Le travail hybride sera-t-il la nouvelle norme pour les professionnels de la Tech ?
Une récente étude montre que 86 % de ces professionnels en Europe ne veulent pas rentrer au bureau à plein temps

Le travail à domicile était autrefois une situation occasionnelle dans laquelle certains travailleurs se retrouvaient. Avec le déclenchement de la pandémie de Covid-19 en décembre 2019 – janvier 2020, le télétravail s’est imposé aux usages en Chine en premier avant de s’étendre au reste du monde. Désormais, les futurologues le font paraître dans la liste des approches qui vont intégrer la culture de l’après Covid-19 avec encore plus de force qu’auparavant. L’un des schémas qui se dégagent déjà est celui du mode de travail hybride, des travailleurs de divers pays s’expriment en faveur de cette approche dans le cadre de sondages. Ainsi pour son récent rapport intitulé « What do Tech Talent Want in 2021 ? », hackajob a recueilli des données auprès de 1700 personnes basées au Royaume-Uni et en Europe. Les données ont été analysées afin de comprendre ce qui compte le plus pour les professionnels de la technologie.

L'étude de la place de marché privée pour l'emploi dans le secteur des technologies, hackajob, révèle qu'environ un sur quatre professionnels (26 %) souhaiterait travailler à distance de façon permanente, tandis que 60 % sont heureux de travailler au bureau occasionnellement et de passer le reste de la semaine à travailler à domicile.

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Il est intéressant de noter que 26 % des personnes interrogées souhaitent travailler à distance de manière permanente. Bien que les frontières soient verrouillées dans le monde entier, de nombreux pays continuent de proposer des visas de travail à distance. Pour les autres 60 % des personnes interrogées, un modèle hybride est la voie à suivre. Si cette pandémie nous a apporté quelque chose, elle nous a certainement montré les avantages du travail à domicile occasionnel. L’étude cite l'Université de Stanford en ces termes « le travail à domicile montre une augmentation étonnante de la productivité et qui a contribué à augmenter l'attrition des employés de près de 50 % ».

Il est évident qu'à l'heure actuelle, tout le monde ne travaille pas à domicile dans les situations les plus idéales. Les gens doivent faire l'école à la maison, s'occuper de leurs enfants et partager avec d'autres des espaces généralement exigus (surtout lorsqu'ils vivent en ville). Mais d’après l’étude de hackajob, les employés sont susceptibles de se sentir plus détendus et motivés après avoir cultivé la véritable définition de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Comme le montre un récent rapport de McKinsey, 41 % des personnes interrogées se sentent plus productives en travaillant à domicile et 28 % se sentent tout aussi productives en travaillant à domicile.

« Le travail hybride est le nouveau casse-tête des professionnels de la technologie. L'année dernière a permis une plus grande flexibilité et une liberté comme jamais auparavant. Bien que le travail à domicile n'ait pas été le plus facile pour les individus l'année dernière, les professionnels de la technologie trouvent clairement un intérêt à ne pas être au bureau tous les jours. Les employés se sentent plus à l'aise et plus heureux en travaillant à domicile, car ils ont trouvé un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ils sont tout aussi productifs lorsqu'ils travaillent à domicile, et même plus en fait grâce à la diminution des distractions et à l'absence de trajet », déclare Mark Chaffey, cofondateur et PDG de hackajob.

L'étude montre également que 80 % des professionnels de la technologie ne pensent pas qu'ils travailleront pour la même entreprise dans deux ans. Cela suggère que les employés se soucient davantage de la flexibilité et de la gratification du travail que des emplois permanents, des soins de santé privés et des pensions.

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Cette étude souligne la nécessité pour les employeurs potentiels de renoncer aux CV et d'éliminer les préjugés qui existent encore dans le processus d'embauche. Plus de la moitié (57 %) des professionnels de la technologie souhaitent être évalués sur leurs compétences, et non sur leur CV ou sur leur sexe, leur origine ethnique, leur éducation, leur sexualité, leur handicap et leur statut socio-économique. En outre, beaucoup disent que les processus d'entretien en aveugle sont cruciaux si les organisations veulent à la fois embaucher des personnes sur la base de leur potentiel et s'engager à créer une culture diversifiée et inclusive sur le lieu de travail.

Lorsqu'on leur demande quels sont les avantages qui comptent le plus pour elles, 76 % des personnes interrogées répondent la flexibilité du travail, qui est classée avant les congés annuels (63 %), la formation et le développement (62 %), les soins de santé privés (47 %) et la pension (35 %).

« Donner aux professionnels de la technologie la liberté de choisir comment et où ils travaillent est essentiel pour attirer les meilleurs talents. Le bureau doit rester une option, mais les entreprises doivent se rappeler qu'il n'existe pas d'approche unique sur un marché où les talents se déplacent rapidement. Elles doivent donner aux employés ce qu'ils veulent, un modèle de travail hybride qui offre le meilleur des deux mondes », ajoute Chaffey.

Source : hackajob

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