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Emploi Discussion :

Les licenciements dans le secteur des technologies atteignent leur plus haut niveau depuis 2023


Sujet :

Emploi

  1. #121
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    et les rares nouvelles recrues (on compense au moins 1 départ sur 2) ne sont que des seniors/mid, pas de juniors sortie d'école.
    C'est court-termiste, comme les marchés. Quand tous les séniors seront parti à la retraire, il n'y aura pas de relève si les juniors ne font pas leurs armes, ils ne pourront jamais devenir sénior.

    Je conseille de revoir sa futur carrière et faire des études ailleurs.
    Mais où ? même si comme tu le dis mcdo automatise.

    Ca va être un vrai problème sociétal, car si on est tous chômeurs, à qui les entreprises de l'IA vont t'elles vendre leur service ? à des boites qui n'auront pas de client, car les potentiels clients au chômage ?
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  2. #122
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    c'est ce que nous sommes en train de faire ici, ma boite et les boites a coté a Singapour et globalement dans tous les pays qui ont pris le train de l'ia.
    l'ia redéfinie les métiers et les scops de missions.
    Ah Ok! Et donc chez Amazon ce sont des IA qui vont préparer les commandes en regroupant les articles à livrer et ce sont des IA qui vont s'occuper de leur livraison jusqu'au client

  3. #123
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Ah Ok! Et donc chez Amazon ce sont des IA qui vont préparer les commandes en regroupant les articles à livrer et ce sont des IA qui vont s'occuper de leur livraison jusqu'au client
    votre ton moqueur prouve que vous n'y connaissez rien, car c'est exactement le but !
    les entrepôts amazon c'est déjà énormément robotisé. Les ouvriers ne se promènent plus dans l'entrepots, ils se font livrer une etagere complète et un robot illumine le carton/la petite zone de l’étagère à prendre.

    et ils ont l’ambition de faire des véhicules autonomes qui livreront les marchandises. Que ce soit par drone dans les zones reculé/désertique ou voiture autonome dans les zones denses (villes).
    On y est pas encore mais des taxis autonome circule déjà dans certaines ville aux usa, de la à y faire une camionnette autonome qui une fois garé appelle le client, il descend de son immeuble et donne le colis au client via une trappe...

    Je vois bien aussi dans un futur proche les flottes d'avions de transport de marchandise sans pilote, notamment les flottes amazon et ups.

    Il y'aura toujours des humains a certaines étapes clés, mais de moins en moins. Il en sera de meme dans tous les métiers, manuels comme du tertiaires. La ou avant il fallait une équipe de 10dev, l'ia à permis d'en avoir besoins de moins, 5-7 max.
    Il y'a 1ans, je disais déja que l'ia allait remplacer une bonne partie des médecins, des médecins l'utilisent déja comme ici.

    Je fais déjà des tests depuis 1ans, avant d'aller voir un médecin, je donne mes symptôme à l'ia, elle me donne déjà les examens à faire, chez le médecin, le médecin me prescrit les mêmes examens que l'ia et une fois les résultats obtenus (prise de sang, radio...) je les donne à l'ia et elle donnent les mêmes pronostiques que le médecin...

    D’après les calculs effectués par Deloitte en 2020, l’utilisation de l’IA dans les soins de santé pourrait permettre de sauver de 380 000 à 403 000 vies par an dans l’UE, soit l’équivalent de la population d’une ville européenne de taille moyenne. Un chiffre susceptible d’augmenter à mesure que les solutions d’IA s’amélioreront...
    et en meme temps:
    Toujours selon Deloitte, le recours à l’IA dans les soins de santé pourrait permettre d’économiser entre 170,9 et 212,4 milliards d’euros de dépenses par an dans l’UE.

    Enfin, les applications d’IA ont le potentiel de libérer entre 1,659 et 1,944 milliard d’heures par an pour les prestataires de soins, ce qui représente environ 500 000 soignants supplémentaires à temps plein.
    J'ai eu un problème juridique avec une compagnie aérienne l'année dernière, chatgpt m'a dit quoi faire et m'a généré tous les documents, je les ai envoyé à la compagnie et j'ai obtenus gains de cause et remboursement.
    Je ne dis pas que 100% des médecins ou des avocats/médiateurs/conciliateurs vont disparaitre, mais l'ia va pouvoir en bypasser beaucoup, donc en avoir bien moins besoins.

    Vous pouvez continuer à vous voiler la fasse et vous moquer de l'ia à chaque article, mais en 2026 tous le monde l'utilisent et de plus en plus.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  4. #124
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    C'est moi, le senior/expert qui le dit: je ne suis pas sur que j'aurais encore un boulot dans 10ans tellement l'ia progresse. Alors un jeune post bac, dans 5ans pensez vous vraiment que vous vaudrez quelques chose sur le marché du travail ? même des jobs alimentaire comme mcdo ne voudra plus de vous et sera automatisé avec des robots optimus d'ici 10ans.

