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  1. #41
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
    Plus les utilisateurs passent de temps sur une application, plus ils voient de pubs, plus ça rapporte de l'argent à la plateforme.
    L'entreprise a donc intérêt à rendre son application addictive.
    L'entreprise ne se préoccupe pas du bien être et de la santé mentale des utilisateurs, l'entreprise se préoccupe du chiffre d'affaire.

    Dès les années 1960 Philip Morris a ajouté de l’ammoniac à son tabac pour le rendre plus addictif, quand ses concurrents l'ont découvert ils ont cherché à faire pareil.
    Le capitalisme n'est pas gentil.

    De temps en temps la justice attaque une industrie car elle a poussé le bouchon un peu trop loin.
    Peut-être que les applications comme Instagram sont trop optimisées pour les rendre addictives et que ça devient dangereux.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  2. #42
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
    - Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
    - Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
    - Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

    Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
    Les parents sont tout autant soumis à l'addiction que leur enfants!!!

    Et donc le docteur Artaeus considère que ce sont des drogués qui vont limiter l'usage de la drogue???

  3. #43
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Les parents sont tout autant soumis à l'addiction que leur enfants!!!

    Et donc le docteur Artaeus considère que ce sont des drogués qui vont limiter l'usage de la drogue???
    Tu compare un réseau social à de la drogue, sérieusement ?

    Sous prétexte de santé d'ailleurs, on pourrait aussi imposer un contrôle de l'alimentation en sucre/gras et même un nombre d'heure maximum devant les écrans.
    La santé n'a pas à être prétexte à toutes les mesures liberticides comme ce fut le cas il y a quelques années avec le Covid.
    Vous vous faites les avocats du crédit social et de la gestion étatique de votre vie sans même vous en rendre compte ...

    Les droits fondamentaux et libertés des individus doivent être respectées.

  4. #44
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Tu compare un réseau social à de la drogue, sérieusement ?
    Je crois qu'il a utilisé une figure de style.
    Quand quelqu'un est accro à son smartphone on peut le traiter de drogué. (au niveau du cerveau ça fonctionne pareil, Dopamine, Ocytocine, Sérotonine, Endorphines, Cortisol, Noradrénaline, récompense, tout ça)

    Là dans le contexte ça donne une mauvaise image aux enfants.
    Si un enfant de 2 ou 3 ans, voit que ses parents sont constamment en train de regarder leurs smartphones, ça donne un mauvais exemple.

    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    La santé n'a pas à être prétexte à toutes les mesures liberticides comme ce fut le cas il y a quelques années avec le Covid.
    Non mais là ça va, ce sont des entreprises comme Google, Meta et Instagram qui vont subir des procès.
    Là ça ne parle pas de devoir prouver son identité afin de pouvoir accéder à un service.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  5. #45
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    Artaeus -> Quand des multinationales demandent spécifiquement à des neurologues/sociologues de travailler le design et les mécanismes d'un logiciel ou d'un site internet pour exploiter au maximum les biais cognitifs des utilisateurs dans le seul but de les rendre captifs et dépendants, oui il faut réguler. Soit tu interdis ces pratiques à la conception, soit tu régules l'accès aux outils qui ont été conçus dans le seul objectif de baiser la gueule du plus grand nombre utilisateurs. T'as pas remarqué qu'on n'avait jamais fait ce genre de reproche à Word ou à Gimp ? Ça te vient pas à l'esprit qu'il puisse y avoir une raison à ça ?
    Ça n'a rien à voir avec une atteinte à tes libertés fondamentales.
    Enfin si, justement : en mettant des bâtons dans les roues de ces multinationales et de leurs pratiques pernicieuses, on protège les utilisateurs les plus faibles. T'as qu'à passer un coup de fil à un addictologue et lui demander ce qu'il en pense.


    La santé n'a pas à être prétexte à toutes les mesures liberticides comme ce fut le cas il y a quelques années avec le Covid.
    T'es allé faire un tour dans une maison de retraite ou dans un service hospitalier pendant le covid ?
    T'as des potes médecins ou infirmiers ? T'as débriefé avec eux ? Ils t'ont parlé de ce qu'ils ont vécu ?
    Oui la crise a été très mal gérée et c'était déjà très mal parti avant même le premier contaminé (on était en train d'incinérer nos stocks de masques quand la pandémie a commencé). On ne parlera même pas de la qualité de la communication de nos politiciens qui étaient complètement paumés/cons.
    D'un autre côté, on ne pouvait pas connaître les conséquences de la maladie. Demander à la population de rester chez elle pour préserver les plus faibles, on appelle ça de la restriction de liberté ou bien de la bienveillance envers les plus faibles, ça dépend du point de vue qu'on décide d'adopter.
    Y'a des plus de 60/70 ans dont tu te sens proche ? T'es allé leur claquer la bise pendant le confinement ? Tu leur recommandes de ne pas se faire vacciner contre la grippe ?
    Oui, c'est sûr, la façon dont le confinement a été mis en place et les réactions des populations vont être épluchées par des sociologue et les dirigeants vont se faire un plaisir de lire ces études pour voir à quel point on peut manipuler une foule. Mais tu as l'air de penser que ces décisions ont été prises dans le seul but de te nuire : faut quand même faire preuve d'un certain égoïsme pour en arriver là, non ?

    Moi non plus je les ai pas bien vécus les confinements. Mais si tu crois que tu peux qualifier ça de restriction de liberté fondamentale injustifiée, patiente encore un peu et tu verras que ton mètre étalon va prendre un sacré coup dans la gueule.
    Et si t'es vraiment impatient, regarde ce qui se passe dans d'autre régions du monde tous les jours de l'année, crise sanitaire ou non. Ou bien ce qui s'est passé pour les générations passées. Les exemples ne manquent pas.



    Edit :
    Citation Envoyé par Artaeus
    Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
    - Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
    - Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
    - Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

    Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !
    Tu fais semblant de ne pas comprendre la différence avec le sujet traité dans cette actualité ou bien t'as vraiment pas compris ? (pas de condescendance, c'est une vraie question).

  6. #46
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    Par défaut Ils ont bâti les algorithmes qui rendent vos enfants accros, mais interdisent les écrans dans leurs foyers
    Ils ont bâti les algorithmes qui rendent vos enfants accros, mais dans leurs propres foyers les écrans sont interdits :
    l'hypocrisie assumée des milliardaires de la tech

    Les géants de la Silicon Valley ont bâti des fortunes colossales en captant l'attention de milliards d'utilisateurs. Mais dans leurs foyers, une règle s'applique : les écrans sont bannis, restreints ou sévèrement encadrés. Ce paradoxe, loin d'être anecdotique, révèle une conscience aiguë des effets cognitifs et comportementaux des technologies qu'ils ont eux-mêmes conçues pour être irrésistibles.

