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Intelligence artificielle Discussion :

Michael Burry parie contre Oracle suite à son récent accord d'expansion dans la bulle de l'IA avec OpenAI


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #201
    Membre prolifique Avatar de Artemus24
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    Citation Envoyé par Ryu2000
    Le montant des taxes douanières est temporaire, c'est juste un truc pendant la négociation.
    Elle n'est pas temporaire, mais définitive, car elle sert de pression envers les états qui ne veulent pas suivre la politique américaine. Les Etats-Unis se comportent comme la mafia, être racketté pour renflouer les caisse de l'état américain. A court terme, cette façon de faire peut être avantageuse financièrement mais à long terme, c'est une politique inflationniste et isolationniste et se retournera contre les Etats-Unis. Est-ce que les Etats-Unis seront capable de produire sur leur sol, ce dont ils auront besoin ? Autrement dit, seront ils autosuffisant, ce qui n'est pas certain, comme par exemple les terres rares.

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Il y a forcément beaucoup d'entreprises qui vont couler.
    A l'instar de la bulle internet, oui, mais l'IA ne va pas disparaitre pour autant en un jour.

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Elles n'arriveront pas toutes à devenir rentable.
    Mais elles ne le sont pas à l'heure actuelle. A moins qu'il y a un engouement des entreprises, je ne pense pas que des particuliers font s'y abonner.

    Citation Envoyé par Ryu2000
    C'est ça la bulle et c'est inévitable. Il y a forcément des entreprises qui ont levé des milliards et qui vont couler.
    Une entreprise pour qu'elle soit viable doit produire de la richesse, pas nécessairement dans l'immédiat mais au bout disons de cinq ans. Quand les investisseurs vont se dégager en réclamant leurs avoirs, c'est là que la bulle IA va exploser car ces entreprises seront insolvables.

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Si une entreprise réussie à atteindre le stade supérieure de l'IA, ça pourrait faire du mal aux autres entreprises.
    Ce n'est pas un problème technique mais financier. Même si OpenAI possède le meilleur IA au monde, à combien devrons nous payer l'abonnement mensuel ? Si la rentabilité se trouve à 500€/mois, je ne suis pas certain que cela soit très rentable pour les entreprises désireuses de s'y abonner. Mais d'un autre coté, si ce 500€/mois représente le seul cout de l'entreprise, cela deviendrait une aubaine car un employé coute bien plus cher que cela, et en plus, pas de charge patronale, ni salariale à payer à l'état et une activité de 24/7. Le retour de baton sera la réaction de l'état vis-à-vis d'un chômage de masse et de moins en moins d'impôts qui rentre.

    L'IA va déséquilibrer nos sociétés et pour les plus fragiles, créer des troubles qui peuvent déboucher sur une guerre mondiale. Le grand danger est de dépendre que de cette entreprise qui va nous fournir l'IA dont nous aurons tous besoin. Si demain, il ferme l'accès à l'IA, c'est automatiquement le dépôt de bilan !

    En même temps, imagine OpenAI qui aurait un chiffre d'affaire de plusieurs milliers de milliards de dollar, bien plus que l'état américain ou que le monde occidental réuni. Tous ces pays seront au bon vouloir de cette entreprise qui décidera en son seul nom. Voici la dictature de big brother à l'oeuvre, mais pas d'un grand frère humain bien veillant, mais d'une machine qui va prendre ses propres décisions pour le bien être de l'humanité ! Bizarre, d'un coté cela me rappelle le livre de 1984 de George Orwell, mais aussi skynet et la série des films Terminator.

  2. #202
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    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Elle n'est pas temporaire, mais définitive
    Au début, il arrive et met des droits de douanes à 100%, après il y a les négociations et à la fin les droits de douanes sont proches de ce qu'ils étaient à la base, c'est juste un peu mieux pour les USA (sauf dans le cas de l'UE où c'est très favorable aux USA, aucun autre partenaire commerciale des USA a aussi mal négocié).

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Même si OpenAI possède le meilleur IA au monde, à combien devrons nous payer l'abonnement mensuel ?
    Ça dépend du nombre d'utilisateurs, mais il y aura un paquet de gens prêt à mettre 20€/mois.
    Pour l'instant les utilisateurs s'habituent à utiliser des chatbots d'intelligence artificielle générative comme Grok, Mistral, Geminini, Copilot, Claude, Meta AI, etc.
    Des gens ont déjà des abonnements payants.

    L'option gratuite sera de plus en plus limitée, l'option payante sera de plus en plus performante.
    Des gens préféreront payer plutôt que d'arrêter d'utiliser un chatbot.
    Des entreprises IA survivront (peut-être pas Open AI avec son ChatGPT, mais il y en aura bien une qui finira par être rentable).

    Les dépenses des entreprises baisseront dans le futur, aujourd'hui elles dépensent énormément parce que c'est la course, mais après il y aura l'optimisation (et des nouvelles puces AMD), on aura des meilleurs résultats en consommant beaucoup moins d'énergie et on paiera pour le faire.

  3. #203
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    L'IA ne disparaîtra pas : tout est dispo en open source pour ceux qui se donnent la peine. Le tout étant d'avoir une machine qui tient la route et, si on n'a pas le PC qu'il faut, il se fait de plus en plus de box dédiées pouvant faire tourner un modèle local (pour ceux qui ne souhaitent pas se retrousser les manches et se monter carrément un machine à base de GPU). Perso je fais tourner des modèles à 7 millions de paramètres (7B) sur mon PC portable qui n'a que 6GB de VRAM (carte graphique), et du 30B sur CPU quand la précision prime sur la vitesse. La génération d'image ça tourne aussi sur carte graphique. Pour des besoins persos c'est déjà très bien.

    Donc même si la bulle éclate, la techno restera. Je dirais même que, si les boîtes ferment leurs services et vu comment les gens en dépendent maintenant, les solutions open source et locales feront un bon en avant pour satisfaire la demande.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  4. #204
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    Par défaut Le PDG d'Alphabet met en garde contre l'« irrationalité » du boom des investissements dans l'IA
    Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, met en garde contre l'« irrationalité » du boom des milliers de milliards de $ investis dans l'IA, affirmant qu'aucune entreprise n'est à l'abri d'un effondrement

    Le PDG d'Alphabet, Sundar Pichai, met en garde contre « l'irrationalité » du boom des investissements dans l'IA, qui représente 1000 milliards de dollars, en le comparant à la bulle Internet et en affirmant qu'aucune entreprise n'est à l'abri d'un éventuel effondrement. Dans un contexte de valorisations en forte hausse et de dépenses massives, les experts du secteur débattent de la durabilité. Cette analyse approfondie explore les risques, les parallèles historiques et les implications futures pour les géants de la technologie.

    En octobre 2025, un analyste de MacroStrategy Partnership a affirmé que la bulle de l’intelligence artificielle (IA) serait dix-sept fois plus grosse que celle de la frénésie Internet du début des années 2000 et quatre fois plus importante que la bulle des subprimes. Selon lui, non seulement l’ampleur des investissements dans l’IA excède largement celle des bulles technologiques antérieures, mais les conditions de financement et d’optimisme exacerbées pourraient préparer le terrain à un effondrement sévère. Derrière cette provocation, une question essentielle : la révolution de l’IA repose-t-elle sur des bases solides, ou sur un mirage financier alimenté par la peur de « rater le train » ?

    Récemment, dans une interview accordée à la BBC, le PDG d'Alphabet Inc., Sundar Pichai, a appelé à la prudence face à l'engouement pour les investissements dans l'intelligence artificielle. Pichai a commencé sa carrière en tant qu'ingénieur en matériaux. Après un bref passage chez le cabinet de conseil en gestion McKinsey & Co., Pichai a rejoint Google en 2004, où il a dirigé la gestion des produits et les efforts d'innovation pour une suite de logiciels clients de Google, notamment Google Chrome et ChromeOS, tout en étant largement responsable de Google Drive. Il a également supervisé le développement d'autres applications telles que Gmail et Google Maps. Le 24 octobre 2015, il a pris ses nouvelles fonctions de PDG à la fin de la création d'Alphabet Inc.

    Dans son interview, Sundar Pichai a averti que le boom actuel de l'IA, qui représente des milliers de milliards de dollars, présente des « éléments d'irrationalité », établissant un parallèle avec la bulle Internet de la fin des années 1990. Il a souligné qu'aucune entreprise, y compris Google, ne serait à l'abri si la bulle éclatait, mettant en évidence les risques dans un secteur où les valorisations ont grimpé en flèche grâce aux promesses d'une technologie transformatrice.

    La hausse des financements dans le domaine de l'IA a été stupéfiante, les géants de la technologie investissant des milliards dans les infrastructures et les start-ups se précipitant pour tirer profit des outils d'IA générative. Selon des rapports récents, les hyperscalers tels que Microsoft, Meta, Amazon et Google devraient investir près de 320 milliards de dollars dans les infrastructures d'IA rien qu'en 2025, alimentés par les progrès réalisés dans des modèles tels que ceux d'OpenAI et de DeepSeek. Pourtant, les remarques de Pichai soulignent les inquiétudes croissantes quant au fait que l'engouement pourrait dépasser les retours pratiques, faisant écho aux avertissements des analystes du secteur concernant des dépenses non viables.


