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  1. #21
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    Par défaut Intelligence artificielle : la feuille de route du Parlement européen
    Intelligence artificielle : la feuille de route du Parlement européen
    l'UE veut porter les investissements dans le secteur de l'IA à 20 milliards d'euros d'ici 2030

    Le Parlement européen a adopté le 3 mai un rapport sur l'intelligence artificielle, qui établit une liste de demandes visant à garantir la position de l'UE dans le domaine de l'IA, et désigne la recherche comme l'un des principaux moyens d'atteindre cet objectif. Le rapport vise notamment à établir une feuille de route pour l'intelligence artificielle (IA) à l'horizon 2030, avec plus de 150 recommandations politiques sur la gouvernance, le partage des données, l'infrastructure numérique, l'investissement, l'e-santé, l'e-gouvernance, l'industrie et la sécurité.

    Le rapport en question est l'aboutissement d'un an et demi de travail de la commission spéciale du Parlement sur l'IA (AIDA). Il alimentera les travaux sur la future loi sur l'IA, première réglementation majeure de l'IA au niveau mondial, qui fixera des règles pour les utilisations de l'IA en fonction de leur niveau de risque. Les députés européens estiment que l'UE doit agir rapidement pour établir des règles claires en matière d'IA si elle veut avoir son mot à dire sur l'avenir de cette technologie. « Nous avons l'occasion de fixer des normes mondiales », a déclaré le rapporteur du Parlement pour le dossier, Axel Voss, lors du dernier débat en plénière.

    « Si nous nous permettons de perdre notre position de leader, nous nous résignerons au statut de colonies numériques assujetties à d'autres régions qui ne partagent pas nos valeurs », a-t-il ajouté. En l'état actuel des choses, les États-Unis sont en tête de la course à l'IA en matière d'investissements, de recherche et d'attraction de talents, tandis que leurs entreprises sont le fer de lance du développement technologique. La Chine est derrière les États-Unis, mais elle rattrape son retard. L'UE a encore du chemin à parcourir, mais les décideurs politiques pensent qu'avec des réglementations claires et un effort d'investissement, elle peut rattraper ses concurrents.

    Nom : 20220427PHT28002-cl.jpg
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    Le rapport de l'AIDA désigne la recherche comme l'un des principaux moyens d'atteindre cet objectif. L'objectif est de porter les investissements publics et privés à 20 milliards d'euros d'ici à la fin de la décennie. Aujourd'hui, ils s'élèvent à 14 milliards d'euros. Si le Parlement européen souhaite que davantage de fonds soient alloués à la recherche, il estime que des règles claires doivent d'abord être définies. L'UE estime en effet que la fragmentation du marché est le principal obstacle qu'il faut franchir. « L'obstacle majeur est certainement la fragmentation du marché, qui affecte à son tour les investissements et la recherche », a déclaré Voss.

    « En l'absence d'un marché unique numérique véritablement harmonisé, le manque d'investissements transfrontaliers qui en résulte ainsi que l'échange transfrontalier de données interdisent toute forme d'innovation », a-t-il ajouté. Pour résoudre ce problème, comme exposé dans le rapport, le Parlement veut augmenter les investissements de l'UE dans l'IA et d'autres technologies clés. Le Parlement souhaite que les États membres stimulent également les investissements, à la fois dans le cadre de leurs budgets nationaux et en renforçant les programmes européens de recherche et de numérisation, Horizon Europe et Digital Europe.

    Pour faciliter la vie des chercheurs, le Parlement invite la Commission européenne à "simplifier la structure du financement de la recherche, y compris les exigences et les processus de demande de subventions". Cela devrait aller de pair avec l'amélioration de la qualité et de la cohérence des examens des propositions afin de garantir que les bons projets soient financés au bon moment. En matière d'éducation, le Parlement souhaite que les universités offrent davantage de postes d'enseignants en IA, assortis de salaires adéquats. En outre, des infrastructures de soutien sont également nécessaires pour atteindre ces objectifs.

