IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Intelligence artificielle Discussion :

Elon Musk a tenté d'embaucher les fondateurs d'OpenAI pour créer une unité d'IA au sein de Tesla


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #41
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 203
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 203
    Par défaut Un juge rejette la plainte d'Elon Musk contre OpenAI pour vol de secrets commerciaux
    Un juge rejette la plainte d'Elon Musk contre OpenAI, estimant qu'il n'y a aucune preuve de vol de secrets commerciaux, une « campagne de harcèlement sans fondement menée par Elon Musk », d'après OpenAI

    Un juge fédéral californien a rejeté la plainte déposée par xAI, la société d'intelligence artificielle (IA) d'Elon Musk, qui accusait OpenAI de vol de secrets commerciaux. La juge Rita Lin a estimé que xAI n'avait pas apporté la preuve d'actes répréhensibles et qu'elle pouvait déposer une nouvelle plainte modifiée. OpenAI a salué cette décision, qualifiant le procès de « campagne de harcèlement sans fondement menée par Elon Musk ». Intenté en septembre 2025, le procès alléguait que d'anciens employés de xAI avaient transféré le code source lié au chatbot Grok à OpenAI. Toutefois, la juge californienne n'a trouvé aucune preuve reliant la startup de Sam Altman à ce vol.

    Cette décision judiciaire s'inscrit dans le cadre d'un conflit plus large qui oppose Elon Musk à OpenAI, dont il est le cofondateur. En janvier dernier, Elon Musk a réclamé jusqu'à 134 milliards de dollars à OpenAI et à Microsoft, estimant que la société d'intelligence artificielle avait trahi ses engagements fondateurs en abandonnant son modèle à but non lucratif. Le milliardaire a alors revendiqué une part de la valorisation d'OpenAI, estimée à 500 milliards de dollars, arguant que son implication initiale justifiait une compensation substantielle. La sélection du jury est prévue pour le 27 avril.

    La controverse s’est intensifiée lorsque les modalités d’évaluation proposées par Elon Musk ont été rendues publiques. Vers la mi-janvier, Elon Musk a en effet été accusé d'avoir manipulé les chiffres pour soutirer les 134 milliards de dollars à OpenAI et à Microsoft. Il a fondé sa demande sur l'évaluation d'un expert selon laquelle ses contributions initiales auraient généré entre 50 % et 75 % de la valeur actuelle de l'organisation à but non lucratif OpenAI. Ce dernier a soutenu que ces calculs revenaient à réduire à néant la contribution des équipes à l’origine de ChatGPT, alimentant ainsi un différend désormais autant financier que symbolique.

    Le mardi 24 février 2026, un juge fédéral californien a rejeté une plainte déposée par la société d'IA xAI d'Elon Musk, qui accusait son concurrent OpenAI d'avoir volé ses secrets commerciaux. La juge fédérale Rita Lin, à San Francisco, a déclaré que xAI pouvait déposer une nouvelle plainte, mais que pour l'instant, elle n'avait pas réussi à prouver que la startup dirigée par Sam Altman avait commis une faute.

    « Nous saluons la décision du tribunal. Ce procès sans fondement n'était rien d'autre qu'un nouvel épisode de la campagne de harcèlement menée par M. Musk », a déclaré OpenAI dans un message publié sur X.


    Le procès, intenté en septembre 2025, affirmait que d'anciens employés de xAI avaient emporté avec eux le code source lié au chatbot Grok de l'entreprise et d'autres informations confidentielles lorsqu'ils avaient rejoint OpenAI.

    « Il est à noter l'absence d'allégations concernant le comportement d'OpenAI lui-même », a déclaré la juge Rita Lin. « xAI n'allègue aucun fait indiquant qu'OpenAI ait incité d'anciens employés de xAI à voler les secrets commerciaux de xAI ou que ces anciens employés de xAI aient utilisé des secrets commerciaux volés une fois employés par OpenAI ».

    Le mois de janvier dernier, Rita Lin a laissé entendre qu'elle pourrait rejeter la plainte. La juge a donné à xAI jusqu'au 17 mars pour déposer une plainte modifiée.

    xAI a également poursuivi en justice un ancien ingénieur, Xuechen Li, pour avoir prétendument divulgué des secrets commerciaux à OpenAI, la startup soutenue par Microsoft.

    OpenAI a déclaré dans un document judiciaire que l'affaire relative aux secrets commerciaux s'inscrivait dans le cadre d'une « campagne visant à harceler un concurrent ⁠au moyen de poursuites judiciaires infondées », car Grok ne pouvait pas rivaliser avec ChatGPT d'OpenAI.

    La récente décision de la juge Rita Lin marque un tournant dans la rivalité croissante entre Sam Altman et Elon Musk, qui ne se limite plus à la suprématie dans le domaine de l'IA, mais englobe désormais des ambitions pour développer l'ultime « application tout-en-un ». Si Altman s'est déjà lancé dans cette quête avec l'application World App et le projet Worldcoin, Musk n’est pas en reste avec son ambition de faire de X un acteur majeur de la finance et des réseaux sociaux. Dans ce contexte, la bataille entre ces deux titans devient également un duel pour façonner l'avenir des applications multifonctionnelles et de la finance numérique.

    Source : Décision de la juge fédérale Rita Lin

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous la décision rendue par la juge Rita Lin fondée et pertinente ?

    Voir aussi :

    Elon Musk poursuit à nouveau OpenAI et Sam Altman, affirmant avoir été manipulé pour cofonder OpenAI qui a évolué en structure hybride « pour l'enrichissement personnel d'Altman et de ses partenaires »

    Elon Musk a déclaré qu'il était impatient de commencer le procès contre OpenAI, en réponse à une affirmation qu'il avait 57 % de chances de gagner le procès contre OpenAI, après les révélations de Sam Altman

    OpenAI poursuit Elon Musk pour concurrence déloyale et ingérence dans ses relations commerciales avec les investisseurs et les clients, après que Elon Musk a qualifié OpenAI de "diabolique"
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #42
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 203
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 203
    Par défaut Elon Musk modifie sa plainte en dommages-intérêts de 150 milliards $ contre OpenAI, l'éditeur de ChatGPT
    Elon Musk modifie sa plainte en dommages-intérêts de 150 milliards $ contre OpenAI, en précisant que tout montant accordé dans le cadre de l'affaire devrait être versé à la branche caritative de l'entreprise

    Elon Musk a modifié sa plainte pour dommages et intérêts de 150 milliards de dollars contre OpenAI, l'éditeur de ChatGPT, précisant que les dédommagements accordés dans le cadre de cette affaire devraient être versés à la branche caritative de l'entreprise plutôt qu'à lui-même. Ce document, déposé en amont d'un procès prévu plus tard dans le mois, vise également à obtenir la destitution de Sam Altman du conseil d'administration de l'organisation à but non lucratif et exige que ce dernier, ainsi que le président d'OpenAI, Greg Brockman, cèdent leurs parts ou autres avantages financiers à l'organisation. OpenAI a rejeté les accusations d'Elon Musk, les qualifiant d'attaque concurrentielle motivée par « l'ego et la jalousie ».

    Pour rappel, en janvier dernier, Elon Musk réclamait déjà jusqu'à 134 milliards de dollars à OpenAI et à Microsoft, affirmant que l'éditeur de ChatGPT l'avait escroqué en s'écartant de ses origines à but non lucratif. Selon un rapport, Musk a déposé une « demande de dommages et intérêts » devant le tribunal le 16 janvier 2026. Cette décision survient au lendemain du rejet par un juge fédéral de la dernière tentative d'OpenAI et de Microsoft d'éviter un procès devant jury à Oakland, en Californie.

    Plus récemment, Elon Musk aurait modifié sa plainte contre OpenAI en précisant que tout dédommagement accordé dans le cadre de cette affaire devrait être versé à la branche caritative de l'entreprise plutôt qu'à lui-même.

    Selon un article du Wall Street Journal, cette modification demande également que Sam Altman, directeur général d'OpenAI, soit démis de ses fonctions au sein du conseil d'administration de l'organisation à but non lucratif OpenAI. Elon Musk aurait également demandé à Sam Altman et à Greg Brockman, président d'OpenAI, de céder toutes leurs parts ou autres avantages financiers à la branche caritative.


    Cette décision marque la dernière escalade en date dans le conflit qui oppose actuellement Elon Musk à OpenAI, dont le procès devrait s'ouvrir plus tard ce mois-ci d'avril à Oakland, en Californie.

    Elon Musk réclame 150 milliards de dollars de dommages-intérêts à OpenAI

    OpenAI a été fondée en 2015 en tant qu'organisation à but non lucratif, avec Elon Musk comme coprésident. Le milliardaire du secteur technologique a quitté l'entreprise en 2019, accusant la société spécialisée dans l'IA de trahir sa mission initiale au service de l'humanité. Il a ensuite intenté un procès contre OpenAI, dont le procès devrait s'ouvrir à la fin du mois.

    Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, a modifié sa plainte et réclame plus de 150 milliards de dollars de dommages-intérêts à OpenAI et à Microsoft, son partenaire et investisseur, en faisant valoir qu'OpenAI s'est écartée de sa mission à but non lucratif et l'a escroqué en tant que donateur en cherchant à la transformer en une société à but lucratif, a rapporté le WSJ.

    Dans le cadre de cet amendement, Elon Musk a clairement indiqué qu’il « ne cherche pas à obtenir un seul dollar pour lui-même », a déclaré son avocat, Marc Toberoff. « Il demande au tribunal de restituer tout ce qui a été détourné d’une organisation caritative publique — et de veiller à ce que les responsables ne soient plus jamais en mesure de recommencer », a déclaré Toberoff dans un communiqué cité par le journal.

    « C'était là l'essence même de sa plainte depuis le début de cette affaire, jusqu'à ce que les spin doctors d'OpenAI se mettent au travail pour la déformer. Ce dépôt rétablit la vérité. »

    OpenAI qualifie les accusations d'Elon Musk de motivées par « l'ego et la jalousie »

    Dans un communiqué au ton ferme publié sur X, OpenAI a déclaré :

    Citation Envoyé par OpenAI
    Aujourd’hui, à la dernière minute, Elon a déposé un document judiciaire dans lequel il fait semblant de changer de discours concernant ses attaques contre la fondation à but non lucratif OpenAI.

    En réalité, cette affaire a toujours eu pour but de permettre à Elon d'acquérir plus de pouvoir et de gagner plus d'argent pour servir ses propres intérêts. Ayant pris de plus en plus conscience que sa tentative de nuire à la fondation à but non lucratif OpenAI repose sur un dossier juridique sans fondement, Elon tente une nouvelle fois de changer le discours et de sauver la face à l'approche du procès. Son action en justice n'est rien d'autre qu'une campagne de harcèlement motivée par l'ego, la jalousie et le désir de freiner un concurrent.
    Ces récents développements surviennent alors qu'Elon Musk est accusé d'avoir manipulé les chiffres pour soutirer des milliards de dollars à OpenAI et Microsoft. Le milliardaire de la tech avait précédemment réclamé jusqu’à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts à OpenAI et Microsoft, affirmant avoir été lésé après que l’organisation s'est éloignée de sa mission initiale à but non lucratif. Pour étayer ses revendications, Elon Musk s'est appuyé sur une expertise estimant que ses contributions initiales représentaient entre 50 % et 75 % de la valeur actuelle d'OpenAI. Ces calculs ont toutefois été vivement contestés par OpenAI, qui les juge infondés et estime qu'ils minimisent, voire réduisent à néant, la contribution des équipes à l'origine de ChatGPT.

    Parallèlement, les actions judiciaires engagées par Elon Musk contre OpenAI ont essuyé des revers significatifs devant les tribunaux américains. En février 2026, la juge fédérale Rita Lin a rejeté la plainte déposée par xAI contre OpenAI, qui accusait l'entreprise d'IA de s'être approprié des secrets commerciaux liés à son chatbot Grok. Le tribunal a jugé que xAI n'avait pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer une faute de la part d'OpenAI. OpenAI a salué cette décision, qualifiant l'affaire de campagne de harcèlement infondée et renforçant ainsi sa ligne de défense face aux actions judiciaires répétées de son concurrent.

    Sources : Plainte déposée auprès du tribunal de district nord de Californie ; Wall Street Journal

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
    Trouvez-vous cette initiative d'Elon Musk crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    OpenAI poursuit Elon Musk pour concurrence déloyale et ingérence dans ses relations commerciales avec les investisseurs et les clients, après que Elon Musk a qualifié OpenAI de "diabolique"

    Elon Musk dépose une injonction pour stopper la transition d'OpenAI vers un modèle à but lucratif, accusant l'organisation et Microsoft de s'engager dans des pratiques anti-concurrentielles et non équitables

    Elon Musk poursuit OpenAI et son PDG Sam Altman, évoquant une violation des accords contractuels initiaux des fabricants de ChatGPT qui cherchent à réaliser du profit au lieu de se consacrer à la mission fondatrice de l'organisation

    Elon Musk propose 97 milliards $ pour racheter OpenAI, Sam Altman estime qu'OpenAI n'est pas à vendre « à un concurrent qui fait moins bien que nous » et propose de racheter Twitter pour 9,7 milliards $
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #43
    Communiqués de presse

    Femme Profil pro
    Traductrice Technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    2 892
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : Traductrice Technique

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 2 892
    Par défaut Musk et Altman s'affrontent au tribunal : Elon Musk veut prouver qu'OpenAI a renoncé à sa mission
    Musk et Altman s'affrontent au tribunal : Elon Musk veut prouver qu'OpenAI a renoncé à sa mission de rester une organisation à but non lucratif au service de l'humanité pour servir des milliardaires

    Le procès d'Elon Musk contre Sam Altman va mettre en lumière la lutte de pouvoir au sein d'OpenAI. Le procès, dont le début est prévu prochainement avec la sélection du jury, porte sur la création en 2015 d’OpenAI, le créateur de ChatGPT, en tant que start-up à but non lucratif financée principalement par Musk avant de se transformer en une entreprise capitaliste désormais évaluée à 852 milliards de dollars. L'issue du procès pourrait faire pencher la balance du pouvoir dans le domaine de l'IA.

