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Taïwan 2027 : la CIA a prévenu Jensen Huang, Tim Cook et Lisa Su qu'une invasion chinoise approchait


Sujet :

Hardware

  1. #41
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    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Oui et ça a marché ou l'anarchie ?
    Quand c'est arrivé dans l'histoire, en deux heures de temps les hommes volent, violent et tue, et le monde retourne au stade tribal, avec des chefs de guerre en guerre les uns contre les autres, une apocalypse instantanée.
    Ce que tu décrit n'est pas l'anarchie.
    Après je ne dit pas que les différentes idées anarcho-communiste sont facile à mettre en place, loin de là. Mais en tout cas ce n'est pas : on vire l'état et la justice, et hop, chacun se débrouille seul. Il faudrais être vraiment idiot pour penser que cela peu fonctionner.

  2. #42
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    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Avant le capitalisme l'humanité en était stade tribal, le monde est capitaliste depuis la création des premières sociétés, et le communisme n'a jamais marché c'est un délire.
    Le capital sert à faire fonctionner des entreprises, et au fait que tu ais un logement, sans capitalisme : pas d'économie, ni de logements, ni d'infrastructures, rien.

    Donc si tu veux retourne dans la foret pour dormir sur des feuilles et manger des champignons, et obéir au chef tribal, d'ailleurs c'était peut être pas mal à l'époque, mais on est loin du confort moderne.
    Y'a une telle cristallisation autour des mots capitalisme, communisme, anarchisme... qu'il est à peu près impossible de s'entendre.
    Mais on peut essayer de prendre du recul.
    Ce n'est pas parce qu'une mouvance de dictateurs se sont revendiqués du communisme que le communisme c'est la dictature ou le retour à la vie sauvage.

    Ce n'est pas non plus parce que le capitalisme industriel fonctionne en ce moment qu'il fonctionne tout court.
    Fonder des principes économiques sur une croissance infinie alors qu'on habite dans un monde fini ça n'a pas de sens et ne peut nous pousser que dans une direction.
    Le système capitaliste s’effondrerait immédiatement sans le soutien de l'état qu'il se plaît tant à décrier. Il ne fonctionne pas mieux que le communisme, c'est juste qu'il est poussé en avant : il se goinfre d'argent public via des subventions, profite des marchés publics pour se développer, extrait le capital via les dividendes versées aux actionnaires, pratique la fraude fiscale et refile ses dettes à la communauté. C'est plutôt facile de gagner quand tous les dés sont pipés.

    Ce n'est pas parce que certaines personnes se revendiquent du communisme qu'elles le pratique réellement. Y'a qu'à voir la Chine.
    Ce n'est pas parce que certaines personnes se revendiquent du capitalisme ultra libéral qu'elles le pratiquent réellement. Y'a qu'à voir Musk.

  3. #43
    Membre éclairé Avatar de pierre.E
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    ce qui pourrait être un désastre pour l'industrie technologique US????????????????

    construisent des usines aux usa , intel est le 1er acheteur des machines d'asml
    y a mieux comme désastre .

  4. #44
    Chroniqueur Actualités
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    Par défaut Donald Trump avertit TSMC qu'il paierait jusqu'à 100 % de taxe s'il ne construisait pas ses usines aux USA
    Le président Donald Trump a déclaré avoir informé TSMC, le géant taïwanais des puces, qu'il paierait une taxe pouvant aller jusqu'à 100 % s'il ne construisait pas ses usines aux États-Unis

    Le président Donald Trump a déclaré qu'il avait dit à la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), qui s'est engagée à construire de nouvelles usines aux États-Unis, qu'elle paierait une taxe allant jusqu'à 100 % si elle ne construisait pas ses usines dans le pays.

    Cette annonce fait suite à une déclaration de Donald Trump du 27 janvier dernier, dans laquelle le président a annoncé son intention d'imposer des droits de douane de 25 % à 100 % sur les puces fabriquées à Taïwan. Une mesure qui contraint les fabricants de puces étrangers, dont le leader du marché TSMC, à délocaliser leur production aux États-Unis, alors que le pays achète 92 % de ses puces de pointe auprès du fabricant taïwanais.

    S'exprimant lors d'un événement du Comité national républicain du Congrès le mardi 8 avril dernier, Donald Trump a critiqué l'administration de l'ancien président Joe Biden pour avoir accordé une subvention de 6,6 milliards de dollars à l'unité américaine de TSMC pour la production de semi-conducteurs à Phoenix, en Arizona, affirmant que les entreprises de semi-conducteurs n'ont pas besoin de cet argent.

    « TSMC, je ne leur ai pas donné d'argent... tout ce que j'ai fait, c'est leur dire : si vous ne construisez pas votre usine ici, vous allez payer une grosse taxe », a déclaré Donald Trump.


    En mars, TSMC, le plus grand fabricant de puces sous contrat au monde, a déclaré à la Maison Blanche qu'il prévoyait de réaliser un nouvel investissement de 100 milliards de dollars aux États-Unis, comprenant la construction de cinq nouvelles usines de fabrication de puces dans les années à venir.

    Plus tôt dans la journée de mardi, il a été signalé que le fabricant de puces pourrait se voir imposer une pénalité d'un milliard de dollars ou plus pour régler une enquête américaine sur le contrôle des exportations concernant une puce qu'il a fabriquée et qui s'est retrouvée dans un processeur d'intelligence artificielle de Huawei Technologies.

    L'avertissement de Donald Trump à l'encontre TSMC intervient dans un contexte plus large de conséquences de ses politiques commerciales, qui ont déjà commencé à remodeler le paysage technologique américain. Les droits de douane imposés par Donald Trump ont notamment brisé le marché américain des ordinateurs portables, faisant de Framework Computer sa première victime. Le fabricant d'ordinateurs a récemment interrompu ses ventes aux États-Unis, invoquant des coûts prohibitifs liés aux droits de douane nouvellement imposés. L'entreprise a déclaré qu'elle préférait suspendre la distribution plutôt que de subir des pertes insoutenables.

    Les retombées de la politique commerciale des États-Unis ne concernent pas seulement les fabricants de matériel informatique. Les droits de douane étendus de l'administration Trump ont également plongé le secteur américain de l'IA dans l'incertitude, les entreprises se demandant si Donald Trump vient de saboter leur approvisionnement en GPU. En effet, si les GPU sont finalement taxés, la charge financière pesant sur les initiatives d'IA, déjà gourmandes en capital, pourrait s'alourdir considérablement.

    Source : Le président Donald Trump lors d'un événement organisé par le Comité national républicain du Congrès

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette mesure du président Donald Trump crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le géant taïwanais des puces TSMC va investir 100 milliards de dollars pour construire cinq nouvelles usines en Arizona, aux États-Unis, alors que Trump menace d'imposer des droits de douane

    Une majorité de Taïwanais s'oppose au transfert de technologie de TSMC vers les États-Unis. Les Taïwanais craignent d'être abandonnés après la perte de leur « bouclier de silicium »

    Il est peu probable que Trump soutienne TSMC dans la gestion des usines d'Intel, Trump s'oppose à ce que les usines de puces américaines d'Intel soient gérées par une société étrangère
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  5. #45
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    Par défaut Trump invite TSMC a prendre une participation de 49
    L'ultimatum de Trump à Taïwan : les droits de douane seront réduits à 15 % uniquement si TSMC achète 49 % des parts d'Intel et investit 400 milliards de dollars aux États-Unis
    des mesures jugées « désespérées » pour sauver Intel

    Donald Trump continue de faire pression sur TSMC. Le président américain aurait proposé de réduire à 15 % les droits de douane sur Taïwan à seulement deux conditions : « TSMC doit acquérir une participation de 49 % dans Intel et investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis ». Intel est déclin et la demande de Donald Trump est considérée comme une tentative désespérée pour sauver le fabricant américain de semiconducteurs. Les analystes estiment que cette demande semble improbable d'un point de vue purement financier, sans tenir compte des répercussions industrielles que pourrait avoir une prise de participation de TSMC dans Intel.

