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  1. #21
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    Citation Envoyé par Madmac Voir le message
    Ce ne sont rien de plus que des illuminés qui voient du racisme et du sexisme partout. Et tentent de se faire passer pour des héros, en blâmant les hommes blancs pour tous les maux de la terre (néo-marxiste). Et des parasites qui sont prêts à utiliser toutes les excuses possibles pour justifier le vol et le vandalisme. Antifa sont également les idiots de service du Parti Démocrate. Et comme par hasard, ils ont magiquement cessé leur activité à l'arrivée des Démocrates à la Maison-Blanche. J'Imagine que leur financement a aussi magiquement cesser.
    Les Antifas semblent être définis différemment en Amérique du nord et en Europe.
    Le début de ta définition ressembel à ce que notre droite appelle les wokes.
    Je penses que chez nous les Antifas ne sont pas clairement identifiés politiquement et ne sont clairement pas à la solde d'un parti, une bonne partie étant anarchiste.
    Ils se donnent plus un rôle de réaction de terrain qu'un rôle d'impact sur la politique. Et je ne suis pas sur qu'ils soient financés par grand monde.

  2. #22
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    3. Qui t'as dit que les employés licenciés sont des "ingénieurs motivés"? Tu l'as lu dans le journal hebdomadaire du "Petit syndiqué de la RATP"?
    Vu le bouillonnement actuel de l'industrie spatiale, un ingé démotivé retrouverait assez rapidement un poste.

  3. #23
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Les Antifas semblent être définis différemment en Amérique du nord et en Europe.
    Le début de ta définition ressembel à ce que notre droite appelle les wokes.
    Les appellations sont diverses, mais sur le fond, ils sont tous des Néo-marxistes.

    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Je penses que chez nous les Antifas ne sont pas clairement identifiés politiquement et ne sont clairement pas à la solde d'un parti, une bonne partie étant anarchiste.
    Ils se donnent plus un rôle de réaction de terrain qu'un rôle d'impact sur la politique. Et je ne suis pas sur qu'ils soient financés par grand monde.
    Certain se désignent peut-être anarchiste parce qu'ils sont trop ignorants pour comprendre qu'un véritable anarchiste ne participerait pas à une organisation à pousse des idées politiques. Les vrais Anarchistes ne rentrent pas dans les représentations politiques conventionnelles, parce qu'ils ne sont n'y à gauche, n'y à droite. Il considère que les états ne devraient pas exister, point final. Et sont également contre un gouvernement mondial. Les membres d'Antifa sont idéologiquement des globalistes avec des tendances de gauche.

    Le fait que cette organisation existe en Europe et en Amérique est un indicateur de la taille de cette organisation. En pratique, c'est du crime organisé comme la Mafia. Seul, les motivations sont différentes. Je suis convaincu que la majorité d'entre eux ignorent qui les financent. Et pour cette raison que je les considère comme des idiots utiles des Globalistes. Le lien entre Antifa et Georges Soros a été établi. Et c'est pour cette raison que son organisation "Open Society" est interdite dans de nombreux pays. Car dans le fond, c'est une ingérence politique dans le fonctionnement d'un pays. Et en soit, ce n'est pas plus acceptable qu'une ingérence faite par un autre pays.

  4. #24
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Dommage dans le cas des Panama Papers, ce n'est pas l'employeur qui est hors la loi (une fiduciaire qui optimise les charges fiscales d'une entreprise cliente existe dans la totalité des villes de France) mais bien l'employé qui a volé les données de son employeur
    ce que tu dit est FAUX
    il y'a eu des 10 aines de condations, la liste et dans le lien wikipedia que je t'ai donné.


    2. Le "éthiquement discutable" n'est rien d'autre que ton petit jugement personnel. Si tu veux entrer dans l'illégalité, c'est ton droit mais sache qu'un juge ne va pas considérer ton "éthiquement discutable" comme étant une circonstance atténuante"
    Oui tkt on sait tous comment ont fini Assange et Snowden. Nos faux cul de président défendeur de la liberté ont dit Niet et c'est la démocratie indépendante UK qui a trahie l'un et le "monstre Dictateur Ours Poutine" qui est venu à la rescousse du 2ieme.


    Si ma boite fait de la merde, je les dénoncerai mais anonymement effectivement et j'aurais aucun scrupule à le faire. Je suis pas marié à mon patron, lui non plus d'ailleurs et il me le fait bien savoir quand il refuse de m'augmenté

    Pour en revenir à la news, Musk va surtout se priver de talentueux ingénieurs et tant pis pour lui, la concurrence le remercie.
    Les grosses boite avec des dirigeant de merde et/ou un management toxique ont toute fini au bord du gouffre. Ce qui fait tenir la boite c'est pas le PDG qui sert à rien mais bien les salariés compétents qui apporte de l'innovation et apporte/vendent des services/produits de qualités.

