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Cloud Computing Discussion :

Plus de 1000 étudiants s'engagent à ne pas travailler chez Google et Amazon en raison du projet Nimbus


Sujet :

Cloud Computing

  1. #21
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    Par défaut Google demande à son personnel de ne pas débattre de politique
    Google demande à son personnel de ne pas débattre de politique après le licenciement de protestataires
    contre un contrat de fournitures de services d'informatique en nuage et d'IA à Israël

    « Google est une entreprise et pas un endroit où l'on peut agir d'une manière qui perturbe les collègues ou les fait se sentir en danger », est un tournant fort de la dernière prise de position de Sundar Pichai. Elle fait suite au licenciement de protestataires contre un contrat de fournitures de services d’informatique en nuage et d’intelligence artificielle à Israël.

    « Une dernière remarque : tous les changements mentionnés ci-dessus nous aideront à travailler avec plus de concentration et de clarté dans l'accomplissement de notre mission. Cependant, nous devons également nous concentrer davantage sur notre façon de travailler, de collaborer, de discuter et même d'être en désaccord. Nous avons une culture de discussion ouverte et dynamique qui nous permet de créer des produits étonnants et de transformer de grandes idées en actions. Il est important de préserver cela. Mais en fin de compte, nous sommes un lieu de travail et nos politiques et attentes sont claires : il s'agit d'une entreprise, et non d'un endroit où agir de manière à perturber les collègues ou à les faire se sentir en danger, à tenter d'utiliser l'entreprise comme une plateforme personnelle, ou à se battre sur des questions perturbatrices ou à débattre de politique. En tant qu'entreprise, ce moment est trop important pour que nous nous laissions distraire.

    Nous avons le devoir d'être un fournisseur de systèmes d’information objectif et digne de confiance, au service de tous nos utilisateurs dans le monde. Lorsque nous venons travailler, notre objectif est d'organiser l'information mondiale et de la rendre universellement accessible et utile. Cet objectif prime sur tout le reste et j'attends de nous que nous agissions en conséquence », souligne le CEO de l’entreprise dans un récent billet de blog.

    La sortie de Sundar Pichai fait suite au licenciement de protestataires contre un contrat de fourniture de services à Israël et ce, même si le CEO de l’entreprise n’en fait pas mention

    Ces travailleurs ont organisé un sit-in dans les bureaux de Google à New York et à Sunnyvale, en Californie, pour protester contre le projet Nimbus, un contrat conjoint de 1,2 milliard de dollars conclu entre Google et Amazon pour fournir au gouvernement et à l'armée israéliens des services cloud et d'IA. Google accuse les travailleurs licenciés d'avoir violé les règles de l'entreprise, mais ces derniers nient et affirment que les dirigeants de Google refusent d'entendre leurs plaintes depuis des années.

    « Un petit nombre d'employés protestataires sont entrés et ont perturbé deux de nos sites. Le fait d'entraver physiquement le travail d'autres employés et de les empêcher d'accéder à nos installations constitue une violation manifeste de nos règles, et nous mènerons une enquête et prendrons les mesures qui s'imposent. Ces employés ont été mis en congé administratif et leur accès à nos systèmes a été coupé. Après avoir refusé plusieurs demandes de quitter les lieux, les forces de l'ordre ont été engagées pour les expulser afin d'assurer la sécurité des bureaux », déclare un porte-parole de Google à propos des manifestants.

    Dans un mémo adressé par la suite à l'ensemble de l'entreprise, Chris Rackow, vice-président de la sécurité mondiale de Google, a annoncé que les employés propalestiniens ont été licenciés mercredi en fin de journée après une enquête interne. « Ils ont occupé des bureaux, dégradé nos biens et entravé physiquement le travail d'autres employés de Google. Leur comportement était inacceptable, extrêmement perturbateur et a fait en sorte que les collègues se sentent menacés », Rackow dans un mémo obtenu. Selon le rapport, le géant de Mountain View a licencié au total 28 employés après l'enquête.

    Les employés qui ont manifesté mardi demandaient la condamnation d'Israël et la suspension du projet Nimbus de 1,2 milliard de dollars. Selon les rapports, quelques heures le début du sit-in, la sécurité de Google a commencé à accuser les employés d'intrusion et de perturbation du travail, ce qui a incité certains à partir. D'autres, en revanche, ont juré de rester jusqu'à ce qu'ils soient forcés de quitter les lieux. Neuf employés ont été arrêtés pour violation de propriété. À Sunnyvale, les manifestants sont restés assis dans le bureau du directeur de Google Cloud pendant plus de neuf heures jusqu'à ce que la police les arrête.

    Ils portaient des t-shirts sur lesquels on pouvait lire "Googler against genocide" et ont écrit des revendications sur le tableau blanc de Kurian. Selon les rapports, cinq travailleurs de Sunnyvale et quatre de New York auraient été arrêtés mardi. Rackow a déclaré que leur comportement était inacceptable.


    Le projet Nimbus est un accord tripartite centre Google, Amazon et l'Israël signé en 2021. Il vise à fournir à l'État hébreu des outils d'IA et des services de cloud computing. Selon les termes de l'accord, Google et Amazon devront mettre en place des sites de cloud locaux en Israël avec un investissement initial de 4 milliards de shekels (1,2 milliard de dollars). Ces sites conserveront les informations à l'intérieur des frontières d'Israël selon des directives de sécurité strictes. Lors de la signature du contrat, le gouvernement israélien a expliqué que le projet Nimbus est un projet phare pluriannuel qui se déroulera en quatre phases.

    Cependant, depuis le début, le projet est vivement contesté par un groupe d'employés de Google. Ils ont organisé des sit-in et des manifestations dans les bureaux de l'entreprise à New York et à Sunnyvale, en Californie, y compris un sit-in retransmis en direct devant le bureau du PDG de Google Cloud, Thomas Kurian. La protestation a été organisée par le groupe activiste "No Tech for Apartheid", qui a critiqué la réaction de Google à la guerre entre Israël et le Hamas. Le groupe demande à Google d'arrêter toute collaboration avec l'État hébreu et a dénoncé l'arrestation des neuf manifestants.

    Il a publié plusieurs vidéos et a diffusé en direct les manifestations sur son compte X, y compris le moment exact où les employés ont reçu les derniers avertissements et ont été arrêtés par la police. Un porte-parole de la police de New York a déclaré que la manifestation de mardi impliquait environ 50 participants au total et a confirmé que quatre arrestations ont été effectuées. Le département de la sécurité publique de Sunnyvale a déclaré que la manifestation en Californie a regroupé environ 80 participants". Selon les rapports, cinq travailleurs de Sunnyvale et quatre de New York ont été arrêtés lors des manifestations.