    Si vous êtes dans un pays de l'otan, je conseille l'armée, les budgets sont en pleine croissance pour les 10 prochaines années, il y'a des opportunités de carrière long terme avec de bons avantages.
    Avec la hausse de la délinquance dans bon nombres de pays en Europe, tous ce qui est lié à la sécurité aussi, police/garde du corps/agent de sécurité.
    En cas d'instabilité politique, être dans l'armée maximise aussi les chances d’être du coté des vainqueurs, c'est souvent les juntes militaires qui prennent le pouvoir.
    Le seul argument que j'ai a t'opposer est que tu n'est pas le seul expert, donc ne fait pas passer ton argument comme un absolu. Les gens expérimentés ont au contraire le recul pour savoir mettre de la nuance dans leurs termes, ce qui n'est pas ton cas, donc on peut douter de ton niveau d'expertise.

    Cela dit, le raisonnement général reste un raisonnement tenable. Juste qu'il prône des valeurs qui ne sont pas les miennes. Et en ce sens je déteste ton message. Mais ça ce n'est qu'un système de valeur différent, qui n'a pas à être plus imposé que le tien.

    Que cela soit devenu difficile pour les jeunes de se positionner vis à vis du futur qu'ils viseraient, c'est un fait. Mais je préfère donner un message différent du tiens : celui qu'il n'y a pas besoin de plan pour trouver sa voie. Après tout, mon parcours n'a jamais suivi le plan, et pourtant l'IA n'était pas là :
    1. J'ai fais un lycée technique eu lieu de faire un lycée général.
    2. J'ai poursuivi en école d'ingénieur pour faire de l'électronique et informatique industrielle, mais j'ai fini par choisir informatique et réseau.
    3. Je ne comptais pas aller au delà d'ingénieur car être chercheur coûterait trop cher, mais j'ai fini par faire de la recherche parce qu'il me manquait quelque chose à la fin de mes études.
    4. Je pensais poursuivre en tant que chercheur dans l'industrie, pour avoir un pied dans le théorique et un autre dans la pratique, mais je suis finalement revenu à l'ingénierie car ce qui m'intéresse dans la recherche (l'IA générale) n'avait pas de débouché (et je n'en vois toujours pas, car je ne parle pas du buzzword qu'on entend depuis quelques années).
    5. Je suis maintenant consultant dans une très bonne ESN (oui, ces boîtes dont on parle toujours pour dire à quel point elles sont malsaines et prennent leurs employés pour de simples numéros, mais il y a toujours des exceptions).

    L'important n'est pas de savoir planifier, mais de savoir s'adapter et adapter son environnement. Mettre en place de quoi s'ouvrir des portes, de façon à pouvoir ouvrir celle qui nous intéresse parmi toutes celles qui restent. Certains définissent d'ailleurs l'intelligence comme la capacité à maximiser les futurs possibles, et on est en plein dedans :
    https://youtu.be/PL0Xq0FFQZ4?si=OJzJLuUwhGye2jaH

    Dans des temps incertains, nul besoin de faire des plans sur la comète : les plans ne seront de toute façon pas tenus. Il faut apprendre à faire des choix dans l'instant qui maximisent les routes possibles, de façon à avoir le pouvoir de choisir le jour où il faudra se positionner. Je ne peux que conseiller aux jeunes d'utiliser l'IA pour ça, car hélas ce n'est pas le genre de chose qu'on apprend à l'école (et pourtant, ça devrait y être une priorité, car le rôle de l'école est avant tout de former des citoyens, et non des employés).

    Utilisez l'IA pour vous aider à vous comprendre vous-même.
    Utilisez l'IA pour identifier les nombreuses activités qui pourraient vous convenir.
    Utilisez l'IA pour identifier les voies possibles pour permettre autant de ces activités que possible.
    Le reste, c'est à l'individu de le faire : décider.
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  5. #125
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    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    Le seul argument que j'ai a t'opposer est que tu n'est pas le seul expert, donc ne fait pas passer ton argument comme un absolu. Les gens expérimentés ont au contraire le recul pour savoir mettre de la nuance dans leurs termes, ce qui n'est pas ton cas, donc on peut douter de ton niveau d'expertise.
    Quand je dis « je ne suis pas sûr d’avoir encore un boulot dans 10 ans », ce n’est justement pas une affirmation catégorique. C’est une hypothèse, formulée avec prudence, qui traduit une incertitude face à l’évolution du contexte.
    Si je voulais être dans l’absolu, j’aurais dit « je n’aurai plus de boulot dans 10 ans », ce qui n’est pas le cas. Il y a donc bien une nuance dans mes propos.
    Par ailleurs, le fait qu’il existe plusieurs experts ne disqualifie pas un argument en soi : ce sont les raisonnements et les faits avancés qui doivent être discutés, pas supposés invalides au motif qu’ils ne seraient pas assez nuancés. La nuance ne se résume pas à être optimiste ou rassurant, mais à reconnaître les incertitudes, ce que je fais ici.

