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  1. #1
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    Par défaut Un employé sur dix essaiera de trouver des moyens de déjouer les technologies de surveillance
    Gartner prédit qu’un employé sur dix cherchera à déjouer les systèmes de surveillance basés sur l'IA d’ici 2023,
    la COVID-19 pousse à l’usage d'outils de suivi de la productivité des télétravailleurs

    Une nouvelle étude de Gartner a révélé que d'ici 2023, 10 % des travailleurs chercheront à tromper les systèmes de suivi pilotés par l'intelligence artificielle (IA) utilisés pour mesurer le comportement et la productivité des employés. Selon les analystes, ces systèmes ont connu une hausse significative de leur utilisation à la suite de la pandémie COVID-19.

    Les organisations utilisent des systèmes basés sur l'IA pour analyser le comportement des travailleurs de la même manière que l'IA est utilisée pour comprendre les acheteurs, les clients ou les membres du public. Ces outils fournissent un enregistrement de base des activités avec des alertes ou, dans des versions plus sophistiquées, peuvent tenter de détecter des actions positives ou des comportements inappropriés grâce à une analyse multivariable. Les employeurs qui installent une technologie de surveillance à distance pour contrôler la productivité peuvent s'attendre à ce que les travailleurs trouvent des moyens de jouer avec le système.

    Cette tendance est due au fait que de plus en plus d'entreprises se tournent vers les outils de surveillance à distance pour compenser la perte d'observation directe qu'elles ont sur leurs employés depuis qu'ils travaillent à domicile. Les employés méfiants ou animés d'un certain ressentiment peuvent se venger en essayant de trouver des lacunes là où les mesures ne rendent pas compte de l'activité, ou là où la responsabilité n'est pas claire, explique Gartner. De même, les travailleurs peuvent essayer de manipuler les logiciels de surveillance en générant des données fausses ou confuses.

    Nom : Screenshot_2021-02-10 Gartner Says 10% of Workers Will Seek to Trick AI-Driven Tracking Systems .png
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    Whit Andrews, vice-président de la recherche chez Gartner, déclare : « De nombreuses entreprises se tournent définitivement vers le travail à distance à temps plein ou partiel, ce qui peut être à la fois coûteux et nécessiter des changements culturels. Pour les cultures de gestion qui sont habituées à s'appuyer sur l'observation directe du comportement des employés, le travail à distance renforce le mandat de surveillance numérique de l'activité des travailleurs, dans certains cas via l'IA ».

    « Comme nous l'avons vu avec chaque technologie visant à contrôler ses utilisateurs, les travailleurs découvriront rapidement les lacunes des stratégies de surveillance basées sur l'IA. Ils peuvent le faire pour diverses raisons, par exemple pour réduire leur charge de travail, pour être mieux payés ou simplement par dépit. Certains peuvent même considérer que le fait de tromper les outils de surveillance basés sur l'IA est plus un jeu à gagner que le non-respect d'une mesure que la direction a le droit de connaître », poursuit Andrews.

    Gartner affirme que les entreprises doivent examiner attentivement si les outils de surveillance sont nécessaires avant de les installer et que les organisations « seront de plus en plus confrontées à des travailleurs qui cherchent à les contourner et à les supplanter » si les employés ont le sentiment que leur vie privée est violée. L'analyste Whit Andrews, a déclaré que la méfiance à l'égard des technologies de surveillance est élevée chez les travailleurs qui ont le sentiment que les employeurs dépassent les bornes et violent le "contrat social" entre employeur et employé.

    « Les gens acceptent de travailler en partie parce qu'ils pensent que cela leur donne la liberté de le faire de la façon dont ils pensent que c'est le mieux à faire, c'est tout à fait logique. Lorsque vous introduisez de nouveaux modèles de contrôle ou de surveillance, ces travailleurs ont l'impression que ce contrat social a été violé », explique Andrews. Ce sentiment est renforcé lorsque les employés travaillent depuis leur domicile, ce qui, selon Andrews, rend la justification de la surveillance « un peu plus difficile à défendre ».

