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Intelligence artificielle Discussion :

Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #481
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    Ryu2000,

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Du point de vue de l'entreprise "l'ancienneté des seniors" c'est la prime qu'elle doit donner à la fin, ce n'est pas l'expérience professionnelle.
    Les entreprises les plus méchantes ne vont pas virer les vieux, ils vont les pousser à la démission. Ceux qui sont dans l'entreprise depuis 25 ans pourraient couter cher, si ils pouvaient démissionner d'eux-mêmes ce serait top pour l'entreprise. Un employé c'est une dépense pour l'entreprise.
    C'est peut-être leur point de vue, mais cela ne signifie pas que ce point de vue est correct. Jusqu'à preuve du contraire, les entreprises se développent grâce au travail de leurs employés. Qu'elles considèrent cela comme une dépense, c'est certainement vrai, mais sans ses dépenses, que pourrait faire un "CEO" tout seul derrière sont bureau, ou les "managers" sans personne à qui confier un travail qu'ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes ? De même, que pourrait faire un "chef de chantier" sans des ouvriers pour faire le travail ? Rien... Ces "cadres" ne seront pas capables ni de produire des "bons" prompts, ni d'évaluer le résultat d'une IA seul derrière leur bureau. C'est pour ça aussi que toutes les "aides" données aux entreprises ne sont que du détournement d'argent. Un entreprise n'engage pas, même au rabais, une "compétence" dont elle n'a pas besoin, quelle que soit l'aide (les ristournes) qu'ont leur donne (via divers mécanismes). C'est juste un moyen pour nos "dirigeants" de faire passer la pilule de ce "détournement" (la valeur créée par des "employés" (nommé "collaborateurs" dans le jargon "corporate") au seul profit, encore une fois d'une "minorité".

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Le problème ce que les crises économiques ont des conséquences graves. Dans les années 1920 il y a eu une crise économique en Allemagne, en 1933 le NSDAP était au pouvoir. C'est complétement lié, les allemands ne votent pas pour un parti comme le NSDAP quand l'économie va bien.
    Je ne dis pas le contraire, je dis qu'il en a toujours été ainsi. L'économie est complètement découplée de la réalité, jusqu'au moment où elle s'écroule, comme toute pyramide de Ponzi, une fois que la "base" ne peut plus être renouvelée. Et lorsqu'elle s'écroule, les "responsables" de cet écroulement restent bien au chaud, profitent des guerres pour s'enrichir, profitent de l'après-guerre lorsqu'il faut reconstruire, puis profitent encore lors des périodes suivantes... Une guerre, implique une "économie de guerre" qui ne profite pas à un grand nombre. Et puis ? ben le même cycle recommence, avec les mêmes "responsables/dirigeants" au manettes. C'est dommage, c'est déplorable, c'est injuste, mais par définition la vie est "injuste". Je ne vois pas pourquoi ces cycles, récurant dans l'Histoire depuis que l'homme est homme, changeraient. Mais il ne faut pas s'en étonner, on peut juste le constater, et il n'y aura jamais de possibilités de changer cette état de fait. La "nature" est ainsi faite également, la gazelle bouffe, puis le lion la bouffe, puis l'homme bouffe le lion, puis des "hommes" puissants bouffent des hommes moins puissants.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    On ne se rend pas compte du danger que représente l'état de l'économie occidentale. On ne veut pas s'imaginer perdre brutalement beaucoup en niveau de vie. En même temps beaucoup de gens sont déjà en mode survie, les salaires sont bas et tous les prix sont élevés. Rien que le Diesel coute cher, alors que t'en as besoin pour aller au boulot et faire tes courses.
    Si, on s'en rend compte (enfin, certains), mais on ne peut rien y faire. Vivaient-on moins bien dans les années 60/70/80 que maintenant ? On avait moins de "besoins" pour se sentir exister. Ouvre tes armoires, regarde ce qu'il y a dedans, 80% ne sert à rien. On te fais "consommer" (via la publicité, qui n'est que mensonge) des choses dont tu n'as pas besoin, pour faire "tourner" l'économie, pour faire de la "croissance".

    Quant au cycle boulot-métro-dodo, c'est ça une "vie" ? Que vaut la "vie" ? Si elle se résume à bosser (pour enrichir d'autres), recevoir une aumône (ton salaire), dépenser cette aumône pour juste bouffer ou t'acheter qlq chose dont tu n'as pas besoin pour être "heureux" en fait, qui ne t'apporte rien (ou dont la durée est éphémère), faire dodo et recommence ce "jour sans fin" jusqu'à ta "retraite" (repoussée de plus en plus pour qu'elle soit la plus courte possible), c'est déprimant, non ? En tant que simple "gueux", tu ne peux rien faire "contre" ce système, au mieux tu peux t'en "extraire", en réalisant que ta "vie" se résume à rien...

    C'est pas pour rien que je termine mes "posts" par "BàT et Peace & Love".

    Bàt, et Peace & Love.

  2. #482
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    floyer et Artemus24,

    Citation Envoyé par floyer Voir le message
    @Artemus24 « Si maintenant tu me demandes ce que signifie "Intelligence", en français, j'ai tendance à le traduire par la capacité à résoudre des problème »
    Non, l'intelligence, c'est détecter des problèmes, les reconnaître, les accepter. Puis, tenter de les résoudre c'est juste un processus (plus simple pour certains que pour d'autres, nos ordinateurs "calculent" plus vite pour résoudre ces "problèmes" plus vite)

    C’est fait… des problèmes de Knuth qui restaient ouverts… et des détections de failles nouvelles nouvelles dans des logiciels libres.
    Oui, des problèmes sont résolu par l'IA, mais dans le cas de la détection de "nouvelles failles", ce n'est pas l'IA qui les a détecter, on a construit (nous, les hommes), cette IA dans ce sens. Si elle a détecté ses problème, c'est parce qu'on lui a dit ce qu'était un problème, après, comme dit plus haut la "résolution" de ces problèmes, c'est autre chose. Grâce à la puissance de calcul, elle résoud en quelques secondes ce qui aurait peut-être prit des siècles à des hommes avec du papier et un crayon. C'est d'ailleurs ce qu'a formulé Turing, c'est à dire qu'il n'y a pas de raison qu'un ordinateur "moins rapide" ne produise le "même résultat" qu'un ordinateur plus rapide. Cela lui prendra plus de temps, mais le résultat sera le même.

    Le step d’après serait de proposer des preuves de conformité (façon automatisation de la ligne Meteor)… cela coûte horriblement cher à générer à la main… si une IA peut les générer (ou trouver les bugs qui empêchent la conformité), on passerait dans une autre ère en matière de développement logiciel.
    Il en est ainsi de tous les outils que l'homme a inventé, lui "faciliter" la tâche. L'IA n'est qu'un outil de plus. Mais ça reste un outil. Et un outil n'est pas "intelligent", il fait se pourquoi il a été créé. Ni plus, ni moins.

    Si on prend comme hypothèse que l'IA peut résoudre tout les problèmes de l'Humanité, cela veut dire que l'humain n'a plus de raison d'être. Cela signifierais que l'univers entier serait "mathématiquement" défini, où tout est écrit à l'avance, où il n'y a pas de choix, que des destins. Je n'ai pas les compétences pour juger de cela, mais s'il en est ainsi, la "vie" n'a tout simplement pas de sens. La seule chose qui peut rendre la "vie" intéressante, c'est uniquement les choix qu'on peut poser (ou pas), que l'on a une influence (même infime) sur le déroulement des choses. La "vie" n'a de sens que si elle est un "chaos" que l'on tente d'organiser. Certains se tourne vers une "religion" pour donner un sens à leur "vie", mais une "religion", c'est accepter que l'on n'est "responsable de rien", ce qui peut soulager les âmes tourmentées qui se tournent vers elle (quelque soit cette religion, un dieux, le capitalisme ou tout autres "dogme").

    Je dis souvent que "dieux" existe, et que la preuve qu'il existe, c'est que c'est l'homme qui l'a inventé.

    Mais bon, on est loin de l'IA là.

    Désolé pour cette petite réflexion perso.

    BàV, et Peace & Love.

  3. #483
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    Pour les languages de programmation, aujourd’hui, un interpréteur ou compilateur gratuit permet d’attirer une multitude de développeurs qui produisent des bibliothèques. Le cas le plus typique est Python dont la commande pip ouvre l’accès à un écosystème très large. (Et beaucoup de languages sont associés à une commande homologue).

    En language payant, peut-être assimilable à un L4G, il y a WinDev/WLanguage. (Les auteurs le situe en L5G !)

    Reste à définir un L4G… est-ce que Python entre dans la catégorie ?