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    Les actions du groupe No Tech For Apartheid ne sont pas sans faire penser à celles des collectifs Pause AI et No AGI

    Pause AI et No AGI sont connus comme organisateurs de manifestations devant les bureaux d’entreprises comme Google ou OpenAI. Ces groupes demandent sans détour aux ingénieurs d’entreprises comme OpenAI et Google d’abandonner leurs travaux sur des systèmes d’intelligence artificielle à usage militaire et sur l’intelligence artificielle générale. Motif : les machines peuvent finir par surpasser les humains et les exterminer.

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    Ces manifestations font suite à la suppression par OpenAI d'une clause de sa politique d'utilisation qui interdit l'utilisation de l'intelligence artificielle à des fins militaires et au début de la collaboration de l’entreprise avec le Pentagone.

    Jusqu'au 10 janvier, la page des « politiques d'utilisation » d'OpenAI comprenait une interdiction des « activités présentant un risque élevé de dommages physiques, y compris », plus précisément, le « développement d'armes » et les « activités militaires et de guerre ». Cette interdiction des applications militaires, formulée en termes clairs, semble exclure toute utilisation officielle, et extrêmement lucrative, par le ministère de la défense ou toute autre armée nationale. La nouvelle politique conserve l'injonction de ne pas « utiliser notre service pour vous nuire ou nuire à autrui » et donne comme exemple « le développement ou l'utilisation d'armes », mais l'interdiction générale de l'utilisation « militaire et de guerre » a disparu.

    « Plusieurs laboratoires spécialisés en intelligence artificielle et experts se rejoignent : l’IA est susceptible d’exterminer l’humanité », souligne Pause AI sur son site web.

    « Je pense qu'une bonne analogie serait la façon dont les humains traitent les animaux. Ce n'est pas que nous détestons les animaux. Je pense que les humains aiment les animaux et ont beaucoup d'affection pour eux. Mais lorsqu'il s'agit de construire une autoroute entre deux villes, nous ne demandons pas la permission aux animaux. Nous le faisons simplement parce que c'est important pour nous. Je pense que, par défaut, c'est le type de relation qui s'établira entre nous et l’intelligence artificielle générale (AGI) », confirme le scientifique en chef d’OpenAI dans un documentaire.

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    Le développement d’armes aux capacités augmentées à l’intelligence artificielle se poursuit en parallèle de la multiplication des appels à réglementer les usages de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale

    L’un des plus récents est celui du Pape François. Ce dernier appelle à un traité international juridiquement contraignant pour réglementer l'intelligence artificielle. Motifs : les algorithmes ne doivent pas être autorisés à remplacer les valeurs humaines et l’humanité doit éviter de tomber dans une dictature technologique qui menace l’existence humaine. Le pape a lancé cet appel dans un message dans le cadre des préparatifs de la Journée mondiale de la paix qui se célèbre tous les 1ers janviers par l’Eglise catholique romaine. Le titre du message, qu’il est de tradition d’envoyer aux dirigeants mondiaux et aux responsables d'institutions telles que les Nations unies, est « L'intelligence artificielle et la paix. »

    Le dernier message du Pape s’inscrit dans la continuité du Rome Call for an AI Ethics. Cette initiative du Vatican vise à appeler les intervenants mondiaux à la mise sur pied de normes éthiques plus strictes en matière de développement d’intelligence artificielle. IBM et Microsoft sont les premières entreprises à s’y arrimer, suivis du gouvernement italien et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

    Le Rome Call For an AI Ethics énonce 6 grands principes : transparence, inclusion, responsabilité, impartialité, fiabilité, sécurité et respect de la vie privée. Grosso modo, ces derniers stipulent que la technologie (l’intelligence artificielle) doit être mise sur pied dans le but de protéger les personnes ; en particulier, les faibles et les défavorisés.

    Le Vatican veut s'assurer que les entreprises n'utilisent pas l'intelligence artificielle comme un moyen de collecter des données sans le consentement des individus, puis de les utiliser à des fins commerciales ou politiques.

    « Sur le plan personnel, l'ère numérique modifie notre perception de l'espace, du temps et du corps, et sur le plan socio-économique, les utilisateurs sont souvent réduits à des "consommateurs", en proie à des intérêts privés concentrés dans les mains de quelques-uns. Les algorithmes extraient désormais des données qui permettent de contrôler les habitudes mentales et relationnelles à des fins commerciales ou politiques, ce, souvent à notre insu. L'asymétrie par laquelle un petit nombre d'élus savent tout de nous alors que nous ne savons rien d'eux ternit la pensée critique et l'exercice conscient de la liberté », a déclaré le Pape François.

    Le Rome Call For an AI Ethics stipule en sus qu’un devoir d’explication doit faire l’objet d’instauration et que les algorithmes basés sur l'intelligence artificielle doivent fournir aux individus des informations sur la manière dont ces derniers ont abouti à leurs décisions afin de garantir qu'il n'y a pas de biais.

    Source : Google

    Et vous ?

    Pour ou contre l'utilisation de l'IA à des fins militaires ? Si pour, à quel degré ou à quelles fins ? Si contre, pourquoi ?
    Pensez-vous qu’OpenAI a bien fait de modifier sa politique d’utilisation de ses outils ?Quels sont les avantages et les inconvénients de l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins militaires ?
    Comment OpenAI peut-elle garantir que ses outils ne seront pas utilisés pour développer ou utiliser des armes ?
    Comment les travailleurs de la technologie peuvent-ils exprimer leurs préoccupations ou leur opposition à des projets militaires impliquant l’intelligence artificielle ?
    Êtes-vous surpris de voir des entreprises comme OpenAI ou Google collaborer avec l’armée sur des projets d’IA militaire ?
    Êtes-vous surpris de la mise à contribution de l’intelligence artificielle sur les champs de bataille ?
    Que pensez-vous de ces divergences dans les négociations sur l'interdiction des armes autonomes ? Partagez-vous les avis selon lesquels elles constituent un indicateur de ce que l’atteinte d’un accord mondial contraignant ne sera pas possible ?

    Voir aussi :

    Des représentants de 150 entreprises de la tech plaident contre les robots tueurs autonomes, lors d'une conférence internationale sur l'IA
    USA : le sous-secrétaire à la défense soulève l'importance d'associer l'intelligence artificielle à l'armée, évoquant une future course aux armes
    Des experts en IA boycottent un projet de robots tueurs d'une université en Corée du Sud, en partenariat avec le fabricant d'armes Hanwha Systems
    Non, l'IA de Google ne doit pas être au service de la guerre ! Plus de 3000 employés de Google protestent contre la collaboration avec le Pentagone
    Robots militaires : les États-Unis testent l'efficacité de leurs prototypes dans le Pacifique, l'armée irakienne présente son robot mitrailleur

  2. #22
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    Par défaut Un employé licencié par Google pour s'être opposé au projet Nimbus estime que la mesure est disproportionnée
    Un employé licencié par Google pour s'être opposé au contrat cloud et d'IA avec Israël estime que la réaction de l'entreprise est disproportionnée
    et constitue un message ferme pour les employés

    Google a licencié 28 employés pour avoir protesté contre le projet Nimbus avec Israël. Selon l'un des employés licenciés, la réponse de Google est disproportionnée et constitue la preuve que l'entreprise est prête à prendre les mesures de représailles les plus strictes contre les travailleurs qui tentent de faire entendre leurs voix. Il accuse Google d'être non seulement complice d'un prétendu "génocide" à Gaza, mais aussi d'entretenir un environnement interne "fasciste". Il invite les autres employés du secteur technologique à dénoncer les entreprises qui travaillent avec Israël et à ne pas avoir peur des représailles. Son avis ne fait toutefois pas l'unanimité.