    Les échos des bulles passées : Folie des investissements et envolée des valorisations

    La comparaison de Pichai avec l'ère des dot-com est particulièrement pertinente. Dans l'interview accordée à la BBC, il a déclaré : « Je pense qu'aucune entreprise ne sera épargnée, y compris la nôtre », faisant référence aux conséquences potentielles si les investissements dans l'IA ne portaient pas leurs fruits. Ce sentiment est corroboré par un rapport qui souligne que Pichai reconnaît l'« irrationalité » du marché, rappelant l'exubérance qui a conduit au krach de 2000.

    Les parallèles historiques sont évidents : pendant le boom des dot-com, des entreprises comme Pets.com ont brûlé leurs liquidités sans générer beaucoup de revenus, à l'instar de certaines start-ups spécialisées dans l'IA aujourd'hui. Des rapports soulignent la « brutalité » de l'économie, où les entreprises d'IA « brûlent des milliards sans perspective de rentabilité » tandis que les fabricants de puces comme Nvidia engrangent des bénéfices, accumulant une capitalisation boursière de 4 500 milliards de dollars. Cette disparité soulève des questions sur la viabilité à long terme d'un secteur où les coûts informatiques restent élevés malgré des gains d'efficacité.

    L'ampleur des investissements dans l'IA est sans précédent. Les performances boursières d'Alphabet ont été soutenues par la confiance dans sa concurrence avec ChatGPT d'OpenAI, mais Pichai lui-même a noté le ralentissement du rythme du développement de l'IA, déclarant en décembre 2024 que « les fruits mûrs ont disparu ». Cela intervient alors que les entreprises engagent des capitaux massifs : Microsoft à 85 milliards de dollars, Meta à 65 milliards de dollars, Amazon à 97 milliards de dollars et Google à 70 milliards de dollars pour 2025.

    Un rapport lié à l'interview de Pichai renforce l'idée que « la flambée des valorisations et les investissements massifs dans le secteur alimentent les craintes d'une bulle ». Avec des marchés nerveux et des coûts informatiques en forte hausse, Pichai appelle au réalisme quant aux limites de l'IA, avertissant que la croissance de cette technologie, bien qu'« extraordinaire », comporte des risques si des éléments irrationnels prévalent.

    Les défis du développement et de l'adoption de l'IA

    Malgré l'optimisme, des obstacles persistent dans le monde réel. Pichai a franchement reconnu dans la discussion avec la BBC que les modèles d'IA sont « sujets à des erreurs », déconseillant de se fier aveuglément à leurs résultats. Il aurait déclaré : « Les modèles sont sujets à des erreurs », alors que des inquiétudes subsistent quant à l'inexactitude des réponses fournies par les propres systèmes de Google. À cela s'ajoutent des défis éthiques, notamment des perturbations sur le marché de l'emploi, Pichai note que 2025 sera une année critique pour la stratégie de Google en matière d'IA.

    Les réactions divergent : un rapport célèbre « l'âge d'or » de l'IA, dont les coûts ont chuté de 97 % en 18 mois, citant des avancées telles qu'AlphaFold. À l'inverse, une critique partage l'avis de Pichai selon lequel l'IA générative « ne changera probablement pas votre vie en 2025 » au-delà des impacts actuels, signalant un potentiel plateau dans les progrès rapides. L'éclatement potentiel d'une bulle de l'IA pourrait avoir des répercussions dans tous les secteurs. Pichai décrit cette poussée comme un « moment extraordinaire », mais met en garde contre les risques qu'elle comporte. De leurs côtés, les investisseurs sont à l'affût de signes d'effondrement, comme lors de l'ère des dot-com où des milliers de milliards de dollars de valeur se sont évaporés.

    Des experts soulignent les efforts déployés par Alphabet pour rester compétitif, mais les conditions économiques « brutales » évoquées laissent présager l'échec de nombreuses entreprises spécialisées dans l'IA. Une analyse prévoit une croissance du marché de l'IA de 244 milliards de dollars à 1 000 milliards de dollars d'ici 2031, avec une adoption généralisée dans la vie quotidienne, les hôpitaux et les organisations, mais cet optimisme est tempéré par la nécessité d'une infrastructure évolutive, comme le montre le pari de 100 milliards de dollars de Nvidia dans ce domaine.

    Naviguer dans le paysage de l'IA à venir

    Le rôle de Pichai en tant que « PDG de guerre » de Google dans le domaine de l'IA souligne son leadership face à la concurrence. Il a supervisé des initiatives telles que les kilomètres parcourus par Waymo sans conducteur, mais le poste de PDG lui-même pourrait être perturbé par l'IA. Cette réflexion sur soi-même met en évidence des changements plus larges dans l'industrie, où même les cadres supérieurs s'interrogent sur l'impact de la technologie sur leurs rôles.

    Des rapports récents amplifient l'avertissement de Pichai : « Le patron de Google prévient qu'aucune entreprise n'est à l'abri si la bulle de l'IA éclate ». Un crash pourrait « laisser un trou énorme », entraînant dans son sillage les secteurs connexes. Ces voix brossent collectivement un tableau d'optimisme prudent, exhortant les parties prenantes à trouver un équilibre entre innovation et prudence budgétaire. Face à cette dynamique, les entreprises s'adaptent. Les investissements de Google se concentrent sur la croissance durable de l'IA, Pichai saluant les progrès réalisés dans des domaines tels que les avancées en matière de protéines. Cependant, il souligne qu'« aucune entreprise n'est à l'abri » et préconise une approche mesurée dans ce contexte d'essor.

    L'enthousiasme exacerbé autour de l'IA générative montre des similitudes avec la bulle Internet de la fin des années 1990. Et des économistes chevronnés affirment que l'histoire est sur le point de se répéter. À l'instar des entreprises Internet d'il y a 25 ans, les entreprises spécialisées dans l'IA attirent aujourd'hui des investissements massifs basés sur leur potentiel de transformation plutôt que sur leur rentabilité actuelle. Cependant, une partie des infrastructures construites ou en construction pourrait rester sous-utilisée si la demande réelle n’est pas au rendez-vous, comme ce fut le cas avec les kilomètres de fibre optique restés inutilisés après l’explosion de la bulle Internet.

    À l'avenir, la trajectoire du secteur dépendra de la capacité à prouver la valeur de l'IA au-delà du battage médiatique. Avec 66 % des personnes utilisant quotidiennement l'IA et 92 % des étudiants s'appuyant sur elle, l'intégration de cette technologie est indéniable. Cependant, les mises en garde de Pichai rappellent que l'exubérance irrationnelle pourrait compromettre ces gains, ce qui incite à réévaluer les stratégies d'investissement dans ce domaine qui pèse plusieurs milliards de dollars.

    Source : Interview de Sundar Pichai accordée à la BBC

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces déclarations sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Alphabet, la société mère de Google, a annoncé son tout premier trimestre avec plus de $100 Mds de chiffre d'affaires, avec une croissance de 34 % dans le domaine du cloud et de l'IA

    Les craintes d'une bulle spéculative autour de l'IA émergent : Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA

    J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA
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  5. #205
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    Par défaut La bulle des investissements dans l’IA a dépassé un « seuil raisonnable », selon les gestionnaires de fonds
    Les gestionnaires de fonds avertissent que la bulle des investissements dans l’IA a dépassé un « seuil raisonnable »
    tandis que le PDG de Google reconnaît qu'elle comporte des « éléments irrationnels »

    La bulle spéculative autour de l'IA ne cesse de gonfler et la panique commence à s'installer dans le rang des gestionnaires de fonds. Ils jugent que les entreprises dépensent trop rapidement et massivement dans l’IA, notamment dans les infrastructures coûteuses comme les centres de données et les puces spécialisées. Et 20 % des gestionnaires de fonds interrogés récemment par Bank of America sont de cet avis. C'est la première fois que cette opinion est majoritaire depuis 2005. Certains investisseurs se disent déjà prêts à vendre à découvert leurs parts dans les startups telles que Perplexity AI et OpenAI pour profiter du krach de la bulle de l'IA.

    Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus des actions liées à l'IA et du risque de bulle spéculative. Ils sont surtout préoccupés par le rythme effréné et par l’ampleur du financement consacré aux investissements liés à l’IA. Selon une enquête mondiale menée par Bank of America auprès des gestionnaires de fonds entre le 7 et le 13 novembre 2025, les investisseurs ont averti que les entreprises « surinvestissent » pour la première fois en deux décennies.

    L'enquête, menée auprès de 202 panélistes gérant 550 milliards de dollars d'actifs sous gestion, a révélé que 20 % des gestionnaires de fonds estiment désormais que les entreprises déploient leurs capitaux de manière trop agressive, un sentiment qui n'avait pas été observé depuis août 2005. Selon Bank of America Research, ce changement radical est explicitement lié à « l'ampleur et au financement du boom des dépenses d'investissement dans l'IA ».

