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Linux Discussion :

La version 6.4 du noyau Linux est disponible


Sujet :

Linux

  1. #1
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    Par défaut La version 6.4 du noyau Linux est disponible
    Linux 6.3 ajoute à ses fonctionnalités le nouvel outil rtla hwnoise
    qui permet aux utilisateurs de mesurer avec précision les bruits matériels sur le système

    Alors que Linux 6.3 est en train d’être peaufiné, nous en savons un plus à mesure que les commits sont effectués. Une des fonctionnalités non négligeables qui a été ajoutée à Linux 6.3 est le nouvel outil rtla hwnoise.

    rtla hwnoise (real time Linux analysis hardware noise) est un outil qui permet de détecter et de quantifier le bruit lié au matériel. Il récupère le récapitulatif périodique du traceur osnoise en cours d’exécution avec les interruptions désactivées. En désactivant les interruptions et l’ordonnancement des threads, seul le bruit lié aux interruptions non masquables et au matériel est autorisé. Selon la description faite par les mainteneurs de l’outil, ce dernier autorise également les configurations du traceur osnoise et la collecte de la sortie du traceur. En somme, rtla hwnoise offre des fonctionnalités similaires à osnoise (operating system noise) tout en affichant uniquement les interruptions non masquables (NMI) et le bruit lié au matériel.

    En principe, le bruit matériel devrait être nul sur le système d’exploitation Linux. Toutefois, il s’avère que ce n’est pas toujours le cas. Dans le fonctionnement du système d’exploitation, l’on peut faire face à deux sources principales de bruit. Des bruits provenant à des opérations du système d’exploitation et des bruits liés au matériel. Dans le contexte du calcul haute performance (HPC) par exemple, le bruit du système d’exploitation (operating system noise ou osnoise) fait référence aux interférences subies par une application en raison d’activités à l’intérieur du système d’exploitation. Dans le contexte de Linux, les NMI, les IRQ, les SoftIRQ et tout autre thread du système peuvent causer du bruit au système. Dans pareil cas, les bruits du système d’exploitation peuvent être perçus comme le temps passé par le CPU à exécuter des instructions n’appartenant pas à une tâche d’application donnée affectée à ce processeur alors que la tâche souhaitée est prête à s’exécuter.

    Sous Linux, bien qu’il puisse en exister d’autres, quatre contextes d’exécution principaux peuvent interférer avec une charge de travail : les interruptions non masquables (NMI), les interruptions masquables (IRQ), les softirqs (activités IRQ différées) et les threads. À côté de ces bruits liés au système, des charges liées au matériel peuvent également causer du bruit, par exemple via les SMI. C’est dans ce dernier cas que l’outil rtla hwnoise a été conçu. Pour mieux comprendre comment l’outil de surveillance et de mesure du bruit lié au matériel fonctionne, il convient de se tourner vers l’outil osnoise de Linux puisqu’il en est dérivé.

    Sous Linux, il existe deux types d’outils permettant de mesurer le bruit du système d’exploitation : l’un basé sur la charge de travail et l’autre basé sur la trace. Les outils basés sur la charge de travail exécutent généralement des microbenchmarks avec une durée connue, et ils mesurent la différence entre la durée prévue du microbenchmark et le temps réel nécessaire pour le traiter. Bien qu’efficaces pour définir la quantité de bruit du système d’exploitation qu’une charge de travail peut subir, les outils basés sur la charge de travail ne peuvent pas identifier les causes profondes du bruit du système d’exploitation.

    Les méthodes basées sur la trace exploitent les fonctionnalités de traçage du noyau Linux pour identifier la cause première du bruit du système d’exploitation. Cependant, ces méthodes basées sur la trace ne tiennent pas compte de la façon dont les charges de travail perçoivent le bruit. Et c’est pourquoi l’outil osnoise a été conçu. Il tire le meilleur parti des méthodes basées sur la charge de travail et sur les traces, en indiquant les causes profondes du bruit du système d’exploitation tout en tenant compte de la façon dont la charge de travail perçoit le bruit.

