur la méthodologie de calcul des faux comptes avant de signer, mais a affirmé qu'il supposait que ce que Twitter déposait auprès de la SEC serait exact.

    L'ancien PDG de Twitter, Ned Segal, entendu comme témoin, a quant à lui formellement contesté les accusations de Musk. À la question de savoir si Twitter avait déposé de faux documents auprès de la SEC concernant le nombre de comptes spam, Segal a répondu par la négative. Il a en outre indiqué que le taux réel de faux comptes était en réalité plus proche de 1 %.

    Il convient de rappeler que Twitter avait déjà payé 809,5 millions de dollars en 2021 pour régler des accusations de surestimation de son taux de croissance et de ses chiffres d'utilisateurs mensuels, et que l'entreprise avait depuis des années communiqué ses estimations de bots à la SEC, tout en précisant que ces estimations pouvaient être en deçà de la réalité. En d'autres termes, l'incertitude sur les bots était connue et documentée bien avant que Musk ne fasse son offre.

    Nom : elon.png
Affichages : 7301
Taille : 80,3 Ko

    Un sériel de la barre des témoins

    Ce procès n'est pas une première pour Musk. Trois ans plus tôt, il avait passé environ huit heures à la barre dans un tribunal fédéral de San Francisco pour son fameux tweet de 2018 sur le rachat de Tesla à 420 dollars par action, et avait été blanchi par un jury de neuf membres.

    Lors d'un autre procès récent — lié à une affaire distincte —, il avait déclaré sous serment être « coupable de nombreuses blessures auto-infligées ». Une formule d'une lucidité désarmante, qui résume bien la tension fondamentale du personnage : un homme qui reconnaît l'existence de ses excès tout en refusant d'en accepter les conséquences juridiques.

    Les enjeux du procès actuel dépassent cependant le seul cas Musk. Des experts juridiques et des observateurs des marchés soulignent que le verdict pourrait avoir des implications plus larges pour l'application des lois et la gouvernance d'entreprise. Une décision élargissant la responsabilité pour des déclarations faites en dehors des dépôts traditionnels pourrait inciter les entreprises et les dirigeants à resserrer leurs pratiques de communication.

    La SEC dans l'ombre : une autre épée de Damoclès

    Parallèlement à ce procès civil, Musk fait face à une procédure distincte. La SEC l'a accusé d'avoir violé les réglementations financières en ne divulguant pas sa participation active dans Twitter dans le délai légal requis. Musk a déclaré au tribunal ne pas avoir pensé que c'était « matériel » lorsqu'il a commencé à accumuler des actions Twitter début 2022 sans le divulguer à la SEC, précisant qu'il achetait des actions dans « de nombreuses sociétés » sans en parler publiquement. Quand sa participation est finalement devenue publique, l'action Twitter a bondi de 27 % en une seule séance.

    Des négociations sont en cours avec la SEC pour une possible résolution de cette affaire distincte, selon l'un de ses avocats.

    Quand un tweet déplace des milliards

    L'affaire Twitter soulève, au-delà de la personnalité hors norme du principal protagoniste, une question de fond que le droit des marchés financiers n'a pas encore résolue : à quel moment la liberté de parole d'un dirigeant sur les réseaux sociaux devient-elle une manipulation de cours ? La jurisprudence existante a été bâtie à une époque où les communiqués de presse officiels et les déclarations à la SEC constituaient le canal normal de communication. Aujourd'hui, un seul post d'un patron suivi par des dizaines de millions de personnes peut effacer des milliards de capitalisation boursière en quelques minutes.

    Le procès se poursuit jusqu'à la fin du mois de mars 2026. Une condamnation obligerait Musk à indemniser les anciens actionnaires pour leurs pertes — et pourrait faire jurisprudence sur la responsabilité des dirigeants dans l'ère post-Twitter.

    Source : vidéos dans le texte

    Et vous ?

    Un dirigeant devrait-il être soumis aux mêmes obligations de communication sur ses réseaux personnels que dans ses déclarations officielles à la SEC — ou est-ce une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression ?

    Le fait que les banquiers de Musk aient immédiatement identifié une opportunité de renégociation après le tweet litigieux constitue-t-il, selon vous, une preuve suffisante d'intention frauduleuse ?

    Musk a renoncé à toute clause de due diligence avant de signer : est-il crédible qu'il ait ensuite utilisé l'incertitude sur les bots comme motif légitime pour mettre l'accord en suspens ?

    L'argument de la défense — « je tweete ce qui me passe par la tête, le marché décide » — est-il tenable pour quelqu'un qui sait pertinemment que ses publications déplacent des milliards ?

    Si Musk est condamné, quelles conséquences cela pourrait-il avoir sur la communication des dirigeants tech sur les réseaux sociaux en général ?

  4. #504
    Membre très actif

    Homme Profil pro
    Développeur Web
    Inscrit en
    Octobre 2013
    Messages
    229
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Pérou

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur Web

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2013
    Messages : 229
    Par défaut
    Dans la série publicité commerciale et manipulation politique : Voici le bourrage de crâne libéraliste !

  5. #505
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 360
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 360
    Par défaut Un juge US a rejeté la plainte de X d'Elon Musk qui accusait les annonceurs d'avoir boycotté sa plateforme
    Un juge US a rejeté une plainte déposée par la société X d'Elon Musk, qui accusait un groupe d'annonceurs et de grandes entreprises d'avoir illégalement boycotté sa plateforme

    Un juge américain a rejeté une plainte déposée en 2024 par X Corp, la société d'Elon Musk, qui accusait un groupe d'annonceurs, de grandes entreprises et la Fédération mondiale des annonceurs d'avoir orchestré un boycott illégal de sa plateforme. Dans une décision rendue jeudi, la juge fédérale Jane Boyle a estimé que X n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice au regard des lois antitrust américaines, rejettant ainsi l'affaire sans possibilité de réexamen.

    Pour rappel, en 2024, la plateforme de médias sociaux X d'Elon Musk avait engagé des poursuites contre plusieurs annonceurs, les accusant d'avoir coordonné un boycott illégal ayant entraîné une perte significative de revenus. Selon la société mère, X Corp, des entreprises telles que les géants de l'agroalimentaire Unilever et Mars, la société d'énergies renouvelables Orsted et la Fédération mondiale des annonceurs (WFA) se seraient entendues pour lui priver de « milliards de dollars » de recettes publicitaires.