    La scène est restée dans les annales du journalisme tech. En 2010, une reporter du New York Times interroge Steve Jobs sur l'enthousiasme de ses enfants pour l'iPad, qu'Apple vient de lancer. Sa réponse la laisse sans voix : ses enfants n'en ont jamais utilisé un. « Nous limitons la technologie que nos enfants ont le droit d'utiliser à la maison », dit-il simplement. Walter Isaacson, biographe officiel de Jobs, confirmera plus tard que les dîners en famille se tenaient autour d'une longue table de cuisine, entre livres et discussions sur l'histoire — jamais un écran en vue.

    Steve Jobs n'était pas un père modèle au sens large, mais sur ce point précis, il incarnait une posture qui allait devenir systématique parmi l'élite technologique mondiale : concevoir des produits pensés pour accrocher les utilisateurs tout en s'assurant que ses propres enfants en restent à l'écart.

    « Nous n'autorisons pas l'iPad à la maison. Nous pensons qu'il est trop dangereux pour eux », a-t-il déclaré lorsqu'on lui a demandé si ses enfants aimaient l'iPad.

    Bien qu'il ait présenté l'année précédente l'iPad comme un outil qui changerait la donne en matière d'éducation, de navigation sur le web, de consommation de vidéos et d'interaction sociale, Steve Jobs a reconnu la nature addictive de l'appareil. Il a compris qu'une fois que l'iPad serait devenu une présence constante, il serait difficile de résister à son attrait.

    S'il est largement reconnu que la surveillance de l'utilisation du téléphone est importante pour les enfants, il convient de reconnaître que les adultes passent également beaucoup de temps sur leur téléphone, et que ce temps n'est pas toujours productif.


    1h30 par semaine : la limite qui a fait réagir une salle

    À l'Aspen Ideas Festival de 2024, Peter Thiel, cofondateur de PayPal et investisseur emblématique de la Silicon Valley, a provoqué un mouvement de stupeur dans l'assistance en révélant qu'il n'autorise ses deux jeunes enfants à utiliser des écrans qu'une heure et demie par semaine. Sept jours, une heure trente. La salle a réagi avec des exclamations audibles — ce qui en dit long sur le décalage entre la norme sociale et ce que ces architectes du numérique appliquent à titre personnel.

    Evan Spiegel, PDG de Snapchat, avait pourtant prononcé le même chiffre dès 2018 pour son propre enfant : 1,5 heure hebdomadaire de temps d'écran. L'application qu'il dirige, avec ses streaks, ses notifications en rafale et sa mécanique de récompense variable, est précisément calibrée pour accaparer l'attention des adolescents. Sa restriction personnelle ressemble alors moins à de la cohérence qu'à de la clairvoyance : il sait exactement pourquoi il faut se méfier de ce qu'il a construit.


    Rendez-vous à 47:40

    Bill Gates, Sundar Pichai, Elon Musk : le consensus discret de l'élite tech

    Bill Gates a longtemps interdit les smartphones à ses enfants avant leurs 14 ans, bannissant également les téléphones à table lors des repas. Sundar Pichai, PDG de Google, confiait en 2018 au New York Times que son fils de 11 ans ne disposait toujours pas de smartphone. Satya Nadella, son homologue chez Microsoft, surveille de près les activités en ligne de ses enfants et impose des restrictions strictes sur les contenus accessibles.

    Elon Musk, qui a racheté Twitter — rebaptisé X — en 2022, a lui-même reconnu que ne pas fixer de règles sur les réseaux sociaux pour ses enfants avait probablement été « une erreur ». Aveu rare chez un homme peu porté à l'autocritique, mais révélateur d'une prise de conscience partagée au sommet de l'industrie.

    Steve Chen, cofondateur de YouTube, a pour sa part pris position lors d'une conférence à la Stanford Graduate School of Business : il ne souhaite pas que ses enfants consomment exclusivement du contenu court. « Les formats courts génèrent des temps d'attention courts », a-t-il déclaré, alors que YouTube Shorts figure parmi les outils de croissance les plus agressifs de la plateforme qu'il a fondée.

    Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook en charge de la croissance de l'audience, est allé encore plus loin. Il a décrit publiquement les réseaux sociaux comme une technologie qui « sape les fondamentaux du comportement humain », interdit à ses enfants d'y toucher et affirme lui-même en avoir réduit l'usage au minimum.

    Chris Anderson, ancien rédacteur en chef de Wired et PDG de 3D Robotics, applique une règle simple mais absolue chez lui : aucun écran dans les chambres à coucher. « Mes enfants nous accusent d'être des fascistes de la high-tech", a-t-il expliqué. "C'est parce que nous connaissons personnellement les dangers de la technologie. »

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    La Waldorf School : symbole réel ou mythe amplifié ?

    Au cœur de la Silicon Valley, à quelques kilomètres des campus d'Apple, Google et Meta, la Waldorf School of the Peninsula est devenue un symbole. Cette école pratique une pédagogie Steiner-Waldorf strictement sans écrans — tableaux noirs, craies, livres physiques — et accueille effectivement des enfants de travailleurs de la tech. Les frais de scolarité avoisinent les 20 000 dollars annuels, ce qui en fait une option réservée à une élite.

    Mais des analyses récentes, notamment celle du journal Le Monde, tempèrent considérablement le mythe. La Waldorf School compte environ 300 élèves, soit une infime fraction des centaines de milliers d'enfants de cadres de la Silicon Valley. La grande majorité fréquente les lycées publics locaux — bien financés, compétents, et très bien équipés en outils numériques. L'image d'une Silicon Valley qui scolarise massivement ses enfants dans des écoles sans écrans relève davantage du récit commode que de la réalité documentée.

    Il reste néanmoins que certains des dirigeants les plus influents du secteur font des choix éducatifs délibérément restrictifs. Ce n'est pas une légende — mais c'est un phénomène plus localisé qu'il n'y paraît dans la narration médiatique dominante.

    La science valide l'intuition des fondateurs

    Ces comportements parentaux ne relèvent pas uniquement de l'intuition ou de la posture. La recherche scientifique converge dans la même direction. Une étude publiée en 2025, portant sur près de 100 000 participants, a établi que l'usage de vidéos courtes était systématiquement associé à une dégradation des capacités cognitives et à un déclin sur plusieurs dimensions de la santé mentale — chez les jeunes comme chez les adultes.