    Les droits de douane constituent le principal cheval de bataille de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Le président américain a imposé des droits élevés à presque tous les pays dans un but précis : réduire le déficit commercial des États-Unis et réindustrialiser le pays en forçant les entreprises à installer leurs usines dans le pays et à produire localement. Mais les experts sont sceptiques quant à l'efficacité de cette mesure et redoutent leurs impacts.

    Les récentes négociations ont permis à Taïwan de réduire les droits de douane appliqués par les États-Unis à 20 %, contre 32 % auparavant. Mais ce taux reste supérieur à celui du Japon et de la Corée du Sud, et même supérieur aux 19 % appliqués à la Thaïlande et à l'Indonésie, ce qui inquiète.

    « Même si ce taux de 20 % est temporaire, il faudra voir quels atouts Taïwan aura pour négocier avec les États-Unis lors des prochaines discussions. Une différence de 5 % est très préjudiciable », a déclaré sans détour Hsu Shu-po, président de la Fédération nationale du commerce de Taïwan. Selon plusieurs responsables de groupes industriels de l'État insulaire, l'industrie taïwanaise va connaître des moments difficiles en raison des droits de douane élevés.

    Une taxe de 20 % sur les exportations taïwanaises vers les États-Unis pourrait considérablement nuire aux entreprises taïwanaises, c'est pourquoi l'État insulaire continue de négocier avec les responsables américains pour espérer la réduire, voire supprimer complètement ces droits de douane. Mais selon un nouveau rapport publié par un média local, Donald Trump a présenté à Taïwan deux conditions pour alléger les droits de douane, toutes deux assez strictes :

    1. TSMC doit acquérir une participation de 49 % dans Intel ;
    2. TSMC doit investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis.


    Sans tenir compte des répercussions industrielles de la prise de participation de 49 % de TSMC dans Intel, il s'agit là d'engagements financiers colossaux. TSMC investit déjà énormément aux États-Unis, l'une des usines de la société devant atteindre sa pleine capacité de production en 2024. Le géant taïwanais des semiconducteurs est en passe de construire deux autres usines dans son site de l'Arizona, ainsi qu'un centre de R&D et une usine d'assemblage.

    Au total, TSMC prévoit d'investir 165 milliards de dollars aux États-Unis. Ainsi, selon les experts, la demande du président Donald Trump d'investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis en plus d'acheter une participation dans Intel semble improbable d'un point de vue purement financier.

    Le rôle crucial de TSMC dans les négociations entre Taïwan et les États-Unis

    L'administration Trump utilise les droits de douane comme principal moyen de réduire le déficit commercial des États-Unis avec leurs pays partenaires. Le déficit commercial de Taïwan avec les États-Unis a atteint 73,9 milliards de dollars l'année dernière, dépassant les 68,5 milliards de dollars du Japon et les 66 milliards de dollars de la Corée du Sud, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le gouvernement de l'île pour qu'il fasse des concessions.

    Mais la politique tarifaire américaine a été erratique et imprévisible. Ces droits de douane ont affecté Taïwan, l'un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. En avril 2025, Donald Trump a menacé d'imposer des droits de 100 % TSMC s'il ne construit pas des usines aux États-Unis.

    Selon le média taïwanais Mnews, TSMC constitue le principal point de blocage dans les négociations en cours entre Taïwan et les États-Unis. Un vétéran de l'industrie technologique a déclaré à média : « depuis le début, les semiconducteurs, et en particulier TSMC, ont été la priorité absolue du président Donald Trump. La capacité de Taïwan à proposer des conditions satisfaisantes pour Donald Trump dépend toujours du président de TSMC, Wei Zhejia ».

    Toutefois, les deux conditions fixées par Donald Trump ne peuvent être décidées par le gouvernement, car le Fonds national de développement ne détient que 6,38 % des actions de TSMC. Wei Zhejia est donc la personne clé qui a le pouvoir de décider si TSMC doit aider Intel et accroître ses investissements aux États-Unis. Au cours des derniers mois, de nombreux analystes ont mis en garde contre l'ingérence politique dans les entreprises privées.

    Chen Huiming, analyste chevronné du secteur des semiconducteurs et associé directeur de Juxin Capital à Hong Kong, a souligné : « bien sûr, cela est inacceptable. Tout d'abord, l'UE n'a investi que 600 milliards de dollars aux États-Unis. Pourquoi l'avenir d'une entreprise privée devrait-il être compromis par la politique ? TSMC est un patriote national. Nous devons préserver autant que possible sa compétitivité. C'est une garantie pour la sécurité de Taïwan ».

    « À long terme, le mandat de Trump ne durera peut-être que trois ans », a ajouté Chen Huiming. Selon un autre analyste cité par le média Mnews, la principale préoccupation de Donald Trump est la confrontation entre les États-Unis et la Chine, et la maîtrise des technologies des semiconducteurs et de l'IA est primordiale. L'implantation d'usines aux États-Unis n'est qu'un début ; les États-Unis veulent en fin de compte contrôler les technologies clés.

    L'administration Trump tente de sauver le géant américain Intel de la faillite

    Intel est en déclin. Des activités de fabrication aux produits grand public, pratiquement tous les départements d'Intel sont touchés. Ce déclin se reflète dans le chiffre d'affaires annuel déclaré par l'entreprise, qui est passé d'un pic de 79 milliards de dollars en 2021 à 53 milliards de dollars en 2024, soit une baisse considérable de 33 %. Intel joue un rôle essentiel dans les projets américains concernant la fabrication nationale de semiconducteurs.

    À ce titre, Intel a déjà reçu des milliards de dollars de subventions fédérales. Mais ce financement n'a pas résolu les problèmes d'Intel, qui a reporté l'ouverture de son usine de fabrication dans l'Ohio de 2025 à l'horizon 2030, voire 2031. L'une des principales raisons de ce retard semble être les efforts déployés par Intel pour préserver ses ressources financières en l'absence d'une aide significative de la part du CHIPS Act américain et de partenaires extérieurs.

    En bref, l'administration américaine semble faire pression sur TSMC pour qu'il acquière une participation considérable dans Intel afin d'injecter des capitaux indispensables dans l'entreprise et de maintenir à flot les plans du gouvernement américain concernant une chaîne d'approvisionnement nationale en puces.

    Cependant, les analystes affirment que TSMC n'est pas susceptible d'accepter la proposition de l'administration Trump pour diverses raisons. Il sera intéressant de voir ce qu'il adviendra d'Intel dans les mois à venir. Le géant américain des semiconducteurs travaille actuellement sur plusieurs produits prometteurs, notamment les processeurs Panther Lake et Nova Lake. Si ces produits tiennent leurs promesses, la situation pourrait s'améliorer pour Intel.

    Des déclarations récentes du PDG Lip-Bu Tan ont mis en lumière une réalité difficile : l'entreprise accuse un retard considérable dans le domaine de l'IA et a chuté de manière significative dans le classement des principales entreprises de semiconducteurs sur le plan mondial. Lip-Bu Tan estime qu'il est trop tard pour que l'entreprise rattrape son retard dans le secteur de l'IA. Intel a été contraint de licencier des milliers d'employés pour faire des économies.

    À l'opposé, Nvidia est en bonne santé économique et performe bien. Du moins, selon le marché. L'entreprise dirigée par Jensen Huang est le leader du marché des puces d'IA, contrôlant plus de 90 % des parts de marché. Nvidia a récemment franchi le seuil des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, loin devant ses concurrents du secteur des semiconducteurs. Avec une capitalisation estimée à 103 milliards de dollars, Intel se classerait 16e.

    Conclusion

    Taïwan est un enjeu crucial pour la Chine et les États-Unis. L'île est sous la menace persistante d'une invasion chinoise visant à le rattacher à la Chine continentale. Le cas échéant, cela permettra à la Chine d'exercer un contrôle sans précédent sur la chaîne d'approvisionnement en semiconducteur. De leur côté, les États-Unis craignent un tel scénario et tentent de faire pression sur TSMC pour participer à la relance de l'industrie américaine des puces.