    Mais dans sa décision rendue le jeudi 26 mars dernier, la juge fédérale Jane Boyle a estimé que l'entreprise n'avait pas démontré avoir subi un préjudice au regard de la législation fédérale sur la concurrence.

    Nom : musk x annonceurs.png
Affichages : 8185
Taille : 112,5 Ko

    Le procès intenté par X Corp devant un tribunal texan en 2024 faisait suite à une baisse des recettes publicitaires de la plateforme après le rachat de Twitter par Elon Musk en 2022. Le milliardaire de la tech avait mis en place des changements radicaux sur la plateforme après son rachat, notamment en réactivant les comptes de personnalités controversées et en levant certaines restrictions sur les contenus.

    Moins d'un an après le rachat de X par Elon Musk, les recettes publicitaires avaient chuté de plus de moitié, certaines entreprises ayant suspendu ou réduit leurs campagnes publicitaires sur le site. La plainte affirmait que ce groupe d'annonceurs avait agi à l'encontre de ses propres intérêts économiques pour s'entendre contre la plateforme, affirmant que cela constituait une violation des lois antitrust américaines visant à promouvoir une concurrence loyale entre les entreprises.

    À l'époque, Elon Musk avait tweeté : « Nous avons essayé d'être conciliants pendant deux ans et n'avons obtenu que des paroles en l'air. Maintenant, c'est la guerre. »

    Dans sa plainte, X Corp affirmait que les entreprises mises en cause avaient indûment retenu des dépenses en se conformant aux normes de sécurité établies par une initiative de la WFA appelée Global Alliance for Responsible Media (Garm).

    L'objectif déclaré du Global Alliance for Responsible Media est « d'aider le secteur à relever le défi posé par les contenus illégaux ou préjudiciables sur les plateformes de médias numériques et par leur monétisation par le biais de la publicité ».

    Mars, CVS Health et les autres défendeurs ont nié toute faute et, dans leurs conclusions en réponse, ont exhorté le juge Jane Boyle à rejeter la plainte. Ils ont fait valoir qu'ils avaient agi en toute indépendance lorsqu'ils avaient pris des décisions commerciales concernant le moment et le lieu où investir leurs budgets publicitaires, et ont affirmé que X n'avait pas démontré le contraire.

    La juge fédérale Jane Boyle semblait partager cet avis, écrivant dans un avis rendu parallèlement à son jugement que Garm « n'avait pas acheté d'espaces publicitaires à X pour les revendre à des annonceurs et n'avait pas non plus, dans le cadre d'un tel accord, demandé à X de ne pas vendre directement aux clients de Garm ».

    « La nature même du complot allégué ne permet pas de fonder une action en matière d'ententes, et le tribunal n'hésite donc pas à rejeter l'affaire sans possibilité de réexamen », a-t-elle conclu.

    Cette affaire survient alors que les répercussions financières de l'acquisition de la plateforme X (anciennement Twitter) par Elon Musk continuent de peser sur ses partenaires bancaires. L’acquisition de Twitter par Elon Musk en 2022 est en effet considérée comme la pire opération pour les banques depuis la crise financière mondiale de 2008.

    Sept banques, dont Bank of America et Morgan Stanley, avaient accordé environ 13 milliards de dollars de financement à la holding d'Elon Musk. Contrairement aux pratiques habituelles, ces institutions n'ont pas réussi à céder rapidement cette dette sur le marché, exposant ainsi leurs bilans aux incertitudes liées à la gestion de la plateforme par Elon Musk.

    Source : Jane Boyle, juge fédérale américaine

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
    Trouvez-vous la décision rendue par la juge Boyle cohérente et pertinente ?

    Voir aussi :

    Les annonceurs continuent de réduire leurs dépenses publicitaires sur X par manque de confiance, après qu'Elon Musk ait contrarié les principaux annonceurs en leur disant qu'ils devraient "aller se faire voir"

    Davantage d'annonceurs fuient X suite aux actions en justice engagées par Elon Musk, à ses commentaires controversés sur les émeutes et après leur avoir dit « d'aller se faire foutre »

    «Allez vous faire f*utre»: Elon Musk s'attaque aux annonceurs qui ont suspendu leurs campagnes sur X pour contenu antisémite, mais reconnait que l'entreprise pourrait mourir si le boycott continue
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  6. #506
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    914
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 914
    Par défaut Elon Musk tente de relancer une action en justice contre des annonceurs
    Elon Musk tente de relancer une action en justice contre des annonceurs qu’il accuse de boycotter illégalement la plateforme de réseaux sociaux X, bien qu’il ait précédemment mis fin à cette procédure

    La société X Corp. d’Elon Musk a demandé instamment à une cour d’appel fédérale de relancer sa plainte antitrust contre 10 annonceurs qui se seraient livrés à un « boycott collectif » de la plateforme. « Cette affaire concerne un boycott collectif d’une audace inhabituelle », fait valoir X dans les documents déposés auprès de la Cour d’appel du 5e circuit. « Le boycott a porté préjudice à la fois à X et à la concurrence sur ce marché, permettant à d’autres plateformes de réseaux sociaux de pratiquer des tarifs supérieurs à ceux d’un marché véritablement concurrentiel », fait valoir X. X ajoute : « Lorsqu’un boycott prive la victime d’un élément nécessaire à sa compétitivité, cette réalité plaide également en faveur d’une […] violation. »

    Elon Musk est un homme d'affaires et ancien responsable politique, PDG et principal actionnaire de Tesla et de SpaceX. Musk est l'homme le plus riche du monde depuis 2025 et au 23 juillet 2026, Forbes estimait sa fortune à 744 milliards de dollars américains. En 2022, il a racheté Twitter, un réseau social, et y a apporté des changements majeurs, notamment en le rebaptisant « X » en 2023. Son rachat de Twitter a suscité la controverse car, suite à son engagement à réduire la censure, on a constaté une recrudescence des discours haineux et de la désinformation sur la plateforme.

