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  1. #161
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    Par défaut Le NYT fustige Microsoft pour avoir construit un superordinateur destiné au pillage de données
    Le New York Times accuse Microsoft d'avoir construit le superordinateur ayant permis à OpenAI de piller ses contenus et d'enfreindre ses droits d'auteur. Le journal amende sa plainte contre OpenAI et Microsoft

    Le New York Times a récemment modifié sa plainte pour violation de droits d'auteur contre Microsoft et OpenAI. Le journal dénonce désormais la création d'un supercalculateur spécifiquement conçu pour le pillage de données. Suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis redéfinissant la complicité d'infraction, le New York Times accuse Microsoft d'avoir délibérément facilité l'entraînement de modèles d'IA sur des millions d'articles protégés. Cette mise à jour juridique souligne que ces outils technologiques ne se contentent pas de copier du contenu, mais agissent également comme des substituts commerciaux nuisibles à l'économie de la presse.

    L'affaire a débuté en décembre 2023. Le New York Times allègue qu'OpenAI a utilisé des millions de ses articles pour entraîner ses modèles GPT, sans autorisation ni compensation. Le problème décrit par la plainte est double : d'une part, les modèles peuvent parfois mémoriser des passages et les reproduire quasi verbatim ; d'autre part, ils permettent de générer des résumés détaillés qui pourraient permettre de contourner le paywall du journal.

    En mars 2025, un juge fédéral a rejeté la demande d'OpenAI de faire rejeter l'affaire. Le juge Sidney Stein a réduit la portée de la plainte, mais a laissé les principales accusations de violation du droit d'auteur suivre leur cours, ouvrant la voie à un procès. Le 13 mai 2025, Sidney Wang a imposé à OpenAI de conserver l'intégralité des journaux de conversations de ChatGPT, affectant plus de 400 millions d'utilisateurs du chatbot d'OpenAI dans le monde.

    C'est la première fois qu'un tribunal ordonnait la conservation massive de contenus générés par une IA à une telle échelle. Le 26 juin 2025, le juge Sidney Stein a rejeté les objections d'OpenAI à cette ordonnance, estimant que les intérêts de la vie privée des utilisateurs ne primaient pas sur les besoins de la procédure judiciaire. Ce mois, le New York Times a déposé une plainte révisée, ajustant sa stratégie juridique contre contre OpenAI et Microsoft.

    Le Times adapte sa stratégie face à la nouvelle jurisprudence

    Le 25 juin 2026, le journal a demandé l'autorisation de modifier sa plainte afin de s'adapter à une nouvelle norme juridique établie par la Cour suprême. À la suite d'une décision impliquant Sony et Cox Communications, les plaignants doivent désormais démontrer que les parties accusées ont agi de manière intentionnelle pour inciter à une conduite illégale. Le New York Times explique avoir découvert de nouveaux éléments lors de l'instruction.

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    Dans une déclaration récente, un porte-parole du journal justifie cette démarche en affirmant : « comme nous l'avons toujours allégué, Microsoft a activement encouragé OpenAI à voler nos œuvres protégées par le droit d'auteur ». Du côté de Microsoft, cette nouvelle modification est perçue comme une tentative désespérée de la part du plaignant de sauver sa plainte face à une jurisprudence défavorable établie dans d'autres décisions récentes ».

    La plainte initiale décrivait les systèmes de Microsoft comme de simples services cloud. La nouvelle version de la plainte accuse désormais Microsoft d'avoir fabriqué un supercalculateur sur mesure, comptant parmi les plus puissants au monde, avec l'objectif explicite de permettre à OpenAI de violer les droits d'auteur. Le journal allègue que cette machine, d'une complexité inhabituelle, a facilité la sélection et la saisie non autorisées de ses articles.

    La nouvelle version de la plainte soutient que « Microsoft l'a spécifiquement conçu dans le but d'utiliser la quasi-totalité d'Internet, en le sélectionnant pour y faire figurer de manière disproportionnée les œuvres du Times, afin d'entraîner le grand modèle de langage le plus performant de l'histoire ». L'objectif des deux entreprises aurait été de s'appuyer sur un journalisme de très haute qualité pour que l'IA soit capable de l'imiter fidèlement.