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    À côté de osnoise, nous avons l’outil rtla osnoise qui est une interface pour le traceur osnoise. Le traceur osnoise exécute une boucle dans le noyau en mesurant le temps disponible. Il le fait avec préemption, softirq et IRQ activés, autorisant ainsi toutes les sources d’osnoise lors de son exécution. Le traceur osnoise note le point d’entrée et de sortie de toute source d’interférences. Lorsque le bruit se produit sans aucune interférence au niveau du système d’exploitation, le traceur peut pointer en toute sécurité vers un bruit lié au matériel. De cette façon, le bruit d’osnoise peut rendre compte n’importe quelle source d’interférence. Le traceur osnoise ajoute également de nouveaux points de trace du noyau qui aident l’utilisateur à pointer les coupables du bruit de manière précise et intuitive. À la fin d’une période, le traceur osnoise imprime la somme de tous les bruits, le bruit unique maximum, le pourcentage de CPU disponible pour le thread et les compteurs pour les sources de bruit, servant d’outil de référence.

    Avec rtla hwnoise, les utilisateurs et les développeurs qui se soucient de chaque microseconde volée par des instructions parasites envoyées par le matériel pourront mesurer avec précision ces bruits et prendre des décisions en conséquence, sachant que pour les opérations en temps réel chaque microseconde gagnée par le processeur a de la valeur.

    Source : Linux Kernel

    Et vous ?

    Avez-vous testé ce nouvel outil ? répond-il à vos attentes ?

    Voir aussi

    Canonical a annoncé la disponibilité générale de son abonnement complet Ubuntu Pro, destiné aux utilisateurs qui souhaitent étendre les mises à jour de sécurité et la conformité de leurs systèmes

    Les nouvelles menaces de logiciels malveillants sur Linux ont augmenté de 50 % en 2022, pour atteindre 1,9 million, alors que Windows a enregistré une baisse de 40 % des nouveaux échantillons

    Une nouvelle vulnérabilité d’élévation de privilèges est découverte dans le noyau Linux, elle permet à un attaquant local d’exécuter un logiciel malveillant sur les systèmes vulnérables

    Une vulnérabilité avec un score CVSS de 10 a été découverte dans le noyau Linux, seuls les systèmes avec ksmbd activé sont concernés, une MAJ a été publiée pour sa correction
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    Pas clair, le bruit de quoi ? moi en électronique, le bruit c'est le rayonnement par exemple, bruit blanc...là c'est quoi exactement ?

  3. #3
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    Dans pareil cas, les bruits du système d’exploitation peuvent être perçus comme le temps passé par le CPU à exécuter des instructions n’appartenant pas à une tâche d’application donnée affectée à ce processeur alors que la tâche souhaitée est prête à s’exécuter.
    En gros, c'est du temps processeur qui est perdu dans la gestion du matériel ou dans le fonctionnement de l'OS si j'ai bien compris.

  4. #4
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    je ne suis pas sur que le role d'un OS soit de faire le moins de bruit possible (interruption de tache applicative pour qq micro seconde pour faire un truc osef)...
    surtout si ca dure en "micro seconde" c'est que l'OS est légitime a arreter le process (acces disque, reseau, usb etc)

    si les mecs veulent vraiment faire les furieux... faut passer en mode flat hein... (tout en ring0 sans mode protected)

  5. #5
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    C'est un outil qui est à destination des développeurs/utilisateurs d'OS temps réel, pour ces OS l'objectif est bien d'avoir le moins de "bruit" possible.
    C'est sûr que les utilisateurs de ce logiciel vont pas s'amuser à faire ce type de mesures sur un lancement d'impression mais sur des tâches bien spécifiques.

  6. #6
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    En gros, c'est du temps processeur qui est perdu dans la gestion du matériel ou dans le fonctionnement de l'OS si j'ai bien compris.
    C'est ce qui me semblait aussi, cela confirme. Merci.