    À cet effet, les députés invitent la Commission à créer des centres de données sur l'IA et soulignent l'importance des sites d'essai. La coopération entre les institutions sera essentielle pour établir des pôles d'excellence capables d'attirer les talents. Pour cela, le Parlement demande à la Commission d'établir des phares de l'IA dans le cadre d'Horizon Europe, afin de former des réseaux d'organisations de recherche qui sont impliquées dans l'IA. Voss a déclaré que les phares, voire les régions phares, sont un moyen de mettre en commun et de combiner les ressources européennes afin de permettre l'innovation au-delà des frontières.

    Selon lui, cela permettrait également de tester de nouveaux produits et de nouvelles idées, en dehors de règles et de procédures fragmentées. La Commission travaille déjà sur un réseau de centres d'excellence en IA. Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission chargée de la politique numérique, a déclaré que cela visait « à rassembler l'excellence, car nous savons que le talent attire le talent, et si nous voulons que les meilleurs viennent ici, nous devons investir ». Enfin, tous ces efforts devraient être axés sur une IA durable et socialement responsable, en accord avec les valeurs de l'UE.

    En somme, le rapport préconise une approche de l'IA centrée sur l'homme et digne de confiance, fondée sur les droits fondamentaux, qui gère efficacement les risques connexes, notamment l'identification des risques pour le droit à la vie privée, tout en libérant le potentiel de l'IA. À cet égard, le rapport formule un certain nombre de recommandations relatives à un cadre juridique pour l'IA, qui alimenteront les travaux à venir sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant des règles harmonisées en matière d'intelligence artificielle ("loi sur l'IA").

    Cette loi doit être votée par les commissions du marché intérieur et de la protection des consommateurs ("IMCO") et des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) en septembre 2022. Notamment, le rapport souligne l'importance de faire la distinction entre les systèmes d'IA à haut risque et à faible risque, concluant que la première catégorie nécessite des garanties législatives supplémentaires strictes, tandis que les cas d'utilisation à faible risque peuvent, dans de nombreux cas, nécessiter des exigences de transparence pour les utilisateurs finaux et les consommateurs.

    La loi sur l'IA fera suite à d'autres règlements de l'UE dans la sphère numérique que la Commission a enchaînés ces derniers mois. Il s'agit notamment de la loi sur les services numériques (DSA) et de la loi sur les marchés numériques (DMA) visant à limiter l'influence des grandes entreprises technologiques, qui ont été adoptées par les décideurs politiques ces dernières semaines. La loi sur l'IA devrait être négociée au début de l'année prochaine.

    Source : Rapport de l'AIDA

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la feuille de route du Parlement européen ?
    Ces propositions permettront-elles à l'UE de rattraper son retard sur la Chine et les États-Unis ?

    Voir aussi

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    L'UE cherche à établir des normes mondiales pour l'utilisation de l'IA, mais des groupes de défense des droits civils s'inquiètent
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  2. #22
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    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    On voie bien qu'une fois de plus l'Europe est victime des lobbies, ici clairement le lobby des trafiquants de drogues et autres criminels, les mêmes mêmes lobby qui ont réussi à faire maintenir la prohibition sur le cannabis pour continuer à faire leur petits business illégal sur une simple plante médicinale aux nombreuses vertus millénaires.

    En vrai pour bien faire il faudrait encourager la reconnaissance faciale et en installer à chaque coin de rue, et surtout faire fermer la CNIL qui ne sert à rien pour pouvoir enfin interconnecter entre eux tous les fichiers pour pouvoir comme il se doit suivre tout citoyen à la trace, et recouper toutes les informations. Par exemple pouvoir être interconnecté aux fichiers de santé et pouvoir coincer un covïdique qui a rompu sa quarantaine et pouvoir le faire incarcérer séance tenante dans un Covidorium dument habilité.

    En théorie, cela peut rendre de grand service. Jusqu'au jours que tu te retrouve avec une despote comme Trudeau, alors là tu réalise le danger.

    Le passé est garant de l'avenir. Et les dirigeants de UE désirent utiliser l'intelligence artificielle de la même façon que la Chine. La preuve est aucun de ces spécialistes n'a pensé que cela pourait-être utile pour lutter contre Covid. Une machine n'a pas de biais politique et ne peut-être acheté.