    Les préjudices économiques et d'image invoqués par le journal

    Le nœud du problème pour le New York Times réside dans la substitution de ses services par les outils d'IA. Le journal affirme que ChatGPT se positionne comme un remplaçant direct de ses abonnements payants en générant des extraits d'articles presque à l'identique. Des preuves montrent que des internautes se sont servis de ChatGPT pour contourner les paywalls du journal simplement en demandant à l'outil de générer les paragraphes suivants.

    Par ailleurs, le quotidien américain dénonce également un préjudice grave pour sa réputation en raison des « hallucinations » du chatbot d'IA d'OpenAI, qui inventent de fausses informations attribuées au journal, comme un prétendu article liant la consommation de jus d'orange à une forme de cancer.

    Le plaignant insiste sur son rôle de source d'information en déclarant : « les utilisateurs qui demandent à un moteur de recherche ce que le Times a écrit sur un sujet ne devraient recevoir ni une copie non autorisée ni une contrefaçon inexacte d'un article du Times, mais un lien vers l'article lui-même ». Le quotidien note des pertes de commissions liées à ses liens d'affiliation générées par les résumés automatiques de ses recommandations d'achats.

    Les conséquences potentielles et les défenses du secteur de l'IA

    L'IA a créé de nombreuses tensions entre l'industrie et les créateurs de contenus. Dans le cas de ce procès, les enjeux financiers et technologiques sont colossaux. Le New York Times souligne que l'utilisation de ses données a permis à Microsoft d'augmenter sa capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars en une seule année. Le journal réclame des dommages et intérêts ainsi qu'une injonction permanente pour stopper toute future infraction.

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    Si la justice donne raison au journal en estimant que l'usage fait par ChatGPT n'est pas transformatif et se substitue au média, l'issue la plus radicale pourrait contraindre OpenAI et Microsoft à effacer complètement les modèles d'IA concernés par la plainte et à recommencer leur entraînement depuis zéro.

    En défense, les entreprises technologiques plaident pour le principe de l'usage loyal (fair use). Le porte-parole d'OpenAI défend leur approche en affirmant : « nos modèles favorisent l'innovation, sont entraînés sur des données accessibles au public et sont fondés sur l'usage loyal ». Ils estiment également avoir transformé le matériel pour un usage différent, argumentant que ChatGPT ne saurait remplacer un véritable abonnement au New York Times.

    Pour les investisseurs de Microsoft, la plainte modifiée introduit un nouveau niveau de risque juridique qui va au-delà de la responsabilité d’OpenAI. Microsoft a positionné Azure et son partenariat étroit avec OpenAI comme des piliers centraux de sa stratégie de croissance dans le domaine de l’IA. Une conclusion selon laquelle Azure aurait servi d’outil à une violation intentionnelle du droit d’auteur compliquerait considérablement ce discours.

    Conclusion

    OpenAI assure ne pas pouvoir gagner de l'argent sans utiliser gratuitement du matériel protégé par le droit d'auteur. L'entreprise déclare la course à l'IA « terminée » si l'entraînement sur des œuvres protégées par le droit d'auteur n'est pas considéré comme une utilisation équitable. Mais cette pratique menace les moyens de subsistance des auteurs et des créateurs, car OpenAI rechigne à l'idée de payer les propriétaires des œuvres protégées.

    Des décisions antérieures dans l'affaire opposant le New York Times à OpenAI et son partenaire Microsoft ont déjà confirmé les principales allégations en matière de droit d’auteur tout en restreignant certaines des accusations fondées sur le Digital Millennium Copyright Act (DMCA).

    La prochaine étape décisive dans cette affaire judiciaire sera de savoir si le tribunal fera droit à la requête de modification déposée par le New York Times. Si tel est le cas, Microsoft devra faire face à une action en justice nettement plus ciblée que celle contre laquelle l'entreprise se défend depuis 2023.

    Source : NYT

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des nouvelles accusations du New York Times contre Microsoft et OpenAI ?
    Ces accusations sont-elles valides ? Selon vous, qui ressortira vainqueur de cette bataille judiciaire ?

    Voir aussi

    OpenAI conteste l'ordonnance lui enjoignant de remettre 20 millions de conversations privées ChatGPT au New York Times, affirmant que cette ordonnance menace la vie privée des utilisateurs

    Un expert financier affirme qu'OpenAI est sur le point d'être à court d'argent : les Big Tech comme Google peuvent utiliser leurs énormes réserves financières pour investir dans l'IA, mais pas OpenAI

    Un juge fédéral de New York a confirmé une ordonnance obligeant OpenAI à produire 20 millions de journaux d'interactions ChatGPT dans le cadre d'une affaire consolidée de violation des droits d'auteur

  2. #162
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    Microsoft a-t-elle vraiment les compétences pour offrir la base technique à OpenAI ?? Si c'était IBM ou NVIDIA je comprendrais, mais Microsoft ?? La boite qui n'arrive toujours pas à stabiliser son OS Windows ?? C'est quand même louche ...

