IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    avril 2018
    Messages
    1 534
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Côte d'Ivoire

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : avril 2018
    Messages : 1 534
    Points : 32 591
    Points
    32 591
    Par défaut Twitter a perdu sa protection contre la responsabilité du contenu utilisateur en Inde, selon les autorités
    Facebook, Twitter et Instagram peuvent être interdits en Inde aujourd'hui pour non-conformité,
    Voici pourquoi

    Mardi, les plateformes de médias sociaux en Inde ont été envahies de discussions, selon des médias locaux. La raison est que Facebook, Twitter et Instagram risquent d'être interdits en Inde s’ils ne se conforment pas aux nouvelles lignes directrices pour les intermédiaires. Le délai pour accepter les directives fixées par le gouvernement se termine le 25 mai, mais jusqu'à la date limite, aucune des plateformes, y compris WhatsApp, Facebook et Twitter, ne s'est encore conformée à la nouvelle réglementation. Koo, la version indienne de Twitter, est la seule application de médias sociaux qui s'est conformée aux nouvelles directives avant la date limite du 25 mai.

    C'est un moment crucial pour les sociétés de médias sociaux, car si elles ne se conforment pas aux nouvelles règles jusqu’au 25 mai, elles perdront leur statut de plateforme de médias sociaux et leurs protections en tant qu'intermédiaires. Le gouvernement peut également prendre des mesures à leur encontre, conformément à la loi du pays, pour non-respect des règles, a déclaré un responsable gouvernemental dans un communiqué.

    Nom : m01.jpg
Affichages : 1026
Taille : 34,9 Ko

    En février 2021, le ministère de l'Électronique et des Technologies de l'information (MEITy) avait donné un délai de trois mois aux plateformes de médias sociaux pour se conformer aux nouvelles règles informatiques. Les entreprises basées aux États-Unis avaient demandé un délai de six mois, car elles attendent une réponse du siège américain.

    Entre-temps, Facebook a indiqué qu'il se conformerait aux nouvelles règles informatiques. « Nous avons l'intention de nous conformer aux dispositions des règles informatiques et de continuer à discuter avec le gouvernement de certaines questions qui nécessitent un engagement plus important. Conformément aux règles informatiques, nous travaillons à la mise en œuvre de processus opérationnels et à l'amélioration de l'efficacité. Facebook reste attaché à la capacité des gens à s'exprimer librement et en toute sécurité sur sa plateforme », a déclaré un porte-parole de la société dans un communiqué.

    Nommer des agents de conformité en Inde et mettre en œuvre des "outils automatisés" pour retirer des contenus jugés illicites par le gouvernement

    Les nouvelles règles, annoncées en février, exigent que les grandes plateformes de médias sociaux comme Twitter, Facebook, Instagram et WhatsApp fassent preuve d'une diligence raisonnable supplémentaire, notamment en désignant un responsable de la conformité, une personne de contact principale et un responsable résident des griefs. La nomination d'un responsable des plaintes serait une exigence clé dès le premier jour de l'entrée en vigueur des règles, étant donné l'importance de l'interface publique pour les plaintes et la nécessité d'un système d'accusé de réception pour les demandes, suggèrent les responsables.

    Le 25 février, le gouvernement avait annoncé un renforcement de la réglementation pour les entreprises de médias sociaux, exigeant d'elles qu'elles suppriment tout contenu signalé par les autorités dans un délai de 36 heures et qu'elles mettent en place un mécanisme solide de traitement des plaintes avec un responsable basé dans le pays. Les entreprises qui sont d'importants intermédiaires des médias sociaux devront mettre en œuvre des "outils automatisés" pour s'assurer que les règles relatives au retrait des contenus sont efficacement respectées.

