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Emploi Discussion :

Par défaut Meta traverse une crise de moral sans précédent depuis le scandale Cambridge Analytica


Sujet :

Emploi

  1. #161
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    Par défaut Meta a attribué à six cadres des options d'une valeur pouvant atteindre 921 millions de dollars chacune
    Meta a attribué à six cadres des options d'une valeur pouvant atteindre 921 millions de dollars chacune, puis a supprimé 8 000 emplois après un trimestre record de 56,3 milliards de dollars

    Meta a récemment procédé au licenciement de 8 000 personnes pour accroître son efficacité. Cette réduction est intervenue malgré des résultats financiers records affichant un chiffre d'affaires de 56,3 milliards de dollars. Elle coïncide également avec l'attribution de primes massives en actions à six hauts dirigeants, dont la valeur estimée peut atteindre 921 millions de dollars chacune. L'entreprise réoriente massivement ses ressources vers l'IA, augmentant ses prévisions de dépenses pour acquérir des infrastructures de pointe. Les investisseurs restent toutefois prudents face à l'ampleur de ces investissements et à une légère baisse de l'engagement des utilisateurs.

    Meta a enregistré « le meilleur premier trimestre » de son histoire, avec un chiffre d’affaires de 56,3 milliards de dollars, en hausse de 33 % par rapport à l’année précédente, soit sa croissance la plus rapide depuis 2021. Le rapport montre que plus de 55 milliards de dollars de ce total du premier trimestre provenaient de la publicité, avec une hausse de 19 % du nombre d’impressions publicitaires et un bond de 12 % du prix du prix moyen par annonce.

    Le résultat net s’est établi à 26,8 milliards de dollars. Toutefois, 8,03 milliards de dollars du résultat net correspondaient à un avantage fiscal ponctuel lié à la loi « One Big Beautiful Bill Act ». Si l’on exclut ce montant, le bénéfice ajusté s’élevait à 7,31 dollars par action, un chiffre toujours supérieur aux 6,79 dollars attendus par les analystes de Wall Street. Toutefois, cela ne correspond pas à une hausse de 61 % de l’activité réelle du géant de Menlo Park.

    Et juste après la publication des résultats financiers, l’action Meta a chuté d’environ 7 % en séance prolongée. Ce qui a inquiété les investisseurs, ce sont les prévisions de dépenses. L'entreprise table désormais sur des dépenses d’investissement comprises entre 125 et 145 milliards de dollars pour l’année, contre une estimation précédente de 115 à 135 milliards de dollars, soit près du double de ce qu’elle a dépensé pendant l'exercice précédent.

    L'IA accapare une large part des ressources financières de Meta

    Ces investissements sont principalement destinés au développement de l'infrastructure technologique, aux centres de données et à l'acquisition de puces d'IA. Dans son rapport, Meta justifie sa stratégie comme suit : « cela reflète nos prévisions concernant la hausse des prix des composants cette année et, dans une moindre mesure, les coûts supplémentaires liés aux centres de données destinés à soutenir la capacité pour les années à venir ».


    Mais des doutes émergent. Cette orientation pose la question de savoir si ces investissements massifs génèreront à terme suffisamment d'engagement et de croissance pour justifier la facture, sachant que ce sont toujours les revenus publicitaires classiques qui portent l'entreprise à l'heure actuelle.

    Ces investissements colossaux dans l'IA se sont accompagnés d'une restructuration humaine drastique. Le 23 avril, le directeur des ressources humaines de Meta a envoyé une note de service annonçant qu’environ 10 % des 77 986 employés de l’entreprise, soit environ 8 000 personnes, perdraient leur emploi. Meta a aussi supprimé 6 000 postes vacants et réaffecté environ 7 000 employés à des équipes nouvellement créées, spécialisées dans l’IA.

    Selon la note de service, ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts de Meta visant à « gérer l’entreprise plus efficacement » et à lui permettre de « compenser les autres investissements qu'elle réalise ». Le PDG Mark Zuckerberg avait laissé entrevoir cette orientation dès janvier : « nous commençons à voir des projets qui nécessitaient auparavant de grandes équipes être désormais menés à bien par une seule personne très talentueuse ».