    En mars 2026, un juge américain a rejeté une plainte déposée en 2024 par X Corp, la société d'Elon Musk, qui accusait un groupe d'annonceurs, de grandes entreprises et la Fédération mondiale des annonceurs d'avoir orchestré un boycott illégal de sa plateforme. Dans sa décision, la juge fédérale Jane Boyle a estimé que X n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice au regard des lois antitrust américaines, rejettant ainsi l'affaire sans possibilité de réexamen.

    Récemment, la société X Corp. d’Elon Musk a demandé instamment à une cour d’appel fédérale de relancer sa plainte antitrust contre 10 annonceurs qui se seraient livrés à un « boycott collectif » de la plateforme. « Cette affaire concerne un boycott collectif d’une audace inhabituelle », fait valoir X dans les documents déposés auprès de la Cour d’appel du 5e circuit. « Ce comportement répréhensible a attiré l’attention des autorités de régulation et du Congrès. Il n’y a aucune raison valable pour que cette action engagée par la victime directe afin d’obtenir réparation pour les pertes économiques considérables subies du fait de ce boycott ne puisse aboutir. »

    Nom : 1.jpg
Affichages : 857
Taille : 66,5 Ko

    X Corp. d’Elon Musk demande à une cour d’appel fédérale de relancer sa plainte antitrust contre les annonceurs

    X demande à la Cour d’appel du 5e circuit d’infirmer la décision de la juge Jane Boyle, du tribunal fédéral de première instance, qui avait rejeté la plainte de la plateforme technologique plus tôt cette année. Ce litige remonte à 2024, lorsque la société X de Musk avait affirmé que la Fédération mondiale des annonceurs, basée en Belgique, et son initiative désormais disparue en faveur de la sécurité des marques, la Global Alliance for Responsible Media (GARM), avaient déclenché un « boycott massif des annonceurs » qui avait coûté à l’entreprise des milliards de recettes publicitaires.

    Musk a également poursuivi en justice des annonceurs — les entreprises énergétiques Ørsted (basée au Danemark) et Shell ; les géants de l’agroalimentaire Mars, Nestlé et Tyson ; l’entreprise de santé CVS ; le laboratoire pharmaceutique Abbott ; la marque de dentifrice et de soins personnels Colgate-Palmolive ; le fabricant de jouets Lego ; et la plateforme sociale Pinterest — pour avoir prétendument conspiré avec la GARM afin de priver X de ses recettes publicitaires.

    Les recettes publicitaires de X ont chuté depuis son rachat par Musk en 2022. SpaceX — qui regroupe désormais ce qui reste de l’ancienne société Twitter — a déclaré 367 millions de dollars de recettes publicitaires pour le deuxième trimestre 2026. À titre de comparaison, Twitter avait déclaré 1,076 milliard de dollars lors de son dernier trimestre en tant que société cotée en bourse, en 2022.

    X a récemment réglé son différend avec la Fédération mondiale des annonceurs, mais pas avec les annonceurs individuels cités comme défendeurs. La plainte de X allègue qu’entre novembre 2022 et décembre 2022, au moins 18 membres de la GARM ont cessé de faire de la publicité sur Twitter, et que des « dizaines » d’autres membres ont « considérablement réduit » leurs dépenses publicitaires.

    Cette action en justice a été intentée environ trois semaines après que la commission judiciaire de la Chambre des représentants, dirigée par les républicains, a publié un rapport accusant le GARM de coordonner l’action d’entreprises, d’agences de publicité et d’autres groupes sectoriels afin de « démonétiser les plateformes, les podcasts, les médias d’information et tout autre contenu jugé indésirable par le GARM et ses membres ».

    La Fédération mondiale des annonceurs a dissous le GARM en août, quelques jours après que Musk eut intenté son action en justice. L’organisation professionnelle a répété à plusieurs reprises que les normes de sécurité des marques du GARM étaient volontaires et que ses membres étaient libres de les accepter ou de les rejeter.

    Lorsque la juge Boyle a rejeté l’affaire, elle a déclaré que les allégations de X, même si elles s’avéraient fondées, ne démontreraient pas que les annonceurs avaient enfreint la législation antitrust. La juge Boyle a invoqué deux raisons pour justifier cette partie de sa décision. La première était que X n’avait pas allégué que les défendeurs avaient l’intention de favoriser l’un de ses concurrents en se livrant à ce prétendu boycott. L’autre était qu’il n’était pas allégué que les défendeurs aient tenté d’empêcher d’autres acteurs de faire de la publicité sur X.

    X, désormais représentée par l’ancien solliciteur général des États-Unis Paul Clement, fait valoir devant la 5e Cour d’appel qu’elle aurait dû être autorisée à poursuivre sa plainte contre les annonceurs. Entre autres arguments, la société affirme que l’accord présumé entre les défendeurs « a restreint le commerce sur le marché de la publicité numérique sur les plateformes de réseaux sociaux, tant aux États-Unis qu’à l’échelle mondiale ».

    « Le boycott a porté préjudice à la fois à X et à la concurrence sur ce marché, permettant à d’autres plateformes de réseaux sociaux de pratiquer des tarifs supérieurs à ceux d’un marché véritablement concurrentiel », fait valoir X. La société met également en avant des allégations selon lesquelles les défendeurs auraient porté atteinte à la capacité de X à rivaliser avec d’autres plateformes en la privant de revenus publicitaires.

    « Les revenus publicitaires sont le moteur de l’industrie des réseaux sociaux », affirme X. « Et par leurs propres actions (et l’influence qu’ils ont exercée sur d’autres), les défendeurs ont sévèrement restreint les flux de revenus publicitaires vers X. » X ajoute : « Lorsqu’un boycott prive la victime d’un élément nécessaire à sa compétitivité, cette réalité plaide également en faveur d’une […] violation. » Les annonceurs devraient déposer leur réponse le mois prochain.

