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  1. #1
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    Avatar de Michael Guilloux
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    Par défaut IDC : le cloud pourrait empêcher l'émission d'un milliard de tonnes de CO2 d'ici 2024
    Green IT : le cloud est-il vert ? Selon IDC, il pourrait empêcher l'émission d'un milliard de tonnes de CO2 d'ici 2024
    et même plus si son adoption continue

    Le cloud est-il vert ? La réponse serait oui, si l'on veut se fier à un récent rapport d'IDC, cabinet international d'études sur le marché de la technologie. Dans l'étude en question, International Data Corporation (IDC) prédit que l'adoption continue du cloud computing pourrait empêcher l'émission de plus d'un milliard de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) de 2021 à 2024.

    Avant d'aller plus en détail dans les conclusions de l'étude, précisons que ces prévisions se basent sur des données d'IDC relatives à la distribution des serveurs et l'utilisation des logiciels cloud et sur site. Le cabinet a également utilisé des informations tierces sur la consommation électrique des datacenters, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) par kilowattheure. Il a aussi exploité des données de comparaison des émissions des datacenters dédiés au cloud par rapport aux datacenters sur site.

    Un facteur clé de réduction des émissions de CO2 associées au cloud computing provient d'une utilisation plus efficace des ressources de calcul. Parce qu'ils mutualisent les ressources, les datacenters dédiés au cloud peuvent gérer plus efficacement la consommation énergétique globale, optimiser le refroidissement, tirer parti des serveurs les plus écoénergétiques et augmenter les taux d'utilisation des serveurs.

    L'ampleur de la réduction des émissions de CO2 varie en fonction de la quantité de dioxyde de carbone généré par kilowatt d'électricité, un indicateur qui lui-même varie considérablement d'une région à l'autre et d'un pays à l'autre. Ainsi, la plus grande opportunité d'élimination de CO2 en migrant vers les datacenters cloud se trouve dans les régions où les valeurs de CO2 émises par kilowattheure sont plus élevées. La région Asie/Pacifique, qui utilise le charbon pour une grande partie de sa production d'électricité, devrait donc représenter plus de la moitié des économies d'émissions de CO2 au cours des quatre prochaines années. Pendant ce temps, la région EMEA réalisera environ 10 % des économies, en grande partie grâce à son utilisation de sources d'énergie avec des émissions de CO2 plus faibles par kilowattheure.

    Selon IDC, la réduction de la consommation d'énergie gaspillée jouera également un rôle essentiel. Les datacenters cloud le font déjà en optimisant l'environnement physique et en réduisant la quantité d'énergie utilisée pour le refroidissement de leur environnement. L'objectif d'un datacenter efficace est d'utiliser plus d'énergie pour faire fonctionner l'équipement informatique que pour refroidir l'environnement où réside l'équipement.

    Une autre caractéristique du cloud computing qui peut être utilisée pour réduire les émissions de CO2 est la possibilité de déplacer les charges de travail vers n'importe quel endroit dans le monde. Avec le cloud, on peut déplacer des charges de travail pour permettre une plus grande utilisation des ressources renouvelables, telles que l'énergie éolienne ou solaire.

    Nom : greencloud.jpg
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    Selon les prévisions d'IDC, si le pourcentage de datacenters cloud verts reste là où il se trouve aujourd'hui, la migration vers le cloud seulement pourrait permettre de réduire 629 millions de tonnes de CO2 sur la période de quatre ans. Mais si tous les datacenters utilisés en 2024 étaient conçus de manière respectueuse de l'environnement, alors cela pourrait réduire de 1,6 milliard de tonnes les émissions de CO2. La prévision d'une réduction de plus d'un milliard de tonnes de dioxyde de carbone est basée sur l'hypothèse que 60 % des datacenters adopteront la technologie et les processus qui permettent d'avoir des datacenters plus verts et « plus intelligents » d'ici 2024.

    En d'autres termes, le passage des datacenters à des sources d'énergie plus vertes peut également avoir un impact très important sur la réduction des émissions. Heureusement, les grands fournisseurs de services cloud tels que Google, Microsoft, Apple et Amazon sont en train de basculer totalement en grande partie l'alimentation de leurs datacenters et même leurs bureaux à l'énergie propre.

    « L'idée de l'informatique verte existe maintenant depuis des années, mais l'impact direct que l'informatique à grande échelle peut avoir sur les émissions de CO2 est de plus en plus remarqué par les clients, les régulateurs et les investisseurs et commence à être pris en compte dans les décisions d'achat », a déclaré Cushing Anderson, vice-président en charge du programme IT Education chez IDC. Si certains pensent que la neutralité carbone sera atteinte par les compensations carbone, Cushing Anderson pense que la conception de datacenters pour être neutre en carbone dès le départ est un facteur plus déterminant.

    Source : IDC

    Et vous ?

    Que pensez-vous de ces prévisions ? Partagez-vous l'analyse d'IDC ?

    Voir aussi :

    Les centres de données chinois émettent autant de carbone que 21 millions de voitures, malgré une vaste capacité de production d'énergie verte, selon un rapport
    Amazon annonce qu'il est devenu le plus grand acheteur d'énergie renouvelable au monde, l'entreprise estime pouvoir réduire à zéro les émissions de carbone de toutes ses activités d'ici 2040
    Green IT : le Cloud est-il vert ? Une tentative de réponse
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  2. #2
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    Par défaut Encore un beau rapport greenwashing
    Le cloud n'est pas vert, ni bleu, ni jaune, ni rose. Est-ce que le cloud est-il propre ? Non. Toute activité humaine pollue.