    Depuis qu'OpenAI a décidé d'adopter un modèle commercial pour financer ses recherches et ses développements coûteux, Elon Musk n'a cessé de déposer des plaintes contre la société. Musk a d'abord intenté une action en justice contre OpenAI en mars 2024, mais a abandonné la procédure en juin 2024. Début août 2024, Elon Musk a relancé une plainte contre OpenAI et son dirigeant Sam Altman. Puis en novembre 2024, Elon Musk a ajouté Microsoft dans sa plainte. En décembre 2024, Elon Musk a déposé une injonction pour s'opposer au passage d'OpenAI d'une société à but non lucratif à une société à but lucratif.

    Dans le procès opposant Elon Musk à OpenAI, Elon Musk a réclamé jusqu'à 134 milliards de dollars à OpenAI, le créateur de ChatGPT, et à Microsoft, affirmant que l'entreprise d'IA l'a escroqué en s'écartant de ses origines à but non lucratif. Selon le dossier déposé en janvier 2026, Musk réclame une partie de la valorisation actuelle d'OpenAI, estimée à 500 milliards de dollars. De son côté, OpenAI s'attend à ce qu'Elon Musk fasse des « déclarations délibérément extravagantes et sensationnelles ». « Nous avons de solides arguments pour notre défense et sommes confiants quant à nos chances de gagner le procès », a déclaré OpenAI.

    Début avril 2026, Elon Musk a modifié sa plainte pour dommages et intérêts de 150 milliards de dollars contre OpenAI, précisant que les dédommagements accordés dans le cadre de cette affaire devraient être versés à la branche caritative de l'entreprise plutôt qu'à lui-même. Ce document, déposé en amont d'un procès prévu plus tard dans le mois, vise également à obtenir la destitution de Sam Altman du conseil d'administration de l'organisation à but non lucratif et exige que ce dernier, ainsi que le président d'OpenAI, Greg Brockman, cèdent leurs parts ou autres avantages financiers à l'organisation. OpenAI a rejeté les accusations d'Elon Musk, les qualifiant d'attaque concurrentielle motivée par « l'ego et la jalousie ».

    Dans ce contexte, Elon Musk et Sam Altman s'apprêtent à s'affronter dans un procès aux enjeux considérables, tournant autour de la trahison, de la tromperie et de l'ambition débridée qui auraient brouillé la vision autrefois partagée par ces milliardaires en désaccord sur le développement de l'IA. Le procès, dont le début est prévu prochainement avec la sélection du jury, porte sur la création en 2015 d’OpenAI, le créateur de ChatGPT, en tant que start-up à but non lucratif financée principalement par Musk avant de se transformer en une entreprise capitaliste désormais évaluée à 852 milliards de dollars.

    L’issue du procès pourrait faire basculer l’équilibre des pouvoirs dans le domaine de l’IA, une technologie révolutionnaire de plus en plus redoutée comme un destructeur d’emplois potentiel et une menace existentielle pour la survie de l’humanité. Ces risques perçus font partie des raisons invoquées par Musk, l’homme le plus riche du monde, pour intenter en août 2024 un procès qui sera désormais tranché par un jury et la juge fédérale américaine Yvonne Gonzalez Rogers à Oakland, en Californie.


    Le procès civil accuse Altman, PDG d’OpenAI, ainsi que son bras droit et cofondateur, Greg Brockman, d’avoir trahi Musk en s’écartant de la mission fondatrice de la société de San Francisco, qui était d’être le gardien altruiste d’une technologie révolutionnaire. Le procès allègue qu’ils ont réorienté OpenAI vers un modèle lucratif dans son dos. Cette âpre bataille juridique pourrait se résumer à quelques pages du journal intime d’un dirigeant. « C’est notre seule chance de nous débarrasser d’Elon », écrivait Brockman à l’automne 2017. « Est-il le “glorieux leader” que je choisirais ? » Cette note du journal de Brockman fait partie des milliers de pages de documents internes révélés au tribunal.

    Musk a déclaré que les défendeurs l’avaient tenu à l’écart de leurs projets, avaient exploité son nom et son soutien financier pour se créer une « machine à faire de l’argent », et devaient lui verser des dommages-intérêts pour l’avoir escroqué, lui et le public. Il souhaite également qu’OpenAI redevienne une organisation à but non lucratif, qu’Altman et Brockman soient démis de leurs fonctions de dirigeants et qu’Altman soit démis de son poste au sein du conseil d’administration.

    OpenAI a balayé les allégations de Musk, les qualifiant de plainte infondée motivée par la jalousie, visant à freiner sa croissance rapide et à renforcer la propre entreprise de Musk, xAI, qu’il a lancée en 2023 en tant que concurrent. En outre, en janvier, OpenAI et Microsoft ont immédiatement déposé une requête visant à exclure les opinions de l'expert qui a calculé les 134 milliards de dollars de dommage et intérêt demandés, affirmant que cette mesure était nécessaire pour éviter de préjuger du jury. Dans leur requête, ils ont affirmé que les calculs de Paul Wazzan semblaient « inventés », car l'expert en économie aurait déclaré n'avoir jamais utilisé ces calculs auparavant et les avoir prétendument « concoctés » uniquement pour satisfaire la demande d'Elon Musk.

    Ce procès comporte également des risques pour Musk, qui a été reconnu coupable en mars 2026 par un autre jury d’avoir escroqué des investisseurs lors de son rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars en 2022. Toute information compromettante concernant Musk et ses pratiques commerciales pourrait lui être particulièrement préjudiciable à l’heure actuelle, car son entreprise de fabrication de fusées, SpaceX, prévoit d’entrer en bourse cet été dans le cadre d’une introduction en bourse qui pourrait faire de lui le premier « trillionnaire » au monde.

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce procès est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Avant qu'ils ne deviennent ennemis, Sam Altman a dit à Elon Musk : « Je t'aide, toi et tous les autres, à empêcher Google de contrôler l'AGI, tu es mon héros »

    Elon Musk reconnu coupable d'avoir induit les investisseurs en erreur en faisant délibérément baisser le cours de l'action Twitter avant son rachat de la société de médias sociaux en 2022 pour 44 milliards $

    Sam Altman : Il prêchait la régulation de l'IA, la combattait en coulisses, quémandait l'argent des émirats et a fait enterrer l'enquête sur son licenciement, selon une enquête de 18 mois sur le PDG d'OpenAI
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #44
    Inactif  

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 084
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 084
    Par défaut Le procès Musk contre Altman pourrait forcer OpenAI à ouvrir ses modèles au monde entier
    Le procès Musk contre Altman pourrait forcer OpenAI à ouvrir ses modèles au monde entier,
    exactement ce que ses fondateurs avaient promis avant d'oublier leur serment

    Oakland, Californie, 28 avril 2026. Elon Musk et Sam Altman se retrouvent face à face dans une salle d'audience fédérale pour ce qui s'annonce comme le procès le plus explosif de l'histoire de la Silicon Valley. Au cœur du litige : la transformation d'OpenAI, fondée en 2015 comme laboratoire d'IA à but non lucratif, en une machine commerciale valorisée aujourd'hui à 852 milliards de dollars. Musk réclame plus de 130 milliards de dollars de dommages et intérêts, l'éviction de Sam Altman et Greg Brockman, et un retour aux sources open source. Pendant quatre semaines, jurés, juges et observateurs du monde entier vont disséquer dix ans de promesses, de trahisons présumées et d'ambitions démesurées, avec en toile de fond la question qui hante toute l'industrie technologique : à qui appartient l'intelligence artificielle, et au service de qui doit-elle être développée ?

    Le 28 avril 2026, la salle d'audience fédérale d'Oakland s'est transformée en arène pour un affrontement sans précédent entre deux des personnalités les plus puissantes de l'industrie technologique mondiale. L'avocat principal de Musk, Steven Molo, a posé le décor dès son discours d'ouverture : « Mesdames et messieurs, nous sommes ici aujourd'hui parce que les défendeurs dans cette affaire ont volé une organisation caritative. »

    La thèse de Musk est simple dans son énoncé, mais complexe à défendre juridiquement : il soutient qu'Altman, Brockman et Microsoft ont dévoyé OpenAI de sa mission originelle, à savoir développer l'AGI (l'intelligence artificielle générale) pour le bénéfice de l'humanité, pour en faire une machine à profits, aujourd'hui valorisée près de 852 milliards de dollars. En face, la défense d'OpenAI n'a pas tardé à contre-attaquer. Selon l'avocat Bill Savitt, conseil d'OpenAI : « Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait chez OpenAI. Il a soutenu le passage à une entreprise à but lucratif à condition qu'il la contrôle » à 55 %. Selon cet argument, Musk aurait utilisé sa promesse de don d'un milliard de dollars comme levier de chantage, avant de claquer la porte après n'avoir versé que 38 millions.

    Premier à prendre la barre comme témoin, Musk a affirmé avoir joué un rôle central dans la création d'OpenAI : « J'ai eu l'idée, le nom, j'ai recruté les personnes clés, je leur ai enseigné tout ce que je savais, et j'ai fourni l'essentiel du financement initial. » Il a exhibé la charte fondatrice de 2015 stipulant qu'OpenAI développerait une « technologie open source pour le bien public » et qu'elle n'était « pas organisée pour le gain privé d'une personne ».

    Dix ans de fracture : de la mission philanthropique à la licorne commerciale

    L'histoire commence en 2015, quand Musk et Altman, aux côtés de plusieurs chercheurs en IA, fondent OpenAI comme laboratoire à but non lucratif. La mission originelle : s'assurer que l'AGI bénéficie à l'ensemble de l'humanité. À l'époque, Musk est déjà une figure dominante de la tech grâce à SpaceX et Tesla ; Altman est surtout connu pour avoir dirigé Y Combinator.

    La rupture s'amorce dès 2017. Musk aurait proposé une transition vers un modèle lucratif pour attirer les capitaux nécessaires aux data centers et à la puissance de calcul, mais à la condition d'être nommé PDG avec contrôle absolu, ce qu'Altman et Brockman ont refusé. En février 2018, Musk démissionne du conseil d'administration. L'année suivante, OpenAI crée une filiale commerciale. Microsoft commence à investir et porte sa participation à 13 milliards de dollars. Le lancement de ChatGPT en 2022 transforme définitivement le laboratoire en empire commercial.

    Ce que révèlent les documents de procédure produits avant le procès dépasse la simple divergence stratégique. Les carnets personnels de Greg Brockman, que l'équipe de Musk appelle son « journal intime », contiennent des passages particulièrement accablants. En septembre 2017, Brockman écrit : « C'est la seule chance que nous avons de nous libérer d'Elon. » Après une réunion en novembre 2017 où lui et Altman avaient assuré à Musk qu'OpenAI resterait une structure à but non lucratif, Brockman note que Musk « ne peut pas dire que nous sommes engagés envers le non-lucratif si trois mois plus tard nous passons en B-Corp; cela aurait été un mensonge ».

    Ces notes constituent, pour l'équipe juridique de Musk, la preuve d'une tromperie délibérée. Mais les experts du droit des fondations tempèrent cet enthousiasme.

    OpenAI avait déjà fourni cette chronologie des événements :
    • Novembre 2015 : OpenAI a été créée en tant qu'association à but non lucratif, ce qu'Elon a remis en question.
    • Décembre 2015 : OpenAI est annoncée publiquement
    • Début 2017 : Les progrès de nos recherches nous ont permis de réaliser que nous aurions besoin de milliards de dollars pour le calcul afin de construire l'AGI.
    • Été 2017 : Elon et nous avons convenu qu'une société à but lucratif était la prochaine étape pour faire avancer la mission d'OpenAI.
    • Automne 2017 : Elon a exigé une participation majoritaire, un contrôle absolu et d'être le PDG de l'entreprise à but lucratif.
    • Septembre 2017 : Elon a créé la société d'utilité publique appelée « Open Artificial Intelligence Technologies, Inc. »
    • Septembre 2017 : Nous avons rejeté les conditions d'Elon parce que lui donner le contrôle unilatéral d'OpenAI et de sa technologie serait contraire à la mission.
    • Janvier 2018 : Elon a déclaré qu'OpenAI était sur la voie d'un échec certain à moins que nous ne fusionnions avec Tesla.
    • Février 2018 : Elon a démissionné de son poste de coprésident d'OpenAI.
    • Décembre 2018 : Elon nous a dit de lever « des milliards par an immédiatement ou de l'oublier »
    • Mars 2019 : Nous avons annoncé la création d'OpenAI LP, une société à but lucratif plafonné, au sein de l'organisation à but non lucratif.
    • Mars 2023 : Elon lance son concurrent OpenAI, xAI.

    Par la suite, l'entreprise avait déclaré :

    Citation Envoyé par OpenAI
    La dernière plainte déposée par Elon Musk contre OpenAI marque sa quatrième tentative en moins d'un an de recadrer ses affirmations. Cependant, ses propres paroles et actions parlent d'elles-mêmes - en 2017, Elon a non seulement voulu, mais aussi créé une société à but lucratif comme la nouvelle structure proposée par OpenAI. Lorsqu'il n'a pas obtenu une participation majoritaire et un contrôle total, il s'est retiré et nous a dit que nous allions échouer. Maintenant qu'OpenAI est le principal laboratoire de recherche en IA et qu'Elon dirige une entreprise d'IA concurrente, il demande au tribunal de nous empêcher de poursuivre efficacement notre mission.