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    La forte augmentation des investissements destinés à développer les infrastructures d'IA a été un thème dominant dans la hausse record des actions technologiques américaines cette année. En octobre 2025, le fabricant de puces Nvidia est devenu la première entreprise au monde à atteindre une valeur de 5 000 milliards de dollars. Mais les inquiétudes croissantes quant à la viabilité de ces dépenses ont depuis provoqué un recul à Wall Street.

    L'indice boursier Nasdaq Composite, fortement orienté vers les technologies, a reculé de 1 % le 18 novembre 2025 à la mi-journée à New York et a perdu plus de 5 % ce mois-ci. Les conclusions de l'enquête de Bank of America sont particulièrement pertinentes à la veille de la publication des résultats financiers de Nvidia. Le cours de son action a chuté le 17 novembre après qu'il a été révélé que Peter Thiel a vendu toute sa participation dans l'entreprise.

    Nvidia suscite un scepticisme croissant chez les analystes de Wall Street

    Nvidia fait face à un scepticisme modéré, mais croissant parmi les analystes de Wall Street, avec des « fissures apparaissant » dans sa stratégie. Les analystes ont mis en lumière deux sources de préoccupations : le financement circulaire et la concentration du marché. « En fin de compte, cela ne va pas être joli lorsque les dépenses massives dans le domaine de l'IA commenceront à s'effondrer », note Shawn Tully, journaliste économique chez Fortune.

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    La récente baisse de l'action Nvidia a provoqué une vague de ventes d'actions à l'échelle mondiale, les actions ayant baissé de 2,53 % par la suite. Ce changement marqué est interprété comme un message clair adressé aux entreprises technologiques à forte croissance : « ralentissez, hyperscaleurs ». Les inquiétudes liées au surinvestissement se traduisent par des craintes généralisées concernant les bilans dans l'ensemble des entreprises de l'industrie.

    Les analystes de Barclays ont estimé que les investissements cumulés liés à l'IA réalisés par les hyperscaleurs et les petites entreprises pourraient atteindre l'équivalent de plus de 10 % du PIB américain d'ici à 2029. Plus de 50 % des gestionnaires de fonds par Bank of America ont déclaré que « les valeurs liées à l'IA sont déjà dans une bulle ». L'inflation de la bulle se poursuit, les acteurs de la course à l'IA annonçant de nouveaux accords circulaires.

    Environ 45 % des gestionnaires de fonds interrogés par Bank of America considèrent cette bulle comme le plus grand « risque extrême » pour les marchés et l'économie mondiale, contre 33 % en octobre 2025, éclipsant ainsi d'autres menaces telles que l'inflation ou la crise de consommation aux États-Unis.

    Comment les entreprises d'IA recyclent leurs milliards entre elles

    Selon les analystes, le nouveau partenariat permet à Microsoft de réduire sa dépendance de l'économie de l'IA vis-à-vis d'OpenAI. Cependant, ce partenariat met également en lumière la nature de plus en plus circulaire des investissements dans le secteur de l'IA. « Anthropic paiera Microsoft pour que Microsoft paie Nvidia, afin que Microsoft et Nvidia puissent payer Anthropic », a écrit Steve Kovach, correspondant technologique de CNBC, sur Bluesky.

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    Au cours des derniers mois, OpenAI a annoncé une série d'accords avec Nvidia, AMD, Oracle et CoreWeave pour un montant total de plus de 1 000 milliards de dollars. Ces accords promettent la puissance de calcul nécessaire pour construire et déployer la prochaine génération de modèles d'IA. Mais les mêmes partenaires qui investissent dans OpenAI sont également ceux qui lui vendent les puces et les centres de données dont elle a besoin pour survivre.

    Les analystes alertent sur les dangers de ces investissements circulaires. Concrètement, cet effet de boucle se manifeste par des arrangements où Nvidia investit ou conclut des partenariats, puis ces mêmes partenaires achètent ses puces ou ses services, créant ainsi un cycle de financement interne. Par exemple, un partenaire peut recevoir un investissement de Nvidia, servir de client pour ses puces, et ainsi rembourser l’investissement indirectement.

    Le battage médiatique et le développement des infrastructures d'IA se répercutent sur tous les marchés, de la dette et des actions à l'immobilier et à l'énergie. Pendant ce temps, OpenAI brûle ses liquidités à une vitesse préoccupante et ne prévoit pas d'avoir un flux de trésorerie positif avant la fin de la décennie.

    Les partenariats portent sur environ 500 milliards de dollars avec Nvidia, 300 milliards avec AMD, 300 milliards avec Oracle et 22 milliards avec CoreWeave. Ensemble, ces accords représentent à peu près la taille de l'économie annuelle de l'Indonésie. Bien que stupéfiants, ces chiffres soulèvent une question simple, mais importante. Un secteur peut-il continuer à croître si le même argent continue à tourner en rond ? Les économistes sont sceptiques.

    Nvidia : le grand acteur du financement circulaire dans le secteur

    Derrière ces valorisations record se cache un cercle vicieux d'argent et d'influence qui façonne discrètement l'ensemble du secteur. Les économistes remettent en question le réseau dense d'accords entre les entreprises qui dépendent des puces Nvidia, suscitant des critiques à l'égard de ce que l'on appelle « l'investissement circulaire », un signe classique annonciateur d'une bulle spéculative. OpenAI a une capitalisation de 500 milliards de dollars.

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    L'engagement de 100 milliards de dollars pris par Nvidia envers OpenAI sur plusieurs années est l'un des nombreux accords circulaires conclus par Nvidia. Selon les données disponibles, Nvidia a participé à plus de 50 transactions liées à l'IA générative en 2025. Bon nombre des startups soutenues par le géant des semiconducteurs s'appuient sur les puces Nvidia pour développer leurs modèles, puis revendent la puissance de calcul à Nvidia ou à ses partenaires.

    CoreWeave, par exemple, a levé 12 milliards de dollars de dette garantie par des processeurs Nvidia et loue désormais cette capacité à OpenAI et Microsoft. OpenAI adopte la même approche. Le fabricant de ChatGPT investit dans des startups qui dépendent de ses grands modèles de langage (LLM) tout en payant pour leurs services. Chaque accord renforce le suivant jusqu'à ce que l'ensemble du réseau s'appuie sur lui-même pour créer une dynamique.

    Les experts appellent ce phénomène « financement circulaire ». Il se produit lorsque les mêmes fonds circulent entre une poignée d'entreprises, créant ainsi l'apparence d'une croissance infinie même lorsque les bénéfices sont en baisse. Cette stratégie a fonctionné jusqu'à présent, mais elle dépend d'une condition : une croissance constante. Que se passera-t-il si la demande pour les puces ralentit ou si les investisseurs retirent soudainement leurs billes ?

    Malgré son potentiel, l'IA reste largement inéprouvée en tant que source de profits. « Si, dans un an, nous arrivons à un point où nous avons eu une bulle spéculative dans le domaine de l'IA et qu'elle a éclaté, cet accord pourrait être l'un des premiers signes avant-coureurs. Si les choses tournent mal, des relations circulaires pourraient entrer en jeu », a déclaré Brian Colello, analyste chez Morningstar, à propos de l'investissement de Nvidia dans OpenAI.

    Comment la course à l'IA s'appuie sur la dette et remodèle les marchés

    Au sein du secteur technologique, les dirigeants affirment que ces relations commerciales peu orthodoxes sont essentielles pour répondre à une augmentation sans précédent de la demande en services d'IA. La nouvelle phase du boom de l'IA est financée non seulement par des capitaux à risque, mais aussi par des emprunts. Selon les analystes, cela pourrait provoquer un désastre si la demande pour les infrastructures et les services d'IA ne suit pas.

    Selon certaines estimations, les entreprises américaines ont émis plus de 200 milliards de dollars d'obligations cette année pour financer leurs projets liés à l'IA. Anton Dombrovskiy, spécialiste des portefeuilles à revenu fixe chez le gestionnaire d'actifs T Rowe Price, affirme que « le crédit public et privé semble être devenu une source majeure de financement pour les investissements dans l'IA, et sa croissance rapide a suscité certaines inquiétudes ».

    Certains analystes ont déjà averti que l'augmentation des dépenses d'investissement de certains des hyperscaleurs pourrait commencer à peser sur leurs programmes de rachat d'actions, qui ont contribué à soutenir les cours boursiers en 2025. JP Morgan a dénoncé les dépenses consacrées à l'IA. La banque estime qu'il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuels pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA.

    Washington a adopté une attitude de laisser-faire à l'égard des activités d'un secteur considéré comme essentiel pour rivaliser avec la Chine. « C'est à eux de décider. Nous voulons que les entreprises américaines réussissent », a déclaré David Sacks, responsable de l'IA et de la cryptomonnaie à la Maison Blanche.

    De son côté, l'administration Trump est également liée au vaste réseau d'investissements dans l'IA par le biais de sa participation dans Intel, sans parler de ses projets de prélever une part des ventes de puces de Nvidia et AMD à la Chine. Mais ce plan est au point mort. La Chine a bloqué les ventes de puces Nvidia afin d'intensifier ses efforts internes pour renforcer son indépendance en matière de semiconducteurs et concurrencer les États-Unis.