    Étonnant d'appeler cela du bruit, temps perdu, temps non productif aurait été plus clair je trouve

  7. #7
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    Oui, effectivement, le sujet intéresse les usages temps réel. Perdre 1ms, même toutes les heures peut pénaliser ce type d'application. Un exemple concerne la synthèse musicale. Si le synthétiseur logiciel ne fournit pas ses échantillons assez rapidement, cela s'entend (l'interface audio est obligée de combler avec des 0). De plus, ce type d'application prend peu de marge pour limiter la latence. La lecture d'un fichier MP3 est moins problématique.

    Sous Windows, on a aussi des programmes de ce type : DPC latency checker, Latency Mon, mais le focus est plutôt sur le temps passé sur les DPC (Deferred Procedure Call) dont certaines sont initerruptibles, et selon les drivers qui les génèrent plus ou moins longue.

  8. #8
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    Citation Envoyé par archqt Voir le message
    Pas clair, le bruit de quoi ? moi en électronique, le bruit c'est le rayonnement par exemple, bruit blanc...là c'est quoi exactement ?
    Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
    En gros, c'est du temps processeur qui est perdu dans la gestion du matériel ou dans le fonctionnement de l'OS si j'ai bien compris.
    Tout à fait, le mot bruit a plusieurs sens et par extension du sens technologique, on parle de bruit pour toute perturbation, systèmes d'exploitation compris :

    « 3. (Par extension) Son peu distinct, confus.
    Il permet en effet de réduire les pertes parasites par circulation, de barre à barre, de courant vagabond dans les tôles du rotor, ainsi que le risque de bruit magnétique. — (Patrick Brutsaert, Daniel Laloy & Damien Verbeke, Construction des machines tournantes : Machines à courant alternatif, n° D 3 572, Éditions Techniques de l’Ingénieur, 2006, page 6)

    7. (Audiovisuel, Électronique, Informatique) Signal aléatoire et indésirable, voire parasite, se superposant aux signaux utiles.
    Afin de limiter l’amplitude du bruit de mesure, on réalise un filtrage temporel : pour chaque température imposée par le corps noir, la moyenne des NI est calculée sur une série d’images pour chaque détecteur. — (Vincent Honorat, Analyse thermomécanique par mesure des champs élastomères, thèse de doctorat, Université de Montpellier II, janvier 2006, page 139) »

    Source : https://fr.wiktionary.org/wiki/bruit

    Voir également noise :

    « 4. (technology) Any part of a signal or data that reduces the clarity, precision, or quality of the desired output. »
    Source: https://en.wiktionary.org/wiki/noise
    « Developpez.com est un groupe international de bénévoles dont la motivation est l'entraide au sens large » (incl. forums developpez.net)
    Club des professionnels en informatique

  9. #9
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    Le problème en général, n’est pas que cela prend du temps (s’il y a des traitements c’est qu’il sont nécessaires, donc ce n’est pas strictement perdu), mais plutôt que ces traitements interrompent trop longtemps une tâche critique d’un point de vue des délais.

    Sinon, il y a une sorte de bruit apprécié : celui qui permet d’avoir un générateur de nombres aléatoire peu prédictible.

  10. #10
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    Par défaut Linux 6.3 abandonne la prise en charge du compilateur Intel ICC et ajoute le support du pilote AMD-Xilinx XDMA
    Linux 6.3 abandonne la prise en charge du compilateur Intel ICC et ajoute le support du pilote AMD-Xilinx XDMA
    le support du pilote sans fil Ath12k et des optimisations de performance pour Btrfs

    Linus Torvalds a annoncé dimanche que la fenêtre de fusion du noyau Linux 6.3 est terminée et que cette version supprime le support du compilateur Intel ICC. Plus précisément, il s'agit du compilateur ICC d'Intel, mieux connu sous le nom de "Intel C++ Compiler Classic" avant sa transition vers LLVM/Clang avec le compilateur moderne Intel DPC++. La première version candidate de Linux 6.3 vient d'être publiée et l'on en sait maintenant un peu plus sur les fonctionnalités et les changements dans cette nouvelle mouture du noyau. Une des fonctionnalités clés qui a été ajoutée à Linux 6.3 est le nouvel outil "rtla hwnoise".