    Vous ne pouvez pas poursuivre en justice votre chemin vers l'IAG. Nous avons beaucoup de respect pour les réalisations d'Elon et de gratitude pour ses premières contributions à OpenAI, mais il devrait se battre sur le marché plutôt que dans une salle d'audience. Il est essentiel que les États-Unis restent le leader mondial de l'IA. Notre mission est de veiller à ce que l'IAG profite à l'ensemble de l'humanité, et nous avons été et resterons une organisation axée sur la mission. Nous espérons qu'Elon partage cet objectif et qu'il défendra les valeurs d'innovation et de libre concurrence du marché qui ont été à l'origine de son propre succès.
    Nom : openai micro.png
Affichages : 4163
Taille : 25,4 Ko

    Un dossier juridiquement fragile, une stratégie politiquement calculée

    Sam Brunson, professeur de droit des associations à but non lucratif à l'Université Loyola de Chicago, estime que la question de fond (est-ce qu'un donateur peut poursuivre en justice une organisation si elle change de cap) tranche presque toujours contre le plaignant. « En règle générale, la réponse est non. Si j'ai fait un don à une organisation, j'ai renoncé à cet argent, et si je n'aime pas ce qu'elle fait ensuite, mon recours est de cesser de donner. »

    La seule voie de contournement est la fraude (prouver qu'on vous a menti au moment précis où vous avez effectué votre donation), ce qui est exactement ce que Musk tente de démontrer depuis deux ans. Mais même avec les notes de Brockman en main, la démonstration reste périlleuse. Brunson souligne qu'OpenAI en tant qu'organisation à but non lucratif existe toujours, et que ses technologies ont simplement été concédées sous licence à une filiale commerciale, dont la fondation récupère tous les bénéfices. Les organisations à but non lucratif ont le droit de générer des profits ; elles ne peuvent simplement pas les distribuer à des actionnaires.

    Il y a également une question de prescription. L'avocat de Microsoft a fait valoir que Musk avait lui-même publié en septembre 2020 sur X que « OpenAI est essentiellement capturé par Microsoft », preuve, selon lui, que Musk connaissait la situation des années avant de déposer sa plainte.

    La dimension personnelle du procès n'est pas moins explosive que sa dimension juridique. La juge Gonzalez Rogers a interdit à OpenAI d'interroger Musk sur son usage présumé de kétamine, mais a ménagé une exception : Musk peut être questionné sur sa présence au festival Burning Man en 2017, où ses avocats adverses affirment que des discussions cruciales sur la restructuration ont eu lieu; et où sa consommation alléguée de drogues pourrait expliquer son incapacité à se souvenir de certains échanges clés.


    Shivon Zilis, Nadella, et les fantômes du Burning Man

    L'un des éléments les plus inattendus du dossier est le rôle de Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d'administration d'OpenAI et mère de quatre des quatorze enfants reconnus de Musk. Elle est attendue à la barre pour environ trois heures. L'équipe de Musk entend s'appuyer sur elle pour corroborer sa version des engagements pris dans les premières années. Les avocats d'OpenAI, eux, comptent démontrer qu'elle transmettait des informations internes à Musk pendant son mandat au conseil d'administration.

    Satya Nadella, PDG de Microsoft, est également attendu à la barre à une date ultérieure. Le conseil de Microsoft a contesté en ouverture toute complicité dans un quelconque détournement de fonds caritatifs, invoquant d'abord la prescription de la plainte.

    La correspondance entre les deux protagonistes, désormais versée au dossier, révèle à quel point leur rupture est aussi affective que stratégique. En février 2023, Altman écrit à Musk : « Tu es mon héros. Je suis immensément reconnaissant pour tout ce que tu as fait — je ne crois pas qu'OpenAI aurait existé sans toi — et ça fait vraiment [censuré] mal quand tu attaques publiquement OpenAI. » Musk lui répond : « Je t'entends, et blesser qui que ce soit n'est vraiment pas mon intention — je m'en excuse. Mais le destin de la civilisation est en jeu. »

    Nom : alt musk.png
Affichages : 940
Taille : 822,7 Ko

    Si Musk gagne : le scénario open source et ses implications techniques

    Parmi les remèdes que réclame Musk figure une demande que beaucoup d'observateurs jugent aussi radicale que peu probable : contraindre OpenAI à rendre publics ses modèles et sa propriété intellectuelle, conformément à la charte fondatrice de 2015. Concrètement, cela signifierait publier les poids des modèles GPT-4 et au-delà (autrement dit, rendre accessibles à tous les paramètres qui définissent le comportement de ces systèmes) ainsi que les architectures, les données d'entraînement et les procédures d'évaluation que la société garde jalousement secrets depuis son virage commercial.

    Les implications techniques seraient considérables. Des concurrents comme Google DeepMind ou Anthropic, qui disposent déjà des infrastructures et des équipes pour exploiter immédiatement ces ressources, verraient leur avance sur certains benchmarks potentiellement réduite. Plus significatif encore : des acteurs comme DeepSeek, qui ont démontré avec leurs modèles R1 et V3 qu'une IA de premier rang pouvait être développée à une fraction du coût occidental, pourraient s'appuyer sur les travaux d'OpenAI pour accélérer encore leur trajectoire, avec des conséquences directes sur l'équilibre géostratégique de la course à l'AGI.

    Pour la communauté des chercheurs indépendants et des développeurs open source, ce scénario représenterait une opportunité sans précédent : auditer des systèmes qui influencent déjà des millions de décisions quotidiennes, détecter des biais enfouis dans les couches d'entraînement, et construire des alternatives souveraines à l'échelle nationale ou régionale. Plusieurs États européens qui travaillent à des modèles de fondation souverains y verraient une aubaine.

    Mais les partisans de la sécurité de l'IA soulèvent une objection de poids : les modèles les plus puissants d'OpenAI ont précisément été maintenus fermés au motif que leur diffusion sans garde-fous pourrait faciliter la création d'armes biologiques, la désinformation à grande échelle ou le contournement des systèmes de cybersécurité. Rendre ces modèles publics par décision judiciaire, sans processus d'évaluation des risques préalable, reviendrait à résoudre un problème de gouvernance par une mesure susceptible d'en créer de bien plus graves.

    Enjeux systémiques : au-delà de deux ego démesurés

    Derrière la saga personnelle se profile une question structurelle pour toute l'industrie. Rose Chan Loui, directrice du Lowell Milken Center for Philanthropy and Nonprofits à UCLA, souligne qu'une victoire de Musk pourrait protéger les missions caritatives contre leur commercialisation, mais que beaucoup d'observateurs s'interrogent sur le conflit d'intérêts évident, Musk dirigeant xAI, concurrent direct d'OpenAI.

    Si le tribunal ordonnait l'ouverture de la propriété intellectuelle d'OpenAI, des concurrents comme Google, Anthropic et des entités internationales comme DeepSeek obtiendraient l'accès à des technologies critiques. Cela pourrait rééquilibrer le jeu, mais présenterait également des risques en matière de sécurité.

    Sur les marchés, l'analyste Dan Ives de Wedbush parle d'un « feuilleton technologique » que les investisseurs suivent avec attention : les accusations mutuelles entre Musk et Altman compliquent notamment l'introduction en bourse d'OpenAI, dont la valorisation dépasse les 852 milliards de dollars.

    Le jury rendra un verdict consultatif en mai 2026, après quoi la juge Gonzalez Rogers décidera des dommages financiers et des remèdes structurels. Mais selon Brunson, le procès pourrait ne jamais aller jusqu'à son terme : si Musk craint pour sa réputation, un règlement à l'amiable reste une issue plausible. Ce qui semble acquis, en revanche, c'est que quelle que soit l'issue judiciaire, ce procès a d'ores et déjà forcé l'industrie à mettre à plat ses contradictions fondamentales : peut-on vraiment développer une technologie susceptible de redéfinir la civilisation au sein d'une structure commerciale cotée en bourse, tout en prétendant agir pour le bien commun ?


    Source : vidéo dans le texte

    Et vous ?

    La structure à but non lucratif d'OpenAI était-elle réaliste dès l'origine pour développer une technologie aussi capitalistique que l'AGI, ou était-ce dès le départ une fiction commode pour lever des fonds sans contraintes ?

    Le fait que Musk dirige xAI, concurrent direct, ne disqualifie-t-il pas moralement (même si pas juridiquement) sa démarche judiciaire ? Peut-on à la fois prétendre défendre l'intérêt général et chercher à abattre son principal rival commercial ?

    Si le tribunal forçait OpenAI à rendre ses modèles accessibles en open source, quelles seraient les répercussions concrètes sur la compétition mondiale en IA, notamment face aux acteurs chinois comme DeepSeek ?

    Les notes internes de Brockman révèlent que les fondateurs savaient qu'ils trompaient Musk sur leurs intentions réelles dès 2017. Cela suffit-il à constituer une fraude au sens juridique du terme, ou s'agit-il simplement de la realpolitik ordinaire des startups technologiques ?

    Ce procès marque-t-il le début d'une jurisprudence sur la gouvernance des structures d'IA à mission publique, ou restera-t-il un épisode anecdotique dans la biographie de deux milliardaires qui ne s'aiment pas ?

    Voir aussi :

    OpenAI révèle qu'Elon Musk voulait en faire une entreprise à but lucratif dont il aurait eu le contrôle total. Il a exigé une participation majoritaire et insistait pour occuper le poste de PDG
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  5. #45
    Inactif  

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 084
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 084
    Par défaut Le meilleur allié de Sam Altman au procès qui pourrait redessiner l'avenir de l'IA ? Elon Musk lui-même
    Le meilleur allié de Sam Altman au procès qui pourrait redessiner l'avenir de l'IA ? Elon Musk lui-même,
    qui n'a pas réussi à traverser un contre-interrogatoire sans se contredire

    Il venait défendre sa cause devant un jury fédéral. Il a surtout réussi à rendre Sam Altman sympathique. En trois jours de témoignage au tribunal fédéral d'Oakland, en Californie, Elon Musk n'a pas seulement exposé les travers supposés d'OpenAI, il a surtout exposé les siens. Entre contradictions documentées, esquives répétées et éclats de colère, le fondateur de Tesla, SpaceX et xAI a offert à l'avocat adverse une masterclass en auto-sabotage judiciaire.

    La correspondante de The Verge, présente dans la salle d'audience, a noté dans ses carnets après cinq heures de débats : « Je n'ai jamais eu autant de sympathie pour Sam Altman de ma vie. » Ce n'était pas un compliment pour Altman; c'était un constat sur Musk. Le procès s'est ouvert le 28 avril 2026 avec la sélection d'un jury de neuf personnes, dans une salle d'audience déjà chargée en tension. La juge Yvonne Gonzalez Rogers, connue pour avoir présidé l'affaire Epic Games contre Apple en 2021, avait dès le premier jour fixé le ton : fermeté, pas de posture, pas de réseaux sociaux. « Laissez la procédure suivre son cours. Vous n'avez peut-être jamais fait ça auparavant. Ce serait une première », avait-elle lancé aux deux camps, allusion transparente à la guerre de mots que Musk et Altman se livrent depuis des mois sur X et dans la presse.

    Musk a été le premier à monter à la barre, premier témoin de sa propre cause. Son témoignage direct, conduit par son avocat Steven Molo, avait une forme de cohérence narrative. L'homme racontait son histoire : le visionnaire qui avait cru à une mission humaniste, qui avait mis son argent et sa réputation au service d'un projet altruiste, et qui avait progressivement découvert que ses associés le trahissaient. Même si Molo multipliait les questions orientées pour guider son client vers les bonnes formules, le tableau tenait debout.

    Puis William Savitt, l'avocat principal d'OpenAI, a pris la parole pour le contre-interrogatoire. Et tout s'est effondré.

    « Je ne perds pas mon calme », la phrase qui allait revenir le hanter

    Le matin, lors de son témoignage direct, Musk avait glissé deux affirmations qui semblaient anodines sur le moment : « Je ne perds pas mon calme » et « Je ne crie pas sur les gens. » Il avait concédé avoir peut-être traité quelqu'un de « crétin » (jackass en anglais), mais dans un sens purement affectueux, avait-il précisé, comme on dirait à un ami « ne fais pas l'idiot ». La salle avait ri poliment.

    Savitt a attendu son heure. Puis il a posé des questions simples, précises, factuelles. Des questions auxquelles Musk avait répondu sans problème lors de sa déposition préalable, des mois plus tôt. Et progressivement, Musk a commencé à dériver. Refus de répondre par oui ou par non. Reformulations alambiquées. Accusations lancées contre l'avocat d'OpenAI : « Vos questions sont conçues pour me piéger », « Ce n'est pas vrai », quand Savitt expliquait faire de son mieux pour être équitable.

    À un moment, devant une question sur un document de quatre pages qu'il avait reconnu n'avoir lu qu'en partie, Musk a haussé la voix : « J'ai dit que je n'avais pas regardé de près ! J'ai lu le titre ! »

    La juge Gonzalez Rogers, qui avait à plusieurs reprises invité Musk à répondre simplement, a commenté après la sortie du jury : « Il était parfois difficile. Une partie de mon rôle est simplement de faire avancer le témoignage. » Ce n'est pas la chose qu'un plaignant espère entendre de la bouche d'un juge fédéral à l'issue de sa première semaine à la barre.

    Des jurés ont été aperçus en train d'échanger des regards. Une femme se frottait le front. L'effet produit sur les personnes qui devront se prononcer sur son cas n'a visiblement pas été celui escompté.


    Le portrait qu'a dessiné le contre-interrogatoire : un homme évincé, pas trahi

    Au fil des échanges, Savitt a méthodiquement construit une version alternative des faits et les documents exhumés lui ont considérablement facilité la tâche. L'image du philanthrope idéaliste trahi laissait progressivement place à celle d'un entrepreneur dont l'ego avait été froissé par une perte de contrôle.

    Selon les éléments exposés à l'audience, Musk avait dans un premier temps exigé quatre sièges au conseil d'administration d'OpenAI et 51 % du capital de la future structure commerciale. Les autres cofondateurs (Altman, Brockman et leurs associés) se partageraient trois sièges, soumis au vote des actionnaires. Musk a certes soutenu que le plan prévoyait à terme un conseil élargi à douze membres, et que sa part se diluerait avec le temps. Mais la structure initiale lui conférait un contrôle sans ambiguïté, et les documents internes versés au dossier en témoignaient.