    Le PDG de Google reconnaît une « irrationnalité » dans la bulle de l'IA

    Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, la société mère de Google, a averti que le boom des investissements qui touche le secteur de l'IA comporte des « éléments d'irrationalité » et qu'aucune entreprise ne serait épargnée si la bulle venait à éclater. Sundar Pichai a qualifié la vague actuelle d'investissements dans l'IA de « moment extraordinaire », mais qui fait écho à des périodes précédentes de surchauffe dans le domaine des investissements technologiques.


    « Je pense qu'aucune entreprise ne sera épargnée, y compris la nôtre », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la BBC. Ces commentaires interviennent alors que les marchés mondiaux s'inquiètent de plus en plus du fait que l'engouement pour l'IA pourrait atteindre un pic insoutenable.

    Les actions d'Alphabet ont doublé au cours des sept derniers mois, portant sa valorisation à 3 500 milliards de dollars. Pourtant, les analystes sont de plus en plus inquiets face à l'ampleur des capitaux investis dans les entreprises d'IA. Un chiffre inquiète surtout : environ 1 400 milliards de dollars de transactions gravitant autour d'OpenAI, alors que les prévisions sur ses revenus cette année représenteront moins d'un millième de cette somme.

    Les analystes se demandent si le secteur ne prend pas des risques bien plus importants que ne le justifient les rendements à court terme. Sundar Pichai semble reconnaître les parallèles avec la bulle Internet. Rappelant la célèbre mise en garde de l'ancien président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan contre « l'exubérance irrationnelle », il a déclaré que l'ère d'Internet avait également été marquée par un surinvestissement effréné.

    « Personne ne remet en question l'importance profonde d'Internet. Je pense qu'il en sera de même pour l'IA », a-t-il déclaré. Sundar Pichai a souligné que l'avantage de Google réside dans le contrôle de sa technologie « full-stack » : l'entreprise développe ses propres puces IA, ses énormes bases de données provenant de plateformes telles que son moteur de recherche et YouTube, ainsi que la recherche de pointe qui alimente ses modèles génératifs.

    Conclusion

    Une part importante des gestionnaires de fonds mondiaux considère désormais que les valorisations des entreprises liées à l’IA ressemblent à une bulle. Plus de la moitié pensent que les actions IA sont surévaluées et que les investissements actuels reposent sur des attentes de rendement difficilement tenables. Cette inquiétude est alimentée par l’ampleur des financements engagés et par la vitesse à laquelle les budgets explosent dans le secteur.

    Ils soulignent également des risques plus profonds : une forte concentration des investissements sur un petit nombre de géants technologiques, des stratégies d’investissement parfois opaques, ainsi que des incertitudes géopolitiques et réglementaires entourant l’IA. L’ensemble de ces facteurs crée un terrain propice à des déséquilibres et fragilise la stabilité du marché. Le PDG de Google a averti qu'aucune entreprise n'est à l'abri d'un effondrement.

    Source : Bank of America

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Les craintes d'une bulle spéculative autour de l'IA émergent : Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA

    J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA

    Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, met en garde contre l'« irrationalité » du boom des milliers de milliards de $ investis dans l'IA, affirmant qu'aucune entreprise n'est à l'abri d'un effondrement

  6. #206
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    Ça va être comme la folie des start-ups, il y a 20 ans, il va y avoir beaucoup de casse, beaucoup de désastres, beaucoup de déceptions, beaucoup de démystification. Tout le monde va retourner travailler dans des conditions normales avec un outil qui est un outil mais qui n'est qu'un outil imparfait qui plus est et c'est tout jusqu'au prochain délire. Les LLM vont être absorbés, comme ont été absorbées les machines outils et les calculatrices dans les processus de travail et de production, à ceci près qu'à ce stade, ce sont des calculatrices qui font beaucoup de fautes de calcul...

    - si on demande à une calculatrice, le résultat de 1 + 1 : 2
    - si on demande à un LLM le résultat de 1 + 1 : il peut répondre 2 comme il peut répondre 3000, mais en faisant de belles phrases: "pascal, je suis content de te revoir ( ) comment vas-tu aujourd'hui ? Oui, je comprends que tu en aies besoin 1 + 1 = 3000. A part ça va ton moral est bon ? Ah oui je comprends, je me suis trompée, désolée ça donne 6000. Sinon il fait pas trop froid, il pleut pas trop chez toi la santé va bien ?"

    On appelle ça de l'intelligence artificielle
    J'appelle ça de la manipulation perverse à des fins mercantiles.

  7. #207
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    il va y avoir beaucoup de casse
    Ouais mais au moins tout le monde est bien au courant, il y a plein de PDG qu'arrivent et qui disent qu'il y a beaucoup trop d'investissements et qu'il n'y aura pas des masses de retours.
    Certaines entreprises vont survivre et prospérer mais elles seront peu nombreuses.

    Ce qui est dingue c'est que des gens commencent des projets aujourd'hui, alors que ça fait déjà des mois que tout le monde dit "il y a trop de projets, trop d'investissements" :
    Pour empirer la bulle IA, Jeff Bezos lance lui aussi sa nouvelle start-up IA, le « projet Prometheus », dont il serait le PDG, avec un financement de $ 6,2 milliards

  8. #208
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    Par défaut Alexandria Ocasio-Cortez met en garde contre une possible bulle « massive » dans le domaine de l'IA
    Alexandria Ocasio-Cortez met en garde contre une possible bulle « massive » dans le domaine de l'IA, avec « des menaces pour la stabilité économique similaires à celles de 2008 »

    La représentante Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) a également fait part de ses inquiétudes concernant une éventuelle bulle spéculative dans le domaine de l'IA et ses répercussions économiques, suggérant qu'il ne devrait pas y avoir de plan de sauvetage gouvernemental pour les entreprises d'IA. Elle a souligné l'influence disproportionnée des entreprises d'IA telles que Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta sur le marché boursier et l'économie. Elle a également contesté l'affirmation du président Donald Trump concernant l'essor économique et boursier, suggérant que les marchés ne progressaient que grâce au secteur de l'IA, ce qui est risqué.

    En octobre, un analyste de MacroStrategy Partnership affirme que la bulle de l’intelligence artificielle serait dix-sept fois plus grosse que celle de la frénésie Internet du début des années 2000 et quatre fois plus importante que la bulle des subprimes. Selon lui, non seulement l’ampleur des investissements dans l’IA excède largement celle des bulles technologiques antérieures, mais les conditions de financement et d’optimisme exacerbées pourraient préparer le terrain à un effondrement sévère.

    Récemment, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY) a également fait part de ses inquiétudes concernant une éventuelle bulle spéculative dans le domaine de l'IA et ses répercussions économiques, suggérant qu'il ne devrait pas y avoir de plan de sauvetage gouvernemental pour les entreprises d'IA. Alexandria Ocasio-Cortez, également connue par les initiales AOC, est une femme politique et militante américaine qui occupe depuis 2019 le poste de représentante des États-Unis pour la 14e circonscription électorale de New York. Elle est membre du Parti démocrate.

    Entrée en fonction à l'âge de 29 ans, Ocasio-Cortez est la plus jeune femme jamais élue au Congrès. Elle défend un programme progressiste qui comprend le soutien aux coopératives de travailleurs, l'assurance maladie pour tous, la gratuité des frais de scolarité dans les universités publiques, la garantie d'emploi, un New Deal vert et la suppression de l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE). Elle est l'une des figures de proue de l'aile gauche du Parti démocrate et membre du « Squad », un groupe informel de députés progressistes.

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    Ocasio-Cortez a fait part de ses craintes concernant la bulle de l'IA lors d'une audience de la Chambre des représentants sur les chatbots IA. Elle a souligné l'influence disproportionnée des entreprises d'IA telles que Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta sur le marché boursier et l'économie. Elle a également contesté l'affirmation du président Donald Trump concernant l'essor économique et boursier, suggérant que les marchés ne progressaient que grâce au secteur de l'IA, ce qui est risqué.

    « Nous parlons d'une bulle économique massive », a déclaré Ocasio-Cortez. « Selon l'exposition de cette bulle, nous pourrions assister à des menaces pour la stabilité économique similaires à celles de 2008. » La députée a également souligné les dangers potentiels d'un éclatement de la bulle de l'IA à l'avenir, affirmant qu'il ne devrait y avoir aucun plan de sauvetage fédéral pour les entreprises d'IA.

    AOC a fait valoir que « nous ne devrions pas envisager de renflouer ces entreprises », en opposant cela à ce qu'elle a décrit comme le « refus » des prestations de santé et des allocations SNAP aux Américains. Elle a attribué le développement de chatbots IA exploitants à la pression exercée sur les entreprises pour générer des profits, exprimant ses inquiétudes quant à l'impact sur la santé mentale des personnes.

    Les inquiétudes d'AOC concernant le renflouement fédéral font suite à l'intensification des discussions autour de l'effondrement d'OpenAI. Cependant, le PDG Sam Altman a démenti les allégations selon lesquelles l'entreprise chercherait à obtenir un renflouement fédéral ou des garanties gouvernementales, précisant qu'OpenAI ne bénéficie pas et ne souhaite pas bénéficier d'une protection financée par les contribuables.