  3. #23
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    Il n'y a rien de bien clair dans ce rapport : ni les buts, ni la façon de se donner les moyens de créer des pôles d'excellences. C'est flou.
    Je le dis et je le répète encore, mais ailleurs, c'est le complexe militaro-industriel qui donne le tempo sur le développement de l'IA. Est les buts sont avant tout militaires.

    Au niveau européen, on a pas de complexe militaro-industriel, donc ça ne marchera pas : les industriels privés veulent un retour sur investissent, il faut du concret.
    Voici la méthode de mon chef:

    copy (DateTimeToStr(Now),7,4)+
    copy (DateTimeToStr(Now),4,2)+copy (DateTimeToStr(Now),1,2)+copy (DateTimeToStr(Now),12,2)+
    copy (DateTimeToStr(Now),15,2)+copy (DateTimeToStr(Now),18,2)

    Je lui ai dit que FormatDateTime irait surement mieux


  4. #24
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    Par défaut l'ia officialisé
    Ca y est, on y est. L'IA est maintenant reconnue officiellement.

    Ca promet d'être intéressant.

    Il y a un film comme ça qui s'appelle Terminator; avec un peu de chance c'est peut-être pour bientôt (moins de 50 ans?)

  5. #25
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    Citation Envoyé par Cpt Anderson Voir le message
    Il n'y a rien de bien clair dans ce rapport : ni les buts, ni la façon de se donner les moyens de créer des pôles d'excellences. C'est flou.
    Je le dis et je le répète encore, mais ailleurs, c'est le complexe militaro-industriel qui donne le tempo sur le développement de l'IA. Est les buts sont avant tout militaires.

    Au niveau européen, on a pas de complexe militaro-industriel, donc ça ne marchera pas : les industriels privés veulent un retour sur investissent, il faut du concret.
    J'en serai pas aussi sûr. Les dirigeants de l'UE ont des liens serrés avec le WEF (Le Forum économique mondial) qui tent de vous vendre un monde oû "vous n'auriez rien, mais vous allez être heureux!". En Chine, ils sont en train de mettre en place un modèle de surveillence qui s'assurent que tu adhère aux idées du parti et que tu es d'une parfaite soumission. Et pour implanter "Le grand frère de 1984", notre savoir est assez avancé pour ce se soit une réalité possible. Je ne sais pas à quel point les ordinateurs comprennent le Mandarin. Mais si j'était un Chinois.

    Ils tentent de vous imposez une armée européenne. Si vous ne faite pas attention, le quatrième Reich va vous baisez en beauté.

  6. #26
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    Par défaut La loi européenne sur l'IA peut avoir un effet dissuasif sur les efforts en matière de logiciels libres.
    La loi européenne sur l'intelligence artificielle peut avoir un effet dissuasif sur les efforts en matière de logiciels libres,
    avertissent les experts de la Brookings Institution

    Le groupe de réflexion non partisan Brookings Institution a publié cette semaine un article décriant la réglementation de l'IA open source de l'Union européenne, affirmant qu'elle créerait une responsabilité juridique pour les systèmes d'IA à usage général tout en nuisant à leur développement. Selon le projet de loi sur l'IA de l'UE, les développeurs de logiciels libres devraient respecter des lignes directrices en matière de gestion des risques, de gouvernance des données, de documentation technique et de transparence, ainsi que des normes de précision et de cybersécurité. Les règles proposées par l'UE pourraient limiter le type de recherche qui produit des outils d'IA de pointe comme GPT-3, avertissent les experts dans une nouvelle étude.

    Nom : Screenshot_2022-09-07 loi IA EU – Recherche Google.png
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    La réglementation de l'IA à usage général est débattue par les organes législatifs de l'Union européenne, qui travaillent sur la loi sur l'IA. Une proposition de modification émanant du Conseil de l'UE prendrait la mesure inhabituelle, et néfaste, de réglementer l'IA à code source ouvert. Et, d’après le groupe de réflexion non partisan Brookings, bien que cette mesure vise à permettre une utilisation plus sûre de ces outils, cette proposition créerait une responsabilité juridique pour les modèles d’IA à usage général à code source ouvert, ce qui nuirait à leur développement. Cela pourrait concentrer davantage le pouvoir sur l'avenir de l'IA dans les grandes entreprises technologiques et empêcher la recherche qui est essentielle à la compréhension de l'IA par le public.