    En 2024, Donald Trump a suggéré que Taïwan devrait payer les États-Unis pour sa défense, affirmant que « le pays ne donne rien aux États-Unis ». Il semblait lier ses commentaires à l'industrie taïwanaise des semiconducteurs, en déclarant que « cette dernière vole environ 100 % » des activités américaines dans le domaine des puces. Cependant, les analystes doutent de l’efficacité des pressions exercées par l’administration Trump sur TSMC.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des conditions de Donald Trump pour baisser les droits de douane imposés à Taïwan ?
    Selon vous, ces conditions sont-elles acceptables pour TSMC ? Pourquoi ?
    Donald Trump invite TSMC à prendre une participation de 49 % dans Intel. Qu'en pensez-vous ?
    Quelles seraient les répercussions industrielles de cette prise de participation sur Intel ?

    Voir aussi

    Le PDG d'Intel estime qu'il est trop tard pour que l'entreprise rattrape son retard dans le secteur de l'IA, estimant que même dans la fabrication de puces Intel ne « figure plus dans le top 10 »

    Le président Donald Trump a déclaré avoir informé TSMC, le géant taïwanais des puces, qu'il paierait une taxe pouvant aller jusqu'à 100 % s'il ne construisait pas ses usines aux États-Unis

    La controverse TSMC : Donald Trump estime que Taïwan devrait payer pour sa défense, évoquant son industrie de semi-conducteurs. Des commentaires qui ont fait chuter le cours de l'action de TSMC

  6. #46
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    Par défaut Trump invite TSMC à prendre une participation de 49 % dans Intel et à investir 400 milliards aux USA
    L'ultimatum de Trump à Taïwan : les droits de douane seront réduits à 15 % uniquement si TSMC achète 49 % des parts d'Intel et investit 400 milliards de dollars aux États-Unis
    une mesure pour sauver Intel

    Donald Trump continue de faire pression sur TSMC. Le président américain aurait proposé de réduire à 15 % les droits de douane sur Taïwan à seulement deux conditions : « TSMC doit acquérir une participation de 49 % dans Intel et investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis ». Intel est en déclin et la demande de Donald Trump est considérée comme une tentative désespérée pour sauver le fabricant américain de semiconducteurs. Les analystes estiment que cette demande semble improbable d'un point de vue purement financier, sans tenir compte des répercussions industrielles que pourrait avoir une prise de participation de TSMC dans Intel.

    Les droits de douane constituent le principal cheval de bataille de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Le président américain a imposé des droits élevés à presque tous les pays dans le but de : réduire le déficit commercial des États-Unis et réindustrialiser le pays en forçant les entreprises à installer leurs usines dans le pays et à produire localement. Mais les experts sont sceptiques quant à l'efficacité de cette mesure et redoutent leurs impacts.

    Les récentes négociations ont permis à Taïwan de réduire les droits de douane appliqués par les États-Unis à 20 %, contre 32 % auparavant. Mais ce taux reste supérieur à celui du Japon et de la Corée du Sud, et même supérieur aux 19 % appliqués à la Thaïlande et à l'Indonésie, ce qui inquiète.

    « Même si ce taux de 20 % est temporaire, il faudra voir quels atouts Taïwan aura pour négocier avec les États-Unis lors des prochaines discussions. Une différence de 5 % est très préjudiciable », a déclaré sans détour Hsu Shu-po, président de la Fédération nationale du commerce de Taïwan. Selon plusieurs responsables de groupes industriels de l'État insulaire, l'industrie taïwanaise va connaître des moments difficiles en raison des droits de douane élevés.


    Une taxe de 20 % sur les exportations taïwanaises vers les États-Unis pourrait considérablement nuire aux entreprises taïwanaises, c'est pourquoi l'État insulaire continue de négocier avec les responsables américains pour espérer la réduire, voire supprimer complètement ces droits de douane. Mais selon un nouveau rapport publié par un média local, Donald Trump a présenté à Taïwan deux conditions pour alléger les droits de douane, toutes deux assez strictes :

    1. TSMC doit acquérir une participation de 49 % dans Intel ;
    2. TSMC doit investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis.


    Sans tenir compte des répercussions industrielles de la prise de participation de 49 % de TSMC dans Intel, il s'agit là d'engagements financiers colossaux. TSMC investit déjà énormément aux États-Unis, l'une des usines de la société devant atteindre sa pleine capacité de production en 2024. Le géant taïwanais des semiconducteurs est en passe de construire deux autres usines dans son site de l'Arizona, ainsi qu'un centre de R&D et une usine d'assemblage.

    Au total, TSMC prévoit d'investir 165 milliards de dollars aux États-Unis. Ainsi, selon les experts, la demande du président Donald Trump d'investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis en plus d'acheter une participation dans Intel semble improbable d'un point de vue purement financier.

    Le rôle crucial de TSMC dans les négociations entre Taïwan et les États-Unis

    L'administration Trump utilise les droits de douane comme principal moyen de réduire le déficit commercial des États-Unis avec leurs pays partenaires. Le déficit commercial de Taïwan avec les États-Unis a atteint 73,9 milliards de dollars l'année dernière, dépassant les 68,5 milliards de dollars du Japon et les 66 milliards de dollars de la Corée du Sud, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le gouvernement de l'île pour qu'il fasse des concessions.

    Mais la politique tarifaire américaine a été erratique et imprévisible. Ces droits de douane ont affecté Taïwan, l'un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. En avril 2025, Donald Trump a menacé d'imposer des droits de 100 % TSMC s'il ne construit pas des usines aux États-Unis.

    Selon le média taïwanais Mnews, TSMC constitue le principal point de blocage dans les négociations en cours entre Taïwan et les États-Unis. Un vétéran de l'industrie technologique a déclaré à média : « depuis le début, les semiconducteurs, et en particulier TSMC, ont été la priorité absolue du président Donald Trump. La capacité de Taïwan à proposer des conditions satisfaisantes pour Donald Trump dépend toujours du président de TSMC, Wei Zhejia ».

    Toutefois, les deux conditions fixées par Donald Trump ne peuvent être décidées par le gouvernement, car le Fonds national de développement ne détient que 6,38 % des actions de TSMC. Wei Zhejia est donc la personne clé qui a le pouvoir de décider si TSMC doit aider Intel et accroître ses investissements aux États-Unis. Au cours des derniers mois, de nombreux analystes ont mis en garde contre l'ingérence politique dans les entreprises privées.

    Chen Huiming, analyste chevronné du secteur des semiconducteurs et associé directeur de Juxin Capital à Hong Kong, a souligné : « bien sûr, cela est inacceptable. Tout d'abord, l'UE n'a investi que 600 milliards de dollars aux États-Unis. Pourquoi l'avenir d'une entreprise privée devrait-il être compromis par la politique ? TSMC est un patriote national. Nous devons préserver autant que possible sa compétitivité. C'est une garantie pour la sécurité de Taïwan ».

    « À long terme, le mandat de Trump ne durera peut-être que trois ans », a ajouté Chen Huiming. Selon un autre analyste cité par le média Mnews, la principale préoccupation de Donald Trump est la confrontation entre les États-Unis et la Chine, et la maîtrise des technologies des semiconducteurs et de l'IA est primordiale. L'implantation d'usines aux États-Unis n'est qu'un début ; les États-Unis veulent en fin de compte contrôler les technologies clés.

    L'administration Trump tente de sauver le géant américain Intel de la faillite

    Intel est en déclin. Des activités de fabrication aux produits grand public, pratiquement tous les départements d'Intel sont touchés. Ce déclin se reflète dans le chiffre d'affaires annuel déclaré par l'entreprise, qui est passé d'un pic de 79 milliards de dollars en 2021 à 53 milliards de dollars en 2024, soit une baisse considérable de 33 %. Intel joue un rôle essentiel dans les projets américains concernant la fabrication nationale de semiconducteurs.

