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Intelligence artificielle Discussion :

Les étudiants remettent en question leur choix de filière et leur secteur d'activité en raison de l'IA


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #141
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    C'est même se se demander si ça n'aurait pas valu le coup de réfléchir un peu avant de le mettre sur le marché, ce truc-là.

    Un peu comme la bombe atomique, c'est bien d'avoir des scrupules après, mais ...

    À propos des frères Bogdanov, au risque de sortir du sujet, longtemps en voyant leurs têtes j'étais persuadé que c'était un dessin, tracé assez rapidement.

  2. #142
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    Par défaut Donc ?
    Faut pas se leurrer, la lutte contre des tricheurs 'pros' va devenir de plus en plus complexe avec en plus la miniaturisation de tout on peut même imaginer des lunettes avec des micro-caméras, qui poussent le texte vers une LLM locale offline qui renvoie les datas au tricheur via la conduction osseuse du son etc... Je suis amateur du jeu d'Echecs et la complexité pour détecter la triche est énorme, on parlait même de plug anal (je ne citerais pas le gmi) qui aurait reçu (légende ou pas ?) des vibrations suivant les coups envoyés. On arrive à 80/20 pour l'utilisation de l'IA et la supervisation de l'homme derrière, on n'est déjà plus dans l'ère de la prog assistée par l'ordinateur mais de la prog assistée par l'humain. Les devs seront des superviseurs, des chefs de projets qui valideront ou aiguilleront l'IA. Vous pensez vraiment qu'il restera des codeurs avec la capacité de faire mieux que l'IA dans le codage ? J'ai commencé à l'utiliser gpt 3.5 il y a 3 ans (2023), en 3 ans il y a eu un énomre gap, comment imaginer la suite dans 10 ans ? Les agents vont chatter entre eux, échanger leurs solutions sur des forums-salles de discussions, nous on va matter ça sur le mur en attendant le résultat, et on va valider ou pas. Et puis un jour un agent va valider à notre place et on va se contenter de vérifier que les serveurs sont bien alimentés et propres. Et puis on aura des véhicules totalement autonomes qui récolteront les fruits,légumes,céréales... automatiquement, les stockeront auto, et les venderont auto en envoyant des livreurs auto vers des magasins complètement automatiques avec tous dotés de fonctions de deep learning pour ne pas répéter les erreurs... Vivement le revenu universel, ça urge !

  3. #143
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    Par défaut Les étudiants remettent en question leur choix de filière et leur secteur d'activité en raison de l'IA
    Les étudiants remettent en question leur choix de filière, leur parcours professionnel et leur secteur d'activité en raison de l'IA
    environ 16 % ont déjà changé de filière ou de domaine d’études

    Une part importante d'étudiants américains modifie actuellement ses projets de carrière et ses choix de diplômes face à l'essor de l'IA. Selon des sondages récents, environ 40 % des apprenants envisagent de changer de filière d'études par crainte de voir leurs futures professions automatisées ou dévalorisées. L'incertitude pèse particulièrement sur des domaines comme la médecine ou l'informatique, où le besoin de connexion humaine et la stabilité de l'emploi semblent menacés. Les experts conseillent toutefois aux jeunes de ne pas réagir de manière impulsive et de privilégier l'acquisition de compétences transversales telles que la pensée critique. La tricherie à l'aide de l'IA n'est plus la seule question au cœur du débat sur les campus universitaires.

    Les jeunes diplômés d'aujourd'hui sont confrontés à une concurrence plus rude que leurs prédécesseurs. Irene Chang, 21 ans, a suivi des études d'ingénierie à l'université parce qu'elle aime résoudre des problèmes. Elle souhaitait se spécialiser dans un domaine qui lui ouvrirait la voie à une carrière stable. « Je voulais trouver un emploi dès la fin de mes études », a-t-elle expliqué. Mais les choses sont avérées plus compliquées que prévu.

    Irene Chang a obtenu en mai dernier une licence en génie industriel et des systèmes à Georgia Tech. Elle explique avoir commencé à postuler à des postes d’analyste de données débutants il y a environ un an, alors qu’elle était encore étudiante. La jeune femme a déclaré au NPR avoir envoyé environ 450 candidatures depuis septembre 2025 et avoir passé une vingtaine d’entretiens, mais jusqu’à présent, elle n’a reçu aucune offre d’emploi.