    Source : Action en justice de X Corp

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette appel est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Elon Musk réclame des poursuites pénales contre les annonceurs qui refusent de lui verser de l'argent en boycottant la publicité sur X, alors qu'il leur avait publiquement demandé d'aller se faire foutre

    Les annonceurs continuent de réduire leurs dépenses publicitaires sur X par manque de confiance, après qu'Elon Musk ait contrarié les principaux annonceurs en leur disant qu'ils devraient "aller se faire voir"

    L'acquisition de Twitter par Elon Musk est la pire opération pour les banques depuis la crise financière. Sa gestion chaotique de l'entreprise a mis en péril les milliards prêtés par des banques
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #507
    Membre éprouvé
    Homme Profil pro
    ingénieur qualité
    Inscrit en
    Mars 2015
    Messages
    1 754
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : ingénieur qualité
    Secteur : Aéronautique - Marine - Espace - Armement

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2015
    Messages : 1 754
    Par défaut
    Ouin Ouin, Musk le défenseur de la liberté d'expression absolue pleure parce qu'il n'est pas capable de rependre sa propagande gratuitement.
    Que pense-t-il de la liberté d'exprimer sa désapprobation envers les autre?

    Toujours au top pour rester au centre de l'information.

  8. #508
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    914
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 914
    Par défaut L'algorithme de X se nourrit de « ragebait » : il détecte que vous êtes indigné
    L'algorithme de X se nourrit de « ragebait » : il détecte que vous êtes indigné, puis vous propose davantage de contenus extrêmes, afin d'exercer une emprise sur votre quotidien et de vous influencer

    Une nouvelle étude a révélé comment l’algorithme de X gère l’engagement des utilisateurs par le biais de la « gestion de la haine ». Les chercheurs ont découvert que l’algorithme privilégie l’engagement par-dessus presque tout le reste. Cela influence en permanence ce que les utilisateurs voient sur leurs fils d’actualité personnalisés. L’étude a également révélé que X propose davantage de contenus provocateurs à certains utilisateurs. L’étude a mis en évidence un décalage manifeste entre les valeurs déclarées et le contenu affiché. Les utilisateurs suivaient des comptes qui reflétaient généralement leurs valeurs personnelles. Cependant, le contenu mis en avant contredit souvent ces mêmes valeurs déclarées. Ce décalage est apparu particulièrement évident à travers les réponses des utilisateurs.

    X, anciennement connu sous le nom de Twitter, est un service américain de microblogging et de réseau social détenu par SpaceXAI, la filiale de SpaceX spécialisée dans l'intelligence artificielle. Il s'agit de l'une des plus grandes plateformes de réseaux sociaux au monde et de l'un des sites web les plus visités. Le service appartient à la société américaine X Corp., créée pour succéder à l’ancien propriétaire Twitter, Inc. en mars 2023, à la suite de l’acquisition de Twitter par Elon Musk en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars américains. Musk a déclaré que son objectif avec cette acquisition était de promouvoir la liberté d’expression sur la plateforme. Depuis son rachat, la plateforme a été critiquée pour avoir favorisé la propagation accrue de la désinformation et des discours de haine, et accusée de virer de plus en plus à droite et de servir les intérêts des groupes haineux.

    En 2024, une évaluation de la valeur de X d'Elon Musk a montré qu'elle a connu une baisse vertigineuse depuis que le milliardaire a racheté la société fin octobre 2022. Les données fournies par Fidelity Investments, qui a participé à l'opération de rachat de Twitter inc., avait indiqué que la valeur de la société a connu une baisse d'environ 72 % depuis l'acquisition. Musk a racheté Twitter pour 44 milliards de dollars, une opération considérée comme une mauvaise affaire, car la société valait nettement moins à l'époque. En 2024, la valeur de X était en chute libre alors même que l'entreprise luttait pour conserver ses annonceurs et était plombée par une dette de 13 milliards de dollars.

    Outre sa valeur en chute libre, en novembre 2025, une enqête menée par Sky News a suggéré que X présente un biais algorithmique significatif en faveur de la promotion de contenus d'extrême droite et « extrêmes ». Les résultats indiquent que les nouveaux utilisateurs, quelle que soit leur orientation politique initiale, sont plus susceptibles de rencontrer des contenus de droite dans leur fil d'actualité « Pour vous ». Le rapport, qui se concentrait principalement sur l'influence de X dans la politique britannique, a conclu que l'algorithme de la plateforme semblait favoriser les contenus de droite par rapport à ceux de gauche, même lorsque les niveaux d'engagement étaient similaires.

    Récemment, une nouvelle étude a révélé comment l’algorithme de X gère l’engagement des utilisateurs par le biais de la « gestion de la haine ». Publiée récemment dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, cette recherche a mis au jour des tendances inquiétantes. L’article s’intitule « Value misalignment of X’s feed algorithm » (Incohérence des valeurs de l’algorithme du fil d’actualité de X). Les chercheurs ont découvert que l’algorithme privilégie l’engagement par-dessus presque tout le reste. Cela influence en permanence ce que les utilisateurs voient sur leurs fils d’actualité personnalisés. L’étude a également révélé que X propose davantage de contenus provocateurs à certains utilisateurs.

    Nom : 1.jpg
Affichages : 1813
Taille : 112,7 Ko

    Ziv Epstein, chercheur postdoctoral à Stanford, est co-auteur de cette étude. Il a expliqué que l’équipe souhaitait approfondir sa compréhension au-delà des observations superficielles. Selon lui, les types d’engagement ne sont pas traités de la même manière par l’algorithme. Certaines interactions ont beaucoup plus de poids que d’autres au sein du système de X. Cette étude a porté sur 715 utilisateurs américains actifs de X, la plateforme détenue par Elon Musk. Les utilisateurs y ont participé en septembre et octobre 2024. Les chercheurs ont apparié les participants en fonction de leur origine ethnique, de leur genre et de leur affiliation politique.

    Les volontaires ont installé une extension de navigateur permettant aux chercheurs de collecter leurs fils d’actualité. Cela comprenait à la fois leurs pages « Pour vous » et « Abonnés ». Epstein a souligné que cette étude restait purement observationnelle. Il espérait qu’elle susciterait des questionnements plus larges sur la conception des réseaux sociaux. Selon lui, ces algorithmes exercent un pouvoir immense sur la vie quotidienne. Ils façonnent actuellement la consommation d’informations avec très peu de transparence vis-à-vis du public.

    Pour mesurer les valeurs, les chercheurs ont utilisé un outil appelé « théorie de Schwartz ». Celui-ci présentait les valeurs sous la forme d’une roue comportant 19 dimensions distinctes. Parmi celles-ci figuraient des concepts tels que la tolérance, la dominance, l’hédonisme et l’ouverture d’esprit. Les participants ont également révélé leurs orientations politiques à des fins de comparaison. Les chercheurs ont ensuite suivi la manière dont les utilisateurs interagissaient avec diverses publications.