    À ce titre, Intel a déjà reçu des milliards de dollars de subventions fédérales. Mais ce financement n'a pas résolu les problèmes d'Intel, qui a reporté l'ouverture de son usine de fabrication dans l'Ohio de 2025 à l'horizon 2030, voire 2031. L'une des principales raisons de ce retard semble être les efforts déployés par Intel pour préserver ses ressources financières en l'absence d'une aide significative de la part du CHIPS Act américain et de partenaires extérieurs.

    En bref, l'administration américaine semble faire pression sur TSMC pour qu'il acquière une participation considérable dans Intel afin d'injecter des capitaux indispensables dans l'entreprise et de maintenir à flot les plans du gouvernement américain concernant une chaîne d'approvisionnement nationale en puces.

    Cependant, les analystes affirment que TSMC n'est pas susceptible d'accepter la proposition de l'administration Trump pour diverses raisons. Il sera intéressant de voir ce qu'il adviendra d'Intel dans les mois à venir. Le géant américain des semiconducteurs travaille actuellement sur plusieurs produits prometteurs, notamment les processeurs Panther Lake et Nova Lake. Si ces produits tiennent leurs promesses, la situation pourrait s'améliorer pour Intel.

    Des déclarations récentes du PDG Lip-Bu Tan ont mis en lumière une réalité difficile : l'entreprise accuse un retard considérable dans le domaine de l'IA et a chuté de manière significative dans le classement des principales entreprises de semiconducteurs sur le plan mondial. Lip-Bu Tan estime qu'il est trop tard pour que l'entreprise rattrape son retard dans le secteur de l'IA. Intel a été contraint de licencier des milliers d'employés pour faire des économies.

    À l'opposé, Nvidia est en bonne santé économique et performe bien. Du moins, selon le marché. L'entreprise dirigée par Jensen Huang est le leader du marché des puces d'IA, contrôlant plus de 90 % des parts de marché. Nvidia a récemment franchi le seuil des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, loin devant ses concurrents du secteur des semiconducteurs. Avec une capitalisation estimée à 103 milliards de dollars, Intel se classerait 16e.

    Conclusion

    Taïwan est un enjeu crucial pour la Chine et les États-Unis. L'île est sous la menace persistante d'une invasion chinoise visant à le rattacher à la Chine continentale. Le cas échéant, cela permettra à la Chine d'exercer un contrôle sans précédent sur la chaîne d'approvisionnement en semiconducteur. De leur côté, les États-Unis craignent un tel scénario et tentent de faire pression sur TSMC pour participer à la relance de l'industrie américaine des puces.

    En 2024, Donald Trump a suggéré que Taïwan devrait payer les États-Unis pour sa défense, affirmant que « le pays ne donne rien aux États-Unis ». Il semblait lier ses commentaires à l'industrie taïwanaise des semiconducteurs, en déclarant que « cette dernière vole environ 100 % » des activités américaines dans le domaine des puces. Cependant, les analystes doutent de l’efficacité des pressions exercées par l’administration Trump sur TSMC.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des conditions de Donald Trump pour baisser les droits de douane imposés à Taïwan ?
    Selon vous, ces conditions sont-elles acceptables pour TSMC ? Pourquoi ?
    Donald Trump invite TSMC à prendre une participation de 49 % dans Intel. Qu'en pensez-vous ?
    Quelles seraient les répercussions industrielles de cette prise de participation sur Intel ?

    Voir aussi

    Le PDG d'Intel estime qu'il est trop tard pour que l'entreprise rattrape son retard dans le secteur de l'IA, estimant que même dans la fabrication de puces Intel ne « figure plus dans le top 10 »

    Le président Donald Trump a déclaré avoir informé TSMC, le géant taïwanais des puces, qu'il paierait une taxe pouvant aller jusqu'à 100 % s'il ne construisait pas ses usines aux États-Unis

    La controverse TSMC : Donald Trump estime que Taïwan devrait payer pour sa défense, évoquant son industrie de semi-conducteurs. Des commentaires qui ont fait chuter le cours de l'action de TSMC

  7. #47
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    Ok la valeur de l'action n'est pas au top mais Intel est tout de même plus gros encore actuellement qu'AMD donc je vois pas trop le problème. En plus la part de marché du laptop est nettement supérieur pour Intel +50% de part de marché, AMD n'arrive même pas à 20% Apple est même devant AMD pas loin des 30%.

    Pour le coup je vois pas trop le problème, ok les GPU externe (la série Arc) d'intel c'est pas encore ça mais niveau pilote cela s'améliore nettement et niveau perf dans le milieu de gamme c'est pas si mal - je pense que c'est plus marketing regarder Nvidia dans le domaine gaming .

    Ok Niveau IA c'est Nvidia .

    D'ailleurs je lorgne pour un pc portable 14" oled -> Intel est majoritairement présent, je viens de m'apercevoir qu'AMD avec ses Ryzen Ai sont plus présent qu'avant c'est une bonne nouvelle maintenant avec la fin du support de W10 et la fin de W11 23h2 pour la fin d'année il peut avoir une forte hausse des ventes du côté des pc portables sauf si les gens prennent consciences que Linux est aussi bien si pas mieux que Windaube .

    Pour l'avenir ça je ne sais pas mais pas moyen de concurrencer TSMC ?

  8. #48
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    TSMC devrait rétorquer qu’elle ne servira plus aucune société américaine tant que les droits ne seront pas revenus à zéro.

  9. #49
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    Citation Envoyé par pduboin Voir le message
    TSMC devrait rétorquer qu’elle ne servira plus aucune société américaine tant que les droits ne seront pas revenus à zéro.
    Que faisait un roi au moyen age si un de ces vassaux n'était plus fidèle ? il le crame.
    ce serait le feu vert à la chine communiste pour finir l'unification du pays. Les usa s'assureront juste que l'ile deviennent un champ de ruine et que c'est de bonne guerre la chine y ait passé un maximum de jaune et de milliards de yen pour l'appauvrir façon urss et course spatiale. Un peu comme en ukraine/russie.
    Et les USA ne sont pas bêtes, cette rébellion d'un pays soumis, ca va accélérer l'indépendance usa, ils vont je pense créer une boite avec intel foundries/ibm et forcer les boites américaine a produire chez eux (intel devenue fabless, apple, amd, nvidia...etc).

    Taiwan est coincé.

  10. #50
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    … Pas si simple de faire fabriquer des M4 et consort ailleurs …

  11. #51
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    Par défaut L'administration Trump fait pression sur Taïwan pour qu'elle transfère rapidement 50 % de sa production
    L'administration Trump fait pression sur Taïwan pour qu'elle transfère rapidement 50 % de sa production de puces électroniques aux États-Unis si elle souhaite bénéficier d'une protection garantie

    Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré que Taïwan devait aider les États-Unis à produire la moitié de leurs semi-conducteurs. TSMC s'est engagé à investir jusqu'à 165 milliards de dollars dans des usines américaines, mais la migration complète de la chaîne d'approvisionnement pose des défis importants. Taïwan s'est toutefois montré réticent à cette demande, s'engageant à conserver sa production de puces la plus avancée sur son territoire dans le cadre de sa politique N-1.

    Les droits de douane constituent le principal cheval de bataille de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Le président américain a imposé des droits élevés à presque tous les pays dans le but de : réduire le déficit commercial des États-Unis et réindustrialiser le pays en forçant les entreprises à installer leurs usines dans le pays et à produire localement. En avril, un rapport a révélé que Donald Trump a déclaré qu'il avait dit à la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), qui s'est engagée à construire de nouvelles usines aux États-Unis, qu'elle paierait une taxe allant jusqu'à 100 % si elle ne construisait pas ses usines dans le pays.