    Ses remarques font suite à la confusion suscitée par la directrice financière Sarah Friar, qui a suggéré que l'entreprise pourrait envisager un « filet de sécurité » gouvernemental dans le cadre des options de financement pour les besoins en puces IA. Altman a également souligné que les gouvernements ne devraient pas protéger les entreprises privées contre les défaillances du marché.

    Les préoccupations soulevées par la démocrate new-yorkaise ne sont pas isolées. L'investisseur de renom Howard Marks a récemment établi un parallèle entre l'engouement actuel pour le marché de l'IA et la bulle Internet de 1999. Sans aller jusqu'à parler d'une bulle à part entière, il a décrit la situation comme « ambitieuse mais pas folle » et pas encore comme une « manie ». En outre, Torsten Slok, l'influent économiste en chef d'Apollo Global Management, une importante société d'investissement internationale, affirme que « la bulle actuelle du marché de l'IA est encore plus étendue que la frénésie des dotcoms de la fin des années 1990 ». Selon l'économiste, les dix principales actions du secteur de l'IA sont beaucoup plus éloignées de la réalité que ne l'étaient les titans de la technologie dans les années 1990.

    D'autre part, Jensen Huang, PDG de Nvidia, s'est opposé à l'idée d'une bulle de l'IA, affirmant que les investissements massifs actuels sont liés à une évolution historique dans le domaine de l'informatique. Ce point de vue est corroboré par le chiffre d'affaires record de Nvidia au troisième trimestre, qui a augmenté de 62 % par rapport à l'année précédente.


    Voici la transcription des déclarations d'Alexandria Ocasio-Cortez telles qu'elles ont été prononcées :

    - Merci, Monsieur le Président, et je tiens à remercier la sous-commission d'avoir organisé cette importante audience et les témoins d'avoir partagé leur expertise. Bon nombre des récits que nous avons entendus aujourd'hui au sujet des conséquences mortelles de certains de ces chatbots IA sont assez extrêmes et horribles. Nous parlons de suicidalité. Nous parlons de personnes qui, dans certaines circonstances, sombrent dans une psychose IA.

    Et je pense qu'il est important pour nous de prendre du recul et de nous demander pourquoi et comment ces modèles ont été acceptés, permettant ainsi que cela se produise. Je voudrais également mettre en lumière ce que cela signifie sur le plan économique, en plus de l'aspect psychologique. Dr King, avez-vous vu des entreprises modifier ou faire évoluer leurs politiques de confidentialité ou d'autres types de politiques dans leur recherche de modèles plus rentables ?

    - Nous les avons certainement vues modifier leurs politiques de confidentialité lors du lancement de produits basés sur l'IA.

    - Oui. Et j'imagine que cela est en partie lié à leur modèle économique, n'est-ce pas ?

    - Oui.

    - Et je pense à cela lorsque nous discutons des raisons pour lesquelles les modèles d'IA vont vers de tels extrêmes et de certains des résultats extrêmes que nous observons dans la manière dont les gens utilisent l'IA, qu'il s'agisse de compagnie émotionnelle ou, encore une fois, de cas extrêmes de suicidalité ou de psychose. Je pense que cela va également de pair avec la pression que subissent ces entreprises pour générer des profits qu'elles n'ont pas encore prouvés.

    Ce matin même, le Wall Street Journal a fait état d'une chute importante du marché boursier américain avec le titre « Les craintes d'une bulle IA frappent les actions ». Cela contraste également avec ce que nous avons entendu de la part de l'administration Trump, qui affirme que l'économie en général est florissante. Et il n'a cessé de répéter que l'économie est en plein essor.

    Mais seules sept entreprises technologiques sont en plein essor : Microsoft, Google, Amazon et Meta. Elles sont les moteurs de cette croissance dans un seul secteur : l'IA. La croissance économique globale des États-Unis peut donc être attribuée à sept entreprises et à leur croissance dans le domaine de l'IA en particulier. Au moins 40 % de la croissance économique de cette année est attribuée à ces seules entreprises, et 80 % des gains boursiers de cette année proviennent d'entreprises spécialisées dans l'IA.

    Mais les gens justifient ces niveaux d'investissement par les promesses faites par les PDG, qui assurent que cet investissement sera rentable. Ainsi, pour une entreprise comme OpenAI, sa valeur repose sur l'espoir qu'elle trouvera le moyen d'en tirer profit. Or, ce n'est pas le cas. Cela génère donc une dépendance humaine accrue qui peut être exploitée car elle n'est pas soumise à la loi HIPAA. Est-ce exact, Dr King ?

    - Oui, elle n'est pas soumise à la loi HIPAA.

    - Elle n'est pas soumise à la loi HIPAA. Les peurs les plus profondes, les secrets, les émotions et les relations des gens peuvent donc tous être exploités pour cette promesse vide de sens que nous font ces entreprises afin de réaliser des profits. Et si j'évoque tout cela, c'est parce que je crains que l'exposition de ce secteur et de cet investissement ait atteint des niveaux potentiellement importants dans l'économie américaine.

    Nous parlons d'une croissance boursière de 40 % aux États-Unis attribuée à ces entreprises du seul secteur de l'IA. Et ce secteur n'a pas généré de profits. Nous parlons d'une bulle économique massive. Et nous avons vu que, selon l'exposition de cette bulle, nous pourrions assister à des menaces pour la stabilité économique similaires à celles de 2008.

    Et cette pression se reflète dans les mesures extrêmes que ces entreprises prennent pour permettre des interactions humaines contraires à l'éthique avec ces chatbots. Je dis cela parce que je veux également déclarer officiellement que si cette bulle venait à éclater, et je le dis pour mes collègues ici présents, si cette bulle venait à éclater. Mon collègue du Massachusetts a mentionné le niveau de lobbying en faveur de l'IA qui a lieu ici au Congrès.

    Si cette bulle venait à éclater, nous ne devrions pas envisager un plan de sauvetage. Nous ne devrions pas envisager un plan de sauvetage de ces entreprises, alors que les soins de santé sont refusés aux Américains ordinaires, que le SNAP et l'aide alimentaire sont refusés aux Américains ordinaires, précipitant certaines des crises mentales mêmes que les gens tentent de résoudre par eux-mêmes en se tournant vers les chatbots IA.

    Je pense donc qu'il est très important que nous le disions clairement et que nous l'inscrivions au procès-verbal. Et je tiens à remercier les témoins d'avoir partagé leurs points de vue aujourd'hui. Merci.


    Et vous ?

    Pensez-vous que ces déclarations sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Sam Altman, PDG d'OpenAI, a lancé un avertissement sévère concernant l'effondrement potentiel du secteur de l'IA, le comparant à une bulle sur le point d'éclater de manière spectaculaire

    Le décret de Trump visant à interdire les lois étatiques sur l'IA centralise le pouvoir réglementaire à Washington pour accélérer l'innovation, mais pourrait priver les citoyens de protections essentielles

    Les gestionnaires de fonds avertissent que la bulle des investissements dans l'IA a dépassé un « seuil raisonnable », tandis que le PDG de Google reconnaît qu'elle comporte des « éléments irrationnels »

    Comment les acteurs de l'IA recyclent leurs milliards entre eux : les ventes de puces en amont soutiennent les paris sur les infrastructures en aval, créant une chaîne critique de flux économiques circulaires
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  9. #209
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    Par défaut « Une bulle est en formation autour des robots humanoïdes », prévient la Chine
    « Une bulle est en formation autour des robots humanoïdes », prévient la Chine
    A propos de la filière dans laquelle des humanoïdes annoncés comme autonomes dépendent en réalité de l’action humaine

    Une bulle spéculative est en gestation dans le secteur des robots humanoïdes, selon l'un des responsables de la principale agence chinoise de planification économique. Cette alerte intervient alors que les craintes grandissent quant à l'éclatement imminent d'une bulle spéculative dans un secteur connexe, celui de l'intelligence artificielle.

    Lors d'une conférence de presse, Li Chao, porte-parole de la Commission nationale du développement et de la réforme, a déclaré que l'industrie chinoise de la robotique humanoïde devait trouver un équilibre entre la vitesse de croissance et le risque de bulles spéculatives. Selon M. Li, les investissements affluent dans ce secteur malgré le peu de cas d'utilisation avérés pour ces robots, ce qui risque d'entraîner une avalanche de modèles très similaires à mesure que les fonds consacrés à la recherche et au développement diminuent.

    Des robots humanoïdes présentés comme autonomes mais dont les « capacités avancées » dépendent de l’intervention humaine en arrière-plan

    Le robot NEO entre dans cette catégorie faite de battage médiatique enrobé de mensonges. 1X Technologies a fièrement annoncé le lancement en précommande de NEO, le premier robot humanoïde grand public au monde conçu pour transformer la vie à la maison. L'entreprise affirme que NEO automatise les tâches quotidiennes et offre une assistance personnalisée afin que les propriétaires puissent consacrer plus de temps à ce qui compte vraiment. Il serait doté de fonctions intuitives et conviviales et d'une plateforme matérielle révolutionnaire.

