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  1. #661
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    Qu'est-ce qui empêche un surfer britannique d'utiliser un VPN?

    Qu'est-ce qui empêche un site porno britannique d'héberger son site sur un serveur situé dans un data center n'importe où dans le monde? Et ce pour le coût "prohibitif" d'une centaine d'euro?

    Ce genre de mesure fait peut-être plaisir aux politicards mais cela n'aurait un sens que si les mêmes mesures étaient appliquées dans le monde entier... Et comme, il y aura toujours un pays pour ne pas faire comme les autres, les internautes britanniques n'ont pas fini de se rincer l'oeil dans l'anonymat le plus complet!

  2. #662
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ils disent sous prétexte que ça finance le terrorisme.
    fixed
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    Je ne répondrai à aucune question en MP
    - Si c'est simple tu dis que c'est compliqué et tu le fait
    - Si c'est compliqué tu dis que c'est simple et tu le sous-traite ou le fait faire par un stagiaire.

  3. #663
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    Toutes ces ruées vers la protection des enfants, détournée à des fins de surveillance généralisée, ne sont pas en accord avec mes principes. Oui le sujet est important, mais plus un sujet est important et plus il doit être traité de manière rigoureuse et saine, ce qui n'est pas le cas ici.

    Toute opération de contrôle moderne devrait respecter la vie privée, par exemple en utilisant des méthodes de preuve à divulgation nulle. Plutôt que de suggérer d'utiliser des méthodes triviales qui ont toutes des moyens évidents de les contourner ou de les détourner en exploitant les données à d'autre fin ne sont qu'une preuve du traitement simpliste et stupide de la problématique, démontrant qu'ils poussent un agenda politique plutôt qu'un réel soucis de protection.

    Les gestionnaires de paiements électroniques qui font leur tirants depuis déjà plusieurs années en censurant toujours plus de choses chaque année soit disant pour "protéger la marque", imposant des filtrages qui n'ont jamais été sous leur responsabilité et qui reviennent à faire du chantage, c'est pareil. Au delà du Stop Killing Games, il s'agit de remettre les cases en place de gens qui ont acquis trop de pouvoirs et qui leur est monté à la tête.

    On vit dans une période noire pour la vie privée. Et une sécurité de façade ne vaut pas le manque béant qu'on est en train de nous forcer à acheter. Pour rappel, en France on a des droits de base à faire valoir, il ne faudrait pas l'oublier :
    Citation Envoyé par Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789
    Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  4. #664
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    Par défaut Les téléchargements de VPN explosent au UK avec l'entrée en vigueur des règles de vérification d'âge
    Après la France, le Royaume-Uni : les téléchargements de VPN explosent au Royaume-Uni avec l'entrée en vigueur des nouvelles règles imposant la vérification de l'âge
    aux internautes accédant à certains contenus jugés sensibles

    Depuis le 25 juillet, des milliers de sites proposant du contenu pour adultes, ainsi que des applications de réseaux sociaux populaires telles que X, Reddit et TikTok, ont mis en place de nouveaux systèmes et contrôles de « vérification de l'âge » pour les utilisateurs britanniques. Ce jour-là, une partie des dispositions du Online Safety Act est entrée en vigueur, imposant à de nombreuses plateformes une vérification stricte de l’âge des internautes accédant à certains contenus jugés sensibles. Si l’objectif est clair (protéger les mineurs des contenus pornographiques, violents ou incitant à des comportements dangereux), les conséquences inattendues ont été immédiates : une explosion des téléchargements de VPN, révélant la profonde fracture entre les objectifs politiques et la réalité des usages numériques.

    Le Royaume-Uni est le théâtre d'une augmentation spectaculaire des téléchargements de Réseaux Privés Virtuels (VPN), une tendance directement liée à l'entrée en vigueur de nouvelles et controversées règles de vérification de l'âge pour l'accès au contenu en ligne. Cette flambée met en lumière les préoccupations croissantes des utilisateurs quant à leur vie privée et leur liberté numérique, alors que le gouvernement britannique cherche à réglementer plus étroitement l'espace en ligne.

    Les nouvelles dispositions, qui s'inscrivent dans le cadre plus large de la loi sur la sécurité en ligne, visent à protéger les enfants en imposant aux plateformes de contenu pour adultes de vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Bien que l'intention puisse être louable, la méthode d'application suscite un tollé. Les utilisateurs sont désormais confrontés à la nécessité de prouver leur âge par des moyens qui, pour beaucoup, semblent intrusifs, tels que la fourniture de documents d'identité officiels ou l'utilisation de services tiers de vérification d'âge.

    En effet, parmi les méthodes suggérées et en cours d'adoption, on trouve :
    • Vérification par carte de crédit/débit : Une vérification simple mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes.
    • Estimation faciale de l'âge : Une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles.
    • Services d'identité numérique : Des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées.
    • Vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : Confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge.
    • Vérification par pièce d'identité avec photo : Téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge.
    • Vérification par services bancaires ou adresses e-mail : Accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.

    Certains des plus grands sites pornographiques, notamment Pornhub et YouPorn, ont déclaré qu'ils se conformeraient aux nouvelles règles. Et les réseaux sociaux tels que BlueSky, Reddit, Discord, Grindr et X mettent en place des contrôles d'âge au Royaume-Uni afin d'empêcher les enfants de voir des contenus préjudiciables.

    Un effet immédiat : la ruée vers les VPN

    Face à cette intrusion perçue dans leur vie privée, de nombreux internautes britanniques se tournent vers les VPN comme solution quelques heures à peine après l’entrée en vigueur du texte :
    • Proton VPN a vu ses inscriptions grimper de plus de 1 400 % en quelques heures au Royaume-Uni, propulsant l’app au sommet de l’App Store britannique, devant WhatsApp, Instagram ou encore ChatGPT.
    • NordVPN a enregistré une hausse de 1 000 % de ses ventes quotidiennes.
    • Sur Google Trends, les recherches associées aux mots-clés tels que Proton VPN ont connu un pic.

    Des fournisseurs de VPN majeurs ont rapporté une augmentation significative de leurs téléchargements au Royaume-Uni. Cette hausse est d'autant plus remarquable qu'elle survient dans un contexte où la demande de VPN était déjà forte pour diverses raisons, notamment l'accès à du contenu géo-restreint ou la protection de la vie privée face à la surveillance en ligne. Cependant, l'impulsion actuelle est clairement attribuée aux nouvelles réglementations.

    Ce comportement traduit une réalité simple : les internautes refusent massivement de soumettre leurs pièces d’identité à des plateformes de divertissement ou de médias sociaux.

    Nom : proton.png
Affichages : 9314
Taille : 113,5 Ko

    Pourquoi ce rejet massif de la vérification d’âge ?

    La réponse réside dans un mélange de crainte pour la vie privée, de doute sur la sécurité des données et d’un refus idéologique d’un Internet surveillé.
    • La peur de l’archivage ou de la fuite des données sensibles : Les internautes redoutent que la soumission de documents officiels (pièce d’identité, carte bancaire) puisse un jour se retrouver stockée, piratée, ou partagée (même involontairement) avec des tiers. Cette méfiance est amplifiée par les nombreux scandales de fuites de données récentes.
    • Une forme de censure ressentie : Certains perçoivent cette obligation comme un contrôle d’État sur l’accès à l’information et à la sexualité, ou comme une restriction arbitraire de la liberté d’exploration en ligne.
    • La facilité de contournement : Installer un VPN est simple, souvent gratuit, et ne requiert aucune compétence technique avancée. Le choix entre « fournir mes papiers pour aller sur un site » ou « cliquer sur un bouton pour me faire passer pour un utilisateur belge ou suisse » est vite fait.