    Le gouvernement a fixé à 50 millions d'utilisateurs enregistrés le seuil de définition d'un "intermédiaire de médias sociaux important", ce qui signifie que les grands acteurs comme Twitter, Facebook et Google devront se conformer à des normes supplémentaires. En annonçant les lignes directrices en février, le gouvernement avait déclaré que les nouvelles règles prenaient effet immédiatement, tandis que les grands fournisseurs de médias sociaux (sur la base du nombre d'utilisateurs) disposeront de trois mois pour commencer à se conformer.

    Les principaux fournisseurs de médias sociaux devront également publier un rapport de conformité mensuel indiquant les détails des plaintes reçues et des mesures prises, ainsi que les détails des contenus supprimés de manière proactive. Elles seront également tenues d'avoir une adresse de contact physique en Inde publiée sur leur site Web ou leur application mobile, ou les deux.

    Selon Internet Freedom Foundation de l’Inde, un intermédiaire de médias sociaux ne se conforme pas aux nouvelles règles informatiques, il peut perdre les protections de la "sphère de sécurité" qui lui sont accordées en vertu de la section 79 (1) de la loi sur les technologies de l'information de 2000. Cette section protège essentiellement un intermédiaire de la responsabilité de toute information, toute donnée ou tout lien de communication de tiers mis à disposition ou hébergé par la plateforme.

    Nom : m02.png
Affichages : 1055
Taille : 145,2 Ko

    Ces règles ne s'appliquent pas seulement aux plateformes de médias sociaux, mais aussi aux plateformes OTT. Les plateformes de streaming, dont Netflix, Amazon Prime et d'autres, devront nommer un responsable du traitement des plaintes basé en Inde, qui prendra en charge les plaintes et y donnera suite dans un délai de 15 jours. Le gouvernement estime que les plateformes de médias sociaux ne disposent pas d'un code d'autorégulation. Il souhaite donc que les entreprises incluent des représentants des différents ministères et forment un comité chargé de réglementer le contenu. Les nouvelles règles précisent également que le comité sera seul habilité à prendre des mesures en cas de plainte pour violation des codes.

    Un peu plus tôt ce mois, le président américain, Joe Biden, a révoqué un décret de l'ancien président Donald Trump qui aurait modifié les protections juridiques des sites de médias sociaux et d'autres plateformes en ligne. La section 230 de la loi de 1996 sur la décence en matière de communications limite le degré de responsabilité des plateformes en ligne pour les contenus que les utilisateurs partagent sur leurs plateformes. Le décret de Trump, intitulé "Prévention de la censure en ligne", aurait permis aux autorités fédérales de tenir des entreprises telles que Twitter, Google et Facebook pour responsables s'il s'avérait qu'elles portaient atteinte à la liberté d'expression des utilisateurs en supprimant ou en modifiant leurs publications.

    Facebook, Twitter et Instagram cesseront-ils de fonctionner mercredi en Inde ?

    Selon des experts, les règles informatiques indiennes qui s'appliquent à ces importants intermédiaires des médias sociaux posent deux problèmes : la « vérification volontaire de l'identité des utilisateurs », qui pourrait mettre en péril l'anonymat, et l'exigence de la « recherche du premier expéditeur » pour déterminer l'origine d'un message, qui devrait menacer le chiffrement de bout en bout d'applications comme WhatsApp. En outre, les experts estiment que cela pourrait également conduire à l'élargissement du dispositif pour s'assurer que les règles relatives au retrait des contenus sont efficacement respectées au-delà de son champ d'application initial.

    La chercheuse indienne Nadika Nadja a déclaré aux médias que la non-conformité pourrait entraîner la suppression des protections de la sphère de sécurité, conformément aux dispositions des règles, avec une action ultérieure impliquant des poursuites pénales contre le responsable de la conformité, ou la société pourrait être contrainte de suspendre ses services.

    Nikhil Pahwa, fondateur de Medianama, a expliqué que même si la date limite pour l'application des règles n'est pas repoussée, il est peu probable que le gouvernement applique les dispositions et tienne pour responsables les principaux intermédiaires des médias sociaux, car ces derniers pourraient alors les contester devant les tribunaux. Il convient de noter que des organes d'information numériques ont déjà contesté ces règles. Pahwa a également souligné qu'il était peu probable que ces plateformes soient interdites, et que des règles de ce type ont été mises en œuvre de manière arbitraire dans le passé.