    Hasan Ibraheem, un jeune homme de 23 ans, né en Syrie et élevé en Virginie occidentale, fait partie des 28 employés contestataires licenciés par Google la semaine dernière. Pour cause, ils ont pris d'assaut les bureaux de l'entreprise à New York et à Sunnyvale, en Californie, avant d'organiser un sit-in de protestation qui a été retransmis en direct sur différentes plateformes, dont X. Ils protestaient contre le projet Nimbus, un contrat de 1,2 milliard de dollars dans le cadre duquel Google et Amazon s'engagent à fournir des services cloud et d'IA au gouvernement et à l'armée israéliens. L'accord a été conclu en 2021.

    Le contrat d'Ibraheem chez Google représentait son tout premier emploi à la sortie de l'université. Dans une interview accordée à Marisa Kabas, du site The Handbasket, Ibraheem a est revenu sur le déroulement des événements qui ont conduit à son arrestation, puis à son licenciement. Lors de l'interview, il a défendu l'action menée par son équipe afin de faire entendre leurs voix. Il a également accusé Google d'avoir usé d'un stratagème pour les faire arrêter pour "intrusion dans une propriété privée" avant de les licencier pour "perturbation du lieu de travail et mise en danger des collègues". Voici ce qu'il dit à ce sujet :

    Citation Envoyé par Hasan Ibraheem

    Quelques heures avant notre arrestation, ils nous avaient mis - les gens qui étaient assis - en congé administratif pour pouvoir confisquer nos badges. Parce qu'une fois que vous êtes mis en congé administratif, vous n'avez plus accès à vos appareils professionnels. Vous n'avez plus accès au bâtiment et ils vous confisquent vos badges.

    Ce n'est donc qu'à ce moment-là qu'ils ont pu nous accuser d'intrusion. Car avant cela, nous étions des employés de Google avec des badges actifs qui avaient tout à fait le droit d'être sur ce lieu de travail. Il a fallu qu'ils nous mettent en congé administratif pour que les policiers viennent.

    On aurait dit qu'ils étaient vraiment, tout le temps, en train d'essayer de comprendre ce qu'il fallait faire. Je ne pense pas qu'il y ait eu des gens qui aient jamais fait cela - des employés de Google refusant de partir en signe de protestation. Ils se sont donc efforcés de trouver la marche à suivre pour nous faire partir.
    Selon les déclarations d'Ibraheem, certaines des 28 personnes licenciées n'étaient pas impliquées dans les mouvements de protestation. À ses yeux, il ne s'agit donc que de représailles, et d'un mécanisme de dissuasion. « Oui, il s'agissait de représailles, sans aucun discernement - des gens qui venaient juste de passer pour nous dire bonjour et peut-être nous parler un peu. Ils ont été renvoyés. Des gens qui ne sont pas du tout affiliés à No Tech For Apartheid, qui sont juste venus et qui s'intéressaient à ce qui se passait. La sécurité a demandé à voir leur badge et ils ont fait partie des 28 personnes licenciées », a-t-il déclaré.

    Dans un mémo interne, Chris Rackow, responsable de la sécurité mondiale chez Google, a écrit : « si vous êtes l'un des rares à être tenté de penser que nous allons négliger les comportements qui violent nos politiques, détrompez-vous ». Commentant ce passage, Ibraheem a déclaré qu'il s'agit d'une menace à peine voilée. « C'est sans aucun doute une menace. Ils disent simplement : "hé, n'osez même pas penser que vous pouvez faire ce que ces gens ont fait" ». Ibraheem a déclaré lors de l'interview que d'autres employés de Google lui ont confié avoir trouvé le courriel de Rackow menaçant. Notamment, Ibraheem a déclaré :

    Citation Envoyé par Hasan Ibraheem

    Nous avons reçu des réponses de gens qui disaient qu'il semblait menaçant. Que cela semblait un peu exagéré en réponse aux employés de Google qui s'asseyaient, dans leur espace de travail, pacifiquement, et qui disaient : "hey, laissez tomber le projet Nimbus ou venez nous en parler. Ayez une sorte de conversation avec nous".

    Google a réagi de manière totalement excessive, non seulement en licenciant toutes les personnes impliquées ou non, mais aussi en menaçant toutes les autres personnes de l'entreprise qui oseraient s'opposer à ce projet. Et les gens remarquent que cela ressemble à un environnement très fasciste.

    Je pense que Google a vraiment peur que ses employés s'opposent à ce projet. Nous savons que nous [No Tech For Apartheid] sommes une organisation dirigée par des travailleurs, même s'ils ont souvent essayé de nous dépeindre comme un groupe externe qui ne représente pas les employés.

    Mais non, nous sommes des employés de Google. C'est pourquoi nous avons tous été licenciés. Et Google comprend le pouvoir que nous avons, et ils ont peur que si nous sommes plus nombreux à nous exprimer, ils soient obligés de faire quelque chose.
    Google a réagi de façon très ferme face aux récentes protestations contre le projet controversé Nimbus. Selon les critiques du projet, les capacités d'IA fournies par Amazon et Google à l'armée israélienne pourraient être utilisées dans des armes autonomes pour cibler les Palestiniens en Cisjordanie occupée ou à Gaza. Des employés des deux entreprises on écrit dans une lettre ouverte en 2021 : « la technologie que nos entreprises se sont engagées à construire rendra la discrimination et le déplacement systématiques effectués par l'armée et le gouvernement israéliens encore plus cruels et mortels pour les Palestiniens ».


    Le projet Nimbus est perçu comme un soutien à l'armée israélienne, qui est actuellement engagée dans un conflit controversé contre le Hamas dans l'enclave palestinienne de Gaza. Même les estimations les plus prudentes font état d'au moins 30 000 morts dans la guerre actuelle entre Israël et le Hamas, et de nombreuses personnes (y compris de nombreux Israéliens) critiquent la réticence d'Israël à mettre fin à son offensive. Pour en revenir à Google, le projet Nimbus lui-même remonte au moins à 2021. Il est controversé depuis lors et de nombreux critiques affirment avoir subi des représailles ou poussé vers la sortie.

    Certains travailleurs ne partagent toutefois pas l'avis d'Ibraheem et critiquent l'action du groupe. « Je blâme Google pour avoir favorisé un environnement dans lequel ces employés pensaient sincèrement qu'ils pouvaient passer leur temps de travail à défendre des causes sociales et à organiser des manifestations tout en conservant leur emploi et en encaissant leur salaire. Google n'est pas "fasciste" pour vous avoir licencié parce que vous vous êtes barricadé dans le bureau du directeur technique, que vous avez intimidé et menacé vos collègues et que vous avez diffusé toute cette mascarade en direct », a écrit un critique.

