Les industriels de la filière automobile ne sont pas les seuls outre-Rhin à s’élever contre la volonté de Bruxelles. C’est aussi le cas de Friedrich Merz, le nouveau chancelier fédéral allemand, qui vient d'en remettre une couche sur le sujet, après avoir déjà dit ces dernières semaines qu'il fallait, en la matière “une réglementation européenne intelligente, fiable et flexible”. Quelques jours avant la tenue d'un sommet automobile qu'il a souhaité, l’homme d’État a de nouveau exprimé cette idée avec encore plus de fermeté ces dernières heures, dans un entretien accordé à la chaîne de télé privée allemande NTV. Il a notamment annoncé qu'il souhaitait
purement et simplement la levée par l'Union européenne de l'interdiction prévue en 2035 de la vente des véhicules thermiques, en raison notamment des difficultés actuelles que les industries automobiles européenne et allemande traversent.
“Je ne veux pas que l'Allemagne soit l'un des pays soutenant cette mauvaise interdiction”, a ainsi déclaré sans ambages Friedrich Merz,
estimant par ailleurs que les moteurs diesel étaient toujours nécessaires pour la fabrication de camions, et qu'il serait une “grave erreur” pour l'Allemagne de ne pas pouvoir mener des recherches dans ce domaine. Le chancelier allemand a aussi exprimé le souhait de voir se développer à l’avenir des carburants synthétiques, permettant aux moteurs à combustion de fonctionner “de manière respectueuse de l'environnement […] Nous ne devrions pas interdire, nous devrions permettre les technologies, et c'est mon objectif.”
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