  4. #484
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    Citation Envoyé par OuftiBoy
    L'économie est complètement découplée de la réalité, jusqu'au moment où elle s'écroule, ...
    Ce que tu dis est faux. Toute économie doit trouver son point d'équilibre pour être pérenne, comme celle en entreprise où l'on parle plutôt de point mort.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    ... jusqu'au moment où elle s'écroule, comme toute pyramide de Ponzi, une fois que la "base" ne peut plus être renouvelée.
    Si tu prends "stricto sensu" le sens de la pyramide de Ponzi comme étant un système où les derniers entrants payent pour ceux déjà en place, et bien oui, cela est obligatoirement voué à l'échec. Sauf que le montage repose d'abord sur un rendement qui est plus faible que les promesses faites.

    Si le rendement est supérieurs ou égales aux promesses, ce système ne peut pas s'écrouler car il est à l'équilibre. L'exemple de nos retraites par répartition basées justement sur une pyramide de Ponzi ne peut pas s'écrouler. On ajuste la durée de cotisation en fonction de l'âge du départ à la retraite et du calcul du point. Sans ce réajustement, nos retraites ne peuvent pas être à l'équilibre.

    Tout est une question d'équilibre en économie.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    C'est pour ça aussi que toutes les "aides" données aux entreprises ne sont que du détournement d'argent.
    Là aussi c'est faux. Par exemple, les allègements fiscaux pour encourager les investissements. Ou encore l'état se porte garant pour faciliter des emprunts auprès des banques. L'objectif n'est pas financier, mais maintenir l'emploi ou protéger certains secteurs stratégiques.

    Là où c'est du gaspillage, quand cet argent va à des entreprises qui ne sont pas viables ou une aide de l'état alors que l'entreprise de toute façon allait quand même investir.

    C'est à l'état de bien gérer son argent, sauf qu'elle n'est pas toujours en mesure de comprendre comment fonctionne réellement l'économie pour la simple raison que ce n'est pas sa vocation première.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    Une guerre, implique une "économie de guerre" qui ne profite pas à un grand nombre.
    Bien sûr que oui, au gagnant de cette guerre, pas au perdant, cela va de soi.
    Mais si tu parles des entreprises qui fournissent le matériel de guerre, encore une fois, c'est à l'état de trouver son équilibre économique, et à ne pas se laisser dominer par des entreprises qui voient en cela un moyen de gagner encore plus d'argent. Une solution est de faire des nationalisations au nom de l'intérêt suprème de l'état. l'état à les moyens de bien gérer un pays, même en guerre. Le tout est maintenant de se donner les moyens de le faire. Mais la volonté politique n'est pas au rendez-vous des promesses tenues.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    Je ne vois pas pourquoi ces cycles, récurant dans l'Histoire depuis que l'homme est homme, changeraient.
    La raison est fort simple à comprendre. Le comportement humain est toujours le même. C'est un problème psychologique récurrent où aux mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour sortir de ces cycles, il faut changer notre façon de penser. Tout le problème réside dans la nature humaine !

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    En tant que simple "gueux", tu ne peux rien faire "contre" ce système, au mieux tu peux t'en "extraire", en réalisant que ta "vie" se résume à rien...
    Quand on joue à un jeu, il faut connaitre les règles et savoir s'en servir à son profit. Ce n'est pas à la porté de tout le monde d'avoir une vie agréable. Cela demande de l'intelligence, ce qui est selon moi dépourvue à la grande majorité des gens. Quand tu donnes de l'argent à un pauvre, il le dépense. Comment peut il améliorer sa vie s'il ne fait pas des économies ? Pour arriver à s'en sortir, il faut de la rigueur et s'y tenir. Oui, ce n'est pas facile, mais on peut y arriver. Sauf que voilà, la nature humaine revient comme un cheval au galop et jalouse ceux qui ont réussi et font tout le contraire, en brulant les étapes pour créer de la stabilité dans leur vie.

    Le système n'est pas en cause, mais la nature humaine y est pour beaucoup.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    Oui, des problèmes sont résolu par l'IA,
    Commençons par définir ce qu'est un problème. Un problème se pose quand tu n'as pas de solution. Comment l'IA peut trouver une solution quand celle-ci n'existe pas ? Si elle existe quelque part dans le net, elle va la trouver et te la communiquer. Mais dans le cas contraire, elle ne fera rien car elle est incapable de raisonner pour résoudre ce problème. Cette solution peut se présenter sous la forme d'un protocole d'analyse à partir de méthodes pour tenter de les résoudre. Mais sans cela, l'IA ne sait pas comment faire.

    Ce n'est pas une question de puissance de calcul mais de méthode pour résoudre les problèmes, à la condition que ceux-ci ont une solution.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    L'IA n'est qu'un outil de plus. Mais ça reste un outil. Et un outil n'est pas "intelligent", il fait se pourquoi il a été créé. Ni plus, ni moins.
    Nous sommes d'accord !

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    Je n'ai pas les compétences pour juger de cela, mais s'il en est ainsi, la "vie" n'a tout simplement pas de sens.
    Ce n'est pas une vérité universelle, mais la vie a le sens que tu lui donnes. A toi de trouver ce qui est a du sens !

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    La "vie" n'a de sens que si elle est un "chaos" que l'on tente d'organiser.
    Quand tu comprends que nous agissons tous par intérêts, même un saint homme, tu peux comprendre que la plus grande chance que nous avons est de pouvoir expérimenter par nous-même notre façon de vivre. C'est après, que tu sauras si tu as eu raison ou tort de donner tel sens à ta vie. Sur le moment tu n'en sais rien car tu es dans l'action et tu ne prends pas le temps de réfléchir sur le bien fondé de ce que tu fais. Pour en arriver à cette réflexion, il faut commencer par prendre conscience de ne pas réagir à tes propres stimuli mais de comprendre pourquoi tu le fais. C'est un travail sur toi-même qui va te permettre de trouver ce qui est bon pour toi et donc de donner du sens à ta vie.

    Citation Envoyé par Floyer
    Reste à définir un L4G… est-ce que Python entre dans la catégorie ?
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  5. #485
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    « Comment l'IA peut trouver une solution quand celle-ci n'existe pas ? Si elle existe quelque part dans le net, elle va la trouver et te la communiquer. Mais dans le cas contraire, elle ne fera rien car elle est incapable de raisonner pour résoudre ce problème »

    Les problèmes de Knuth résolus par IA étaient ouverts avant que l’IA en trouve des solution. De même, des vulnérabilités nouvelles ont été découvertes par l’IA. On a donc un comportement émergeant analogue à un raisonnement, même si l’implémentation fonctionne par optimisation statistique (quoique le mode raisonnement de Claude est probablement éloigné des LLM des premières générations.)

  6. #486
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    Par défaut Re: Le vrai problème : l'absence de cadre d'évaluation adapté
    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    TL;DR: Je ne vois pas le rapport avec les LLM.

    La couverture de test n'a jamais été une métrique pertinente de qualité du code. Il s'agit d'un indicateur bas de gamme de la qualité des tests : ce qui est rouge n'est pas couvert par des tests, donc soit c'est du code mort à enleverMerci pour cette réaction constructive, @Matthieu Vergne. Vous avez raison sur un point : ces pratiques ne sont pas nouvelles. Je concède volontiers que tout cela était vrai avant les LLM.

    Cependant, je pense que c'est justement là le problème : les équipes découvrent trop tard que ces pratiques fondamentales manquent, précisément dans le contexte LLM.

    La différence avec les LLM, c'est l'ampleur et la vitesse :

    1. **Hallucinations déguisées** : Un LLM génère du code qui paraît cohérent syntaxiquement mais viole les exigences métier. Les tests unitaires classiques passent. La "mutation testing" que vous mentionnez nécessite une infrastructure qu'aucune équipe n'a quand elle intègre l'IA.

    2. **Impossible de faire du code review manuel** : Avec un dev classique, vous pouvez relire. Avec un LLM générant 10x plus de code, c'est humainement infaisable. Il faut donc que les tests soient robustes *dès le départ*.

    3. **La couverture devient critique, pas pertinente** : D'accord, ce n'est qu'un indicateur. Mais dans un flux LLM, c'est souvent l'*unique* filet de sécurité avant la prod.

    Votre point sur la "cohérence métier" est exactement ce qui manque dans les déploiements IA que j'observe. C'est mon argument exact., soit il manque de test. C'est la seule chose intéressante qu'enseigne la couverture. Quand tout est vert, tu n'as plus aucune info à tirer de cette métrique, puisqu'un code vert veut seulement dire qu'il est exécuté lors du test, pas vérifié par le test.