    Il a ajouté : « votre travail en entreprise n'est pas une démocratie. Si l'entreprise continue à faire le ménage et revient à sa mission, il y a peut-être encore de l'espoir pour elle ». Le coup de projecteur de mardi est encore moins flatteur pour Google que les récentes débâcles de son modèle d'IA Gemini.

    Source : Marisa Kabas, The Handbasket

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des accusations portées par Hasan Ibraheem contre Google ?
    La réponse de Google est-elle disproportionnée ? Cela a-t-il un quelconque rapport avec le fascisme ?
    Selon vous, les travailleurs ont-ils le droit de protester contre les choix de leurs employeurs ? Pourquoi ?
    Les employés sont-ils en droit de traiter des questions politiques pendant leurs heures de travail ?

    Voir aussi

    Google demande à son personnel de ne pas débattre de politique après le licenciement de protestataires, contre un contrat de fournitures de services d'informatique en nuage et d'IA à Israël

    Google licencie 28 employés ayant participé à une protestation contre un contrat de 1,2 Md $ visant à fournir des services cloud et d'IA à Israël, ils auraient violé les règles de l'entreprise

    Des employés de Google arrêtés alors qu'ils manifestaient contre le contrat cloud de 1,2 milliard de dollars conclu avec le gouvernement israélien, et leurs contrats de travail ont été suspendus

  3. #23
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    Par défaut Google licencie de nouveaux employés après les mouvements de sit-in dans ses bureaux la semaine dernière
    Google licencie de nouveaux employés après que son PDG a déclaré que le lieu de travail n'est pas une arène politique
    mais certains critiques remettent en cause la culture d'entreprise de Google

    Les représailles contre les contestataires du projet Nimbus se poursuivent après les mouvements de sit-in de la semaine dernière. Un nouveau rapport signale que Google a licencié de nouveaux travailleurs qui auraient participé aux manifestations organisées dans les bureaux de l'entreprise à New York et à Sunnyvale, en Californie, en soutien aux Palestiniens et contre le projet Nimbus. Leur nombre n'est pas précis, mais les organisateurs des mouvements de protestation parlent d'une vingtaine de travailleurs supplémentaires licenciés, ce qui porte à plus de 50 le nombre total de travailleurs licenciés au cours des derniers jours sur cette question.

    Google reste ferme sur sa position : le lieu de travail n'est pas un champ clos pour les luttes politiques, idéologiques, littéraires. « Google est une entreprise et non un endroit où l'on peut agir d'une manière qui perturbe les collègues ou les fait se sentir en danger », a déclaré le PDG Sundar Pichai dans un courriel interne aux employés. Depuis, Google semble avoir commencé à faire le ménage dans ses rangs, notamment en mettant à la porte les employés qui ont des revendications politiques. Dans un premier temps, Google a licencié 28 employés juste après le sit-in qui a perturbé ses bureaux à New York et à Sunnyvale.

    Un nouveau rapport indique que Google a licencié au moins 20 travailleurs de plus. Jane Chung, porte-parole de No Tech for Apartheid, l'association qui a organisé la manifestation et représente les travailleurs, affirme à que la dernière série de licenciements portait à plus de 50 le nombre total de personnes licenciées en rapport avec l'incident. « Les récents licenciements concernaient des spectateurs non participants », a ajouté Chung, qui a déclaré au Washington Post que ces licenciements montraient que "Google tentait d'étouffer la dissidence, de réduire ses employés au silence et de réaffirmer son pouvoir sur eux".


    Hasan Ibraheem, un jeune homme de 23 ans, l'un des employés licenciés, affirme que la réponse de Google est disproportionnée et constitue la preuve que l'entreprise est prête à prendre les mesures de représailles les plus strictes contre les travailleurs qui tentent de faire entendre leurs voix. Il accuse Google d'être non seulement complice d'un prétendu "génocide" à Gaza, mais aussi d'entretenir un environnement interne "fasciste". Il invite les autres employés du secteur technologique à dénoncer les entreprises qui travaillent avec Israël et à ne pas avoir peur des représailles. Son avis ne fait toutefois pas l'unanimité.

    Un porte-parole de Google a confirmé que l'entreprise avait licencié d'autres travailleurs dans le cadre de son enquête sur la manifestation, mais a souligné que chacune des personnes qui ont été licenciées était personnellement et définitivement impliquée dans des activités perturbatrices à l'intérieur des bâtiments de Google. Le porte-parole de Google a ajouté : « notre enquête sur ces événements est maintenant terminée ». La dernière série de licenciements est intervenue quelques jours après que Pichai a abordé la question du sit-in et des manifestations avec des mots fermes dans le courriel interne adressé aux employés.

    Pichai a souligné que bien qu'il soit important de préserver "la culture de discussion ouverte et dynamique" au sein de l'entreprise, Google reste un lieu de travail avec des règles et des attentes claires pour ses employés. Pichai a exhorté les travailleurs à mettre de côté les perturbations et à faire passer la "mission en premier" en cette période cruciale. « Lorsque nous venons travailler, notre objectif est d'organiser l'information mondiale et de la rendre universellement accessible et utile. Cela prime sur tout le reste et j'attends de nous que nous agissions avec une attention qui reflète cela », indique le courriel du PDG de Google.

    Les manifestations chez Google font partie d'une vague d'opposition au gouvernement américain et aux entreprises qui travaillent avec le gouvernement et l'armée israéliens. Des manifestants propalestiniens ont été arrêtés dans les universités de Yale et de Columbia, ce qui a donné lieu à des accusations d'intervention musclée de la part des autorités universitaires et a inspiré une autre vague de manifestations dans d'autres universités à travers le pays. La veille des sit-in de Google, des militants ont bloqué des autoroutes, des ponts et des entrées d'aéroports à travers les États-Unis pour protester contre la guerre à Gaza.

    Chez Google, la situation s'est transformée en un combat public entre les dirigeants et les employés licenciés. Google affirme que chaque travailleur licencié a activement perturbé ses bureaux, tandis que les travailleurs contestent ces affirmations, affirmant que certaines des personnes licenciées n'étaient même pas entrées dans les bureaux de l'entreprise le jour des manifestations. Google a déjà licencié des travailleurs qui l'avaient publiquement critiquée, mais il n'avait jamais licencié autant de personnes à la fois. Selon de nombreux analystes, cela démontre à quel point le projet Nimbus est un sujet sensible pour Google.

    Pendant des années, Google a eu la réputation d'être la société la plus libre et la plus ouverte parmi les grandes entreprises technologiques en matière de culture d'entreprise et de collaboration. L'entreprise célébrait une culture interne dans laquelle les employés savaient sur quoi travaillaient les autres équipes et étaient encouragés à remettre en question les décisions des dirigeants. La réaction de Google face aux critiques du projet Nimbus et les mots du PDG Pichai constituent un tournant fort dans les pratiques de l'entreprise en matière de culture de discussion ouverte et dynamique. Ce qui lui vaut de nombreuses critiques.

