Selon cette étude, la moitié des acheteurs de voitures à travers la planète envisagent désormais d'acquérir un véhicule à moteur thermique, neuf ou d'occasion, dans les 24 prochains mois. Cela représente un bond de 13 points par rapport à l'année dernière. À l'inverse, l'appétit pour les technologies vertes s'émousse dangereusement. L'intention d'achat pour les véhicules purement électriques BEV a chuté de 10 points pour tomber à 14 %, tandis que les hybrides reculent également à 16 %.
Pourquoi ce désamour soudain ? Eh bien,
le coût d'achat reste élevé, l'infrastructure de recharge est perçue comme insuffisante ou trop complexe, et l'incertitude sur la valeur de revente des électriques commence à peser lourd. Constantin M. Gall, responsable mondial chez EY, pointe du doigt une transition "plus lente que prévu". Les consommateurs ne sont pas contre l'écologie, mais
ils refusent que celle-ci se fasse au détriment de leur liberté de mouvement ou de leur pouvoir d'achat. Ce sentiment est amplifié par un contexte géopolitique qui brouille les pistes. Près de 36 % des acheteurs potentiels d'électriques avouent reconsidérer ou retarder leur achat à cause de l'instabilité mondiale. Et les signaux envoyés par les dirigeants ne les rassurent pas. Ce flou incite les ménages à la prudence, et la prudence, dans l'automobile, s'appelle souvent le moteur thermique.
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