    Le parallèle français : l’exemple de Pornhub et Proton VPN

    Cette situation n'est pas sans rappeler des précédents observés dans d'autres pays, à l'instar de la France. Cette dernière a précédé le Royaume-Uni sur ce terrain. En juin 2025, le gouvernement français a mis en place une réglementation similaire, imposant une vérification d’âge obligatoire sur les sites pornographiques. Résultat : Pornhub, YouPorn et RedTube ont désactivé l’accès à leurs sites pour les utilisateurs français début juin, expliquant qu’ils ne souhaitaient pas exposer les utilisateurs à des méthodes intrusives.

    Ce blocage a déclenché une explosion de +1 000 % des inscriptions à Proton VPN dans les 30 minutes suivant la coupure. Le phénomène fut si massif qu’il a dépassé les pics observés lors de la crise TikTok aux États-Unis ou pendant les scandales de censure en Russie. Proton VPN avait précédemment signalé une augmentation de 490 % des inscriptions quotidiennes à la mi-janvier, lorsque TikTok avait brièvement été mis hors ligne avant une éventuelle interdiction aux États-Unis. Cela suggère une tendance mondiale où les utilisateurs réagissent aux tentatives de réglementation de l'accès au contenu en ligne par des outils de contournement numérique.

    Citation Envoyé par ProtonVPN
    17 h - PornHub bloque l'accès à son site web depuis la France.

    17 h 30 - Les inscriptions à @ProtonVPN augmentent de 1 000 %.

    Pour mettre les choses en perspective, cela représente une augmentation supérieure à celle enregistrée lorsque TikTok a bloqué l'accès aux utilisateurs américains.
    Nom : proton_france.png
Affichages : 2258
Taille : 10,0 Ko

    Conséquences et paradoxes

    Par ailleurs, l'efficacité de ces mesures est également remise en question. Si une partie des utilisateurs se tourne vers les VPN, cela signifie que les règles pourraient ne pas atteindre pleinement leur objectif de protection, tout en poussant les internautes vers des solutions qui, bien que légales, pourraient compliquer la traçabilité en cas d'abus.

    Nous nous retrouvons donc face à :
    • Une loi inefficace face aux réalités numériques : le recours massif aux VPN prouve une chose : l’arsenal juridique ne suffit pas à bloquer des usages populaires dès lors que les outils de contournement sont accessibles.
    • Une fracture sociale numérique : la montée en puissance des VPN crée une inégalité d’accès à l’Internet libre : les internautes familiers des technologies continuent d’accéder à tout, tandis que les plus jeunes ou les moins technophiles sont cantonnés à des usages surveillés.
    • Un effet Streisand numérique : en tentant de restreindre l’accès à certains contenus, les gouvernements contribuent à leur mise en lumière, provoquant une curiosité accrue et un effet d’amplification médiatique.

    Les défenseurs des droits numériques inquiets : les enfants utilisés comme prétexte pour ouvrir la boîte de Pandore

    Le gouvernement britannique affirme que ces mesures protégeront les utilisateurs, notamment les enfants, contre des dangers tels que la pédopornographie, les contenus terroristes ou la désinformation. Cependant, les critiques soulignent que les définitions floues de ce qui constitue un contenu « nuisible » pourraient ouvrir la voie à une censure excessive, limitant la liberté d'expression. De plus, les startups et plateformes indépendantes pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer aux nouvelles règles. Certains dénoncent également une surveillance intrusive des activités en ligne des utilisateurs, compromettant leur vie privée. Enfin, il existe une inquiétude quant à l'utilisation potentielle de ces lois pour réprimer des opinions dissidentes ou contrôler les discours politiques.

    « La vérification de l'âge empêche les gens d'accéder anonymement à l'information en ligne », expliquait déjà Riana Pfefferkorn, chercheuse en politiques publiques à l'université Stanford. « Cela inclut les informations auxquelles les adultes ont tout à fait le droit d'accéder, mais qu'ils ne veulent pas que d'autres sachent qu'ils consultent, comme la pornographie, ainsi que les informations auxquelles les enfants veulent accéder, mais qui, pour des raisons politiques, sont jugées inappropriées pour eux, comme les informations précises sur la sexualité, la santé reproductive et le contenu LGBTQ. »

    Avant l'entrée en vigueur de la loi, les experts s’étaient accordés sur un point : le système serait contourné. Les ados les plus technophiles savent déjà utiliser des VPN, des DNS chiffrés (DNS-over-HTTPS) ou même des navigateurs alternatifs pour simuler une connexion depuis l’étranger, où les règles ne s’appliquent pas. Selon eux, cela pourrait favoriser l’utilisation de plateformes plus dangereuses, non régulées, voire illégales, hébergées hors du Royaume-Uni. Autrement dit, la loi pourrait déplacer le problème sans vraiment le résoudre.

    Conclusion

    Au-delà de la simple opposition aux règles de vérification d'âge, cette vague de téléchargements de VPN soulève des questions fondamentales sur l'équilibre entre la protection des utilisateurs, en particulier des mineurs, et le droit à la vie privée et à la liberté d'expression en ligne. Les défenseurs de la vie privée arguent que les méthodes de vérification d'âge actuelles sont trop invasives et pourraient même créer de nouvelles vulnérabilités en centralisant des données personnelles sensibles.

    Le gouvernement britannique se retrouve donc face à un défi complexe. Tandis qu'il cherche à créer un environnement en ligne plus sûr, il doit également tenir compte des préoccupations légitimes de ses citoyens concernant leur vie privée. L'augmentation des téléchargements de VPN est un indicateur clair que les utilisateurs sont prêts à prendre des mesures pour protéger leurs données et leur anonymat, même face à de nouvelles réglementations.

    L'avenir nous dira si cette tendance se maintiendra et si elle incitera les législateurs à repenser l'approche de la vérification d'âge en ligne, ou si elle marquera le début d'une course aux armements numérique entre régulateurs et utilisateurs désireux de préserver leur liberté sur internet. Quoi qu'il en soit, l'impact des VPN sur le paysage numérique du Royaume-Uni est indéniable, transformant la manière dont de nombreux Britanniques interagissent avec le web.

    Sources : ProtonVPN (1, 2), Google trends, pétition

    Et vous ?

    Les nouvelles règles de vérification d'âge sont-elles réellement efficaces pour protéger les mineurs, ou poussent-elles simplement les utilisateurs vers des méthodes de contournement qui pourraient, à terme, rendre la tâche des régulateurs plus difficile ?

    Quel est le coût réel, en termes de vie privée et de liberté numérique, que les citoyens sont prêts à payer pour la protection des mineurs en ligne ? Existe-t-il un juste milieu ?

    L'augmentation de l'utilisation des VPN est-elle une "victoire" pour la vie privée ou une "défaite" pour la réglementation ?

    Les fournisseurs de VPN ont-ils une responsabilité dans l'éducation de leurs utilisateurs sur les risques potentiels liés à l'utilisation des VPN (par exemple, la sécurité des données, la légalité dans certaines juridictions) ?