    Des professionnels de la santé et de la petite enfance avaient déjà publié en France une tribune retentissante dans Le Monde, alertant sur les « graves effets d'une exposition massive et précoce » des très jeunes enfants aux écrans. Leurs témoignages cliniques sont éloquents : des enfants de 3 ans qui ne maintiennent plus le contact visuel, ne communiquent plus, ne parlent plus, présentent des retards de langage significatifs après une surexposition aux écrans.

    L'American Academy of Child and Adolescent Psychiatry chiffre à 7,5 heures quotidiennes le temps moyen que les enfants américains de 8 à 18 ans passent devant des écrans. Cette donnée, mise en regard de la limite de 1h30 par semaine qu'appliquent Thiel ou Spiegel, crée un fossé vertigineux entre la norme populaire et la pratique de ceux qui ont conçu les outils en question.

    Le procès de Meta et la pression législative mondiale

    La question n'est plus confinée aux confidences lors de festivals d'idées. Elle s'est invitée dans les prétoires et les parlements. Mark Zuckerberg a témoigné en février 2026 pour défendre Meta face aux accusations d'une plaignante de 20 ans : la plateforme aurait délibérément conçu ses produits pour accrocher les enfants. Dans la même semaine, Adam Mosseri, patron d'Instagram, affirmait sous serment que les réseaux sociaux ne constituent pas une « addiction clinique » — une position que les avocats des victimes contestent avec des preuves internes.

    À l'échelle mondiale, le mouvement législatif s'accélère. L'Australie et la Malaisie ont été les premiers pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La France, le Danemark et le Royaume-Uni examinent des dispositifs similaires. Ce que les fondateurs de l'industrie appliquaient discrètement dans leurs foyers depuis une décennie, les gouvernements tentent désormais de l'imposer par la loi.


    Conflit d'intérêt ou lucidité industrielle ?

    La tension est évidente : d'un côté, des dirigeants qui protègent leurs enfants de technologies conçues pour maximiser l'engagement; de l'autre, les mêmes qui ont des obligations fiduciaires envers leurs actionnaires, dont les revenus dépendent précisément de ce même engagement. Adam Alter, professeur de marketing à la NYU et auteur d'un ouvrage sur l'addiction technologique, souligne que la probabilité d'une vraie crise de conscience reste faible tant qu'elle entrerait en conflit avec les devoirs envers les actionnaires.

    Ce qui se dessine n'est donc pas une forme d'hypocrisie cynique, mais plutôt un savoir industriel refoulé : ces dirigeants savent ce que leurs produits font au cerveau humain — puisqu'ils ont embauché des neuroscientifiques et des psychologues du comportement pour rendre ces produits aussi captivants que possible. Ils appliquent simplement ce savoir à leurs propres familles, tout en continuant à déployer les mêmes mécaniques sur des milliards d'utilisateurs qui, eux, n'en ont pas conscience.

    Le TikTok CEO Shou Zi Chew a lui-même clarifié sa position : s'il vivait aux États-Unis et si ses enfants avaient accès à la version strictement contrôlée du service destinée aux moins de 13 ans — sans publicité, sans contenu non vérifié, sans possibilité de publier — il les laisserait utiliser l'application. Ce faisant, il reconnaît implicitement que la version standard de TikTok, celle utilisée par des centaines de millions d'adolescents, ne présente pas les mêmes garanties.

    Conclusion : une industrie qui connaît son propre poison

    Ce que révèle ce phénomène n'est pas tant la duplicité des fondateurs de la tech que la nature même de leur secteur. L'économie de l'attention repose sur un paradoxe fondateur : elle est d'autant plus efficace qu'elle est invisible à ceux qui la subissent. Les dirigeants qui ont conçu ces systèmes ont précisément cette visibilité — et agissent en conséquence pour eux-mêmes.

    Le vrai sujet n'est pas de savoir si Peter Thiel fait preuve d'hypocrisie en limitant ses enfants à 1h30 d'écrans par semaine. C'est de comprendre pourquoi une telle limite est jugée nécessaire par ceux qui savent le mieux comment ces technologies fonctionnent — et ce que cela implique pour les milliards de personnes qui n'ont pas accès à ce savoir.

    Sources : vidéos dans le texte, tribune dans Le Monde, Arrêté du ministère français de la Santé du 27 juin 2025, American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, étude de l'American Psycological Association, NYT

    Et vous ?

    Si les créateurs eux-mêmes protègent leurs enfants de leurs propres produits, la transparence sur les mécaniques d'engagement devrait-elle être rendue obligatoire, au même titre que les avertissements sur les paquets de cigarettes ?

    Les restrictions législatives sur l'accès des mineurs aux réseaux sociaux (comme en Australie) sont-elles la bonne réponse, ou risquent-elles d'être contournées aussi facilement que les CGU actuelles ?

    Faut-il voir dans la diffusion massive des « iPad kids » un échec de l'éducation parentale, une défaillance de la régulation, ou le résultat inévitable et prévu d'un design délibérément addictogène ?

    En tant que professionnels de l'informatique, appliquez-vous des restrictions similaires à vos enfants ? Le fait de « voir le code » change-t-il réellement le rapport aux outils numériques ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #47
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Si les créateurs eux-mêmes protègent leurs enfants de leurs propres produits, la transparence sur les mécaniques d'engagement devrait-elle être rendue obligatoire, au même titre que les avertissements sur les paquets de cigarettes ?
    Tu peux afficher "Instagram rend accro" ça n'aura aucun impact sur les utilisateurs.
    Mais peut-être que si tous les parents étaient bien au courant des dangers des applications sur smartphone, alors ils essaieraient de limiter l'utilisation qu'en font leur enfants.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Faut-il voir dans la diffusion massive des « iPad kids » un échec de l'éducation parentale, une défaillance de la régulation, ou le résultat inévitable et prévu d'un design délibérément addictogène ?
    C'est un échec parental.
    Des parents ont donné des tablettes, des smartphones ou des pc portables à des enfants sans surveillance ni limitation.
    Il faut superviser un peu.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La scène est restée dans les annales du journalisme tech. En 2010, une reporter du New York Times interroge Steve Jobs sur l'enthousiasme de ses enfants pour l'iPad, qu'Apple vient de lancer. Sa réponse la laisse sans voix : ses enfants n'en ont jamais utilisé un. « Nous limitons la technologie que nos enfants ont le droit d'utiliser à la maison », dit-il simplement. Walter Isaacson, biographe officiel de Jobs, confirmera plus tard que les dîners en famille se tenaient autour d'une longue table de cuisine, entre livres et discussions sur l'histoire — jamais un écran en vue.
    Y'en a qui avait anticipé le danger dès le début.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  8. #48
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Les droits fondamentaux et libertés des individus doivent être respectées.
    Bullshit!

    1. Le RESPECT commence par celui que l'on doit envers les autres et pas ce que vous considérer comme une "liberté des individus"!

    2. Ses propres DROITS se terminent quand ils empiètent sur ceux des autres!

    Est-ce un droit fondamental et une liberté individuelle de se droguer ou d'avoir 2 grammes d'alcool dans le sang et de prendre le volant pour finir par tuer des usagers de la route qui n'avaient rien demandé?

  9. #49
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    - Tout le monde devrait passer beaucoup moins de temps sur les applications comme Instagram (particulièrement les mineurs)
    - Il ne faut pas instaurer un système de contrôle pour y parvenir

    Selon comment on regarde les smartphones peuvent être une drogue.
    Définitions : drogue
    4. Chose qui grise, intoxique l'esprit ou dont on ne saurait psychologiquement se passer : Le jeu était pour lui une drogue indispensable.
    La liberté est primordiale ce serait très grave que chaque utilisateur doive être identité pour avoir le droit de réaliser la moindre action.
    Il ne faut pas donner d'outil trop puissant au pouvoir, on ne sait jamais, il pourrait évoluer en système totalitaire.

    Il faut trouver des solutions pour que les mineurs passent moins de temps sur leurs appareils, mais le contrôle des utilisateurs ne peut pas en faire partie.
    « Un peuple prêt ... »
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  10. #50
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    S'il n'y avait que des documentaires ou ouvrages techniques sur les réseaux sociaux et ou les commentaires seraient des corrections ou des débats, il y aurait déjà plus d'utilité

  11. #51
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    Bullshit!

    1. Le RESPECT commence par celui que l'on doit envers les autres et pas ce que vous considérer comme une "liberté des individus"!

    2. Ses propres DROITS se terminent quand ils empiètent sur ceux des autres!

    Est-ce un droit fondamental et une liberté individuelle de se droguer ou d'avoir 2 grammes d'alcool dans le sang et de prendre le volant pour finir par tuer des usagers de la route qui n'avaient rien demandé?
    Le "free speech" et les libertés individuelles ne sont pas "bullshit" :
    - Le respect est déjà de considérer les citoyens, dont les parents, comme des adultes responsables de leurs enfants. Capable de décider en connaissance de cause pour leurs enfants (chose que font les bons parents visiblement, dans la tech, ou moi-même).

    Ta phrase 2. est assez bateau : Explique-moi quels droits j'attaque à autrui quand je souhaite que les parents soient responsables de leur enfants ? Est-ce que les réseaux sociaux attaquent des droits ?

    D'ailleurs, tu ne réponds à ce que je viens de dire : Doit-on restreindre les libertés des adultes sous prétexte que c'est "mauvais" ?
    Comparez une interface web à une drogue n'est pas sérieux, et encore moins au fait de conduire sous emprise de l'alcool.
    Suis-je dangereux pour les autres parce que j'accède à un réseau social qui a une interface "addictive" (sur quel critère d'ailleurs) ? Est-ce qu'un réseau social est dangereux car l'interface est "addictive" ?

  12. #52
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    Comparez une interface web à une drogue n'est pas sérieux
    Ben si...

    Addiction aux réseaux sociaux : agissent-ils vraiment comme une drogue sur le cerveau ?
    Pour la psychiatre américaine, spécialiste de l’addiction, Anna Lembke, chaque "like", réaction ou vidéo déclenche un pic de dopamine, l’hormone du bonheur, détaille National Geographic. Ce qui nous pousse à scroller à l’infini, un phénomène qui porte un nom : le doomscrolling. Problème, cela finit par perturber notre équilibre, la dopamine produite baisse peu à peu, et comme pour toute drogue, les utilisateurs de réseaux sociaux vont y passer de plus en plus de temps pour "se sentir à nouveau normaux", selon les termes de la psychiatre. Une expression a même été créée pour désigner cette boucle de récompense : la dopamine loop.
    "Instagram est une drogue": au procès sur la question de l'addiction aux réseaux sociaux aux Etats-Unis, des "preuves irréfutables" ont été fournies par des documents internes de Meta et Google
    D’autres documents montrent que Meta se vante que les "adolescents ne puissent pas se déconnecter d’Instagram même s’ils le veulent" Une constation qui fait même dire à un employé, cité dans le document: "Oh mon Dieu, Instagram est une drogue", tout en comparant les plateformes de médias sociaux à des "dealers".

    Même constat pour Youtube. Un document de 2020 de Google détaille notamment le plan de l’entreprise pour fidéliser "à vie" les enfants. Et ça, malgré les recherches internes sur l’impact négatif des usages intensifs. Les études montrent ainsi que les jeunes utilisateurs de Youtube sont plus susceptibles de souffrir "de manière disproportionnée" d'une "utilisation intensive habituelle, d'une utilisation tardive et d'une utilisation involontaire" détériorant leur "bien-être numérique".
    Il y a les histoires de dopamine, il y a les histoires d'addiction, ça correspond à au moins une des définitions du mot "drogue".
    Il fallait peut-être utilisé le mot "psychotrope" (ça englobe l'alcool mais probablement pas les réseaux sociaux).
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  13. #53
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    Suis-je dangereux pour les autres parce que j'accède à un réseau social qui a une interface "addictive" (sur quel critère d'ailleurs) ? Est-ce qu'un réseau social est dangereux car l'interface est "addictive" ?
    Oui, quand tu consulte ton RS au volant.
    Oui, quand tes enfants te voient passer des heure sur ton RS et qu'il suivent ton exemple.
    Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne vois pas ton gosse qui s'étouffe ou qui joue avec des allumettes.
    Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne prends même plus la peine de regarder avant de traverser la rue.
    Oui, quand tu traines sur ton RS au lieu de faire ton boulot, cela a des conséquences pour la boite qui t'emploie.
    etc.

  14. #54
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    Oui, quand tu es tellement absorbé par ton RS que tu ne vois pas ton gosse
    Ça s'appelle "distracted parenting" :
    UAB Psychologist: Distracted parenting played role in infant’s death
    And that’s exactly what one father told investigators he was doing for over an hour, all while forgetting his 5-month-old son was still in the tub with the water running.

    “He told us that he simply put the child in the tub, and turned the water on. He got himself immersed in a video game and forgot,” said Jefferson County Sheriff’s Office Chief Deputy Randy Christian.

    Cordarius Cotton, 23, is facing reckless manslaughter charges after admitting to leaving his five-month-old son in the tub for over an hour.
    Intermittent jail for distracted mom whose son drowned
    “This is a case of distracted parenting,” said Ontario Court Justice John Keast in his decision Wednesday at the Sudbury Courthouse. “There was no urgency or necessity to the Facebook chat. Given the fact a young child is left unsupervised in a bathtub, this 11-minute conversation can only be described as mindless.”
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  15. #55
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    Salut Artaeus,

    je reviens vers toi même si tu ne m'as pas répondu.

    J'ai été assez virulent dans mes propos (et je ne suis pas le seul), je vais essayer d'être un peu plus calme.
    Je pense que, comme d'habitude, tous les intervenants de cette discussion sont d'accord sur une bonne partie des sujets abordés mais qu'on se focalise sur nos désaccords.

    Oui il est dangereux de vouloir mettre en place une surveillance de la population. À quand un état bienveillant qui prenne soin de ses citoyens plutôt que de les considérer comme une menace ? Je pense pas que ça soit pour demain. Donc oui, nous devons nous méfier de notre gouvernement qui finira par devenir notre pire ennemi.
    Je déteste les caméras dans les espaces publics et les espaces privés. Mais il faut bien reconnaître que c'est devenu le seul moyen de lutter contre, par exemple, les violences policières. Combien de passage à tabac, interventions hors cadre qui n'ont pu être démontrés que grâce à des vidéos ? Quand l'état aura franchi l'ultime et dernier pas, cet outil ne sera bien évidemment plus qu'un outil répressif. En attendant, c'est le seul outil qui peut nous rendre service dans certains contextes (si y'a 10 ans on m'avait dit que je formulerais une telle phrase, j'aurais bien rigolé).

    Oui nous sommes dans un état fascisant et on avance à vitesse grand V. Une minute de silence pour un militant néonazi, des années d'inaction contre la Taverne de Thor, la polarisation totale du débat public (si tu ne soutiens pas le génocide à Gaza c'est que t'es antisémite, si t'es pas trop à droite c'est que t'as des tendances terroristes, ...), etc, etc, etc. On n'est plus au pied du mur, on a déjà la tête dedans.

    Oui il faut qu'on se méfie de notre gouvernement et des mécanismes de surveillance qui sont mis en place. Notre gouvernement actuel veut en profiter et on peut être sûrs que les gouvernements suivants se frotteront les mains en récupérant les outils de surveillance mis en place et n'auront plus grand chose à ajouter pour lancer la machine dictatoriale.

    Sur tout ça, je pense qu'on est à peu près d'accord.



    Pour ce qui est des réseaux "sociaux", je reste sur mon avis. Ce sont des outils néfastes, dangereux, vicieux, conçus pour nuire en rendant les utilisateurs dépendants et en manipulant leurs comportements.
    Dans une utopie quelconque, ils auraient dû être interdits il y a bien longtemps. Le scandale Cambridge Analytica aurait dû suffire à servir d'exemple. Mais 99% des utilisateurs sont inconscients du phénomène et n'ont aucune connaissance technique, ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un serveur, des quantités de données et métadonnées qu'ils livrent et des personnes à qui ils les livrent.
    Est-ce qu'il faut interdire aux enfants d'utiliser ces plateformes ? Il faudrait à tout le moins interdire à ces plateformes d'utiliser certains mécanismes et certaines collectes de données. Est-ce que nos politiciens sont en train de choisir la solution de facilité ? Peut-être. Sans doute.

    Si je suis opposé à toutes les lois de flicage qui ne sont qu'un prétexte pour imposer un contrôle renforcé -personne n'est anonyme sur internet, pas besoin de voter une loi pour "désanonymiser" les gens-, je ne peux pas me réjouir de voir 99.9% de la population utiliser des plateformes centralisées.


    Est-ce que ces plateformes constituent un outil démocratique qu'il faut défendre ? Je pense que c'est tout l'inverse (encore une fois, il suffit de se souvenir de Cambridge Analytica).
    Si un jour ils s'effondrent et qu'on revient à des outils décentralisés qui ne soient pas axés sur le comportement des utilisateurs et la frénésie de l'instantanéité, je serai heureux de prendre leur défense.


    Voili voilà, j'espère que je suis plus clair sur mes propos.

    Bonne journée à tous dans le monde qui est le nôtre.

  16. #56
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    Par défaut Pour la première fois, Meta et YouTube condamnés pour addiction par conception
    Pour la première fois, Meta et YouTube condamnés pour addiction par conception suite à la plainte d'une femme devenue accro à leurs applications dès son enfance.
    Un jury dit que l'algorithme, pas le contenu, est le problème

    Un jury de Los Angeles a rendu le 25 mars 2026 un verdict historique contre Meta et Google, jugeant leurs plateformes Instagram et YouTube coupables de négligence dans la conception d'outils conçus pour rendre les mineurs dépendants. Pour la première fois aux États-Unis, ce n'est pas le contenu publié sur les réseaux sociaux qui est mis en cause, mais l'architecture même des produits. Une décision qui pourrait faire jurisprudence pour des milliers d'affaires similaires, et redistribuer les cartes d'une protection juridique dont la Big Tech bénéficie depuis trente ans.

    Kaley, identifiée dans les documents judiciaires par ses initiales KGM, a aujourd'hui 20 ans. Elle a commencé à utiliser YouTube à l'âge de 6 ans, Instagram à 9 ans. Elle a déclaré à la barre avoir passé ses journées entières sur les réseaux sociaux, éprouvant une montée d'adrénaline à chaque notification ou « like », enchaînée à son téléphone. Ce sont ces mécanismes d'engagement, et non les contenus vus, qui ont constitué le cœur de l'accusation.

    Son avocat, Mark Lanier, a affirmé que pendant des années les plateformes de réseaux sociaux ont tiré profit du ciblage des enfants en dissimulant les fonctionnalités addictives et dangereuses intégrées à leurs interfaces. Pour étayer cette thèse, son équipe s'est appuyée sur des documents internes à Meta versés au dossier. L'un d'eux précisait que les enfants de 11 ans étaient quatre fois plus susceptibles de revenir sur Instagram que sur les applications concurrentes, malgré l'âge minimum légal fixé à 13 ans. Un autre mémo interne résumait la stratégie en des termes sans ambiguïté : « Si on veut gagner avec les ados, il faut les attraper dès l'enfance. »

    Après plus de 40 heures de délibérations réparties sur neuf jours, le jury, constitué de cinq hommes et sept femmes, a conclu que Meta et YouTube avaient fait preuve de négligence dans la conception et l'exploitation de leurs plateformes, et que cette négligence constituait un facteur substantiel dans les préjudices subis par la plaignante. Parmi les préjudices retenus figurent la dépression, la dysmorphie corporelle et des pensées suicidaires.

    La mécanique d'un contournement juridique inédit

    Pour comprendre la portée de ce verdict, il faut revenir sur l'obstacle juridique qui a longtemps rendu ce type de poursuites impossible. Depuis des décennies, l'article 230 de la loi Communications Decency Act de 1996 offrait aux plateformes une immunité quasi absolue en les protégeant de toute responsabilité pour les contenus publiés par des tiers. Toute tentative de mise en cause des réseaux sociaux pour des préjudices liés au contenu se heurtait à ce bouclier, et les affaires mouraient en phase préliminaire.

    La stratégie juridique de l'affaire KGM a consisté à déplacer entièrement la cible : au lieu d'attaquer les contenus, les avocats ont mis en cause la conception même des plateformes, arguant que le préjudice découlait non pas de publications de tiers, mais des choix d'ingénierie des entreprises elles-mêmes. Défilement infini, lecture automatique des vidéos, systèmes de notifications calibrés pour amplifier l'anxiété, boucles de récompense variable : ces fonctionnalités reposent sur les mêmes principes comportementaux que les machines à sous. Ce sont des décisions de conception délibérées, soumises aux mêmes obligations de sécurité que tout autre produit manufacturé.

    La juge Carolyn Kuhl de la Cour supérieure de Californie a validé cette théorie en novembre 2025, en rejetant la demande de Meta visant à écarter l'affaire avant procès. Elle a établi une distinction fine entre les fonctionnalités liées à la publication de contenus, potentiellement protégées par l'article 230, et des mécanismes comme le minutage des notifications, les boucles d'engagement ou l'absence de contrôles parentaux significatifs, qui ne le sont pas nécessairement. Cette cartographie fonctionnalité par fonctionnalité constitue désormais une feuille de route pour les juridictions de tout le pays.

    Nom : reseau_sociaux.png
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    Zuckerberg à la barre, une semaine de cauchemar pour la Silicon Valley

    Le procès, qui a duré sept semaines, a donné lieu à des scènes rares : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a dû témoigner à la barre le 18 février 2026, défendant ses produits devant le jury. Il a affirmé qu'il était « très difficile » de faire respecter les limites d'âge sur Instagram, et minimisé le rôle économique des utilisateurs mineurs pour l'entreprise.

    Au final, le jury a attribué à Meta 70 % de la responsabilité dans les préjudices causés à la plaignante, et à YouTube les 30 % restants. Les dommages compensatoires ont été fixés à 3 millions de dollars. Les jurés ont également recommandé des dommages punitifs de 2,1 millions d'euros à la charge de Meta, et de 900 000 dollars pour YouTube. En concluant que les deux entreprises avaient agi avec malice, oppression ou fraude, le jury a ouvert la voie à ces pénalités supplémentaires, qui s'ajoutent aux 3 millions compensatoires pour un total de 6 millions de dollars.

    Les deux entreprises ont annoncé leur intention de faire appel. Meta a déclaré « respectueusement » son désaccord, ajoutant que la santé mentale des adolescents est une réalité « profondément complexe qui ne peut être attribuée à une seule application ». Google a pour sa part estimé que le verdict « méconnaît YouTube, une plateforme de vidéos construite de manière responsable, et non un réseau social ».

    Un verdict encadré, mais un signal de rupture

    Il serait réducteur de résumer ce verdict à sa dimension financière. Le procès de Los Angeles est survenu un jour après qu'un jury du Nouveau-Mexique a condamné Meta à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir manqué à son obligation de protéger les jeunes utilisateurs contre des prédateurs sexuels sur Instagram et Facebook. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a déjà annoncé qu'il « attend avec impatience de tenir Meta responsable » lors d'un procès distinct prévu en août 2026 dans la Baie de San Francisco.

    L'enjeu dépasse largement la plaignante individuelle. L'affaire KGM a été sélectionnée comme procès pilote (bellwether), censé orienter les verdicts dans l'ensemble des affaires connexes (environ 1 600 plaignants, dont plus de 350 familles et plus de 250 districts scolaires), consolidées dans une procédure de coordination judiciaire californienne. Ce dossier partage ses équipes juridiques et ses pièces à conviction, dont les documents internes à Meta, avec un contentieux fédéral multijuridictionnel qui devra avancer devant les tribunaux dans le courant de l'année.

    Les avocats impliqués dans ces affaires voient dans le verdict de Los Angeles un signe encourageant que le barrage commence à céder en faveur d'une réforme sectorielle. Les comparaisons avec le tabac sont omniprésentes dans les commentaires : plusieurs procès programmés pour cette année et au-delà marquent l'aboutissement d'années d'examen critique des plateformes, de leur responsabilité dans les addictions, et de la question de savoir si elles proposent des contenus conduisant à la dépression, aux troubles alimentaires ou au suicide.

    TikTok et Snap déjà sortis par la petite porte

    Un détail révélateur du rapport de force actuel : TikTok et Snap, également désignés comme défendeurs dans la plainte initiale, ont chacun conclu un accord avant l'ouverture du procès. Les montants de ces transactions n'ont pas été rendus publics. Cette retraite précoce suggère que les deux entreprises ont jugé le risque d'une mise en cause publique de leur architecture d'engagement plus coûteux qu'une sortie discrète. Elle met aussi en lumière la position désormais isolée de Meta et Google, qui ont choisi le bras de fer et perdu la première manche.

    La stratégie défensive des deux géants a reposé sur deux axes. Sur le fond, Meta a insisté sur les antécédents familiaux difficiles de la plaignante et rappelé qu'aucun de ses thérapeutes n'avait identifié les réseaux sociaux comme cause de ses troubles. Les avocats de la plaignante n'avaient pas à prouver que les réseaux sociaux avaient causé ses difficultés, seulement qu'ils avaient constitué un facteur substantiel dans ses préjudices. Cette distinction, simple en apparence, s'est révélée décisive.

    Sur la forme, YouTube a tenté une dissociation sémantique en arguant que sa plateforme est davantage comparable à la télévision qu'à un réseau social. Ses avocats ont notamment mis en avant les données d'utilisation de la plaignante, qui aurait passé en moyenne une minute par jour sur YouTube Shorts depuis le lancement de cette fonctionnalité en 2020. Argument insuffisant pour convaincre les jurés.

    Une jurisprudence à géométrie variable

    Malgré son caractère historique, ce verdict appelle quelques nuances. Les dommages accordés (6 millions de dollars au total) représentent une fraction infime des milliards réclamés par les avocats de la plaignante, et une somme négligeable comparée aux revenus annuels de Meta ou d'Alphabet. La portée symbolique et jurisprudentielle pèse infiniment plus lourd que le montant financier.

    Les tentatives de Meta, Google et Snap d'obtenir des appels en cours de procédure ont été repoussées par les juridictions, qui ont estimé que l'intérêt public exigeait des procès rapides et une phase de découverte factuelle. Mais l'issue des appels annoncés par les deux entreprises reste incertaine, et plusieurs victoires en appel pourraient réduire à néant la portée pratique du verdict.

    Ce qui est en revanche difficilement réversible, c'est le changement de paradigme conceptuel que ce procès a consacré. La distinction entre conduite et contenu, qui consiste à traiter les choix algorithmiques comme un comportement propre à l'entreprise plutôt que comme la publication protégée de tiers, constitue une feuille de route pour les tribunaux du pays tout entier. Et au-delà des frontières américaines : des juristes européens, australiens et canadiens suivent ces procédures avec attention.

    L'ingénierie de l'addiction a désormais un prix. Reste à savoir si ce prix sera suffisamment élevé pour que Meta et Google jugent plus rentable de revoir leurs produits que de se battre dans les tribunaux.

    Source : décision de justice

    Et vous ?

    La distinction juridique entre « contenu » et « conception » d'une plateforme vous semble-t-elle solide ? Peut-on vraiment séparer l'architecture d'un fil d'actualité du contenu qu'elle met en avant ?

    Les 6 millions de dommages accordés représentent une fraction infime des revenus de Meta ou Google. Un tel verdict a-t-il réellement de quoi changer le calcul économique des plateformes, ou n'est-ce qu'un coût acceptable pour continuer à fonctionner de la même façon ?

    TikTok et Snap ont préféré régler à l'amiable avant le procès. Est-ce selon vous un aveu implicite de leur responsabilité, ou une simple décision de gestion du risque juridique et réputationnel ?

    L'article 230 a été conçu dans un contexte d'internet très différent. Doit-il être réformé en profondeur, ou la stratégie de contournement par la responsabilité produit est-elle suffisante pour corriger ses effets ?

    Si ces verdicts déclenchent une vague de redesign des plateformes pour les mineurs, est-ce une bonne nouvelle ? Ou risque-t-on simplement de voir émerger des versions édulcorées pour les moins de 18 ans, pendant que l'architecture addictive reste intacte pour les adultes ?
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  17. #57
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    Un jury de Los Angeles a rendu le 25 mars 2026 un verdict historique contre Meta et Google, jugeant leurs plateformes Instagram et YouTube coupables de négligence dans la conception d'outils conçus pour rendre les mineurs dépendants.
    C'est curieux comme formulation. On parle de négligence au sujet de quelque chose de parfaitement délibéré. Ça doit être du jargon juridique.
    Brachygobius xanthozonus
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  18. #58
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    Par défaut Des journaux de discussion YouTube révèlent que des employés visaient à « rendre les utilisateurs dépendants »
    Des journaux de discussion YouTube révèlent que des employés visaient à « rendre les utilisateurs addicts » et ont supprimé des outils de sécurité destinés à protéger les jeunes spectateurs

    Google est accusé d'avoir délibérément conçu YouTube pour favoriser l'addiction des spectateurs. Des journaux de discussion internes révèlent que les employés de YouTube privilégiaient l'engagement maximal au détriment de la santé mentale, allant jusqu'à abandonner des outils de sécurité jugés peu rentables. Des fonctions comme la lecture automatique et le défilement infini ciblent particulièrement les jeunes pour accroître les revenus publicitaires. Ces révélations s'inscrivent dans un contexte de poursuites judiciaires contre les géants du numérique pour leur impact sur la santé mentale. Meta et YouTube ont récemment été condamnés pour addiction par conception.

    Des documents internes de YouTube ont mis en lumière les machinations de la plateforme pour provoquer une dépendance extrême chez les spectateurs. Ces documents explosifs ont été publiés en amont à une série de procès historiques prévus cet été à Oakland, en Californie, devant la Cour fédérale du district nord de Californie. Les documents publiés comprennent des journaux de discussion internes et des présentations d'employés de YouTube.

    YouTube, propriété de Google, ainsi que Meta, Snap et TikTok sont cités comme défendeurs. Lors d’une déposition dans cette affaire en mars dernier, John Harding, vice-président de l’ingénierie chez YouTube, a été confronté par les avocats des plaignants à un courriel interne daté du 7 juin 2012, dans lequel un employé de YouTube, dont le nom a été masqué, déclarait que « l’objectif n’est pas l’audience, mais l’addiction des spectateurs ».

    John Harding a confirmé l'authenticité du courriel, mais a éludé toute responsabilité, estimant que les membres de son équipe discutaient d'une « application de création vidéo qui n'était même pas destinée aux spectateurs ». La suite de l'échange entre le vice-président et l'avocat a été caviardée.

    Abandon des systèmes de sécurité et mécanismes addictifs

    Cette affaire fédérale s'inscrit dans ce que les experts juridiques et les critiques ont qualifié de « moment Big Tobacco » pour Google et Meta. Les retombées pourraient être dévastatrices. Les deux géants ont été reconnus coupables la semaine dernière d'avoir alimenté la dépendance aux réseaux sociaux dans une affaire historique portée devant la cour de l'État de Californie au nom d'une jeune femme de 20 ans connue sous le nom de KGM.

    Nom : ujgtrr.png
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    Selon la plainte, les services Instagram, Facebook et YouTube sont conçus pour rendre les spectateurs dépendants. Les révélations choquantes issues de l’affaire fédérale d’Oakland contredisent les déclarations publiques des dirigeants qui ont affirmé que l’application n’avait jamais été conçue pour créer une dépendance et que tout effet néfaste sur les enfants était dû à des contenus tiers plutôt qu’à des choix intentionnels de conception de l’application.

    Le procès fédéral prévu cet été à Oakland inclut toutefois une présentation interne de YouTube datant d'avril 2018, qui relate les conclusions d'une étude selon lesquelles « le visionnage excessif de vidéos sur la plateforme est lié à une dépendance » et qu'il entraîne « une poussée rapide de dopamine ».

    « Ces extraits, sélectionnés de manière sélective et datant d’il y a dix ans, donnent une image fausse de notre travail de conception responsable des produits. En réalité, ils démontrent que nos équipes identifient de manière proactive les défis à relever afin de garantir que nos produits privilégient des expériences de haute qualité et adaptées à l’âge des utilisateurs », a fait valoir José Castañeda, porte-parole de Google, dans un communiqué.

    YouTube était au courant des dangers liés à son application

    Selon les documents publiés dans le cadre du procès, une étude interne menée par l’entreprise en 2018 estimait qu’un nombre impressionnant de 32 millions d’utilisateurs âgés de 13 à 24 ans étaient renseignés comme « grands utilisateurs réguliers » et regardaient plus de deux heures de vidéos par jour, tandis que 36 millions d’utilisateurs âgés de 18 à 24 ans déclaraient regretter le temps passé sur YouTube au cours de la semaine précédente.

    Dans une diapositive de présentation interne présentant une capture d'écran d'une vidéo amusante mettant en scène un chat, les employés ont indiqué que des études avaient prouvé que « le visionnage de vidéos est une technique courante pour gérer son humeur, mais qu'il est difficile d'arrêter de regarder ».

    « En fin de compte, les utilisateurs éprouvent un sentiment de culpabilité à l’idée de passer autant de temps à accomplir des tâches sans intérêt », ont écrit les chercheurs. Plus récemment, en août 2024, dans une présentation interne intitulée de l'entreprise « Bien-être et sécurité des adolescents (non supervisés) sur YouTube », les employés de YouTube ont admis que le « flux infini » de l’application constituait une part importante du problème.

    Les deux principaux défis de la plateforme sont « les recommandations de vidéos qui banalisent des croyances ou des comportements malsains » et « une utilisation prolongée qui prend la place d’activités enrichissantes telles que passer du temps avec des amis ou dormir ». « Ces inquiétudes sont particulièrement vives concernant les contenus courts (populaire chez les jeunes), jugés superficiels et propices au défilement infini », selon le document.

    Impact sur la santé mentale des jeunes et enjeux financiers

    Ces documents, qui couvrent la période allant de 2012 à 2025, ont été publiés fin février et compilés par le Tech Oversight Project, un groupe de surveillance qui s’est imposé comme l’un des détracteurs les plus virulents des géants de la technologie. Selon le groupe, ces documents prouvent que YouTube cherche délibérément à rendre les enfants dépendants pour augmenter le temps d'écran, livrer plus de publicités et collecter des données pour Google.


    Ces révélations s'inscrivent dans une tendance juridique plus large où des plateformes telles que YouTube, Facebook et Instagram sont tenues responsables des dommages causés à la santé mentale des jeunes, une utilisatrice ayant récemment obtenu six millions de dollars de dommages et intérêts.

    Citation Envoyé par Sacha Haworth, directrice exécutive de Tech Oversight Project

    Devant les tribunaux, YouTube prétend ne pas être une plateforme de réseaux sociaux, mais ses propres dirigeants ne croient même pas à cette théorie. Ces documents explosifs montrent que YouTube s’est donné pour objectif de rendre délibérément les enfants et les adolescents dépendants, car cela générait plus de temps d’écran pour diffuser des publicités et plus de données à acheminer vers l’activité de surveillance de Google. Ils considèrent nos enfants comme des pions pour gagner leur prochain billion de dollars, et il est grand temps que nous brisions ce statu quo néfaste.
    Par ailleurs, dans une présentation « hors site stratégique » de 2019, des employés du site ont écrit : « l’objectif de YouTube consistant à encourager une utilisation quotidienne plus fréquente n’est pas en adéquation avec nos efforts visant à améliorer le bien-être numérique ». Un autre document publié par le tribunal révèle que les dirigeants de YouTube ont pris des mesures pour effacer leurs traces et empêcher tout examen futur de leurs pratiques.

    Conclusion

    Google est confronté à des procès historiques sur la conception de YouTube. Les plaignants affirment que la plateforme est addictive. Les documents publiés mettent en avant deux problèmes principaux : les systèmes de recommandation susceptibles de « normaliser des croyances ou des comportements malsains », et « une utilisation prolongée qui prend le pas sur des activités enrichissantes telles que passer du temps avec des amis ou dormir ».

    Les dossiers judiciaires allèguent également que les outils proposés visant à protéger les jeunes spectateurs ont finalement été abandonnés, car ils n'offraient pas un retour sur investissement suffisamment important. Dans une présentation interne datée d'août 2024 intitulée « Bien-être et sécurité des adolescents (non surveillés) », le personnel de YouTube a reconnu que le « flux infini » de la plateforme était une source majeure de préoccupations.

    Dans une autre affaire, un jury a jugé Meta et YouTube responsables d’avoir contribué aux problèmes de santé mentale d’une jeune utilisatrice, les plaintes mettant en cause des fonctionnalités telles que la lecture automatique et le défilement infini. Elle s’est vu accorder 6 millions de dollars de dommages-intérêts.

    Source : documents judiciaires (1, 2, 3, 4, 5, 6)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des problèmes mis en avant par les documents internes de YouTube ?
    YouTube était au courant des dangers liés à sa plateforme, mais n'a rien fait. Que risque la plateforme ?
    YouTube se serait montré laxiste sur les systèmes de sécurité visant à protéger les jeunes spectateurs. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Pour la première fois, Meta et YouTube condamnés pour addiction par conception suite à la plainte d'une femme devenue accro à leurs applications dès son enfance. Un jury pointe du doigt l'algorithme

    Les plus grandes entreprises de réseaux sociaux sont accusées d'avoir créé des « machines à addiction » lors d'un procès historique pour examiner les effets d'Instagram et YouTube sur la santé mentale

    Google plaide que YouTube n'est pas un réseau social et qu'il ne crée pas d'addictions, pendant le procès sur la dépendance aux réseaux sociaux

  19. #59
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    YouTube était au courant des dangers liés à sa plateforme, mais n'a rien fait. Que risque la plateforme ?
    C'est comme dire "Philip Morris International était au courant des dangers liés à ses produits".

    Les très grandes entreprises ne sont parfois pas très gentilles.
    Elles cherchent à rendre les utilisateurs accro afin qu'ils consomment plus de leurs produits. (Philip Morris International a ajouté de l'Ammoniac, du sucre, des arômes et d'autres additifs pour rendre son tabac plus addictif)

    Il faudra voir à la fin à combien elle sera condamné, parfois il arrive que l'entreprise soit gagnante à la fin.
    Il doit y avoir des millions d'utilisateurs qui regardent des heures de YouTube Shorts chaque jour, ils doivent voir pas mal de pub, donc ça doit rapporter de l'argent à la plateforme.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  20. #60
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    Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte contre ses responsables légaux ?

    Si un enfant met en marche une voiture et l’envoie dans le fossé, est-ce que c'est la faute du fabricant de voiture ?

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