    Il y a quelques mois, il était question que le noyau Linux abandonne la prise en charge du compilateur ICC d'Intel et maintenant, avec Linux 6.3, c'est désormais chose faite. En effet, alors que le compilateur LLVM/Clang est de plus en plus utilisé par divers développeurs et organisations pour construire le noyau Linux principal en tant que support complémentaire au compilateur GCC qui a longtemps été la cible prédominante du compilateur, le compilateur ICC d'Intel a également été en mesure de construire le noyau Linux, bien qu'il ne soit pas largement utilisé. Mais les développeurs du noyau ont décidé de supprimer le support du compilateur ICC.

    Tout d'abord, Intel ICC est un compilateur C (icc) et C++ (icpc) hautement optimisé utilisé par certains développeurs et organisations pour construire le noyau Linux. La version autonome a été remplacée par Intel OneAPI. Il est disponible pour les plateformes Linux (avant Linux 6.3), Microsoft Windows et Mac OS X. Intel supporte la compilation pour ses processeurs IA-32, Intel 64 et Itanium 2 et pour d’autres siliciums non Intel, mais compatibles, comme certains processeurs AMD, les développeurs doivent vérifier les exigences du système avant de commencer la compilation. Aujourd'hui, plusieurs raisons pourraient avoir motivé son abandon.

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    L'idée de supprimer la prise en charge du compilateur ICC d'Intel a été évoquée pour la première fois en octobre en octobre dernier par le développeur Linux Masahiro Yamada. Selon les développeurs du noyau Linux, les changements apportés au noyau en amont autour du support du compilateur ICC d'Intel sont minimes et il semble que le support ICC pour la construction du noyau soit actuellement en panne sans que personne ne s'en plaigne. Comme personne ne s'en soucie ou ne le remarque, cette proposition supprimerait le support d'ICC pour le noyau principal et libérerait environ 300 lignes de code actuellement utilisées pour le support d'ICC.

    Linus Torvalds, créateur du noyau, a répondu en faveur de l'abandon du compilateur Intel ICC : « je ne pense pas que quelqu'un ait jamais vraiment utilisé l'ICC. Je ne me souviens pas avoir entendu un seul mot sur les problèmes d'ICC, et je ne pense pas que ce soit parce qu'il émulait si bien GCC que personne n'a jamais rencontré de problèmes ». D'autres développeurs du noyau se sont prononcés en faveur de ce changement. De plus, le compilateur ICC d'Intel passant de leur ancienne base de code propriétaire à un modèle basé sur LLVM, le nouveau compilateur ICC pourrait finir par être capable de compiler le noyau en utilisant les chemins Clang.

    En gros, le fichier d'en-tête du noyau Linux principal destiné au compilateur Intel n'a pas été touché depuis trois ans, de nombreux développeurs/utilisateurs oublient ou ne sont même pas au courant du support ICC pour la construction du noyau, et il y a au moins un problème flagrant qui n'a pas été rapporté avec les constructions du noyau ICC. En outre, le compilateur ICC classique d'Intel a été abandonné en faveur de leur compilateur plus moderne oneAPI DPC++/C++ construit sur LLVM. Et depuis octobre, personne ne s'est manifesté pour exprimer son intérêt à pouvoir compiler le dernier code du noyau avec ce compilateur classique d'Intel.