    L'utilisation massive des VPN va-t-elle rendre obsolètes les tentatives de régulation du contenu en ligne basées sur la géolocalisation ?
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  5. #665
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    Ces lois sont honteuses et un scandale, on connait tous la suite :
    Ils vont appliquer ça aux réseaux sociaux, puis au VPN, puis aux sites de e-commerce et à la fin, ça sera tout internet.

    J'ajoute que ça va multiplier les arnaques avec des faux sites demandant de scanner les carte d'identité ou autre.

    Le but évident n'est pas de protéger les enfants, mais de contrôler les adultes sur Internet.
    Des solutions de contrôle parentale très efficace existe déjà, pourquoi n'ont-elle pas été mise en avant ?

  6. #666
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    Par défaut Les États-Unis pourraient bientôt adopter leur propre loi sur la sécurité en ligne, après le Royaume-Uni
    Les États-Unis pourraient bientôt adopter leur propre loi sur la sécurité en ligne, mais les experts alertent sur les risques de censure et de surveillance de masse, sous prétexte de protéger les enfants

    Le Congrès américain pourrait adopter la première loi majeure relative à la sécurité en ligne des enfants (Kids Online Safety Act) depuis 1998. Il avait été adopté par le Sénat en juillet 2024, mais bloqué à la Chambre des représentants. Le projet de loi a été réintroduit au début de l'année 2025 et pourrait bénéficier de l'élan créé par l’adoption récente d’une loi similaire (Online Safety Act) au Royaume-Uni, en renforçant sa légitimité. Mais les experts tirent la sonnette d'alarme sur la restriction des libertés numériques. Selon eux, ces lois pourraient ouvrir la voie vers la censure d'Internet et la surveillance généralisée, au nom de la protection des enfants en ligne.

    Les libertés numériques sont aujourd'hui plus menacées que jamais. De nombreux gouvernements adoptent des lois qui imposent une surveillance renforcée, des restrictions de contenu, et une modération automatisée. L'objectif affiché est de protéger les enfants, mais ces lois peuvent dériver vers la censure, compromettre la confidentialité des données et fragiliser les droits fondamentaux en ligne, notamment pour les populations vulnérables ou dissidentes.

    La principale préoccupation que suscitent ces mesures concerne la protection des données personnelles. Bien que de nombreux services promettent de ne stocker que la confirmation de l'âge et non les données d'identification, la confiance dans ces assurances dépendra de la fiabilité des entreprises concernées.

    Qu'est-ce que la loi sur la sécurité en ligne des enfants (KOSA) ?

    La loi sur la sécurité en ligne des enfants (Kids Online Safety Act - KOSA) vise à renforcer la protection des enfants en ligne en matière de confidentialité et de santé mentale. La loi instaurerait un « devoir de diligence », ce qui signifie que les entreprises et les plateformes en ligne seraient tenues de prendre des mesures pour empêcher que des contenus potentiellement préjudiciables soient proposés aux enfants et n'aient un impact sur les mineurs.


    Des organisations de santé, notamment l'Académie américaine de pédiatrie et l'Association américaine de psychologie, ont fait pression sur le Congrès pour qu'il adopte la loi KOSA afin de mieux protéger les jeunes en ligne. Selon elles, le projet de loi KOSA comme un moyen potentiel d'intervenir contre l'impact néfaste que les réseaux sociaux et l'utilisation d'Internet peuvent avoir sur la santé mentale. Il a été introduit pour la première fois en février 2022.

    Citation Envoyé par Extrait du projet de loi KOSA

    Une plateforme couverte par la loi doit faire preuve d'une diligence raisonnable dans la création et la mise en œuvre de toute fonctionnalité visant à prévenir et à atténuer les préjudices suivants pour les mineurs : anxiété, dépression, troubles alimentaires, troubles liés à la consommation de substances et comportements suicidaires... modes d'utilisation qui indiquent ou encouragent des comportements de type addictif chez les mineurs...
    Les nouvelles versions de la KOSA ont restreint les réglementations afin de limiter les « fonctionnalités de conception » comme les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique et les achats dans les jeux. Cela permettrait aux parents de disposer de davantage d'outils pour gérer les paramètres de confidentialité d'un mineur et, dans l'idéal, de limiter la possibilité pour les adultes de communiquer avec leurs enfants via des plateformes en ligne.

    Controverses et préoccupations autour du projet de loi KOSA

    Les critiques de la loi KOSA soulignent que les définitions floues de ce qui constitue un contenu « nuisible » pourraient ouvrir la voie à une censure excessive, limitant la liberté d'expression en ligne. De plus, les startups et plateformes indépendantes pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer aux nouvelles règles. Certains dénoncent également une surveillance intrusive des activités en ligne des utilisateurs, compromettant leur vie privée.

    Enfin, il existe une inquiétude quant à l'utilisation potentielle de ces lois pour réprimer des opinions dissidentes ou contrôler les discours politiques. Depuis son introduction, la KOSA fait l'objet d'une controverse sur la liberté d'expression et la censure. En 2024, l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a découragé l'adoption de la KOSA au Sénat, arguant que le projet de loi violait la liberté d'expression protégée par le premier amendement.

    Citation Envoyé par Jenna Leventoff, conseillère politique principale à l'ACLU

    Le projet de loi KOSA aggrave les attaques nationales contre le droit des jeunes à apprendre et à accéder à l'information, en ligne et hors ligne. Alors que les législatures des États et les conseils scolaires à travers le pays imposent des interdictions de livres et des lois de censure dans les salles de classe, la dernière chose dont les élèves et les parents ont besoin est une nouvelle mesure de censure gouvernementale décidant quelles ressources éducatives sont appropriées pour leurs familles. La Chambre doit bloquer ce projet de loi dangereux avant qu'il ne soit trop tard.
    D'autres organisations, notamment le Center for Democracy & Technology (CDT), le New America's Open Technology Institute et Fight for the Future, se sont jointes à l'ACLU pour adresser une lettre à la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants en 2024, arguant que le projet de loi KOSA ne protégerait pas les enfants comme prévu, mais menacerait plutôt la vie privée des jeunes et conduirait à la censure d'Internet.

    Selon certains groupes de défense des droits des LGBTQ+, la formulation du projet de loi pourrait donner aux procureurs généraux des États le pouvoir de déterminer quel type de contenu nuit aux enfants. Dans un communiqué en 2024, l'Electronic Frontier Foundation a déclaré que la loi KOSA conduira à la persécution et à la fermeture des personnes qui créent du contenu en ligne sur l'éducation sexuelle, l'identité et la santé des personnes LGBTQ+.

    L'industrie technologique américaine est divisée sur la loi KOSA

    En 2024, le projet de loi KOSA semblait réunir tous les ingrédients nécessaires pour être adopté. Il bénéficiait d'un soutien bipartite, avait été adopté par le Sénat et aurait pu être soumis au président Joe Biden, qui avait indiqué qu'il signerait le projet de loi. Pourtant, le projet de loi a été bloqué. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a mis en garde les républicains contre toute précipitation dans l'adoption du projet de loi.

    « Nous devons faire les choses correctement. Écoutez, je suis depuis toujours un fervent défenseur de la protection des enfants et la sécurité en ligne est d'une importance capitale... mais nous devons également veiller à ne pas ouvrir la porte à des violations de la liberté d'expression », a déclaré Mike Johnson en décembre 2024. Le projet de loi bénéficie du soutien des deux côtés de l'échiquier politique, mais aussi d'entreprises et figures inattendues.