    Dans son message aux employés, Pichai a déclaré que l'ouverture de l'entreprise était une force, mais qu'elle s'appliquait aux sujets liés au travail et non à la politique. « Nous avons une culture de discussion ouverte et dynamique qui nous permet de créer des produits étonnants et de transformer de grandes idées en actions. Toutefois, en fin de compte, nous sommes un lieu de travail et nos politiques et attentes sont claires : il s'agit d'une entreprise », a-t-il déclaré dans la note. Cependant, certains critiques accusent l'entreprise d'avoir favorisé une culture de travail au sein de laquelle les employés pensaient pouvoir tout dire.

    « Google a encouragé ses employés à faire de leur travail chez Google leur personnalité à part entière. C'est comme s'ils sortaient avec leur employeur. Aujourd'hui, la plupart des travailleurs se rendent compte que Google n'est qu'une entreprise comme les autres. Ce n'est qu'un travail. Pour payer vos factures. Ne vous investissez pas émotionnellement dans votre entreprise. En outre, c'est une période de licenciement pour les entreprises technologiques, elles sont probablement heureuses de pouvoir trouver une excuse pour réduire leur personnel », a déclaré un critique. Un autre critique de Google a commenté :


    Ce qui échappe à certains, c'est que Google s'est lancé à corps perdu dans la construction d'une culture d'entreprise totalement fantaisiste dès le départ, et a même basé les évaluations de performance de ses dirigeants sur ce principe. Pendant longtemps, l'un des critères de mesure de la réussite de l'équipe était le suivant : "je me sens à l'aise pour apporter toute ma personne au travail".

    Oui, je m'attends à 100 % à ce que des personnes soient licenciées d'une entreprise après avoir organisé un sit-in et perturbé les activités quotidiennes. Le problème, c'est que Google veut à la fois affirmer "nous ne sommons pas une entreprise conventionnelle" tout en se comportant exactement comme telle.
    Dans le cadre du projet Nimbus, Google et Amazon fourniront des capacités d'IA et des services cloud au gouvernement et à l'armée israéliens. Mais selon les critiques du projet, ses capacités d'IA pourraient être utilisées dans des armes autonomes pour cibler les Palestiniens en Cisjordanie occupée ou à Gaza. Des employés des deux entreprises on écrit dans une lettre ouverte en 2021 : « la technologie que nos entreprises se sont engagées à construire rendra la discrimination et le déplacement systématiques effectués par l'armée et le gouvernement israéliens encore plus cruels et mortels pour les Palestiniens ».

    Le projet Nimbus est perçu comme un soutien à l'armée israélienne, qui est actuellement engagée dans un conflit controversé contre le Hamas dans l'enclave palestinienne de Gaza. Même les estimations les plus prudentes font état d'au moins 30 000 morts dans la guerre actuelle entre Israël et le Hamas, et de nombreuses personnes (y compris de nombreux Israéliens) critiquent la réticence d'Israël à mettre fin à son offensive. Le projet Nimbus, d'une valeur de 1,2 milliards de dollars, a été lancé en 2021 et fait l'objet de vives protestations depuis lors.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la réaction de Google face aux employés qui ont protesté contre le projet Nimbus ?
    La culture d'entreprise entretenue par Google depuis des années a-t-elle favorisé les agissements des employés ?

    Voir aussi

    Google demande à son personnel de ne pas débattre de politique après le licenciement de protestataires, contre un contrat de fournitures de services d'informatique en nuage et d'IA à Israël

    Un employé licencié par Google pour s'être opposé au contrat cloud et d'IA avec Israël estime que la réaction de l'entreprise est disproportionnée et constitue un message ferme pour les employés

    Des employés de Google arrêtés alors qu'ils manifestaient contre le contrat cloud de 1,2 milliard de dollars conclu avec le gouvernement israélien et leurs contrats de travail ont été suspendus

  4. #24
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    Google licencie de nouveaux employés après que son PDG a déclaré que le lieu de travail n'est pas une arène politique.
    Et j'ajoute ...
    Ni un lieu de prière !!!

  5. #25
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    https://www.arabnews.fr/node/154101/monde-arabe

    Le projet Nimbus est un projet de 1,2 milliard de dollars américains (1 dollar américain = 0,86 euro) dans le cadre duquel Google et Amazon fournissent des services cloud au secteur public et à l'armée israéliens.

    «Le système Nimbus fournira des services cloud aux ministères du gouvernement israélien, notamment les municipalités locales, les entreprises publiques et les organisations du secteur public, dans le but d'aider à accélérer la transformation numérique», a affirmé Amazon dans un communiqué publié plus tôt cette année.
    Cependant, dans la lettre, les employés ont révélé que le projet Nimbus permettra la vente de «technologies dangereuses à l'armée et au gouvernement israéliens».


    Pour moi le tueur c'est celui qui tire avec une arme, pas celui qui vends l'arme, lui fait simplement du business et profite de la géopolitique.

    Si Israel veut des armes et du cloud, il faut lui donner tous ce qu'elle souhaite, tant qu'elle paie...
    Mais cela doit s'appliquer à tous ! Si gaza ou l'iran ou la russie veut des armes, des sous marin nucléaire, ou autres, la France très endetté avec une balance commercial catastrophique à la devoir de répondre aces appels d'offres et de proposer le meilleur de nos technologies tant que ces pays ont l'argent et paie au centime près.

    Je dis cela car la France est le 2ieme vendeur d'arme dans le monde, on fait des armes de bonne qualité et c'est une bonne chose car on a déjà plus beaucoup d'industrie dans ce pays...
    Donc oui ces salariés de Google soit ils acceptent d'aider Isreal dans sa guerre, soit ils démissionnent, voir change de nationalité et partent vivre en Iran si ils ne supporte pas les actions de leurs pays.

    En tous cas ces salariés sont bien content de toucher un salaire à la fin du mois... je doute qu'ils vont le refuser car ça provient d'Israel.
    Je suis dans une boite du cac40, elle a pleins d'histoire pas net en afrique, ça m’empêche pas de dormir. Tous salariés francais bossant dans une boite du cac40 sont dans cette situation car j'en connais aucune qui ne fait pas des trucs pas propre dans le tier monde. Atos, Total, Orange, Thales, Dassault, Airbus...etc.

  6. #26
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    Par défaut Des anciens Googler estiment illégaux les licenciements pour avoir protesté contre un contrat avec Israël
    Des anciens employés de Google affirment que les licenciements pour avoir protesté contre un contrat avec Israël étaient illégaux.
    Ils ont déposé une plainte auprès du NLRB, l'office américain du travail

    Dans un développement récent qui soulève des questions sur la liberté d’expression et les droits des travailleurs dans l’industrie technologique, un groupe d’anciens employés de Google affirme avoir été licencié de manière illégale pour avoir protesté contre un contrat controversé entre Google et le gouvernement israélien. Les employés concernés ont participé à des manifestations internes contre le Projet Nimbus, un contrat lucratif qui prévoit la fourniture de services de cloud et d’intelligence artificielle à Israël. Selon les manifestants, ce contrat, d’une valeur de 1,2 milliard de dollars, serait utilisé de manière préjudiciable dans le cadre du conflit israélo-palestinien

    Un groupe de travailleurs de Google, filiale d'Alphabet Inc., a déposé une plainte auprès de l'office américain du travail, affirmant que l'entreprise technologique a licencié illégalement une cinquantaine d'employés pour avoir protesté contre son contrat d'informatique dématérialisée avec le gouvernement israélien.

    La plainte d'une page déposée lundi en fin de journée auprès du National Labor Relations Board (NLRB) des États-Unis allègue qu'en licenciant les travailleurs, Google a porté atteinte à leur droit de revendiquer de meilleures conditions de travail, conformément à la législation américaine sur le travail. Le National Labor Relations Board est une agence fédérale indépendante qui protège les droits des employés du secteur privé à s'associer, avec ou sans syndicat, pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail.

    Un avocat des travailleurs a déclaré dans la plainte que Google « a exercé des représailles à l'encontre d'environ 50 employés » en les licenciant ou en les mettant en congé administratif. Le mois dernier, Google a déclaré avoir licencié 28 employés pour avoir organisé des manifestations dans ses bureaux à New York et à Sunnyvale, en Californie.

    Les actions de Google, a écrit l'avocat des travailleurs, étaient « en réponse à leur activité de concert protégée, à savoir la participation (ou la participation perçue comme telle) à une manifestation pacifique et non perturbatrice qui était directement et explicitement liée à leurs conditions de travail ».

    Google parle de dégradation de biens publiques, un argument très vite réfuté

    Dans une déclaration aux médias, un porte-parole de Google a avancé que ce comportement était « totalement inacceptable » : « Il s'agit d'un cas très clair d'employés qui perturbent et occupent des espaces de travail, et qui font en sorte que d'autres employés se sentent menacés et en danger », a déclaré le porte-parole. « Nous avons soigneusement confirmé et reconfirmé que chaque personne dont l'emploi a été supprimé était directement et définitivement impliquée dans les perturbations à l'intérieur de nos bâtiments. »

    Dans une note interne datée du 17 avril, Google a déclaré que les manifestants avaient occupé des bureaux et dégradé des biens de l'entreprise : « Un tel comportement n'a pas sa place sur notre lieu de travail et nous ne le tolérerons pas », a écrit l'entreprise.

    Cependant, le groupe No Tech for Apartheid, qui a organisé les manifestations, soutient que les sit-in étaient pacifiques et que les employés n’ont ni endommagé de propriété ni menacé d’autres travailleurs. « Cette excuse pour éviter de nous confronter directement à nos préoccupations et tenter de justifier ses licenciements illégaux et de représailles est un mensonge », a déclaré le groupe, accusant Google de valoriser davantage son contrat avec le gouvernement israélien que le bien-être de ses employés. Les travailleurs avaient exprimé leur désaccord avec le projet Nimbus, un contrat de 1,2 milliard de dollars conclu entre Google et Amazon pour fournir des services d'intelligence artificielle et de cloud computing à Israël.

    Mais Google a déclaré aux médias le mois dernier que le travail de l'entreprise n'était pas orienté vers des projets militaires hautement sensibles ou classifiés concernant les armes ou les services de renseignement : « Nous avons été très clairs sur le fait que le contrat Nimbus concerne des charges de travail exécutées sur notre cloud commercial par des ministères du gouvernement israélien, qui acceptent de se conformer à nos conditions de service et à nos règles d'utilisation acceptable », a déclaré un porte-parole de Google.

    Nom : google.png
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    Un projet cloud très critiqué

    Le contrat a suscité la réprobation et la condamnation des actionnaires des entreprises et de leurs employés, qui craignent que le projet ne conduise à de nouvelles violations des droits de l'homme des Palestiniens dans le contexte de l'occupation en cours et du conflit israélo-palestinien. Plus précisément, ils s'inquiètent de la manière dont la technologie permettra une surveillance accrue des Palestiniens et la collecte illégale de données les concernant, et facilitera l'expansion des colonies illégales d'Israël sur les terres palestiniennes.

    Ariel Koren, qui travaillait comme responsable marketing pour les produits éducatifs de Google et s'opposait ouvertement au projet, s'est vu imposer un ultimatum : déménager à São Paulo dans les 17 jours ou perdre son emploi. Dans une lettre annonçant sa démission à ses collègues, Koren a écrit que Google « réduit systématiquement au silence les voix palestiniennes, juives, arabes et musulmanes qui s'inquiètent de la complicité de Google dans les violations des droits de l'homme des Palestiniens, au point d'exercer des représailles formelles contre les travailleurs et de créer un environnement de peur », reflétant son point de vue selon lequel l'ultimatum était une mesure de représailles pour son opposition au projet et son organisation contre celui-ci.

    La pétition No Tech For Apartheid a recueilli 96798 signatures, qui « répond à l'appel de plus de 1000 travailleurs de Google et d'Amazon à se soulever contre le contrat, connu sous le nom de Projet Nimbus » et « exige qu'Amazon et Google cessent de faire des affaires avec l'apartheid israélien et d'alimenter le bombardement génocidaire des Palestiniens à Gaza ».

    Nom : demande.png
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    Dans une lettre ouverte, les travailleurs de Google ont écrit :

    Nous sommes des employés musulmans, palestiniens et arabes de Google, rejoints par des collègues juifs antisionistes. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à la haine, aux abus et aux représailles dont nous sommes victimes sur notre lieu de travail en ce moment.

    Alors que nous pleurons la perte continue et incessante de vies palestiniennes innocentes, y compris celles de nos proches, notre chagrin collectif est exacerbé par les campagnes de haine, d'abus et de représailles au sein de Google. Les Palestiniens ont été publiquement traités d'"animaux" sur les plates-formes de travail officielles de Google, tandis que les dirigeants sont restés les bras croisés[...].

    L'autorisation par la direction de Google de commentaires déshumanisants et racistes à l'encontre des Palestiniens en tant que peuple sur les plates-formes de travail officielles de Google. Par exemple, les appels sincères de Googlers à faire des dons à une organisation caritative parrainée par Google pour fournir de la nourriture et des médicaments aux habitants de Gaza ont été accueillis par de nombreux commentaires déshumanisant les habitants de Gaza, les qualifiant d'"animaux", ne tenant pas compte de leur situation critique et appelant les Googlers à boycotter les opérations de secours aux civils en raison du fait que les écoles et les hôpitaux palestiniens étaient utilisés à des fins de "terrorisme".