  3. #163
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    Microsoft a des Data center pour fournir du Cloud Azure, avec des serveurs sous Linux.
    Puis ils ont rajouté OpenAI dans leur offre Cloud Azure.
    Donc oui ils ont fourni au départ l'infrastructure pour l'IA OpenAI, ils ont commencé comme partenaires exclusifs.
    Après quoi Microsoft offre désormais d'autres IA sous Azure, et OpenAI cherche d'autres solutions pour ses Data Centers, ils sont encore partenaires, mais plus exclusifs.
    Tout ça a été couvert en long et en large sur developpez.com, sur les rubriques IA et Microsoft Azure, je ne prends pas la peine de chercher tous les liens ou tout cela a été expliqué en détail.

    Donc effectivement pour proposer des service Clouds corrects ils ont laissé tombé Windows pour Linux.

    Pareillement vu que Windows 11 est une abominable catastrophe codée avec Copilot et qu'ils ont plus de développeurs valables, s'ils veulent proposer un Windows correct ils ont plus qu'à prendre un Linux et mettre un GUI qui ressemble à Windows. Mais bon ça existe déjà plus ou moins. Le mieux c'est d'abandonner Microsoft totalement, impossible de leur faire confiance pour quoi que ce soit à part faire du racket.
    Ils ont plus qu'a faire un club avec Broadcom, Adobe, HP et feu PC soft pour faire un bundle de racketiciels.
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  4. #164
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    Par défaut Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité à analyser les historiques de ChatGPT
    Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité technique à analyser les données d'entraînement et dissimulé des milliards de journaux de ChatGPT
    il réclame des sanctions contre OpenAI

    Le New York Times et d'autres médias affirment qu'OpenAI a délibérément dissimulé des preuves cruciales dans un procès pour violation du droit d'auteur. Les plaignants soutiennent qu'OpenAI a menti sur son incapacité technique à analyser les historiques de ChatGPT, tout en effaçant des milliards de données malgré une obligation judiciaire de conservation. Ils exhortent le tribunal à sanctionner sévèrement OpenAI, arguant que ces manœuvres visaient à masquer la fréquence à laquelle l'IA reproduisait textuellement leurs articles. Ces allégations s'inscrivent dans le cadre des poursuites engagées contre OpenAI pour violation du droit d'auteur.

    OpenAI fait face à une demande de sanctions sévères dans le cadre d'un litige sur les droits d'auteur mené par le New York Times, le Daily News et d'autres organisations de presse. Les médias allèguent qu'OpenAI a menti à plusieurs reprises pendant des années afin de dissimuler des preuves d'infraction qui pourraient affaiblir sa défense et prouver que ChatGPT régurgite des articles de presse payants, permettant ainsi de contourner les paywall.

    Ces preuves sont considérées comme cruciales pour déterminer si la technologie d'OpenAI viole les droits d'auteur ou si elle relève d'un usage équitable (fair use) et transformateur. La question centrale est de savoir si les chatbots basés sur l’IA (ChatGPT, Claude, Gemini...) constituent une concurrence déloyale en tant que source d’information, détournant le trafic Web sans effectuer le travail journalistique nécessaire à la collecte de l’information.

    Le 9 juillet, les plaignants ont déposé une requête devant un tribunal fédéral de Manhattan, accusant OpenAI d’avoir choisi « l’obstruction » plutôt que de divulguer les ensembles de données et les journaux de ChatGPT susceptibles de montrer comment le chatbot a utilisé des contenus protégés.

    La rétention de preuves et les informations altérées par OpenAI

    La supercherie présumée a été révélée en avril lors de la déposition de Vincent Monaco, un ingénieur en protection de la vie privée d'OpenAI. Qualifié de « témoin mal préparé », il a admis par inadvertance que l'entreprise avait trompé le tribunal sur les coûts et la difficulté technique d'examiner les historiques de ChatGPT. Selon les analystes, la maladresse de cet ingénieur pourrait coûter cher à OpenAI et à l'industrie de l'IA dans son ensemble.