    Pour votre parcours pro, vous avez surfé sur la vague comme moi, quand l'it était encore porteur et avant l'arrivé de l'ia, qui rebat complétement les cartes.
    Je suis née à la bonne année pour faire de l'informatique, ca m'a permis d'entrer sur le marché de l'emploi à la bonne époque, de vite monté dans la hiérarchie.
    J'aurais terminé mes études en 2008 ou en 2022 mon parcours aurait été bien moins bon.
    Il y a clairement une part de chance. Mais j’ai aussi choisi mon parcours professionnel en suivant les vagues : je suis allé dans l’IT parce que ça marchait bien à l’époque, et au sein de l’IT je me suis toujours spécialisé dans ce qui rapportait le plus.

    Aujourd’hui, si je devais refaire des études, je ne les ferais pas dans l’IT. Pas parce que le domaine va disparaître, mais parce que le rapport risque/bénéfice n’est plus le même qu’avant, surtout face à l’IA. J’irais plutôt vers des métiers où la valeur vient du réel, de la responsabilité, ou de contraintes réglementaires fortes.
    Militaire/police, sales B2B complexe, ingénieur maintenance industrielle lourde, pour la médecine: médecin urgentiste me semble une bonne pistes, c'est souvent des contextes d'imprévus et on est face à de la mauvaise data pour l'ia, les patients sont confus, alcoolisés, agressifs, donc un contexte difficile pour l'ia.
    J'ai des enfants, et je suis donc bien concerné par la problématique, je leurs conseille pas de faire comme papa.

    En plus factuellement en france, dans l'informatique les salaires sont très bas, j'en reviens toujours au rapport risque/bénéfice, perdre 5ans d'études pour espérer un métier mal payé et avec de grande chance de rester chômeur car personne ne veut de junior... les rares avantages qui pourrait motiver ce métier comme le télétravail sont en forte réduction.
    Non vraiment y'a mieux à conseiller que l'it pour ces enfants.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  6. #126
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    Pour votre parcours pro, vous avez surfé sur la vague comme moi
    J'ai visé ce qui m'intéressait. Je n'ai jamais regardé à ce qui payait le plus ou ce qui marchait bien ou avait le vent en poupe.

    Et il y a encore largement de quoi faire en IT :

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  7. #127
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    Par défaut Pourtant la Planète...
    Quand je regarde la planète, elle est dans une grande colère, il y a de quoi flipper, je commençais à flipper sur IA et j'apprends ça c'est encore nous qui cassons tout :=(.

  8. #128
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    Par défaut Notre planète...
    Notre planète est déjà complètement bouleversée, maintenant voir cet outil (difficile à mettre en oeuvre) utilisé pour lui en remettre un coup, je suis triste

  9. #129
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    Quand je regarde la planète, elle est dans une grande colère, il y a de quoi flipper, je commençais à flipper sur IA et j'apprends ça c'est encore nous qui cassons tout :=(.
    comment un tas de cailloux peut être en colère
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  10. #130
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  11. #131
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    Par défaut Sam Altman note que certaines entreprises pratiquent « l'AI washing », l'utilisant comme excuse pour licencier
    AI washing, Sam Altman l'admet : l'IA est devenue l'excuse parfaite pour justifier des licenciements qui n'ont rien à voir avec cette technologie,
    entre paradoxe de Solow et disruption réelle

    Sam Altman l'a lui-même reconnu publiquement : certaines entreprises se cachent derrière l'intelligence artificielle pour justifier des licenciements qui n'ont, en réalité, rien à voir avec la technologie. Ce phénomène, baptisé « AI washing », s'installe durablement dans le paysage économique mondial, brouillant les cartes entre la vraie disruption de l'emploi par l'IA et les restructurations ordinaires habillées en révolution technologique. Une manipulation qui interroge autant sur l'état réel du marché du travail que sur l'éthique des dirigeants.

    Lors du sommet India AI Impact Summit, le 19 février 2026, Sam Altman a lâché une petite bombe rhétorique. Interrogé sur l'impact réel de l'IA sur le marché du travail, le PDG d'OpenAI a déclaré : « Je ne connais pas le pourcentage exact, mais il y a une certaine tendance à "blâmer l'IA" lorsque des personnes attribuent à l'IA des licenciements qu'elles auraient de toute façon effectués, et il y a ensuite un véritable remplacement par l'IA de différents types d'emplois. » L'extrait est disponible dans la vidéo ci-dessous.

    La déclaration est d'autant plus percutante qu'elle vient de l'homme dont la société est en première ligne du déploiement des technologies susceptibles, justement, de transformer profondément le marché de l'emploi. Sam Altman n'est pas un observateur extérieur : il est l'architecte de cette révolution. Son aveu, même enrobé de nuance, constitue une reconnaissance sans précédent d'une pratique qui se répand à une vitesse alarmante dans les salles de conseil d'administration.

    Pour autant, Altman ne nie pas l'impact à venir. Il a précisé qu'il anticipait davantage de déplacements d'emplois liés à l'IA, ainsi que l'émergence de nouveaux métiers complémentaires à la technologie, ajoutant : « Nous trouverons de nouveaux types d'emplois, comme nous le faisons à chaque révolution technologique. Mais je m'attends à ce que l'impact réel de l'IA sur les emplois dans les prochaines années commence à être palpable. »


    Cinquante mille emplois sacrifiés sur l'autel de l'IA… vraiment ?