    L’étude a mis en évidence un décalage manifeste entre les valeurs déclarées et le contenu affiché. Les utilisateurs suivaient des comptes qui reflétaient généralement leurs valeurs personnelles. Cependant, le contenu mis en avant contredit souvent ces mêmes valeurs déclarées. Ce décalage est apparu particulièrement évident à travers les réponses des utilisateurs. Lorsque les utilisateurs tombent sur des publications qui suscitent la colère, ils y répondent parfois avec colère. X interprète ces réponses comme un engagement précieux, quel que soit le ton utilisé. « L’algorithme apprend que vous êtes indigné et continue alors à vous proposer davantage de contenu allant dans ce sens, et cela semble particulièrement vrai pour les utilisateurs démocrates de notre étude », a déclaré Epstein.

    Les réponses restaient toutefois relativement rares. Elles ne représentaient que 6,8 % de l’ensemble des interactions. Malgré leur rareté, les réponses exerçaient une influence disproportionnée sur le comportement de l’algorithme. Epstein a décrit ce phénomène comme une boucle de rétroaction qui encourage systématiquement l’indignation. La plupart des utilisateurs se contentaient d’aimer ou de partager du contenu sans aller plus loin. Ce comportement générait davantage de contenu similaire sans déclencher de boucles d’indignation.

    Ce schéma s’est manifesté à travers tout le spectre politique, bien que de manière inégale. Les démocrates, en particulier, ont plus fréquemment contesté les contenus divergents par le biais de réponses. Cette confrontation, ont noté les chercheurs, exploitait la conception de l’algorithme visant à maximiser l’engagement. Elle a créé des boucles de rétroaction incontrôlables, accentuant le décalage des valeurs.

    Nom : 2.jpg
Affichages : 990
Taille : 73,5 Ko

    Epstein a déclaré qu’il avait besoin de recherches supplémentaires pour expliquer cette différence partisane. Il suggère diverses explications possibles sans confirmer de cause spécifique. « Il pourrait y avoir une sorte d’effets différentiels sur les régimes informationnels, ou bien il s’agirait d’un phénomène plus psychologique lié au fait que les identités partisanes, de par leur nature, déclenchent différents types d’actions et de réactions, mais en fin de compte, je ne veux pas trop spéculer », a-t-il déclaré.

    Interrogé sur les « chambres d’écho », Epstein a exprimé une réelle inquiétude quant aux risques futurs. Il a averti que les flux basés sur les valeurs pourraient créer des bulles de contenu isolées. Il a qualifié cette issue potentielle de véritablement préoccupante pour la société. Cependant, il a également reconnu l'intérêt des pratiques de consommation de contenu réfléchies. Il a encouragé les utilisateurs à réfléchir mûrement, au préalable, au type de contenu qu'ils souhaitent consulter. Cela implique de prendre le temps de réfléchir avant de réagir instinctivement à des publications provocatrices.

    Voici un extrait de l'étude :

    Les algorithmes des flux des réseaux sociaux classent les contenus censés être préférés par les utilisateurs, mais les comportements d’engagement qui alimentent ces algorithmes ne sont (au mieux) que des indicateurs indirects des valeurs explicitement exprimées par les utilisateurs. Les flux qui en résultent sont-ils en adéquation avec ces valeurs, et si ce n’est pas le cas, pourquoi ? Nous étudions cette question en annotant les valeurs humaines fondamentales exprimées dans les fils d’actualité X (Twitter) des participants (N = 715 utilisateurs américains), en analysant la relation entre les expressions de valeurs contenues dans les publications et leur amplification dans le fil d’actualité classé de la page « Pour vous », puis en comparant les valeurs amplifiées aux valeurs propres des utilisateurs.

    Nous observons que l’ensemble des publications provenant des comptes suivis reflète les valeurs déclarées par les utilisateurs — mais qu’il existe une corrélation globalement négative (un décalage) entre les valeurs explicites des utilisateurs et les expressions de valeurs que l’algorithme est le plus susceptible d’amplifier. Nous nous tournons vers les comportements d’engagement pour comprendre ce décalage et constatons que les comportements d’engagement des utilisateurs peuvent être en décalage avec leurs valeurs déclarées — ce qui conduit probablement l’algorithme à apprendre et à refléter ces valeurs décalées.

    Nous détectons également des différences partisanes cohérentes avec cette théorie : bien que l’algorithme amplifie des valeurs en corrélation négative avec les valeurs déclarées tant par les démocrates que par les républicains, ce décalage est plus marqué chez les démocrates. De fait, le fait de répondre, une forme d’engagement à forte pondération, est associé à des valeurs moins alignées par rapport aux valeurs déclarées tant par les démocrates que par les républicains, et ce décalage est encore plus marqué chez les démocrates. Pris dans leur ensemble, ces résultats donnent un aperçu des tensions entre les valeurs que les individus défendent et celles qui suscitent des réactions, ainsi que de la manière dont ces tensions entre valeurs peuvent produire des résultats décalés.
    En avril 2024, Elon Musk et son réseau social X ont fait face à un rapport accablant qui traite de la prolifération des comptes pronazis sur la plateforme. Le rapport identifiait plus d'une centaine de comptes X payants qui publie ou amplifie des contenus antisémites ou pronazis, souvent en violation apparente des règles du site. Ces comptes ont fait notamment l'éloge de soldats nazis, partagé des symboles nazis et nié l'existence de l'Holocauste. Dans un cas spécifique observé, plus de 5 300 comptes vérifiés et non vérifiés ont repartagé un message pronazi, et des dizaines d'autres messages populaires ont été repartagés des centaines de fois chacun.

    Un autre rapport de novembre 2024, a montré que la transformation de Twitter en X par Elon Musk a suscité de nombreux débats autour de la liberté d’expression et de la modération en ligne. Ce changement a offert un terrain favorable au retour des discours de suprémacistes blancs, dont la présence autrefois plus discrète est désormais bien visible. Selon plusieurs études et témoignages, ces groupes exploitent les failles de la modération pour diffuser leurs idéologies. Cette situation soulève des questions importantes pour la régulation numérique, notamment entre les États-Unis et l’Union Européenne.