    L'avocat d'OpenAI a rappelé dans son introduction ce qu'il considère comme le vrai moteur de toute cette affaire : « Nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas eu ce qu'il voulait chez OpenAI. C'est ce qui s'est passé. Il a démissionné en disant qu'ils allaient certainement échouer. Mais mes clients ont eu l'audace de continuer et de réussir sans lui. »

    Quand ses exigences de contrôle n'ont pas été satisfaites, Musk a cessé ses versements trimestriels à OpenAI. Puis il a recruté Andrej Karpathy, décrit comme le deuxième meilleur ingénieur de l'organisation à l'époque, au profit de Tesla, en 2017. Problème : Musk siégeait encore au conseil d'administration d'OpenAI, avec les obligations fiduciaires qui en découlent. Interrogé sur le fait qu'il n'avait pas tenté de retenir Karpathy au sein d'OpenAI lorsqu'il a appris que celui-ci souhaitait partir, Musk a répondu sans ciller : « Je pense que les gens ont le droit de travailler où ils veulent. » Une réponse qui, dans la salle d'audience, a sonné comme un aveu habillé en principe.

    En 2018, Musk envoyait des e-mails à Ilya Sutskever et Greg Brockman pour leur signifier qu'OpenAI était sur « la voie d'un échec certain » avec sa structure actuelle. Sa solution proposée : fusionner OpenAI avec Tesla. « Tesla est le seul acteur qui pourrait espérer tenir la chandelle face à Google », écrivait-il. Le projet n'a pas abouti (les cofondateurs ont rejeté l'idée) et Musk a quitté le conseil d'administration la même année. Quelques années plus tard, il lançait xAI, son propre laboratoire d'intelligence artificielle.

    Un document de quatre pages, lu en diagonale

    L'un des moments les plus révélateurs du procès a porté sur un mémo de quatre pages décrivant la structure du futur bras commercial d'OpenAI, transmis à Musk aux alentours de 2018. À la barre, ce dernier a reconnu n'avoir lu que le premier encadré : « l'avertissement important » indiquant que les contributions des donateurs devaient être considérées comme des dons sans expectative de retour financier.

    Savitt a demandé si Musk avait formulé la moindre objection à la structure proposée au moment de la réception du document. Musk a reconnu qu'il n'était pas allé plus loin dans la lecture. Savitt a alors relevé, simplement : « C'est un document de quatre pages. »

    La suite a été encore plus embarrassante. Savitt a exhumé la déposition préalable de Musk, dans laquelle ce dernier avait déclaré ne pas être sûr d'avoir lu le document, et certainement pas de l'avoir lu attentivement. Nulle part dans cette déposition, Musk n'avait mentionné avoir lu le premier paragraphe (la version qu'il donnait désormais à la barre). Face à cette contradiction, et après des tentatives répétées pour esquiver, Musk a fini par hausser la voix : « J'ai dit que je n'avais pas regardé de près ! J'ai lu le titre ! »

    C'est précisément ce genre de moment qui fait les procès. Peu importe que Musk ait raison sur le fond. Ce qu'a vu le jury, c'est un homme qui crie sur un avocat en niant qu'il peut crier, pour défendre une version des faits qui contredisait sa propre déposition.

    Nom : elon musk.png
Affichages : 7292
Taille : 532,8 Ko

    Dès 2016, ses propres doutes sur le modèle non lucratif

    Le contre-interrogatoire a également exhumé une correspondance particulièrement inconfortable pour la cohérence d'ensemble du récit de Musk. En 2016, dans un e-mail à un collègue de Neuralink, il écrivait : « Deepmind avance très vite. Je crains qu'OpenAI ne soit pas sur la bonne trajectoire. Avoir opté pour un statut non lucratif était peut-être, avec le recul, une mauvaise décision. Le sentiment d'urgence n'est pas suffisant.»

    Ce message contredit directement la thèse centrale de Musk, selon laquelle le statut non lucratif était sacré et toute déviation vers une entité a but lucratif est une trahison fondamentale. Quand Savitt lui a présenté ses propres mots, Musk a tenté de les minimiser : « C'était une hypothèse. » Savitt a insisté : « Ce sont vos mots, oui ou non ? » Après plusieurs esquives, Musk a finalement dû acquiescer. Obtenir cet aveu, selon les observateurs présents, avait mobilisé un effort considérable.

    Il y avait également, en filigrane, une contradiction structurelle plus large que Savitt n'a pas manqué de soulever. Musk a fondé xAI en 2023 en tant que société commerciale à mission d'intérêt public (public benefit corporation)... avant d'abandonner ces engagements en 2024, puis de fusionner xAI avec X en 2025 et avec SpaceX en 2026. La trajectoire de ses propres structures est, pour le moins, difficile à distinguer de celle qu'il reproche à OpenAI.


    La stratégie de l'épuisement se retourne contre son auteur

    Avec le recul des trois premiers jours d'audience, une tendance claire se dégage : Musk semblait vouloir rendre le contre-interrogatoire aussi éprouvant que possible pour Savitt, en refusant de répondre directement, en noyant chaque question dans des circonvolutions, en attaquant la bonne foi de l'avocat adverse. La tactique est connue dans les cercles judiciaires et elle peut fonctionner dans certains contextes. Mais elle suppose que le jury soit de votre côté, ou qu'il soit suffisamment désabusé pour ne voir dans l'ensemble qu'un affrontement entre deux égos de milliardaires.

    Or, dès la sélection du jury, un signal d'alarme avait retenti. Beaucoup de candidats jurés avaient exprimé une opinion négative de Musk, notamment en raison de ses activités politiques récentes; son association avec l'administration Trump, son rôle au sein du DOGE, ses prises de position clivantes sur X. La juge Rogers avait elle-même dû signaler ce problème à l'audience : « La réalité est que les gens ne l'aiment pas. Beaucoup de gens ne l'aiment pas. Cela ne signifie pas pour autant que les Américains ne peuvent pas avoir l'intégrité nécessaire pour respecter le processus judiciaire. » Le jury finalement retenu était composé en majorité de personnes ayant déclaré une opinion neutre sur Musk, ou sur l'IA en général.

    Dans ce contexte, la stratégie de l'épuisement est une prise de risque considérable. Refuser de répondre à des questions simples, tergiverser sur la chronologie pour esquiver ses responsabilités d'administrateur avant 2018, invoquer la complexité des questions quand l'adversaire demande un simple oui ou non, tout cela ne passe pas inaperçu. Cela donne l'impression d'un homme qui dissimule, même quand la vérité qu'il cherche à cacher lui est peut-être favorable.

    Des enjeux qui dépassent le prétoire

    Derrière les escarmouches tactiques et les moments d'anthologie, les enjeux réels du procès restent considérables. Musk réclame 130 milliards de dollars de dommages-intérêts, le retour d'OpenAI à une structure purement non lucrative, et l'éviction d'Altman et de Brockman. Le jury de neuf personnes remettra un verdict consultatif à la juge Gonzalez Rogers, qui tranchera in fine sur les réparations.

    OpenAI, pendant ce temps, prépare une introduction en bourse qui pourrait être l'une des plus spectaculaires de l'histoire de la tech. La société est valorisée autour de 852 milliards de dollars. Une victoire de Musk mettrait à mal ses plans d'IPO et offrirait à xAI (absorbée dans SpaceX, bien plus petite) un répit stratégique précieux. Musk a lui-même reconnu sous serment que xAI ne détenait pour l'heure qu'une « très petite part de marché » face au leader du secteur.

    Sam Altman, Greg Brockman et Satya Nadella de Microsoft doivent encore témoigner. Altman, qui n'était pas dans la salle pendant une grande partie du témoignage de Musk, a de son côté fait une apparition en vidéo préenregistrée lors d'un événement AWS le jour de l'ouverture des débats, avant de déclarer que « son agenda avait été bouleversé ». La formule a été largement relevée. En février, il avait écrit sur les réseaux sociaux qu'il était « vraiment impatient de voir Elon sous serment dans quelques mois. Noël en avril ! » Il reste trois semaines de procès. Ce que l'on sait déjà, c'est que le pire ennemi d'Elon Musk dans cette salle d'audience, c'est Elon Musk.

    Source : vidéo dans le texte

    Et vous ?

    Un témoin qui refuse systématiquement de répondre par oui ou par non peut-il convaincre un jury populaire, même s'il a raison sur le fond ?

    Le contrôle qu'exigeait Musk en 2016-2018 sur OpenAI était-il d'une nature fondamentalement différente de celui qu'exercent aujourd'hui Altman et Microsoft ?

    Le recrutement de Karpathy par Tesla alors que Musk siégeait encore au conseil d'OpenAI constitue-t-il une violation réelle de son obligation fiduciaire et cela affaiblit-il son dossier ?

    Si Musk avait des doutes sur le modèle non lucratif dès 2016, pourquoi avoir attendu 2024 pour saisir la justice ?

    La capacité à gérer l'adversité d'un contre-interrogatoire judiciaire dit-elle quelque chose sur la capacité d'un dirigeant à construire des organisations durables ?

    Voir aussi :

    OpenAI révèle qu'Elon Musk voulait en faire une entreprise à but lucratif dont il aurait eu le contrôle total. Il a exigé une participation majoritaire et insistait pour occuper le poste de PDG

    Microsoft et OpenAI ont signé un accord non contraignant établissant de nouvelles conditions qui permettraient à OpenAI de se restructurer en une société à but lucratif

    Musk et Altman s'affrontent au tribunal : Elon Musk veut prouver qu'OpenAI a renoncé à sa mission de rester une organisation à but non lucratif au service de l'humanité
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  6. #46
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 858
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 858
    Par défaut Elon Musk s'est illustré par plusieurs maladresses lors de son audition par les avocats d'OpenAI
    Elon Musk s'est illustré par plusieurs maladresses lors de son audition par les avocats d'OpenAI, dans un procès historique où les révélations fracassantes menacent d'éclabousser les deux parties

    La bataille juridique entre Elon Musk et Sam Altman apporte son lot de révélations. Des courriels remontant à 2015 donnent un aperçu des fondements d'OpenAI et des tensions qui régnaient au sein de l'entreprise dès ses débuts. Ces révélations surviennent alors que l'entreprise traverse une période de turbulences internes profondes. OpenAI a souligné l'hypocrisie d'Elon Musk et affirme que ce dernier était partisan d'un projet visant à transformer la startup en entreprise lucrative avant son départ. De son côté, Elon Musk s'est montré particulièrement confus lors des premières auditions. Le milliardaire s'est notamment contredit à plusieurs reprises.

    Le 28 avril 2026, la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a ouvert le procès historique entre deux des acteurs les plus puissants de l'industrie technologique et de la course à l'IA, Elon Musk et Sam Altman, à Oakland. L'avocat principal d'Elon Musk, Steven Molo, a posé le décor dès son discours d'ouverture : « mesdames et messieurs, nous sommes ici aujourd'hui parce que les défendeurs dans cette affaire ont volé une organisation caritative ».

    La thèse d'Elon Musk est simple dans son énoncé, mais complexe à défendre juridiquement : le milliardaire soutient que Sam Altman, Greg Brockman et Microsoft ont dévoyé OpenAI de sa mission originelle, à savoir développer l'AGI (l'intelligence artificielle générale) pour le bénéfice de l'humanité, pour en faire une machine à profits, aujourd'hui valorisée près de 852 milliards de dollars. En face, la défense d'OpenAI a rapidement contre-attaqué.

    L'avocat d'OpenAI, William Savitt (également appelé Bill Savitt), a déclaré lors de l'audience : « nous sommes ici parce que M. Musk n'a pas obtenu ce qu'il voulait chez OpenAI. Il a soutenu le passage à une entreprise à but lucratif à condition qu'il la contrôle à 55 % ». Selon cet argument, Elon Musk aurait utilisé sa promesse de don d'un milliard de dollars comme levier de chantage, avant de claquer la porte après n'avoir versé que 38 millions.

    Des contradictions flagrantes et des concessions juridiques

    Lors de son témoignage de trois jours au tribunal fédéral d'Oakland, Elon Musk a tenté de démontrer qu'OpenAI avait trahi sa mission originelle de but non lucratif au profit d'intérêts financiers privés menés par son PDG Sam Altman. Cependant, cette phase initiale du procès a été marquée par plusieurs difficultés pour le milliardaire, qui a vu sa crédibilité mise à rude épreuve face à l'avocat d'OpenAI, William Savitt, au cours de plusieurs auditions.


    L'un des premiers revers majeurs pour Elon Musk réside dans sa gestion de l'interrogatoire, au cours duquel il a fini par faire plusieurs concessions importantes malgré les objections répétées de ses propres avocats. Sa crédibilité a été davantage fragilisée par une apparence de malhonnêteté, car l'avocat de la défense a présenté divers documents, emails et publications sur les réseaux sociaux qui contredisaient directement ses déclarations à la barre.

    Par exemple, alors qu'il affirmait que Tesla ne cherchait pas à développer une AGI, Elon Musk a été confronté à l'un de ses propres messages affirmant le contraire. Dans un autre registre, il a paru peu sincère lorsqu'il a admis ne pas savoir ce qu'étaient les fiches de sécurité ou « safety cards », alors que sa propre entreprise d'IA, xAI, en émet précisément pour son modèle Grok. En outre, le milliardaire a affiché un tempérament difficile à maîtriser.

    Le comportement d'Elon Musk durant le procès a également été source de tensions, notamment lorsqu'il a dû s'expliquer sur son attitude envers les équipes de sécurité. Il a été confronté au fait d'avoir qualifié les experts en sécurité d'OpenAI de « jackasses » (pouvant se traduit en français par crétins). Il a tenté de justifier cette remarque comme une tactique de management destinée à « bousculer les employés pour les maintenir sur la bonne voie ».