    Quand la couverture est à 100%, on peut passer au niveau suivant : s'assurer que le code ne régresse pas lors de futurs changements. Si on change le code, un test doit casser. Pour mesurer ça, tu peux utiliser du mutation testing : ça change le code (mutation) et refait tourner les tests pour confirmer que tu en as au moins un qui casse. Si rien ne casse, manque de test. Ça coûte bien plus cher à mesurer que la couverture de test (on réexécute la suite de test pour chaque changement) mais ce n'est encore une fois qu'une mesure de la qualité des tests, donc pas besoin de l'exécuter à chaque fois. L'exécuter régulièrement suffit (idéalement lors de la validation d'une PR, pour confirmer que les changements apportés sont correctement testés).

    Mais tous ces tests ne valent rien s'ils ne valident pas le code. C'est là qu'intervient ta "cohérence métier" : il faut s'assurer que les exigences (cahier des charges) sont représentées dans les tests. Si un test ne se rattache à aucune exigence, c'est que ce test contraint le code sans raison évidente, et sera donc plus une épine dans le pied en cas de refacto qu'une sécurité contre la régression. Si un bout de code est remis en cause via mutation testing ou manque de couverture, soit c'est une exigence implicite (à expliciter avec du test), soit c'est du code inutile (à retirer), soit c'est un détail d'implémentation (changeable à tout moment pour s'adapter au contexte, donc ne devant pas être testé pour ne pas bloquer ces changements). À confirmer avec le PO, notamment pour expliciter l'exigence le cas échéant.

    Et quand tu fais ça, la stabilité comportementale est garantie par l'exécution des tests et la gestion des cas limite aussi. En fait, ces deux notions sont la base du test automatisé.

    L'idéal théorique étant un couverture de 100% (tout est exécuté), un mutation testing de 100% (tout est testé), et une traçabilité de 100% (uniquement des tests explicitement liés à des exigences). La pratique est toute autre.

    Tout ça, c'était déjà vrai avant les LLM.
    Merci pour cette réaction constructive, @Matthieu Vergne. Vous avez raison sur un point : ces pratiques ne sont pas nouvelles. Je concède volontiers que tout cela était vrai avant les LLM.

    Cependant, je pense que c'est justement là le problème : les équipes découvrent trop tard que ces pratiques fondamentales manquent, précisément dans le contexte LLM.

    La différence avec les LLM, c'est l'ampleur et la vitesse :

    1. **Hallucinations déguisées** : Un LLM génère du code qui paraît cohérent syntaxiquement mais viole les exigences métier. Les tests unitaires classiques passent. La "mutation testing" que vous mentionnez nécessite une infrastructure qu'aucune équipe n'a quand elle intègre l'IA.

    2. **Impossible de faire du code review manuel** : Avec un dev classique, vous pouvez relire. Avec un LLM générant 10x plus de code, c'est humainement infaisable. Il faut donc que les tests soient robustes *dès le départ*.

    3. **La couverture devient critique, pas pertinente** : D'accord, ce n'est qu'un indicateur. Mais dans un flux LLM, c'est souvent l'*unique* filet de sécurité avant la prod.

    Votre point sur la "cohérence métier" est exactement ce qui manque dans les déploiements IA que j'observe. C'est mon argument exact.

  7. #487
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    Par défaut La dette technique silencieuse du code IA
    Ce qui me préoccupe le plus dans cette dynamique, c'est moins les échecs visibles (le SQLite-en-Rust 2000x plus lent, ça au moins ça se voit) que la dette technique qui s'accumule discrètement. Le code généré par IA passe les tests, se déploie, reçoit le ticket "Done" — et personne ne réalise qu'il est structurellement fragile avant 12 ou 18 mois plus tard, quand une évolution devient cauchemardesque.

    Il y a aussi un fossé décisionnel qui n'est pas assez discuté : ce sont rarement les développeurs qui décident d'adopter l'IA générative à marche forcée. Ce sont des directions qui ont vu les slides de consultants et qui fixent des KPIs en nombre de PRs et en vitesse de livraison — exactement les mauvaises métriques citées dans l'article. Le dev voit le problème, le manager mesure ce qui brille.

    La distinction que j'aimerais entendre plus souvent : l'IA/ML classique sur des tâches bien délimitées (classification, détection d'anomalies, recommandation) livre des résultats robustes et mesurables depuis des années. Ce n'est pas "l'IA" qui court à la catastrophe, c'est l'usage de LLMs génératifs pour du raisonnement complexe et de l'ingénierie logicielle sans filet de sécurité. Amalgamer les deux fait le jeu des vendeurs de rêve.

  8. #488
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    Par défaut Tu comprendra, Luc, que tout est question du point de vue dont tu regardes...
    Artemus,

    La petite phrase du titre du post vient d'un dialogue entre Obi et Luc, à propos de son père, dans SW évidemment :-) C'est juste pour introduire la suite de ma réponse.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Ce que tu dis est faux. Toute économie doit trouver son point d'équilibre pour être pérenne, comme celle en entreprise où l'on parle plutôt de point mort.
    Oui, toute économie doit trouver son "point d'équilibre" pour être pérenne, cela ne veut pas dire qu'elle le converse, pour de multiples raisons, dont tu cites toi même des cas dans ta réponse, parce qu'entre la théorie et la pratique, tout devient différent. Nos économies n'on jamais été pérenne "en pratique". A un moment donné, chaque économie, de quelle que nature que ce soit, s'écroule. Je ne connais pas un seul cas dans l'Histoire qui montre le contraire. Et bien souvent, une économie est "stable" mais seulement pour une partie de la population. L"Europe a été riche via ses colonies il fut un temps, mais je ne suis pas certains que ceux que nous volions à l'époque se sentait dans "bien" dans cette économie "stable" (pour nous), et non pour eux. Ce que tu dis est vrai "en théorie", mais pas "en pratique". Donne-moi un exemple d'économie "pérenne" par exemple ?

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Si tu prends "stricto sensu" le sens de la pyramide de Ponzi comme étant un système où les derniers entrants payent pour ceux déjà en place, et bien oui, cela est obligatoirement voué à l'échec. Sauf que le montage repose d'abord sur un rendement qui est plus faible que les promesses faites.
    C'est la différence entre la théorie et la pratique, non ?

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Si le rendement est supérieurs ou égales aux promesses, ce système ne peut pas s'écrouler car il est à l'équilibre. L'exemple de nos retraites par répartition basées justement sur une pyramide de Ponzi ne peut pas s'écrouler. On ajuste la durée de cotisation en fonction de l'âge du départ à la retraite et du calcul du point. Sans ce réajustement, nos retraites ne peuvent pas être à l'équilibre.
    Forcément, si tu introduis une ou des variables "d'ajustement", en changeant les règles en cours de route, évidemment, on peut dire que c'est pérenne, mais on ne parle alors plus de la même chose. Tu comme ta phrase avec un "Si". Ici, en Belgique, on a un diction : "Avec des 'si', on met Paris dans une bouteille". Le système des retraites est pérenne et ne peut pas s'écrouler, non, c'est une blague ça. Forcément, si tu fait bosser les gens jusque 99 ans, effectivement, le problème des retraites est résolu. Pareil avec le "calcul" par point, on met derrière le mot "point" ce que l'on veut. Donc oui, le système des retraites est pérenne, il "suffit" de demander au gens d'avoir plus de point (qd t'as déjà 59 ans et qu'on change les règles, c'est difficile d'accumuler ces points), et si le "report" de l'âge à 99 ans fonctionne "en théorie", cela ne fonctionnera plus en "pratique". Cela reviendrait a dire que le système des pension est "pérenne" si plus personne ne touche de pension... Evidemment, si on raisonne ainsi, c'est très très théorique...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Tout est une question d'équilibre en économie.
    Oui, l'équilibre est une balance, et rien ne permet de dire qu'elle va rester à l'équilibre éternellement. Mais si tu as un exemple, je suis preneur. Et dans la balance, il y'a d'uns côté qlq uns qui pèsent beaucoup, et de l'autre côté, énormément de personnes qui pèsent peu. On peut parler là d'un équilibre, mais, comme la balance de la Justice, cet équilibre est complètement faussé.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Là aussi c'est faux. Par exemple, les allègements fiscaux pour encourager les investissements. Ou encore l'état se porte garant pour faciliter des emprunts auprès des banques. L'objectif n'est pas financier, mais maintenir l'emploi ou protéger certains secteurs stratégiques.
    C'est ton avis, et je le respecte. Mais je ne le partage pas. On voit d'ailleurs comment nos dirigeants ont bien protégé nos "secteurs" stratégiques. Les états européens n'ont plus rien de stratégique entre leurs mains, énergie, médicament, et maintenant la bouffe. Super le coup des "subsides" en toutes sorte. Qu'en reste-t-il ? Une Europe ruinée, qui n'a plus rien a dire au niveau mondiale. Il lui reste juste 450 millions de consommateurs qu'ont maintient sous perfusion.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Là où c'est du gaspillage, quand cet argent va à des entreprises qui ne sont pas viables ou une aide de l'état alors que l'entreprise de toute façon allait quand même investir.
    Oui, c'est cadeaux, open bar.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    C'est à l'état de bien gérer son argent, sauf qu'elle n'est pas toujours en mesure de comprendre comment fonctionne réellement l'économie pour la simple raison que ce n'est pas sa vocation première.
    Ah, donc on en revient à la différence entre la théorie et la pratique... ça nous fait une belle jambe ;-)