  5. #25
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Si ma boite fait de la merde, je les dénoncerai mais anonymement effectivement et j'aurais aucun scrupule à le faire
    c'est surtout que si l'entreprise dans laquelle vous travaillez produit des choses de mauvaise qualité,les clients n'achètent plus et vont voir à la concurrence c'est ça la loi de l'économie de marché.
    Et puis le risque c'est que votre entreprise de se ramasser un recours collectif sur le coin de la figure pour vente de produits défectueux.
    Donc votre entreprise risque de faire faillite...

  6. #26
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Pour en revenir à la news, Musk va surtout se priver de talentueux ingénieurs et tant pis pour lui, la concurrence le remercie.
    .
    Je ne crois pas que cela le cas:

    "Tesla a licencié deux employés très performants impliqués dans la diversité et les initiatives LGBTQ, selon un rapport de lundi."

    https://www.dailywire.com/news/lgbtq...on-musks-tesla

    Ce sont des poids morts qui viennent de partir.

  7. #27
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    1. C'est grâce au "patron ingérable" que SpaceX existe! C'est Musk qui a risqué son pognon pour que SpaceX existe et pas les employés entrés au service de SpaceX une fois la réussite obtenue.

    2. Si Musk veut tuer son bébé, c'est son droit de patron!

    3. Qui t'as dit que les employés licenciés sont des "ingénieurs motivés"? Tu l'as lu dans le journal hebdomadaire du "Petit syndiqué de la RATP"?

    Bien sûr que l argent initial a joué.
    Mais on voit bien avec Boeing que ça ne suffit pas.
    Il a fallu une certaine manière d être pour attirer les meilleurs et les encourager à créer le bon produit.


    La seule chose que je dis c est que si Musk persiste, il va juste petit a petit encourager les employés a voter avec leurs pieds. Et c est une pente difficile à remonter.

    Et une fois que les talents partent pour des raisons éthiques ou idéologiques... Ou que ta boîte est considérée comme toxique... Ça devient très dur de recruter.

  8. #28
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    Par défaut SpaceX accusé d'avoir licencié illégalement des travailleurs derrière une lettre ouverte à charge contre Musk
    SpaceX accusé d'avoir licencié illégalement des travailleurs derrière une lettre ouverte à charge contre Elon Musk,
    le procès devrait débuter le 5 mars

    SpaceX, la société privée de fusées fondée par Elon Musk, fait face à des accusations de pratiques déloyales envers ses employés. Huit anciens employés ont déposé des plaintes auprès du National Labor Relations Board (NLRB), l’organisme chargé de protéger les droits des travailleurs aux États-Unis. Ils affirment avoir été licenciés pour avoir rédigé et diffusé une lettre ouverte critiquant le comportement du PDG de la société, ainsi que le contenu qu’il publie sur Twitter.

    Partagée en juin 2022 dans une discussion interne sur le Microsoft Teams de SpaceX avec plus de 2 600 employés, une lettre a fait valoir que l'entreprise ne respecte pas sa politique « No Asshole » (aucun connard) souvent déclarée et sa politique de tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel. Le document poursuit en suggérant trois « éléments d'action » différents pour remédier à la situation : SpaceX devrait « dénoncer publiquement et condamner le comportement nocif d'Elon sur Twitter » ; l'entreprise devrait « tenir tous les dirigeants également responsables » des mauvais comportements ; et SpaceX doit « définir clairement ce qui est exactement prévu par les politiques "no asshole" et "tolérance zéro" de SpaceX et les appliquer de manière cohérente ».

    Un extrait de la lettre ouverte dit :

    Le comportement d’Elon dans la sphère publique est pour nous une source fréquente de distraction et d’embarras, en particulier ces dernières semaines. En tant que PDG et porte-parole le plus éminent, Elon est considéré comme le visage de SpaceX : chaque tweet qu'Elon envoie est de facto une déclaration publique de l'entreprise. Il est essentiel de faire comprendre à nos équipes et à notre vivier de talents potentiels que son message ne reflète pas notre travail, notre mission ou nos valeurs.
    Il a fallu moins d'un jour et demi à plus de 400 employés de SpaceX pour signer cette lettre ouverte critiquant le PDG Elon Musk après qu'elle ait été publiée et partagée par certains de leurs collègues dans une discussion interne. À peine 32 heures après son partage, la page de destination interne du document a été mise hors ligne, à peu près au même moment où un groupe d'employés a été licencié pour son implication dans l'élaboration et le partage de la lettre, une décision qui aurait pu être une violation du droit du travail.

    S'il n'était pas clair à cette époque de ce que les employés licenciés feraient (porteraient-ils plainte ou non ?), des professionnels déclaraient déjà que le dossier était solide.

    « Pour être couverte, une action doit être concertée (certainement le cas ici) et elle doit être liée aux conditions de travail », expliquait alors Charlotte Garden, professeur de droit à l'Université de Seattle, qui a écrit sur les droits d'expression des employés pour l'Economic Policy Institute en 2022.