    « Neo est un compagnon humanoïde conçu pour transformer votre vie à la maison », selon Dar Sleeper, vice-président des produits et de la conception chez 1X Technologies. La startup de Palo Alto a déclaré que NEO peut plier le linge, ranger les étagères et apprendre de nouvelles tâches grâce à l'IA.

    La race humanoïde semblait prête à faire son entrée dans les salons, jusqu'à ce que les téléspectateurs découvrent ce que le robot domestique à 20 000 dollars de 1X est réellement capable de faire. Après que Joanna Stern, du Wall Street Journal, a révélé que la démonstration du robot était télécommandée par des humains, l'enthousiasme s'est rapidement transformé en doute. Les dirigeants de 1X ont été fortement critiqués à cause de la supercherie.


    Le robot, baptisé AIdol, a été dévoilé lors d'un récent salon technologique au Yarovit Hall Congress Center de Moscou. Alors que la machine montait sur scène accompagnée de deux opérateurs au son de « Gonna Fly Now », la chanson thème du film Rocky sorti en 1976, elle a salué le public avant de faire quelques pas, de perdre l'équilibre et de s'effondrer. Le personnel de l'événement s'est précipité pour recouvrir le robot tombé d'un tissu noir et l'a transporté hors de la scène, écourtant ainsi la présentation.

    Vladimir Vitukhin, PDG de la start-up Idol basée à Moscou, a attribué cette chute à des problèmes de calibrage potentiellement causés par la sensibilité excessive des caméras stéréo du robot aux conditions d'éclairage dans le hall.

    Le robot a ensuite été ramené sur scène et a réussi à rester debout avec l'aide de ses opérateurs. Vitukhin a affirmé qu'AIdol n'avait subi aucun dommage suite à sa chute.

    AIdol est conçu pour remplir trois fonctions principales : marcher, manipuler des objets et communiquer avec les gens. Selon l'entreprise, cet humanoïde peut fonctionner de manière autonome pendant six heures maximum, et son visage est capable d'exprimer au moins 12 émotions de base et des « centaines » de micro-expressions grâce à sa peau en silicone souple. Tous les systèmes du robot fonctionnent hors ligne. Les vidéos disponibles donnent une bonne idée de l'apparence d'AIdol de près, y compris de son visage.

    Selon l'entreprise, 77 % des composants d'AIdol sont fabriqués en Russie, et elle prévoit de porter ce chiffre à 93 % lorsque le robot entrera en production de masse.

    La filière de la robotique et de l’intelligence artificielle redonne vie au canular du Turc mécanique

    Le Turc mécanique ou l’automate joueur d'échecs est un célèbre canular construit à la fin du XVIIIe siècle : il s’agissait d'un prétendu automate doté de la faculté de jouer aux échecs. L’automate était prétendument capable de jouer une partie d’échecs contre un adversaire humain. Mais en réalité, il possédait un compartiment secret dans lequel un joueur humain pouvait se glisser. Pendant 84 ans, et grâce au talent des joueurs cachés, le Turc mécanique put remporter la plupart des parties d'échecs auxquelles il participa en Europe et en Amérique, y compris contre certains hommes d'État tels que Napoléon Bonaparte, Catherine II de Russie et Benjamin Franklin.

    Plus de deux siècles plus tard, il apparaît que ce même leurre fonctionne toujours. Et pour cause, il est difficile de concevoir un service propulsé par une intelligence artificielle. Une tâche si difficile que certaines startups se sont résolues de se tourner vers des humains et les faire passer pour des robots plutôt que le contraire.

    « Utiliser un humain pour faire le travail vous permet d’outrepasser une panoplie d’enjeux de développement d’ordre technique et commercial. Il n’y a pas de scalabilité, bien évidemment, mais cela vous permet de créer quelque chose et sauter très tôt la partie difficile, » a dit Gregory Koberger, PDG de ReadMe, qui dit avoir tombé sur beaucoup de “pseudo-IA”. « Il s’agit essentiellement d’un prototypage de l’IA avec des êtres humains, » dit-il.

    Cette pratique a été mise à la lumière du jour après la publication d’un article du Wall Street Journal informant que des centaines de développeurs tiers bénéficient de l’accès aux emails avec l’autorisation de Google.

    Dans le cas de la société Edison Software, des ingénieurs d’IA ont scanné les emails personnels de centaines d’utilisateurs (avec leurs identités éditées) pour améliorer une fonctionnalité de « réponses intelligentes ». L’entreprise n’a pas indiqué dans sa politique de confidentialité que des employés humains ont accès aux emails des utilisateurs.

    Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose arrive. En 2008, Spinvox, une entreprise qui convertissait les messages vocaux en messages textes, a été accusée de recourir à des employés humains étrangers dans des centres d’appel au lieu de machines pour faire le travail.

    En 2016, une autre entreprise relevée par Bloomberg cette fois a obligé des employés à passer 12 heures par jour à prétendre qu’ils sont des chatbots pour des services d’agenda comme X.ai et Clara. Ce travail a été si contraignant que les employés ont dit qu’ils avaient hâte de voir une IA venir les remplacer.

    En 2017, l’application de gestion de dépenses Expensify a admis avoir employé des humains pour transcrire au moins quelques-uns des reçus supposés être analysés par sa “technologie smartscreen”. L’entreprise a utilisé le service de travail collaboratif Mechanical Turk d’Amazon, où des travailleurs faiblement rémunérés ont dû lire et transcrire les reçus.

    « Je me demande si les utilisateurs de SmartScan d’Expensify savent que des travailleurs dans MTurk entrent leurs reçus, » a dit Rochelle LaPlante, une “Turker” et une partisane des travailleurs de la “gig economy” sur Twitter. « Je suis en train de voir le reçu Uber de quelqu’un avec son nom complet, et les adresses de départ et d’arrivée. »

    Même Facebook, qui a investi massivement dans l’IA, a eu recours à des employés humains pour son assistant virtuel sur Messenger.

    Dans certains cas, certaines entreprises font appel à des humains pour entraîner le système IA et améliorer sa précision. Une entreprise appelée Scale offre une banque de travailleurs humains pour fournir des données d’entrainement aux voitures autonomes et les autres systèmes propulsés par l’IA. Ces employés vont, par exemple, jeter un coup d’œil sur un flux d’une caméra ou un capteur et les marques de voiture, les piétons et les cyclistes dans une image. Avec assez de calibrage humain, l’IA apprend à reconnaître ces objets, seule.

    Dans d’autres cas, les entreprises vont juste faire semblant d’avoir une IA prête, en informant les investisseurs et les utilisateurs qu’ils ont réussi à développer une technologie adaptable à grande échelle alors que le travail est réalisé secrètement par des humains.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la pratique qui consiste à présenter un service comme animé par une IA alors qu'il s'agit en réalité d'humains qui travaillent en arrière-plan ?
    Partagez-vous les avis selon lesquels il y a exagération des capacités actuelles de l'intelligence artificielle ?
    Partagez-vous les avis selon lesquels ce n'est qu'une question de temps avant l'implosion de la bulle de l'IA ?

    Voir aussi :

    57 % des travailleurs dans l'industrie technologique dans la Silicon Valley ont déclaré être en burn out, d'après une enquête
    Les chercheurs en intelligence artificielle peuvent-ils gagner jusqu'à 1 million $ par an dans la Silicon Valley ? un aperçu des salaires
    La bulle technologique de la Silicon Valley est plus grande qu'elle ne l'était en 2000, mais sa fin approche selon des analystes
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  10. #210
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    Par défaut La part des travailleurs utilisant l'IA dans la production de biens et services connaît une baisse
    Les investisseurs s'attendent à une explosion de l'utilisation de l'IA. Ce n'est pas le cas : la part des travailleurs utilisant l'IA au travail est en baisse
    et les profits se font attendre

    Trois ans après l’essor de l’IA générative, l’enthousiasme semble faiblir. De nouvelles données du Census Bureau des États-Unis montrent une baisse de l’utilisation de l’IA au travail : la part des travailleurs utilisant l'IA dans la production de biens et services est passée à environ 11 %. La chute est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, celles qui emploient plus de 250 personnes. D’autres sources rapportent un taux d’usage supérieur, mais toutes convergent vers l’idée d’un ralentissement. Cette situation est une douche froide pour les investisseurs qui, attirés par les promesses, avaient misé massivement sur l’IA en espérant des profits très élevés.

    Le 20 novembre 2025, les statisticiens du Census Bureau des États-Unis ont publié des données sur l'adoption de l'IA. Ces données révèlent une tendance qui pourrait avoir des implications financières de plusieurs milliards de dollars. Les chercheurs de l'agence ont demandé aux entreprises si elles avaient utilisé l'IA dans la « production de biens et de services » au cours des deux dernières semaines. L'enquête a révélé ce que les investisseurs redoutaient.

    La part pondérée en fonction de l'emploi des Américains utilisant l'IA au travail a baissé d'un point de pourcentage et s'établit maintenant à 11 %. Le Census Bureau des États-Unis n'est qu'une source parmi d'autres. D'autres chercheurs compilent leurs propres estimations de l'adoption de l'IA ; la plupart constatent que le niveau est supérieur à 10 %. Néanmoins, toutes ces enquêtes montrent que l'adoption de l'IA par les entreprises stagne ou chute.