    Un contraste entre licenciements et rémunérations des cadres

    Ce plan social massif contraste fortement avec une décision prise en toute discrétion quelques semaines plus tôt. Six semaines avant la publication des résultats, des documents déposés auprès de la SEC ont révélé un nouveau plan d’options sur actions destiné à six cadres supérieurs. Chaque dirigeant a reçu 653 865 options sur actions. Il s’agit de la première attribution d’options aux dirigeants de Meta depuis son introduction en bourse en 2012.

    Le montant versé aux dirigeants concernés dépendra de l’atteinte par le cours de l’action Meta d’une série d’objectifs, allant de 1 116 dollars dans le scénario le plus bas à 3 727 dollars dans le scénario le plus élevé. Si l’action n’atteint jamais 1 116 dollars d’ici 2031, les dirigeants ne recevront rien.

    Si l'action Meta atteint l’objectif maximal, chaque paquet d’options vaudrait 625,6 millions de dollars. Avec les attributions supplémentaires d’actions restreintes pour certains dirigeants, leur rémunération potentielle totale s’élève à 921 millions de dollars chacun. Pour atteindre la rémunération maximale, la capitalisation boursière de Meta devrait atteindre 9 500 milliards de dollars, un niveau qu’aucune entreprise au monde n’a jamais atteint.

    La situation de Meta n'est pas un cas isolé, et illustre plutôt une tendance lourde dans l'industrie technologique. Des acteurs majeurs tels qu'Amazon, Salesforce et Snap ont également procédé à d'importantes coupes dans leurs effectifs cette année, toutes justifiées par la volonté de gagner en efficacité grâce à l'IA. Ces entreprises opèrent ainsi une transition profonde consistant à remplacer le capital humain par des infrastructures technologiques.

    Un climat social particulièrement lourd règne au sein de Meta

    Selon plusieurs rapports récents, Meta traverse une période de forte tension interne, caractérisée par un moral des employés au plus bas. Cette situation découle de la restructuration profonde entamée en mai 2026. Ces licenciements massifs surviennent alors que l'entreprise se porte très bien financièrement, ayant même enregistré des revenus trimestriels records dépassant les 56 milliards de dollars au moment de l'annonce de la restructuration.

    Depuis 2022, la société a supprimé près de 25 000 postes afin de financer une réorientation stratégique et extrêmement coûteuse vers les infrastructures d'IA. Cette quête intervient après que Meta a perdu environ 80 milliards de dollars dans le métavers, qui était à l'origine du changement de nom de l'entreprise.

    Dans ce contexte très délicat, le PDG Mark Zuckerberg a envoyé une note interne pour inciter ses équipes à participer à un grand événement d'entreprise, un hackathon axé sur l'IA prévu pour le mois de juillet. Il a également profité de cette communication pour proposer un accès à des bureaux permanent, remettant ainsi en lumière le système controversé des bureaux partagés, ou « hot desks », que les employés de Meta subissent au quotidien.

    L'initiative du hackathon, qui était traditionnellement conçue pour encourager l'expérimentation et la camaraderie entre les ingénieurs de l'entreprise, a été perçue en interne comme une grave erreur d'appréciation et une incapacité à comprendre le mal-être général. « L'obsession des dirigeants de la technologie pour l'IA plonge leurs employés dans une psychose profonde, ce qui a un impact réel sur le moral et la productivité », a écrit un critique.

    L'épuisement général des troupes et la colère des travailleurs

    Les salariés qui ont survécu aux vagues de licenciements ont fermement rejeté cette invitation à s'amuser, soulignant l'hypocrisie de la situation face à une charge de travail devenue écrasante. Plusieurs messages internes divulgués dans la presse révèlent que les équipes luttent simplement pour maintenir l'activité courante et qu'elles doivent assumer toujours plus de responsabilités avec un soutien réduit, pendant que les collègues se font licencier.

    De plus, de nombreux employés se retrouvent aujourd'hui contraints d'effectuer des tâches répétitives et ingrates visant à entraîner les modèles d'IA, exacerbant ainsi leur frustration. Certains travailleurs estiment que la culture d'innovation et de hackathon n'a tout simplement plus sa place au sein de Meta.

    Malgré la souffrance de ses employés et les investissements massifs, Meta peine encore à proposer des modèles d'IA de pointe et se laisse distancer par ses concurrents Anthropic et OpenAI. Conscient des tensions internes, Mark Zuckerberg a directement reconnu dans son mémo que l'entreprise avait commis des erreurs lors de cette transition complexe autour de l'IA, admettant que d'autres erreurs seraient probablement faites à l'avenir.

    Bien que Mark Zuckerberg se soit engagé à ne pas procéder à de nouveaux licenciements à l'échelle de l'entreprise pour le reste de l'année 2026, il a néanmoins averti ses équipes que d'autres périodes très difficiles les attendaient. « J’ai participé à des hackathons par le passé, mais cela ne me semble plus être une option compatible avec les sprints en équipe dans mon service », a écrit un employé de Meta, selon un récent rapport de Wired.

    Scepticisme autour des dépenses massives de Meta dans l'IA

    Après l'illusion du métavers et son effondrement, l'IA générative est devenue le nouveau gouffre financier de Mark Zuckerberg. Pour conquérir l'industrie de l'IA, le milliardaire a mis sur pied une unité de « superintelligence » extrêmement coûteuse appelée « Applied AI ». Cependant, les membres se disent épuisés. Le moral au sein de cette nouvelle équipe de 6 500 personnes créée en avril est aussi bas que dans le reste de la firme de Menlo Park.

    Des employés de Meta ont rapporté que les tâches fastidieuses qui leur sont assignées chaque semaine, comme la création de casse-têtes pour tester la fiabilité des modèles d’IA de Meta, sont « démoralisantes ». « C’est littéralement le goulag. Du jour au lendemain, on n’a plus aucun but dans la vie, on n’interagit pratiquement avec personne, on se contente d’accomplir ces tâches chaque semaine », a déclaré un employé anonyme à Wired.

    Une présentation réservée au personnel aurait été interrompue par un employé désabusé, qui a accusé un cadre de la division IA de Meta d’être « la p*** de l’entreprise », encourageant les autres à lui écrire pour « lui dire qu’il n’est qu’une merde ». L’un des employés licenciés a été interpellé presque immédiatement par des agents de ICE, tandis que les appels à l’aide de ses collègues adressés à la hiérarchie sont restés sans réponse.

    Une pétition a été signée par plus de 1 600 employés, s'opposant à une initiative draconienne consistant à installer un logiciel sur les ordinateurs de bureau afin de suivre toutes les activités des employés, y compris les frappes au clavier et les clics, données qui sont ensuite utilisées pour entraîner l'IA. Cette technologie représente un pari risqué sur lequel les dirigeants de Meta ont décidé de miser sans encore en connaître les véritables retombées.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des licenciements massifs répétés chez Meta au profit de l'IA ?
    Les entreprises investissent massivement dans l'IA sans aucune perspective de rentabilité. Pourquoi ?

    Voir aussi

    Mark Zuckerberg ordonne aux employés restants de recommencer à s'amuser après les licenciements massifs qui ont décimé leurs collègues, et la culture technique des équipes d'ingénierie au profit de l'IA

    Mark Zuckerberg le confirme : les 8 000 salariés qui seront licenciés vont « compenser » ses investissements dans l'IA : quand la main-d'œuvre humaine devient une variable d'ajustement budgétaire

    Des employés de Meta critiquent Mark Zuckerberg pour avoir enregistré chaque frappe clavier des employés afin d'entraîner l'IA, les employés ne pouvant pas refuser d'être suivis par le logiciel de surveillance

  2. #162
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    Meta a récemment procédé au licenciement de 8 000 personnes pour accroître son efficacité. Cette réduction est intervenue malgré des résultats financiers records affichant un chiffre d'affaires de 56,3 milliards de dollars.
    En réalité, il n'y que les français pour s'en offusquer!

    C'est quoi le but d'une entreprise que cela soit dans le vilain monde capitaliste ou dans ce qui reste des pays communistes comme la Chine?

    Est-ce d'occuper des gens ou de faire du bénéfice?

    ---

    Si le comportement détestable d'un Zuckerg et de tous ces petits copains CEO ne plaît pas, aucun problème, il faut changer le monde économique qui régit aujourd'hui le monde...

  3. #163
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    En réalité, il n'y que les français pour s'en offusquer!

    C'est quoi le but d'une entreprise que cela soit dans le vilain monde capitaliste ou dans ce qui reste des pays communistes comme la Chine?

    Est-ce d'occuper des gens ou de faire du bénéfice?

    ---

    Si le comportement détestable d'un Zuckerg et de tous ces petits copains CEO ne plaît pas, aucun problème, il faut changer le monde économique qui régit aujourd'hui le monde...
    La chine est aussi communiste que la corée du nord est une république.

    Pour le reste, si c'est du troll, ma foi il est de mauvais goût. Si c'est une vraie réponse, il faudrait peut-être songé à consulter et peut-être découvrir le sens du mot "empathie".

  4. #164
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    La chine est aussi communiste que la corée du nord est une république.

    Pour le reste, si c'est du troll, ma foi il est de mauvais goût. Si c'est une vraie réponse, il faudrait peut-être songé à consulter et peut-être découvrir le sens du mot "empathie".
    N'hésitez pas à regarder dans un dico ce que signifie le 2ème degré!

    Et pendant que vous y êtes, regardez la définition du mot "hypocrisie"! Il y en a marre de ces beaux discours de "bien-pensant": Si le comportement de Meta ou autres vous pose un problème, arrêtez tout simplement d'utiliser Meta!!!

    C'est trop facile de venir jouer "la vierge effarouchée" dans les média sociaux et ensuite d'enrichir par son comportement ce genre d'entreprise: Oui, le comportement de Meta est minable comme le sont tous ceux des entreprises du CAC40 ou du Nasdaq... Oui, ils passent l'intérêt de leur actionnaires avant celui de la population et non, ce n'est pas votre ton d'offusqué qui va y changer quoique ce soit!!!

    Les applications du groupe Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads) rassemblent 3,58 milliards d'utilisateurs actifs quotidiens dans le monde. Si le comportement de Meta pose tant de problème éthique à de si nombreuses personnes comme vous, qu'elles quittent les applications du groupe!!! Et cela fera réfléchir les dirigeants en question!

  5. #165
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    N'hésitez pas à regarder dans un dico ce que signifie le 2ème degré!

    Et pendant que vous y êtes, regardez la définition du mot "hypocrisie"! Il y en a marre de ces beaux discours de "bien-pensant": Si le comportement de Meta ou autres vous pose un problème, arrêtez tout simplement d'utiliser Meta!!!

    C'est trop facile de venir jouer "la vierge effarouchée" dans les média sociaux et ensuite d'enrichir par son comportement ce genre d'entreprise: Oui, le comportement de Meta est minable comme le sont tous ceux des entreprises du CAC40 ou du Nasdaq... Oui, ils passent l'intérêt de leur actionnaires avant celui de la population et non, ce n'est pas votre ton d'offusqué qui va y changer quoique ce soit!!!

    Les applications du groupe Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads) rassemblent 3,58 milliards d'utilisateurs actifs quotidiens dans le monde. Si le comportement de Meta pose tant de problème éthique à de si nombreuses personnes comme vous, qu'elles quittent les applications du groupe!!! Et cela fera réfléchir les dirigeants en question!
    Donc c'était du mauvais goût. Et à titre personnel, je n'utilise rien qui vienne de Meta justement parce que c'est une entreprise néfaste et que j'ai la possibilité de m'en passer (ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas). Donc pète un coup, détends-toi et essaie peut-être d'aller réviser ton sens de l'humour parce que là c'est juste grotesque.

  6. #166
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    Par défaut Meta traverse une crise de moral sans précédent depuis le scandale Cambridge Analytica
    Chez Meta, la société de Mark Zuckerberg, le moral est si bas que même son directeur technique reconnaît qu'il est probablement le plus bas de son histoire depuis le scandale Cambridge Analytica

    Meta traverse une crise de moral sans précédent depuis l'affaire Cambridge Analytica. Le climat reste morose et les managers peinent à mobiliser leurs équipes. En cause : des licenciements massifs et des réaffectations forcées vers des tâches d'IA que certains employés jugent dévalorisantes. Parallèlement, la direction impose une surveillance accrue des postes de travail tout en réduisant les rémunérations globales. Ces mesures visent à financer des dépenses massives dans les infrastructures destinées à l'IA au détriment du bien-être humain. Le fossé se creuse entre la réussite financière de Meta et le mécontentement croissant des salariés.

    La situation interne chez Meta est actuellement très tendue, marquant la fin de l'époque festive traditionnellement associée aux débuts de l'entreprise. Le directeur technique Andrew Bosworth a récemment avoué lors d'une réunion interne que « l'ambiance au sein de l'entreprise est probablement l'une des pires qu'elle ait jamais connues » depuis vingt ans. Les ambitions du PDG Mark Zuckerberg ont fini par avoir raison du bien-être des employés.

    Ce profond malaise est d'autant plus frappant qu'il survient paradoxalement au moment où Meta vient d'enregistrer au premier trimestre 2026 l'un des bilans les plus rentables de son histoire. Meta a annoncé un chiffre d'affaires de 56,3 milliards de dollars, avec des revenus et des bénéfices en croissance fulgurante.

    « Le moral n’est peut-être pas au plus bas depuis 20 ans, mais il est sans doute parmi les plus bas », a déclaré Andrew Bosworth. Cette atmosphère lui rappelle les heures sombres du scandale Cambridge Analytica. « Je pense que l’affaire Cambridge Analytica a probablement été la pire », a-t-il ajouté, faisant référence au scandale lié à l’utilisation des données de millions d’utilisateurs de Facebook pour cibler les électeurs lors de l’élection de 2016.

    Restructurations, baisses de salaires et surveillance accrue

    Le mécontentement des employés s'est accumulé au fil des mois, entre décisions drastiques et vision mal expliquée par la direction. En mai, l'entreprise a supprimé environ 10 % de ses effectifs mondiaux et a réaffecté de force un autre 10 % à un groupe de travail dédié à l'étiquetage de données pour l'IA. Certains employés ont très mal vécu cette transition, l'un d'eux qualifiant même cette nouvelle division de l'IA de « littéralement un goulag ».


    En outre, les conditions de travail se sont considérablement dégradées avec une réduction continue de la part en actions dans les augmentations annuelles et une baisse significative de la rémunération totale médiane des employés. Pourtant, ce n’est pas comme si l’argent ne coulait pas à flots.

    À cela s'ajoute une politique de surveillance particulièrement stricte mise en place depuis avril. Un logiciel enregistre les frappes au clavier, les clics et prend des captures d'écran régulières sur les ordinateurs des employés américains afin d'entraîner des systèmes d'IA. La rareté des sources de données qualitatives pousse Meta à l'extrême. Face à ces méthodes, les travailleurs ont fait circuler des tracts qualifiant Meta d'usine d'extraction de données.

    Un employé de la branche Instagram a résumé le sentiment général en affirmant que « tout le monde est malheureux ; les seules personnes qui ne le sont pas sont, littéralement, les dirigeants ». Les réductions ont décimé la culture technique des équipes d'ingénierie. Le PDG Mark Zuckerberg a également provoqué l'indignation du personnel restant en les encourageant à « s'amuser » lors d'un prochain marathon de programmation consacré à l'IA.

    La course à l'IA se fait détriment des travailleurs humains

    Après l'illusion du métavers et son effondrement, l'IA générative est devenue le nouveau gouffre financier de Mark Zuckerberg. Pour conquérir l'industrie de l'IA, le milliardaire a mis sur pied une unité de « superintelligence » extrêmement coûteuse appelée « Applied AI ». Cependant, les membres se disent épuisés. Le moral au sein de cette nouvelle équipe de 6 500 personnes créée en avril est aussi bas que dans le reste de la firme de Menlo Park.

    Ces coupes budgétaires et ces licenciements massifs ne sont pas dictés par des difficultés financières, mais s'inscrivent dans une stratégie visant à financer les ambitions colossales de Meta dans le domaine de l'IA, alors que l'entreprise a pris un grand retard sur ses concurrents et peine à recruter les meilleurs talents.

    L'entreprise prévoit quasiment de doubler ses dépenses pour ses infrastructures technologiques cette année. La direction de Meta justifie ces licenciements par la nécessité d'adopter un modèle opérationnel plus souple afin de compenser cette facture astronomique. Cette réorganisation s'inscrit dans une dynamique plus large au sein de la Silicon Valley, où plusieurs géants suppriment des emplois pour réorienter leurs colossaux budgets vers l'IA.