    L'abandon du support de l'Intel ICC ne devrait donc pas constituer une véritable perte. GCC et LLVM/Clang restent les deux compilateurs clés pour compiler le noyau Linux principal. GCC a longtemps été l'option de facto pour la construction du noyau principal, tandis que ces dernières années, LLVM/Clang mainline s'est avéré tout à fait adapté à la construction du noyau Linux et est utilisé dans un certain nombre de constructions de noyau de production, ainsi que pour l'adaptation de LLVM/Clang à ses diverses caractéristiques de compilateur. Le compilateur ICC d'Intel tire donc sa révérence avec l'arrivée de la version 6.3 du noyau Linux.

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    La fenêtre de fusion pour Linux 6.3 est maintenant terminée et Linus Torvalds vient de publier Linux 6.3-rc1. Linux 6. 3 sera un gros noyau avec des changements tels que des E/S directes plus rapides pour EXT4, la surveillance des capteurs pour un plus grand nombre de cartes mères ASUS récentes, le pilote AMD-Xilinx XDMA a finalement été fusionné, quelques optimisations de performance AMD Zen 4 via Automatic IBRS, un support adéquat du contrôleur câblé 8BitDo Pro 2, le pilote Intel TPMI a été fusionné, l'introduction du pilote sans fil Ath12k, le support d'IPv4 BIG TCP, des optimisations de performance pour Btrfs, et bien d'autres choses encore.

    Par ailleurs, une des fonctionnalités non négligeables qui a été ajoutée à Linux 6.3 est le nouvel outil rtla hwnoise (real time Linux analysis hardware noise). Il permet de détecter et de quantifier le bruit lié au matériel. Il récupère le récapitulatif périodique du traceur "osnoise" en cours d’exécution avec les interruptions désactivées. En désactivant les interruptions et l’ordonnancement des threads, seul le bruit lié aux interruptions non masquables et au matériel est autorisé. Selon la description faite par les mainteneurs de l’outil, ce dernier autorise également les configurations du traceur osnoise et la collecte de la sortie du traceur.

    En somme, rtla hwnoise offre des fonctionnalités similaires à osnoise (operating system noise) tout en affichant uniquement les interruptions non masquables (NMI) et le bruit lié au matériel. Avec l'arrivée du nouvel outil rtla hwnoise, les utilisateurs et les développeurs du noyau Linux qui se soucient de chaque microseconde volée par des instructions parasites envoyées par le matériel pourront mesurer avec précision ces bruits et prendre des décisions en conséquence, sachant que pour les opérations en temps réel chaque microseconde gagnée par le processeur a de la valeur.

    Source : Linus Torvalds

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la suppression du support du compilateur Intel ICC ?
    Utilisiez-vous auparavant ce compilateur ?
    Quelles comparaisons faites-vous entre Intel ICC et les autres compilateurs du noyau Linux ?

    Voir aussi

    Linux 6.3 ajoute à ses fonctionnalités le nouvel outil rtla hwnoise qui permet aux utilisateurs de mesurer avec précision les bruits matériels sur le système

    Canonical a annoncé la disponibilité générale de son abonnement complet Ubuntu Pro, destiné aux utilisateurs qui souhaitent étendre les mises à jour de sécurité et la conformité de leurs systèmes

    Une vulnérabilité avec un score CVSS de 10 a été découverte dans le noyau Linux, seuls les systèmes avec ksmbd activé sont concernés, une MAJ a été publiée pour sa correction
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  11. #11
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    Par défaut Linux 6.3 s'accompagne d'un support pour les processeurs Intel de 14e génération Meteor Lake
    Linux 6.3 est disponible. Cette version s'accompagne d'un support initial pour les processeurs Intel de 14e génération Meteor Lake
    et fait appel à plus de code Rust

    Linus Torvalds a annoncé la disponibilité de Linux 6.3 le 23 avril :

    Citation Envoyé par Linus Torvalds
    Ce fut une sortie calme cette fois-ci, et la semaine dernière n'a vraiment pas été différente. Nous y sommes donc, dans les délais, avec la version 6.3 prête pour votre plaisir.
    Le développement du noyau Linux 6.3 a commencé avec la publication de la première version candidate (RC) par Linus Torvalds le 5 mars 2023. Cette nouvelle version du noyau apporte plusieurs nouveautés et améliorations, ainsi que des pilotes mis à jour pour une meilleure prise en charge du matériel.