    La remise en question des motivations réelles d'Elon Musk

    Les premières auditions se sont révélées embarrassantes pour Elon Musk. Après avoir assuré solennellement devant le jury qu'il ne perdait jamais son sang-froid et ne criait jamais sur les gens, le milliardaire a fini par élever la voix de manière véhémente contre l'avocat d'OpenAI suite à une série de questions pressantes. Ce contraste entre ses affirmations et son comportement en direct a lourdement pesé sur son image auprès du juge et des jurés.

    La défense d'OpenAI a réussi à porter le débat sur des terrains qu'Elon Musk aurait préféré éviter, notamment en obtenant le droit d'examiner le bilan de sécurité de sa propre startup d'IA. Ce revers affaiblit sa posture de sauveur de l'humanité protégeant la mission éthique d'OpenAI, d'autant plus que xAI a été critiquée pour ses propres manquements. Enfin, les avocats d'Elon Musk n'ont pas réussi à exclure du dossier ses liens avec Donald Trump.

    La juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a accepté d'entendre des discussions sur ce sujet, OpenAI arguant qu'Elon Musk aurait utilisé son influence politique auprès de la Maison Blanche pour nuire aux contrats d'OpenAI au profit de ses propres intérêts commerciaux. Selon la partie adverse, ces éléments suggèrent que, dans cette affaire, Elon Musk agit par jalousie et par esprit de compétition plutôt que par pure préoccupation pour le bien public.

    En somme, Elon Musk a témoigné pendant trois jours en tant que premier témoin dans le cadre de son procès contre OpenAI. Mais les choses ne se sont pas passées comme il l'espérait. Voici les sept faux pas majeurs d'Elon Musk lors de son témoignage, tels que rapportés par certaines sources :

    • concessions juridiques imprévues : l'avocat d'OpenAI a réussi à lui faire faire plusieurs concessions importantes malgré les objections répétées de ses propres avocats ;
    • exposition du bilan de sécurité de xAI : Elon Musk a perdu la bataille pour empêcher que le dossier de sécurité de sa startup xAI ne soit examiné, ce qui a mis à mal sa réputation de protecteur de la mission éthique de l'IA ;
    • contradictions documentaires : Elon Musk a paru malhonnête à plusieurs reprises lorsque l'avocat d'OpenAI a présenté des documents et des messages qui contredisaient directement ses déclarations sous serment ;
    • insultes envers l'équipe de sécurité : l'attitude d'Elon Musk a été jugée peu sincère lorsqu'il a été confronté au fait d'avoir qualifié les experts en sécurité d'OpenAI de « crétins » ;
    • méconnaissance des « safety cards » : Elon Musk a admis ne pas savoir ce qu'étaient les fiches de sécurité (safety cards), alors que sa propre entreprise d'IA en publie pour son modèle Grok ;
    • perte de sang-froid en direct : après avoir affirmé qu'il ne perdait jamais son calme et ne criait jamais, il a fini par élever la voix de manière véhémente contre l'avocat de la partie adverse devant le jury ;
    • échec de l'exclusion des liens avec Donald Trump : les avocats d'Elon Musk n'ont pas réussi à écarter du procès ses relations avec Donald Trump.


    Le procès révèle la genèse d'OpenAI et les premiers défis

    L'histoire commence en novembre 2015, quand Elon Musk et Sam Altman, aux côtés de plusieurs chercheurs en IA, fondent OpenAI comme laboratoire à but non lucratif. La mission originelle : s'assurer que l'intelligence artificielle générale bénéficie à l'ensemble de l'humanité. À l'époque, Elon Musk était déjà une figure dominante d'industrie technologique grâce à SpaceX et Tesla ; Sam Altman était surtout connu pour avoir dirigé Y Combinator.

    L'idée centrale était de favoriser l'autonomisation individuelle et de contrer les approches centralisées de l'IA. Elon Musk insistait particulièrement sur « le caractère non lucratif de l'entreprise », soulignant que cette dernière devait se concentrer sur une diffusion large et bénéfique de la technologie.

    Cette vision a été formalisée dans les statuts de la société en décembre 2015, stipulant que l'organisation ne devait pas viser le gain privé, mais agir exclusivement à des fins caritatives pour le bien public. Pour concrétiser ce projet, Elon Musk s'était engagé sur un financement initial de cent millions de dollars dans OpenAI, tout en suggérant de recruter les meilleurs spécialistes en IA grâce à une mission forte plutôt qu'à des salaires mirobolants.

    Il a également joué un rôle clé dans l'acquisition de technologies critiques, comme le supercalculateur fourni par Nvidia, en précisant bien que le laboratoire d'IA était indépendant de ses autres entreprises comme Tesla. Sam Altman proposait d'utiliser les infrastructures de Y Combinator pour soutenir le lancement. Malgré un accord initial sur les objectifs, des tensions sont rapidement apparues concernant la structure de pouvoir au sein d'OpenAI.

    Des échanges datant de 2017 révèlent que Greg Brockman et Ilya Sutskever craignaient qu'Elon Musk ne cherche à obtenir un contrôle absolu sur l'AGI. Alors qu'Elon Musk détenait plus de 51 % des parts, les autres fondateurs plaidaient pour un accord garantissant une meilleure distribution du pouvoir. Face à ces inquiétudes, la réaction d'Elon Musk fut radicale : qu'ils fondent leur propre entreprise s'ils n'étaient pas satisfaits de son implication.

    Une bataille judiciaire aux enjeux multiples pour le secteur

    Bien que la bataille juridique porte officiellement sur des accusations de fraude et de rupture de contrat, elle s'inscrit surtout dans une lutte pour l'opinion publique et le contrôle du secteur de l'IA. Elle survient alors que les deux parties, via OpenAI et xAI, se préparent potentiellement à des introductions en bourse impliquant des centaines de milliards de dollars. Chacune des deux parties redoute les conséquences d'une défaite dans cet affrontement.


    L'issue de cet affrontement juridique est particulièrement scrutée, car elle pourrait influencer la manière dont OpenAI gère ses technologies de pointe et ses futures étapes de développement commercial. Si OpenAI perd ce procès, l'entreprise pourrait être contrainte à redevenir entièrement open source.

    La stratégie d'Elon Musk repose sur trois griefs principaux : la violation de la fiducie caritative d'OpenAI, l'enrichissement sans cause de Sam Altman et de Greg Brockman, et la commission de fraudes. Ses avocats soutiennent qu'il a été trompé en finançant OpenAI sous des conditions que les dirigeants n'ont pas respectées. OpenAI réfute ces allégations et accuse Elon Musk d'utiliser le système judiciaire pour avantager sa propre entreprise, xAI.

    OpenAI a précisé qu'Elon Musk avait lui-même proposé une structure lucrative dont il aurait eu le contrôle avant de se retirer du projet. Le procès met également en lumière des aspects privés et souvent désordonnés de la Silicon Valley, allant des rumeurs sur la consommation de substances par Elon Musk à des extraits de journaux intimes et des messages privés embarrassants qui impliquent d'autres figures comme Mark Zuckerberg, de Meta.

    Risques financiers et conséquences stratégiques du procès

    Ces révélations pourraient entacher la réputation d'OpenAI, qui se présente comme une société dédiée à la sécurité de l'humanité. Les témoignages attendus de hauts dirigeants de Microsoft et d'anciens cadres d'OpenAI risquent d'alimenter les critiques sur le manque de transparence et les comportements manipulateurs attribués au PDG d'OpenAI. Sam Altman est controversé dans l'industrie et est décrit par comme un « menteur sociopathe ».

    Au-delà de la réputation, les retombées financières pourraient être majeures puisque toute information scandaleuse est susceptible de faire dérailler les projets d'introduction en bourse. OpenAI fait déjà face à une pression accrue des investisseurs pour générer des revenus malgré des coûts de fonctionnement colossaux. À l'heure actuelle, l'entreprise de Sam Altman ne dégage aucun profit et se comporte comme une véritable fournaise financière.

    Le procès exacerbe les préoccupations. De son côté, Elon Musk est également vulnérable, car les détails révélés sur ses propres méthodes de recrutement ou sur ses relations personnelles pourraient influencer la confiance des investisseurs dans ses entreprises, notamment SpaceX. En fin de compte, même si Elon Musk ne gagne pas sur le plan purement légal, son action pourrait réussir à déstabiliser durablement la structure actuelle d'OpenAI.

    Si Musk gagne : le scénario open source et ses implications

    Parmi les remèdes réclamés par Elon Musk figure une demande jugée aussi radicale qu'improbable : contraindre OpenAI à rendre publics ses modèles et sa propriété intellectuelle, conformément à la charte de 2015. Concrètement, cela impliquerait de publier les poids des modèles GPT-4 et au-delà, ainsi que les architectures, données d'entraînement et procédures d'évaluation jalousement gardés depuis le virage commercial de la société.

    Les implications techniques seraient considérables. Des concurrents comme Google DeepMind ou Anthropic pourraient exploiter ces ressources pour réduire leur écart sur certains benchmarks. Ces concurrents d'OpenAI disposent déjà des infrastructures et des équipes nécessaires pour exploiter ces ressources.

    Plus significatif encore, des acteurs, tels que le chinois DeepSeek, pourraient s'appuyer sur les travaux d'OpenAI pour accélérer leur trajectoire, avec des conséquences directes sur l'équilibre géostratégique de la course à l'AGI. Les concurrents chinois d'OpenAI ont déjà démontré qu'une IA de premier rang pouvait être développée à une fraction du coût occidental, comme l'a prouvé DeepSeek avec son modèle R1 au début de l'année dernière.

    Pour les chercheurs indépendants et les développeurs open source, ce scénario représenterait une opportunité sans précédent : auditer des systèmes qui influencent déjà des millions de décisions quotidiennes, détecter des biais enfouis dans les couches d'entraînement, et construire des alternatives souveraines à l'échelle nationale ou régionale. Les États européens travaillant sur des modèles de fondation souverains y verraient une aubaine.

    Mais les partisans de la sécurité de l'IA soulèvent une objection de poids : les modèles d'OpenAI ont précisément été maintenus fermés pour éviter qu'ils ne facilitent la création d'armes biologiques, la désinformation ou le contournement des systèmes de cybersécurité. Les rendre publics par décision judiciaire, sans évaluation préalable des risques, reviendrait à résoudre un problème de gouvernance en en créant de bien plus graves.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la bataille juridique en cours entre Elon Musk et OpenAI ?
    Que pensez-vous des révélations du procès ? Quels impacts pourraient-elles avoir sur les deux parties ?
    Que pensez-vous du comportement d'Elon Musk pendant les premières auditions ? Cela pourrait-il jouer en sa défaveur ?
    Dans le cas où OpenAI perdrait le procès, que pensez-vous du scénario open source et des implications techniques pour l'entreprise ?

    Voir aussi

    Musk et Altman s'affrontent au tribunal : Elon Musk veut prouver qu'OpenAI a renoncé à sa mission de rester une organisation à but non lucratif au service de l'humanité

    Le procès Musk contre Altman pourrait forcer OpenAI à ouvrir ses modèles IA au monde entier, exactement ce que ses fondateurs avaient promis avant d'oublier leur serment

    Le pari risqué de Larry Ellison : Oracle mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ? L'action Oracle chute après qu'OpenAI a manqué ses objectifs de revenus

  7. #47
    Membre actif
    Profil pro
    Inscrit en
    Novembre 2003
    Messages
    181
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2003
    Messages : 181
    Par défaut
    Si 2 personnes A et B commettent un crime, pourquoi excuserait-on le crime de la personne B sous prétexte que la personne A en a commis un aussi ?
    Je sais bien que dans le cas d'Elon Musk et d'OpenAI ne sont pas comparables à des crimes, mais la logique de la défense d'OpenAI qui est d'attaquer la crédibilité d'Elon Musk pour se rendre eux-mêmes "excusables" n'est-elle pas un peu la même ?

  8. #48
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    690
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 690
    Par défaut Deux jours avant le début du procès contre OpenAI, Elon Musk aurait contacté OpenAI pour un accord à l’amiable
    Deux jours avant le début du procès contre OpenAI, Elon Musk aurait contacté le président d’OpenAI, Greg Brockman, afin d’envisager un accord à l’amiable avant la bataille juridique entre les deux parties

    Dans le procès opposant Elon Musk à OpenAI, Musk aurait contacté le président d’OpenAI, Greg Brockman, pour explorer la possibilité d'un règlement à l'amiable, deux jours seulement avant le début de la bataille juridique entre les parties devant le tribunal fédéral d'Oakland, en Californie. Un document indique que Musk a contacté Brockman pour évaluer l'intérêt de ce dernier à résoudre le litige avant le procès. Lorsque Brockman a suggéré que les deux parties renoncent à leurs poursuites, Musk aurait répondu : « D’ici la fin de la semaine, Sam et toi serez les hommes les plus détestés d’Amérique. Si tu insistes, il en sera ainsi ».

    Elon Musk est un entrepreneur, homme d'affaires et homme politique de nationalité sud-africaine, canadienne et américaine. Milliardaire, il est en 2022 et depuis 2024 la personne la plus riche du monde. En 2015, il cofonde et devient coprésident d'OpenAI, une association de recherche promouvant l'intelligence artificielle amicale, qu'il quitte en 2018. En 2023, il fonde la société xAI dans le domaine de l'intelligence artificielle. À partir de la fin des années 2010, ses actions et déclarations, dont certaines relèvent de la désinformation et des théories du complot, sont régulièrement médiatisées.

    Depuis qu'OpenAI a décidé d'adopter un modèle commercial pour financer ses recherches et ses développements coûteux, Elon Musk n'a cessé de déposer des plaintes contre la société. Dans le procès opposant Elon Musk à OpenAI, Elon Musk a réclamé jusqu'à 134 milliards de dollars à OpenAI, le créateur de ChatGPT, et à Microsoft, affirmant que l'entreprise d'IA l'a escroqué en s'écartant de ses origines à but non lucratif. Puis Elon Musk a modifié sa plainte pour dommages et intérêts de 150 milliards de dollars contre OpenAI, précisant que les dédommagements accordés dans le cadre de cette affaire devraient être versés à la branche caritative de l'entreprise plutôt qu'à lui-même.