    Taiwan Semiconductor Manufacturing Company Limited (TSMC ou Taiwan Semiconductor) est une multinationale taïwanaise spécialisée dans la fabrication et la conception de semi-conducteurs. Elle est l'une des entreprises de semi-conducteurs les plus cotées au monde, la plus grande fonderie indépendante (« pure-play ») de semi-conducteurs au monde. La plupart des entreprises de semi-conducteurs sans usine, telles que AMD, Apple, ARM, Broadcom, Marvell, MediaTek, Qualcomm et Nvidia, sont clientes de TSMC, tout comme les entreprises émergentes telles que Allwinner Technology, HiSilicon, Spectra7 et UNISOC.

    En août, Donald Trump a continué de faire pression sur TSMC. Le président américain aurait proposé de réduire à 15 % les droits de douane sur Taïwan à seulement deux conditions : « TSMC doit acquérir une participation de 49 % dans Intel et investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis ». Au total, TSMC prévoit d'investir 165 milliards de dollars aux États-Unis. Ainsi, selon les experts, la demande du président Donald Trump d'investir 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis en plus d'acheter une participation dans Intel semble improbable d'un point de vue purement financier.

    Récemment, les États-Unis ont accru la pression sur Taïwan pour qu'il délocalise une partie de sa production de semi-conducteurs vers le pays. Howard Lutnick a déclaré que Taïwan devait aider les États-Unis à produire jusqu'à la moitié des puces nécessaires à la consommation intérieure. Les États-Unis ont invoqué les menaces géopolitiques et les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement pour justifier leur volonté de réduire leur dépendance vis-à-vis de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC).


    Lors d'une interview, Lutnick a fait valoir que le transfert d'une partie importante de la production de semi-conducteurs vers les États-Unis était nécessaire pour contrer le risque d'agression chinoise envers Taïwan. Howard Lutnick a souligné lors de son interview que Taïwan devrait laisser les États-Unis produire 50 % des puces et des plaquettes destinées à la consommation locale. Lutnick est allé plus loin en suggérant que la coopération de Taïwan serait directement liée au soutien des États-Unis en matière de défense. Il a soulevé une question : comment les États-Unis protégeront-ils Taïwan si celle-ci détient 95 % de l'approvisionnement mondial en semi-conducteurs ?

    Washington encourage la fabrication nationale de puces électroniques par le biais de subventions, d'accords d'investissement et de pressions réglementaires. En mars, Trump a annoncé un accord avec TSMC pour un investissement américain de 100 milliards de dollars dans des usines de fabrication, des installations d'emballage et des centres de R&D, s'appuyant sur l'engagement précédent de 65 milliards de dollars. TSMC a engagé jusqu'à présent environ 165 milliards de dollars dans ses activités aux États-Unis.

    L'administration Trump envisage également des mesures commerciales supplémentaires, telles que des droits de douane élevés et une éventuelle obligation de production 1:1, qui obligerait les entreprises à fabriquer aux États-Unis autant de puces qu'elles en importent. Cette escalade pourrait contribuer à rapatrier la fabrication de semi-conducteurs de pointe dans le pays.

    Les États-Unis produisent actuellement moins de 10 % des puces mondiales et une proportion encore plus faible des dispositifs logiques les plus avancés. Pour atteindre au moins 40 % de l'offre mondiale, Lutnick estime qu'un investissement d'environ 500 milliards de dollars serait nécessaire. Le rapport de Bloomberg souligne que le transfert de la production vers les États-Unis serait coûteux, long et perturbateur en raison de la nature complexe des processus industriels liés aux semi-conducteurs, qui reposent sur des composants et des matériaux spécialisés provenant d'entreprises spécialisées.

    Karen Kuo, porte-parole du bureau présidentiel, a indiqué en mars que TSMC ne transférerait pas sa production de puces les plus avancées vers des installations étrangères, invoquant la politique N-1 du gouvernement, qui exige que les usines étrangères restent au moins une génération en retard par rapport aux usines nationales. Taïwan a également modifié en avril le projet de loi sur l'innovation industrielle afin d'imposer des amendes pouvant atteindre 10 millions de nouveaux dollars taïwanais (310 000 dollars américains) pour les investissements étrangers non autorisés. Cet amendement permet au gouvernement de bloquer les projets jugés risqués pour la sécurité nationale et la stabilité économique.

    Dans le même temps, TSMC a renforcé sa présence aux États-Unis, avec des activités en Arizona pour son usine de fabrication de puces de 4 nanomètres et une usine de fabrication de puces de 3 nanomètres dont le lancement est prévu en 2028. Elle prévoit également de lancer une usine de fabrication de puces de 2 nanomètres d'ici 2029. L'entreprise exploite des centres de conception au Texas, en Californie et à Washington.


    L'action TSMC est en baisse de 1,5 % aujourd'hui, cotée à 1 300 dollars contre 1 320 dollars à la clôture précédente. Cependant, la performance de l'action depuis le début de l'année, en hausse de 22,07 %, montre que les investisseurs ont maintenu une forte confiance dans le secteur des semi-conducteurs.

    La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les risques liés à la concentration de la production de puces, qui peut perturber des secteurs allant de l'automobile à l'IA et à la défense en raison de perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Lutnick a souligné qu'il était essentiel de réduire la dépendance excessive à l'égard de Taïwan afin d'éviter des vulnérabilités similaires à l'avenir.

    Cependant, en mars, un rapport a révélé que l'opinion publique taïwanaise est réticente à l'idée que TSMC transfère ses technologies de pointe vers les États-Unis. Selon un sondage, 84,8 % des Taïwanais sont opposés à ce transfert, 60,8 % exprimant une forte désapprobation. Les Taïwanais craignent que les États-Unis cessent de les protéger face à la Chine une fois qu'ils auront mis la main sur les processus de fabrication les plus avancés de TSMC.

    Une bonne partie des répondants (52,8 %) prennent au sérieux la menace du président américain Donald Trump d'imposer des droits de douane sur puces taïwanaises. Toutefois, ils pensent qu'il est primordial que l'île protège son « bouclier de silicium ». Malgré la résistance de Taïwan, Lutnick a révélé que le succès des États-Unis serait un choc pour tout le monde. À l'heure actuelle, il n'est pas certain que Washington parvienne à mener à bien ce projet.

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces déclarations sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Donald Trump va imposer des droits de douane de 25 % à 100 % sur les puces fabriquées à Taïwan, ce qui aura un impact sur TSMC, alors que les États-Unis achètent 92 % de leurs puces de pointe auprès de TSMC

    La secrétaire américaine au commerce déclare que la saisie de TSMC à Taïwan par la Chine serait "absolument dévastatrice", car les États-Unis achètent 92 % de leurs puces de pointe à TSMC à Taïwan

    Le gros investissement de l'administration Trump dans Intel provient de subventions déjà accordées mais pas encore versées : « Les États-Unis n'ont rien payé pour ces actions », se félicite Trump
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  12. #52
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    Mais bien sûr. Proposer à Taïwan de délocaliser son industrie en échange de la poursuite de la protection américaine c'est comme :
    - Le désarmement de l'Irak en échange de la paix ?
    - La dénucléarisation de l'Ukraine en échange de la paix ?
    - La dénucléarisation de la Corée du Nord ou de l'Iran en échange de la paix (eux, se méfient et n'ont pas cédé...) ?

  13. #53
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  14. #54
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    il ne faut pas oublier que donald trump c'est le président des USA et des américains, pas des autres. Il fait ce qu'il pense qu'il y'a mieux pour les usa.
    relancer l'industrie des semi conducteurs aux usa et sa priorité, en injectant dans intel, en forçant tsmc a venir sur son sol, en forçant les usines (BASF, automobile...) a quitter l’Europe et a venir aux usa et a profiter d'une énergie 3-4 fois moins cher.
    énergie qu'ils vendent très cher aux européens, armes qu'ils vendent très cher aux européens, des droits de douane bien négocié (750 milliards de dollars devront être donné aux usa) ca leurs donne de l'emploie, de l'argent et des investissement.

  15. #55
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    Croire que les Etats Unis pourrait protégé Taïwan contre la Chine (Puissance Nucléaire et militairement supérieur aux Etats Unis), surtout après que Taïwan ait transfert son activité hors de son pays et qu'il n'a plus du coût une valeur stratégique pour le reste de monde !