    Il a reçu le soutien des géants de la technologie qu'il vise à réglementer, notamment Microsoft et Apple. « Apple est heureux d'apporter son soutien au Kids Online Safety Act. Chacun a un rôle à jouer pour assurer la sécurité des enfants en ligne, et nous pensons que [cette] législation aura un impact significatif sur la sécurité des enfants en ligne », a déclaré Timothy Powderly, directeur principal des affaires gouvernementales chez Apple, en mai 2025.

    Le projet de loi KOSA est également soutenu par Elon Musk, propriétaire de la plateforme de médias sociaux X (ex-Twitter). Cependant, d'autres géants de la technologie, notamment Meta - la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp - se sont opposés au projet de loi l'année dernière.

    Le projet de loi a été présenté à nouveau le 14 mai 2025 par la sénatrice républicaine Marsha Blackburn (R-Tennessee) et le sénateur démocrate Richard Blumenthal (D-Connecticut), rejoints par le leader de la majorité au Sénat John Thune et le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer. Richard Blumenthal a salué le soutien des entreprises technologiques comme X et Apple, expliquant que « l'heure est venue de rompre avec le statu quo ».

    Parallèle avec la loi sur la sécurité en ligne au Royaume-Uni

    Le paysage numérique britannique connaît une transformation majeure, avec l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) le 25 juillet 2025. La loi Online Safety Act a été adoptée le 26 octobre 2023 et vise à lutter contre les contenus illégaux et préjudiciables en ligne. Cependant, les mesures de cette nouvelle législation suscitent de vives préoccupations parmi les défenseurs des libertés numériques et des droits humains.

    Conformément à la loi, le Royaume-Uni met en œuvre des mesures de vérification d'âge parmi les plus strictes au monde pour l'accès aux contenus pornographiques en ligne. L'objectif est de protéger les enfants des contenus préjudiciables, en imposant une obligation rigoureuse aux plateformes et sites Web concernés. Mais selon les groupes de défense, les législateurs britanniques utilisent les enfants comme prétexte pour ouvrir la boîte de Pandore.

    La loi sur la sécurité en ligne sera appliquée par l’Ofcom, le régulateur des télécommunications du Royaume-Uni, qui pourra infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires annuel ou 18 millions de livres, selon le montant le plus élevé, aux entreprises technologiques ou aux plateformes numériques qui ne respectent pas leurs obligations. Dans certains cas, les dirigeants des plateformes pourront même être poursuivis pénalement.

    À compter du 25 juillet 2025, des millions d'adultes qui tentent d'accéder à du contenu pornographique au Royaume-Uni devront prouver qu'ils ont plus de 18 ans. Finie l'époque des simples cases à cocher où l'utilisateur déclarait avoir plus de 18 ans. L'Ofcom exige désormais des méthodes de vérification d'âge « hautement efficaces ». Les sites Web ont une certaine liberté quant aux technologies qu'ils choisissent d'implémenter, mais elles doivent être robustes.

    Parmi les méthodes suggérées et en cours d'adoption, on trouve :

    • vérification par carte de crédit/débit : une vérification simple, mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes ;
    • estimation faciale de l'âge : une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles ;
    • services d'identité numérique : des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées ;
    • vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge ;
    • vérification par pièce d'identité avec photo : téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge ;
    • vérification par services bancaires ou adresses e-mail : accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.


    Certains des plus grands sites Web pornographiques, notamment Pornhub et YouPorn, ont déclaré qu'ils se conformeraient aux nouvelles règles. Et les réseaux sociaux tels que BlueSky, Reddit, Discord, Grindr et X mettent en place des contrôles d'âge au Royaume-Uni afin d'empêcher les enfants de voir des contenus préjudiciables. Toutefois, selon les experts, ces mesures augmentent fortement les risques de violations et de fuites de données sensibles.

    Certaines entreprises menacent de quitter le Royaume-Uni

    Plusieurs entreprises ont annoncé fermer le jour de l'entrée en vigueur de la loi britannique sur la sécurité en ligne. Microcosm, un service d'hébergement de forums en ligne qui gère 300 sites, dont des forums de cyclistes et des centres communautaires locaux, a déclaré que les sites seraient mis hors ligne le jour où l'Ofcom commencera à appliquer la loi. Son propriétaire a déclaré qu'il n'est pas en mesure de se conformer aux exigences de la loi.

    L'Ofcom a défini plus de 40 mesures que les services en ligne devaient appliquer avant l'entrée en vigueur de la loi, comme la réalisation d'évaluations des risques liés à leurs sites et la désignation de responsables chargés d'assurer la sécurité. Des exigences qui dépassent la capacité de certaines organisations.

    « C'est tout simplement dévastateur », a déclaré Microcosm. En 2023, Meredith Whittaker, présidente de la Fondation Signal, qui développe l'application de messagerie chiffrée Signal, a déclaré qu'elle retirerait l'application du Royaume-Uni si elle y était contrainte par le projet de loi sur la sécurité en ligne. Signal refuse de saper le chiffrement de l'application. Selon Meredith Whittaker, le chiffrement est marque de fabrique de la plateforme Signal.

    En mars 2023, le responsable de WhatsApp, Will Cathcart, a vivement critiqué le projet de loi britannique sur la sécurité en ligne. Interrogé sur le sujet, Will Cathcart a qualifié le projet de loi de « problématique » et le considère comme étant « l'ensemble de règlements sur la sécurité en ligne le plus préoccupant du monde occidental ». Il a assuré que WhatsApp fermerait ses portes au Royaume-Uni plutôt que d'affaiblir son chiffrement de bout en bout.

    Citation Envoyé par Will Cathcart, responsable de WhatsApp

    C'est une chose remarquable à laquelle il faut penser. Il n'y a pas moyen de le changer dans une seule partie du monde. Nous avons récemment été bloqués en Iran, par exemple. Mais nous n'avons jamais vu une démocratie libérale agir de la sorte. La réalité, c'est que nos utilisateurs du monde entier veulent de la sécurité.

    Quatre-vingt-dix-huit pour cent de nos utilisateurs se trouvent en dehors du Royaume-Uni. Ils ne veulent pas que nous réduisions la sécurité du produit. Pour être tout à fait clair, il serait étrange que nous choisissions de réduire la sécurité du produit d'une manière qui affecterait ces 98 % d'utilisateurs.
    Le responsable de WhatsApp a expliqué à l'époque que le gouvernement britannique s'était déjà octroyé le pouvoir d'exiger la suppression du chiffrement grâce à la loi de 2016 sur les pouvoirs d'investigation, mais que WhatsApp n'a jamais reçu de demande légale en ce sens. D'après Will Cathcart, le projet de loi sur la sécurité en ligne constitue une extension préoccupante de ce pouvoir, en raison de la « zone grise » de la législation.

    Toutes ces approches comportent des risques potentiels pour la vie privée et la sécurité, tels que la collecte excessive de données, la surveillance gouvernementale et la menace de violations de données. Les opposants à la vérification de l'âge affirment que ces technologies ne sont pas fiables et peuvent être contournées.