    Source : "Value misalignments in X’s feed algorithm is a reflection of value tensions in engagement"

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette étude est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Une centaine de chercheurs ont arrêté leurs études sur X de peur qu'Elon Musk ne les poursuive en justice. Les études portaient sur la désinformation. La sécurité des enfants et les discours de haine

    « Rage bait » et « AI slop » : les mots de l'année reflètent la toxicité croissante des interactions en ligne et l'accélération de la dégradation du Web liée aux contenus de qualité médiocre générés par l'IA

    L'algorithme de recommandation du réseau social X d'Elon Musk incite les utilisateurs à adopter une position plus conservatrice, selon une étude, qui ajoute que les effets peuvent être durables
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  9. #509
    Membre éclairé
    Profil pro
    Inscrit en
    Septembre 2007
    Messages
    359
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2007
    Messages : 359
    Par défaut
    Mouais il se nourrit de ce que vous regardez ou likez : si c’est de l’indignation il vous propose de l’indignation, si c’est de l’éccologie de l’écologie, des animaux des animaux, du foot du foot et ainsi de suite bref comme la plupart des RS de cette planète

  10. #510
    Membre chevronné Avatar de der§en
    Homme Profil pro
    Chambord
    Inscrit en
    Septembre 2005
    Messages
    1 405
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Loir et Cher (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : Chambord
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2005
    Messages : 1 405
    Par défaut
    X ne déroge en rien des autres réseaux sociaux si ce n’est la liberté d’expression en plus la ou les autres censure a qui mieux mieux…

  11. #511
    Membre émérite
    Profil pro
    Développeur Web
    Inscrit en
    Février 2008
    Messages
    3 422
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur Web

    Informations forums :
    Inscription : Février 2008
    Messages : 3 422
    Par défaut
    Un réseau américain, oui ... Il était déjà américain avant qu'Elon Musk l'achète, d'ailleurs.

    Ça doit faire quelque chose, d'ailleurs, ça. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit, le mec, enfin surtout avec le fait d'empêcher tant d'autres gens de dire ce qu'ils veulent. Pas d'accord, alors hop, 44 milliards. Il y a un avantage avec cette démarche, c'est que c'est simple.

    Ah, la diffusion de la haine ...

    Il y a quelque chose de spécial avec cette notion de diffuser des fausses nouvelles.

    À un moment nous avions un gouvernement dont ça semblait être la principale occupation, et puis à un moment il y en a un dans lot qui a lancé "Eh Jo on va faire un truc, là. Ce que nous faisons toute la journée, on va le rendre illégal, tu vas voir, comme c'est nous personne ne va s'en rendre compte."

    Exemplaires, on appelle ça.

    Le résultat se chiffre en milliards de déficit, et en milliers d'hectares brûlés. On ne parle pas des morts du chômage parce que c'est plus difficile à chiffrer du fait qu'ils l'ont rendu illégal.

  12. #512
    Modérateur
    Avatar de escartefigue
    Homme Profil pro
    bourreau
    Inscrit en
    Mars 2010
    Messages
    10 778
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Loir et Cher (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : bourreau
    Secteur : Finance

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2010
    Messages : 10 778
    Billets dans le blog
    10
    Par défaut
    Citation Envoyé par der§en Voir le message
    X ne déroge en rien des autres réseaux sociaux si ce n’est la liberté d’expression en plus la ou les autres censure a qui mieux mieux…
    Si la liberté d'expression consiste à pouvoir dire n'importe quoi, y compris les pires mensonges, alors oui, en effet...
    Car X a la particularité de détenir le record du monde de désinformation ("fake") :

    cf. https://www.lesoir.be/539585/article...desinformation

  13. #513
    Membre actif
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Mars 2025
    Messages
    341
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 35
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau
    Secteur : Industrie

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2025
    Messages : 341
    Par défaut
    Tout les réseaux sociaux vont ça, la différence c'est que X ne censure pas comme les autres, et en plus l'algo est maintenant open-source (ce qui fait taire beaucoup de rumeur sur le sujet).

  14. #514
    Membre actif
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Mars 2025
    Messages
    341
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 35
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau
    Secteur : Industrie

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2025
    Messages : 341
    Par défaut
    Citation Envoyé par escartefigue Voir le message
    Si la liberté d'expression consiste à pouvoir dire n'importe quoi, y compris les pires mensonges, alors oui, en effet...
    Car X a la particularité de détenir le record du monde de désinformation ("fake") :

    cf. https://www.lesoir.be/539585/article...desinformation
    Qu'est ce qu'une "désinformation" ? Il y a une différence entre ce qui est vrai, et ce qui est majoritairement admis :
    Il y a 6 ans, dire "n'importe quoi", c'était parlé de l'affaire Epstein ou encore parler de surveillance de masse avec les contrôles d'âge via carte d'identité pour accéder à Internet
    C'était vrai, mais pas admis par la majorité : C'était donc de la désinformation ...

  15. #515
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    grand utilisateur de linux
    Inscrit en
    Mars 2026
    Messages
    68
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Autre

    Informations professionnelles :
    Activité : grand utilisateur de linux

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2026
    Messages : 68
    Par défaut
    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Qu'est ce qu'une "désinformation" ? Il y a une différence entre ce qui est vrai, et ce qui est majoritairement admis :
    Il y a 6 ans, dire "n'importe quoi", c'était parlé de l'affaire Epstein ou encore parler de surveillance de masse avec les contrôles d'âge via carte d'identité pour accéder à Internet
    C'était vrai, mais pas admis par la majorité : C'était donc de la désinformation ...
    Citer 2 exemples pour affirmer un point de vue n'en fait pas une vérité. Exemple criant de désinformation qu'on retrouve sur tous les réseaux dits sociaux que je ne fréquente pas.

  16. #516
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    grand utilisateur de linux
    Inscrit en
    Mars 2026
    Messages
    68
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Autre

    Informations professionnelles :
    Activité : grand utilisateur de linux

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2026
    Messages : 68
    Par défaut
    Citation Envoyé par Gluups Voir le message
    Un réseau américain, oui ... Il était déjà américain avant qu'Elon Musk l'achète, d'ailleurs.