    La partie la plus difficile des cas de représailles est souvent de prouver qu'un employé a vraiment été licencié en représailles pour avoir parlé, mais SpaceX a facilité la démonstration du lien. Dans sa note aux employés après les licenciements, la présidente de l'exploitation de SpaceX, Gwynne Shotwell, a clairement indiqué que les employés avaient été licenciés spécifiquement en raison de leur implication dans la lettre, qu'elle a qualifiée « d'activisme excessif ». Même si SpaceX a tenté de le nier, le simple moment du déclenchement des hostilités – venant moins de 24 heures après la lettre elle-même – rend la connexion difficile à ignorer.

    « Cela pourrait très bien être considéré comme des représailles pour avoir pris la parole », a déclaré Mary Inman, avocate lanceuse d'alerte chez Constantine Cannon. « Qu'est-ce que cela dit aux travailleurs ? Cela dit essentiellement, nous ne voulons rien entendre de votre part ».

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    Une plainte est désormais lancée

    Le Conseil national des relations du travail (NLRB) a déposé une plainte alléguant que SpaceX avait licencié illégalement huit employés qui avaient écrit et distribué une lettre ouverte faisant part de leurs préoccupations concernant le lieu de travail.

    Le NLRB allègue également que SpaceX a interrogé, surveillé et menacé ses travailleurs.

    Le NLRB a déclaré que la plainte vise la réintégration des employés, des arriérés de salaire et des lettres d'excuses aux employés licenciés. Si SpaceX ne règle pas les accusations, une audience aura lieu avec un juge administratif du NLRB à partir du 5 mars.

    « Campagne d'intimidation et de coercition »

    Le cabinet d'avocats des employés licenciés a publié un communiqué de presse indiquant que la plainte du NLRB allègue 37 violations du droit du travail pour déclarations coercitives, menaces implicites, interrogatoires, instructions illégales, créant une impression de surveillance et représailles pour participation à une activité concertée protégée.

    Environ un an après que huit anciens employés de SpaceX représentés par les cabinets d'avocats Lieff Cabraser et Burgess ont déposé des accusations de pratiques de travail déloyales contre SpaceX, le Conseil national des relations de travail (« NLRB ») a conclu son enquête et déposé une plainte contre l'entreprise alléguant 37 violations distinctes des loi. Les accusations découlent de la réponse de l'entreprise à la lettre des employés adressée à l'équipe de direction de SpaceX, qui exprimait son inquiétude face aux allégations de harcèlement sexuel du PDG Elon Musk et à son comportement préjudiciable sur Twitter qui a nui à la réputation de l'entreprise, infecté la culture de l'entreprise et créé un environnement de travail toxique. En réponse à l'appel des employés en faveur d'un changement systémique pour remédier à ces préoccupations, SpaceX a lancé une campagne d'intimidation et de coercition : en incitant les employés à des interrogatoires clandestins par les RH, en prétendant faussement que les réunions étaient privilégiées entre avocat et client et en disant aux employés de garder les réunions secrètes, même pour leurs managers. SpaceX a également licencié neuf employés pour leur implication dans la lettre.

    La plainte du NLRB comprend 37 violations distinctes de l'article 8(a)(1) de la loi nationale sur les relations de travail : 11 pour déclarations coercitives, 2 pour déclarations coercitives/menaces implicites, 7 pour interrogatoire, 4 pour instructions illégales, 3 pour impression de surveillance et 10 pour représailles suite à leur implication dans une activité concertée protégée.
    Paige Holland-Thielen, chargée de mission, a déclaré : « Chez SpaceX, les fusées peuvent être réutilisables, mais les personnes qui les construisent sont traitées comme des consommables. J’espère que ces accusations tiendront SpaceX et ses dirigeants responsables de leur longue histoire de mauvais traitements envers les travailleurs et d’étouffement du discours. »

    Tom Moline, dans la partie accusatrice, a déclaré : « Je n'avais aucun doute sur le fait que le NLRB reconnaîtrait les actions de SpaceX pour ce qu'elles étaient : de faibles tentatives pour me punir, m'intimider et me faire taire ainsi que des centaines d'autres travailleurs qui cherchaient simplement à améliorer les conditions de travail et à lutter contre la culture toxique initiée par Elon Musk, appliquée par Gwynne Shotwell et activée par tous les niveaux de direction de SpaceX. Nous ne serons pas réduits au silence et je suis convaincu que SpaceX sera tenu responsable de ses actions illégales. »

    Deborah Lawrence, dans la partie accusatrice, a déclaré : « La mentalité de "mission avant tout" de SpaceX nuit à tous les membres de l’organisation en permettant aux gens de s’en tirer avec des comportements préjudiciables, notamment le harcèlement, les attouchements et la violence physique, dirigés de manière disproportionnée contre les femmes. La culture toxique a conduit à la démission de nombreuses personnes qui travaillaient dur, et qui étaient par ailleurs très motivées par la mission de l’entreprise. Nous avons écrit cette lettre ouverte aux dirigeants non par méchanceté, mais parce que nous nous soucions de la mission et des gens qui nous entourent. Nous pensions que SpaceX pourrait être un meilleur endroit et que vous pouvez avoir un lieu de travail sain et sûr tout en atteignant les étoiles ».