    Les chiffres sont vertigineux. Sur les 1,2 million de suppressions de postes annoncées par les entreprises américaines en 2025 — soit près du double du total de 2024 — l'IA n'a été mentionnée comme cause que pour environ 55 000 d'entre elles, soit 4,5 %, selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas. Autrement dit, la vague de licenciements qui a déferlé sur les États-Unis en 2025 ne peut pas, loin s'en faut, être attribuée à la seule montée en puissance des algorithmes.

    Pourtant, 55 000 emplois, cela reste un nombre colossal de destins brisés sur une justification technologique peut-être fallacieuse. Un rapport de Forrester publié en janvier 2026 a été particulièrement cinglant, estimant que « de nombreuses entreprises annonçant des licenciements liés à l'IA ne disposent pas d'applications matures et validées prêtes à remplir ces rôles », mettant ainsi en lumière une tendance à l'AI washing consistant à attribuer des coupes financièrement motivées à une supposée implémentation future de l'IA.

    Le cas Amazon est emblématique de cette ambiguïté. Andy Jassy avait dans un premier temps lié les réductions d'effectifs d'Amazon à l'IA, avant de faire marche arrière en pointant plutôt un sur-recrutement et trop de niveaux de management. Ce type d'incohérence narrative n'est pas anodin : il trahit une communication calculée, ajustée en fonction des audiences visées — les investisseurs d'un côté, les salariés de l'autre.

    Du côté des entreprises plus transparentes, ASML, le géant néerlandais des semi-conducteurs, offre un contre-exemple instructif. Malgré de solides résultats financiers boostés par son activité liée à l'IA, ASML a annoncé 1 700 suppressions de postes en janvier sans invoquer l'IA. Son directeur financier Roger Dassen a simplement expliqué vouloir réduire les couches superflues et redonner aux ingénieurs la possibilité de faire leur vrai travail. Une honnêteté qui contraste singulièrement avec les pratiques de ses homologues.

    Nom : AI.png
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    Un mécanisme redoutablement efficace pour séduire les investisseurs

    Pourquoi les entreprises pratiquent-elles l'AI washing ? La réponse est, finalement, assez cynique. Selon Tamas Hevizi, directeur de la stratégie chez Tungsten Automation, « lorsque la direction attribue les réductions d'effectifs à l'IA en disant 'l'IA a pris votre emploi', elle offre un narratif tourné vers l'avenir sur l'innovation que les investisseurs ont récompensé dans le passé ». C'est un tour de passe-passe communicationnel : on transforme une déroute managériale ou une mauvaise anticipation du marché en preuve d'agilité stratégique.

    Martha Gimbel, directrice exécutive du Yale Budget Lab, abonde dans ce sens. Elle attribue la pratique de l'AI washing à des entreprises qui imputent à l'IA des marges réduites et des revenus en berne découlant de leur incapacité à naviguer dans un contexte de consommateurs prudents et de tensions géopolitiques. En d'autres termes, l'IA sert de paravent commode pour ne pas avoir à admettre des erreurs de stratégie plus prosaïques : un recrutement excessif post-Covid, une mauvaise lecture des marchés, ou simplement une offre qui ne trouve plus preneur.

    Les analystes de Deutsche Bank ont d'ailleurs prévenu que les déclarations des entreprises attribuant une grande partie de leurs licenciements à l'IA devaient être accueillies « avec un grain de sel », estimant que « l'AI washing de licenciements sera une caractéristique significative de 2026 ».


    Les données macroéconomiques racontent une autre histoire

    Face aux discours alarmistes, les statistiques économiques invitent à la nuance. Une étude majeure du National Bureau of Economic Research, publiée en février 2026, a interrogé des milliers de dirigeants aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie : près de 90 % d'entre eux ont déclaré que l'IA n'avait eu aucun impact sur l'emploi en entreprise au cours des trois dernières années suivant la sortie de ChatGPT fin 2022.

    Le Yale Budget Lab confirme cette lecture. En analysant les données du Bureau of Labor Statistics sur la période allant de la sortie de ChatGPT jusqu'à novembre 2025, les chercheurs n'ont trouvé aucune différence significative dans l'évolution des métiers ou dans la durée du chômage pour les individus occupant des postes fortement exposés à l'IA. Martha Gimbel résume la situation sobrement : aucun effet macroéconomique majeur ne se dessine à cet instant précis.

    L'économiste Torsten Slok, de l'Apollo Global Management, a lui évoqué un paradoxe déjà vu. Il établit un parallèle avec le boom informatique des années 1980, rappelant que l'économiste et prix Nobel Robert Solow avait alors observé peu de gains de productivité à l'ère du PC, malgré les prédictions d'une révolution productive — ce que certains ont baptisé le « paradoxe de Solow ». Selon Slok, « l'IA est partout sauf dans les données macroéconomiques entrantes ». La technologie est omniprésente dans les discours, mais absente des statistiques.

    Les premiers signaux d'une disruption réelle à l'horizon

    Pour autant, tout le monde n'est pas convaincu que la situation restera figée. Erik Brynjolfsson, économiste à Stanford et directeur du Digital Economy Lab, observe dans les données révisées de l'emploi américain quelque chose de nouveau. Il note un découplage entre la croissance de l'emploi et celle du PIB : le dernier rapport sur l'emploi a révisé à la baisse les créations nettes à seulement 181 000 postes, alors que le PIB du quatrième trimestre progressait à un rythme annualisé de 3,7 %. Ce hiatus entre création de richesse et création d'emplois pourrait être le premier signe visible de la substitution technologique.

    Sa propre analyse révèle un bond de la productivité de 2,7 % en glissement annuel en 2025, qu'il attribue aux bénéfices de l'IA commençant à se manifester. Il estime que « les données américaines de 2025 suggèrent que nous sortons maintenant de la phase d'investissement pour entrer dans une phase de récolte ». Par ailleurs, une étude de Brynjolfsson publiée en 2025 avait montré une diminution relative de 13 % de l'emploi pour les travailleurs en début de carrière occupant des postes très exposés à l'IA.

    Côté entreprises, Klarna a donné le ton. Le PDG Sebastian Siemiatkowski a annoncé que la fintech réduirait son effectif de 3 000 personnes d'un tiers d'ici 2030, en partie à cause de l'accélération de l'IA. Et selon le rapport du Forum économique mondial sur l'avenir de l'emploi 2025, environ 40 % des employeurs anticipent de suivre la même voie.


    Un poison lent pour la confiance au sein des organisations

    Au-delà des querelles de chiffres, l'AI washing a un effet délétère souvent sous-estimé : il corrode la relation de confiance entre direction et salariés. Selon le rapport Global Talent Trends 2026 de Mercer, les inquiétudes des employés concernant la perte d'emploi liée à l'IA ont bondi de 28 % en 2024 à 40 % cette année, et 62 % des salariés estiment que leurs dirigeants sous-estiment l'impact émotionnel et psychologique de l'IA sur les équipes.

    Scott Dylan, fondateur du fonds NexaTech Ventures, synthétise le problème : un salarié à qui l'on dit que son poste a été supprimé à cause de l'IA, et qui constate que l'entreprise n'a en réalité aucun système d'IA capable de le remplacer, nourrit une méfiance profonde, quasi impossible à réparer. Cette fracture de confiance entre dirigeants et équipes pourrait s'avérer, à terme, bien plus coûteuse que les économies réalisées sur les effectifs.

    Il y a aussi un risque de crédibilité pour les investisseurs eux-mêmes. Si les entreprises surestiment leurs capacités en IA et utilisent la technologie pour justifier des licenciements, cela suggère un écart entre les gains d'efficience promis et les améliorations opérationnelles réelles — des écarts qui ont tendance à apparaître dans les rapports de résultats futurs.

    Un phénomène qui interroge l'éthique du management à l'ère de l'IA

    L'AI washing révèle, en filigrane, une tension fondamentale de l'ère de l'IA générative : la technologie est suffisamment puissante et médiatisée pour servir de récit universel, mais pas encore suffisamment déployée pour que ses effets soient mesurables à grande échelle. Ce hiatus entre le discours et la réalité opérationnelle crée un espace que certains dirigeants exploitent sans vergogne.

    Pour les professionnels de l'informatique, ce phénomène n'est pas sans rappeler les bulles rhétoriques qui ont accompagné d'autres révolutions technologiques — la promesse du Big Data au début des années 2010, ou les chatbots qui allaient tout révolutionner en 2016. La différence, cette fois, c'est l'ampleur du déploiement réel de l'IA dans certaines entreprises, qui rend la frontière entre la vraie disruption et l'instrumentalisation communicationnelle beaucoup plus difficile à tracer.

    Sources : vidéos dans le texte

    Et vous ?

    Comment distinguer, concrètement, un licenciement réellement causé par l'IA d'un licenciement « habillé en IA » ? Quels indicateurs ou méthodes d'audit vous semblent pertinents ?

    Si 90 % des CEO interrogés disent que l'IA n'a pas encore impacté l'emploi dans leur entreprise, pourquoi des leaders comme Dario Amodei ou Klarna annoncent-ils des réductions massives à venir ? S'agit-il d'une honnêteté stratégique ou d'une prophétie auto-réalisatrice ?

    L'AI washing est-il uniquement un problème éthique, ou comporte-t-il aussi des risques légaux pour les entreprises qui falsifient les motifs de licenciements ?

    En tant que professionnel de l'IT, avez-vous déjà été témoin ou victime d'un licenciement attribué à l'IA sans que celle-ci soit réellement en cause dans votre organisation ?

    Voir aussi :

    L'intelligence artificielle, alibi parfait des licenciements actuels ? Des études suggèrent qu'elle serait un bouc émissaire, bien que les entreprises l'évoquent de plus en plus pour les suppressions d'emplois

    Président de la Réserve fédérale américaine et apocalypse IA : « la création d'emplois est pratiquement nulle », Jerome Powell parle d'une crise provoquée par l'IA qui bloque toute croissance de l'embauche

    Les licenciements liés à l'IA ressemblent de plus en plus à une fiction d'entreprise qui masque une réalité : un capitalisme en quête de nouveaux boucs émissaires technologiques, suggère Oxford Economics
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  12. #132
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    Par défaut Les PDG de la Tech accusent de plus en plus l'IA d'être à l'origine de suppressions d'emplois en masse
    Les PDG de la Tech accusent l'IA d'être à l'origine de suppressions d'emplois en masse mais une analyse suggère que les licenciements reflètent avant tout des choix stratégiques, financiers et organisationnels

    Au cours des derniers mois, de grandes entreprises technologiques telles qu’Amazon, Meta, Pinterest et Atlassian ont annoncé d’importantes réductions d’effectifs. Contrairement aux années précédentes, où les licenciements étaient attribués à des facteurs tels que les mesures de rationalisation, le sureffectif ou la restructuration de la direction, le discours actuel met fortement l’accent sur l’intelligence artificielle (IA) comme principale justification. Certains intervenants de la filière soulignent néanmoins que l’intelligence artificielle est devenue l’excuse parfaite pour justifier des licenciements.

    Les dirigeants du secteur technologique invoquent de plus en plus les progrès de l’intelligence artificielle pour expliquer que leurs entreprises peuvent fonctionner avec moins de personnel, contrairement aux justifications antérieures telles que la réduction des coûts ou l'efficacité organisationnelle.

    Le PDG de Meta a souligné que 2026 serait une année charnière pour l'IA sur le lieu de travail. Malgré les récentes suppressions d'emplois, dont 700 licenciements en une semaine, Meta prévoit de presque doubler ses investissements en matière d’intelligence artificielle cette année, en concentrant ses recrutements sur les postes prioritaires liés à l'IA tout en maintenant un gel des embauches dans les autres domaines.

    Jack Dorsey a déclaré que les outils d'intelligence artificielle modifient considérablement le fonctionnement des entreprises, permettant à des équipes plus petites d'être plus performantes. Son entreprise prévoit de réduire ses effectifs de près de moitié, présentant cette décision comme une adaptation proactive plutôt que comme une simple mesure d'efficacité.

    Une récente analyse de Oxford Economics dresse un tableau plus précis de la situation

    Malgré les gros titres alarmistes annonçant la prise de pouvoir des robots sur le marché du travail, une nouvelle étude d'Oxford Economics remet en question l'idée selon laquelle l'intelligence artificielle serait actuellement à l'origine d'un chômage de masse. Selon l'analyse du cabinet, « les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l'IA à grande échelle », suggérant plutôt que celles-ci pourraient utiliser cette technologie comme prétexte pour réduire leurs effectifs de manière systématique.

    Dans un rapport publié le 7 janvier, le cabinet d'études affirme que, bien qu'il existe des preuves anecdotiques de suppressions d'emplois, les données macroéconomiques ne corroborent pas l'idée d'un changement structurel de l'emploi causé par l'automatisation. Il met plutôt en évidence une stratégie d'entreprise plus cynique : « Nous soupçonnons certaines entreprises d'essayer de présenter les licenciements comme une bonne nouvelle plutôt que comme une mauvaise nouvelle, comme par exemple les embauches excessives passées. »

    Les données de productivité et d’adoption réelle de l’IA montrent que, dans la majorité des secteurs, l’automatisation est encore marginale et loin de justifier des coupes massives dans l’emploi. Autrement dit, l’IA joue ici le rôle d’un alibi moderne. Elle permet de masquer des réalités plus prosaïques : fin de l’argent gratuit, pression des marchés financiers, nécessité de restaurer des marges après des années de recrutements agressifs. Dans ce contexte, parler d’IA est plus vendeur – et politiquement plus acceptable – que d’admettre une correction stratégique.

    La principale motivation derrière cette nouvelle image donnée aux suppressions d'emplois semble être les relations avec les investisseurs. Le rapport souligne qu'attribuer les réductions d'effectifs à l'adoption de l'IA « transmet un message plus positif aux investisseurs » que d'admettre des échecs commerciaux traditionnels, tels qu'une faible demande des consommateurs ou « des embauches excessives dans le passé ». En présentant les licenciements comme un pivot technologique, les entreprises peuvent se présenter comme des innovateurs avant-gardistes plutôt que comme des entreprises aux prises avec des ralentissements conjoncturels.

    Le rapport d'Oxford a mis en avant les données de Challenger, Gray & Christmas, l'agence de recrutement qui est l'un des principaux fournisseurs de données sur les licenciements, afin d'illustrer le fossé entre la perception et la réalité. Alors que l'IA a été citée comme la raison de près de 55 000 suppressions d'emplois aux États-Unis au cours des 11 premiers mois de 2025, soit plus de 75 % de toutes les suppressions liées à l'IA signalées depuis 2023, ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des pertes d'emplois signalées.

    En comparaison, les pertes d'emploi attribuées aux « conditions économiques et de marché » standard ont été quatre fois plus importantes, totalisant 245 000 suppressions. Si l'on considère le contexte plus large du marché du travail américain, où 1,5 à 1,8 million de travailleurs perdent leur emploi chaque mois, « les pertes d'emploi liées à l'IA restent relativement limitées ».

    Source : BBC

    Et vous ?

    L’argument des licenciements causés par l’IA repose-t-il sur des indicateurs objectifs de productivité ou essentiellement sur un discours de communication destiné aux marchés financiers ?

    Peut-on sérieusement parler de substitution massive de l’emploi humain par l’IA alors que les gains de productivité mesurés restent faibles, voire inexistants, à l’échelle macroéconomique ?

    Dans quelle mesure l’IA sert-elle aujourd’hui de paravent narratif pour masquer des erreurs de stratégie, des surrecrutements passés ou des choix de gouvernance discutables ?

    Les directions générales utilisent-elles l’IA comme un outil de transformation réelle du travail ou comme un levier symbolique pour légitimer des politiques de réduction des coûts ?

    Quel rôle jouent les médias économiques dans la diffusion non critique du récit des « licenciements liés à l'IA », et quelles responsabilités ont-ils dans la construction d’une peur technologique parfois déconnectée du terrain ?
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  13. #133
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Dans quelle mesure l’IA sert-elle aujourd’hui de paravent narratif pour masquer des erreurs de stratégie, des surrecrutements passés ou des choix de gouvernance discutables ?
    Certaines grosses entreprises ont trop embauchés en 2020, 2021, après elles se sont rendu compte qu'elles n'avaient pas besoin d'autant de main d’œuvre, depuis elles enchaînent les licenciements massifs en utilisant des prétextes divers et variés.
    Parfois des techniques sournoises ont été utilisés pour pousser les gens à la démission, par exemple : la fin du télétravail.

    Des entreprises ont dit qu'elles licenciaient des travailleurs afin de pouvoir investir plus d'argent dans l'IA :
    Dell licencie plus de 12 500 employés, soit 10 % de ses effectifs, pour se concentrer sur l'IA, malgré le scepticisme à l'égard de l'IA chez les consommateurs, qui se méfient des produits mentionnant l'IA
    Intuit licencie 1 800 personnes pour investir dans l'IA et mieux se positionner dans le domaine de la technologie financière
    Oracle pourrait supprimer jusqu'à 30 000 emplois et vendre sa division de technologie de santé pour financer le développement de l'IA et l'expansion de ses centres de données
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  14. #134
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    ...elles enchaînent les licenciements massifs en utilisant des prétextes divers et variés.
    Ben non! Dans le 99% des cas, c'est l'IA qui est tenue responsable des licenciements!

  15. #135
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Dans le 99% des cas
    Pas en 2022, 2023, 2024.

    Par exemple :
    - Sur-embauches pendant la pandémie
    - Inflation élevée et hausse des taux d’intérêt
    - Incertitude économique et craintes de récession
    - Réorientation stratégique vers l’IA et automatisation (ce n'est pas "l'IA remplace des jobs" c'est "on doit virer du monde pour dépenser plus dans le développement de l'IA")

    Quand l'entreprise vire quelqu'un elle doit payer, l'entreprise préfère que les gens démissionnent. D'où la fin du télétravail, la dégradation des conditions de travail.

    =====
    Exemple en 2023 (récession) :
    Google annonce la suppression de 12 000 emplois, soit plus de 6 % de ses effectifs et imite d’autres entreprises technologiques Dans le cadre de la gestion du ralentissement macroéconomique
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  16. #136
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    de toute façon, quand on veut plus de toi, il vaut mieux qu'on te vire avec un package que te faire rester et te placardisé/ te pousser à démissionner comme en france.
    il faut voir les profils, META par exemple a virer sur la performance, les plus nuls ont dégagé.

    avec le temps, les grosses sociétés accumule les profils "pantouflards", c'est comme les crises économiques qui permet de nettoyer avec les entreprises pas tenable.
    la destruction créatrice, les entreprises les moins efficaces ou les moins solides font faillits, les ressources (capital, travail, innovation) se libèrent, elles sont ensuite réaffectées à des entreprises plus performantes ou innovantes.
    un salarié licencié à de la chance car il peut aussi y trouver une opportunité de rebond, en se réorientant vers un poste ou un secteur plus adapté à ses compétences et potentiellement plus porteur.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  17. #137
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    les plus nuls ont dégagé.
    Ouais bof :
    Des employés performants de Meta surpris par une vague de licenciements censée n'affecter que les « moins performants » - Certains craignent que cette étiquette nuise à leurs futures perspectives d'emploi
    Meta avait annoncé une réduction d’effectifs massive dans le cadre de son « année de l’efficacité », visant à rationaliser ses opérations et à réduire les coûts. Cependant, certains employés ont exprimé leur incompréhension face à leur inclusion dans ces suppressions de postes. Selon eux, les licenciements ne se seraient pas basés uniquement sur des critères de performance, mais également sur d’autres facteurs plus opaques.

    Les travailleurs de Meta dont l'emploi a été supprimé ont commencé à publier des messages sur les plateformes de médias sociaux pour demander des références. Certains ont exprimé leur surprise d'avoir été licenciés alors qu'ils étaient bien notés dans leurs évaluations de performance, d'autres ont déclaré avoir reçu la notification alors qu'ils étaient en congé parental. Dans un groupe Facebook privé d'anciens employés de Meta, d'anciens collègues ont souhaité la bienvenue aux nouveaux venus dans leur groupe, selon des copies des messages.

    Un chef de produit licencié a déclaré qu'on lui avait dit que ses performances étaient « égales ou supérieures » aux attentes lors d'un entretien de mi-année. « Je n'ai reçu aucun signal indiquant que mes performances étaient insuffisantes ou que je risquais de faire l'objet d'un plan d'amélioration des performances », a déclaré le travailleur, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat afin de préserver ses perspectives d'emploi.
    Les grandes entreprises utilisent parfois l'algorithme "Am stram gram" pour décider qui part.
    De toute façon il y a des milliers d'employés, donc c'est compliqué d'aller dans le détail.
    Tout en haut de la hiérarchie il y a un gars qui arrive et qui dit "virer 12 000 travailleurs".

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    les entreprises les moins efficaces ou les moins solides font faillits
    C'est effectivement un point important du capitalisme il faut que les entreprises meurent et que de nouvelles naissent.
    En 2020 et 2021 à cause du "quoi qu'il en coûte" des entreprises qui auraient du mourir on survécu plus de temps qu'elles n'auraient du.

    En Europe beaucoup d'entreprises (boulangeries et salons de coiffure par exemple) meurent à cause du prix de l'énergie
    Pour les entreprises il est très important que l'énergie soit bon marché.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    un salarié licencié à de la chance car il peut aussi y trouver une opportunité de rebond, en se réorientant vers un poste ou un secteur plus adapté à ses compétences et potentiellement plus porteur.
    Il peut également ne jamais rien retrouver et passer du chômage au RSA.

    Nous ne sommes pas dans une période de plein emploi.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  18. #138
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    avec le temps, les grosses sociétés accumule les profils "pantouflards", c'est comme les crises économiques qui permet de nettoyer avec les entreprises pas tenable.
    vous avez raison mais je pense que c'est fini ce temps-là.
    Les entreprises sont contraintes de serrer les coûts malheureusement.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    la destruction créatrice, les entreprises les moins efficaces ou les moins solides font faillits,
    l'économie de marché ça ne fonctionne pas que comme ça.
    Les entreprises les moins solides qui font faillites c'est parce qu'elles ont des pertes financières, elles ne peuvent pas payer les fournisseurs et surtout elles n'ont pas assez de revenu.
    Le terme "efficace" ça veut dire plusieurs choses à la fois.
    Le but d'une entreprise c'est quoi ? C'est de satisfaire la demande client tout simplement.
    C'est pour ça qu'en échangeant un service ou un produit vous percevez du chiffre d'affaire comptablement.
    Les entreprises qui réussissent je vous le donne dans le mille ce sont celles qui font le plus de chiffre d'affaire et par conséquents qui sont bénéficiaires.
    Une entreprise peut être "efficace" mais faire un chiffre d'affaire moyen donc ne pas verser des salaires suffisants

  19. #139
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Il peut également ne jamais rien retrouver et passer du chômage au RSA.
    Nous ne sommes pas dans une période de plein emploi.
    hélas oui

  20. #140
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Il peut également ne jamais rien retrouver et passer du chômage au RSA.

    Nous ne sommes pas dans une période de plein emploi.
    C'est qu'il est inutile aux yeux du marchés. C'est très d'important d’être a jours sur le marché de l’emploi et d'avoir les compétences demandé sur le marché du travail.
    J'en vois beaucoup qui sont rentrés dans une boite y'a 20ans, a l'époque leurs compétences avaient de la valeurs mais ne valent rien aujourd'hui et en cas de chômage vont avoir de grosse difficultés.
    Un bon professionnel doit prendre du temps sur son temps de travail, au moins 10% pour monter en compétences/se former dans ce qui est recherché par les entreprises, prospecter/réseauter sur linkedin et faire de la veille techno.
    Dans le cas de l'ia, il faut aussi désormais aussi prévoir un plan B vers des métiers manuels (électricien, plombier...), de mon coté j'ai assez bossé pour avoir un portefeuille de dividende assez conséquent pour subvenir a mes besoins.
    Plus le temps passe, plus normalement les revenus passifs (bourse, immobilier...) monte et permettent de subvenir a ces besoins, ce qui réduit la pression de trouver un taff.

    Et avoir des placements financier nous rends meilleurs: le fait de pouvoir refuser un job, de plus avoir peur de perdre son job et d'imposer ces conditions de travail, ca change du salarié de bureau esclave et docile. Ça permet de prendre plus de risque sur ça carrière, de tenter des choses et de pas rester sur les sentiers battus. C'est par exemple parce que j'ai de l'argent et aucun crédit que j'ai tenté l'aventure de l'expat.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

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