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Bien sûr que oui, au gagnant de cette guerre, pas au perdant, cela va de soi.
    En temps de guerre, même des perdants sont gagnants. Par exemple Volkzwagen après la guerre 40/45. Pourquoi l'Allemagne vaincue est-elle redevenue la seule puissance du continent ? Désolé, mais la France ne représente plus rien, à par pour les Français. Elle n'a plus que le nom de ce qu'elle a été et aurait du rester.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Mais si tu parles des entreprises qui fournissent le matériel de guerre, encore une fois, c'est à l'état de trouver son équilibre économique, et à ne pas se laisser dominer par des entreprises qui voient en cela un moyen de gagner encore plus d'argent. Une solution est de faire des nationalisations au nom de l'intérêt suprème de l'état. l'état à les moyens de bien gérer un pays, même en guerre. Le tout est maintenant de se donner les moyens de le faire. Mais la volonté politique n'est pas au rendez-vous des promesses tenues.
    Donc encore une fois, oui en théorie, mais non en pratique... On resent plus la pratique que la théorie. Le vrai monde, c'est la pratique, et pas la théorie...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    La raison est fort simple à comprendre. Le comportement humain est toujours le même. C'est un problème psychologique récurrent où aux mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour sortir de ces cycles, il faut changer notre façon de penser. Tout le problème réside dans la nature humaine !
    Oui, en théorie...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Quand on joue à un jeu, il faut connaitre les règles et savoir s'en servir à son profit. Ce n'est pas à la porté de tout le monde d'avoir une vie agréable. Cela demande de l'intelligence, ce qui est selon moi dépourvue à la grande majorité des gens. Quand tu donnes de l'argent à un pauvre, il le dépense. Comment peut il améliorer sa vie s'il ne fait pas des économies ? Pour arriver à s'en sortir, il faut de la rigueur et s'y tenir. Oui, ce n'est pas facile, mais on peut y arriver. Sauf que voilà, la nature humaine revient comme un cheval au galop et jalouse ceux qui ont réussi et font tout le contraire, en brulant les étapes pour créer de la stabilité dans leur vie.
    Je suis d'accord avec toi, mais le temps me manque pour développer. Je reviendrais la-dessus une autre fois.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Le système n'est pas en cause, mais la nature humaine y est pour beaucoup.
    Le système est en cause, car justement est la conséquence de l'humain.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Commençons par définir ce qu'est un problème. Un problème se pose quand tu n'as pas de solution. Comment l'IA peut trouver une solution quand celle-ci n'existe pas ? Si elle existe quelque part dans le net, elle va la trouver et te la communiquer. Mais dans le cas contraire, elle ne fera rien car elle est incapable de raisonner pour résoudre ce problème. Cette solution peut se présenter sous la forme d'un protocole d'analyse à partir de méthodes pour tenter de les résoudre. Mais sans cela, l'IA ne sait pas comment faire.
    Je suis d'accord, je ne suis pas un fan de l'IA, mais précédents posts en atteste je pense.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Ce n'est pas une question de puissance de calcul mais de méthode pour résoudre les problèmes, à la condition que ceux-ci ont une solution.
    S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème ou que ce dernier est mal posé...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Nous sommes d'accord !
    Ah, tu vois ;-)

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Ce n'est pas une vérité universelle, mais la vie a le sens que tu lui donnes. A toi de trouver ce qui est a du sens ! Quand tu comprends que nous agissons tous par intérêts, même un saint homme, tu peux comprendre que la plus grande chance que nous avons est de pouvoir expérimenter par nous-même notre façon de vivre. C'est après, que tu sauras si tu as eu raison ou tort de donner tel sens à ta vie. Sur le moment tu n'en sais rien car tu es dans l'action et tu ne prends pas le temps de réfléchir sur le bien fondé de ce que tu fais. Pour en arriver à cette réflexion, il faut commencer par prendre conscience de ne pas réagir à tes propres stimuli mais de comprendre pourquoi tu le fais. C'est un travail sur toi-même qui va te permettre de trouver ce qui est bon pour toi et donc de donner du sens à ta vie.
    En gros, oui, j'ai fais ce qu'il fallait de mon côté, mais tout le monde ne peut pas agir ainsi. Il y'a toujours 2 faces. Il faut des pauvres pour qu'il y ait des riches, des puissants pour qu'il y ait des "moins puissants", des malins pour qu'il y ait des bêtes...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Python est un langage interprété de troisième génération.
    En théorie, oui :-)

    Bien à Toi et Peace & Love.

  9. #489
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    Par défaut Les cols blancs se rebellent discrètement contre l'IA : 80 % d'entre eux refusent toute obligation d'adoption
    Les cols blancs se rebellent discrètement contre l'IA : 80 % d'entre eux refusent catégoriquement toute obligation d'adoption
    alors que les dirigeants se hâtent de démontrer la viabilité économique de l'IA

    Les investisseurs somment les entreprises d’IA de démontrer la viabilité de leur modèle économique. Mais les analystes affirment que cela pourrait s'avérer une tâche difficile pour les organisations, car toute la bulle de l'IA repose sur un tissu de mensonges. Alors que les investisseurs se montrent de plus en plus impatients, une fracture majeure apparaît entre les dirigeants enthousiastes de leurs employés réticents. Les entreprises dépensent des fortunes, mais une immense majorité d'employés boycotte ou évite les outils d'IA par manque de formation, de confiance ou par crainte pour leur emploi. Ce décalage sape les ambitions des entreprises d'IA et des investisseurs.

    Initialement, l'IA semblait s'imposer de manière organique par le biais du "shadow AI", où les employés utilisaient secrètement des comptes personnels pour accélérer leurs tâches quotidiennes. Cependant, la situation a radicalement changé : les travailleurs se détournent de plus en plus de la technologie. De nombreux facteurs seraient à l'origine de ce rejet soudain : augmentation de la charge de travail, hallucinations, hausse du taux de bogues, etc.

    Ce rejet met en évidence un scepticisme et une désillusion profondément ancrés vis-à-vis des capacités promises par l'IA, ce qui oblige à réévaluer l'intégration de cette technologie dans les flux de travail quotidiens ainsi que les discours exagérément optimistes entourant son potentiel transformateur.

    Ce sentiment a été résumé dans une évaluation sans concession du professeur Steve Hanke, de l'université Johns Hopkins. « L’IA n’a pas tenu ses promesses. Bienvenue dans le monde réel. Oubliez la bulle de l’IA. Vous savez, elle n’a pas tenu ses promesses. Si vous regardez toutes les enquêtes, oui, tout le monde l’utilise un peu, mais quand on creuse un peu, on se rend compte qu’elle n’a pas apporté grand-chose », a-t-il déclaré à Fortune.

    « La productivité, d’ailleurs, est faible. Si l’IA avait tenu ses promesses, la productivité aurait grimpé en flèche. Vous écoutez ces types de la Silicon Valley et ils disent que le PIB va atteindre 5 % ou 6 %. La productivité va grimper jusqu’à 6 %. Ce n’est tout simplement pas le cas », a conclu le professeur Steve Hanke. Environ un tiers des travailleurs n'a jamais utilisé l'IA et rapporte des niveaux élevés d'anxiété ainsi qu'un manque total de formation.

    La fracture croissante entre les dirigeants et les travailleurs

    Une rébellion silencieuse, mais percutante se dessine dans le monde de l'entreprise : de nouvelles données (via Fortune) indiquent que pas moins de 80 % des cols blancs refuseraient d'adopter les outils d'IA malgré les directives de leurs employeurs. Ce rejet massif se manifeste par le fait que plus de la moitié des employés interrogés ont délibérément contourné les outils d'IA imposés au cours du dernier mois pour effectuer leurs tâches manuellement.


    Il existe un fossé de confiance abyssal, puisque 61 % des dirigeants font confiance à l'IA pour des décisions critiques, contre seulement 9 % des salariés. De plus, alors que la quasi-totalité des dirigeants estime fournir des outils adéquats, à peine un cinquième (21 %) des salariés est d'accord avec ce constat.

    Ce scepticisme correspond, d’une certaine manière, aux conclusions des données de WalkMe. Dan Adika, PDG et cofondateur de WalkMe, observe cette divergence depuis le terrain. Il rencontre régulièrement des directeurs informatiques et leur pose une question simple : combien de vos collaborateurs utilisent réellement l’IA pour accomplir un travail utile ? « Les chiffres sont inférieurs à 10 % », a-t-il déclaré. Et ce taux pourrait encore baisser à l'avenir.

    Une partie du problème serait d’ordre structurel, et non comportemental. Dan Adika fait cette analogie : « vous offrez à chaque employé une voiture de sport, une Ferrari, mais ils ne savent pas conduire. Parfois, ils manquent de carburant, ce qui correspond au contexte. Savoir conduire, c’est la motivation. Et dans certains cas, il n’y a même pas assez de routes : il n’y a pas d’API ni de serveur MCP pour réellement faire ce que vous voulez faire ».

    Le coût colossal du rejet des outils pour les organisations

    Le coût induit par cette Ferrari qui ne roule pas est désormais quantifiable. WorkMe rapporte que les salariés perdent l’équivalent de 51 jours ouvrés par an à cause des frictions technologiques, soit une hausse de 42 % par rapport à 2025. Cela représente 7,9 heures par semaine. Les économistes de Goldman Sachs ont rapporté récemment que l'IA permet aux employés qui l'utilisent correctement de « gagner en moyenne 40 à 60 minutes par jour ».

    Le calcul est presque symétrique : le gain de productivité que l'IA apporte aux employés qui l'utilisent bien est presque exactement égal à la perte de productivité qu'elle entraîne pour ceux qui ne parviennent pas à la faire fonctionner. La vieille histoire de l’IA fantôme est toujours d’actualité sous la surface.

    Selon les données, environ 78 % des dirigeants affirment vouloir sanctionner l’utilisation de l’IA fantôme dans leur entreprise. Pourtant, seuls 21 % des employés déclarent avoir déjà été avertis de la politique en matière d’IA, et 34 % ne savent même pas quels outils d'IA leur employeur a approuvés. En d'autres termes, les dirigeants menacent leurs employés de sanctions pour des comportements dont ils n’ont jamais expliqué qu’ils étaient interdits.

    La contradiction est si profonde que 62 % de ces mêmes dirigeants admettent en privé que le risque lié à l’IA fantôme non autorisée est surestimé par rapport au risque de ne pas exploiter du tout l’IA. Environ 40 % des dépenses dans l'IA sous-performent en raison de l'échec de l'adoption par les salariés.

    Le désengagement face à l'IA et la peur du remplacement

    De nombreux employés refusent de laisser un robot prendre le contrôle de leurs missions par fierté pour leur propre travail et parce qu'ils prennent un certain plaisir à souligner les failles et les hallucinations des outils. Ce rejet est accentué par un manque de clarté managériale : bien que les dirigeants souhaitent discipliner l'usage de l'IA non autorisée, la majorité des employés n'ont jamais reçu de consignes claires sur les politiques de leur entreprise.

    Par ailleurs, l'annonce de licenciements massifs dans le secteur technologique, parfois perçue comme un prétexte pour détourner les ressources vers l'IA, alimente un sentiment d'incertitude et de crainte chez les salariés. Oracle a récemment licencié des dizaines de milliers de salariés. Block, la société à l'origine des produits tels que Square, Cash App et Afterpay, a réduit ses effectifs de 40 %. Certains acteurs de l'industrie dénoncent un "AI washing".

    « Nous arriverons à un moment où nous ressentirons de l’incertitude, de la peur, et où nous assisterons à des licenciements. Je pense donc qu’il s’agit d’une sorte de période de transition qui s’étalera dans le temps. Mais encore une fois, en fin de compte, les gens ne l’utilisent pas encore », a déclaré Dan Adika.

    Il a clairement indiqué que les salariés qui se méfient de l'IA n'ont pas tort de pressentir quelque chose de réel, c'est leur conclusion qui est erronée. « Vous ne verrez aucun PDG de banque ou de compagnie d’assurance licencier demain un grand nombre de personnes, car qui ferait le travail ? » Selon lui, les affirmations selon lesquels l’IA remplacera tout le monde devront se heurter au fait que « ce n’est tout simplement pas le cas pour l’instant ».

    Vers une restructuration profonde des parcours de carrière

    Dan Adika lance un avertissement aux dirigeants. « Les entreprises qui réussiront ne seront pas celles qui auront simplement automatisé le plus de tâches. Ce seront celles qui auront déterminé quand l’humain doit agir, quand l’agent doit agir, et comment le transfert entre eux fonctionne. C’est dans ce transfert que réside la confiance. Et pour l’instant, la plupart des entreprises n’ont même pas commencé à y réfléchir », a déclaré Dan Adika à Fortune.

    À ce sujet, une étude du MIT a révélé que 90 % des travailleurs préfèrent encore les humains pour les tâches critiques, ce qui témoigne d’une réticence manifeste à se lancer dans le grand bain. Ces chiffres constituent un revers majeur pour les entreprises qui ont massivement investi dans ces outils, espérant un retour sur investissement significatif grâce à une efficacité opérationnelle accrue et à une réduction des coûts importants liés de main-d'œuvre.

    Cette non-adoption se traduit directement par un gaspillage de dépenses en licences logicielles, en programmes de formation et en infrastructure, ce qui freine de fait la « révolution de l'IA » attendue dans de nombreux environnements de travail de bureau. Cette résistance se manifeste souvent de manière subtile, par une sous-utilisation, des stratégies de contournement ou un refus pur et simple d'intégrer les outils d'IA dans les processus établis.

    « Hier encore, mon responsable m'a montré un tableau de bord où notre entreprise suit la consommation de jetons de Claude et m'a dit que j'étais celui qui en utilisait le moins dans l'équipe. Sans blague, Sherlock, je suis ingénieur en chef et le codage ne représente plus qu'à peine 20 % de mon temps depuis des années », peut-on lire dans les commentaires. Ces derniers révèlent l'écart entre les dirigeants et les travailleurs sur la question de l'IA.

    Des solutions concrètes émergent: former, structurer, inciter

    Pour combler le fossé entre la technologie et les utilisateurs, certaines organisations commencent, comme KPMG, à catégoriser leurs travailleurs en différents niveaux de compétence, tels que les constructeurs, les créateurs et les utilisateurs avancés. L'objectif est d'offrir des perspectives de carrière concrètes liées à la maîtrise de l'IA. L'accent est mis sur l'importance du jugement critique et des compétences humaines pour superviser les machines.

    L'expérience de terrain reste indispensable, car il faut savoir quoi demander à l'IA et posséder une expertise suffisante pour détecter ses erreurs. En fin de compte, les organisations qui réussiront seront celles qui sauront valoriser la force de travail humaine tout en intégrant efficacement les capacités de l'IA.

    Sources : Fortune, WalkMe, MIT

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du rejet de l'IA par une grande majorité des cols blancs ?
    Comment utilisez-vous les outils d'IA ? Quel est le taux d'adoption de l'IA dans votre organisation ?
    Votre organisation dispose-t-elle d'une feuille de route cohérente en matière d'IA ? Partagez votre expérience.
    Le rejet de l'IA représente une perte colossale pour les organisations. Pensez-vous que les choses vont s'améliorer à l'avenir ?

    Voir aussi

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    Les entreprises de la tech commencent à imposer l'utilisation de l'IA : les GAFAM surveillent désormais l'utilisation de l'IA par leurs employés dans le cadre des évaluations de performance

    Andrew Yang affirme que l'IA va supprimer des millions d'emplois de cols blancs au cours des 12 à 18 prochains mois : « attendez-vous à voir bientôt votre Starbucks local rempli d'anciens employés de bureau »

  10. #490
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    L'expérience de terrain reste indispensable, car il faut savoir quoi demander à l'IA et posséder une expertise suffisante pour détecter ses erreurs. En fin de compte, les organisations qui réussiront seront celles qui sauront valoriser la force de travail humaine tout en intégrant efficacement les capacités de l'IA.
    C'est donc parfaitement inutile et une perte de temps.
    Quelque chose me dit que chez KPMG, la direction a fortement investi dans la bulle IA et qu'ils ont peur de perdre tout ce pognon

  11. #491
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    @ OuftiBoy : D'après ce que j'ai compris, tu fais une opposition entre théorie et pratique. Moi, pas. Je vois plutôt un manque de compétence, surtout en économie, une trop grande simplification des problèmes et une mise en pratique hors de la réalité. L'exemple de Mme Martine Aubry, de sa théorie du partage du travail, et de son application aux 35 heures. Si la théorie est fausse, elle ne peut pas résoudre le problème, mais va engendrer un autre problème, une complexification pour les entreprises et au final, un résultat mitigé. C'est l'exemple du politique qui fait n'importe quoi parce qu' on lui demande de faire quelque chose qu'il ne maitrise pas.