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    À titre d'exemple, Jon Hartley, de l'université de Stanford, et ses collègues ont constaté qu'en septembre 2025, 37 % des Américains utilisaient l'IA générative au travail, contre 46 % en juin. Une étude menée par Alex Bick, de la Banque fédérale de réserve de Saint-Louis, et ses collègues a révélé qu'en août 2024, 12,1 % des adultes en âge de travailler utilisaient quotidiennement l'IA générative au travail. Un an plus tard, ce chiffre était de 12,6 %.

    Ramp Business Corporation, une entreprise américaine de technologie financière, constate qu'au début de l'année 2025, l'utilisation de l'IA a grimpé en flèche dans les entreprises américaines pour atteindre 40 %, avant de se stabiliser. La croissance de l'adoption de l'IA générative semble vraiment ralentir.

    À l'heure actuelle, la plupart des projets d'IA échouent. Selon le MIT, le taux d'échec de 95 %. Malgré la ruée vers l'intégration de nouveaux modèles d'IA puissants, environ 5 % des programmes pilotes d'IA parviennent à accélérer rapidement leurs revenus ; la grande majorité stagne, n'ayant que peu ou pas d'impact mesurable sur le compte de résultat. Ce constat amer fait écho à des études récentes selon lesquelles les capacités de l'IA sont surestimées.

    Ralentissement de l'adoption de l'IA : explications potentielles

    Selon le Census Bureau, l'adoption a fortement chuté dans les plus grandes entreprises, celles qui emploient plus de 250 personnes. Une partie du ralentissement pourrait venir de l’incertitude économique (les guerres commerciales, la baisse de l'immigration, les incertitudes liées aux taux d’intérêt...) qui retarde les investissements technologiques. De plus, l'histoire montre que les nouvelles technologies ont souvent des cycles d’adoption irréguliers.

    Prenons l'exemple de l'utilisation de l'ordinateur dans les foyers américains, où le rythme d'adoption a ralenti à la fin des années 1980. Il ne s'agissait là que d'un simple accident de parcours avant les années 1990, où les ordinateurs ont envahi les foyers. Mais d’autres causes, moins rassurantes, apparaissent :

    • tensions internes aux entreprises : les dirigeants plébiscitent l’IA, mais les managers et employés l’utilisent beaucoup moins, parfois par crainte pour leur emploi ou par scepticisme opérationnel ;
    • doutes sur l’utilité réelle : une perception grandissante que l’IA actuelle n’apporte pas encore les gains de productivité promis pourrait freiner les nouveaux utilisateurs.


    Il existe en effet des clivages dans les entreprises. Presque tous les cadres supérieurs vantent les mérites de l'IA. Lors des récentes publications de résultats, près des deux tiers des dirigeants des entreprises du S&P 500 ont mentionné l'IA. Dans le même temps, les personnes réellement chargées de mettre en œuvre l'IA ne sont peut-être pas aussi avant-gardistes, peut-être parce qu'elles craignent que cette technologie ne les prive de leur emploi.

    Selon la société de logiciels Dayforce, 87 % des cadres utilisent l'IA dans leur travail, mais seulement 57 % des managers et 27 % des employés en font de même. Il est possible que les cadres intermédiaires mettent en place des initiatives d'IA pour satisfaire les exigences de leurs supérieurs, pour les abandonner discrètement peu de temps après. De plus, certains employés adoptent l'IA, mais l'abandonnent lorsqu'ils ne constatent pas de gain de productivité.

    De plus en plus d'éléments tendent à prouver que la génération actuelle de systèmes d'IA n'est pas en mesure de transformer la productivité des entreprises. Si les utilisateurs actuels de l'IA en viennent à croire que son rendement est peu impressionnant, les utilisateurs potentiels pourraient hésiter à l'adopter.

    Les rendements des projets d'IA sont inférieurs aux attentes

    Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.

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    Selon le rapport, seuls 10 % des répondants ont déclaré que leurs attentes avaient été dépassées. Une étude réalisée par McKinsey, un autre cabinet de conseil, a révélé que pour la plupart des organisations, l'utilisation de l'IA n'avait pas encore eu d'impact significatif sur les bénéfices à l'échelle de l'entreprise.

    Dans le même temps, les recherches en économie montrent qu'à court terme au moins, l'introduction de l'IA dans les processus peut réduire la productivité de manière inattendue. Les efforts visant à reconfigurer les systèmes informatiques et les flux de travail peuvent temporairement réduire l'efficacité, avant qu'elle ne remonte en flèche, un phénomène qu'Erik Brynjolfsson, de l'université de Stanford, a appelé « la courbe en J de la productivité ».

    Certains se demandent s'il existe un autre problème spécifique à l'IA. Un article rédigé par Yvonne Chen, de l'université ShanghaiTech, et ses collègues fait référence au « piège de la médiocrité de l'IA générative ». Grâce à l'IA, les gens peuvent produire quelque chose de « suffisamment bon ». Cela aide les travailleurs les moins performants. Mais l'article conclut que cela peut nuire à la productivité des meilleurs, qui décident alors de travailler moins dur.

    D'ici 2030, les Big Tech dépenseront 5 000 milliards de dollars en infrastructures pour fournir des services d'IA. Pour que ces investissements soient rentables, JP Morgan estime qu'elles auront besoin d'environ 650 milliards de dollars par an de revenus liés à l'IA, contre environ 50 milliards de dollars par an aujourd'hui. Les particuliers n'achèteront probablement qu'une fraction de ce qui est finalement nécessaire. Les entreprises doivent faire le reste.

    Critiques de l'enquête du Census Bureau des États-Unis

    Certains critiques estiment que l'enquête du Census Bureau des États-Unis est trop restrictive. Ils soulignent notamment qu'il est en effet difficile de savoir exactement comment les répondants à l'étude interprètent l'expression « utiliser l'IA dans la production de biens et de services ». Selon les critiques, interroger les employés sur leur propre utilisation au travail pourrait susciter des réponses plus positives que d'interroger les dirigeants sur leur entreprise.

    Les partisans de l'enquête du du Census Bureau des États-Unis rétorquent que seul le gouvernement dispose du réseau étendu nécessaire pour obtenir un échantillon véritablement représentatif des entreprises américaines, et pas seulement celles des secteurs plus innovants tels que le codage.

    Selon le rapport « Trends – Artificial Intelligence » publié en juin 2025, l'adoption de l'IA progresse plus vite que toutes les révolutions technologiques que nous avons connues. Là où il a fallu des années pour que le téléphone portable ou les réseaux sociaux atteignent un milliard d’utilisateurs, des outils d’IA générative comme ChatGPT d'OpenAI et Claude d'Anthropic ont conquis des centaines de millions d’utilisateurs actifs mensuels en moins de deux ans.

    ChatGPT, pour ne citer que lui, a atteint 800 millions d’utilisateurs actifs en seulement 17 mois : c'est sans précédent. Cependant, l'IA peine à s'imposer véritablement dans les entreprises. L'autre chose, les grands modèles de langage souffrent d'un problème qui reste insoluble jusqu'à présent : les hallucinations. Selon un rapport, les modèles d'IA vont toujours halluciner et il va falloir s'en accommoder. Ce qui n'est pas du tout fiable pour les entreprises.

    Conclusion

    Le battage médiatique intense autour de l'IA générative cache la réalité de l'adoption de la technologie dans les entreprises. L'enthousiasme semble être retombé après trois années de frénésie. Selon les analystes du secteur, les organisations apprendront à intégrer plus efficacement l'IA générative, tandis que les modèles eux-mêmes devraient continuer à s'améliorer. L’adoption finira probablement par reprendre lorsque les bénéfices deviendront clairs.

    Une récente étude rapporte que les modèles de langage existants ont une limite mathématique intégrée à leur capacité créative, ce qui signifie qu'ils ne pourront jamais rivaliser avec l'originalité ou l'ingéniosité des individus les plus créatifs. Cette limite cantonne l'IA à une créativité de niveau amateur. Cette étude fait écho aux propos de Yann LeCun, pionnier de l'apprentissage profond, qui avait déclaré : les LLM n'atteindront pas l'intelligence humaine.

    Selon les experts, davantage d'entreprises se rendront compte de l'utilité de l'IA générative. Même si cela se produit, toutefois, les retombées économiques de l'IA seront plus lentes, plus inégales et plus coûteuses que ne le laisse supposer l'actuel boom des investissements. Tant que l'adoption ne s'accélérera pas rapidement, les revenus nécessaires pour justifier les 5 000 milliards de dollars de dépenses d'investissement dans l'IA resteront hors de portée.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'état de l'adoption de l'IA générative dans les entreprises ?
    Pourquoi l'IA peine-t-elle à s'imposer comme moteur de productivité dans les entreprises ?
    Les gains générés par l’IA seront-ils suffisants pour compenser les énormes sommes d’argent investies ?