    Si une entreprise devait déployer un système d'IA open source dont le résultat serait désastreux, il n'est pas inconcevable qu'elle puisse tenter de se dégager de sa responsabilité en poursuivant les développeurs open source sur lesquels elle a construit son produit. « Cela pourrait concentrer davantage le pouvoir sur l'avenir de l'IA dans les grandes entreprises technologiques et empêcher la recherche qui est essentielle à la compréhension de l'IA par le public. En fin de compte, la tentative de l'UE de réglementer l'open-source pourrait créer un ensemble d'exigences alambiquées qui mettent en danger les contributeurs d'IA open-source, probablement sans améliorer l'utilisation de l'IA à usage général », écrit Alex Engler, l'analyste de Brookings qui a publié l'article.

    En 2021, la Commission européenne, le bras exécutif politiquement indépendant de l'UE, a publié le texte de la loi sur l'IA, qui vise à promouvoir le déploiement d'une « IA digne de confiance » dans l'UE, alors qu'ils sollicitent les commentaires de l'industrie avant un vote cet automne. Les institutions cherchent à apporter des modifications aux règlements qui tentent d'équilibrer l'innovation et la responsabilité. Mais selon certains experts, la loi sur l'IA, telle qu'elle est rédigée, imposerait des exigences onéreuses aux efforts ouverts de développement de systèmes d'IA. La législation prévoit des exceptions pour certaines catégories d'IA open source, comme celles utilisées exclusivement pour la recherche et avec des contrôles pour éviter les abus. Mais, comme le fait remarquer Engler, il serait difficile, voire impossible, d'empêcher ces projets d'être intégrés dans des systèmes commerciaux, où ils pourraient être utilisés par des acteurs malveillants.

    Dans un exemple récent, Stable Diffusion, un système d'IA open source qui génère des images à partir d'invites textuelles, a été publié avec une licence interdisant certains types de contenu. Mais il a rapidement trouvé un public au sein de communautés qui utilisent de tels outils d'IA pour créer des deepfakes pornographiques de célébrités. Oren Etzioni, PDG fondateur de l'Institut Allen pour l'IA, reconnaît que la version actuelle de la loi sur l'IA est problématique. Dans une interview , Etzioni a déclaré que les charges introduites par les règles pourraient avoir un effet dissuasif sur des domaines tels que le développement de systèmes ouverts de génération de texte, qui, selon lui, permettent aux développeurs de « rattraper » les entreprises Big Tech comme Google et Meta.

    « La route vers l'enfer de la réglementation est pavée des bonnes intentions de l'UE. Les développeurs de logiciels libres ne devraient pas être soumis au même fardeau que ceux qui développent des logiciels commerciaux. Il devrait toujours être possible de fournir un logiciel libre 'tel quel' - prenons le cas d'un étudiant seul qui développe une capacité d'IA ; il n'a pas les moyens de se conformer aux réglementations de l'UE et peut être contraint de ne pas distribuer son logiciel, ce qui a un effet dissuasif sur les progrès universitaires et sur la reproductibilité des résultats scientifiques, a déclaré Etzioni».

    Au lieu de chercher à réglementer les technologies de l'IA de manière générale, les régulateurs de l'UE devraient se concentrer sur des applications spécifiques de l'IA, affirme Etzioni. « Il y a trop d'incertitude et de changements rapides dans l'IA pour que le processus réglementaire lent soit efficace. Au lieu de cela, les applications de l'IA telles que les véhicules autonomes, les bots ou les jouets devraient faire l'objet d'une réglementation », a-t-il déclaré.

    Tous les praticiens ne pensent pas que la loi sur l'IA a besoin d'être encore modifiée

    Mike Cook, un chercheur en IA qui fait partie du collectif Knives and Paintbrushes, pense qu'il est « parfaitement correct » de réglementer l'IA open source « un peu plus lourdement » que nécessaire. Selon lui, l'établissement d'une norme, quelle qu'elle soit, peut être un moyen de montrer la voie à suivre au niveau mondial, en espérant que d'autres suivront. « Les discours alarmistes sur l'étouffement de l'innovation proviennent principalement de personnes qui veulent supprimer toute réglementation et avoir le champ libre, et ce n'est généralement pas un point de vue auquel j'accorde beaucoup d'importance. Je pense qu'il est normal de légiférer au nom d'un monde meilleur, plutôt que de s'inquiéter de savoir si votre voisin va réglementer moins que vous et en tirer profit d'une manière ou d'une autre, a déclaré Cook.