    Parmi les principales caractéristiques de Linux kernel 6.3, on peut citer:
    • Plus de code Rust, un langage de programmation qui vise à offrir une sécurité et une performance optimales.
    • Un support initial pour les processeurs Intel de 14e génération Meteor Lake, qui devraient être lancés en 2024.
    • Un support initial pour l’interface du contrôleur de Steam Deck, la console portable de Valve qui utilise Linux comme système d’exploitation.
    • Plus de fonctionnalités intéressantes pour les GPU AMD RDNA3 et les CPU AMD Ryzen Zen 2, comme le support du mode Smart Access Memory (SAM) qui permet au processeur d’accéder à toute la mémoire du GPU.
    • Un support pour le Snapdragon 8 Gen 2 et d’autres SoC Qualcomm plus récents, qui sont utilisés dans les smartphones et les tablettes Android.
    • Des améliorations audio pour le PC HP EliteDesk 800 G6 Tower et la station de travail Dell Precision 3260.
    • Une meilleure prise en charge du PC portable HP Elitebook, du PC portable de jeu HP OMEN 16-n0xxx et d’autres ordinateurs portables.
    • Des améliorations diverses pour les architectures RISC-V, MIPS, exFAT, PowerPC et AArch64 (ARM64).

    En outre, Linux kernel 6.3 supprime le support du compilateur classique Intel C/C++ (ICC), qui n’a pas été mis à jour depuis trois ans, ainsi que plusieurs pilotes DRM obsolètes. Il améliore également le support des unités de traitement BlueField (DPUs) de NVIDIA, qui sont des cartes réseau intelligentes qui peuvent exécuter des applications en parallèle du CPU.

    L'idée de supprimer la prise en charge du compilateur ICC d'Intel a été évoquée pour la première fois en octobre en octobre dernier par le développeur Linux Masahiro Yamada. Selon les développeurs du noyau Linux, les changements apportés au noyau en amont autour du support du compilateur ICC d'Intel sont minimes.

    Linus Torvalds a répondu en faveur de l'abandon du compilateur Intel ICC : « je ne pense pas que quelqu'un ait jamais vraiment utilisé l'ICC. Je ne me souviens pas avoir entendu un seul mot sur les problèmes d'ICC, et je ne pense pas que ce soit parce qu'il émulait si bien GCC que personne n'a jamais rencontré de problèmes ». D'autres développeurs du noyau se sont prononcés en faveur de ce changement.

    L'abandon du support de l'Intel ICC ne devrait pas constituer une véritable perte. GCC et LLVM/Clang restent les deux compilateurs clés pour compiler le noyau Linux principal. GCC a longtemps été l'option de facto pour la construction du noyau principal, tandis que ces dernières années, LLVM/Clang mainline s'est avéré tout à fait adapté à la construction du noyau Linux et est utilisé dans un certain nombre de constructions de noyau de production, ainsi que pour l'adaptation de LLVM/Clang à ses diverses caractéristiques de compilateur. Le compilateur ICC d'Intel tire donc sa révérence avec l'arrivée de la version 6.3 du noyau Linux.

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    L'outil rtla hwnoise.

    L'une des fonctionnalités non négligeables qui a été ajoutée à Linux 6.3 est le nouvel outil rtla hwnoise. rtla hwnoise (real time Linux analysis hardware noise) est un outil qui permet de détecter et de quantifier le bruit lié au matériel. Il récupère le récapitulatif périodique du traceur osnoise en cours d’exécution avec les interruptions désactivées. En désactivant les interruptions et l’ordonnancement des threads, seul le bruit lié aux interruptions non masquables et au matériel est autorisé. Selon la description faite par les mainteneurs de l’outil, ce dernier autorise également les configurations du traceur osnoise et la collecte de la sortie du traceur. En somme, rtla hwnoise offre des fonctionnalités similaires à osnoise (operating system noise) tout en affichant uniquement les interruptions non masquables (NMI) et le bruit lié au matériel.