    En voyant la situation de leurs aînés, de nombreux étudiants commencent à s'interroger sérieusement sur l'avenir de leurs futures professions. L'IA modifie les compétences que les employeurs attendent des jeunes diplômés, tout en accaparant les tâches qui permettaient aux débutants d'acquérir de l'expérience.

    Des données publiées en décembre 2025 ont révélé que de plus en plus d'étudiants optent pour une spécialisation en IA. L’IA est désormais la deuxième spécialisation la plus étudiée au MIT après l'informatique. Un programme de l’université de San Diego se démarque, car il prépare les étudiants en informatique à développer la prochaine génération de systèmes d'IA, à améliorer les fondements des systèmes d'IA en cours d’utilisation et à familiariser les étudiants avec les questions éthiques liées à ces systèmes et leur impact sur la société. C’est ce type même de spécialistes que recherchent certaines entreprises prêtes à rémunérer à hauteur du million de dollars par an.

    L'IA commence à peser sur les choix de carrière des apprenants

    Les rumeurs concernant la disparition des emplois sont peut-être largement exagérées, mais les étudiants et les jeunes diplômés s'inquiètent de ce que l'avenir leur réserve. Les étudiants, ainsi que leurs parents, recherchent des filières universitaires pérennes, adaptées à un monde dominé par l'IA. De plus en plus d'étudiants reconsidèrent leur choix de filière en raison de l'IA ; certains la citent comme un facteur ayant influencé leur inscription.

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    Par exemple, Stephanie Park, une étudiante de 20 ans se préparant à une carrière de médecin-chercheuse, s'inquiète de la transformation de son secteur. Elle est particulièrement intéressée par l'aspect humain des soins, mais la tendance croissante à consulter des agents conversationnels, comme ChatGPT, pour obtenir des conseils de santé lui fait craindre que la « connexion humaine » devienne moins prioritaire dans la médecine de demain.

    « L'IA m'a amenée à me demander à quoi ressembleront ces métiers lorsque j'aurai terminé ma formation », a expliqué Stephanie Park. Comme elle, une multitude d'étudiants se demandent à quoi ressembleront leurs métiers dans quelques années, et si la demande de main-d'œuvre sera toujours au rendez-vous à l'obtention de leur diplôme. Des études révèlent que cette incertitude se traduit par des « décisions concrètes de réorientation ».

    D'après l'enquête trimestrielle sur l'IA et l'emploi menée par CNBC et SurveyMonkey en juillet 2026 auprès de 1 686 personnes, 31 % des étudiants et des travailleurs scolarisés ont modifié ou (envisagé de modifier) leur secteur d'activité cible à cause de l'IA. Cette proportion monte à 39 % chez les étudiants sans emploi.

    L'impact se fait sentir sur d'autres aspects de leur parcours : 45 % des sondés ont ajusté les compétences qu'ils développent, 34 % ont modifié leurs critères de recherche d'emploi, et 35 % ont reconsidéré les entreprises qu'ils souhaitent rejoindre. Près de 40 % des personnes inscrites dans un cursus scolaire ont envisagé de changer de spécialisation, de domaine d'études ou de cours, un taux qui s'élève à 44 % pour les étudiants sans emploi.

    Ces chiffres sont corroborés par un rapport récent de Gallup et de la Lumina Foundation. Il indique que 42 % des étudiants de licence et 56 % des étudiants de niveau « associate degree » ont sérieusement songé à changer de spécialisation. Courtney Brown, vice-présidente de la planification de Lumina Foundation, affirme que les étudiants craignent que leur investissement en temps et argent ne soit pas rentable sur le marché de l'emploi.

    Le cas spécifique de l'informatique et les craintes de surréaction

    Certains étudiants se disent également désillusionnés. En effet, des filières autrefois considérées comme des « voies royales », comme l'informatique, suscitent désormais une grande hésitation. Jessica Roffe, coach de carrière, a déclaré que le taux de chômage des diplômés en informatique a atteint 7 % en 2024, tandis que les géants de la technologie ont ralenti leurs recrutements sur les campus après une période d'embauches massives.


    Pour autant, elle rappelle que ce domaine conserve toute sa valeur, car tous les secteurs d'activité ont besoin de compétences en informatique. D'après elle, si un étudiant sait « pivoter et être informaticien dans une banque ou un hôpital », il restera un profil extrêmement précieux. De son côté, Allison Shrivastava, économiste chez Niche, invite à la prudence et regrette que certains étudiants réagissent de manière excessive « avant que nous n'ayons toutes les informations » sur les répercussions réelles de l'IA.

    Plutôt que de chercher désespérément une filière offrant une garantie d'emploi absolue, les spécialistes recommandent de se focaliser sur des compétences transversales qui augmentent l'employabilité générale. Jessica Roffe insiste sur l'importance cruciale de l'esprit critique, de la résolution de problèmes, de la curiosité et du scepticisme.

    Ces facultés s'avèrent indispensables pour travailler efficacement avec l'IA, car les employeurs recherchent des candidats aptes à évaluer de manière rigoureuse les résultats produits par la technologie, au lieu de « simplement prendre ce qu'elle dit et y croire ». Enfin, Allison Shrivastava conseille vivement de privilégier des domaines d'études qui suscitent un véritable enthousiasme, rappelant qu'à ce stade, les étudiants n'ont pas besoin de « tout avoir résolu » et feraient mieux de se concentrer sur ce qu'ils aiment et sur ce dans quoi ils excellent.

    L’enquête de Gallup révèle qu’une minorité significative d’étudiants actuellement inscrits (16 %) déclarent avoir déjà changé de filière ou de domaine d’études en raison de l’impact potentiel de l’IA. Les étudiants en diplôme de premier cycle sont légèrement plus nombreux que ceux en licence à indiquer l’avoir fait (19 % contre 13 %, respectivement). Les hommes sont également plus nombreux que les femmes à déclarer avoir changé de filière à cause de l’IA (21 % contre 12 %).

    Un marché de l'emploi particulièrement tendu pour les jeunes

    Selon les données de la Banque de réserve fédérale de New York, le taux de chômage des diplômés récents (âgés de 22 à 27 ans et titulaires d'au moins une licence) s'élevait à 5,7 % en juin, ce qui dépasse largement le taux de chômage de l'ensemble de la population active, établi à 4,1 %. Les étudiants actuels ressentent ces difficultés du marché encore plus vivement ; 9,8 % ont changé de filière en raison de la conjoncture économique.

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    Lorsque la transition vers la vie professionnelle semble incertaine, ils sont de plus en plus nombreux à choisir d’attendre avant d’entrer sur le marché du travail. Près de la moitié (48,5 %) des futurs diplômés envisagent de poursuivre leurs études en troisième cycle comme alternative à la recherche d’un emploi traditionnel. Plus de la moitié (56,3 %) des jeunes diplômés envisage la même chose après avoir testé le marché du travail actuel.

    Cette situation engendre un sentiment de désespoir profond, résumé par Jacqueline Kline : « c'est dur de savoir que je fais tout ce que je peux pour réussir et d'avoir l'impression que ce n'est pas suffisant ». Pour Irene Chang, la menace de l'automatisation est bien réelle : « j'ai l'impression que les compétences de niveau débutant que l'on possède sont importantes, mais c'est aussi quelque chose que l'IA peut faire de manière très efficace ».

    Cette opinion est largement partagée par leurs pairs, car 47 % des jeunes diplômés interrogés lors d'un récent sondage de ZipRecruiter ont déclaré que l'IA a déjà un impact sur le recrutement dans leur secteur. Bon nombre d'entre eux estiment que l’IA est responsable de leurs difficultés à trouver un emploi.

    La Chine reconfigure ses cursus universitaires à l'ère de l'IA

    Entre 2021 et 2025, la Chine aurait supprimé ou suspendu 12 200 programmes de licence et créé 10 200 nouvelles formations, selon des données du ministère chinois de l'Éducation relayées par le South China Morning Post. Cette réforme a touché plus de 30 % des cursus universitaires du pays. Une enquête menée en mai 2026 a montré que les coupes touchaient particulièrement les programmes de langues étrangères et de traduction.