    L’avocate Anne Shaver a déclaré : « Le NLRB s’est prononcé : SpaceX a violé les droits du travail de nos clients. Ce type de violation flagrante de la loi ne peut rester sans contrôle. Nous attendons avec impatience le procès ».

    L’avocat Laurie Burgess a déclaré : « Musk a fait un pied de nez à la loi et a signalé à la direction que lui et eux n’ont pas besoin de respecter les règles. Cela crée une vie professionnelle intolérable dans laquelle les employés se retrouvent sans recours en cas de violation des protections fondamentales des droits civils. Nous félicitons nos clients d’avoir pris position, d’avoir dit "non" à cet tyran et d’avoir exigé que SpaceX respecte les mêmes règles de travail que celles que toutes les entreprises américaines sont tenues de reconnaître et de respecter. Nous sommes impatients de mettre Musk à la barre des témoins et de le tenir responsable de ses actes ».

    Conclusion

    Ce ne serait pas la première fois qu'une des entreprises de Musk enfreindrait le droit du travail américain. Après une lutte acharnée sur les tentatives de syndicalisation de l'usine Tesla de Fremont sous le United Auto Workers, le NLRB a ordonné à Tesla de réintégrer un employé licencié avec des arriérés de salaire. Musk a également reçu l'ordre de supprimer un tweet impliquant que la syndicalisation signifierait la fin des options d'achat d'actions dans l'entreprise – bien que, plus d'un an après l'émission de l'ordre, le tweet reste en ligne.

    Déjà, Communications Workers of America (CWA) considère les licenciements de SpaceX comme un carburant supplémentaire pour l'effort en cours visant à permettre aux travailleurs de la technologie de se syndiquer : « Elon Musk dit qu'il est attaché à la liberté d'expression - sauf lorsque ses employés exercent leur droit légalement protégé de parler de leurs conditions de travail », a déclaré le CWA dans un communiqué. « Nous espérons que ce sera un point de ralliement pour les travailleurs de SpaceX, tout comme c'était le cas chez Google et Activision ».

    Le procès devrait débuter le 5 mars 2024.

    Sources : communiqué des avocats, plainte consolidée

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la réaction de SpaceX face à la lettre ouverte des employés ?
    Croyez-vous que la « marque personnelle » d’Elon Musk soit bénéfique ou nuisible pour SpaceX et ses objectifs ?
    Comment SpaceX peut-elle améliorer sa culture de travail et son climat social ?
    Quelles sont les conséquences possibles des plaintes déposées par les anciens employés de SpaceX ?
    Quel est votre avis sur le rôle d’Elon Musk dans le domaine de l’exploration spatiale ?
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  9. #29
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    Par défaut SpaceX poursuit l'office du travail US pour structure inconstitutionnelle, après des accusations
    SpaceX intente un procès à l'office du travail des États-Unis, affirmant que la structure de l'agence est inconstitutionnelle,
    après des accusations de licenciement illégal de travailleurs

    SpaceX a intenté une action en justice contre le National Labor Relations Board (NLRB), alléguant que la structure de l'agence américaine du travail est inconstitutionnelle. Cette action fait suite aux accusations du NLRB selon lesquelles SpaceX aurait licencié illégalement huit employés ayant critiqué Elon Musk. SpaceX argue que la structure du NLRB viole le droit américain, car les juges administratifs ne peuvent pas être révoqués par le président des États-Unis. La plainte du NLRB demande la réintégration des employés licenciés, des arriérés de salaire et des excuses.

    Un directeur régional du NLRB a déposé une plainte contre SpaceX, alléguant qu'elle avait illégalement licencié huit employés qui avaient rédigé et distribué une lettre ouverte sur Musk en 2022. Une plainte n'est pas une décision, elle signifie que le bureau régional a enquêté sur les accusations et les a jugées fondées. Le NLRB a déclaré que la plainte demandait la réintégration des employés, des arriérés de salaire et des lettres d'excuses aux employés licenciés. Si SpaceX ne règle pas les accusations, l'entreprise devrait être entendue par un juge administratif du NLRB à partir du 5 mars.

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    SpaceX affirme que les membres du NLRB agissent à la fois en tant que procureur et en tant que juge, violant ainsi la séparation des pouvoirs. Cette affaire survient après une lettre ouverte des employés critiquant le comportement d'Elon Musk, ce qui a conduit à leur licenciement, et SpaceX qualifie l'activité des employés d' « inacceptable ». Les avocats des employés licenciés dénoncent une « campagne d'intimidation et de coercition » de SpaceX. La société demande une injonction préliminaire pour mettre fin à la procédure, arguant qu'elle serait inconstitutionnelle.

    Les juges administratifs du NLRB sont désignés comme des « fonctionnaires des États-Unis » en vertu de la clause de nomination de la Constitution, plutôt que de simples employés. Cette désignation repose sur divers critères, dont la nature permanente de leurs fonctions, qui incluent la présidence d'audiences contradictoires, la réception de témoignages, la gestion des dossiers administratifs et la préparation de propositions de conclusions et d'opinions, selon les arguments avancés par SpaceX. La société a qualifié l'activité des employés de « inacceptable ».

    SpaceX a procédé rapidement au licenciement des employés, et la présidente Gwynne Shotwell a expliqué dans un courriel adressé à l'ensemble du personnel que « la lettre, les sollicitations et le processus global ont mis les employés dans une position inconfortable, les intimidant et les brimant, voire les mettant en colère, car la lettre les a incités à signer quelque chose qui ne reflétait pas leurs opinions. » Shotwell a souligné qu'il est inacceptable d'envoyer des courriers électroniques non sollicités à des milliers de personnes dans l'ensemble de l'entreprise, les incitant à signer des lettres et à répondre à des enquêtes non parrainées pendant leurs heures de travail. Les employés licenciés ont déposé une plainte auprès du NLRB en novembre 2022.

    Le Récit du NLRB sur les Pratiques Contestées de l'Entreprise

    Le communiqué du NLRB rapporte que SpaceX a informé d'autres employés que les huit personnes avaient été renvoyées en raison de leur participation à la lettre ouverte. La société a interrogé d'autres employés au sujet de la lettre (leur demandant de ne pas discuter des entretiens d'enquête), créé une atmosphère de surveillance (y compris la lecture et la présentation de captures d'écran de communications entre employés), déprécié la participation à la lettre ouverte, et a entravé la distribution de ladite lettre. De plus, l'employeur a incité les employés à démissionner, les menaçant de licenciement s'ils s'engageaient dans des activités concertées protégées.

    Le cabinet d'avocats des employés licenciés a publié un communiqué de presse indiquant que la plainte du NLRB fait état de 37 violations du droit du travail pour déclarations coercitives, menaces implicites, interrogatoires, instructions illégales, création d'une impression de surveillance et représailles en cas d'implication dans une activité concertée protégée.

    « Les accusations découlent de la réponse de l'entreprise à la lettre des employés adressée à l'équipe de direction de SpaceX, qui exprimait son inquiétude quant aux allégations de harcèlement sexuel de la part du PDG Elon Musk, et à son comportement nuisible sur Twitter qui a porté atteinte à la réputation de l'entreprise, infecté la culture de l'entreprise et créé un environnement de travail toxique, a déclaré le cabinet d'avocats. En réponse au plaidoyer des employés en faveur d'un changement systémique pour corriger ces problèmes, SpaceX a lancé une campagne d'intimidation et de coercition : en entraînant les employés dans des interrogatoires clandestins par les RH, en prétendant faussement que les réunions étaient protégées par le secret professionnel, et en disant aux employés de garder les réunions secrètes, même vis-à-vis de leurs supérieurs. »

    Bien que huit employés aient porté plainte auprès du NLRB, le communiqué de presse indique que SpaceX a licencié neuf personnes pour leur implication dans la lettre. L'employée licenciée Deborah Lawrence a déclaré que « la mentalité " priorité à la mission" de SpaceX nuit à tous les membres de l'organisation en permettant aux gens de s'en tirer avec des comportements nuisibles, y compris le harcèlement, le pelotage et la violence physique, dirigés de manière disproportionnée contre les femmes. Cette culture toxique a entraîné la démission de nombreuses personnes qui travaillaient dur et qui étaient par ailleurs très motivées par la mission de l'entreprise. Nous avons écrit cette lettre ouverte à la direction non pas par méchanceté, mais parce que nous nous soucions de la mission et des personnes qui nous entourent ».

    Tom Moline, un autre employé licencié impliqué dans l'affaire, a déclaré : « Je n'avais aucun doute que le NLRB reconnaîtrait les actions de SpaceX pour ce qu'elles étaient : de faibles tentatives pour me punir, m'intimider et me réduire au silence, ainsi que des centaines d'autres travailleurs qui ont simplement cherché à améliorer les conditions de travail et à lutter contre la culture toxique établie par Elon Musk, mise en œuvre par Gwynne Shotwell et autorisée par tous les niveaux de la direction de SpaceX. Nous ne nous laisserons pas réduire au silence, et je suis certain que SpaceX sera tenue responsable de ses actions illégales. »

    Les révélations des employés soulèvent des inquiétudes profondes

    L'action en justice entamée par SpaceX contre le National Labor Relations Board, qui remet en question la constitutionnalité de la structure de l'agence, suscite des inquiétudes quant à l'équilibre délicat entre les droits des employés et les responsabilités des employeurs. D'un côté, la contestation de SpaceX peut être interprétée comme une tentative de défendre ses intérêts et de remettre en question la validité des accusations portées contre elle. Néanmoins, cette démarche soulève des interrogations quant à la capacité des employés de faire valoir leurs droits et de critiquer leurs employeurs sans craindre des représailles injustifiées.

    D'un autre côté, les allégations du NLRB selon lesquelles SpaceX aurait licencié des employés en raison de critiques exprimées soulèvent des préoccupations majeures en ce qui concerne la liberté d'expression au sein de l'entreprise. Si ces accusations se révèlent fondées, cela met en lumière des inquiétudes sérieuses quant à la culture organisationnelle de SpaceX et à la protection des droits des employés de s'exprimer sur des questions pertinentes.

    Les déclarations des employés licenciés mettent en lumière des préoccupations sérieuses concernant la culture de SpaceX. La mention d'une mentalité « priorité à la mission » et la violence dirigée de manière disproportionnée contre les femmes, soulève des inquiétudes sur la manière dont l'entreprise gère les problèmes de comportement au sein de son personnel. La description d'une culture toxique ayant entraîné la démission de nombreux employés dévoués, motivés par la mission de l'entreprise, pointe vers des défis organisationnels profonds. Le fait que ces employés aient choisi de s'exprimer par le biais d'une lettre ouverte indique un niveau de frustration et de préoccupation significatif. Les déclarations des employés licenciés soulèvent également la question cruciale de la responsabilité des entreprises envers leur culture organisationnelle et la protection des droits des employés.


    Cette affaire souligne l'importance de maintenir un équilibre équitable entre les droits des employés et les responsabilités des employeurs. Elle met par ailleurs en évidence la nécessité d'un cadre juridique robuste pour prévenir les représailles injustifiées et protéger les travailleurs. L'issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont les entreprises gèrent les problèmes de culture interne et de relations de travail.

    Sources : Plainte de SpaceX contre le NLRB, NLRB(1, 2)

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la réaction de SpaceX face à la lettre ouverte des employés ?

    Que pensez-vous de la réaction de l'entreprise qui a licencié certains des auteurs de la lettre ?

    Comment SpaceX peut-elle améliorer sa culture de travail et son climat social ?

    Comment interprétez-vous la séquence d'événements liés à cette affaire ?

    Voir aussi :

    Les employés de SpaceX rédigent une lettre ouverte aux dirigeants de l'entreprise dénonçant le comportement d'Elon Musk, l'entreprise a licencié certains des auteurs de la lettre

    SpaceX accusé d'avoir licencié illégalement des travailleurs derrière une lettre ouverte à charge contre Elon Musk, leurs avocats dénoncent une « campagne d'intimidation et de coercition »
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  10. #30
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    Citation Envoyé par Bruno Voir le message
    SpaceX argue que la structure du NLRB viole le droit américain, car les juges administratifs ne peuvent pas être révoqués par le président des États-Unis.
    Donc quand tu t'appelles Musk et que tu as un problème tu commence à t'adresser au président?
    C'est intéressant comme démarche...
    D'autant plus que la démarche vient en anticipation de la décision du NLRB qui n'a pas encore été donnée.

    Ceci dit je ne comprends pas pourquoi les employés demandent systématiquement d'être réintégrés dans ces affaires.
    Qui voudrait revenir dans une entreprise qui t'a déjà traiter comme de la merde? Qui pense qu'il reviendra et qu'on l'accueillera à bras ouverts? Le seul poste au retour est un placard, non?

  11. #31
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Qui voudrait revenir dans une entreprise qui t'a déjà traiter comme de la merde? Qui pense qu'il reviendra et qu'on l'accueillera à bras ouverts? Le seul poste au retour est un placard, non?
    Ben c'est simple, le placard t'y restes quelques temps a rien glander, et vu que tu viens juste de gagner ton procès tu pourras y rester quelques années sans que l'entreprise n'ose te virer. A 100 ou 150k le placard, y a pire comme situation.

  12. #32
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    Par défaut Le PDG de SpaceX est poursuivi en justice pour harcèlement sexuel par d'anciennes employées
    Le PDG de SpaceX est poursuivi en justice pour harcèlement sexuel par d'anciennes employées,
    qui dénoncent « l'introduction sur le lieu de travail de photos, de mèmes et de commentaires sexuels ignobles qui rabaissent les femmes et/ou la communauté LGBTQ+ »

    Récemment, une plainte a été déposée contre Elon Musk, le PDG de SpaceX, par huit anciens ingénieurs de l’entreprise. Ils allèguent que Musk a créé un environnement de travail vulgaire et discriminatoire, en particulier envers les femmes et les minorités sexuelles. Les plaignants avaient auparavant exprimé leurs inquiétudes concernant la culture d’entreprise de SpaceX dans une lettre conjointe en 2022. Suite à cela, ils ont été licenciés, ce qu’ils considèrent comme une mesure de représailles de la part de Musk. Le département des ressources humaines de SpaceX aurait conseillé à Musk d’enquêter sur les problèmes signalés, mais il aurait répondu par un simple « Non, licenciez-les », selon les documents judiciaires.

    Un groupe d'employés de SpaceX a écrit une lettre ouverte à la présidente et directrice de l'exploitation, Gwynne Shotwell, dénonçant le comportement public du propriétaire Elon Musk et appelant la société de fusées à « se séparer rapidement et explicitement » de sa marque personnelle. Partagée en juin 2022 sur une chaîne interne SpaceX Microsoft Teams avec plus de 2 600 employés, la lettre fait valoir que l'entreprise ne respecte pas sa politique « No Asshole » (aucun connard) souvent déclarée et sa politique de tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel.

    Elle poursuit en suggérant trois « éléments d'action » différents pour remédier à la situation : SpaceX devrait « dénoncer publiquement et condamner le comportement nocif d'Elon sur Twitter » ; l'entreprise devrait « tenir tous les dirigeants également responsables » des mauvais comportements ; et SpaceX doit « définir clairement ce qui est exactement prévu par les politiques "no asshole" et "tolérance zéro" de SpaceX et les appliquer de manière cohérente ».

    Les employés ont été invités à signer la lettre en remplissant un sondage ou en scannant un code QR. La lettre a généré plus d'une centaine de commentaires sur la chaîne Teams, de nombreux collaborateurs acceptant l'esprit de la missive. Certains commentateurs ont également affirmé être gênés par le comportement de Musk. D'autres ont exprimé le souhait que l'entreprise traite mieux le comportement des dirigeants ainsi que les plaintes de harcèlement sexuel. En moins d'un jour et demi, plus de 400 employés l'ont signé.

    De nombreuses autres personnes ont contacté ceux qui ont partagé la lettre sur Signal, en personne et via Teams, disant qu'ils signeraient s'ils pouvaient se permettre d'être licenciés à ce moment. Leurs craintes se sont avérées crédibles, car la direction de SpaceX a fini par licencier au moins cinq employés pour leur implication dans la lettre.

    Gwynne Shotwell, a ensuite envoyé un e-mail au personnel de l'entreprise, dénonçant le document et informant le personnel des résiliations : « Nous avons trop de travail critique à accomplir et n'avons pas besoin de ce genre d'activisme excessif - notre équipe de direction actuelle est plus dévouée à garantir que nous ayons un environnement de travail formidable et en constante amélioration que tout ce que j'ai vu au cours de mes 35 ans de carrière », a écrit Shotwell. Faisant écho aux auteurs de la lettre, elle a affirmé que la lettre, et non le comportement de Musk, était une source de distraction pour SpaceX, qui a un emploi du temps chargé dans les jours et les semaines à venir.

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    Gwynne Shotwell, présidente et directrice de l'exploitation

    Huit anciennes ingénieures de SpaceX ont déposé mercredi une plainte contre Elon Musk pour harcèlement sexuel et représailles

    Deux ans plus tard, les ingénieures licenciées de SpaceX ont porté plainte contre Elon Musk pour harcèlement sexuel et représailles devant le tribunal de l'État de Californie, intensifiant ainsi leur bataille juridique sur plusieurs fronts avec le chef d'entreprise milliardaire et sa société aérospatiale.

    « Musk a sciemment et délibérément créé un environnement de travail hostile en interjetant sur le lieu de travail des photographies, des mèmes et des commentaires sexuels ignobles qui rabaissent les femmes et/ou la communauté LGBTQ+ », affirment les huit anciennes employées, qui ont également intenté une action en justice contre l'entreprise devant le conseil des prud'hommes américain. Les plaignantes affirment que certaines d'entre elles ont ensuite fait l'objet de commentaires harcelants de la part d'autres collègues qui « imitaient les messages de Musk » sur Twitter et « créaient un environnement de travail hostile extrêmement inconfortable ».

    « Il était également courant que les ingénieurs donnent des noms grossiers et dégradants aux produits pour tenter de faire de l'humour, souvent aux dépens des femmes et des personnes LGBTQ+. Par exemple, le nom 'Upskirt Camera' a été utilisé pour une caméra sur le premier étage de la fusée Falcon qui voit le bas du deuxième étage ». La plainte cite également une vidéo « mettant en scène la haute direction de SpaceX, notamment le vice-président des ressources humaines (RH) Brian Bjelde, le président-directeur général Gwynne Shotwell et Elon Musk, qui se moque et tourne en dérision l'inconduite sexuelle et les plaisanteries ».

    Après que Musk s'est publiquement moqué des allégations de mauvaise conduite portées contre lui, les travailleuses ont collaboré à la rédaction de la lettre ouverte en 2022, dans laquelle elles exprimaient leurs inquiétudes quant à son comportement et à la culture de l'entreprise, et affirment avoir été licenciées en guise de représailles. Les anciennes employés, qui ont également déposé une plainte contre SpaceX auprès du National Labor Relations Board, ont affirmé avoir des raisons de croire que Musk a personnellement pris la décision de les licencier en représailles de leur activisme. Lorsqu'un responsable des ressources humaines a suggéré de mener d'abord une enquête, Musk a répondu : « Je m'en fiche, virez-les », affirme la plainte.

    Après la publication de la lettre, Shotwell a envoyé un courriel à deux des auteurs de la lettre pour leur demander de « cesser immédiatement d'inonder les canaux de communication des employés », selon la plainte. Shotwell a ensuite envoyé un courriel à l'ensemble de l'entreprise, dont l'objet était « Veuillez rester concentrés sur la mission de SpaceX », dans lequel elle qualifiait la lettre ouverte « d'activisme exagéré » et déclarait que « nous avons mené une enquête et licencié un certain nombre d'employés concernés », selon la plainte.

    La plainte vise à la fois Musk et SpaceX. « Musk se croit au-dessus des lois. Nos huit courageux clientes lui ont tenu tête et ont été licenciées pour cela. Nous sommes impatients de tenir Musk pour responsable de ses actes lors du procès », a déclaré Laurie Burgess, une avocate qui représente les anciennes employées de SpaceX, dans un communiqué.

    D'autres accusations contre Elon Musk et son bras droit Gwynne Shotwell

    Par ailleurs, le Wall Street Journal a rapporté mardi des allégations selon lesquelles Musk aurait fait des avances sexuelles à des femmes de SpaceX, notamment à une ancienne stagiaire avec laquelle il aurait eu des relations sexuelles. Une troisième femme qui a parlé au Journal a déclaré que Musk lui avait demandé à plusieurs reprises d'avoir ses enfants et qu'il s'était plaint de ses performances professionnelles après qu'elle ait refusé. La femme a déclaré qu'elle s'était également vu refuser une augmentation de salaire.

    La président de SpaceX, Gwynne Shotwell, a été cité dans l'article, accusant le Journal de présenter « des contre-vérités, des interprétations erronées et une histoire révisionniste », et déclarant « Elon est l'un des meilleurs êtres humains que je connaisse ».

    Selon le Journal, Shotwell a accusé l'une des femmes d'avoir une liaison avec son mari. Shotwell aurait commencé à se méfier de cette femme après que son mari lui a demandé de l'aider à organiser la fête surprise du 50e anniversaire de sa femme. L'employée a appelé Robert Shotwell pour qu'il récupère chez elle des cartons pour la fête, ce qui a conduit Gwynne Shotwell à soupçonner le couple d'avoir une liaison, selon le rapport.

    En novembre 2013, Robert Shotwell a envoyé à la femme un courriel dont l'objet était « Problèmes en vue », ajoutant : « Elle nous a accusés d'avoir une liaison[...] prépare-toi lorsqu'elle va te rentrer dedans ».

    Après que la femme ait rapporté ces faits au service des ressources humaines, Shotwell aurait « dit au service des ressources humaines de SpaceX qu'elle voulait que la femme soit démise de ses fonctions de directrice générale », selon l'article du Journal. Dans une déclaration au Journal, Shotwell a déclaré que le rapport dépeignait « un récit complètement trompeur » de la culture d'entreprise de SpaceX.

    Certains anciens employés de SpaceX ne sont pas d'accord. En 2021, après qu'une ancienne employée de SpaceX a publié un message détaillant de multiples cas où elle avait été tripotée par ses collègues masculins, cinq anciens employés ont affirmé qu'il existait une culture de harcèlement sexuel au sein de l'entreprise.

    Sources : plainte déposée contre Elon Musk, communiqué des avocats

    Et vous ?

    Quelles mesures devraient être prises par les entreprises de technologie pour prévenir le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ?
    Comment les dirigeants d’entreprise peuvent-ils influencer la culture d’entreprise, et quel est leur rôle dans la prévention du harcèlement ?
    Dans quelle mesure pensez-vous que les médias sociaux influencent le comportement des employés en entreprise ?
    Quel impact pensez-vous que de telles allégations peuvent avoir sur la réputation d’une entreprise comme SpaceX ?
    Comment les entreprises peuvent-elles équilibrer la protection de leur réputation tout en assurant la transparence et la justice pour toutes les parties impliquées ?
    Quel rôle le département des ressources humaines doit-il jouer lorsqu’il est confronté à des allégations de harcèlement ?
    Pensez-vous que les actions en justice sont un moyen efficace de résoudre les problèmes de harcèlement au travail ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
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