    Ça doit faire quelque chose, d'ailleurs, ça. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit, le mec, enfin surtout avec le fait d'empêcher tant d'autres gens de dire ce qu'ils veulent. Pas d'accord, alors hop, 44 milliards. Il y a un avantage avec cette démarche, c'est que c'est simple.

    Ah, la diffusion de la haine ...

    Il y a quelque chose de spécial avec cette notion de diffuser des fausses nouvelles.

    À un moment nous avions un gouvernement dont ça semblait être la principale occupation, et puis à un moment il y en a un dans lot qui a lancé "Eh Jo on va faire un truc, là. Ce que nous faisons toute la journée, on va le rendre illégal, tu vas voir, comme c'est nous personne ne va s'en rendre compte."

    Exemplaires, on appelle ça.

    Le résultat se chiffre en milliards de déficit, et en milliers d'hectares brûlés. On ne parle pas des morts du chômage parce que c'est plus difficile à chiffrer du fait qu'ils l'ont rendu illégal.
    Vous parlez de l'administration Trump qui détient le record de morts du Covid par habitant car le vaccin est une puce traçante controlée par les illuminatis et donne le SIDA pour faire vendre les Big Pharma ?

  17. #517
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    717
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 717
    Par défaut Euh...
    à vous (et à glup),

    Citation Envoyé par suricata Voir le message
    Vous parlez de l'administration Trump qui détient le record de morts du Covid par habitant car le vaccin est une puce traçante controlée par les illuminatis et donne le SIDA pour faire vendre les Big Pharma ?
    Je ne lis pas les réseaux sociaux, je n'ai aucun compte nulle part (sauf ici), et je n'ai pas non plus de smartphone (qui sont la cause profonde des dérivent actuelles, je peux développer), mais d'une manière plus large, il me semble inutile de s'invectiver ainsi pour définir ce qu'est la "liberté d'expression", et c'est de la définir comme la liberté tout court.

    Dans une lointaine époque, dans une galaxie lointaine, éteinte depuis longtemps (je parle évidemment de notre monde qui part en cou....) on disait sobrement que La liberté s'arrête là où commence celle de l'autre...

    Mais bon, de nos jours, l'autre, s'il a simplement un autre avis, il est forcément un méchant nazi bouilleur d'enfants... Triste époque...

    Bàv et Peace & Love.

  18. #518
    Membre extrêmement actif Avatar de OrthodoxWindows
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Novembre 2021
    Messages
    1 427
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Drôme (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2021
    Messages : 1 427
    Par défaut
    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Qu'est ce qu'une "désinformation" ? Il y a une différence entre ce qui est vrai, et ce qui est majoritairement admis :
    Il y a 6 ans, dire "n'importe quoi", c'était parlé de l'affaire Epstein ou encore parler de surveillance de masse avec les contrôles d'âge via carte d'identité pour accéder à Internet
    C'était vrai, mais pas admis par la majorité : C'était donc de la désinformation ...
    Cette étude ne parle de toute façon pas du problème de la désinformation. Le post d'escartefigue me semble hors-sujet vis à vis de cette étude.

    En revanche, cette étude est très intéressante, à condition de bien la comprendre.
    Elle porte sur la différence entre les valeurs morales (en utilisant la hiérarchie de Schwartz) affichés par les citoyens américains ayant participé à l'étude (qu'il soient sympathisant démocrate ou républicain), et ce qui est valorisé par l’algorithme de X. En premier lieu, est mesurée la différence entre leurs valeurs autodéclarés, leurs valeurs effective en fonction des comptes qu'ils suivent, leur valeur effective en fonction de leur interaction avec le réseau social. Si les valeurs effectives sur les comptes suivis ne glissent pas (ni amplifiées ni diminuées), celles liées à l’interaction glissent. Et ensuite, l’algorithme, de part ce glissement, va lui-même glisser, créant une boucle de rétroaction infinie, où l'utilisateur va voir certaines de ses propres valeurs diminuer, et d'autre, fortement amplifiées.
    Le résultat principal est que l'indignation se retrouve valorisée, mais le plus intéressant est de regarder quels sont les valeurs les plus amplifiés, et, à l'inverse, les plus diminuées :

    Nom : pnas.2610388123fig01-2.jpg
Affichages : 376
Taille : 69,0 Ko

    Les valeurs les plus amplifié par l’interaction sur X, et le comportement de l’algorithme sont le respect des règles (tout ce qui touche à la conformité sociale) ainsi que la sécurité sociétal (ce qui touche au fait de se sentir en sécurité dans le fait de vivre dans une société en accord avec ses propres idées).
    A contrario, les valeurs les plus diminuées sont la bienveillance et la fiabilité.
    Si l'on combine les deux, on peut en conclure que quel que soit le bord politique de l'utilisateur, il verra son empathie et sa compréhension envers les personnes d'un bord politique opposée, ou faisant d'autres choix de vie, ou ayant un comportement mal vu par la société, fortement diminuer. Il les pointera au contraire bien plus du doigt, et adoptera un comportement plus hostile et enclin aux paniques morales.
    Fait intéressant, le glissement semble plus important chez les sympathisant démocrate que républicain :
    Citation Envoyé par Value misalignments in X’s feed algorithm is a reflection of value tensions in engagement
    However, beyond this alignment between self-stated values and inventory, we observe participants’ values to be negatively correlated with the likelihood of content amplification (ρ¯=−0.150, 95% CI=[−0.169,−0.132]), suggesting the algorithm is actually amplifying content that is misaligned with users’ explicit values. Here we observe heterogeneity by political identity: Democrats’ amplification (ρ¯=−0.229) is less aligned with their values than Republicans’ (ρ¯=−0.041 and P<0.001).
    Je pense que cela s'explique par le fait que les valeurs les plus amplifiées sont plus proche de la droite que de la gauche sur le plan sociétal. Certain seront tenté d'y voir un lien avec le bord politique de Musk. Sauf que cela n'implique absolument pas qu'un sympathisant démocrate glisse vers les républicains : au contraire, cela peut impliquer une hostilité exacerbé envers les idées qui ne sont pas les sienne. On est au cœur du comportent type "SJW" décrié par certains (y compris à gauche), qui consiste à défendre des valeurs progressiste avec des méthodes ayant historiquement appartenant aux droite les plus radicales (lire Adorno).
    De plus, le glissement s'opère également largement chez les sympathisant républicain, ce qui correspond bien au comportement très présent actuellement chez les sympathisants de "l'alt-right" et de l'électorat trumpiste, composé d'électeurs particulièrement porté sur les paniques morales et la peur de toute personne ayant des idées politique différente.

    Enfin, je suis d'accord avec vous sur un point, il me semble clair que les algorithmes des autres réseaux sociaux fonctionnent pratiquement de la même manière. Cela semble particulièrement le cas des fils d'actualités de Reddit, Facebook et Instagram. Des études sur ces algorithmes là seront très utile, j'espère qu'elles auront lieu.

  19. #519
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    grand utilisateur de linux
    Inscrit en
    Mars 2026
    Messages
    68
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Autre

    Informations professionnelles :
    Activité : grand utilisateur de linux

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2026
    Messages : 68
    Par défaut
    Est-ce s'invectiver que de dire que Trump dit fake news à toutes les vérités qui ne lui plaisent pas ? Que son réseau s'appelle Truth Social (vérité sociale) et est en déficit abyssal alors il vend un accès privilégié pour disposer en premier de ses paroles qui ont une influence certaine sur Wall Street ?

    Je n'ai pas un avis différent : je me demande de qui Gluups veut parler. Mais Trump est le premier à raconter des salades plus grosses que lui et à contester les chiffres officiels de l'inflation et du chômage car ils ne plaident pas pour une baisse des taux d'intérêt comme il le voudrait.

  20. #520
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    717
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 717
    Par défaut ...
    Citation Envoyé par OrthodoxWindows Voir le message
    Cette étude ne parle de toute façon pas du problème de la désinformation. Le post d'escartefigue me semble hors-sujet vis à vis de cette étude.

    En revanche, cette étude est très intéressante, à condition de bien la comprendre.
    Elle porte sur la différence entre les valeurs morales (en utilisant la hiérarchie de Schwartz) affichés par les citoyens américains ayant participé à l'étude (qu'il soient sympathisant démocrate ou républicain), et ce qui est valorisé par l’algorithme de X. En premier lieu, est mesurée la différence entre leurs valeurs autodéclarés, leurs valeurs effective en fonction des comptes qu'ils suivent, leur valeur effective en fonction de leur interaction avec le réseau social. Si les valeurs effectives sur les comptes suivis ne glissent pas (ni amplifiées ni diminuées), celles liées à l’interaction glissent. Et ensuite, l’algorithme, de part ce glissement, va lui-même glisser, créant une boucle de rétroaction infinie, où l'utilisateur va voir certaines de ses propres valeurs diminuer, et d'autre, fortement amplifiées.
    Le résultat principal est que l'indignation se retrouve valorisée, mais le plus intéressant est de regarder quels sont les valeurs les plus amplifiés, et, à l'inverse, les plus diminuées :

    Pièce jointe 678356

    Les valeurs les plus amplifié par l’interaction sur X, et le comportement de l’algorithme sont le respect des règles (tout ce qui touche à la conformité sociale) ainsi que la sécurité sociétal (ce qui touche au fait de se sentir en sécurité dans le fait de vivre dans une société en accord avec ses propres idées).
    A contrario, les valeurs les plus diminuées sont la bienveillance et la fiabilité.
    Si l'on combine les deux, on peut en conclure que quel que soit le bord politique de l'utilisateur, il verra son empathie et sa compréhension envers les personnes d'un bord politique opposée, ou faisant d'autres choix de vie, ou ayant un comportement mal vu par la société, fortement diminuer. Il les pointera au contraire bien plus du doigt, et adoptera un comportement plus hostile et enclin aux paniques morales.
    Fait intéressant, le glissement semble plus important chez les sympathisant démocrate que républicain :

    Je pense que cela s'explique par le fait que les valeurs les plus amplifiées sont plus proche de la droite que de la gauche sur le plan sociétal. Certain seront tenté d'y voir un lien avec le bord politique de Musk. Sauf que cela n'implique absolument pas qu'un sympathisant démocrate glisse vers les républicains : au contraire, cela peut impliquer une hostilité exacerbé envers les idées qui ne sont pas les sienne. On est au cœur du comportent type "SJW" décrié par certains (y compris à gauche), qui consiste à défendre des valeurs progressiste avec des méthodes ayant historiquement appartenant aux droite les plus radicales (lire Adorno).
    De plus, le glissement s'opère également largement chez les sympathisant républicain, ce qui correspond bien au comportement très présent actuellement chez les sympathisants de "l'alt-right" et de l'électorat trumpiste, composé d'électeurs particulièrement porté sur les paniques morales et la peur de toute personne ayant des idées politique différente.

    Enfin, je suis d'accord avec vous sur un point, il me semble clair que les algorithmes des autres réseaux sociaux fonctionnent pratiquement de la même manière. Cela semble particulièrement le cas des fils d'actualités de Reddit, Facebook et Instagram. Des études sur ces algorithmes là seront très utile, j'espère qu'elles auront lieu.
    No comment... Si je b.... affirmatif ! Typiquement le genre de littérature qui rempli les armoires de procédures et d'études que personne ne lit. Mon dieu...

Discussions similaires

  1. Des algorithmes intelligents permettent aux CPU d’être plus performants que les GPU
    Par Christian Olivier dans le forum Intelligence artificielle
    Réponses: 1
    Dernier message: 08/03/2020, 12h41
  2. Algorithme de randomisation ... ( Hasard ...? )
    Par Anonymous dans le forum Assembleur
    Réponses: 8
    Dernier message: 06/09/2002, 14h25
  3. recherches des cours ou des explications sur les algorithmes
    Par Marcus2211 dans le forum Algorithmes et structures de données
    Réponses: 6
    Dernier message: 19/05/2002, 22h18
  4. Recherche de documentation complète en algorithmes
    Par Anonymous dans le forum Algorithmes et structures de données
    Réponses: 1
    Dernier message: 29/03/2002, 12h09
  5. Algorithme génétique
    Par Stephane.P_(dis Postef) dans le forum Algorithmes et structures de données
    Réponses: 2
    Dernier message: 15/03/2002, 17h14

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo