IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Emploi Discussion :

Aravind Srinivas PDG de Perplexity : « La plupart des gens n'aiment pas leur travail de toute façon »


Sujet :

Emploi

  1. #141
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 154
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 154
    Par défaut
    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    C'est qu'il est inutile aux yeux du marchés.
    L'âge de la retraite va reculer à plusieurs reprises.
    Un jour il faudra travailler jusqu'à 67 ans, sauf que peu de gens vont réussir l'exploit d'être toujours dans une entreprise à cet âge là.
    Des gens de 65 ans vont chercher du travail et ne jamais en trouver.

    Les gens ne gagneront pas grand chose en retraite dans le futur, parce qu'il leur manquera des années de cotisation.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    les compétences demandé sur le marché du travail.
    Quelle entreprise recrute ?
    McDonalds cherche quelqu'un pour faire la plonge ?
    C'est ça les compétences qu'il faut pour trouver un travail aujourd'hui ?

    Macron a dit à un gars que pour trouver du travail il fallait traverser la rue, parce qu'en face il y avait un restaurant, et dans la restauration ça recrute.
    Mais tout le monde n'a pas envie de bosser là dedans. Les conditions sont difficiles.

    Il existe des gens avec un BAC+8 qui n'arrivent pas à trouver dans leur branche, donc ils doivent chercher un job qui ne nécessite pas de diplôme.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  2. #142
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 416
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 43
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 416
    Par défaut
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    L'âge de la retraite va reculer à plusieurs reprises.
    Un jour il faudra travailler jusqu'à 67 ans, sauf que peu de gens vont réussir l'exploit d'être toujours dans une entreprise à cet âge là.
    euh non, c'est programmé dans la plupart des pays plus plus de 70ans pas 67.
    ca c'est la retraite par répartition, si vous capitaliser vous pourrez partir quand vous voulez sans rien devoir à l'état. Je vais "partir" vers 45ans pour moi par exemple. Je ne vais pas forcément arrêter complétement, je pense monter ma boite et monter des business en ligne pour m'occuper et faire un petit complétement de revenus. En mode barista fire.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Quelle entreprise recrute ?
    McDonalds cherche quelqu'un pour faire la plonge ?
    C'est ça les compétences qu'il faut pour trouver un travail aujourd'hui ?

    Macron a dit à un gars que pour trouver du travail il fallait traverser la rue, parce qu'en face il y avait un restaurant, et dans la restauration ça recrute.
    Mais tout le monde n'a pas envie de bosser là dedans. Les conditions sont difficiles.

    Il existe des gens avec un BAC+8 qui n'arrivent pas à trouver dans leur branche, donc ils doivent chercher un job qui ne nécessite pas de diplôme.
    Je vis en Asie, et ça recrute à fond avec de très bons salaires : un développeur backend peut être entre 4 000 et 15 000 € par mois, un ingénieur cloud autour de 10 000 €, un analyste conformité bancaire entre 5 000 et 12 000 €, un ingénieur travaux ou industriel entre 4 000 et 8 000 €, et un infirmier qualifié autour de 3 000 à 6 000 €. Donc non, le problème ce n’est pas le manque de boulot, c’est le décalage entre les profils et les besoins. Tu peux avoir un BAC+8 et galérer, pendant que des métiers techniques recrutent en continu. La réalité, ce n’est pas “traverser la rue”, c’est d’avoir des compétences utiles.

    sur Singapour ou en chine, on a beaucoup de mal à recruter. Ça fait 6 mois que dans mon équipe nous cherchons un RegTech / Compliance Data Scientist. Il y'a plus d'emplois que de chômeurs, le probleme c'est de trouver des profils de qualité et la c'est le drame. Le niveau est mondialement médiocre malgré des salaire à 6 chiffres et c'est compliqué et long de trouver.

    En Europe vous subissez des décennies de mauvaise décisions économique et continuer à vous enfoncer. Donc forcément vous en subissez les conséquences (chômage, déclassement, perte de compétences...), j'ai pas mal de collègue ingénieur en chine et ils gagnent plus qu'un ingénieur français, j'ai même des français qui sont venus bosser en chine et n'envisage a aucun moment de revenir. Salaire net un peu plus supérieur, mais c'est surtout pouvoir d'achat 2 fois plus important. Les écoles et les hôpitaux sont de meilleurs qualités.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  3. #143
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 154
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 154
    Par défaut
    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    euh non, c'est programmé dans la plupart des pays plus plus de 70ans pas 67.
    Peu importe...
    L'objectif c'était de dire qu'il faudra travailler jusqu'à un grand âge et que ça va être difficile de trouver du boulot.
    Il est difficile de trouver du travail à 20 ans, à 30 ans, donc après 65 ans...

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Je vais "partir" vers 45ans pour moi par exemple.
    C'est bien d'avoir des projets d'avenir, mais parfois il y a des examens de santé et on vous diagnostic un cancer foudroyant et ça vous ne l'aviez pas anticipé.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Je vis en Asie, et ça recrute à fond avec de très bons salaires
    C'est bien, mais peu de gens ont envie d'abandonner leur famille, leurs amis, leur village juste pour trouver du boulot...
    Bon après rester dans une Nation membre de l'UE c'est un peu le mode de difficulté "hardcore". Tu ne vas pas mettre beaucoup d'argent de côté chaque mois.

    La crise économique est mondiale, Singapour et la Chine finiront pas être touché également.
    Si la Chine est en train de devenir la première puissance économique mondiale, c'est en parti parce qu'elle exporte beaucoup, mais les occidentaux n'auront bientôt plus les moyens d'acheter des produits chinois.
    Donc l'économie Chinoise ralentira peut-être dans le futur.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  4. #144
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 813
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 813
    Par défaut Les licenciements dans le secteur des technologies atteignent leur plus haut niveau depuis 2023
    Les licenciements dans le secteur technologique atteignent leur plus haut niveau depuis 2023 et l'IA est citée comme la cause principale
    mais des acteurs tels que Sam Altman dénoncent un « AI washing »

    L'IA exerce une influence croissante sur le marché de l'emploi. Elle est devenue la principale cause de licenciements en mars 2026. De plus en plus d'entreprises choisissent de réallouer leurs budgets vers les investissements en IA au détriment des postes humains. Les employeurs américains ont annoncé 60 620 suppressions d'emplois en mars, soit une hausse de 25 % par rapport aux 48 307 suppressions annoncées en février. Mais certains dénoncent ce qu'ils appellent « AI washing » : l'IA est devenue l'excuse parfaite pour justifier des licenciements qui n'ont rien à voir avec cette technologie, mais qui sont liés à une crise du capitalisme.

    Au cours des derniers mois, les Big Tech tels que Meta, Amazon, Oracle, Pinterest et Atlassian ont annoncé des suppressions massives d'emplois. Ils ont licencié plusieurs dizaines de milliers de personnes. Contrairement aux années précédentes, où les licenciements étaient attribués à des facteurs tels que les mesures de rationalisation, le sureffectif ou la restructuration de la direction, le discours actuel met l’accent sur IA comme principale justification.

    Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a souligné que « 2026 serait une année charnière pour l'IA sur le lieu de travail ». Meta prévoit de presque doubler ses investissements dans le domaine de l'IA cette année, prioriser le recrutement de profils liés à l'IA et maintenir un gel des embauches dans les autres domaines.

    Le cabinet de reclassement professionnel Challenger, Gray & Christmas a publié un nouveau rapport sur l'impact de l'IA sur le marché de l'emploi américain. Il signale que l'IA a été la principale raison invoquée pour justifier les suppressions d'emplois. Elle a été citée dans 25 % des licenciements en mars, contre 10 % en février. Il cite également d'autres facteurs tels que les fermetures d'entreprises, les restructurations, la conjoncture économique, etc.

    L'émergence de l'IA comme facteur dominant des licenciements

    Selon le récent rapport de Challenger, Gray & Christmas, les licenciements dans le secteur technologique américain ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de l'année 2023. Le cabinet rapporte que les entreprises technologiques Américains ont annoncé 52 050 suppressions d'emplois depuis le début de l'année 2026, dont 18 720 en mars. Ce chiffre pour le premier trimestre représente une hausse de 40 % par rapport à l'année précédente.

    Nom : Capture d'écran 2026-04-03 121542.png
Affichages : 6072
Taille : 119,7 Ko

    « Les entreprises réorientent leurs budgets vers des investissements dans l'IA au détriment de l'emploi. On observe concrètement le remplacement de postes dans les entreprises technologiques, où l'IA peut se substituer aux fonctions de programmation », a noté le cabinet dans un communiqué. Dans l'ensemble, les employeurs ont annoncé 60 620 suppressions d'emplois en mars, soit une baisse de 78 % par rapport à la même période l'année dernière.

    Le nombre total de suppressions d'emplois a également diminué d'une année sur l'autre au premier trimestre. La société s'attend à de nouveaux licenciements dans le secteur technologique en 2026. (Il est important de souligner que ce chiffre global pour le secteur technologique ne tient pas compte des récents licenciements chez Oracle, pour lesquels l'éditeur de logiciels n'a pas encore révélé publiquement le nombre total d'employés concernés.)

    « À mon avis, ce n'est pas le bon moment pour travailler dans le secteur des technologies. Ce n'est tout simplement pas le cas », aurait déclaré un ancien employé d'Oracle à Business Insider. Le secteur technologique a été en tête des suppressions d'emplois tant en mars (18 720 suppressions) qu'au premier trimestre de l'année. Les transports, la santé, l'éducation, la finance et les médias ont suivi en tant que secteurs avec le plus de licenciements.

    Les entreprises qui ont annoncé des licenciements cette année

    Oracle, dirigée par Larry Ellison, a annoncé récemment la suppression de milliers d'emplois supplémentaires. L'entreprise investit massivement dans le développement d'une infrastructure d'IA. Meta, dirigée par le milliardaire Mark Zuckerberg, prévoit des licenciements qui pourraient toucher 20 % de ses effectifs, selon Reuters, qui a également indiqué que ces suppressions d'emplois visaient à compenser les coûts liés aux travailleurs assistés par l'IA.

    L'éditeur de logiciels Atlassian a réduit ses effectifs d'environ 10 % en mars afin de financer de nouveaux investissements dans l'IA, et les dirigeants de Block, l'entreprise de Jack Dorsey, ont récemment licencié près de la moitié du personnel dans le cadre d'une restructuration majeure qui donnera la priorité à l'IA. Parmi les autres acteurs ayant lié leurs suppressions d'emplois à l'IA en 2026, on peut citer Pinterest, Wisetech, Crypto.com et Amazon.

    Amazon n'a pas précisé le nombre de personnes visées par cette mesure. « J'ai besoin de moins de personnel », a déclaré Marc Benioff, PDG de Salesforce, lorsqu'il a annoncé des licenciements massifs au sein du service client et évoqué l'impact de l'IA sur les opérations de Salesforce l'année dernière.

    Depuis que ce facteur a commencé à être en 2023, l'IA a été mentionnée dans près de 100 000 annonces de suppressions de potes, illustrant une tendance où les entreprises restructurent leurs coûts au profit de l'automatisation. Oracle n'a pas mentionné l'IA dans son avis de licenciement, bien que cette mesure soit largement perçue comme une tentative de réduire les coûts alors que l'entreprise accélère son développement dans le domaine de l'IA.

    Impact sur la main-d'œuvre et perspectives de transformation

    Depuis plusieurs années, les entreprises de secteurs divers investissent de plus en plus dans l'automatisation, mais c'est à partir de la fin de l'année 2023 que l'IA a véritablement commencé à être désignée comme la cause directe de suppressions d'emplois massives. Des centaines de milliers de postes ont été supprimés depuis lors. Les entreprises ont justifié ces licenciements par une « efficacité renforcée par l'IA » ou d'autres arguments similaires.


    Les entreprises qui remplacent leurs travailleurs par l'IA affirment souvent qu'elles parviennent à accomplir le même travail avec moins de personnel ou qu'elles sont en mesure d'automatiser entièrement certaines tâches, plutôt que de remplacer les employés selon un rapport d’un pour un. Plusieurs études ont rapporté que les postes de débutants impliquant des tâches répétitives ou structurées ont été pris pour cible par de nombreuses entreprises.

    Selon certains experts, des rôles spécifiques, comme le développement de logiciels et le service client, se prêtent davantage à l'automatisation par l'IA que d'autres. Le rapport « L'avenir de l'emploi 2025 » du Forum économique mondial affirme que 92 millions d'emplois pourraient être remplacés par l'IA d'ici 2030.

    L'impact de l'IA se manifeste par un changement profond de la nature du travail. Les programmeurs et les développeurs Web sont identifiés comme des profils particulièrement vulnérables, avec des indices de risque de remplacement par l'IA s'élevant respectivement à 55 % et 46 %. Pour ces professionnels, l'avenir passera par une évolution vers des rôles consistant à superviser des agents IA capables d'exécuter des tâches de plus en plus complexes.

    Qui est responsable quand l'IA se trompe ? La question divise

    La mesure dans laquelle l'IA est responsable des licenciements est contestée, notamment par les développeurs de modèles d'IA, tels qu'OpenAI, dont les avancées en matière d'IA ont alimenté la situation actuelle. Sam Altman, PDG d'OpenAI, a déclaré que certaines entreprises pratiquaient un « AI washing » en imputant à la technologie des licenciements qui auraient de toute façon eu lieu, mais le dirigeant ne sait pas exactement dans quelle mesure.

    Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, met en garde depuis longtemps contre les suppressions d'emplois liées à l'IA. Malgré les critiques de certains de ces pairs, il a déclaré qu'il s'attendait à ce que l'IA supprime jusqu'à la moitié de tous les emplois de cols blancs de premier échelon d'ici à 5 ans. Kathy Ross, analyste senior chez le cabinet de conseil Gartner, a récemment déclaré que l'IA ne supprimait probablement pas encore directement des emplois.

    « L'IA a peut-être joué un rôle, mais ces licenciements ne sont pas nécessairement le résultat des succès de l'IA. Au contraire, ils semblent s'inscrire dans une stratégie plus large visant à réinvestir des fonds dans l'IA, dans l'espoir d'obtenir des résultats positifs à terme », a déclaré Kathy Ross.

    Conclusion

    Les données de Challenger, Gray & Christmas viennent étayer par des chiffres concrets, au niveau des entreprises, les estimations issues des projections sur l'emploi. Le rapport révèle que les licenciements dans le secteur technologique ont atteint leur plus haut niveau depuis 2023 et que l'IA est la principale raison invoquée par les employeurs pour justifier les licenciements de mars dans l'ensemble, bien que la responsabilité de l'IA soit controversée.

    Challenger, Gray & Christmas a déclaré qu'il s'attendait à de nouveaux licenciements dans le secteur technologique en 2026, les entreprises continuant à réorienter leurs budgets vers l'IA. « Une chose est sûre : l'IA transforme le monde du travail et la main-d'œuvre. Les employés devront faire preuve de plus de sens stratégique lorsqu'ils dirigeront des agents alimentés par l'IA chargés de tâches de plus en plus complexes », a déclaré le cabinet.

    Sources : Challenger, Gray & Christmas, Forum économique mondial (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la hausse de nombre de licenciements imputés à l'IA ?
    L'IA est-elle réellement responsable de ces licenciements massifs dans la technologie ?
    Sam Altman dénonce ce qu'il appelle « AI washing ». Qu'en pensez-vous ? Ce phénomène est-il réel ?

    Voir aussi

    Les licenciements liés à l'IA ressemblent de plus en plus à une fiction d'entreprise qui masque une réalité : un capitalisme en quête de nouveaux boucs émissaires technologiques, suggère Oxford Economics

    Amazon a accusé l'IA d'être responsable des licenciements, puis a embauché des travailleurs H1-B bon marché, affirment les sénateurs, les entreprises technologiques sont sous enquêtes

    AI washing, Sam Altman l'admet : l'IA est devenue l'excuse parfaite pour justifier des licenciements qui n'ont rien à voir avec cette technologie. Entre paradoxe de Solow et disruption réelle

  5. #145
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 014
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 014
    Par défaut Aravind Srinivas PDG de Perplexity : « La plupart des gens n'aiment pas leur travail de toute façon »
    Aravind Srinivas PDG de Perplexity : « La plupart des gens n'aiment pas leur travail de toute façon »,
    quand un PDG de la Silicon Valley transforme les licenciements par l'IA en bonne nouvelle

    Se faire remplacer par une machine ? Une chance, selon le cofondateur et PDG de Perplexity AI. Lors d'une apparition remarquée sur le podcast All-In, enregistré à la conférence GTC de Nvidia, Aravind Srinivas a provoqué une tempête de réactions en affirmant que le déplacement d'emplois par l'IA ouvrait la voie à un « avenir glorieux ». Une formule qui cristallise, à elle seule, tout ce que le discours techno-optimiste peut avoir de déconnecté des réalités économiques vécues par des millions de travailleurs.