    Une analyse rédigée par Lilian Edwards, professeur de droit à la Newcastle School et conseiller juridique à temps partiel à l'Institut Ada Lovelace, se demande si les fournisseurs de systèmes tels que les grands modèles de langage à code source ouvert (par exemple GPT-3) pourraient être responsables après tout en vertu de la loi sur l'IA. Selon Edwards, le libellé de la législation fait peser la responsabilité de la gestion des utilisations et de l'impact d'un système d'IA sur les diffuseurs en aval, et pas nécessairement sur le développeur initial. « La façon dont les déployeurs en aval utilisent l'IA et l'adaptent peut être aussi importante que la façon dont elle est construite à l'origine. La loi sur l'IA en tient compte dans une certaine mesure, mais pas suffisamment, et ne parvient donc pas à réglementer de manière appropriée les nombreux acteurs qui s'impliquent de diverses manières 'en aval' dans la chaîne d'approvisionnement de l'IA, écrit Edwards.

    Chez la startup d'IA Hugging Face, le PDG Clément Delangue, le conseiller Carlos Muñoz Ferrandis et l'experte en politique Irene Solaiman disent qu'ils accueillent favorablement les réglementations visant à protéger les garanties des consommateurs, mais que la loi sur l'IA telle que proposée est trop vague. Par exemple, ils disent qu'il n'est pas clair si la législation s'applique aux modèles d'apprentissage automatique "préentraînés" au cœur des logiciels d'IA ou seulement aux logiciels eux-mêmes. « Ce manque de clarté, associé au non-respect des initiatives de gouvernance communautaire en cours, telles que les licences d'IA ouvertes et responsables, pourrait entraver l'innovation en amont, tout en haut de la chaîne de valeur de l'IA, ce qui est une grande priorité pour nous à Hugging Face. Du point de vue de la concurrence et de l'innovation, si vous imposez déjà des charges trop lourdes sur les fonctionnalités ouvertement publiées au sommet du flux d'innovation de l'IA, vous risquez d'entraver l'innovation incrémentale, la différenciation des produits et la concurrence dynamique, cette dernière étant essentielle sur les marchés technologiques émergents tels que ceux liés à l'IA... Le règlement devrait tenir compte de la dynamique d'innovation des marchés de l'IA et ainsi identifier clairement et protéger les sources essentielles d'innovation sur ces marchés », ont déclaré Delangue, Ferrandis et Solaiman dans une annonce commune.

    Quant à Hugging Face, l'entreprise plaide pour des outils de gouvernance de l'IA améliorés, quel que soit le langage final de la loi sur l'IA, comme des licences d'IA « responsables » et des cartes modèles qui incluent des informations telles que l'utilisation prévue d'un système d'IA et son fonctionnement. Delangue, Ferrandis et Solaiman soulignent que l'octroi de licences responsables commence à devenir une pratique courante pour les principales versions de l'IA, comme le modèle linguistique OPT-175 de Meta. « L'innovation ouverte et l'innovation responsable dans le domaine de l'IA ne sont pas des objectifs qui s'excluent mutuellement, mais plutôt des objectifs complémentaires. L'intersection entre les deux devrait être une cible centrale des efforts de réglementation en cours, comme elle l'est actuellement pour la communauté de l'IA », ont déclaré Delangue, Ferrandis et Solaiman. Cela pourrait bien être réalisable. Compte tenu des nombreuses parties mobiles impliquées dans l'élaboration de la réglementation européenne et il faudra probablement des années avant que la réglementation de l'IA dans le bloc ne commence à prendre forme.

    Source : Brookings Institution

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'organisation européenne des consommateurs estime que la proposition de loi de l'Europe sur l'IA est faible, en matière de protection des consommateurs

    Intelligence artificielle : la feuille de route du Parlement européen, l'UE veut porter les investissements dans le secteur de l'IA à 20 milliards d'euros d'ici 2030
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