  16. #56
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    Par défaut Taïwan rejette la proposition US d'un partage à 50/50 sur la production de puces
    Taïwan rejette la proposition US d'un partage à 50/50 sur la production de puces, déclarant "ne pas accepter de telles conditions", Taïwan produit environ 95 % des puces des produits technologiques populaires

    Taïwan a rejeté la proposition américaine de répartir équitablement la production de semi-conducteurs entre les deux pays. Le plan, présenté par le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, visait à exiger que Taïwan fabrique la moitié de ses puces destinées aux États-Unis sur le territoire américain. La vice-Première ministre, Cheng Li-chun, a écarté cette idée, déclarant que Taipei n'accepterait jamais de telles conditions. Cette décision souligne les tensions actuelles entre Taïwan et les États-Unis concernant l'approvisionnement en semi-conducteurs.

    Taïwan est l'un des pays les plus importants au monde en matière de technologie. Avec des entreprises telles que TSMC (le plus grand fabricant mondial de semi-conducteurs) basées sur son territoire, il se trouve au cœur du commerce mondial des puces électroniques. Les États-Unis cherchant également à regagner une part de ce marché technologique, cela a donné lieu à des rumeurs concernant d'éventuels accords entre les deux pays.

    Récemment, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré qu'il proposerait un partage à parts égales avec Taïwan pour la future production de puces électroniques. Dans ce contexte, l'administration Trump a exercé des pressions sur Taïwan pour qu'elle transfère rapidement 50 % de sa production de puces destinées au marché américain vers les États-Unis, en échange d'une protection garantie.

    TSMC possède des usines de fabrication en Amérique, dont certaines sont récentes et d'autres en projet, mais leur production mondiale est loin d'égaler celle de ses installations à Taïwan. Cet accord proposé les États-Unis viserait à encourager une augmentation considérable de la production sur le sol américain.

    Cheng Li-chun, femme politique taïwanaise et vice-Première ministre, a déclaré aux journalistes : « Notre équipe de négociation n'a jamais pris d'engagement concernant un partage à 50/50 des puces. Soyez assurés que nous n'avons pas abordé cette question lors de ce cycle de négociations et que nous n'accepterions pas de telles conditions. »


    Aucune information n'a encore été communiquée quant à ce qui serait proposé en échange de cette séparation. La semaine de fin septembre 2025, il a été rapporté que le gouvernement américain envisageait d'imposer des droits de douane aux entreprises américaines qui ne s'approvisionnent pas à parts égales en puces américaines. De manière indirecte, cela affecterait la demande de TSMC. Les États-Unis offrent déjà la « gratuité » aux entreprises qui s'implantent actuellement sur le sol américain, il semble donc que TSMC pourra éviter les droits de douane grâce à ses usines américaines.

    Les semi-conducteurs ont été un sujet de discorde pour les droits de douane de Donald Trump au cours de l'année écoulée, mais les exportations en provenance de Taïwan sont soumises sans exception à des droits de douane de 20 %.

    Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont systématiquement mis en œuvre, puis annulé, puis réaffirmé, puis modifié les conditions relatives aux droits de douane, afin de stimuler la production dans le pays. Ces droits de douane semblent destinés à pénaliser les consommateurs qui achètent des produits technologiques hors des États-Unis et à inciter les entreprises à ouvrir des usines aux États-Unis ou à s'approvisionner en pièces détachées dans le pays. Cela semble avoir quelque peu stimulé la production, même si cela est également dû en partie aux accords conclus par l'administration Biden.

    TSMC investit 100 milliards de dollars dans trois nouvelles usines aux États-Unis, et Apple a porté l'engagement américain à 600 milliards de dollars.

    À la fin de l'année, TSMC perdra les privilèges spéciaux qui lui permettaient jusqu'à présent d'accélérer ses exportations. Donald Trump aurait menacé d'imposer une « taxe importante », pouvant atteindre « peut-être 100 % », avant que TSMC n'ouvre sa propre usine aux États-Unis. L'entreprise n'est donc pas à l'abri des pressions exercées par les puissances mondiales. Au début de l'année 2025, il a été annoncé que toutes les entreprises taïwanaises possédant des usines de fabrication en dehors de Taïwan devaient avoir un retard d'une génération en matière de technologie. Les États-Unis et Taïwan sont donc en désaccord sur cette question politique.

    TSMC prépare actuellement son nœud de processus N2 en vue d'une production en série plus tard cette année, son nœud A16 de pointe et ses nœuds dérivés N2 devant arriver l'année prochaine. L'entreprise a également déjà annoncé son nœud A14 pour la suite. La majeure partie de la production du N2 se fera dans l'usine Fab 20, située à Taïwan. TSMC Arizona, la filiale américaine de l'entreprise, produit déjà la technologie N4 et prévoit de lancer la production en série du N3 en 2028. Elle prévoit également d'ouvrir une troisième usine qui produira des puces sur les nœuds N2 et A16 vers la fin de la décennie. Il s'agit donc d'un retard considérable pour l'activité américaine.

    Les nœuds plus avancés offrent des avantages plus importants pour les puces qui les utilisent, en termes de performances et d'efficacité, Apple et AMD étant souvent les premiers à utiliser les dernières technologies.

    Le Premier ministre Cho Jung-tai a déclaré que « des consultations substantielles cruciales sont actuellement en cours » avec Cheng Li-chun qui s'entretient avec les États-Unis. À cet égard, ils auraient eu des discussions qui suggèrent « certains progrès ».

    Le plan pourrait consister à discuter de nouvelles conditions pour augmenter la production aux États-Unis ou accélérer l'adoption de nouveaux nœuds, mais les commentaires de Cheng Li-chun suggèrent que le partage à 50/50 est peu probable. Ce n'est pas comme si l'on pouvait passer à un nouveau nœud de processus du jour au lendemain, car il s'agit de processus incroyablement complexes qui nécessitent souvent de nouvelles méthodes, des machines lithographiques et même des installations pour être mis en œuvre. Ainsi, même si les deux pays parviennent à un accord, aucun projet ne se concrétisera rapidement.

    La position de Taipei est par ailleurs partagée par l’opinion publique taïwanaise. Selon un récent sondage, 84,8 % des Taïwanais s'opposent au transfert de technologie de TSMC vers les États-Unis, 60,8 % exprimant une forte désapprobation. Les Taïwanais craignent notamment que les États-Unis cessent de les protéger face à la Chine une fois qu'ils auront mis la main sur les processus de fabrication de TSMC.

    Source : Cheng Li-chiun, vice-Première ministre taïwanaise

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette décision de Taïwan judicieuse ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le président Donald Trump a déclaré avoir informé TSMC, le géant taïwanais des puces, qu'il paierait une taxe pouvant aller jusqu'à 100 % s'il ne construisait pas ses usines aux États-Unis

    L'ultimatum de Trump à Taïwan : les droits de douane seront réduits à 15 % uniquement si TSMC achète 49 % des parts d'Intel et investit 400 milliards de dollars aux États-Unis, une mesure pour sauver Intel

    La secrétaire américaine au commerce déclare que la saisie de TSMC à Taïwan par la Chine serait "absolument dévastatrice", car les États-Unis achètent 92 % de leurs puces de pointe à TSMC à Taïwan

    Donald Trump va imposer des droits de douane de 25 % à 100 % sur les puces fabriquées à Taïwan, ce qui aura un impact sur TSMC, alors que les États-Unis achètent 92 % de leurs puces de pointe auprès de TSMC
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  17. #57
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    C'est marrant, les seuls a s'opposer aux délires de Trump sont des non-européens (Chinois, tawainais, brésiliens, mexicains)!

    Est-ce qu'il n'y a plus que les asiatiques à avoir des coui...lles?

    En tout cas une chose est sûre, les dirigeants des pays européens, membres ou non de l'UE, les ont perdu il y a bien longtemps!