    OpenAI prétendait depuis le début de l'affaire qu'il n'avait pas la capacité de rechercher dans de larges échantillons anonymisés de conversations. Mais en réalité, l'entreprise a déjà effectué ces recherches avant même le début du procès, mais a dissimulé ces informations gênantes. L'avocat principal du New York Times s'est indigné : « pendant plus de deux ans, OpenAI a menti au Times, aux plaignants du Daily News, au public et au tribunal ».

    Le témoignage a révélé qu'OpenAI cachait l'existence de deux échantillons de données comprenant 10 millions et 78 millions d'historiques. Ces informations, déjà anonymisées, auraient pu être partagées dès le début de la procédure, d'autant plus qu'OpenAI les avait déjà explorées pour tenter de créer un filtre empêchant la régurgitation de contenus protégés. Selon les plaignants, la société a jugé que « respecter cette obligation serait difficile ».

    « OpenAI n’a donc pris aucune mesure pour y parvenir », a déclaré le New York Times en se basant sur le témoignage de l'ingénieur Vincent Monaco. Le journal a ajouté également : « il ne fait aucun doute que le comportement d’OpenAI était délibéré, et rien ne peut excuser son non-respect de l’ordonnance ».

    Au lieu d'être transparente, OpenAI a contraint les plaignants à chercher pendant huit mois dans un « bac à sable » restreint contenant seulement 20 millions d'historiques. Cet échantillon a été altéré par une IA ayant appliqué 19 milliards de caviardages, à tel point que le tribunal l'a jugé « inutilisable ». Par ailleurs, OpenAI est aussi accusé d'avoir délibérément supprimé des milliards d'historiques en violation d'une ordonnance de conservation.

    Les plaignants demandent de lourdes sanctions contre OpenAI

    Face à ce qu'ils considèrent comme une mauvaise conduite intentionnelle et flagrante, les journaux exigent « des sanctions sérieuses » pour punir OpenAI et dissuader le reste de l'industrie de l'IA d'adopter des tactiques similaires. « Des sanctions moins sévères ne seraient pas efficaces », ont déclaré les plaignants. Selon les critiques, l'industrie technologique semble plus encline à subir des sanctions ou à payer des amendes qu'à respecter la loi.

    « Cette requête demande au tribunal de sanctionner OpenAI pour avoir dissimulé et détruit des preuves montrant comment ChatGPT a été entraîné à partir d'articles journalistiques volés », a déclaré l'avocat du New York Daily News, Steven Lieberman, qui représente le Daily News et sept de ses journaux partenaires.

    Les plaignants demandent au tribunal de bloquer l'utilisation par OpenAI de l'échantillon de 20 millions de données, de reconnaître officiellement qu'il y a eu une régurgitation substantielle de leurs contenus protégés par le droit d'auteur, et d'informer le jury des suppressions massives de preuves. En réponse à ces accusations, OpenAI a déclaré que la démarche du New York Times n'est qu'une « tentative d'envahir la vie privée des utilisateurs ».

    Pour rappel, OpenAI a justifié ses restrictions concernant le partage des journaux de conversations de ChatGPT par la nécessité de protéger la vie privée des utilisateurs. « Les sanctions sont justifiées, car en dissimulant ces informations, OpenAI a retenu des éléments de preuve hautement pertinents, a prolongé la procédure de communication des pièces, a gonflé les frais et a alourdi la charge de travail du tribunal », ont allégué les plaignants.

    Un porte-parole de l'entreprise soutient que le dossier des médias s'effondre et souligne que le New York Times a récemment dû abandonner certaines réclamations. Le New York Times rejette fermement cette affirmation, assurant que ses accusations fondamentales concernant le vol d'œuvres protégées n'ont pas changé et ont même été renforcées par l'ajout de poursuites contre Microsoft. L'issue de cette affaire sera déterminante pour l'industrie.

    Le Times adapte sa stratégie face à une nouvelle jurisprudence

    L'affaire a débuté en décembre 2023. Le New York Times allègue qu'OpenAI a utilisé des millions de ses articles pour entraîner ses modèles GPT, sans autorisation ni compensation. Le problème décrit par la plainte est double : d'une part, les modèles peuvent parfois mémoriser des passages et les reproduire quasi verbatim ; d'autre part, ils permettent de générer des résumés détaillés qui pourraient permettre de contourner le paywall du journal.