    En principe, le bruit matériel devrait être nul sur le système d’exploitation Linux. Toutefois, il s’avère que ce n’est pas toujours le cas. Dans le fonctionnement du système d’exploitation, l’on peut faire face à deux sources principales de bruit. Des bruits provenant à des opérations du système d’exploitation et des bruits liés au matériel. Dans le contexte du calcul haute performance (HPC) par exemple, le bruit du système d’exploitation (operating system noise ou osnoise) fait référence aux interférences subies par une application en raison d’activités à l’intérieur du système d’exploitation. Dans le contexte de Linux, les NMI, les IRQ, les SoftIRQ et tout autre thread du système peuvent causer du bruit au système. Dans pareil cas, les bruits du système d’exploitation peuvent être perçus comme le temps passé par le CPU à exécuter des instructions n’appartenant pas à une tâche d’application donnée affectée à ce processeur alors que la tâche souhaitée est prête à s’exécuter.

    Sous Linux, bien qu’il puisse en exister d’autres, quatre contextes d’exécution principaux peuvent interférer avec une charge de travail : les interruptions non masquables (NMI), les interruptions masquables (IRQ), les softirqs (activités IRQ différées) et les threads. À côté de ces bruits liés au système, des charges liées au matériel peuvent également causer du bruit, par exemple via les SMI. C’est dans ce dernier cas que l’outil rtla hwnoise a été conçu. Pour mieux comprendre comment l’outil de surveillance et de mesure du bruit lié au matériel fonctionne, il convient de se tourner vers l’outil osnoise de Linux puisqu’il en est dérivé.

    Sous Linux, il existe deux types d’outils permettant de mesurer le bruit du système d’exploitation : l’un basé sur la charge de travail et l’autre basé sur la trace. Les outils basés sur la charge de travail exécutent généralement des microbenchmarks avec une durée connue, et ils mesurent la différence entre la durée prévue du microbenchmark et le temps réel nécessaire pour le traiter. Bien qu’efficaces pour définir la quantité de bruit du système d’exploitation qu’une charge de travail peut subir, les outils basés sur la charge de travail ne peuvent pas identifier les causes profondes du bruit du système d’exploitation.

    Les méthodes basées sur la trace exploitent les fonctionnalités de traçage du noyau Linux pour identifier la cause première du bruit du système d’exploitation. Cependant, ces méthodes basées sur la trace ne tiennent pas compte de la façon dont les charges de travail perçoivent le bruit. Et c’est pourquoi l’outil osnoise a été conçu. Il tire le meilleur parti des méthodes basées sur la charge de travail et sur les traces, en indiquant les causes profondes du bruit du système d’exploitation tout en tenant compte de la façon dont la charge de travail perçoit le bruit.

    Conclusion

    Linux kernel 6.3 est le résultat du travail collaboratif de milliers de développeurs à travers le monde, qui contribuent au projet open source le plus populaire et le plus influent de l’histoire. Le noyau Linux est utilisé dans une grande variété de systèmes, allant des superordinateurs aux montres intelligentes, en passant par les serveurs web, les smartphones, les voitures ou les consoles de jeu. Il est au cœur de la plupart des distributions GNU/Linux, ainsi que d’autres systèmes d’exploitation comme Android ou Chrome OS.

    Linux kernel 6.3 promet d’offrir une meilleure expérience utilisateur et une meilleure performance à tous ceux qui utilisent Linux comme système d’exploitation. Si vous êtes curieux de découvrir ce que ce nouveau noyau peut faire pour vous, n’hésitez pas à l’essayer !

    Source : annonce de la disponibilité de Linus kernel 6.3 par Linus Torvalds

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