  18. #58
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    Par défaut Taïwan 2027 : la CIA a prévenu Jensen Huang, Tim Cook et Lisa Su qu'une invasion chinoise approchait
    Taïwan 2027 : la CIA a prévenu Jensen Huang, Tim Cook et Lisa Su qu'une invasion chinoise approchait... et personne n'a vraiment changé de stratégie
    le PDG d'Apple aurait pourtant déclaré ne dormir que d'un œil

    En juillet 2023, le directeur de la CIA et la directrice du renseignement national américain réunissaient en secret les PDG d'Apple, Nvidia, AMD et Qualcomm pour leur délivrer un message sans ambiguïté : Pékin se donne les moyens militaires d'attaquer Taïwan d'ici 2027. Tim Cook aurait confié ne dormir que d'un œil. Pourtant, selon une enquête du New York Times publiée le 24 février 2026, aucune de ces entreprises n'a substantiellement modifié sa dépendance aux puces taïwanaises. Le fossé entre la prise de conscience et l'action concrète révèle une industrie technologique incapable de raisonner au-delà du prochain trimestre comptable — au risque de précipiter une catastrophe économique mondiale.

    Il faut noter que, récemment, l'administration Trump a fait pression sur Taïwan pour qu'elle transfère rapidement 50 % de sa production de puces électroniques aux États-Unis si elle souhaite bénéficier d'une protection garantie. Proposition que Taïwan a vite fait de rejeter : la vice-Première ministre a déclaré que jamais de telles conditions ne serait acceptées.


    L'image est saisissante : William J. Burns, patron de la CIA, et Avril Haines, directrice du renseignement national, face à Jensen Huang (Nvidia), Tim Cook (Apple), Lisa Su (AMD) et Cristiano Amon (Qualcomm), partageant des évaluations classifiées sur les intentions militaires de Pékin. Ce type de briefing d'urgence, réservé habituellement aux membres du Congrès ou aux généraux quatre étoiles, témoigne du degré d'inquiétude que Washington nourrissait — et nourrit toujours — face à la vulnérabilité structurelle de l'économie américaine.

    Le message délivré n'était pas une hypothèse de travail abstraite. Les renseignements américains estimaient que la Chine pourrait être en capacité d'agir militairement sur Taïwan dès 2027, horizon correspondant au centenaire de la fondation de l'Armée populaire de libération. Cette date avait déjà circulé dans les milieux de défense depuis au moins 2021, lorsque l'amiral Phil Davidson, chef du Commandement Indo-Pacifique américain, l'avait évoquée devant le Sénat. Ce qui était nouveau en juillet 2023, c'est qu'on la portait directement, avec des données classifiées à l'appui, dans les oreilles des hommes qui contrôlent les chaînes d'approvisionnement mondiales en puces électroniques.

    La réaction de Tim Cook — promettre qu'il dort désormais « avec un œil ouvert » — résume à elle seule le paradoxe de cet épisode. Une formule vive, une inquiétude réelle peut-être, mais aucune commande significative de puces fabriquées sur le sol américain dans les mois qui ont suivi.

    Le « bouclier de silicium » : une protection à double tranchant

    Pour comprendre pourquoi Taïwan concentre autant de tensions géopolitiques, il faut saisir l'ampleur de sa domination dans la fabrication de semiconducteurs avancés. TSMC détient à elle seule 92 % de la part du marché mondial des puces de dernière génération. C'est sur cette île grande comme la Bretagne que sont fabriqués les processeurs des iPhone, les GPU de Nvidia utilisés pour entraîner les modèles d'IA les plus puissants, et les puces d'AMD. Cette concentration géographique unique au monde est parfois appelée le « bouclier de silicium » de Taïwan : l'idée que Pékin hésiterait à attaquer une île dont la destruction ou la mise hors service paralyserait immédiatement l'économie mondiale, et donc l'économie chinoise elle-même.

    Mais ce bouclier a ses limites. Un scénario d'invasion pourrait conduire TSMC à interrompre sa production à distance, coupant l'accès aux puces vitales — ce qui nuirait également à la Chine. Pékin en est conscient. Ce qui explique que les analystes militaires estiment de plus en plus probable un scénario de quarantaine ou de blocus naval plutôt qu'une invasion directe. Les chercheurs ont identifié la quarantaine maritime et aérienne comme l'action que la Chine est la plus susceptible de mener avant 2027, car elle offre des coûts de mobilisation faibles et des rendements élevés en termes de perturbation à court terme. Et dans ce scénario, les chaînes d'approvisionnement mondiales seraient tout aussi gravement touchées.

    La dominance de Taïwan repose non seulement sur les infrastructures opérationnelles de TSMC, mais sur les réseaux denses d'ingénieurs et de gestionnaires qui les font fonctionner. Leur savoir tacite — en grande partie non documenté et construit sur des décennies d'expérience collective — ne peut pas être facilement reproduit. Autrement dit, même si l'on construisait une réplique exacte d'une fab TSMC en Arizona ou en Allemagne, le capital humain manquerait cruellement.

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    Le CHIPS Act : un pari ambitieux, une exécution décevante

    Face à cette vulnérabilité, l'administration Biden avait lancé en 2022 le CHIPS and Science Act, dotant le Département du Commerce de 50 milliards de dollars de subventions pour relocaliser la production de semiconducteurs sur le territoire américain. Gina Raimondo, secrétaire au Commerce, affichait l'ambition que les États-Unis produisent 20 % des semiconducteurs avancés mondiaux d'ici 2030.

    Les fondeurs ont répondu présent : TSMC s'est engagée sur plus de 65 milliards de dollars investis en Arizona (portés ensuite à 165 milliards), Intel a annoncé une expansion massive en Ohio et en Arizona, Samsung a promis deux usines au Texas. Le problème ? Ces usines ont besoin de clients — des entreprises technologiques prêtes à s'engager sur des volumes de puces fabriquées aux États-Unis, plus chères de 25 % ou plus que celles produites à Taïwan.

    Les entreprises technologiques n'ont pas passé de commandes suffisantes pour permettre à Intel et Samsung d'honorer leurs contrats dans le cadre du CHIPS Act, qui exigeait notamment qu'elles aient des clients. Le gouvernement a réduit les subventions accordées à Intel et Samsung d'un montant combiné de 2,3 milliards de dollars. Intel, dernier fabricant américain de puces de pointe, a traversé une crise profonde — son PDG Pat Gelsinger a été contraint de démissionner en décembre 2024. Pour l'industrie, le signal était désastreux : même face à des avertissements classifiés sur une menace existentielle pour leur modèle économique, Apple, Nvidia et AMD ont préféré la rentabilité à court terme à la résilience stratégique.

    Les raisons invoquées sont celles de la logique de marché pure. Les puces américaines coûtent plus cher. TSMC est meilleur techniquement qu'Intel sur les nœuds les plus avancés. Les actionnaires récompensent les marges trimestrielles, pas les paris décennaux sur la souveraineté industrielle. Dans cet environnement, demander à Apple d'absorber une hausse de coût significative sur ses approvisionnements en puces revient à lui demander de sacrifier sa marge opérationnelle sur l'autel de la géopolitique.

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    L'Armée populaire de libération fait ses exercices, la Silicon Valley fait ses bilans

    Pendant ce temps, les signaux militaires se multiplient. En mai 2025, le ministère de la Défense taïwanais estimait que des avions de guerre chinois entraient dans la zone d'identification aérienne de Taïwan plus de 200 fois par mois, contre moins de 10 fois par mois cinq ans plus tôt. La Chine a conduit des exercices militaires simulant explicitement un blocus de l'île. De nouvelles règles de la garde côtière chinoise, entrées en vigueur en juin 2024, autorisent la détention de navires « en infraction » dans des eaux disputées — une escalade condamnée par les gouvernements régionaux et signalée par les juristes du Commandement Indo-Pacifique américain comme préoccupante.