    C'est lors d'un épisode du podcast All-In, enregistré à la conférence GTC de Nvidia, qu'Aravind Srinivas a formulé sa position : « La réalité, c'est que la plupart des gens n'aiment pas leur travail. Il y a soudainement une nouvelle possibilité, une nouvelle opportunité, d'utiliser ces outils, de les apprendre, et de lancer sa propre mini-entreprise. Même s'il y a un déplacement d'emplois temporaire à gérer, c'est ce glorieux avenir que nous devrions attendre avec impatience. »

    La sortie n'est pas passée inaperçue. Sur X, une réponse largement relayée résumait le sentiment général : « Un homme qui vaut des millions vient de dire à la mère célibataire qui a perdu son emploi qu'elle devrait être reconnaissante parce qu'elle peut maintenant lancer une entreprise en utilisant son produit, et a qualifié son chômage "d'avenir glorieux". C'est ce qui arrive quand on n'a jamais eu besoin d'un chèque de paie pour payer les factures. »

    La réaction en ligne a rapidement été vive, au moment même où le fossé entre les récits techno-optimistes et les réalités économiques vécues se creuse davantage. Le discours du PDG minimise les contraintes structurelles auxquelles font face les travailleurs, notamment ceux qui ne disposent pas de filets de sécurité financiers, d'accès au capital, ou des compétences nécessaires pour se reconvertir dans l'entrepreneuriat.

    Le contexte : une vague de licenciements liés à l'IA bien réelle

    Les propos de Srinivas ne tombent pas dans le vide. Les licenciements liés à l'IA sont déjà une réalité tangible : le mois précédant ses déclarations, Jack Dorsey, PDG de Block, a réduit ses effectifs de 40 %, affirmant que « les outils d'intelligence ont changé ce que signifie construire et gérer une entreprise ». Amazon a enregistré 30 184 suppressions de postes déclarées en 2025 et début 2026, suivi d'Intel avec 27 058 et de Microsoft avec 15 347, trois entreprises qui représentent à elles seules environ 64 % de tous les licenciements recensés dans le secteur tech sur cette période.

    Le rapport 2025 du Forum économique mondial sur l'avenir de l'emploi révèle que 40 % des employeurs prévoient de réduire leurs effectifs dans les domaines automatisables par l'IA. Dans ce contexte, présenter la destruction d'emplois comme une libération a quelque chose de particulièrement mal calibré.

    La thèse de Srinivas : l'entrepreneuriat comme horizon universel

    Pour être juste envers le PDG de Perplexity, sa position repose sur une vision cohérente, même si elle reste contestable. Selon Srinivas, l'Amérique a toujours été fondée sur l'entrepreneuriat, la découverte, l'exploration. Henry Ford, dit-il, « est venu, a construit des usines, a créé des emplois et a mis les gens dans une boîte ». L'IA, au contraire, rendrait les individus plus agiles, permettant aux startups et aux petites entreprises de fonctionner avec moins de capital et moins de personnel.

    Perplexity a d'ailleurs défendu les propos de son PDG dans une déclaration au New York Post : « Depuis le lancement de Perplexity en décembre 2022, les Américains ont déposé 16 millions de nouvelles demandes de création d'entreprise, contribuant à l'inversion d'un déclin de 40 ans. » L'argument est séduisant sur le papier. Mais il confond volontiers une tendance macroéconomique avec une réponse individuelle viable à la perte d'emploi.

    Car l'entrepreneuriat n'est pas à la portée de tous de manière égale. Il suppose du temps, du capital, une tolérance au risque, et souvent un filet de sécurité, précisément ce que les travailleurs déplacés ont le moins.


    Ce que disent vraiment les données sur la satisfaction au travail

    La prémisse de Srinivas (« la plupart des gens n'aiment pas leur travail ») n'est pas sans fondement statistique. À l'échelle mondiale, sur un milliard de travailleurs à temps plein, seulement 15 % sont véritablement engagés, selon Gallup, les 85 % restants se déclarant désengagés ou malheureux. L'engagement des salariés est tombé à son plus bas niveau depuis dix ans, les travailleurs se sentant bloqués, peu reconnus, et déconnectés du sens de leur mission.

    Mais réduire cette insatisfaction à une invitation à se faire licencier par une IA, c'est faire un raccourci intellectuel sévère. 39 % des personnes considèrent leur emploi comme une composante centrale de leur identité, une proportion qui grimpe à 53 % chez les diplômés du supérieur. Un emploi que l'on n'aime pas reste un revenu, un statut, une structure. Le perdre n'est pas une libération par défaut : c'est souvent une déstabilisation profonde.

    Une étude conduite en partenariat avec Gallup définit un emploi de qualité selon cinq critères : une rémunération équitable, une culture d'entreprise saine, des perspectives de développement, la capacité d'influencer les décisions qui nous concernent, et une charge de travail gérable. Ses auteurs concluent que la majorité des travailleurs américains n'occupent pas des emplois qui les aident à s'épanouir. La solution n'est pas de supprimer ces emplois c'est de les améliorer.

    Silicon Valley et le déni de la contrainte économique

    La déclaration de Srinivas s'inscrit dans un pattern récurrent chez les dirigeants de la tech : celui qui consiste à présenter des restructurations massives comme des opportunités de croissance personnelle, en évacuant soigneusement la question de la redistribution.

    Le PDG de ServiceNow, Bill McDermott, a prédit que le chômage pourrait dépasser 30 % dans les années à venir en raison de l'IA, une prévision que Srinivas balaie en encourageant les travailleurs à « voir la disruption comme une chance d'explorer de nouveaux parcours professionnels ». La divergence entre ces deux lectures dit beaucoup sur l'état du débat dans l'industrie : d'un côté, des dirigeants qui préviennent ; de l'autre, ceux qui vendent l'inévitable comme désirable.

    Pourtant, même la recherche de Harvard Business School nuance cette vision : 94 % des personnes interrogées dans une étude récente soutiennent l'utilisation de l'IA pour compléter le travail humain plutôt que pour le remplacer et les auteurs soulignent que les forces du marché seules ne dictent pas toujours l'adoption des nouvelles technologies, l'histoire des OGM, du nucléaire et de la recherche sur les cellules souches en témoignant.

    Nom : perplexity pdg.png
Affichages : 3371
Taille : 668,1 Ko
    PDG de Perplexity

    Une rhétorique qui a un coût politique

    Au-delà du débat économique, la sortie de Srinivas soulève une question de responsabilité rhétorique. Dans un climat où Gallup identifie un « Grand Détachement » (des salariés activement à la recherche d'un autre emploi tout en déclarant une faible satisfaction envers leur employeur actuel), les déclarations de dirigeants milliardaires qui qualifient le chômage de « glorieux » alimentent une fracture de confiance déjà profonde entre la tech et le reste de la société.

    Les travailleurs âgés de 18 à 24 ans sont 129 % plus susceptibles que ceux de plus de 65 ans de craindre que l'IA rende leur emploi obsolète. Ce sont eux que Srinivas invite à se lancer dans l'entrepreneuriat sans capital, sans expérience, dans un marché où les postes d'entrée de gamme sont précisément les premiers visés par l'automatisation. Des chercheuses ont par ailleurs mis en évidence que les femmes représentent environ 86 % des travailleurs les plus vulnérables à cette vague d'automatisation, un détail que le tableau idyllique de l'autoentrepreneur tech passe entièrement sous silence.

    La vraie question que pose la controverse Srinivas n'est pas de savoir si l'IA va supprimer des emplois, elle le fera, dans des proportions encore incertaines. Elle est de savoir qui paiera la note de la transition, et si l'industrie qui en tire profit est prête à en assumer ne serait-ce qu'une partie du coût social.

    Sources : vidéo dans le texte, World Economic Forum, National University, Gallup

    Et vous ?

    La thèse de Srinivas (« l'IA libère les gens pour qu'ils deviennent entrepreneurs ») est-elle une vision sincère de l'avenir du travail, ou une façon commode d'évacuer la question de la responsabilité sociale des entreprises tech ?

    Le fait que Perplexity vende précisément les outils censés permettre cet entrepreneuriat post-licenciement rend-il la déclaration de son PDG encore plus problématique ?

    Peut-on concevoir un cadre réglementaire qui oblige les entreprises bénéficiant de gains de productivité liés à l'IA à financer la reconversion des travailleurs déplacés ?

    Les 16 millions de nouvelles entreprises créées depuis 2022 aux États-Unis sont-elles une réponse crédible aux suppressions de postes induites par l'IA, ou un chiffre trompeur ?