    Des responsables de Google ont utilisé leur rang de manière inappropriée pour interroger, dénoncer et tenter de faire licencier des Googlers musulmans, arabes et palestiniens qui expriment leur sympathie pour le sort du peuple palestinien assiégé. Par exemple, un responsable de Google s'est entretenu avec plusieurs employés musulmans de Google pour leur demander s'ils soutenaient le Hamas et s'ils niaient que le Hamas était responsable de la crise humanitaire en Israël-Palestine. Des cadres partageant les mêmes idées ont affiché la nécessité de "se soutenir mutuellement" et de dénoncer ceux qui sympathisent avec la population palestinienne assiégée, confrontée à une punition collective et à un génocide. Dans un cas, un responsable de Google a tacitement approuvé la surveillance des employés de Google sur les médias sociaux, puis les a harcelés ouvertement au sujet de leurs sympathies sur les plates-formes de travail de Google avec d'autres employés. Ensemble, ces collaborateurs ciblent les employés qui expriment leur sympathie pour le sort du peuple palestinien afin de les dénoncer à l'ensemble de la chaîne hiérarchique de ces employés, jusqu'au PDG Sundar Pichai, dans le but d'écarter ces employés de l'entreprise.
    Conclusion

    Le conflit actuel entre Google et certains de ses employés met en lumière l'équilibre délicat que les entreprises doivent trouver entre leurs intérêts commerciaux et le désir d'expression de leurs employés. Cette affaire soulève également des interrogations importantes sur les limites de l’activisme des employés au sein des entreprises et sur la manière dont les entreprises réagissent aux mouvements de protestation internes. La décision de la NLRB pourrait avoir des implications significatives pour l’avenir des droits des travailleurs dans le secteur technologique.

    La plainte déposée auprès de la NLRB cherche à obtenir la réintégration des postes des employés, le paiement rétroactif et une déclaration de la direction de Google affirmant qu’elle ne prendra pas de mesures de représailles contre ses travailleurs pour des protestations collectives légales.

    En décembre, le Washington Post a rapporté qu'environ 1 700 employés d'Amazon avaient signé une pétition contre le projet Nimbus. Les signataires affirmaient que la technologie « cloud » d'Amazon allait être utilisée par les Israéliens pour « réprimer les activistes palestiniens et imposer un siège brutal à Gaza ».

    Interrogé sur la pétition, Rob Munoz, porte-parole d'Amazon, a déclaré au Post que le géant technologique « s'attache à faire bénéficier tous ses clients, où qu'ils se trouvent, des avantages de sa technologie de pointe en matière d'informatique dématérialisée ».

    Sources : plainte, No Tech For Apartheid

    Et vous ?

    Quelle est votre opinion sur le licenciement des employés de Google pour avoir protesté contre le Projet Nimbus ?
    Pensez-vous que les entreprises technologiques devraient prendre en compte les implications éthiques de leurs contrats, même si cela peut affecter leur rentabilité ?
    Les actions de protestation des employés au sein de leur entreprise devraient-elles être protégées comme une forme de liberté d’expression ?
    Comment les entreprises peuvent-elles équilibrer les intérêts commerciaux avec les préoccupations éthiques soulevées par leurs employés ?
    Si la NLRB tranche en faveur des employés licenciés, quel impact cela pourrait-il avoir sur les politiques internes des grandes entreprises ?
    Le mouvement ‘No Tech for Apartheid’ a-t-il, selon vous, un impact significatif sur la manière dont les entreprises gèrent leurs contrats gouvernementaux ?
    Quelles mesures les entreprises devraient-elles prendre pour assurer la transparence et la responsabilité dans leurs décisions commerciales ?
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  7. #27
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    Google reste ferme sur sa position : le lieu de travail n'est pas un champ clos pour les luttes politiques, idéologiques, littéraires
    Marrant de la part d'une entreprise qui fait la promotion du wokisme, du transgenrisme, adepte de la religion du vaccin (censure de tous les "complotistes" dont la fermeture des chaînes youtube qui osaient mettre en doute l'efficacité des "vaccins"), etc.

  8. #28
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    Par défaut Plus de 1000 étudiants s'engagent à ne pas travailler chez Google et Amazon en raison du projet Nimbus
    Plus de 1000 étudiants s'engagent à ne pas travailler chez Google et Amazon en raison du projet Nimbus
    Le très critiqué contrat cloud et d’IA avec Israël

    L'initiative est pilotée par le collectif No Tech for Apartheid (NOTA). Ce dernier, qui exige que les grandes entreprises technologiques renoncent à leurs contrats avec le gouvernement israélien, est sur le point d'atteindre son objectif dans le cadre d'une campagne demandant aux étudiants de ne pas travailler avec Google et Amazon. Selon des rapports, plus de 1 100 personnes s'identifiant comme des étudiants en STEM et des jeunes travailleurs ont pris l'engagement de refuser des emplois auprès de ces entreprises « qui alimentent le système d'apartheid israélien et le génocide contre les Palestiniens. »

    L’entreprise met à l’écart les employés qui s’opposent à ce contrat en leur précisant qu’elle n’est pas un lieu où l’on discute de politique

    « Google est une entreprise et pas un endroit où l'on peut agir d'une manière qui perturbe les collègues ou les fait se sentir en danger », est un tournant fort d’une prise de position de Sundar Pichai à propos de ce contrat. Elle fait suite au licenciement de protestataires contre un contrat de fournitures de services d’informatique en nuage et d’intelligence artificielle à Israël.

    « Une dernière remarque : tous les changements mentionnés ci-dessus nous aideront à travailler avec plus de concentration et de clarté dans l'accomplissement de notre mission. Cependant, nous devons également nous concentrer davantage sur notre façon de travailler, de collaborer, de discuter et même d'être en désaccord. Nous avons une culture de discussion ouverte et dynamique qui nous permet de créer des produits étonnants et de transformer de grandes idées en actions. Il est important de préserver cela. Mais en fin de compte, nous sommes un lieu de travail et nos politiques et attentes sont claires : il s'agit d'une entreprise, et non d'un endroit où agir de manière à perturber les collègues ou à les faire se sentir en danger, à tenter d'utiliser l'entreprise comme une plateforme personnelle, ou à se battre sur des questions perturbatrices ou à débattre de politique. En tant qu'entreprise, ce moment est trop important pour que nous nous laissions distraire.

    Nous avons le devoir d'être un fournisseur de systèmes d’information objectif et digne de confiance, au service de tous nos utilisateurs dans le monde. Lorsque nous venons travailler, notre objectif est d'organiser l'information mondiale et de la rendre universellement accessible et utile. Cet objectif prime sur tout le reste et j'attends de nous que nous agissions en conséquence », soulignait le CEO de l’entreprise dans un billet de blog.

    La sortie de Sundar Pichai faisait suite au licenciement de protestataires contre un contrat de fourniture de services à Israël et ce, même si le CEO de l’entreprise n’en fait pas mention.

    Ces travailleurs ont organisé un sit-in dans les bureaux de Google à New York et à Sunnyvale, en Californie, pour protester contre le projet Nimbus, un contrat conjoint de 1,2 milliard de dollars conclu entre Google et Amazon pour fournir au gouvernement et à l'armée israéliens des services cloud et d'IA. Google accuse les travailleurs licenciés d'avoir violé les règles de l'entreprise, mais ces derniers nient et affirment que les dirigeants de Google refusent d'entendre leurs plaintes depuis des années.

    « Un petit nombre d'employés protestataires sont entrés et ont perturbé deux de nos sites. Le fait d'entraver physiquement le travail d'autres employés et de les empêcher d'accéder à nos installations constitue une violation manifeste de nos règles, et nous mènerons une enquête et prendrons les mesures qui s'imposent. Ces employés ont été mis en congé administratif et leur accès à nos systèmes a été coupé. Après avoir refusé plusieurs demandes de quitter les lieux, les forces de l'ordre ont été engagées pour les expulser afin d'assurer la sécurité des bureaux », avait déclaré un porte-parole de Google à propos des manifestants.

    Dans un mémo adressé par la suite à l'ensemble de l'entreprise, Chris Rackow, vice-président de la sécurité mondiale de Google, avait annoncé que les employés propalestiniens ont été licenciés mercredi en fin de journée après une enquête interne. « Ils ont occupé des bureaux, dégradé nos biens et entravé physiquement le travail d'autres employés de Google. Leur comportement était inacceptable, extrêmement perturbateur et a fait en sorte que les collègues se sentent menacés », Rackow dans un mémo obtenu. Selon le rapport, le géant de Mountain View a licencié au total 28 employés après l'enquête.

    Les employés demandaient la condamnation d'Israël et la suspension du projet Nimbus de 1,2 milliard de dollars. Selon les rapports, quelques heures le début du sit-in, la sécurité de Google a commencé à accuser les employés d'intrusion et de perturbation du travail, ce qui a incité certains à partir. D'autres, en revanche, ont juré de rester jusqu'à ce qu'ils soient forcés de quitter les lieux. Neuf employés avaient été arrêtés pour violation de propriété. À Sunnyvale, les manifestants sont restés assis dans le bureau du directeur de Google Cloud pendant plus de neuf heures jusqu'à ce que la police les arrête.

    Ils portaient des t-shirts sur lesquels on pouvait lire "Googler against genocide" et ont écrit des revendications sur le tableau blanc de Kurian. Selon les rapports, cinq travailleurs de Sunnyvale et quatre de New York auraient été arrêtés mardi. Rackow a déclaré que leur comportement était inacceptable.


    Le projet Nimbus est un accord tripartite centre Google, Amazon et l'Israël signé en 2021. Il vise à fournir à l'État hébreu des outils d'IA et des services de cloud computing. Selon les termes de l'accord, Google et Amazon devront mettre en place des sites de cloud locaux en Israël avec un investissement initial de 4 milliards de shekels (1,2 milliard de dollars). Ces sites conserveront les informations à l'intérieur des frontières d'Israël selon des directives de sécurité strictes. Lors de la signature du contrat, le gouvernement israélien a expliqué que le projet Nimbus est un projet phare pluriannuel qui se déroulera en quatre phases.

    Cependant, depuis le début, le projet est vivement contesté par un groupe d'employés de Google. Ils ont organisé des sit-in et des manifestations dans les bureaux de l'entreprise à New York et à Sunnyvale, en Californie, y compris un sit-in retransmis en direct devant le bureau du PDG de Google Cloud, Thomas Kurian. La protestation a été organisée par le groupe activiste "No Tech for Apartheid", qui a critiqué la réaction de Google à la guerre entre Israël et le Hamas. Le groupe demande à Google d'arrêter toute collaboration avec l'État hébreu et a dénoncé l'arrestation des neuf manifestants.

    Il a publié plusieurs vidéos et a diffusé en direct les manifestations sur son compte X, y compris le moment exact où les employés ont reçu les derniers avertissements et ont été arrêtés par la police. Un porte-parole de la police de New York a déclaré que la manifestation de mardi impliquait environ 50 participants au total et a confirmé que quatre arrestations ont été effectuées. Le département de la sécurité publique de Sunnyvale a déclaré que la manifestation en Californie a regroupé environ 80 participants". Selon les rapports, cinq travailleurs de Sunnyvale et quatre de New York ont été arrêtés lors des manifestations.

    Source : NOTA

    Et vous ?

    Pour ou contre l'utilisation de l'IA à des fins militaires ? Si pour, à quel degré ou à quelles fins ? Si contre, pourquoi ?
    Comment les travailleurs de la technologie peuvent-ils exprimer leurs préoccupations ou leur opposition à des projets militaires impliquant l’intelligence artificielle ?
    Êtes-vous surpris de voir des entreprises comme OpenAI ou Google collaborer avec l’armée sur des projets d’IA militaire ?
    Êtes-vous surpris de la mise à contribution de l’intelligence artificielle sur les champs de bataille ?

    Voir aussi :

    Des représentants de 150 entreprises de la tech plaident contre les robots tueurs autonomes, lors d'une conférence internationale sur l'IA
    USA : le sous-secrétaire à la défense soulève l'importance d'associer l'intelligence artificielle à l'armée, évoquant une future course aux armes
    Des experts en IA boycottent un projet de robots tueurs d'une université en Corée du Sud, en partenariat avec le fabricant d'armes Hanwha Systems
    Non, l'IA de Google ne doit pas être au service de la guerre ! Plus de 3000 employés de Google protestent contre la collaboration avec le Pentagone
    Robots militaires : les États-Unis testent l'efficacité de leurs prototypes dans le Pacifique, l'armée irakienne présente son robot mitrailleur
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  9. #29
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  10. #30
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    J'ai rien contre la Palestine mais voir des américains refuser de travailler pour Google à cause d'Israël et de la Palestine alors qu'eux même vivent dans le pays de la guerre permanente, qui se trouve aussi être le pionnier de la surveillance généralisée, c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité

  11. #31
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    Citation Envoyé par Jules34 Voir le message
    J'ai rien contre la Palestine mais voir des américains refuser de travailler pour Google à cause d'Israël et de la Palestine alors qu'eux même vivent dans le pays de la guerre permanente, qui se trouve aussi être le pionnier de la surveillance généralisée, c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité
    et je ne comprends pas d'ou vient cette sur enchère avec la Palestine.
    Ok c'est triste ce qui se passe dans cette région du monde, mais c'est pareil en ukraine, en arménie, éthiopie, yémen, myanmar, syrie, le sahel, l'afganistan et tant d'autres...

    Aller un meeting de la gauche c'est allé à une élection palestinienne, pour rentrer dans une fac faut pas être juif et soutenir la Palestine, ça devient n'importe quoi cette histoire.
    Bien que les usa soit surement les seuls a pouvoir calmer le jeu, je vois pas en quoi ces protestations font faire fléchir Joe. Voter Trump peut être lui n'aime pas la guerre mais je vois mal ces gens voter pour Trump

  12. #32
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