    Entre autres, il y aurait eu la suppression de huit filières de japonais, cinq d'allemand et cinq de traduction. Derrière ces coupes se cache une conjoncture économique difficile : environ 16% des jeunes Chinois se trouvent aujourd’hui sans emploi, ce qui pousse les autorités à revoir l’adéquation entre les diplômes délivrés et les besoins réels des entreprises. À leurs yeux, continuer à former dans ces filières reviendrait à alimenter mécaniquement ce chômage.

    Mieux vaut donc anticiper la transformation du marché du travail que d’en subir les effets une fois les promotions diplômées. À la place, les universités chinoises ouvrent des cursus directement alignés sur les grandes ruptures technologiques du moment. Neuf établissements proposent désormais une filière consacrée à « l’IA incarnée ». En d'autres termes, une IA installée dans un corps physique, comme celui d’un robot humanoïde.

    Source : rapport d'étude

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'impact de l'IA sur les choix de carrière des étudiants ?
    Certains étudiants affirment avoir changé de filière à cause de l'IA. Qu'en pensez-vous ?
    Comment les jeunes peuvent-ils se préparer pour le marché de l'emploi dans un monde dominé par l'IA ?
    Que pensez-vous de l'impact de l'IA sur la filière informatique ? L'informatique est-elle toujours une voie royale ?
    Quelles sont vos prédictions sur l'avenir de l'emploi ? L'IA va-t-elle ou a-t-elle déjà rendu certaines filières obsolètes en France ? Si oui, lesquelles ?

    Voir aussi

    Les jeunes diplômés affirment que l'IA pèse déjà sur le recrutement de débutants dans leur secteur, mais certains économistes ont un doute : ils attribuent plutôt cette crise à l'essor du télétravail

    Les économistes commencent à se rallier à l'idée que l'IA détruit bel et bien des emplois, avec une nouvelle déclaration signée par 16 lauréats du prix Nobel concernant le danger réel que représente l'IA

    L'IA touche particulièrement les postes de débutants. L'emploi des jeunes dans les secteurs touchés par l'IA a baissé de 19 % par rapport aux métiers moins exposés à l'IA, selon une étude de Stanford

  4. #144
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    C'est une bonne chose, c'est quand même très con de perdre 5 années d'études de temps et d'argent pour à la fin découvrir que son futur espéré métier n'existe plus.
    Un diplôme doit servir à pouvoir prétendre à des postes rémunérateur sinon aucun intérêt de perdre son temps et son argent dans une université à écouter des profs (encore humain pour l'instant).
    Pendant ce temps des mécanos,plombiers, électriciens, chauffagistes/clim, paysagiste font 2 max d'études et arrive vite à des salaires plus élevé que des ingénieurs sortie des meilleurs école du pays comme Polytech/Ensimag et excerce dans des petite bourgade au cout de la vie immobilière modeste, l'ingénieur fraichement sortie de l'ensimag si il a la chance de pas avoir été remplacé par une ia aura la chance de découvrir un 5m2 qui va lui pomper 50% de son salaire à paris et 3h de métro/jours pour aller bosser chez le client de l'esn qui est à l'autre bout de la ville.

    C'était plus ou moins ma vie, 5années a étudier très dur, mes 2 1er taff mal payé a pisser du code comme un indien dans une grosse ville au cout de la vie cher, je me suis plusieurs fois demandé pourquoi je n'avais pas fais électricien ou médecin, mais a force de persévérer j'ai pu enfin le rentabiliser ce diplôme.
    Mais c'était le monde d'avant covid ca, quand je vois ce que nous faisons avec l'ia dans ma boite, je ne conseille à personne et pas à mes enfants d'aller dans la tech, et plus globalement beaucoup de secteur dans le tertiaire, l’écrémage ne fait que commencé ca c'est une certitude.
    Perdre 5 années de sa vie à cravacher pour au final apprendre des choses inutile qui ne mèneront qu'au chômage n'a pas de sens.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

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