    À quel moment la rhétorique techno-optimiste devient-elle un obstacle à la mise en place de politiques publiques adaptées à la transition en cours ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  6. #146
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 737
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 737
    Par défaut
    Aravind Srinivas PDG de Perplexity : « La plupart des gens n'aiment pas leur travail de toute façon »,
    quand un PDG de la Silicon Valley transforme les licenciements par l'IA en bonne nouvelle

    Se faire remplacer par une machine ? Une chance, selon le cofondateur et PDG de Perplexity AI.
    Je l'ai écrit à de nombreuses reprises: Les CEO de ces boites américaines du numériques sont totalement déconnectés du monde réel et bon nombre d'entre eux relèvent tout simplement du cas psychiatrique...

    On en a ici le parfait exemple... Contrairement à ce "blaireau" qui joue avec les millions de ses investisseurs, le licencié par l'IA a besoin d'un salaire pour vivre...

    Et si ce crétin réfléchissait 2 secondes, ses millions à lui dépendent directement du devenir des licenciés de l'IA... Quand la populace n'aura plus de salaire, qui va dépenser l'argent qu'il n'a plus pour des services IA???

    Preuve en est que l'on peut fonder un entreprise qui promeut l'IA et avoir le QI d'une huître

  7. #147
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 416
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 43
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 416
    Par défaut
    de toute façon ils vont bientôt devoir payé pour travaillé.

    Quand une ia remplace en mieux un employé junior, pour compenser son cout, le junior une fois payé ces études et avoir son diplôme, va devoir payer un employeur pour avoir les précieuses 1ere années d'xp pour apporter de la valeur en plus qu'une ia peut fournir.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  8. #148
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 154
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 154
    Par défaut
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La thèse de Srinivas (« l'IA libère les gens pour qu'ils deviennent entrepreneurs ») est-elle une vision sincère de l'avenir du travail, ou une façon commode d'évacuer la question de la responsabilité sociale des entreprises tech ?
    Qu'est-ce que signifie "devenir entrepreneur" dans ce contexte ?
    Devenir Chauffeur Uber / Livreur Uber Eats ?

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La vraie question que pose la controverse Srinivas n'est pas de savoir si l'IA va supprimer des emplois, elle le fera, dans des proportions encore incertaines. Elle est de savoir qui paiera la note de la transition, et si l'industrie qui en tire profit est prête à en assumer ne serait-ce qu'une partie du coût social.
    Effectivement on ne sait pas encore si l'IA remplacera beaucoup d'employés de bureau.
    Peut-être que les grosses entreprises de l'IA s'emballent pour rien.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  9. #149
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Ingénieur développement logiciels
    Inscrit en
    Mars 2023
    Messages
    27
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 62
    Localisation : France, Haute Garonne (Midi Pyrénées)

    Informations professionnelles :
    Activité : Ingénieur développement logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2023
    Messages : 27
    Par défaut
    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    comment un tas de cailloux peut être en colère
    Quand la nature te les envoie en pleine tête : si, si, c'est possible (ouragans, tempêtes, tsunamis, effondrements de montagnes, etc...).

  10. #150
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 416
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 43
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 416
    Par défaut
    Citation Envoyé par MisterMoa Voir le message
    Quand la nature te les envoie en pleine tête : si, si, c'est possible (ouragans, tempêtes, tsunamis, effondrements de montagnes, etc...).
    je dois être bénis des dieux alors, je ne suis pas concernés par tous ces probleme.
    Je suis près de l’équateur, une zone où les cyclones tropicaux (ouragans/typhons) ne se forment pas. Bon quelques fortes pluies ca arrivent mais bon suffit d'avoir un logement étanche...
    Pour les tsunamis, l’Indonésie nous protègent
    Pour les effondrements de montagnes, c'est plat donc aucun risque la dessus


    Quand on vit dans une zone a risque, un jours ou l'autre le risque se concrétise..., va t'on dire que "la planète est en colère" si un jours le Vésuve se réveille et tue des millions de Napolitain ???
    Je vais te révéler un secret: après la pluie il y'a le beau temps je te laisse retourner a tes prière de Gaïa pour pas qu'elle soit en colère.
    Il faudrait voir si c'est cyclique d'ailleurs, peut être que c'est du quand elle a ces règles, elle est pas contente cette bonne Gaïa.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

Discussions similaires

  1. Réponses: 1
    Dernier message: 04/09/2025, 09h32
  2. Réponses: 0
    Dernier message: 03/08/2025, 16h40
  3. Réponses: 3
    Dernier message: 17/06/2024, 17h11
  4. Réponses: 0
    Dernier message: 24/06/2022, 22h49
  5. Réponses: 13
    Dernier message: 23/10/2019, 10h14

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo