Le cofondateur de Lyft affirme que les véhicules autonomes ne remplaceront pas les chauffeurs avant au moins une décennie
Et ravive le débat sur la possibilité de voir une IA surpasser un humain

Les véhicules autonomes ou véhicules sans chauffeur sont-ils voués à demeurer une simple vision futuriste ? La question prend un coup de neuf avec une sortie du cofondateur de Lyft qui affirme que les véhicules autonomes ne remplaceront pas les chauffeurs avant au moins une décennie. En d’autres termes, c’est une question de temps avant de voir l’intelligence artificielle initier la mise au rebut de l’Homme dans la filière. Le problème de fond d’avis de certains observateurs est la nécessité de l’atteinte du stade d’intelligence artificielle générale (ou intelligence artificielle de niveau humain) pour que ces véhicules puissent gérer les situations de conduite peu ordinaires, l’état des routes différent d’un lieu à un autre, les codes de conduite qui varient d’une région à l’autre, le comportement des piétons, certains éléments de surprise, etc.

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La prémisse centrale des véhicules autonomes, que les ordinateurs et l'intelligence artificielle réduiront considérablement les accidents causés par l'erreur humaine, a motivé une grande partie de la recherche et des investissements. Mais il y a un hic : il est extrêmement difficile de fabriquer des voitures robotisées capables de conduire de manière plus sûre que les humains, car les systèmes logiciels autonomes manquent tout simplement de la capacité des humains à prédire et à évaluer rapidement les risques, en particulier en cas d'incidents inattendus ou de « cas extrêmes ». C’est en droite ligne avec cet état de choses que le PDG de Cruise a déclaré au cours du mois dernier que « même dans des décennies, vous n’obtiendrez pas de véhicules véritablement autonomes à 100 %. »



C’est en tout cas la situation qui prévaut à ce jour sur le terrain alors que plusieurs constructeurs sont désormais loin des calendriers loin derrière les calendriers de déploiement optimistes prévus il y a quelques années à peine :

En 2018, General Motors a demandé l'approbation du gouvernement américain pour une voiture entièrement autonome sans volant, pédales de frein ou d'accélérateur qui entrerait dans sa flotte commerciale de covoiturage en 2019. Ce véhicule, le Cruise Origin, n’entrera pas en production avant le printemps de l’année prochaine.

En 2019, le PDG de Tesla, Elon Musk, a promis un million de robotaxis « l'année prochaine à coup sûr. » En 2022, rien ne filtre à l’horizon. Et pour cause, le logiciel d’aide à la conduite de Tesla peine à convaincre les autorités de régulation.

L’intelligence artificielle devrait surpasser l’humain dans 5ans, d’après Elon Musk. C’est dire que d’ici 2026, les machines seront alors dotées de « bon sens. » Au stade d’intelligence artificielle générale, elles seraient capables de réflexion causale, c’est-à-dire de cette capacité à raisonner sur « le pourquoi les choses se produisent. » En attendant, la filière est rendue au stade de véhicules dotés de systèmes d’aide à la conduite auxquels les propriétaires s’abandonnent comme à de véritables véhicules autonomes. La faute à des termes comme « Autopilot » dont des entreprises comme Tesla font usage.

Source : cofondateur de Lyft

Et vous ?

Que pensez-vous des avancées en matière d’intelligence artificielle appliquée à la conduite automobile ? Les véhicules entièrement autonomes sont-ils voués à demeurer une vision futuriste ?

Voir aussi :

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