    Voir aussi

    L'adoption de l'intelligence artificielle progresse plus vite que toutes les révolutions technologiques que nous avons connues, l'IA redéfinit nos vies plus vite qu'Internet ou le mobile selon un rapport

    J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA : il faudra environ 650 milliards de dollars de revenus annuel pour obtenir un rendement de seulement 10 % sur le développement de l'IA

    L'IA perd de sa popularité et certains investisseurs commencent à craindre qu'elle ne leur apporte pas les profits considérables escomptés, d'autres restent toutefois optimistes quant au potentiel de l'IA

  11. #211
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    Il n'y a pas longtemps, on disait que ceux qui sont plus familiers de l'IA l'utilisent avec plus de parcimonie :
    https://intelligence-artificielle.de...en-la-matiere/

    Ne fait aucun doute qu'à force de l'utiliser, ceux qui n'y étaient pas familier le devienne et ont des chances de rejoindre le groupe des sceptiques.
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    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  12. #212
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    Ce qui m'empêche de l'utiliser au travail depuis 8 mois c'est un parefeu !

  13. #213
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    Drôle dattente qu'ils ont là les investisseurs !

    Donner l'IA aux salariés afin qu'ils augmentent eux même leur productivité sans contre-partie financière (prime, augmentation, ...) et dans le but de pouvoir réduire la masse salariale pour augmenter la profitabilité... relève du fantasme


    Selon moi le déploiement de l'IA on est en train de le voir commencer dans les grandes boîtes de la tech américaine (HP, Amazon, ...) l'IA permettra l'augmentation de la productivité, et donc de la profitabilité, principalement au travers de la réduction de la masse salariale. On augmente la productivité d'une catégorie de personne dans le but d'en licencier d'autres. Ca commence par les boîtes de la tech simplement parce qu'elles sont capables d'innover par le haut tandis que dans les autres, l'organisation et les compétences ne sont pas adaptés. Dans les grosses PME, ETI, grandes entreprises les décideurs ne sont pas techniques, ce sont des gestionnaires qui s'entourent systématiquement de gens comme eux (parfois jusqu'à votre N+1) ce qui les empêchent d'innover et prendre des décisions trop structurantes/révolutionnaires sur le plan technique. Sauf à donner l'IA à leurs salariés en leurs demandant de voir comment ils pourraient se suicider avec. N'oublions pas que le rôle dun gestionnaire c'est de faire grossir le mammouth pour vivre sur son dos ce n'est pas de tout casser pour redémarrer différemment.

    Je pense aussi que les nouvelles entreprises seront très différentes de celles qu'on connaît, beaucoup moins de salariés et aux profils très techniques, tres innovatrices et elles causeront de serieux remous chez les PME, ETI ou grandes entreprises que je cite plus haut.

    Pas d'explosion de l'utilisation de l'IA, plutôt normal je trouve ça arrivera mais plus linéairement. Quant aux profits ? Ils vont bientôt arriver mais après les dégâts.

    Bien entendu, tout ceci n'engage que moi
    La science ne nous apprend rien : c'est l'expérience qui nous apprend quelque chose.
    Richard Feynman

  14. #214
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    Ah la chimère du «*on va virer toute le monde pour les remplacer par des ia*» est en train de tomber? Tant mieux… Et il y a quelques chose de très dérangeant dans cette chimère : comme une espèce de «*cannibalisme social » pas très glorieux.

  15. #215
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    Drôle dattente qu'ils ont là les investisseurs !

    Donner l'IA aux salariés afin qu'ils augmentent eux même leur productivité sans contre-partie financière (prime, augmentation, ...) et dans le but de pouvoir réduire la masse salariale pour augmenter la profitabilité... relève du fantasme
    Beaucoup de salariés comme moi on gagne plus avec le RSU que en salaire.
    Donc si la boite augmente la profitabilité alors les salariés y gagnent eux aussi.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  16. #216
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    Pour les entreprises, l'IA n'est qu'un instrument pour optimiser financièrement leur rentabilité. Toutes les entreprises qui ont connu des licenciements de masse pour optimisation financière, ont toutes été en faillite par la suite. La raison est fort simple, ils ont viré ceux qui ont le savoir faire pour faire évoluer leur métier.

    Il y a deux choses importantes dans une entreprises, la productivité car c'est le métier de base et c'est ce sur quoi l'entreprise fait des bénéfices, et les salariés, pas à cause de la productivité, mais pour cause que ce sont eux qui vont acheter ce qui est produit. Un chômage de masse, où des gens sans la moindre ressources financière (par exemple, tout le monde au RSA) ne peuvent plus faire fonctionner le système qui repose sur la consommation.

    Dans l'immédiat, ces entreprises vont gagner de l'argent, mais sur le long terme, il va y avoir un ralentissement des ventes, des stocks qui augmentent et une chute des prix de vente. Je rappelle que l'important sont les consommateurs. Sans eux, une entreprise ne peut pas fonctionner. A quoi sert de produire si personne n'est en mesure d'acheter ledit produit ?

  17. #217
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    Citation Envoyé par Nym4x Voir le message
    Ah la chimère du «*on va virer toute le monde pour les remplacer par des ia*» est en train de tomber? Tant mieux…
    Je crois plutôt qu'on va rester dans la boucle :
    - 1 article va dire qu'à cause de l'IA des gens vont perdre leur boulot
    - 1 article va dire que les entreprises qui ont viré des travailleurs pour les remplacer par des IA, réembauchent des travailleurs

    Les entreprises licencient depuis un moment.
    Au début elles disaient qu'elles avaient trop embauché pendant l’épidémie de SARS-CoV-2 et qu'elles devaient virer le surplus. Aujourd'hui elle utilise l'IA comme prétexte.

    Dans certains métier l'IA permet de grandement augmenter la productivité, donc l'histoire "on virer du monde, parce qu'on produit autant avec moins de gens" fonctionne.
    La productivité augmente et les salaires stagnes, ça a toujours fonctionné comme ça.
    Le travailleur ne voit jamais la richesse produit en plus.

    En fait c'est peut-être même l'inverse, plus la productivité augmente, plus les salaires sont faibles.
    En 1950 un ouvrier pouvait faire vivre une famille sur un salaire, le gars achetait une maison et tout. (et la nourriture représentait une parti beaucoup plus importante du budget)
    Aujourd'hui un couple de BAC+5 va devoir s'endetter sur 25 ans pour acheter un logement pas si terrible...
    Tu peux être ingénieur et gagner moins de 2500€ net/mois.
    - Certains font des prêts à 4%.
    - l'immobilier est ultra cher
    Donc au final ils vont payer énormément d’intérêts.

  18. #218
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    Beaucoup de salariés comme moi on gagne plus avec le RSU que en salaire.
    C'est quoi le RSU?
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  19. #219
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    Citation Envoyé par Higgins Voir le message
    C'est quoi le RSU?

    RSU - Restricted Stock Units

    RSU – Restricted Stock Units : promesse par l’employeur d’offrir un nombre d’actions aux salariés au terme d’une période. Les RSU entraînent donc le droit de recevoir gratuitement, à la fin d’une période déterminée, une action ordinaire pour autant que certaines conditions soient remplies à ce moment.

    c'est des actions de l'entreprise qu'on te donne. En france c'est d'ailleurs bien plus intéressant que du salaire, fiscalement, il vaut mieux recevoir un équivalent de 100k en rsu que 100k de salaire.
    Enfin ca dépends évidement de la boite, si c'est une boite de merde qui va s'effondrer ou si c'est une boite avec du potentiel et ou les actions vont monter.

    Dans mon cas par exemple je touche chaque année en prime 30% de mon salaire brut en rsu, elles sont vested sur 5 ans, je touches donc qu'une partie tous les 6 mois et que si je reste sur la période de 5ans, sinon ca s'arrete.
    Dans mon cas, c'est une grosse boite international et les actions sont bonne, donc ca permet d'inciter/"forcer" les salariés a rester dans la boite pour toucher leurs actions. Par la suite soit tu touches les dividendes (6-8% dans mon cas) ou tu peux les revendres, ou attendre qu'elle monte encore et les revendre.
    Donc ca permet de fidéliser les salariés et pas qu'ils se cassent ailleurs
    Tu es actionnaire dans l'entreprise avec plusieurs milliers d'€, ça t'incite donc a prendre soins de l'entreprise, si tu as fait toute ta vie dans cette boite, tu peux facilement avoir 500k ou +d'1 millions en actions. C'est pas la petite prime d’intéressement, donc tu as intérêt a prendre soins de la boite et pas gaspiller l'argent. Ça responsabilise globalement tous le monde.
    Fiscalement en France c'est encore plus intéressant car les actions c'est bien moins taxer que le salaire.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  20. #220
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    L'autre jour, j'avais un tableau de 260 lignes que je souhaitais convertir au format CSV, c'était l'occasion parfaite pour comparer les différentes IA :

    - Copilot ==> sort un tableau de Kanji qui n'a rien à voir avec la choucroute
    - Gemini 3 ==> refuse juste de faire le boulot
    - Claude sonnet 4.5 ==> idem
    - ChatGPT ==> impossible de charger l'image
    - Kimi K2 ==> idem
    - Deepseek ==> traduit le texte alors que je lui ai rien demandé
    - Doubao ==> hallucine à mort

    Bref les modèles d'IA s'éclatent les dents sur une tâche simple. Ils ne sont pas du tout mûres pour un usage professionnel.

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