    « On s'attendait à ce que le gouvernement publie une série de questions fréquemment posées pour expliquer exactement comment ces directives sont mises en œuvre. Il est clair que la FAQ n'est pas encore prête. La mise en œuvre de ces règles n'est pas claire tant que ces FAQ ne sont pas publiées », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il était probable que le délai soit prolongé pour donner au ministère de l'Électronique et des Technologies de l'information et au ministère de l'Information et de la Radiodiffusion le temps de comprendre les règles.

    Les entreprises des médias sociaux sont visées par les gouvernements à cause de leurs règles de fonctionnement. Après la suppression définitive des comptes Twitter et Facebook de Donald Trump suite à des émeutes de janvier au Capitole, une loi de la Floride, aux États-Unis rend illégal le bannissement d'un candidat à un poste d'État pendant plus de 14 jours. La mesure semble viser l'interdiction permanente que les plateformes de réseaux sociaux font peser sur les comptes de Donald Trump.

    Les plateformes ont justifié la suppression par la nécessité de lutter contre l’incitation à la violence véhiculée par les publications de l’ex-président américain. Les entreprises seraient condamnées à une amende de 250 000 dollars par jour pour les cas d’exclusion d’un candidat à un poste au niveau de l'État. L'amende est moins élevée pour les candidats à d'autres fonctions, les montants d’amendes variant entre 25 000 et 250 000 dollars par jour.

    Source : Les nouvelles directives du gouvernement indien

    Et vous ?

    Que pensez-vous des nouvelles directives des autorités indiennes ?
    Quelles sont les conséquences de telles règles sur les sociétés des médias sociaux ?
    Pensez-vous que l’Inde mettra en œuvre ces règles mercredi ?

    Voir aussi :

    Biden révoque le décret de Trump visant à limiter les protections des entreprises de médias sociaux, qui les autorisent à supprimer les messages répréhensibles
    Trump vs Twitter : le Président américain signe son décret contre les réseaux sociaux, qu'il accuse de censure et biais politique
    Pour ou contre la suspension des comptes des politiciens par les réseaux sociaux ? C'est une première : la Floride va infliger des amendes à ceux qui les bannissent, dans le cadre d'une nouvelle loi
    L'UE prévient qu'elle risque de démanteler les grandes entreprises technologiques, si elles sont condamnées à plusieurs reprises pour comportement antitrust
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    avril 2018
    Messages
    1 534
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Côte d'Ivoire

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : avril 2018
    Messages : 1 534
    Points : 32 591
    Points
    32 591
    Par défaut Twitter a perdu sa protection contre la responsabilité du contenu utilisateur en Inde, selon les autorités
    Twitter a perdu sa protection contre la responsabilité du contenu des utilisateurs en Inde, selon le gouvernement,
    Mais la société a commencé à se conformer aux nouvelles règles

    Twitter est désormais légalement responsable du contenu publié par ses utilisateurs en Inde après avoir omis de se conformer aux nouvelles règles informatiques du pays, a déclaré le gouvernement dans un dépôt en justice auprès de la Haute Cour de New Delhi. Le ministère indien des Technologies de l'information affirme dans ce document que le géant américain du microblogging a perdu son immunité juridique après avoir omis de se conformer aux nouvelles exigences, qui sont entrées en vigueur en mai. Celles-ci comprennent, entre autres, la nomination d'un responsable de la conformité. La tension, qui est montée entre les deux parties, fait craindre que les entreprises américaines aient du mal à faire des affaires dans un environnement réglementaire plus strict.