    Ce rapport se focalise sur l'alimentation électrique des serveurs, en faisant bien attention d'éviter le sujet de la fabrication des centaines de millions de serveurs et éléments réseau, un seul serveur 1U produit 600 kg CO2 et le traitement d’un serveur en fin de vie : 130 kg CO2.

    La fabrication d'un serveur ne rejette pas seulement du CO2, la fabrication d'un serveur c'est aussi de l'extraction minière (plusieurs dizaines de matériaux différents), 1 500 litres d’eau, des acides et autres produits. C'est bien sûr très très sale, ça pollue énormément.

    Le cloud a besoin aussi de clients qui se connectent sinon ça ne sert pas à grand chose. Donc le cloud implique aussi la production de centaines millions d'ordinateurs portables, fixes ou téléphones. Et tout ça c'est très sale aussi, ça rejette du CO2, mais aussi plein d'autres cochonneries à la fabrication.

    Tous ces éléments du cloud sont très sales à fabriquer, et ne recyclent que très peu ou même pas du tout, car le recyclage c'est très très difficile et le recyclage c'est très très loin d'être parfait.

    Donc non le cloud n'est pas propre. Et si le cloud avait une couleur se serait plutôt marron ou noir.

    Les sociétés de la technologie de l'information devraient arrêter de mentir à leurs clients en disant que le cloud est propre et qu'en plantant des éoliennes partout on va régler la crise climatique. En 2018, 63,9 % de la production électrique était encore fossile, 25,5 % EnR, dont 16,2 % hydraulique et moins de 7 % de l'éolien et du solaire. Croire qu'on va pour remplacer 63,9 % production électrique fossile pilotable par de l'éolien et du solaire intermittents dans les trente prochaines années est juste un mensonge.

  3. #3
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    Ce qui est expliqué par IDC n'est pas forcement faux, ca coute moins cher écologiquement parlant d'entretenir un serveur partagé par plusieurs sociétés que d'avoir pléthore de serveur dédiés à une société et qui ne servent à rien sauf rarement pendant des pics, et qui consomment de l'énergie même à ne rien faire.
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  4. #4
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    Par défaut
    La fabrication pollue mais l'exploitation aussi de toute façon.

    Mutualiser les ressources est une chose mais avoir des programmes peu gourmands aiderait aussi (JAVA a besoin de beaucoup de RAM, Python est lent, ...) donc il faudrait des programmes écrits en C, C++, Rust, ...

  5. #5
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    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Ce qui est expliqué par IDC n'est pas forcement faux, ça coûte moins cher écologiquement parlant d'entretenir un serveur partagé par plusieurs sociétés que d'avoir pléthore de serveur dédiés à une société et qui ne servent à rien sauf rarement pendant des pics, et qui consomment de l'énergie même à ne rien faire.
    Et ce n'est pas forcément vrai. Si j'ai un serveur chez moi en France, l'emprunte carbone sera moins élevée si ce serveur est mutualisé dans une salle serveur localisée en Pologne, pays ou 84,0 % de l'électricité est produite de façon fossile. Donc on voit que cela dépend beaucoup de la production électrique, de comment est produite l’électricité. En 2018, 63,9 % de la production électrique était encore fossile. Un serveur chez moi n'aura pas besoin d'être refroidi, un serveur en salle serveur a besoin de climatisation. Les serveurs dans le cloud sont aussi doublés, voir triplés ou quadruplés pour proposer la haute disponibilité. Il existe des PRA qui double encore le nombre de serveurs. Donc c'est très difficile d'estimer l'emprunte carbone. Sauf à tenir une comptabilité carbone rigoureuse.

    Ne pas oublier l'effet rebond. Plus on a de stockage, plus on en consomme. L'exemple le plus flagrant étant des services comme Facebook, puisque le stockage ne me coûte rien, l'utilisateur peut inonder les serveurs de Facebook de photos ou de vidéos 500 To de données enregistrées quotidiennement en 2012 et Facebook générait 4 pétaoctets de données par jour, soit un million de gigaoctets). Si les utilisateurs stockaient toutes ces photos et vidéos sur leurs ordinateurs personnels, cela générerait beaucoup moins de gaz à effet de serre. Donc le cloud n'est pas toujours synonyme de réduction de gaz à effet de serre, loin de là.

    Enfin affirmer que le cloud est « vert », comprendre par « propre » est juste un gros mensonge. Le cloud a un impact écologique et carbone qui est très loin d'être négligeable. Il y a sûrement des cas où le cloud fait économiser des émissions de gaz à effet de serre et pleins d'autres cas où c'est le contraire. Donc tenir une comptabilité carbone rigoureuse est indispensable.

  6. #6
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    Cependant, si je voulais héberger un site internet publique, je louerai un VPS ou un cloud web mutualisé.

  7. #7
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    Par défaut Le cloud est-il vert ? Un peu foncé tout de même...
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    Malheureusement, l'incident d'OVH nous a rappelé combien le digital et la dématérialisation étaient matériel !

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