    Ce début du mois de mai 2026, l'affrontement d'Elon Musk et de Sam Altman devant le tribunal a commencé avec des enjeux considérables, tournant autour de la trahison, de la tromperie et de l'ambition débridée qui auraient brouillé la vision autrefois partagée par ces milliardaires en désaccord sur le développement de l'IA. Le procès civil accuse Sam Altman, PDG d’OpenAI, ainsi que son bras droit et cofondateur, Greg Brockman, d’avoir trahi Musk en s’écartant de la mission fondatrice de la société de San Francisco, qui était d’être le gardien altruiste d’une technologie révolutionnaire. Le procès allègue qu’ils ont réorienté OpenAI vers un modèle lucratif dans son dos. L’issue du procès pourrait faire basculer l’équilibre des pouvoirs dans le domaine de l’IA.

    Nom : 1.jpg
Affichages : 3542
Taille : 34,1 Ko

    Selon un nouveau rapport, Elon Musk aurait contacté Greg Brockman quelques jours avant le début du procès contre OpenAI. Selon un document judiciaire, l'homme le plus riche du monde aurait contacté Brockman pour explorer la possibilité d'un règlement à l'amiable, deux jours seulement avant le début de la bataille juridique entre les parties devant le tribunal fédéral d'Oakland, en Californie. Le document indique que Musk a contacté Brockman pour évaluer l'intérêt de ce dernier à résoudre le litige avant le procès. Lorsque Brockman a suggéré que les deux parties renoncent à leurs poursuites, Musk aurait répondu : « D’ici la fin de la semaine, Sam et toi serez les hommes les plus détestés d’Amérique. Si tu insistes, il en sera ainsi ».

    Cet échange s’inscrit dans le cadre d’un procès en cours intenté par Musk contre OpenAI, dans lequel il affirme que l’organisation s’est éloignée de sa mission initiale à but non lucratif. Musk affirme que la transition vers une structure à but lucratif a donné la priorité aux rendements financiers plutôt qu’à l’objectif de développer l’IA pour le bien public. Il réclame des changements au sein de la direction de l’entreprise et des dommages-intérêts s’élevant, selon certaines sources, à 150 milliards de dollars de la part d’OpenAI et de Microsoft, l’un de ses principaux investisseurs. Le procès est en cours et des témoignages clés sont attendus. L’affaire est jugée par la juge fédérale américaine Yvonne Gonzalez Rogers et a débuté à Oakland.

    La procédure devrait se poursuivre pendant plusieurs semaines, un verdict pouvant être rendu d'ici la mi-mai. Musk a déjà témoigné, déclarant qu'il n'avait pas lu les termes détaillés d'un accord de 2017 relatif aux changements structurels d'OpenAI, se concentrant plutôt sur ses points principaux. Des personnalités clés, dont Sam Altman, Brockman et Satya Nadella, devraient témoigner plus tard au cours du procès. L'échange rapporté entre Musk et Brockman reflète les relations tendues entre les parties à mesure que l'affaire se déroule.

    Le procès a attiré l'attention sur des questions plus larges concernant la gouvernance, le financement et l'orientation du développement de l'IA. À mesure que la procédure se poursuit, l'issue de l'affaire pourrait influencer la manière dont les partenariats et les structures organisationnelles sont organisés au sein du secteur de l'IA. Pour l'instant, la bataille juridique entre Elon Musk et Sam Altman apporte son lot de révélations. Des courriels remontant à 2015 donnent un aperçu des fondements d'OpenAI et des tensions qui régnaient au sein de l'entreprise dès ses débuts.

    Ces révélations surviennent alors que l'entreprise traverse une période de turbulences internes profondes. OpenAI a souligné l'hypocrisie d'Elon Musk et affirme que ce dernier était partisan d'un projet visant à transformer la startup en entreprise lucrative avant son départ. De son côté, Elon Musk s'est montré particulièrement confus lors des premières auditions. Le milliardaire s'est notamment contredit à plusieurs reprises.

    Source : Tribunal fédéral d'Oakland, en Californie.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette étude est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le procès Musk contre Altman pourrait forcer OpenAI à ouvrir ses modèles IA au monde entier, exactement ce que ses fondateurs avaient promis avant d'oublier leur serment

    Le meilleur allié de Sam Altman au procès qui pourrait redessiner l'avenir de l'IA ? Elon Musk lui-même qui n'a pas réussi à traverser un contre-interrogatoire sans se contredire

    Avant qu'ils ne deviennent ennemis, Sam Altman a dit à Elon Musk : « Je t'aide, toi et tous les autres, à empêcher Google de contrôler l'AGI, tu es mon héros »
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  9. #49
    Inactif  

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 084
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 084
    Par défaut Le président d'OpenAI révèle que ses parts dans la société valent 30 Mds $ sans qu'il ait investi un centime
    Le président d'OpenAI reconnaît à la barre que ses parts dans la société valent 30 milliards de dollars sans qu'il ait investi un centime,
    Greg Brockman note que Musk a recruté des employés de la société pour travailler gratuitement sur l'Autopilot de Tesla

    30 milliards de dollars sans avoir investi un centime : au procès Musk contre OpenAI, Greg Brockman incarne à lui seul la contradiction d'une entreprise qui se dit encore à but non lucratif tout en ayant fait naître des fortunes colossales dans ses propres rangs. La deuxième semaine d'audience à Oakland a transformé ce qui ressemblait à un règlement de comptes entre milliardaires en un débat de fond sur la nature même de l'IA et ceux qui la contrôlent.

    Quand l'avocat de Musk, Steven Molo, a demandé à Greg Brockman de confirmer la valeur de ses parts dans OpenAI, la réponse a résonné dans la salle d'audience du tribunal fédéral Ronald V. Dellums d'Oakland comme un aveu involontaire : près de 30 milliards de dollars. La réplique de Molo est restée dans les comptes rendus du jour : « Vous vous retrouvez juste 30 milliards de dollars plus riche ? » Brockman a répondu que la rémunération avait toujours été « secondaire par rapport à la mission ».

    Ce qui rend la situation particulièrement saisissante, c'est que Brockman n'a personnellement investi aucun argent dans OpenAI. Sa participation lui a été octroyée par le conseil d'administration en 2018, des années avant le lancement de ChatGPT, à une époque où rien ne garantissait que l'organisation réussirait ni financièrement ni technologiquement. Brockman a précisé qu'il n'avait pas participé au vote du conseil qui lui avait attribué ces parts.

    Cette participation le placerait, selon Forbes, entre la 80e et la 90e position mondiale des fortunes personnelles. Il détient par ailleurs 471 millions de dollars en actions de Stripe, où il avait servi comme directeur technique avant OpenAI.

    La défense d'OpenAI a tenté de contrebalancer cette image en rappelant que la fondation à but non lucratif détient elle-même une participation d'une valeur supérieure à 150 milliards de dollars dans la société, et que les employés possèdent collectivement environ 25 % des parts. Argument de portée limitée face à la force rhétorique du chiffre brut.

    Le journal intime qui contredit la mission

    La stratégie de l'équipe juridique de Musk s'est construite autour d'une contradiction documentaire : d'un côté, les déclarations publiques de Brockman sur la primauté de la mission humaniste ; de l'autre, son journal personnel. Une entrée de 2017 introduite devant le jury montre Brockman écrivant : « Financièrement, qu'est-ce qui me permettra d'atteindre 1 milliard de dollars ? »

    Molo a tenté de montrer aux neuf jurés que les intérêts financiers de Brockman dans d'autres sociétés (comme la société de cloud computing CoreWeave ou la firme de fusion Helion Energy, qui ont conclu des accords avec OpenAI) étaient problématiques. Dans ses courriels, Brockman affirmait que « notre principal atout est la haute moralité » ; son journal raconte une autre histoire.

    L'épisode du don promis de 100 000 dollars est devenu un autre angle d'attaque efficace. Brockman avait promis de donner personnellement cette somme à OpenAI. Il ne l'a jamais fait. Sur la barre, il a justifié ce manquement en expliquant qu'il avait demandé à Sam Altman quand effectuer ce don, et qu'Altman lui avait dit qu'il le ferait savoir. Molo n'a pas manqué de souligner l'ironie : l'homme qui n'a pas versé 100 000 dollars n'a pas non plus donné les 29 milliards restants à la fondation. Brockman n'a pas eu de réponse directe à cette question.

    Nom : elon sam.png
Affichages : 3261
Taille : 577,5 Ko

    Musk, Tesla et le travail gratuit d'OpenAI

    L'une des révélations les plus explosives de la semaine est venue de Brockman lui-même, sur un sujet que personne n'attendait. Brockman a révélé que Musk avait recruté plusieurs employés d'OpenAI pour effectuer des mois de travail gratuit pour lui chez Tesla. Ce travail portait principalement sur la refonte de l'approche de la conduite autonome au sein de l'équipe Autopilot, en 2017.

    Concernant le départ du chercheur Andrej Karpathy pour Tesla, Brockman a déclaré que Musk lui avait présenté des « excuses et une confession » après le fait accompli, et que ni Musk ni Karpathy ne l'avaient informé à l'avance du départ prévu. Ce témoignage va à l'encontre de la version de Musk, qui avait affirmé lors de la première semaine que Karpathy avait planifié son départ de lui-même.

    Brockman a également décrit Musk comme quelqu'un qui ne comprenait pas vraiment l'IA, et qui aurait humilié un chercheur au point que celui-ci avait failli quitter le domaine. Ce chercheur est devenu par la suite l'une des figures clés derrière ChatGPT.


    La scène du tableau arraché et la mécanique de la colère

    Le procès a aussi fourni des moments de pure dramaturgie. Brockman a témoigné que lors d'une réunion portant sur la répartition des participations dans une éventuelle filiale à but lucratif, quelque chose avait radicalement changé dans l'attitude de Musk. « Quelque chose s'est transformé en lui. On le sentait. Il était en colère, bouleversé », a-t-il dit. Musk aurait alors arraché une peinture représentant une Tesla Model 3 du mur, commencé à quitter la pièce, puis s'est retourné pour exiger de savoir quand les cofondateurs allaient quitter la société.

    Ce portrait d'un Musk impulsif et incontrôlable lorsque ses intérêts financiers sont menacés tranche avec la narration qu'il a lui-même construite lors de la première semaine : celle d'un philanthrope idéaliste, trahi par ses associés. Musk réclame jusqu'à 134 milliards de dollars en dommages et intérêts, ainsi que l'éviction d'Altman et de Brockman de leurs postes, et le retour d'OpenAI à sa structure d'origine à but non lucratif.

    Le texto menaçant et le refus d'un règlement

    Deux jours avant l'ouverture du procès, Musk avait contacté Brockman pour sonder la possibilité d'un règlement à l'amiable. Lorsque Brockman avait proposé que les deux parties abandonnent leurs plaintes respectives, Musk avait répondu : « D'ici la fin de cette semaine, toi et Sam serez les hommes les plus détestés d'Amérique. Si tu insistes, il en sera ainsi. » Les avocats d'OpenAI ont tenté de faire admettre cet échange comme pièce à conviction, mais la juge Yvonne Gonzalez Rogers a refusé de l'admettre.

    La menace dit beaucoup sur la nature réelle de ce conflit. Ce n'est pas seulement une dispute juridique sur la gouvernance des structures à but non lucratif, c'est une guerre personnelle entre des hommes dont les ego et les fortunes ont grandi ensemble avant de diverger.

    Stuart Russell à 5 000 dollars de l'heure : l'IA dans le prétoire

    Premier témoin cité ce lundi par l'équipe Musk, Stuart Russell, professeur à Berkeley et l'un des auteurs du manuel de référence mondial sur l'intelligence artificielle, a témoigné comme expert en risques liés à l'IA. Il a été rémunéré 5 000 dollars de l'heure pour 40 heures de travail préparatoire, soit environ 235 000 dollars au total, représentant environ 20 % de ses revenus annuels. À titre de comparaison, les experts judiciaires dans les affaires à forts enjeux perçoivent habituellement entre 500 et 1 000 dollars de l'heure.

    Les préoccupations de Russell concernant les risques existentiels liés à une IA non contrainte n'ont pas pu être exposées en audience publique : les avocats d'OpenAI ont objecté, et la juge a limité la portée de son témoignage. Russell a donc pu aborder le biais algorithmique, la désinformation et les risques de déplacements d'emplois massifs, mais pas l'argument central qui justifiait sa présence : le danger d'une course effrénée vers l'AGI.

    Cette restriction illustre une tension au cœur du procès. Musk se présente comme le défenseur d'une IA sûre et bénéfique pour l'humanité et engage un expert en sécurité de l'IA à prix d'or pour l'étayer. Mais la quasi-totalité des fondateurs d'OpenAI ont eux-mêmes mis en garde contre les risques de l'IA, tout en s'efforçant de la développer le plus vite possible et d'en tirer des bénéfices financiers considérables. La contradiction n'est pas le privilège d'un seul camp.


    Ce que le procès dit vraiment sur OpenAI

    Au-delà des révélations personnelles et des coups de théâtre, ce procès soulève une question de fond que la Silicon Valley n'a jamais vraiment voulu affronter : peut-on concilier une mission déclarée de bénéfice universel avec l'accumulation de fortunes individuelles colossales au sein de l'organisation censée porter cette mission ?

    OpenAI, dont la filiale commerciale est valorisée à 840 milliards de dollars, défend une structure révisée qui maintiendrait la fondation à but non lucratif tout en modifiant l'entité opérationnelle. Brockman a insisté sur le fait que la société reste gouvernée par une fondation à but non lucratif. Mais quand son président personnel est désormais l'une des 90 plus grandes fortunes mondiales sans avoir investi un centime, la distinction juridique peine à convaincre.

    La prochaine grande audience devrait voir témoigner Shivon Zilis, ancienne administratrice d'OpenAI et mère de quatre enfants de Musk, une présence qui promet d'ajouter encore une couche de complexité personnelle à une affaire déjà chargée en rebondissements.