    Les simulations de guerre sont également éclairantes. Des experts en stratégie militaire et de défense ont simulé une invasion amphibie chinoise de Taïwan en 2026 à 24 reprises sur sept heures. Ils ont conclu que les États-Unis et leurs alliés pourraient probablement empêcher la prise de contrôle de Taïwan — mais au prix de pertes énormes. Des centaines d'avions, des dizaines de navires, et une perturbation économique mondiale dont l'ampleur dépasserait de loin la crise financière de 2008.

    Quant à l'impact économique potentiel d'un blocus ou d'une invasion, les chiffres donnent le vertige. Une étude citée dans l'enquête du Times projette une chute de 11 % du PIB américain dans un scénario de disruption sévère des approvisionnements taïwanais. Même dans un scénario de capitulation sans dommages majeurs, l'industrie des semiconducteurs taïwanaise serait paralysée par la perte des technologies et de l'expertise occidentales, notamment d'ASML, causant de graves perturbations dans les chaînes d'approvisionnement mondiales.

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    La diversification : nécessaire mais insuffisante

    La réponse structurelle à long terme est bien engagée, mais ses limites sont documentées. TSMC construit des usines en Arizona, au Japon, et envisage une présence en Europe. Mais diversifier les usines de TSMC n'est pas réalisable à court terme en raison des coûts élevés de la relocalisation et des difficultés de recrutement de talents qualifiés. Les ingénieurs taïwanais de TSMC ont accumulé des décennies de savoir-faire dans un écosystème industriel unique. Les replanter dans le désert de l'Arizona ou en Allemagne ne se fait pas en quelques années.

    Il y a aussi le paradoxe de la diversification elle-même. En déplaçant certaines opérations de fabrication hors de Taïwan, TSMC se prémunit contre les disruptions, mais cela pourrait aussi diluer la suprématie technologique de Taïwan. Une production fragmentée peut entraîner une plus grande dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs, compromettant le statut de Taïwan comme principal hub mondial des semiconducteurs. Autrement dit, la solution au problème géopolitique risque d'affaiblir précisément ce qui fait la valeur stratégique de l'île.

    Des chercheurs proposent des approches complémentaires, comme des « havres sécurisés pour les talents » — des campus prêts à accueillir des ingénieurs taïwanais évacués en cas de crise — ou des modèles de production croisée entre Taïwan, le Japon et les États-Unis. Ces solutions sont séduisantes sur le papier, mais leur mise en œuvre exige une coopération étatique et industrielle à une échelle qui n'a pas encore été atteinte.

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    2027 : une date symbolique autant que stratégique

    La date de 2027 doit être replacée dans son contexte. Elle correspond au centenaire de l'Armée populaire de libération, et Xi Jinping avait fixé cet horizon comme objectif de modernisation militaire. Cela ne signifie pas qu'une invasion se produira en 2027, ni même qu'elle aura lieu un jour. Que ce soit perçu comme une échéance ou un horizon de planification, c'est une fenêtre que les décideurs américains et les directions de grandes entreprises doivent prendre au sérieux.

    Ce que révèle l'enquête du New York Times, et qui constitue l'information réellement nouvelle, c'est la confirmation que le gouvernement américain a explicitement communiqué ses évaluations classifiées les plus récentes aux dirigeants des entreprises les plus exposées — et que ces dirigeants, conscients du risque, n'ont pas agi en conséquence. La résilience des chaînes d'approvisionnement en puces reste une priorité de discours, rarement de bilan.

    À moins de deux ans de la date fatidique, la Silicon Valley continue de dépendre à plus de 90 % de Taïwan pour ses puces les plus avancées. Les nouvelles usines américaines ne produiront pas à plein régime avant 2026 ou 2027 au mieux. Et les tensions géopolitiques dans le détroit de Taïwan ne montrent aucun signe d'apaisement. Comme le résume l'enquête : la Silicon Valley a les yeux ouverts. Mais ses deux pieds restent plantés sur la même faille tectonique.

    Sources : NYT, Truman National Security Project, MIT, AEI, Research Center, Resilinc

    Et vous ?

    L'avertissement vous semble-t-il crédible ? Êtes-vous surpris par les directions empruntées par les entreprises malgré l'avertissement ?

    Les entreprises technologiques ont-elles une responsabilité morale de sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement même quand cela pénalise leur rentabilité, ou est-ce exclusivement le rôle des États de gérer ces risques géopolitiques ?

    Le « bouclier de silicium » est-il un mythe dangereux — une illusion de sécurité qui retarde les investissements nécessaires à la diversification — ou reste-t-il un facteur de dissuasion crédible contre une action militaire chinoise ?

    La révélation que des dirigeants comme Tim Cook ont été personnellement informés de risques militaires classifiés sans modifier leur stratégie d'approvisionnement soulève-t-elle des questions de gouvernance d'entreprise ? Un conseil d'administration peut-il ignorer un tel risque existentiel ?

    Si la Chine optait pour un blocus plutôt qu'une invasion directe, les entreprises occidentales auraient-elles les stocks tampons suffisants pour survivre à six mois de disruption des approvisionnements en puces avancées ?

    Voir aussi

    TSMC affirme que tout le monde serait perdant s'il devait y avoir une guerre entre la Chine et Taïwan, et que le conflit rendrait l'usine "non opérationnelle"

    La Chine semble avoir trouvé le moyen de fabriquer des puces de 7 nm malgré les sanctions américaines, ce qui pourrait faire progresser son industrie des puces de deux générations

    L'industrie américaine des puces électroniques divisée sur les avantages que le projet de loi CHIPS Act pourrait accorder à Intel, certaines entreprises réclament un projet de loi plus équitable

    La pénurie mondiale de puces pourrait bientôt se transformer en crise d'offre excédentaire, seules les entreprises investissant dans les semi-conducteurs avancés verront leurs marges augmenter
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  19. #59
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    Bof, le gouvernement chinois et plus intelligent que la majorité des gouvernement européens (bon le niveau et tellement bas...)
    ils risqueront pas un empire millénaire pour un petit morceau de cailloux.

    Une invasion de Taïwan entrainerait une crise économique majeur, une invasion très couteuse en homme (l'ile est remplie de bunker), pour récuperer un champs de ruine, ce sera un Iwo Jima en 100x pire.
    On est plus à l'époque de Staline, même un pays très autoritaire ne peux sacrifier trop de sa population, Poutine a du réduire l'intensité de l'offensive et use de mercenaire étrangers pour ménager son peuple et éviter une révolte. Une invasion de haute intensité avec des millions de morts risquerait de faire renverser le partie communiste.

    Au pire la chine tentera un blocus naval, si les usa n’intervienne pas.
    Au mieux, je pense que la chine utilisera la voix politique, arrivera bien un jours ou un candidat pro chine communiste arrivera au pouvoir et pourra lancer de manière irrémédiable une réunification.
    La France à bien rejoint l'ue et petit à petit se greffe a cette entité et perds toute souveraineté, peu importe les choix des concitoyens comme le traité de lisbonne, une fois la machine lancé, elle peu plus être arrêté ensuite.

    Et puis bon l'opération spatiale en Ukraine donne pas envie, une guerre qui s'embourbe sur des années avec de faibles avancée. Les guerres d'invasion rapide, ça marchait encore dans les années 40, mais aujourd’hui ça ne marche plus (Afghanistan, irak, malie...) même quand c'est pas pour envahir mais aider à repousser des juntes militaires, y'a t'il encore un seul pays d’Afrique qui veut bien de l'armée française ? Alors imaginé une invasion à l'irak en 2026, c'est juste plus possible.

    Trump ne s'y trompe pas, kidnapé un président comme au Venezuela est facile, envahir et maitriser le pays militairement serait impossible et il ne le fera pas.
    L'iran il ne fera rien en dehors de frappe à distance, jamais il envahira l’Iran à moins d'un gouvernement parallèle crédible et massivement soutenue par le peuple, qui sera mis en place une fois l'armée iranienne vaincue.
    Pour Taiwan, on voit un pays préparer à une invasion navale, et un peuple qui soutient son gouvernement, et des alliés puissant, qui même si ils n'entreront pas en guerre, apporteront une logistique importante.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

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