    Là où il y a vraiment une opposition, c'est entre la macroéconomie (celle de l'état) et la microéconomie (celle des entreprises). Désolé, mais je reviens toujours à la compétence qui est, je pense le principal problème de nos sociétés. Il se peut que cela devient trop complexe pour les humains et être dans l'impossibilité de produire la bonne solution.

    Pour répondre à ta question d'un exemple d'une économie pérenne, j'ai cherche sur le net et j'ai trouvé : les moquettes --> Interface Inc.

    Je reste optimiste sur une économie pérenne car je pense qu'elle est du domaine du possible, mais toi, non.

  12. #492
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    Par défaut Evidemment que oui...
    Artemus24,

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    @ OuftiBoy : D'après ce que j'ai compris, tu fais une opposition entre théorie et pratique. Moi, pas.
    Ce n'est pas une opposition qu'il y'a entre la théorie et la pratique. C'est une différence, nuance. Dans beaucoup de domaines, quelque chose qui fonctionne en théorie, ne fonctionne pas en pratique. Dans un labo, un environnement (réduit) de la réalité certains concepts fonctionnent, mais ils s'écroulent dès que l'on tente d'appliquer ces derniers dans un environnement réel (forcément différent des conditions de labo). Je ne porte pas un jugement sur l'aspect théorique des choses, je fais le constat qu'entre la théorie et la pratique, il y a une différence minime, petite, conséquente, grande, énorme ou infinie, selon les cas.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Je vois plutôt un manque de compétence, surtout en économie, une trop grande simplification des problèmes et une mise en pratique hors de la réalité.
    Je te comprend, mais quelque soit la cause de la différence entre la pratique et la théorie, différence il y'a.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    L'exemple de Mme Martine Aubry, de sa théorie du partage du travail, et de son application aux 35 heures. Si la théorie est fausse, elle ne peut pas résoudre le problème, mais va engendrer un autre problème, une complexification pour les entreprises et au final, un résultat mitigé. C'est l'exemple du politique qui fait n'importe quoi parce qu' on lui demande de faire quelque chose qu'il ne maitrise pas.
    C'est le cas d'énormément de concepts qui sont reluisants en Théorie, mais qui ne peuvent pas être mis en pratique, pour quelque raison que ce soit. Une théorie, aussi belle soit-elle, mais qui n'apporte rien en pratique et au mieux inutile, et au pire néfaste. Je ne dis pas qu'il ne faut pas raisonner via des théories, mais tant que cette dernière n'a pas d'application pratique stable, reproductible, expérimentée, prouvée, cela reste une théorie. Et le réel ne peut être influencé par une théorie, n'ayant pas de débouché pratique. Si une théorie influence le réel, cela revient à de l'idéologie, et les idéologies, je m'en méfie autant que les idéologistes...

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Là où il y a vraiment une opposition, c'est entre la macroéconomie (celle de l'état) et la microéconomie (celle des entreprises). Désolé, mais je reviens toujours à la compétence qui est, je pense le principal problème de nos sociétés. Il se peut que cela devient trop complexe pour les humains et être dans l'impossibilité de produire la bonne solution.
    Je ne dis pas le contraire, oui, la compétence (en chute libre) de nos sociétés est un des pires défi qui va se poser à nos sociétés. Mais cette incompétence des masses (ce n'est pas péjoratif, on fait tous partie d'une masse ou d'une autre), a toujours été orchestrée, depuis l'aube de l'humanité jusqu'à nos jours, par un petit groupe, pour maîtriser une masse. Cette orchestration a prit divers formes dans l'histoire (religieux, communisme, capitalisme, etc), mais elle a toujours existé, et menée par quelques'uns au détriment d'une masse, à qui l'on fait croire que si l'on refuse cette orchestration, tout sera pire, et qu'il faut rester dans les clous ou dans la doctrine imposée, sous peine d'être au mieux pointé du doigt, au pire d'être éliminé socialement ou même physiquement.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Pour répondre à ta question d'un exemple d'une économie pérenne, j'ai cherche sur le net et j'ai trouvé : les moquettes --> Interface Inc.
    C'est bien beau cette histoire de moquette, ce recyclage. Mais si tu creuses, ce recyclage utilise d'autres ressources. Les moquettes sont recyclées, mais cela a un coût. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dis, je suis pour le recyclage, mais je suis encore plus pour la non production massive d'un tas de chose dont on a pas besoin, même si on peut en recycler une partie, mais qui nous sont imposées, que ce soit socialement ou via un matraquage publicitaire, et qui sont pourtant indispensable (cette consommation) pour une économie qui repose sur une croissance perpétuelle, qui, dans un monde clos ne peut être pérenne. C'est pour cela que régulièrement, une bonne petite guerre se met en place, afin de remettre à zéro les compteurs, et de recommencer un autre cycle.

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Je reste optimiste sur une économie pérenne car je pense qu'elle est du domaine du possible, mais toi, non.
    On est pas d'accord sur ce point, mais ce n'est pas grave, on ne vas pas s'envoyer une bombe nucléaire pour solutionner cette différence de point de vue, tout aussi respectable l'un que l'autre. Je me base sur la pratique (ici, l'Histoire) qui me donne raison, et tu te base sur la théorie qui te donneras peut-être raison dans le futur ;-)

    BàT et Peace & Love.

  13. #493
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    Citation Envoyé par OuftiBoy
    je fais le constat qu'entre la théorie et la pratique, il y a une différence minime, petite, conséquente, grande, énorme ou infinie, selon les cas.
    Oui, d'accord, mais pour moi le problème n'est pas là. On ne va pas tergiverser sur la problématique de l'application "pratique" vis-à-vis de la supposée bonne compréhension de la "théorie". Comme je le constate à chaque fois, le véritable problème est humain. C'est l'humain qui prend des décisions alors qu'il ne maitrise pas ce qu'il fait. Je suppose que c'est plus un problème de compétence, et si ca se trouve je peux me tromper. Les intérêts personnels y sont aussi pour beaucoup. Ce qui me dérange est le fait de donner du pouvoir à des gens qui ne savent pas s'en servir à bon escient.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    Une théorie, aussi belle soit-elle, mais qui n'apporte rien en pratique et au mieux inutile, et au pire néfaste.
    Le cas de Mme Martine Aubry a été néfaste. C'est un exemple, mais il en existe d'autres tout aussi inapplicable. C'et comme qui dirait, la solution de facilité qui débouche sur une catastrophe. Ces politiques sont des gens dangereux car ils ne sont jamais responsables de leurs actions.

    Autre exemple avec Macron et son "quoi qu'il en coûte". Il a agit dans l'urgence sans penser aux conséquences de son acte. Et aujourd'hui, le constat est amère puisque la dette française est faramineuse et nous n'avons plus aucune marge de manœuvre. On ne peut pas prendre des décisions sur un coup de tête ou sur un supposé problème mal compris. La technique n'est pas en cause mais bien l'humain.

    Avoir du bon sens est ce qu'il manque le plus à nos dirigeants. La théorie et la pratique ne sont pas les responsables. Il faudrait arrêter d'accuser les autres de ce que l'on n'est pas capable de faire par soi-même. J'ai pris des exemples que tout le monde connait, mais là encore, certains aveuglés par leur engagement politique diront que c'est bien le système qu'il faut changer mais pas les gens. Au mêmes causes les mêmes effets. Tant que l'on ne comprendra pas l'origine du problème, nous continuerons à répéter indéfiniment les mêmes erreurs.

    Pour terminer, je n'ai pas de solution pour résoudre la complexité de nos sociétés. Il faudrait arrêter de faire de l'amateurisme en politique et de se donner les moyens de mieux gérer le pays. Quand je vois ce qui se passe en Iran, je suis outré par l'incompétence de Trump à gérer cette guerre qui et bien la sienne. Mais pourquoi est il intervenu ? Et la conséquence et l'explosion de l'inflation. Bravo pour sa maitrise de l'économie mondiale.

