Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, s'est exprimé sur TF1 à ce sujet, et il confirme qu'il est lui aussi de ceux qui voudraient davantage de temps. Il explique que si l'Europe ne revient pas sur sa décision d'interdire les moteurs thermiques et hybrides dans dix ans, l'industrie pourrait en payer le prix, mais aussi les automobilistes.
"De notre point de vue, partagé par la majorité des constructeurs, il faut demander à la Commission européenne de revenir sur cette réglementation. Parce que ce n'est pas atteignable, ce changement est urgent et il doit être considérable.
Ce n'est pas bon pour l'industrie, ni pour les consommateurs, ni pour le marché. Ça va détruire des emplois", assure Filosa.
Pressé d'en dire plus sur ce dont l'industrie automobile européenne aurait besoin, celui qui a remplacé Carlos Tavares à la tête du quatrième groupe automobile mondial veut dix ans de plus, et
retarder cette interdiction à 2045 : "Nous demandons le même temps que la Chine, lorsqu'elle a préparé son passage à l'électrique."
Le prix global des voitures en France et en Europe ne cesse d'exploser, et des modèles comme
les citadines françaises, encore accessibles à moins de 20 000 euros en haut de gamme il y a dix ans, se retrouvent aujourd'hui à frôler les 30 000 euros. TF1 précise qu'il y avait 47 modèles à moins de 15 000 euros au catalogue avant le Covid, et qu'il n'y en a plus qu'un aujourd'hui.
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