    Diverses questions de sécurité, de productivité et d'éthique se posent à propos de l'utilisation des technologies de surveillance du lieu de travail, qui deviennent de plus en plus urgentes à mesure que les entreprises progressent dans leurs ambitions de travail à distance. Selon une étude réalisée par le Trades Union Congress britannique en novembre 2020, un employé sur sept déclare que son lieu de travail a introduit le contrôle et la surveillance depuis le début de la pandémie COVID-19. Parallèlement, une enquête menée par Skillcast et YouGov en décembre a révélé qu'une entreprise sur cinq utilise la technologie pour surveiller l'activité en ligne des travailleurs, ou prévoit de le faire à l'avenir.

    Andrews a averti que les entreprises ne devraient pas prendre la décision d'introduire des outils de surveillance à la légère, tout en reconnaissant que la technologie avait sa place dans certaines situations. « La possibilité de surveiller les travailleurs qui utilisent des équipements qui représentent des risques pour la sécurité de personnes autres qu'eux-mêmes est tout à fait défendable. Si vous utilisez un équipement qui pourrait nuire à quelqu'un, en particulier à quelqu'un qui ne fait pas partie de votre organisation... Alors je comprends pourquoi les gens pensent que ces personnes doivent être surveillées », a-t-il déclaré.

    « Les questions clés sont : cela faisait-il partie du contrat social, cela doit-il faire partie du contrat social, et je pense que le plus important est de savoir comment la surveillance sera utilisée ? Selon Andrews, les organisations devraient « réfléchir longuement et sérieusement » à ce qu'elles ont l'intention de réaliser, en particulier si cela implique d'exposer à des responsables des données qui prétendent refléter les performances individuelles.

    Selon lui, « les responsables informatiques qui envisagent de déployer des outils de suivi de la productivité basés sur l'IA devraient examiner de près les sources de données, la conception de l'expérience utilisateur et le cas d'utilisation initial prévu pour ces outils avant d'investir. Déterminer si l'objectif et la portée de la collecte de données aident les employés à faire leur meilleur travail. Pour ceux qui décident d'investir, assurez-vous que la technologie est mise en œuvre de manière éthique en la testant par rapport à un ensemble de principes clés de conception centrée sur l'être humain ».

    Source : Gartner

    Et vous ?

    Comment votre employeur fait-il pour vous contrôler alors que vous êtes en télétravail ?
    Peut-on mesurer la productivité d’un employé en le soumettant à une surveillance active ?
    Que pensez-vous de l’utilisation de tels moyens pour juger de la productivité d’un employé ?
    Y a-t-il une certaine pertinence pour les employeurs à faire usage de tels outils ?
    Selon vous, sur quels critères doit-on s’appuyer pour juger de la productivité d’un travailleur de la filière programmation informatique en particulier ?
    Accepteriez-vous de travailler en étant surveillé de façon aussi active ?

    Voir aussi :

    Des employés en télétravail photographiés toutes les 5 minutes par des patrons désireux de juger de leur productivité, via un service vidéo en continu, en expansion rapide avec le coronavirus

    Des patrons en panique achètent des « logiciels espions » pour garder un œil sur la productivité des travailleurs à distance, en pleine pandémie de coronavirus

    La pandémie profite à l'industrie des logiciels de surveillance anti-tricherie qui sont de plus en plus déployés, pour surveiller les étudiants pendant les examens en ligne
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    C'était un peu prévisible non? Personne n'a envie de cela

  3. #3
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    Je ne chercherai pas à déjouer les systèmes de surveillance, pour la bonne raison que je n'accepterai jamais un poste où il y aurait ce type de flicage.

  4. #4
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    Mouais, ça doit concerner des postes bien précis, où les employés font des tâches bien précises et répétitives. Je me demande bien comment une AI pourrait déterminer si un ingénieur info "travaille" ou pas.

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