    Citation Envoyé par OuftiBoy
    On n'est pas d'accord sur ce point, mais ce n'est pas grave, on ne vas pas s'envoyer une bombe nucléaire pour solutionner cette différence de point de vue, tout aussi respectable l'un que l'autre.
    Nous ne sommes pas d'accord parce que nous ne voyons pas la même chose de cette problématique. Le seul responsable est l'humain. C'est lui qui va prendre des décisions, mais faut il encore qu'il sache quoi faire. Et là, j'ai des gros doutes. Sur ta vision de la théorie et de la pratique, je te rejoins.

  14. #494
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    Par défaut Plus les entreprises investissent dans l'IA, plus leurs employés y perdent du temps
    Plus les entreprises investissent dans l'IA, plus leurs employés y perdent du temps :
    les patrons voient la révolution, les salariés perdent 51 jours par an à corriger ses erreurs, selon une enquête

    Les enquêtes se multiplient et toutes racontent la même histoire : pendant que les cadres dirigeants célèbrent la révolution de productivité promise par l'intelligence artificielle, les employés, eux, passent leur journée à corriger ses erreurs. Un écart de perception béant qui met à nu les contradictions de l'adoption précipitée de l'IA dans les organisations.

    Les chiffres de l'adoption sont là, indiscutables sur le papier. Pour la première fois dans les mesures de Gallup, la moitié des actifs américains déclarent utiliser l'IA dans leur travail au moins quelques fois par an, contre 46 % au trimestre précédent. L'usage quotidien progresse lui aussi, avec 13 % des salariés affirmant y recourir chaque jour. En parallèle, les investissements des entreprises s'envolent : selon Gartner, les dépenses mondiales en IA devraient atteindre 2 500 milliards de dollars en 2026.

    Mais derrière ces statistiques flatteuses se cache une réalité bien plus contrastée. Le rapport annuel State of Digital Adoption de WalkMe, qui couvre 3 750 cadres dirigeants et employés dans 14 pays au sein de grandes entreprises de plus de 1 000 salariés, dresse un constat alarmant : plus de la moitié des employés (54 %) ont contourné les outils d'IA et effectué leurs tâches manuellement au cours du mois écoulé. Un tiers supplémentaire n'a tout simplement pas utilisé l'IA du tout. La recherche décrit non pas une friction passagère, mais un rejet structurel.

    Le grand écart de perception

    Ce qui frappe dans l'ensemble des enquêtes publiées ces dernières semaines, c'est moins la résistance des employés que l'ampleur du fossé cognitif entre les étages de la hiérarchie. Le gouffre se mesure en points de pourcentage qui donnent le vertige.

    Seuls 9 % des employés font confiance à l'IA pour des décisions complexes et critiques pour l'activité, contre 61 % des cadres dirigeants, soit un écart de 52 points. Sur la question de l'adéquation des outils mis à disposition, 88 % des dirigeants estiment que leurs employés disposent de ressources suffisantes, mais seulement 21 % des salariés sont de cet avis, un fossé de 67 points.

    Cette déconnexion n'est pas anodine. Elle révèle deux entreprises qui coexistent sous le même toit : l'une telle que la perçoivent les directions générales, transformée et optimisée par l'IA ; l'autre telle que la vivent les employés au quotidien, confrontés à des outils qui génèrent autant de problèmes qu'ils n'en résolvent.

    L'enquête Gallup apporte une nuance supplémentaire : dans les organisations ayant déployé des outils d'IA, 67 % des dirigeants déclarent les utiliser quotidiennement ou plusieurs fois par semaine, contre 52 % des managers intermédiaires et seulement 46 % des contributeurs individuels. Autrement dit, ceux qui décident du déploiement sont aussi ceux qui utilisent le plus ces outils et ils projettent naturellement leur propre expérience sur l'ensemble de leurs équipes.

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    51 jours de travail perdus par an à corriger l'IA

    Le chiffre le plus accablant de ce cycle d'enquêtes vient précisément de WalkMe. Les employés déclarent perdre 7,9 heures par semaine à cause des frictions numériques, soit l'équivalent de 51 jours ouvrés par an. Ce chiffre est en hausse de 42 % par rapport à 2025, alors même que les investissements numériques ont augmenté de 38 % sur la même période et que 40 % de ces dépenses sous-performent.

    La trajectoire est particulièrement préoccupante. La situation s'améliorait les pertes étaient évaluées à 43 jours en 2024, puis à 36 jours en 2025. Le déploiement accéléré d'outils d'IA a inversé cette tendance et propulsé le temps gaspillé à un niveau record sur trois ans. Plus on investit, plus les employés souffrent : le paradoxe est posé.

    L'économiste Steve Hanke, de l'université Johns Hopkins, ne mâche pas ses mots. Interrogé par Fortune sur ces résultats, il estime que l'IA n'a tout simplement pas tenu ses promesses : « Vous écoutez les gens de la Silicon Valley qui annoncent une croissance du PIB à 5 ou 6 %, une productivité qui s'envole. Ça ne se passe pas comme ça. » Un constat d'autant plus cinglant qu'il fait écho à une étude du MIT publiée l'an dernier, selon laquelle 95 % des déploiements d'IA en entreprise n'avaient pas atteint le retour sur investissement escompté.

    L'IA fantôme : quand les employés contournent le système

    Face aux outils officiels jugés inadaptés, une pratique se répand discrètement dans les entreprises : l'utilisation d'IA non autorisées, ce que les Anglo-Saxons appellent le shadow AI. Au moins 45 % des salariés ont utilisé des outils d'IA non approuvés par leur employeur au cours du dernier mois, et 36 % l'ont fait avec des données confidentielles. Une bombe à retardement pour la sécurité informatique et la conformité réglementaire, notamment au regard du RGPD en Europe.

    La gouvernance est en retard sur les usages. Alors que 78 % des dirigeants déclarent vouloir sanctionner le recours aux outils d'IA non autorisés, seulement 21 % des employés ont jamais été alertés sur les politiques en vigueur, et 34 % ignorent quels outils sont officiellement approuvés. La contradiction va plus loin : une majorité de cadres dirigeants considèrent que le risque du shadow AI est exagéré au regard du risque opposé, celui de ne pas exploiter suffisamment l'IA.

    Des gains réels, mais fragmentés

    Il serait inexact de peindre le tableau entièrement en noir. Les gains existent, mais leur distribution est profondément inégale. Au sein des organisations ayant adopté l'IA, 65 % des employés estiment que la technologie a amélioré leur productivité et leur efficacité individuelle. Les avantages semblent toutefois concentrés au niveau des tâches individuelles plutôt qu'au niveau des systèmes organisationnels plus larges : à peine un employé sur dix dans ces organisations affirme avec conviction que l'IA a transformé la façon dont le travail s'effectue dans l'ensemble de l'entreprise.

    Les bénéfices varient aussi fortement selon les métiers. Les travailleurs du secteur de la santé, les managers et les profils techniques sont ceux qui tirent le plus parti des outils d'IA, tandis que les employés des services et du support administratif sont les plus susceptibles de déclarer que l'IA a eu peu d'effet, voire un effet négatif, sur leur productivité.

    Une enquête de la Réserve fédérale de New York, publiée le 14 avril dernier, pointe une autre fracture : les travailleurs sans diplôme universitaire, qui sont parmi ceux qui valorisent le plus la formation à l'IA, sont aussi ceux qui y ont le moins accès, à la fois en termes d'outils mis à disposition et de programmes de formation financés par l'employeur. Combler ce fossé pourrait s'avérer décisif pour que les gains de productivité promis se matérialisent enfin à l'échelle macroéconomique.

    Le paradoxe du dirigeant : beaucoup de discours, peu de pratique

    Il y a une ironie dans les données sur les PDG eux-mêmes. Bien que deux tiers des PDG interrogés déclarent utiliser personnellement l'IA, leur usage moyen ne dépasse pas 1,5 heure par semaine — moins de temps que la plupart des gens ne passent à faire défiler leur fil d'actualité en une seule journée. Des chiffres qui tranchent avec l'enthousiasme affiché publiquement et soulèvent des interrogations sur la sincérité de l'adhésion au sommet de la hiérarchie.

    Plus de la moitié des quelque 4 500 PDG interrogés dans le cadre d'une autre enquête récente reconnaissent par ailleurs que leurs entreprises ne constatent pas de retour financier sur leurs investissements dans l'IA. Un aveu qui contraste avec la rhétorique dominante sur la transformation numérique inévitable.

    La formation, maillon manquant de la chaîne

    Au-delà des chiffres de rejet, une constante traverse toutes les études : le manque de formation est systématiquement cité comme le premier frein à une adoption réussie. Parmi les salariés qui valorisent la formation à l'IA, 68 % citent la simplification de leur travail quotidien comme bénéfice attendu, et 56,7 % l'amélioration de leur productivité. Pourtant, les employeurs tardent à agir.