    Le gouvernement indien continue de serrer la vis à Twitter, en lui retirant sa protection en matière de responsabilité à l'égard du contenu généré par les utilisateurs en Inde. Le gouvernement indien a annoncé ce changement dans un document judiciaire déposé cette semaine, alors que la tension monte entre Twitter et les autorités locales au sujet des nouvelles règles informatiques de ce pays. Il convient de noter que les nouvelles règles indiennes ont été dévoilées en février et sont entrées en vigueur en mai, mais les militants du numérique craignent qu'elles ne restreignent la liberté d'expression et la vie privée en ligne en Inde.

    Nom : t01.jpg
Affichages : 549
Taille : 24,1 Ko

    Les nouvelles règles indiennes (appelées "Intermediary Guidelines") visent à réglementer le contenu des entreprises de médias sociaux telles que Facebook, WhatsApp, Twitter, etc. Elles visent à rendre ces plateformes plus responsables face aux demandes légales de suppression rapide des messages et de partage des informations sur les auteurs des messages. Les entreprises de médias sociaux et les géants de la technologie doivent également retirer le contenu dans les 36 heures suivant l'émission d'un ordre administratif ou juridique, selon les nouvelles règles.

    Et pour ne rien arranger, leur personnel peut être tenu pénalement responsable s'il ne se conforme pas aux demandes du gouvernement. Les règles exigent également des grandes entreprises de médias sociaux qu'elles mettent en place des mécanismes de réclamation pour les plaintes déposées par les forces de l'ordre, et qu'elles désignent de nouveaux responsables chargés de coordonner leur action avec les forces de l'ordre.

    Les services Internet bénéficient de ce que l'on appelle la "safe harbor", qui garantit que les plateformes technologiques ne seront pas tenues responsables de ce que leurs utilisateurs publient ou partagent en ligne. Si vous insultez quelqu'un sur Twitter, par exemple, la société peut être invitée à retirer votre message (si la personne que vous avez insultée a saisi la justice et qu'une ordonnance de retrait a été émise), mais elle ne sera probablement pas tenue légalement responsable de ce que vous avez dit ou fait.

    « Je déclare que l'immunité conférée aux intermédiaires en vertu de la section 79(1) est une immunité conditionnelle soumise à la satisfaction par l'intermédiaire des conditions prévues aux sections 79(2) et 79(3). Comme le prévoit la règle 7, le non-respect des règles IT 2021 a pour conséquence que les dispositions de la section 79(1) de la loi IT 2000 ne sont pas applicables à cet intermédiaire », lit-on dans le document déposé lundi.

    Nom : t02.png
Affichages : 535
Taille : 154,3 Ko

    Si le tribunal se range du côté du gouvernement indien, cela marquerait un changement majeur dans les obligations légales de Twitter dans le pays, car cela pourrait ouvrir la porte à des poursuites pénales contre ses dirigeants pour des contenus répréhensibles publiés par ses utilisateurs – qui se chiffreraient à plus de 100 millions d'utilisateurs en Inde. Si les plateformes de médias sociaux, dont Twitter, retirent souvent du contenu en réponse à des contestations judiciaires, elles ne sont généralement pas légalement responsables du contenu des messages de leurs utilisateurs. Bien que le gouvernement indien ait affirmé que Twitter avait perdu cette protection juridique, les experts ont déclaré que la décision finale revenait aux tribunaux indiens.

    La tension monte rapidement entre Twitter et le gouvernement indien

    Aux États-Unis, les sociétés de médias sociaux ne sont généralement pas tenues pour responsables des messages de leurs utilisateurs en vertu de l'article 230 du "Communications Decency Act". Mais le ministre indien des Technologies de l'information, Ravi Shankar Prasad, a déclaré que les entreprises avaient tort de s'attendre à bénéficier de la même protection en vertu de la législation indienne.

    « Toutes les plateformes de médias sociaux sont invitées à faire des affaires en Inde. Elles peuvent critiquer Ravi Shankar Prasad, mon Premier ministre ou quiconque. Le problème est l'utilisation abusive des médias sociaux. Certains d'entre eux disent que nous sommes liés par les lois américaines. Vous opérez en Inde, vous gagnez beaucoup d'argent, mais vous adoptez la position que vous serez régis par les lois américaines. C'est tout simplement inacceptable », a déclaré le ministre indien des Technologies de l'information, lors d'une conférence la semaine dernière, d’après des médias indiens.

    L'entreprise a déjà déclaré qu'elle s'efforçait de se conformer aux nouvelles directives sur les intermédiaires et au code d'éthique des médias numériques de l'Inde, qui sont entrés en vigueur en mai.

    La tension monte entre Twitter et le gouvernement indien depuis plusieurs mois. La police indienne aurait déjà déposé au moins cinq dossiers contre l'entreprise ou ses responsables dans le pays, pour toute une série de questions. En mai, la police a fait une descente dans les bureaux de Twitter dans le cadre d'une enquête visant à déterminer pourquoi l'entreprise avait qualifié les tweets de responsables gouvernementaux de "médias manipulés". Le mois dernier, le ministre indien de la Technologie a mis en garde Twitter contre des "conséquences inattendues" si l'entreprise ne se conformait pas à la nouvelle réglementation, et lui a donné "un dernier avertissement pour se conformer immédiatement", ont rapporté les médias indiens.

    La police de deux États indiens a cité le chef de Twitter Inde, Manish Maheshwari, dans des plaintes, a rapporté Reuters. Par ailleurs, l'État d'Uttar Pradesh a contesté devant la Cour suprême l'interdiction faite à la police de prendre des mesures à l'encontre de Maheshwari, après qu'une juridiction inférieure l'a protégé contre une arrestation à la suite d'une accusation d'utilisation de la plateforme pour propager la haine.

    S’exprimant après le passage d’une escouade spéciale de la police de Delhi dans ses bureaux, Twitter a déclaré qu'il était « préoccupé par les récents événements concernant nos employés en Inde et la menace potentielle pour la liberté d'expression des personnes que nous servons » et a demandé au gouvernement indien de lui accorder trois mois supplémentaires pour se conformer aux nouvelles règles informatiques.

    Un porte-parole de Twitter a ajouté : « Nous prévoyons de plaider en faveur de la modification des éléments de ces réglementations qui entravent une conversation publique libre et ouverte. Nous allons poursuivre notre dialogue constructif avec le gouvernement indien et pensons qu'il est essentiel d'adopter une approche collaborative. Il est de la responsabilité collective des élus, de l'industrie et de la société civile de préserver les intérêts du public ».

    Google, Facebook et plusieurs autres entreprises se sont partiellement ou totalement conformés aux règles informatiques, qui exigent notamment que toute entreprise de médias sociaux importante (toute entreprise comptant plus de 5 millions d'utilisateurs en Inde) désigne un responsable de la conformité, un responsable des plaintes et une personne de contact dite nodale pour répondre aux préoccupations sur le terrain.

    Tout comme Twitter, WhatsApp ne se serait pas entièrement conformée aux nouvelles règles. Les règles informatiques imposent également aux opérateurs d'applications de messagerie chiffrées de mettre en place un moyen permettant aux forces de l'ordre de "remonter" à l'origine des messages répréhensibles. WhatsApp, qui compte plus de 530 millions d'utilisateurs en Inde, a poursuivi le gouvernement indien en mai dernier en raison de cette exigence, affirmant que le fait de rendre la "traçabilité" possible violerait le droit constitutionnel des citoyens à la vie privée.

    Signal ne se serait pas non plus conformé à l'exigence de traçabilité. On ignore si Apple, qui compte des dizaines de millions d'utilisateurs de Messages / iMessage en Inde, s'est conformé à l'exigence de traçabilité. Ni Signal ni Apple n’a encore commenté les changements.

    Twitter commence à embaucher pour se conformer aux nouvelles règles de l'Inde

    La querelle entre Twitter et le gouvernement nationaliste du Premier ministre Narendra Modi a commencé au début de l'année, lorsque le géant du microblogging a reçu l'ordre de supprimer un hashtag controversé lié aux protestations des agriculteurs contre les nouvelles réformes agricoles. Ce bras de fer, associé à l'examen réglementaire d'autres entreprises technologiques américaines comme WhatsApp et Amazon, a bouleversé l'environnement commercial d'un marché de croissance clé, à tel point que certaines entreprises repensent leurs plans d'expansion.

    La dernière décision du gouvernement selon laquelle Twitter a perdu sa protection contre la responsabilité des contenus des utilisateurs a été prise dans le cadre d'une action intentée contre Twitter par un utilisateur qui souhaitait se plaindre de tweets prétendument diffamatoires sur la plateforme et a déclaré que l'entreprise ne respectait pas les règles.

    L'unité indienne de Twitter Inc a nommé un responsable de la conformité par intérim et désignera bientôt d'autres cadres pour se conformer aux nouvelles règles informatiques du pays, a déclaré jeudi le géant des médias sociaux devant un tribunal, selon India Today. La société s'efforcera de pourvoir également à deux nominations, celle d'une personne de contact nodal à titre intérimaire dans un délai de deux semaines et celle d'un responsable des griefs à titre intérimaire au plus tard le 11 juillet, a indiqué la société dans le dépôt du 8 juin auprès de la Haute Cour de Delhi.

    Jeudi, la Haute Cour de Delhi a donné à Twitter deux semaines pour procéder à ces nominations permanentes avant que les cadres intérimaires n'assument la pleine responsabilité de leurs fonctions. Le gouvernement est libre de prendre des mesures contre la société en cas de violation des règles, a déclaré la Cour.

    Twitter, basé à San Francisco, en Californie, a indiqué à la Cour qu'elle mettait en place un bureau de liaison en Inde. « Bien que Twitter s'efforce de se conformer aux règles de 2021, il se réserve le droit de contester la légalité, la validité [...] des règles », a-t-il déclaré dans sa requête.

    Source : Tweet

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l’évolution dans la mise en œuvre des nouvelles règles informatiques en Inde ?
    Le tribunal va-t-il se ranger du côté du gouvernement indien pour faire perdre à Twitter son immunité juridique ?
    Les entreprises comme WhatsApp seront-elles obligées de rendre possible la "traçabilité" de certains messages jugés répréhensibles par le gouvernement ?

    Voir aussi :

    Facebook, Twitter et Instagram peuvent être interdits en Inde aujourd'hui pour non-conformité, voici pourquoi
    L'UE prévient qu'elle risque de démanteler les grandes entreprises technologiques, si elles sont condamnées à plusieurs reprises pour comportement antitrust
    Trump vs Twitter : le Président américain signe son décret contre les réseaux sociaux, qu'il accuse de censure et biais politiques
    Biden révoque le décret de Trump visant à limiter les protections des entreprises de médias sociaux, qui les autorisent à supprimer les messages répréhensibles
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

Discussions similaires

  1. Protection contre les SQL Injections ?
    Par kedare dans le forum JDBC
    Réponses: 9
    Dernier message: 05/05/2010, 10h42
  2. Programme de protection contre le déni de service
    Par EJ dans le forum Développement
    Réponses: 7
    Dernier message: 03/07/2009, 22h14
  3. La meilleure protection contre le piratage des logiciels ?
    Par iubito dans le forum Débats sur le développement - Le Best Of
    Réponses: 184
    Dernier message: 23/12/2008, 13h35
  4. [Sécurité] Protection contre le spam
    Par lhpp dans le forum Langage
    Réponses: 3
    Dernier message: 20/09/2006, 10h31
  5. PROTECTION CONTRE LES ASPIRATEURS DE SITE
    Par squalito dans le forum Général JavaScript
    Réponses: 3
    Dernier message: 19/01/2005, 14h06

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo