AMD aurait surclassé Intel en matière de performances des CPU pour le cloud sur AWS, Microsoft Azure et Google Cloud
selon un rapport de Cockroach Labs

Cockroach Labs a publié cette semaine une nouvelle édition de son rapport annuel "The Cloud Report" qui révèle une concurrence "acharnée" entre les trois plus grands fournisseurs de cloud : Amazon Web Service (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud Platform (GCP). Les trois hyperscaleurs offrent des options compétitives en matière de prix et des performances de haut niveau pour les applications OLTP, ce qui suggère une évolution du marché à mesure que le secteur mûrit sur le plan opérationnel et s'oriente vers la normalisation des modèles de tarification linéaire. Le rapport révèle également qu'AMD devance Intel dans les performances des CPU pour le cloud computing.

Les trois principaux fournisseurs de cloud proposent des offres compétitives

Cockroach Labs est le développeur de CockroachDB, un système de gestion de base de données (SGBD) SQL distribué commercial. Cette année, le rapport a évalué 56 types d'instances et 107 configurations discrètes et a effectué plus plus de 3 000 tests sur les grands axes suivants : performance OLTP (Online Transaction Processing), performance du processeur, performance du réseau et performance des E/S de stockage. En outre, le rapport a amélioré la configuration de la conception des tests pour tous les tests et a ajouté des tests pour : latence interrégionale, tests de stockage avec fsync, complexité variable de la charge de travail OLTP, etc.

En ce qui concerne le prix (et les performances), les trois principaux fournisseurs de cloud computing sont dans une impasse statistique (concurrence acharnée). Même les combinaisons d'instances et de stockage un peu plus chères sont potentiellement très compétitives en fonction des exigences d'une charge de travail spécifique. « L'objectif du rapport de cette année est d'aider tout constructeur d'applications OLTP à comprendre les compromis de performance présents dans chaque cloud et dans les machines individuelles de chaque cloud », a déclaré Keith McClellan, directeur de l'ingénierie des solutions partenaires chez Cockroach Labs.

Nom : zds.png
Affichages : 854
Taille : 105,1 Ko

« S'il y a un point à retenir du rapport de cette année, en particulier si j'étais un DSI ou un CTO créant une application distribuée à l'échelle mondiale et préoccupé par les coûts lors du choix d'un ou plusieurs fournisseurs de cloud, je me concentrerais sur le coût de transfert du réseau. Nos résultats mettent vraiment en lumière le coût total d'exploitation de chaque cloud », a ajouté McClellan. Pour une charge de travail d'une complexité fixe de 1 200 entrepôts, les nœuds les plus grands offrent le meilleur rapport prix/performance, principalement parce qu'une plus grande partie du prix des petits nœuds est constituée de stockage.

Selon le rapport, cela est dû en partie au fait que les petits nœuds sont (relativement) surdimensionnés par rapport aux grands nœuds. Cockroach Labs pense que cela reflète les cas d'utilisation réels probables, mais que cela donne aux grands nœuds un avantage tarifaire dans cette comparaison. L'entreprise indique que, étant donné l'impact des coûts de stockage sur le coût global d'exploitation, les dix principales instances utilisent toutes les options de stockage général les plus abordables des clouds. Dans l'ensemble, la tarification est très linéaire et varie en fonction du nombre de vCPU, de Go de RAM ou de la quantité de disques allouée.

D'après le rapport, dans la plupart des cas, vous pouvez vous attendre à payer à peu près le même montant pour ces ressources sur les trois clouds, du moins pour toutes les configurations que Cockroach Labs a considérées. En outre, le rapport a révélé que les coûts de stockage et de transfert ont un impact considérable sur le coût total d'exploitation. « Les coûts "cachés" de stockage et de transfert de données peuvent avoir un impact plus important sur le coût total que le prix des instances elles-mêmes, surtout lorsqu'il s'agit de construire une application à états hautement résiliente », indique le rapport de Cockroach Labs.

Enfin, le rapport indique "vous obtenez ce pour quoi vous payez, mais pas toujours ce que vous ne payez pas". « En général, lorsque nous avons payé explicitement pour une ressource, nous avons obtenu les performances promises pour cette ressource. Par exemple, le débit interrégional était extrêmement constant pour les trois fournisseurs, tout comme les performances de stockage », note le rapport.

AMD devance Intel en matière de performances des CPU pour le cloud

Selon le rapport, les processeurs d'AMD sont arrivés en tête en matière de performances des CPU pour le cloud sur AWS, Azure et GCP. Cockroach Labs indique que les machines équipées de processeurs AMD Milan (EPYC Gen 3) ont remporté les premières places dans les tests d'évaluation des processeurs et les tests OLTP pour les instances de petite et grande taille. En utilisant le benchmark CoreMark version 1.0, Cockroach Labs a montré que les processeurs Milan d'AMD ont surpassé ceux d'Intel dans de nombreux cas, et au pire, ont été statistiquement à égalité avec les processeurs Ice Lake de dernière génération d'Intel dans les benchmarks OLTP et CPU.

« Ces dernières années, nous nous avons vu Intel prendre la tête du peloton en matière de performances globales, tandis qu'AMD rivalisait sur les mesures du rapport prix/performance. Cette année, le leader en matière de performances globales et le leader en matière de prix pour les performances étaient tous deux des instances basées sur AMD », indique le rapport. Parmi les grands types d'instances, l'instance t2d (Tau, utilisant des processeurs AMD EPYC de troisième génération) de GCP a été suivie par son instance n2-standard utilisant des processeurs Intel Ice Lake.

Nom : coremark.png
Affichages : 800
Taille : 90,6 Ko

La grande instance M6i d'AWS, qui utilise également des processeurs Ice Lake, a terminé troisième, et d'autres instances AWS ont complété le top 10. Deux des types d'instances AMD d'Azure ont eu des exécutions individuelles qui auraient pu entrer dans le top 10, mais en regardant les exécutions médianes, elles étaient moins performantes que les offres d'AWS ou de GCP. Le rapport souligne également l'importance de prêter attention au réseau et au stockage, car ils affectent directement les performances du SGBD dans des charges de travail spécifiques, et une mauvaise configuration peut avoir un impact significatif sur le coût d'utilisation.

En particulier, le stockage sur site, coûteux, mais très performant, ne serait nécessaire que dans des scénarios spécifiques, et le coût du transfert du trafic à l'intérieur et entre les régions peut être le même. Une autre observation est que tous les clouds fournissent des ressources avec des limites clairement définies. Mais il ne faut pas s'attendre à ce que les ressources dépourvues de telles limites soient toujours fournies à la capacité maximale. Si vous voulez un niveau de performance garanti, vous devrez le plus souvent payer une prime. Les auteurs soulignent également l'importance du rapport entre le vCPU et la RAM et recommandent au moins 4 Go par vCPU.

Source : Cockroach Labs (The 2022 Cloud Report)

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la concurrence acharnée entre AWS, Microsoft Azure et Google Cloud ?
Que pensez-vous des performances affichées par les CPU d'AMD par rapport aux CPU d'Intel dans les principaux clouds ?

Voir aussi

Les dépenses mondiales en services d'infrastructure cloud ont augmenté de 34% pour atteindre 55,9 Mds de $ au premier trimestre 2022, Amazon est en tête des fournisseurs avec 33 % des parts de marché

Les dépenses des utilisateurs finaux du cloud public mondial devraient augmenter de 20,4 % en 2022, pour atteindre près de 500 milliards de $, contre 410,9 milliards de $ en 2021, selon Gartner

Microsoft vous donne la possibilité de passer gratuitement ses certifications cloud, grâce à son Cloud Skills Challenge, qui aura lieu du 24 mai au 21 juin 2022

Amazon Web Services a été confronté à 10 des 53 exploits basés sur le cloud détectés en 2022, soit 18,9 %, ce qui fait de l'entreprise la cible la plus courante de ces acteurs malveillants