    Dan Adika, PDG et cofondateur de WalkMe, résume le problème avec clarté : le défi n'est pas technologique. « Le problème n'est pas la capacité de l'IA. La technologie continuera de s'améliorer. Ce qui ne s'améliorera pas seul, c'est le côté humain : le fossé de confiance, le fossé de gouvernance, la question de qui agit, quand, et avec quelles balises. »

    Le paradoxe de productivité de l'IA ressemble en cela au paradoxe de Solow, ce constat formulé dans les années 1980 sur l'informatisation des entreprises : on voit les ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité. Trois décennies plus tard, les gains avaient fini par se matérialiser — mais après une profonde réorganisation des processus de travail. L'histoire bégaie peut-être.

    Les PDG persistent dans l'IA malgré des retours décevants

    Selon une enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées, 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

    Cette tension entre promesse technologique et performance économique réelle est devenue l’un des paradoxes centraux de la stratégie numérique des grandes entreprises.

    Pour une majorité de PDG interrogés, l’IA n’est plus une option mais un passage obligé. Le discours dominant au sein des conseils d’administration repose sur une conviction forte : ne pas investir massivement aujourd’hui exposerait l’entreprise à un déclassement stratégique demain. L’IA est perçue comme une technologie de rupture comparable à l’électrification ou à l’informatisation, avec un potentiel de transformation globale des chaînes de valeur.

    Cette vision explique pourquoi les arbitrages budgétaires continuent de pencher en faveur de l’IA, même lorsque les indicateurs de retour sur investissement restent mitigés. Dans de nombreux groupes, l’IA est désormais intégrée aux plans stratégiques pluriannuels, au même titre que la cybersécurité ou la transition cloud.

    Sources : Walkme Inc., Gallup

    Et vous ?

    Les entreprises déploient l'IA trop vite, sans adapter leurs processus ni former leurs équipes : est-ce un problème de gouvernance ou un problème culturel plus profond ?

    La défiance des employés envers l'IA est-elle un signal d'alarme légitime sur la qualité réelle des outils, ou une résistance au changement classique qu'il faut accompagner ?

    Le shadow AI (l'usage d'outils non autorisés avec des données sensibles) représente-t-il un risque de sécurité sous-estimé dans vos organisations ?

    Les gains de productivité de l'IA profitent clairement davantage aux cadres qu'aux exécutants : cette asymétrie va-t-elle creuser les inégalités au sein des entreprises ?

    Faut-il conditionner les investissements en IA à des plans de formation obligatoires, ou laisser les marchés et les entreprises trouver leur propre équilibre ?

    Voir aussi :

    IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ? Une enquête indique que la majorité des PDG déclarent ne pas en tirer de bénéfices financiers

    J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA
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  15. #495
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Le chiffre le plus accablant de ce cycle d'enquêtes vient précisément de WalkMe. Les employés déclarent perdre 7,9 heures par semaine à cause des frictions numériques, soit l'équivalent de 51 jours ouvrés par an. Ce chiffre est en hausse de 42 % par rapport à 2025, alors même que les investissements numériques ont augmenté de 38 % sur la même période et que 40 % de ces dépenses sous-performent.

    La trajectoire est particulièrement préoccupante. La situation s'améliorait les pertes étaient évaluées à 43 jours en 2024, puis à 36 jours en 2025. Le déploiement accéléré d'outils d'IA a inversé cette tendance et propulsé le temps gaspillé à un niveau record sur trois ans. Plus on investit, plus les employés souffrent : le paradoxe est posé.

    L'économiste Steve Hanke, de l'université Johns Hopkins, ne mâche pas ses mots. Interrogé par Fortune sur ces résultats, il estime que l'IA n'a tout simplement pas tenu ses promesses : « Vous écoutez les gens de la Silicon Valley qui annoncent une croissance du PIB à 5 ou 6 %, une productivité qui s'envole. Ça ne se passe pas comme ça. » Un constat d'autant plus cinglant qu'il fait écho à une étude du MIT publiée l'an dernier, selon laquelle 95 % des déploiements d'IA en entreprise n'avaient pas atteint le retour sur investissement escompté.
    Si ça se trouve en 2030 l'utilisation de l'IA fera perdre moins de temps.
    Il suffit que les investisseurs continuent d'injecter des centaines de milliards de $ chaque année et avec un peu de chance...
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  16. #496
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    ce n'est pas ce que je constate, on a été depuis le début a fond dessus, on a réussie à dégagé sur les projets stables facile 30-40% de charge en moins.

    Mais c'est un process de génie logiciel à réinventer. Ca nécessite une ci/cd très carré et beaucoup de tests de qualités.
    Tous les soirs nous définissons par exemple des taches que doit réaliser nos agents et le matin on vérifie ce qu'elles ont fait.

    Je suis dans une très grosse société, certains projets interne sont basé sur des technos interne (réseau vpn interne, vieux logiciel interne...etc), dans ce cas c'est plus complexe, c'est encore la ou l'ia a du mal, malgré nos ré entrainement sur les doc maisons.
    Mais sur des projets qui utilisent des technos devenue de standards (docker, aws...), dernièrement, on a déployé un nouveau micro servie, toute la partie web service en react a été codé par claude, on a plus besoins d'un développeur front end par exemple. On a pu réduire le besoins en devops aussi, plus que 5 au lieu de 8...etc.


    Il ne faut pas se fourvoyer,n je voiis des boites qui virent 50% des salariés et pourtant le service tourne très bien comme avant. Par exemple X, Bloack ou Atlassian. C'est que le travail de ces salariés était pas si utile que ca finalement...
    Dans toute les boites que j'ai faite (grosse structure) et administration publique, et ça depuis mon 1er job, j'ai toujours vu 30-40% des salariés servait à pas grand chose.
    Même dans les travaux manuel, on a tous en tête la horde de fonctionnaire de la ville venir à 10 pour planter une fleur, dont 8 qui regarde, un qui est au téléphone et 1 qui plante la fleur.
    Dans les grosses sociétés c'est des tonnes de process inutile qui rallonge les projets de semaines voir mois entiers avec des administratifs qui plombe l'économie des grosse boite.
    Beaucoup trop de manageurs aussi, j'ai déjà vu des équipes avec plus de manageurs que d'ingénieurs
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  17. #497
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Dans toute les boites que j'ai faite (grosse structure) et administration publique, et ça depuis mon 1er job, j'ai toujours vu 30-40% des salariés servait à pas grand chose.
    Donc 30-40% de salariés qui ne servaient à rien bien avant que l'IA fasse son apparition!!!

    Donc votre argument, "avec l'introduction de l'IA, des sociétés ont licencié 30-40% des salariés sans que l'on constate une différence" ne tient tout simplement pas la route: Ce n'est pas l'IA qui fait le job de ces 30-40% de salariés, c'est tout simplement que ces 30-40% ne produisaient rien... pas plus avant l'IA que après l'IA

    Et donc, dans vos exemples et comme l'indique la plupart des études, l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise

  18. #498
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    l'IA n'améliore pas la productivité de l'entreprise
    Il existe des cas d'utilisations dans lesquelles l'IA peut faire gagner du temps.

    Par exemple si tu dois rédiger un texte (pour un e-mail, une documentation, etc).

    C'est pas cool pour les forums de développement informatique, mais les chatbots IA peuvent aider ceux qui écrivent du code.
    Traditionnellement les gens utilisaient Developpez.com, Google, Stack Overflow. Là il n'y en a moins besoin.
    Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  19. #499
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Si les chatbots IA vont récupérer des informations dans les forums, alors ça finira par poser problème, parce qu'il y a aura moins de messages dans les forums dans le futur.
    Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

    Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

    1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

    2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

    3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

    4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!

  20. #500
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Ce n'est pas un "Si", bien évidemment que les chatbots récupèrent les données dans les forums comme partout ailleurs...

    Et au final, on va avoir quoi avec l'IA? Un serpent qui se mord la queue!

    1. Les développeurs n'utilisent plus les forums puisque l'IA leur répond

    2. Comme les développeurs n'utilisent plus les forums, les forums finissent par n'avoir plus que des données obsolètes

    3. Dès lors les forums ne sont plus une source de données pour les IA

    4. Au final, les IA vont fournir quoi comme réponse aux développeurs??? Ben... Des données obsolètes!!!
    Sans compter que sur un forum, si tu fournis une réponse qui n'est pas bonne (problèmes de performances, problèmes de sécurité, problèmes de maintenabilité, etc), tu auras d'autres personnes pour te le dire.
    Ce n'est pas le cas avec un chatbot: c'est à toi de savoir que la solution est mauvaise...

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