    Cette approche est toutefois critiquée au sein même de l'industrie. Jensen Huang, PDG de Nvidia, a par exemple qualifié de « paresseuse » cette pratique consistant à justifier les licenciements par l'IA. Selon lui, les dirigeants qui l'utilisent manquent simplement d'imagination. Il faut noter que nombre de ces dirigeants font face à une désillusion : alors qu'ils s'attendaient à ce que l'IA réduise les coûts, elle a fini par coûter plus cher que les humains.

    La direction tente désespérément de remobiliser les troupes

    La direction de Meta a commencé à prendre des mesures pour remonter le moral des troupes. Andrew Bosworth a adressé une note au personnel expliquant que « Meta devait être le meilleur endroit où les meilleurs talents puissent donner le meilleur d’eux-mêmes », et qu’il espérait « raviver le meilleur de la culture » qui avait motivé les employés à rejoindre l’entreprise. Toutefois, les analystes affirment que de simples mots ne suffiront pas.

    « Nous devons apporter à nos collaborateurs le soutien nécessaire pour qu’ils puissent agir de la bonne manière sur le long terme, notamment en prenant des risques calculés lorsque la situation l’exige, et pour qu’ils soient reconnus à leur juste valeur », indique la note de service rédigée par Andrew Bosworth.

    Selon le message d'Andrew Bosworth, Meta s’engagera à faire preuve de transparence tant au niveau de sa direction que du développement personnel et professionnel de ses employés. Selon Wired, Meta permettra aux personnes réaffectées au groupe de travail sur l’IA de postuler à nouveau à d’autres postes au sein de l’entreprise si elles le souhaitent, et augmente les budgets consacrés aux déplacements, aux événements et aux collations.

    Mark Zuckerberg doit éteindre plusieurs incendies à la fois

    Outre les problèmes susmentionnés, Meta tente aussi désespérément de contenir une autre crise de relations publiques liée à la surveillance après qu'il a été révélé que Meta a discrètement pris des mesures pour intégrer une technologie de reconnaissance faciale dans ses lunettes connectées. En bref, la direction de Meta a de nombreux incendies à maîtriser afin de renforcer sa productivité alors que la course à l’IA s’intensifie chez les concurrents.

    Cependant, compte tenu de la réputation bien établie de leur employeur, de nombreux internautes ont eu du mal à éprouver beaucoup de sympathie pour les employés de l’IA appliquée. Leur argument : les employés de Meta savaient à quoi s’attendre. Certains internautes estiment notamment que ces travailleurs ont délibérément choisi de participer à la construction de cet empire technologique controversé en échange de salaires attractifs.

    « Et maintenant, tout à coup, ils sont persécutés parce qu’ils subissent de légers désagréments pendant qu’ils construisent son empire de pacotille ? Laissez-moi rire », a écrit un critique. « Donc ils étaient d’accord pour créer une IA destructrice qui serait imposée à d’autres travailleurs dans d’autres entreprises ou qui leur ferait perdre leur emploi, tant qu’ils trouvaient que le travail était stimulant ? », a souligné un autre utilisateur.

    Par ailleurs, certains critiques soulignent le déclin brutal de la culture technique chez Meta, autrefois réputée pour son excellence et son autonomie accordée aux développeurs. La transition forcée vers une stratégie privilégiant l'IA au détriment de la qualité logicielle a provoqué des failles de sécurité majeures et un mécontentement généralisé. Selon les critiques, les ingénieurs délaissent la fiabilité des infrastructures pour le travail de remplissage.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du climat morose qui règne chez Meta ?
    La course à l'IA se fait au détriment de l'humain chez Meta. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Le superyacht de Mark Zuckerberg, d'une valeur de 300 millions de dollars, accoste à Seattle quelques heures après l'annonce par Meta d'importants licenciements dans la région, suscitant des critiques

    Des employés de Meta critiquent Mark Zuckerberg pour avoir enregistré chaque frappe clavier des employés afin d'entraîner l'IA, les employés ne pouvant pas refuser d'être suivis par le logiciel de surveillance

    Les dirigeants pensaient pouvoir remplacer leurs employés sans frais, ils sont désormais perplexes et consternés face aux factures colossales liées à l'IA. Certains se demandent s'il faut réembaucher

  7. #167
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