    En mars 2025, un juge fédéral a rejeté la demande d'OpenAI de faire rejeter l'affaire. Le juge Sidney Stein a réduit la portée de la plainte, mais a laissé les principales accusations de violation du droit d'auteur suivre leur cours, ouvrant la voie à un procès. Le 13 mai 2025, Sidney Wang a imposé à OpenAI de conserver l'intégralité des journaux de conversations de ChatGPT, affectant plus de 400 millions d'utilisateurs du chatbot d'OpenAI dans le monde.

    C'est la première fois qu'un tribunal ordonnait la conservation massive de contenus générés par une IA à une telle échelle. Le 26 juin 2025, le juge Sidney Stein a rejeté les objections d'OpenAI à cette ordonnance, estimant que les intérêts de la vie privée des utilisateurs ne primaient pas sur les besoins de la procédure judiciaire. Le mois dernier, le New York Times a déposé une plainte révisée, ajustant sa stratégie juridique contre OpenAI et Microsoft.

    Le 25 juin 2026, le journal a demandé l'autorisation de modifier sa plainte afin de s'adapter à une nouvelle norme juridique établie par la Cour suprême. À la suite d'une décision impliquant Sony et Cox Communications, les plaignants doivent désormais démontrer que les parties accusées ont agi de manière intentionnelle pour inciter à une conduite illégale. Le New York Times explique avoir découvert de nouveaux éléments lors de l'instruction.

    Dans la nouvelle la plainte, le New York Times accuse Microsoft d'avoir créé un supercalculateur spécifiquement conçu pour « le pillage de données », permettant ainsi à OpenAI d'entraîner ses modèles d'IA sur des millions d'articles protégés. Cette mise à jour juridique souligne que ces outils technologiques ne se contentent pas de copier du contenu, mais agissent également comme des substituts commerciaux nuisibles à l'économie de la presse.

    Les préjudices économiques et d'image invoqués par le journal

    Le nœud du problème pour le New York Times réside dans la substitution de ses services par les outils d'IA. Le journal affirme que ChatGPT se positionne comme un remplaçant direct de ses abonnements payants en générant des extraits d'articles presque à l'identique. Des preuves montrent que des internautes se sont servis de ChatGPT pour contourner les paywalls du journal simplement en demandant à l'outil de générer les paragraphes suivants.

    Par ailleurs, le quotidien américain dénonce également un préjudice grave pour sa réputation en raison des « hallucinations » du chatbot d'IA d'OpenAI, qui inventent de fausses informations attribuées au journal, comme un prétendu article liant la consommation de jus d'orange à une forme de cancer.

    Le plaignant insiste sur son rôle de source d'information en déclarant : « les utilisateurs qui demandent à un moteur de recherche ce que le Times a écrit sur un sujet ne devraient recevoir ni une copie non autorisée ni une contrefaçon inexacte d'un article du Times, mais un lien vers l'article lui-même ». Le quotidien note des pertes de commissions liées à ses liens d'affiliation générées par les résumés automatiques de ses recommandations d'achats.

    OpenAI et son PDG Sam Altman rejettent ces allégations, affirmant agir pour protéger la vie privée de ses utilisateurs et dénonçant une stratégie juridique agressive. L'issue de cette confrontation pourrait affaiblir la défense de l'entreprise basée sur l'usage équitable si le tribunal reconnaît une obstruction volontaire.

    Source : document de la plainte (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Les médias accusent OpenAI d'obstruction volontaire à l'enquête. Qu'en pensez-vous ?
    OpenAI affirme avoir utilisé les données dans le cadre de l'usage équitable. Partagez-vous cet avis ?
    Selon vous, quel serait l'impact sur l'industrie de l'IA si OpenAI perdait son procès contre le New York Times ?

    Voir aussi

    Le New York Times accuse Microsoft d'avoir construit le superordinateur ayant permis à OpenAI de piller ses contenus et d'enfreindre ses droits d'auteur. Le journal amende sa plainte contre OpenAI et Microsoft

    L'Encyclopædia Britannica poursuit OpenAI pour « utilisation illégale de près de 100 000 articles » afin d'entraîner l'IA ChatGPT, puis pour avoir utilisé le chatbot pour détourner les lecteurs de son site web

    OpenAI assure ne pas pouvoir gagner de l'argent sans utiliser gratuitement du matériel protégé par le droit d'auteur et estime que « légalement, la loi sur le droit d'auteur n'interdit pas l'entraînement »

  5. #165
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