    Sources : Courthouse News Service, vidéos dans le texte

    Et vous ?

    Une organisation peut-elle rester crédible dans sa mission d'intérêt général lorsque ses dirigeants fondateurs accumulent des dizaines de milliards de dollars de patrimoine sans avoir investi un centime ? Où se situe la limite entre juste rémunération et captation d'une ressource collective ?

    Le fait que Musk lui-même ait participé à des négociations sur des participations en capital dans une éventuelle filiale commerciale dès 2017 invalide-t-il son argumentation sur la trahison de la mission originelle d'OpenAI ?

    Stuart Russell a été empêché d'exposer ses arguments sur les risques existentiels de l'IA devant le jury. Cela reflète-t-il une difficulté structurelle du système judiciaire à traiter des enjeux technologiques à long terme ? Si oui, quels mécanismes alternatifs imaginer ?

    Le travail gratuit d'employés d'OpenAI pour Tesla, si avéré, constituerait-il un détournement de ressources d'une organisation à but non lucratif au profit d'une entreprise privée ? Quelles seraient les implications légales et éthiques ?

    Ce procès va-t-il accélérer la réglementation des structures « capped-profit » utilisées par OpenAI, Anthropic et d'autres labs ou au contraire légitimer ce modèle hybride si OpenAI obtient gain de cause ?

    Voir aussi :

    Elon Musk modifie sa plainte en dommages-intérêts de 150 milliards $ contre OpenAI, en précisant que tout montant accordé dans le cadre de l'affaire devrait être versé à la branche caritative de l'entreprise

    Deux jours avant le début du procès contre OpenAI, Elon Musk aurait contacté le président dOpenAI, Greg Brockman, afin d'envisager un accord à l'amiable avant la bataille juridique entre les deux parties
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  10. #50
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 203
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 203
    Par défaut Mira Murati déclare que Sam Altman a semé la méfiance et la confusion parmi les dirigeants d'OpenAI
    Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, déclare devant le tribunal que Sam Altman a semé la méfiance et la confusion parmi les hauts dirigeants de l'entreprise, dans le cadre du procès en cours

    Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a déclaré devant un tribunal fédéral californien que le PDG, Sam Altman, avait semé la confusion et la méfiance parmi les hauts dirigeants de la société d'intelligence artificielle (IA). Témoignant lors du procès intenté par Elon Musk contre OpenAI, elle a accusé Sam Altman d'avoir « semé le chaos » au sein de l'entreprise, affirmant qu'il lui était arrivé de se montrer trompeur envers elle et d'autres dirigeants. Murati affirme toutefois avoir plaidé en faveur du retour de Sam Altman à la tête de l'entreprise, craignant qu'OpenAI ne « s'effondre complètement » sans lui. Le témoignage présenté lors du procès a également révélé la collaboration entre l'ancienne dirigeante d'OpenAI et Satya Nadella, PDG de Microsoft, alors que la start-up traversait une période tumultueuse.

    Ce témoignage intervient alors que le procès qui oppose Elon Musk à OpenAI continue d’exposer les profondes fractures internes qui ont accompagné l’essor de l’entreprise. Au cœur de l'affaire se trouve la transformation d'OpenAI, créée en 2015 comme une organisation à but non lucratif, en un groupe commercial devenu l'une des sociétés les plus valorisées du secteur technologique. L'issue de ce procès pourrait contraindre OpenAI à ouvrir ses modèles d'IA au monde entier, conformément aux engagements initiaux pris lors de la création de l'entreprise.

    Ermira « Mira » Murati est une femme d'affaires albano-américaine. Elle a fondé une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle, Thinking Machines Lab, en février 2025. Auparavant, elle occupait le poste de directrice technique chez OpenAI et celui de responsable produit senior chez Tesla.

    Dans le cadre du procès intenté par Elon Musk contre OpenAI, dans lequel ce dernier accuse l’entreprise d'IA d’avoir renoncé à sa mission à but non lucratif, Mira Murati a déclaré devant le tribunal que Sam Altman avait semé la méfiance et la confusion parmi les hauts dirigeants de l’entreprise.

    Quelques heures après la publication en ligne d'articles relatant le témoignage de Mira Murati, Elon Musk a réagi publiquement à un message sur les réseaux sociaux qui la qualifiait de témoin clé dans cette affaire. Musk a écrit : « Mira est cool », suivi d'un emoji en forme de cœur, attirant ainsi l'attention en ligne au milieu de cette bataille juridique très médiatisée.


    Mira Murati affirme que Sam Altman a « semé le chaos »

    Le témoignage enregistré de Mira Murati a été diffusé devant un tribunal fédéral d’Oakland, en Californie, au cours de la deuxième semaine du procès. Évoquant le PDG Sam Altman, elle a déclaré : « Ce qui m’inquiétait, c’était que Sam disait une chose à une personne et exactement le contraire à une autre. »

    Elle a également affirmé que Sam Altman « semait le chaos » au sein de l'entreprise et a déclaré qu'il lui était arrivé de se montrer trompeur envers elle et d'autres dirigeants. Mira Murati a ajouté que, malgré ces inquiétudes, elle souhaitait toujours que Sam Altman reste PDG après son exclusion temporaire de l'entreprise en 2023.

    « OpenAI courait un risque catastrophique d'effondrement » a-t-elle déclaré. « Je craignais que l'entreprise ne disparaisse complètement. »

    Lorsque Mira Murati a brièvement occupé le poste de PDG d'OpenAI

    Après que Sam Altman eut été évincé d'OpenAI par le conseil d'administration en novembre 2023, Mira Murati a brièvement occupé le poste de PDG de l'entreprise.

    Dans son témoignage, elle a révélé qu'elle avait soutenu une initiative visant à faire revenir Sam Altman au poste de PDG, en insistant auprès des membres du conseil d'administration pour qu'ils fournissent des explications plus détaillées sur les raisons de son éviction.

    « Je me suis rendu compte que le conseil d’administration n’avait pas suivi une procédure digne de confiance pour le licenciement de Sam », a déclaré Mira Murati. « Avec le recul, on constate que la manière dont [les membres du conseil] ont géré la situation a provoqué un chaos total. »

    Mira Murati a quitté OpenAI en septembre 2024 pour créer sa propre start-up spécialisée dans l'IA, Thinking Machines Lab.


    Mira Murati qualifie Satya Nadella de « voix de la raison »

    Dans son témoignage, Mira Murati a révélé qu'elle était restée en contact étroit avec Satya Nadella, PDG de Microsoft, pendant la période tumultueuse qu'a connue OpenAI. Des SMS ont été présentés au tribunal, montrant qu'elle avait envoyé un message à Nadella pour lui demander de l'appeler afin de coordonner « comment parler de Sam ici ».

    Mira Murati a qualifié Satya Nadella de « voix de la raison », ajoutant : « C'était une situation un peu folle. » L'ancien dirigeant d'OpenAI a déclaré que des concurrents, notamment Google et les entreprises d'IA d'Elon Musk, avaient tenté de s'engouffrer dans la brèche pour débaucher le personnel d'OpenAI.

    « Il est très important que nous ne perdions pas nos chercheurs au profit de Demis ou d’Elon », aurait écrit Mira Murati dans un SMS adressé à Satya Nadella, faisant référence à Demis Hassabis, le PDG de Google DeepMind.

    Alors que le procès en cours ravive les interrogations sur le leadership de Sam Altman, plusieurs de ses anciens collaborateurs ont déjà remis en doute son expertise technique au sein d'OpenAI.

    Selon un article du New Yorker, certains ingénieurs et initiés ayant travaillé avec le PDG estimaient qu'il manquait d'expérience, tant en programmation qu'en apprentissage automatique, malgré son rôle central dans l'essor de l'entreprise. Le rapport affirme également que Sam Altman aurait parfois confondu certains termes techniques lors de discussions sur les systèmes d'IA. Les personnes citées dans le rapport le décrivent davantage comme un stratège capable d'attirer des investisseurs, des talents et des partenaires industriels que comme un expert technique.

    Source : Mira Murati, lors du procès intenté par Elon Musk contre OpenAI

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous le témoignage de Mira Murati crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le président d'OpenAI révèle que ses parts dans la société valent 30 milliards $ sans qu'il ait investi un centime et que Musk a recruté des employés de la société pour travailler gratuitement sur l'Autopilot

    Deux jours avant le début du procès contre OpenAI, Elon Musk aurait contacté le président dOpenAI, Greg Brockman, afin d'envisager un accord à l'amiable avant la bataille juridique entre les deux parties

    Le meilleur allié de Sam Altman au procès qui pourrait redessiner l'avenir de l'IA ? Elon Musk lui-même, qui n'a pas réussi à traverser un contre-interrogatoire sans se contredire
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  11. #51
    Inactif  

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 084
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 084
    Par défaut Elon Musk a tenté d'embaucher les fondateurs d'OpenAI pour créer une unité d'IA au sein de Tesla
    Elon Musk a tenté d'embaucher les fondateurs d'OpenAI pour créer une unité d'IA au sein de Tesla,
    la mère des enfants de Musk affirme qu'il a proposé à Altman un siège au conseil d'administration de Tesla.

    Semaine après semaine, le tribunal fédéral d'Oakland expose les coulisses d'OpenAI avec une brutalité inédite : tentatives de débauche, laboratoire IA fantôme chez Tesla, taupe au conseil d'administration. Le procès que personne ne devait gagner est en train de devenir le document fondateur le plus embarrassant de l'industrie de l'IA.

    Il y a onze ans, Sam Altman et Elon Musk cofondaient OpenAI en faisant une promesse solennelle : construire une intelligence artificielle dont « la technologie appartiendrait au monde ». Aujourd'hui, les deux hommes se font face devant un jury de neuf personnes dans un prétoire d'Oakland, Californie, pendant que leurs avocats projettent sur grand écran des SMS, des courriels internes et des entrées de journal qui réduisent cette promesse en miettes.

    Depuis l'ouverture des débats le 27 avril 2026, le procès Musk v. Altman est devenu bien plus qu'un litige sur la gouvernance d'une organisation à but non lucratif. Musk accuse Altman et Brockman d'avoir trahi leur engagement de maintenir OpenAI comme organisation non lucrative, après y avoir investi 38 millions de dollars. OpenAI, désormais valorisée à plus de 850 milliards de dollars et en route vers une introduction en Bourse potentiellement historique, a qualifié ces allégations de « sans fondement », soutenant que la démarche de Musk n'est qu'une manœuvre anticoncurrentielle destinée à freiner un rival.

    Mais ce qui ressort des audiences successives dépasse largement le cadre juridique : c'est la genèse trouble de l'IA générative moderne qui se dévoile, avec tous ses calculs d'intérêts, ses rivalités d'ego et ses ambiguïtés structurelles.

    Musk voulait absorber OpenAI dans Tesla et offrir un siège à Altman

    La révélation la plus retentissante de la deuxième semaine d'audience est venue d'une source inattendue : Shivon Zilis, ancienne membre du conseil d'administration d'OpenAI et mère de quatre des enfants d'Elon Musk. Son témoignage a mis en lumière le rôle central qu'elle a joué dans la circulation d'informations entre Musk et OpenAI durant des périodes critiques.

    Des courriels produits devant le tribunal révèlent que fin 2017, Musk envisageait non pas de quitter OpenAI, mais de l'absorber dans Tesla en y créant un laboratoire d'IA de premier rang destiné à concurrencer OpenAI elle-même et potentiellement DeepMind de Google. Selon Zilis, il fut même un temps où offrir à Sam Altman un siège au conseil d'administration de Tesla était « sur la table ». L'idée : intégrer les cerveaux d'OpenAI dans l'écosystème de Musk, tout en conservant l'étiquette de l'altruisme technologique.

    Ce laboratoire IA chez Tesla ne verra jamais le jour. Musk lancera finalement xAI en 2023, avant de le fusionner avec SpaceX et de rebaptiser l'entité combinée SpacexAI, remettant ainsi la question de l'IA au cœur de ses propres entreprises, mais sans OpenAI. Le détour par les tribunaux aura au moins eu le mérite de rendre public ce qui était resté confidentiel pendant près d'une décennie.


    La taupe et le recrutement secret : l'affaire Karpathy

    Le second volet explosif concerne Andrej Karpathy, l'un des chercheurs fondateurs d'OpenAI, qui rejoindra Tesla pour diriger son équipe Autopilot en 2017. Un courriel produit à l'audience montre que, peu après ce recrutement, Musk écrivait à un vice-président de Tesla : « Les gars d'OpenAI vont vouloir me tuer. Mais il fallait que ça se fasse. » Sur le stand des témoins, Musk avait pourtant soutenu que Karpathy avait de lui-même décidé de partir, et qu'il ne l'avait pas activement débauché.

    Après que l'avocat d'OpenAI a produit des SMS de Zilis célébrant l'offre de Musk à Karpathy et son acceptation, Zilis a concédé que c'est bien Musk qui avait approché Karpathy en premier. La version de Musk s'effondre en direct, devant le jury. Dans le même registre, un autre courriel montre Musk écrire à un cofondateur de Neuralink qu'ils pourraient « recruter indépendamment ou directement depuis OpenAI ». Mis en difficulté lors du contre-interrogatoire, Musk répond : « C'est un pays libre. »

    Cette séquence prend un relief particulier au regard du rôle de Zilis elle-même. Des SMS révèlent qu'en 2018, elle demandait à Musk si elle devait rester « proche et amicale » d'OpenAI « pour que les informations continuent de circuler ». Elle siégera au conseil d'administration d'OpenAI de 2020 à 2023, après que Musk aura quitté la structure et pendant qu'elle avait des enfants avec lui, une relation maintenue sous accord de confidentialité.