    Source : Kids Online Safety Act (KOSA)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la loi américaine sur la sécurité en ligne des enfants (KOSA) ?
    Cette législation permet-elle de réduire l'exposition des enfants aux contenus préjudiciables en ligne ?
    La loi sur la sécurité en ligne des enfants divise l'industrie technologie américaine. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    KOSA : les internautes britanniques doivent désormais prouver leur âge pour accéder à du contenu pornographique en ligne, mais les critiques évoquent des risques de fuites de données sensibles

    Le Royaume-Uni recule sur la question de l'introduction d'une porte dérobée mondiale sur le chiffrement d'iCloud, suite à une pression des USA destinée à protéger ses populations

    Le projet de loi KOSA sur la censure d'Internet vient d'être adopté par le Sénat : il faut l'arrêter car c'est une mauvaise idée que les politiciens décident de ce qu'on peut voir en ligne, d'après l'EFF

  7. #667
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    vérification par carte de crédit/débit : une vérification simple, mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes ;

    Le plus souvent ce sont des arnaques et le propriétaire de la carte de crédit se fait débiter de quelques euros toutes les semaines ou quinzaines.


    estimation faciale de l'âge : une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles ;

    Ce serait confier notre image ou vidéo au web qui n'oublie pas.


    services d'identité numérique : des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées ;

    Création d'une bdd qui pourrait se faire pomper à tout moment et utilisée à des fins autres que la vérification de l'âge


    vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge ;

    Et comment ? Toutes ces tables sont soumises à des risques de piratage (Free, SFR, etc.....)


    vérification par pièce d'identité avec photo : téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge ;

    Encore pire que par image ou vidéo.


    vérification par services bancaires ou adresses e-mail : accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.

    Croisement de données qui seraient comme les opérateurs sujet à piratage et identification.


    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Toutes les solutions proposées présentent des inconvénients et violent la vie privée. Soit par la mafia (sites pornos), soit par l'état (portefeuille numérique), soit par l'opérateur. Elles sont toutes des nids à pirates ou se faire reconnaître de la mafia ou créer de gigantesques bdd en lesquels il faut faire confiance pour ne pas voir des risques de chantage ou arnaques pour x raisons et surtout aucune n'est mieux, ni plus simple qu'un vpn.

  8. #668
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    vérification par carte de crédit/débit : une vérification simple, mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes ;

    Le plus souvent ce sont des arnaques et le propriétaire de la carte de crédit se fait débiter de quelques euros toutes les semaines ou quinzaines.


    estimation faciale de l'âge : une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles ;

    Ce serait confier notre image ou vidéo au web qui n'oublie pas.


    services d'identité numérique : des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées ;

    Création d'une bdd qui pourrait se faire pomper à tout moment et utilisée à des fins autres que la vérification de l'âge


    vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge ;

    Et comment ? Toutes ces tables sont soumises à des risques de piratage (Free, SFR, etc.....)


    vérification par pièce d'identité avec photo : téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge ;

    Encore pire que par image ou vidéo.


    vérification par services bancaires ou adresses e-mail : accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.

    Croisement de données qui seraient comme les opérateurs sujet à piratage et identification.


    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Toutes les solutions proposées présentent des inconvénients et violent la vie privée. Soit par la mafia (sites pornos), soit par l'état (portefeuille numérique), soit par l'opérateur. Elles sont toutes des nids à pirates ou se faire reconnaître de la mafia ou créer de gigantesques bdd en lesquels il faut faire confiance pour ne pas voir des risques de chantage ou arnaques pour x raisons et surtout aucune n'est mieux, ni plus simple qu'un vpn.
    +1 Rien d'autre à ajouter ... Si ce n'est que la vérification par visage ne fonctionne pas car des utilisateurs majeurs ont déjà été bloqué par erreur au Royaume-Unis et d'ailleurs les données sont quand même stockés comme log.

    Il faut supprimer toutes ces mesures et lois délirantes disproportionnées et plutôt encourager les parents à installer un contrôle parental (qui sont aujourd'hui très efficace, nous ne sommes plus en 2015).
    Ce genre de loi permet toutes les dérives autoritaires, censure et font courir des risques aux utilisateurs.

  9. #669
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    Il pourrait y avoir un dispositif type Yubikey qui serait vendu qu'aux adultes dans des magasins physique (comme ça ça reste anonyme) mais le dispositif pourrait être emprunté, volé donc il ne serait pas 100% efficace.
    De toute façon, aucun dispositif sur ça sera 100% efficace.

    Il vaut mieux traiter le problème à la source :
    - éducation et sensibilisation (régulière aussi) des risques aux parents et enfants (pas juste 1 fois dans la scolarité ou par an)
    - responsabiliser les parents car certains ne surveillent pas un minimum leurs enfants ni ne parlent de choses importantes
    - campagnes dans les écoles pour les enfants ET les parents (avec des solutions simples à mettre en place par ces derniers)
    - gratuité du filtre parental chez les opérateurs
    - peut être que le retour à l'uniforme dans les écoles éviterait de trop stimuler les ados avec des habits adaptés et décents
    - ...

  10. #670
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Quel est votre avis sur le sujet ?
    La question n'est pas de la solution mais du problème.
    Quel est le besoin de vérifier que l'utilisateur est majeur?
    Combien de personnes ont vu des films alors qu'ils étaient trop jeune (y compris du porno) sans être traumatisé ou devenir des déviants?

    Et si le problème est si grave ne peut on pas concevoir un système où un site demande un feu vert sans s'identifier (La personne qui me consulte a-t'elle plus de X ans?) avec un application au sens large qui répond juste par la couleur du feu sans plus de détail (Oui c'est bon/Non ce n'est pas bon)?

    L'information c'est le pouvoir, si on ne veut pas trop en donner alors limitons les échanges au strict nécessaire.
    Et j'estime qu'il n'est pas nécessaire qu'un site porno consulte l'âge réel (et encore moins l'identité) de la personne qui le consulte.
    Mais si ça l'est alors limitons les infos au strict minimum : Tu passes/Tu passes pas.

    J'ai longtemps regardé les infos/des films/la télé avec mes parents.
    J'ai toujours été encouragé à parler de tout ça.
    Ce qui fait que j'ai pu parler avec mon père du traumatisme qu'à été Krull pour me permettre de prendre du recul sur ces scènes (je vous déconseille le film il est mauvais et les FX sont catastrophiques - je ne comprends pas comment je peux avoir pris ça au 1er degré).
    Ce qui fait aussi que quand j'ai vu le silence des agneaux avec des potes je suis celui qui l'a mieux vécu.
    Ce qui fait aussi que quand mon grand frère a mal supprimé Terminator 2 et que je l'ai vu malgré l'interdit j'ai pu le dire sans honte.
    Citation Envoyé par smarties Voir le message
    Il vaut mieux traiter le problème à la source :
    - éducation et sensibilisation (régulière aussi) des risques aux parents et enfants (pas juste 1 fois dans la scolarité ou par an)
    [...]
    - peut être que le retour à l'uniforme dans les écoles éviterait de trop stimuler les ados avec des habits adaptés et décents
    Je ne comprends pas comment on peut simultanément promouvoir l'éducation et l'informisation.
    Ca me fait penser à Attal qui interdit l'abaya tout en envisageant de rétablir l'uniforme.
    traiter la surface ne résous aucun problème de fond, l'uniforme de résous aucun problème intrinsèquement.

  11. #671
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    Par défaut Tout est bon pour accroitre le controle a priori par les administrations.
    Encore un pays qui utilise la protection des enfants pour autoriser l'espionnage "a priori" des conversations privées.
    Il y en a un peu marre de ces fonctionnaires qui veulent impérativement tout savoir sur tout le monde et utilisent tous les prétextes pour justifier leur soif de contrôle.

  12. #672
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    Par défaut Pour ProtectEU - GNU Privacy Guard
    GNU Privacy Guard
    implémentation complète des standards Internet OpenPGP et S/MIME

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/GNU_Privacy_Guard

    GPG (conseillé) pourrait être une solution pour certifier qui envoie et pour certifier l'intégrité de nos messages ; déjà ça aidera à confirmer que les messages sont susceptiblement "propres".

    Les porcs seraient fous s'ils confirmeraient leur identité.

    Qu'en pensez-vous #ProtectEU !?

  13. #673
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    Par défaut De nombreux pays opposés à ChatControl en 2024 sont désormais indécis
    De nombreux pays opposés à ChatControl en 2024 sont désormais indécis
    Par rapport à ce projet de loi dont l’adoption signe la fin des communications numériques en Union européenne

    La Commission européenne propose d'obliger les fournisseurs de services de courrier électronique, de chat et de messagerie à rechercher automatiquement des contenus suspects dans tous les chats, messages et courriels privés, de manière générale et sans distinction. L'objectif : lutter contre les abus sexuels des enfants en ligne. Le résultat : Une surveillance de masse via un regard en temps réel entièrement automatisé des messageries et des chats et la fin de la confidentialité de la correspondance numérique. Les derniers rapports y relatifs font état de ce que de nombreux pays qui y étaient opposés en 2024 sont désormais indécis avant un nouveau vote au mois d’octobre.

    Nom : 0.png
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Taille : 43,7 Ko

    La France fait partie des pays en faveur de l’adoption de ce projet de loi qui signifie la fin des communications numériques dans l’espace européen.

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Affichages : 7426
Taille : 160,3 Ko

    Les implications de l’entrée en vigueur du projet de loi ChatControl 2.0

    • Toutes vos discussions par messageries instantanées ou par courriel seront automatiquement scannées pour trouver des contenus douteux. Rien ne pourra être confidentiel ou secret. Il n’y aura pas besoin d’une décision d’un tribunal pour scanner vos messages : ce sera fait systématiquement et automatiquement.
    • Si un algorithme classe le contenu de votre message comme douteux, vos photos privées ou intimes pourront être visionnées par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales ou directement par les services de polices. Toutes vos photos de nudes peuvent être visionnées par des gens que vous ne connaissez pas et possiblement être mises entre de mauvaises mains.
    • Les flirts et les sextos peuvent être lus par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales et par les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte recherchant de la « corruption de mineurs » signalent souvent à tort les conversations intimes.
    • Vous pouvez être faussement dénoncé et faire l’objet d’une enquête pour diffusion présumée de matériel pédopornographique. Les algorithmes d’analyse de messageries sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d’enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 80 % des signalements générés par des machines s’avèrent sans fondement. De même, en Irlande, seuls 20 % des signalements NCMEC reçus en 2020 ont été confirmés comme étant réellement des « documents relatifs à la maltraitance d’enfants ». En Allemagne, près de 40 % des procédures d’enquête criminelle ouvertes pour pédopornographie visent des mineurs.
    • Durant votre prochain voyage à l’étranger, attendez-vous à avoir des problèmes. Des signalements automatiques sur vos communications peuvent avoir été transférés à d’autres pays, comme les Etats-Unis d’Amérique où la protection des données personnelles n’existe pas.
    • Les services de renseignement et les hackers pourront espionner vos communications privées. Si le chiffrement des applications de communication est supprimé pour permettre l’analyse de vos messages, la porte sera alors ouverte à quiconque en aura les moyens techniques de lire vos échanges.
    • Ce n’est que le début. Une fois la technologie d’analyse de messagerie établie, il devient très facile de l’utiliser à d’autres fins. Et qui garantit que ces machines à incriminer ne seront pas utilisées à l’avenir sur nos smartphones et nos ordinateurs portables ?
    • Vous ne pourrez plus créer d’email ou de comptes anonymes sans présenter une pièce d’identité ou une photo de votre visage, vous rendant identifiable et vulnérables à des fuites de données. Cela limite par exemple les conversations sensibles liées à la sexualité, la communication de contenu anonyme (ex : lanceurs d’alertes), ainsi que les activités politiques.
    • Si vous avez moins de 18 ans, vous ne pourrez plus installer les applications suivantes via les magasins d’applications (raison donnée : risque de corruption de mineurs) : des applications de messagerie comme Whatsapp, Snapchat, Telegram ou Twitter, des applications de réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou Facebook, des jeux comme FIFA, Minecraft, GTA, Call of Duty, Roblox, des applications de rencontre, des applications de visioconférence comme Zoom, Skype, Facetime.
    • Même si vous n’utilisez pas de magasins d’applications, l’opérateur du service vérifiera votre âge. Si vous avez moins de 16 ans, vous ne pourrez plus utiliser Whatsapp du fait des règles de vérification d’âge ; idem pour les fonctions en ligne du jeu FIFA 23. Si vous avez moins de 13 ans, vous ne pourrez plus utiliser TikTok, Snapchat ou Instagram.



    La surveillance de masse est-elle la bonne approche pour lutter contre la pédopornographie et l’exploitation sexuelle en ligne ?

    • L’analyse des messages privés et des tchats ne permet pas d’endiguer la propagation du CSAM. Facebook, par exemple, pratique l’analyse automatisée des conversations depuis des années, et le nombre de signalements automatisés a augmenté chaque année, atteignant récemment 22 millions en 2021.
    • L’analyse obligatoire des tchats ne permettra pas de détecter les auteurs qui enregistrent et partagent du contenu d’exploitation sexuelle des enfants. Les abuseurs ne partagent pas leur contenu par email ou messagerie, mais s’organisent par l’intermédiaire de forums secrets autogérés dépourvus d’algorithmes d’analyse automatique. En outre, ils uploadent généralement des images et des vidéos sous forme d’archives chiffrées et ne partagent que les liens et les mots de passe. Les algorithmes d’analyse automatique des conversations ne reconnaissent pas les archives chiffrées ou les liens.
    • La bonne approche consisterait à supprimer le CSAM là où il est hébergé en ligne. Cependant, Europol ne signale pas les contenus CSAM connus.
    • La surveillance des conversations nuit à la poursuite des abus pédosexuels en inondant les enquêteurs de millions de signalements automatisés, dont la plupart ne sont pas pertinents sur le plan pénal.


    Source : Patrick Breyer

    Et vous ?

    Scanner toutes les conversations privées ou affaiblir le chiffrement de bout-en-bout pour lutter contre la pédopornographie : pour ou contre ? De quel bord êtes-vous ?
    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?

    Voir aussi :

    Le bitcoin vaut moins que le coût d'extraction, selon JPMorgan, le coût de revient moyen pondéré d'un bitcoin étant estimé à environ 4060 $
    La cryptomonnaie de Facebook, une opportunité de 19 milliards de dollars de revenus, et une nouvelle affaire autre que la publicité, selon Barclays
    La majorité du marché de bitcoin est une tromperie, 95 % du volume des échanges de cette monnaie étant truqué, selon une nouvelle étude
    Cryptomonnaie : le crash du marché laisse des entreprises en faillite dans son sillage, des développeurs étant privés de financement supplémentaire
    L'État de New York approuve deux cryptomonnaies liées au dollar : deux nouveaux stablecoins à la suite du TrueUSD aux États-Unis
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  14. #674
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    Évidement, je suppose que les appareils de nos gouvernants seront épargnés pour raison de sécurité nationale et qu'ils n'ont jamais trainé la moindre sale affaire ...

    Ça commence comme ça ... On ne sait très bien qu'ils ne s'arrêteront pas là.

  15. #675
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    La fameuse "protection de l'enfance" est tout simplement sur le point de faire basculer la quasi-totalité de l'occident dans un système totalitaire, que se soit avec le DSA, ChatControl ou ProtectEU en Europe, OnlineSafetyBill en UK, KOSA aux US, d'innombrables lois en Australie...

    Et tout ceux qui n'en parle pas mais qui en on eu connaissance , c'est à dire :
    - Les médias mainstream
    - La grande majorité des politiciens, qui souvent, non seulement ne protestent pas, mais votent pour
    - De nombreux médias "indépendants" ou "dissidents"
    - Les associations de lutte pour la protection de l'enfance qui ne dénoncent pas l'inefficacité des mesures répressives
    - Et surtout, les gens lambda a qui l'on a parlé de ce qu'il se passe, mais qui rétorquent "je n'ai rien à cacher"

    Se rendent complice de ce futur système totalitaire.

    Je peux reconnaître que certains politiciens, médias (mainstream ou indépendants) et associations n'ont pas connaissance de ce qu'il se passe. Mais pour ceux qui en on connaissance, il n'y a aucune excuse, vu la gravité de la situation.

  16. #676
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    La France fait partie des pays en faveur de l’adoption de ce projet de loi qui signifie la fin des communications numériques dans l’espace européen.
    Ceux qui gouvernent les nations en faveur de ce projet sont, soit incompétent, soit corrompu, soit les deux. (le fait qu'ils aient changé d'avis fait penser à de la corruption)
    Ça craint pour l'avenir des peuples des nations européennes. Les gens vont perdre des libertés.

    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    • Toutes vos discussions par messageries instantanées ou par courriel seront automatiquement scannées pour trouver des contenus douteux. Rien ne pourra être confidentiel ou secret. Il n’y aura pas besoin d’une décision d’un tribunal pour scanner vos messages : ce sera fait systématiquement et automatiquement.
    Tu peux mettre n'importe quoi dans "douteux".
    Au début ça va être "pour la lutte contre le terrorisme et la pédophilie" et à la fin les gens seront envoyés dans des camps pour avoir critiqué l'UE.

    Tout le monde sait qu'il ne faut pas donner vie à ce genre d'outil, parce que si il se retrouve dans les mains de quelqu'un extrêmement dangereux comme Ursula Von Der Leyen, ça peut avoir des conséquences dramatique pour des millions de gens.

  17. #677
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    Par défaut Non, la loi britannique sur la sécurité en ligne ne rend pas les enfants plus en sécurité sur Internet
    Non, la loi britannique sur la sécurité en ligne ne rend pas les enfants plus en sécurité sur Internet, car les jeunes devraient pouvoir accéder à l'information, d'après l'EFF

    L'Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation qui défend les libertés civiles dans le monde numérique, rapporte que les internautes de tous âges au Royaume-Uni sont contraints de prouver leur âge avant de pouvoir accéder à des millions de sites web en vertu de la loi britannique sur la sécurité en ligne (OSA). L'EFF qualifie notamment les actions pour promouvoir la loi de "dernières tentatives malavisées visant à protéger les enfants en ligne" et affirme que le Royaume-Uni doit faire mieux.

    En septembre 2023, le Parlement britannique a adopté le projet de loi sur la sécurité en ligne (Online Safety Bill - OSB), qui prétend faire du Royaume-Uni "l'endroit le plus sûr" du monde pour être en ligne. À ce moment, l'Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation qui défend les libertés civiles dans le monde numérique, avait critiqué le projet de loi. L'EFF affirmait qu'en réalité, le projet de loi sur la sécurité en ligne conduira à un Internet beaucoup plus censuré et verrouillé pour les utilisateurs britanniques. Le projet de loi pourrait permettre au gouvernement de porter atteinte non seulement à la vie privée et à la sécurité des résidents du Royaume-Uni, mais aussi à celles des internautes du monde entier.

    Récemment, l'EFF a présenté un autre argument pour étayer son propos. Les jeunes devraient pouvoir accéder à l'information, communiquer entre eux et avec le monde entier, jouer à des jeux et s'exprimer en ligne sans que le gouvernement ne décide de ce qui est acceptable ou non. Selon l'EFF, les internautes de tous âges au Royaume-Uni sont contraints de prouver leur âge avant de pouvoir accéder à des millions de sites web en vertu de la loi britannique sur la sécurité en ligne (OSA). L'EFF qualifie notamment les actions pour promouvoir la loi de "dernières tentatives malavisées visant à protéger les enfants en ligne".

    Cette législation vise à faire du Royaume-Uni « l'endroit le plus sûr » au monde pour naviguer sur Internet en imposant aux plateformes en ligne l'obligation de protéger leurs utilisateurs contre les contenus préjudiciables. Elle impose à tous les sites accessibles au Royaume-Uni, y compris les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, les sites de musique et les fournisseurs de contenus pour adultes, de mettre en place des contrôles d'âge afin d'empêcher les enfants de voir des contenus préjudiciables.

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    Ceux-ci sont définis en trois catégories, et le non-respect de cette obligation peut entraîner des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial ou le blocage des services par les tribunaux :

    1. Contenus prioritaires préjudiciables aux enfants :

      1. Contenus pornographiques.
      2. Contenu qui encourage, promeut ou fournit des instructions pour :

        1. le suicide ;
        2. l'automutilation ; ou
        3. les troubles alimentaires ou les comportements associés à un trouble alimentaire.

    2. Autres contenus prioritaires préjudiciables aux enfants :

      1. Contenu injurieux sur la base de la race, de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle, du handicap ou du changement de sexe ;
      2. Contenu incitant à la haine contre des personnes sur la base de la race, de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle, du handicap ou du changement de sexe ;
      3. Contenu qui encourage, promeut ou fournit des instructions pour commettre des actes de violence grave à l'encontre d'une personne ;
      4. Contenu relatif au harcèlement ;
      5. Contenu qui dépeint des actes de violence grave ou qui représente de manière explicite des blessures graves infligées à une personne ou à un animal (réel ou fictif) ;
      6. Contenu qui encourage, promeut ou fournit des instructions pour réaliser des cascades et des défis susceptibles d'entraîner des blessures graves ; et
      7. Contenu qui encourage l'auto-administration de substances nocives.

    3. Contenu non désigné préjudiciable aux enfants (NDC) :

      1. Un contenu est considéré comme NDC s'il présente un risque matériel de préjudice important pour un nombre appréciable d'enfants au Royaume-Uni, à condition que ce risque ne découle pas de l'un des éléments suivants :

        1. l'impact financier potentiel du contenu ;
        2. la sécurité ou la qualité des produits présentés dans le contenu ; ou
        3. la manière dont un service présenté dans le contenu peut être fourni.

    Les fournisseurs de services en ligne doivent déterminer si le contenu qu'ils hébergent est préjudiciable aux enfants et, le cas échéant, traiter le risque en mettant en œuvre un certain nombre de mesures, qui comprennent, sans s'y limiter :

    1. Contrôles d'âge rigoureux : les services doivent utiliser "des moyens très efficaces de vérification de l'âge afin de protéger les enfants contre ce contenu. Si les services ont des exigences minimales en matière d'âge et n'utilisent pas de moyens très efficaces de vérification de l'âge pour empêcher les enfants n'ayant pas l'âge requis d'utiliser le service, ils doivent partir du principe que des enfants plus jeunes utilisent leur service et prendre les mesures appropriées pour les protéger contre tout préjudice".

      Pour ce faire, tous les utilisateurs des sites qui hébergent ce contenu doivent vérifier leur âge, par exemple en téléchargeant une pièce d'identité telle qu'un passeport, en prenant un selfie ou une vidéo de leur visage afin de faciliter la vérification de l'âge par des services tiers, ou en autorisant le service de vérification de l'âge à accéder aux informations de votre banque pour vérifier que vous avez plus de 18 ans.

    2. Algorithmes plus sûrs : les services "devront configurer leurs algorithmes de manière à garantir que les enfants ne soient pas exposés aux contenus les plus préjudiciables et prendre les mesures appropriées pour les protéger contre d'autres contenus préjudiciables".

    3. Modération efficace : tous les services "doivent mettre en place des systèmes de modération des contenus afin de prendre des mesures rapides contre les contenus préjudiciables aux enfants lorsqu'ils en ont connaissance".

    Depuis l'entrée en vigueur de ces mesures fin juillet, les plateformes de réseaux sociaux Reddit, Bluesky, Discord et X ont toutes mis en place des contrôles d'âge afin d'empêcher les enfants de voir des contenus préjudiciables sur leurs sites. Les sites pornographiques tels que Pornhub et YouPorn ont mis en place des contrôles de vérification de l'âge sur leurs sites, demandant désormais aux utilisateurs de télécharger une pièce d'identité officielle, de fournir une adresse e-mail afin que la technologie analyse les autres services en ligne où elle a été utilisée, ou de soumettre leurs informations à un fournisseur tiers pour vérification de l'âge.

    Des sites comme Spotify exigent également que les utilisateurs soumettent des scans de leur visage à la société tierce d'identité numérique Yoti pour accéder à des contenus classés 18+. L'Ofcom, qui supervise la mise en œuvre de l'OSA, est allé plus loin en envoyant des lettres pour tenter de faire appliquer la législation britannique à des entreprises basées aux États-Unis, telles que la plateforme de droite Gab.


    Malgré ces directives, l'EFF affirme que le Royaume-Uni doit faire mieux. Voici son argument :

    Le Royaume-Uni n'est pas le seul à adopter une approche aussi malavisée pour protéger les enfants en ligne : la Cour suprême des États-Unis a récemment ouvert la voie aux États pour qu'ils exigent des sites web qu'ils vérifient l'âge des utilisateurs avant de leur permettre d'accéder à des contenus sexuels explicites ; les tribunaux français ont statué la semaine dernière que les sites pornographiques pouvaient vérifier l'âge des utilisateurs ; la Commission européenne poursuit ses projets visant à tester son application de vérification de l'âge ; et l'interdiction faite aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux réseaux sociaux en Australie devrait être mise en œuvre en décembre.

    Mais la course effrénée du Royaume-Uni pour trouver une méthode efficace de vérification de l'âge nous montre qu'il n'en existe pas, et il est grand temps que les politiciens prennent cela au sérieux. La loi sur la sécurité en ligne menace la vie privée des utilisateurs, restreint la liberté d'expression en arbitrant les discours en ligne, expose les utilisateurs à une discrimination algorithmique par le biais de contrôles faciaux et exclut de l'accès à Internet des millions de personnes qui ne possèdent pas d'appareil personnel ou de pièce d'identité.

    Pour couronner le tout, les internautes britanniques envoient un message très clair : ils ne veulent pas de ce régime de censure. Quelques jours seulement après l'entrée en vigueur des contrôles d'âge, les applications VPN sont devenues les plus téléchargées sur l'App Store d'Apple au Royaume-Uni, et une pétition demandant l'abrogation de la loi sur la sécurité en ligne a récemment recueilli plus de 400 000 signatures.

    Internet doit rester un espace où toutes les voix peuvent s'exprimer, sans discrimination ni censure de la part des agences gouvernementales. Si le Royaume-Uni souhaite réellement atteindre son objectif de devenir le pays le plus sûr au monde pour naviguer sur Internet, il doit montrer l'exemple en mettant en place des politiques qui protègent réellement tous les utilisateurs, y compris les enfants, plutôt que d'imposer une législation qui nuit aux personnes qu'elle est censée protéger.
    L'avis de l'EFF est similaire aux différents critiques qui soulignent que les définitions floues de ce qui constitue un contenu "nuisible" pourraient ouvrir la voie à une censure excessive, limitant la liberté d'expression. De plus, les startups et plateformes indépendantes pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer aux nouvelles règles. Certains dénoncent également une surveillance intrusive des activités en ligne des utilisateurs, compromettant leur vie privée. Enfin, il existe une inquiétude quant à l'utilisation potentielle de ces lois pour réprimer des opinions dissidentes ou contrôler les discours politiques.

    Parmi les entités les plus touchées par l'OSA figurent les petites plateformes et les sites web indépendants, qui pourraient ne pas avoir les ressources nécessaires pour se conformer aux exigences de modération. Contrairement aux géants de la technologie comme Facebook ou Google, ces acteurs plus modestes risquent de disparaître sous le poids des nouvelles obligations. Des sites web hébergeant des forums de discussion, des contenus éducatifs ou même des projets artistiques pourraient se voir contraints de fermer, par peur d'être poursuivis ou sanctionnés.

    À propos de l'EFF

    L'Electronic Frontier Foundation est la principale organisation à but non lucratif qui défend les libertés civiles dans le monde numérique. Fondée en 1990, l'EFF défend la vie privée des utilisateurs, la liberté d'expression et l'innovation par le biais de litiges, d'analyses politiques, d'activisme de terrain et de développement technologique. La mission de l'EFF est de veiller à ce que la technologie soutienne la liberté, la justice et l'innovation pour tous les peuples du monde.


    Source : Electronic Frontier Foundation (EFF)

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces déclarations de l'EFF sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'EFF propose d'aborder les préjudices en ligne avec des politiques "Privacy-First", une loi sur la confidentialité des données, promouvant la vie privée, la liberté d'expression et la sécurité

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois, de surveillance sur la toile

    "Il est si facile de mentir" : Un tiers des enfants sur les médias sociaux ont un profil de plus de 18 ans avec une fausse date de naissance, malgré les lois sur la vérification de l'âge
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  18. #678
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    Il y a encore des gens qui ont la censure sous le nez et qui ne la voient pas ... A ce niveau on ne peut plus rien faire pour eux.

  19. #679
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    Les réseaux sociaux ont déjà censuré ou censurent les thèmes listés (notamment suicide, automutilation et TCA) mais ils interdisent par là même la prévention de ceux ci et scoop : les jeunes n'ont pas besoin de tuto pour faire des tentatives de suicides ou s'automutiler.
    Bref censure + combat contre productif.

  20. #680
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    Quand c'est à ce point-là, est-ce de la censure ou de la surveillance généralisée ?

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