    Brockman démonte la thèse adverse, pièce par pièce

    Greg Brockman, président et cofondateur d'OpenAI, a occupé la barre deux jours durant, en début de deuxième semaine. Son témoignage a systématiquement contredit le récit de Musk sur la genèse de l'organisation. Brockman a déclaré n'avoir jamais pris d'engagement envers Musk sur la structure juridique de la société, et ne pas avoir entendu quiconque le faire. Sur la question de l'open source, pourtant présentée par Musk comme un principe fondateur : Brockman a répondu sobrement que ce n'était « honnêtement pas un sujet de conversation ».

    Brockman a également révélé que Musk avait mobilisé des employés d'OpenAI pour travailler gratuitement pendant des mois sur des projets Tesla, notamment pour refondre l'approche de développement de l'Autopilot en 2017. Et lorsque les discussions ont tourné à la question des parts dans une éventuelle filiale commerciale, discussions dont Musk se pose aujourd'hui en victime, Brockman a décrit une scène saisissante : Musk avait « changé » subitement, « quelque chose s'était brisé en lui », il était sorti de la pièce en rage, arrachant au passage un tableau représentant une Model 3 accroché au mur, avant de se retourner vers ses cofondateurs pour leur demander quand ils allaient quitter l'entreprise.

    La défense de Musk a tenté de retourner la situation en soulignant que Brockman, pour sa part, n'avait jamais honoré son engagement de contribuer 100 000 dollars à la fondation et qu'une entrée de son journal de 2017 se lisait : « Financièrement, qu'est-ce qui m'amènera à un milliard ? » L'image du cofondateur désintéressé en prend un coup, mais n'invalide pas pour autant les contradictions de Musk.

    Les enjeux industriels dépassent le prétoire

    Derrière les anecdotes de tableaux arrachés et de SMS gênants, le procès Musk v. Altman cristallise une tension structurelle qui traverse toute l'industrie de l'IA : peut-on concilier mission d'intérêt général et valorisation à neuf chiffres ?

    Musk a reconnu à la barre qu'il n'était pas fondamentalement opposé à une branche commerciale chez OpenAI, mais que celle-ci était devenue « la filiale commerciale qui avait fini par phagocyter la mission originelle ». Ses propres contradictions n'échappent pas aux avocats adverses : xAI, sa réponse à OpenAI, avait démarré comme « benefit corporation » avant de se convertir en C-corp classique. Il a lui-même admis qu'xAI avait utilisé « en partie » les modèles d'OpenAI pour entraîner les siens, qualifiant cela de « pratique standard ».

    Les enjeux financiers sont vertigineux. Si la juge Yvonne Gonzalez Rogers donne raison à Musk (elle seule tranchera, le jury n'ayant qu'un rôle consultatif), OpenAI pourrait voir son introduction en Bourse compromise. De l'autre côté, SpaceX, qui a absorbé xAI, vise elle-même une IPO en 2026 à 75 milliards de dollars de levée, ce qui en ferait potentiellement l'introduction en Bourse la plus importante de l'histoire. Les deux protagonistes ont donc des intérêts boursiers considérables à défendre et chacun accuse l'autre de les défendre au détriment du bien commun.

    Sam Altman et Satya Nadella, le PDG de Microsoft, doivent encore témoigner. Le premier sera le moment de vérité du procès ; le second, l'occasion d'examiner si le partenariat à 13 milliards de dollars entre Microsoft et OpenAI constitue une violation des règles de la concurrence. La juge a d'ores et déjà signalé son scepticisme face aux demandes de Musk, et s'est réservé le droit de fixer elle-même d'éventuelles réparations, sans l'avis du jury.

    Nom : elon sam.png
Affichages : 3596
Taille : 577,5 Ko

    Ce que le procès dit de l'IA en 2026

    Au-delà du spectacle judiciaire, ce procès est une radiographie de la manière dont se bâtissent les empires technologiques : des promesses philanthropiques instrumentalisées pour lever des fonds et recruter des talents, des structures hybrides à but non lucratif/lucratif conçues pour satisfaire à la fois les investisseurs et l'opinion, et des conflits d'intérêts soigneusement dissimulés jusqu'à ce qu'une salle d'audience les expose sous les projecteurs.

    Musk a finalement renoncé à toute réparation personnelle, s'engageant à verser d'éventuels dommages à la fondation OpenAI elle-même; un geste qui transforme l'ensemble du litige en bataille de principe, ou en opération de communication, selon le camp que l'on choisit. Ce qui est certain, c'est que les textes et courriels désormais versés au dossier public ont, selon les mots d'un observateur, « redessiné l'histoire officielle de la naissance d'OpenAI ».

    Le procès du siècle de l'IA se déroule dans une salle d'audience banale d'Oakland. Et il est loin d'être terminé.

    Sources : vidéos dans le texte

    Et vous ?

    La structure hybride non profit/for-profit d'OpenAI était-elle, dès l'origine, une contradiction insurmontable, ou une nécessité pragmatique pour financer la recherche en IA à grande échelle ?

    Le recrutement agressif de chercheurs entre laboratoires concurrents (OpenAI, Tesla, Google DeepMind, xAI) est-il un facteur de progrès ou un risque systémique pour la stabilité et la continuité des projets de long terme ?

    Shivon Zilis siégeait au conseil d'administration d'OpenAI tout en ayant des enfants avec Musk et en lui transmettant des informations internes. Quel mécanisme de gouvernance aurait pu, ou devrait pouvoir, prévenir ce type de conflit d'intérêts structurel ?

    Si Musk obtient gain de cause et qu'OpenAI est contrainte de revenir à un statut purement non lucratif, quelles seraient les conséquences concrètes sur le financement et le recrutement des autres grands laboratoires d'IA ?

    Le fait qu'xAI ait utilisé les modèles d'OpenAI pour entraîner Grok, reconnu par Musk lui-même sous serment, devrait-il avoir des conséquences juridiques distinctes du litige principal sur la gouvernance ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  12. #52
    Communiqués de presse

    Femme Profil pro
    Traductrice Technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    2 892
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : Traductrice Technique

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 2 892
    Par défaut Sam Altman a déclaré qu'Elon Musk souhaitait prendre le contrôle total d'OpenAI
    Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a déclaré qu'Elon Musk souhaitait prendre le contrôle total d'OpenAI, réfutant ainsi l'argument principal de Musk selon lequel Altman aurait trahi la mission caritative

    Le 12 mai, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a témoigné qu'Elon Musk souhaitait exercer un contrôle total sur OpenAI dès ses débuts, réfutant ainsi l'argument central de Musk selon lequel Altman et d'autres dirigeants auraient trahi la mission caritative de l'entreprise en l'orientant vers une structure à but lucratif. Au cours de son témoignage d'environ quatre heures, Altman a déclaré à la cour que Musk avait insisté pour détenir le contrôle majoritaire de toute version à but lucratif d'OpenAI, n'offrant qu'une vague promesse que sa part de participation diminuerait avec le temps.

    Début mai 2026, le procès d'Elon Musk contre OpenAI et Sam Altman a commencé avec des enjeux considérables, tournant autour de la trahison, de la tromperie et de l'ambition débridée qui auraient brouillé la vision autrefois partagée par ces milliardaires en désaccord sur le développement de l'IA. Le procès porte notamment sur la création en 2015 d’OpenAI, le créateur de ChatGPT, en tant que start-up à but non lucratif financée principalement par Musk avant de se transformer en une entreprise capitaliste désormais évaluée à 852 milliards de dollars. L’issue du procès pourrait faire basculer l’équilibre des pouvoirs dans le domaine de l’IA.

    Depuis, les révélations et les témoignages se sont succédés. Le 12 mai, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a témoigné qu'Elon Musk souhaitait exercer un contrôle total sur OpenAI dès ses débuts, réfutant ainsi l'argument central de Musk selon lequel Altman et d'autres dirigeants auraient trahi la mission caritative de l'entreprise en l'orientant vers une structure à but lucratif. Au cours de son témoignage d'environ quatre heures, Altman a déclaré à la cour que Musk avait insisté pour détenir le contrôle majoritaire de toute version à but lucratif d'OpenAI, n'offrant qu'une vague promesse que sa part de participation diminuerait avec le temps.

    Altman a déclaré qu'il ne croyait pas que Musk ferait marche arrière. « Je pense qu’il voulait exercer un contrôle à long terme et qu’il l’aurait obtenu si nous avions accepté la structure qu’il souhaitait », a déclaré Altman à la cour. Altman a expliqué que deux facteurs avaient motivé la volonté de Musk d’exercer une domination : une réticence générale à confier à d’autres des décisions importantes, et une règle que Musk s’était imposée, selon laquelle il ne s’impliquerait que dans des projets dont il tiendrait les rênes. « Cela me mettait extrêmement mal à l’aise », a déclaré Altman.

    Les deux parties se sont également affrontées au sujet des principes fondateurs d’OpenAI. Altman a expliqué que la société avait été créée en partie sur la conviction qu’aucune personne ne devrait contrôler l’intelligence artificielle générale si celle-ci venait à être mise au point. La question de savoir ce qu'il adviendrait d'OpenAI si Musk venait à mourir alors qu'il en avait le contrôle lui a été posée directement par les cofondateurs, a témoigné Altman ; Musk s'est contenté de hausser les épaules, affirmant que la question ne lui avait pas traversé l'esprit et évoquant l'idée que ses enfants pourraient en hériter — une réponse qu'Altman a qualifiée à la barre de « moment à glacer le sang ».


    L'avocat de Musk, Steven Molo, a utilisé son contre-interrogatoire pour remettre en cause la crédibilité d'Altman, le pressant de questions sur les accusations de malhonnêteté portées par d'anciens collègues, notamment l'ancien directeur scientifique d'OpenAI, Ilya Sutskever, qui a témoigné le 11 mai avoir rassemblé des preuves de ce qu'il a décrit comme un comportement trompeur systématique de la part d'Altman. Le contre-interrogatoire a débuté par une question directe de Molo — « Êtes-vous totalement digne de confiance ? » — à laquelle Altman a d'abord répondu « Je crois que oui », avant de rectifier rapidement en affirmant sans réserve que oui.

    Altman est également revenu sur les circonstances de son éviction en 2023, la qualifiant de « trahison incroyable » qui l’avait pris complètement au dépourvu. Le conseil d’administration, a-t-il déclaré, n’avait fourni que peu de justifications — se contentant d’affirmer qu’il n’avait pas été suffisamment franc avec eux. Dans l’un des moments les plus émouvants de son témoignage, Altman a déclaré : « J’avais consacré les dernières années de ma vie à ce projet. Je la voyais sur le point d’être détruite. »

    Concernant la structure d’OpenAI, Altman a déclaré que Musk avait quitté l’organisation parce qu’il avait perdu confiance en ses perspectives d’avenir, et non parce qu’il avait été évincé à la suite d’un différend de principe. Pour prouver la perte de confiance de Musk dans l’organisation, Altman a cité un e-mail envoyé par Musk en décembre 2018, dans lequel celui-ci déclarait qu’OpenAI n’avait aucune chance face à des concurrents comme DeepMind de Google sans une refonte complète — des mots qui, selon Altman, l’ont marqué, les décrivant comme « gravés dans ma mémoire ».

    Le procès porte sur l’action en justice intentée par Musk en 2024 contre OpenAI, Altman et le président d’OpenAI, Greg Brockman, dans laquelle Musk allègue que les trois hommes ont détourné l’entreprise de la structure à but non lucratif sous laquelle elle avait été fondée en 2015. Au cœur du grief de Musk se trouve l’affirmation selon laquelle les quelque 38 millions de dollars qu’il a versés à OpenAI ont finalement été affectés à des fins commerciales qu’il n’a jamais approuvées.

    OpenAI, dont la valorisation auprès des investisseurs privés dépasse désormais 850 milliards de dollars, a rétorqué que Musk avait compris et accepté dès le départ l’orientation à but lucratif de l’entreprise, et que son procès n’avait vu le jour qu’après l’échec de sa tentative de prendre la direction de l’entreprise. Les mesures de réparation demandées par Musk comprennent la destitution d’Altman et de Brockman de leurs fonctions et l’obligation de réaffecter plus de 130 milliards de dollars à la fondation à but non lucratif d’OpenAI.

    Durant le procès, lors de son témoignage de trois jours, Elon Musk a tenté de démontrer qu'OpenAI avait trahi sa mission originelle de but non lucratif au profit d'intérêts financiers privés menés par son PDG Sam Altman. Cependant, cette phase initiale du procès a été marquée par plusieurs difficultés pour le milliardaire, qui a vu sa crédibilité mise à rude épreuve face à l'avocat d'OpenAI, William Savitt, au cours de plusieurs auditions.

    L'affaire passera bientôt à la phase des plaidoiries finales, après quoi les délibérations du jury composé de neuf personnes pourraient commencer ; le verdict du jury est toutefois purement consultatif, laissant à la juge Yvonne Gonzalez Rogers, de la Cour fédérale du district nord de Californie, le soin de trancher en dernier ressort sur la responsabilité.

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce témoignage de Sam Altman est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Elon Musk a tenté d'embaucher les fondateurs d'OpenAI pour créer une unité d'IA au sein de Tesla. La mère des enfants de Musk affirme qu'il a proposé à Sam Altman un siège au conseil d'administration de Tesla

    Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, déclare devant le tribunal que Sam Altman a semé la méfiance et la confusion parmi les hauts dirigeants de l'entreprise, dans le cadre du procès en cours

    Sam Altman : Il prêchait la régulation de l'IA, la combattait en coulisses, quémandait l'argent des émirats et a fait enterrer l'enquête sur son licenciement, selon une enquête de 18 mois sur le PDG d'OpenAI
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

Discussions similaires

  1. Réponses: 0
    Dernier message: 21/01/2025, 17h46
  2. Réponses: 0
    Dernier message: 12/05/2024, 15h26
  3. Réponses: 7
    Dernier message: 09/05/2022, 17h56
  4. Réponses: 15
    Dernier message: 11/02/2022, 09h15
  5. L'IA de génération de texte d'Elon Musk trop dangereuse pour être rendue publique
    Par Stan Adkens dans le forum Intelligence artificielle
    Réponses: 18
    Dernier message: 12/06/2020, 19h41

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo