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  1. #181
    Membre éclairé
    Honnêtement j'ai du mal à comprendre ce que signifie «*bloquer Unreal Engine*». On parle d'un logiciel, on a pas besoin de compte développeur Apple pour développer un logiciel sur mac ni même pour le distribuer. C'est seulement nécessaire pour diffuser sur l'app store.

    Par exemple, j'utilise la bibliothèque SDL 2, elle est fournie sous forme binaire et source par les développeurs de la bibliothèque, comment voudriez vous «*bloquer*» cette bibliothèque*? J'ai du mal à comprendre. Certes Unreal Engine est bien plus gros morceau avec des outils mais jusqu'à preuve du contraire tout le monde peut développer sous mac, il y a pas une épée de damocles au dessus de chaque développeur.

  2. #182
    Membre actif
    Unreal n'est pas une bibliothèque, mais un moteur de jeu. Certes, pour compiler Unreal, il n'y a pas besoin de compte, mais pour certains outils, Unreal a besoin de compte développeur (Notamment pour la signature)

  3. #183
    Membre chevronné
    « Nos clients dépendent du fait que l'App Store soit un endroit sûr et fiable où tous les développeurs suivent le même ensemble de règles », a déclaré un porte-parole d'Apple.


    Apple ment car Apple n'est pas empêchée par les règles opaques de l'App Store, Apple a même une très nette tendance à adapter les règles de l'App Store à ses besoins propres, et aux dépens de la concurrence.

  4. #184
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par Markand Voir le message
    Honnêtement j'ai du mal à comprendre ce que signifie «*bloquer Unreal Engine*». On parle d'un logiciel, on a pas besoin de compte développeur Apple pour développer un logiciel sur mac ni même pour le distribuer. C'est seulement nécessaire pour diffuser sur l'app store.
    C'est pas très compliqué, ça veut dire refuser de valider sur l'AppStore les applications qui utilisent l'Unreal Engine, ce qui de fait revient a les interdire sur iPhone et iPad.

  5. #185
    Expert éminent
    Citation Envoyé par Markand Voir le message
    Par exemple, j'utilise la bibliothèque SDL 2, elle est fournie sous forme binaire et source par les développeurs de la bibliothèque, comment voudriez vous «*bloquer*» cette bibliothèque*? J'ai du mal à comprendre.
    C'est assez facile à savoir ça , ton binaire à forcément un link sur une bibliothèque , par exemple sur Linux tu as la commande ldd qui indique les dépendances d'une appli (par exemple la SLD2).
    Comme dit Uther assez simple de bloquer les programme sur leur store qui utilise UE4 (il suffit de voir les dépendances).

  6. #186
    Chroniqueur Actualités

    Epic a "abandonné" 73 millions d’utilisateurs jouant à Fortnite uniquement sur iOS pour lutter contre Apple
    Epic a « abandonné » 73 millions d’utilisateurs jouant à Fortnite uniquement sur iOS pour lutter contre Apple,
    voici quelques statistiques étonnantes provenant des documents judiciaires

    Il y a quelques jours, le tribunal a décidé que Fortnite ne reviendra pas sur l’App Store d’Apple de sitôt. La juge en charge de l’affaire, Yvonne Gonzales Rogers, a statué sur la demande d’injonction faite par Epic. Ce dernier n’a pas obtenu le maintien temporaire de Fortnite sur l’App Store jusqu’à la fin du procès.

    Rappelons qu’Apple a retiré Fortnite de l’App Store depuis le 13 août dernier après qu’Epic ait lancé une mise à jour du jeu comportant son propre système de paiement in-app.

    Le système de paiement d’Epic lui permet en effet d’éviter de payer les 30 % de commissions exigées par Apple lors des achats dans les applications. L’éditeur du jeu Fortnite a alors demandé une ordonnance dans le but d’obliger Apple à remettre le jeu dans sa boutique jusqu’à la fin de la bataille judiciaire. La décision de la juge de vendredi dernier n’est pas une surprise lorsqu’on se réfère à ce qu’elle avait dit à propos du comportement d’Epic la semaine d’avant. Celle-ci a déclaré que le développeur de jeu a rompu son contrat en tout état de cause et est donc en train d’en subir les conséquences.

    « Epic savait qu'il violait les termes de son contrat avec Apple lorsqu'il a publié la mise à jour, mais il l'a quand même fait », a déclaré Rogers, accusant la société de malhonnêteté. « Vous avez fait une chose, vous avez menti par omission, par manque de franchise », a rappelé Rogers à Epic. « Il y a beaucoup de gens dans le public qui vous considèrent comme des héros pour ce que vous avez fait, mais vous ne procédez pas de la façon la plus honnête ».

    Ainsi, le refus d’accorder l'ordonnance à Epic signifie que la situation dans laquelle Epic est interdit de publier de nouveaux jeux sur iOS et ne peut pas distribuer Fortnite sur l'App Store sous sa forme actuelle restera en place pendant la durée du procès, à moins qu'Epic ne décide de supprimer son propre système de paiement in-app qui a déclenché l'amère querelle juridique en août.

    Notons que la Cour a également décidé qu’Apple ne peut pas prendre d'autres mesures plus punitives contre Epic en s'attaquant à l'ensemble du moteur Unreal, ce qui causerait une tonne de dommages collatéraux aux jeux et aux applications n'appartenant pas du tout à Epic.

    Les documents judiciaires révèlent des statistiques assez étonnantes sur ce qu'Epic a abandonné pour poursuivre ce combat peut-être chimérique avec Apple :
    • Fortnite dispose de 116 millions d'utilisateurs mobiles sur iOS qui ont passé plus de 2,86 milliards d’heures sur le jeu.
    • Parmi ceux-ci, 73 millions n'ont joué à Fortnite que sur iOS et sur aucune autre plateforme.
    • 2,5 millions d’entre les joueurs sur iOS jouent à Fortnite tous les jours, ce qui représente près de 10 % du nombre total de joueurs journaliers de Fortnite toute plateforme confondue.
    • Les joueurs de Fortnite sur iOS ont dépensé plus en achats in-app que les joueurs sur Android, mais ils ont dépensé moins que les joueurs sur consoles de jeux comme la PlayStation 4 de Sony ou Xbox One de Microsoft.


    On ne sait pas à combien de millions de joueurs Epic a renoncé suite à une interdiction similaire sur le Google Play Store. Les joueurs se comptent probablement en millions, mais l’affaire est loin d’égaler son différend avec Apple étant donné que, techniquement, Fortnite peut toujours marcher sur des appareils Android en dehors du Play Store.

    Apple et Epic se vantent chacun d’avoir obtenu une victoire lors de cette dernière décision, Apple se félicitant du fait que le tribunal reconnaisse qu'Epic a délibérément enfreint ses règles, Epic se félicitant que le tribunal arrête l'action contre Unreal. Et pourtant, plus cela durera, plus la bataille pourrait être ardue pour Epic qui doit convaincre les tribunaux du bien-fondé de la situation sur un certain nombre de fronts.

    Premièrement, le « stratagème » consistant à amener à Apple à les bannir du magasin en enfreignant délibérément les règles pour contourner la redevance de 30 % semble jouer contre Epic. Il a d’ailleurs été évoqué à plusieurs reprises.

    Ensuite, Epic doit convaincre le tribunal que la redevance de 30 % est oppressive et injustifiée alors qu'elle est la norme de l'industrie sur Apple, Google, Steam, Xbox, PlayStation et une tonne d'autres vitrines d’applications similaires.

    Epic doit également convaincre le tribunal qu'Apple agit de manière « monopolistique » et même si ces chiffres sont importants, perdre 10 % de vos joueurs actifs en raison d'une interdiction de l'App Store ne montre pas exactement qu'il n'y a pas de plateformes alternatives pour que votre jeu puisse réussir si vous souhaitez le distribuer ailleurs.

    Certains observateurs sont convaincus qu'Epic a techniquement « raison » ici, notamment sur le fait qu'Apple est en situation de monopole et abuse de sa position. Pour eux, tout l'écosystème mobile doit être ouvert pour ressembler davantage à un PC avec des magasins concurrents. Sur PC, la tactique d'Epic consistant à créer son propre magasin avec une réduction des revenus plus généreuse pour les développeurs que Steam leur a permis de pratiquer ce qu'ils prêchent. Mais ils ne peuvent littéralement pas offrir cela sur les appareils Apple en raison de l'écosystème fermé.

    Mais légalement, utiliser cet argument semble périlleux ; à la lumière de tout ce que nous avons entendu concernant cette affaire jusqu'à présent, il semble que la juge qui a rendu ces décisions semble assez sceptique.

    Apple a répété à plusieurs reprises que Fortnite pourrait revenir dans l'App Store dès lors qu’Epic respectait simplement les politiques existantes, mais cela obligerait Tim Sweeney et Epic à « plier le genou » pour ainsi dire, et il est difficile de voir cela se produire.

    Rappelons que, dans un rapport, la sous-commission antitrust de la Chambre américaine des représentants a fait valoir qu'Apple jouit d'un pouvoir monopolistique dans la distribution d'applications sur les appareils iOS via l'App Store. C’est parce que l'App Store est la seule méthode de distribution des applications sur iOS, et qu'Apple n'autorise pas l'installation d'app stores non natifs sur ses appareils mobiles.

    Apple a répondu en ces termes : « Nous avons toujours dit que l'examen est raisonnable et approprié, mais nous sommes en désaccord total avec les conclusions de ce rapport des services de la Commission concernant Apple. Notre société ne détient pas de part de marché dominante dans aucune des catégories où nous sommes présents. Depuis ses débuts il y a 12 ans avec seulement 500 applications, nous avons construit l'App Store pour qu'il soit un endroit sûr et fiable où les utilisateurs peuvent découvrir et télécharger des applications et un moyen de soutien aux développeurs pour créer et vendre des applications dans le monde entier. Avec près de deux millions d'applications aujourd'hui, l'App Store a tenu cette promesse et satisfait aux normes les plus strictes en matière de confidentialité, de sécurité et de qualité ».

    Source : documents judiciaires

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de la situation et des statistiques ?
    Epic gagnerait-il à respecter les politiques d'Apple le temps que la bataille judiciaire prenne fin afin de permettre aux utilisateurs sur iOS qui n'y ont accès que par cette plateforme de pouvoir y jouer ? Pourquoi ?

    Voir aussi :

    Le PDG de ProtonMail indique qu'Apple l'a obligé à introduire des achats intégrés dans son application sous peine de la supprimer de l'App Store et qualifie cette action « d'extorsion mafieuse »
    L'App Store donne à Apple un « pouvoir de monopole » sur les applications iOS, lui permettant de réaliser des profits démesurés, selon le rapport antitrust de la Chambre des représentants US
    Apple paie 288 000 dollars à des hackers éthiques qui ont trouvé 55 vulnérabilités sur le réseau de l'entreprise, dont 11 estimées comme critiques
    Microsoft titille Apple et Google avec une série de principes pour sa boutique d'applis Windows 10 dont l'un stipule que les utilisateurs peuvent choisir leur système de paiement in-app
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #187
    Membre extrêmement actif
    Apple est toujours dans le rapport de force.
    j'ai apprit il y a quelques jours que Apple forçait firefox a utiliser Webkit au lieu de leur propre moteur sous peine de ce voir bannir d'ios.

    et après Apple ce défend d'être équitable sur tous les tableaux.

  8. #188
    Futur Membre du Club
    Tim cook est un financier , il s'en fout total des dev tiers ...

  9. #189
    Expert éminent sénior
    En effet, et le système de l'AppStore a été mis en place a l'époque de Steve Jobs, donc je ne pense pas qu'on puisse le réduire au PDG actuel. C'est la logique de Apple en général.

  10. #190
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    En effet, et le système de l'AppStore a été mis en place a l'époque de Steve Jobs, donc je ne pense pas qu'on puisse le réduire au PDG actuel. C'est la logique de Apple en général.
    En fait si : le CEO donne le ton au sein de l ' entreprise , oriente les equipes de R&D , les marketteux etc , donc il est responsable de bout en bout aussi bien devont son board , ses salariés et ses clients

  11. #191
    Membre actif
    Est'il sain de laisser une entreprise libre de rançonner tout le monde?
    En effet les otages se comptent par millions et ma question aurait l'air de condamner Epic, en l’occurrence, il s'agit d'Apple il s'agit là d'une manifestation de ce qui à valu en d'autres temps à Microsoft d'être condamné en donnant à l'époque un coup de pouce à Apple moribonde, d'un abus de position dominante.
    A priori l'état américain est entrain de se pencher sérieusement sur la question et c'est une très bonne chose car il n'est plus possible que des entreprises disposant en cash-flow de l'équivalent de la moitié du PIB d'un continent tout en rendant quasi exponentielle la possibilité d'augmenter ses revenus par de telles pratiques qui sont assimilables à certaines pratiques de la mafia ou de l'usure.
    De plus cette position obtenue de la part d'une société sois-disant "innovatrice" n'attire que la spéculation et non les investissements.

  12. #192
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par darklinux Voir le message
    En fait si : le CEO donne le ton au sein de l ' entreprise , oriente les equipes de R&D , les marketteux etc , donc il est responsable de bout en bout aussi bien devont son board , ses salariés et ses clients
    Justement, je faisais remarquer que la politique n'a pas changé entre Steve Jobs et Tim Cook, donc que c'est difficile d'attribuer ça uniquement à Tim Cook.

  13. #193
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    Justement, je faisais remarquer que la politique n'a pas changé entre Steve Jobs et Tim Cook, donc que c'est difficile d'attribuer ça uniquement à Tim Cook.
    Jobs , disons avais un leger passif technique , il à co crée Apple , Cook n ' est qu ' un gestionnaire , il n' a jamais lu de listing de C , on remarquera que c 'est lui qui à lancé ces trucs inutiles que sont l ' Apple Watch et l ' homepod . Cook ne sais pas crée , pas de manuel .

  14. #194
    Responsable Systèmes

    Est'il sain de laisser une entreprise libre de rançonner tout le monde?
    Le soucis c'est que les gens connaissent les pratiques mais achètent quand-même, et très cher. Le seul aspect que je trouve mieux que la concurrence est l'ergonomie. Le fait qu'il y est un contrôle des apps dans le store, c'est très bien, ça évite aux utilisateurs l'installation d'applis dangereuses (enfin, normalement). C'est comme ça que c'est présenté marketingment, et c'est pas faux, mais il ne faut pas oublier que le but est d'enfermer les utilisateurs et prendre des royalties sur les applis développés par des tiers.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur la création d'un système : http://chrtophe.developpez.com/tutor...s/minisysteme/
    Mon article sur le P2V : http://chrtophe.developpez.com/tutoriels/p2v/
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  15. #195
    Membre éprouvé
    et cela crée pleins de biais anti concurrentiel.
    les apps d'apple sont pré installé et mise en valeur dans le store (apple tv, music...)
    Apple force a utiliser ces vielles technos pourrie comme leur moteur de rendu web (un dérivé webkit je crois), google ou firefox ne peuvent utiliser leur moteur, non pas "pour la sécurité" mais pour interdire les web app

    pour moi les avantages du store ne valent pas les inconvénients.
    Je préfère prendre le risque d'installer des apps malvaillante, meme si c'est un bien grand mots car sous linux ou windows il n'y a pas de store et le monde s'en porte très bien. enfin le windows store n'es pas utilisé et sous Linux c'est un système décentraliser

  16. #196
    Chroniqueur Actualités

    Des centaines de développeurs d’applications veulent rejoindre la Coalition for App Fairness contre Apple
    Des centaines de développeurs d’applications veulent rejoindre la Coalition for App Fairness
    Un groupe pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store

    La Coalition for App Fairness est un groupe pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store. Lancé le mois dernier, la coalition initiale de 13 membres parmi lesquels on compte le géant des jeux vidéo Epic Games, la société de rencontres Match Group et le service de streaming musical Spotify est passé à 40 adhérents. À date, il enregistre plus de 400 demandes d’adhésion.

    La montée en flèche des membres de la coalition représente un changement de mentalité remarquable, les entreprises et les développeurs individuels prenant le risque de s'exprimer pour tenter de changer la façon dont Apple fonctionne. De nombreux développeurs et petites entreprises dépendent d'Apple pour leur subsistance et n'ont pas les ressources nécessaires pour faire face si Apple supprime leur application ou leur interdit de la mettre à jour. Certains des pairs d'Apple ont également pris position en faveur d'une modification de l'App Store. Au début de ce mois, Microsoft a exprimé son soutien à la coalition en annonçant des lignes directrices pour son Microsoft Store, basées sur les recommandations de la coalition. Et Facebook a publiquement critiqué Apple pour les changements qui rendront plus difficile la publicité des entreprises dans les applications iPhone et iPad. Ces critiques surviennent alors que les grandes entreprises technologiques sont de plus en plus dans le viseur de procédures antitrust.

    La coalition d'entreprises, dont beaucoup sont de petits développeurs de logiciels, vise à obtenir d'Apple un assouplissement des règles relatives aux logiciels sur iOS. Par exemple, l'App Store est la seule méthode permettant aux clients d'installer des logiciels sur les iPads, les iPhones et les montres Apple. Et les développeurs de logiciels ne peuvent accepter les paiements de biens numériques sur iOS que d'une seule manière : Le service de paiement d'Apple, qui prélève une commission sur toutes les transactions. Les membres de la coalition veulent d'autres options. La Coalition for App Fairness vise à inciter les législateurs à prendre des mesures contre Apple, soit par le biais d'une nouvelle législation, soit par des actions en justice.



    Le détail des griefs contre Apple

    « Apple utilise son contrôle du système d'exploitation iOS pour s'attribuer des faveurs en contrôlant les produits et les fonctionnalités qui sont à la disposition des consommateurs. Apple exige des fabricants d'équipements qu'ils limitent les options, oblige les développeurs à vendre par l'intermédiaire de son App Store et va même jusqu'à voler les idées des concurrents », indique la coalition à propos du positionnement de monopole d’Apple.

    « Pour la plupart des achats effectués dans son App Store, Apple prélève 30 % du prix d'achat. Aucun autre frais de transaction - quel que soit le secteur d'activité - ne s'en approche.

    Cette taxe sur les applications réduit considérablement le pouvoir d'achat des consommateurs et étouffe les revenus des développeurs. C'est particulièrement injuste lorsque cette taxe est imposée à des applications qui sont en concurrence directe avec des applications similaires vendues par Apple. Cela place les entreprises dans une position concurrentielle nettement désavantageuse et fait donc augmenter les prix pour les consommateurs.

    Les développeurs constatent qu'une taxe de 15 à 30 % sur l'App Store d'Apple représente une part énorme de leurs revenus et ne peuvent souvent s'y opposer. Ils font valoir que lorsqu'ils sont en concurrence avec l'une des applications d'Applela situation devient encore plus difficile.

    Apple a introduit pour la première fois la redevance de 30 % sur les applications en 2011, ce qui a obligé de nombreuses applications à cesser complètement leurs activités. Treehouse, une plateforme de formation en ligne, a développé une application basée sur la lecture, iFlow Reader, qui a été l'une des nombreuses victimes de la nouvelle taxe imposée. "Apple vient de larguer une bombe nucléaire sur nous tous", a déclaré publiquement Treehouse, précisant que les "nouvelles règles draconiennes" avaient rendu "impossible pour quiconque, sauf Apple, de vendre des livres à profit sur iOS".

    Le cofondateur d'Apple, Steve Jobs, dans un courriel interne, a montré peu de sympathie pour le petit développeur. Il l'a dit à d'autres dirigeants d'Apple : "Nous n'avions pas de politique et maintenant nous en avons une et il y aura des morts sur la route à cause de cela. Je ne me sens pas coupable".

    Les développeurs et les créateurs veulent qu'Apple ouvre sa plateforme App Store afin que toute entreprise puisse construire des logiciels à ses propres conditions et les diffuser librement. Les utilisateurs devraient également avoir la possibilité d'installer des logiciels, gratuitement, de n'importe où, afin que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et qu'il y ait une véritable concurrence dans le domaine du développement et de la distribution de logiciels.

    Un marché équitable et équilibré signifierait que chaque fournisseur de logiciel et chaque fournisseur de composants peuvent se faire concurrence sur iOS sans être contraints par des conditions et des limitations qui ont été élaborées par la société qui vient de programmer le système d'exploitation de l'appareil d'un utilisateur. Tout comme chaque partie de l'économie du web est ouverte à la concurrence, chaque partie de l'économie des applications doit être ouverte à la concurrence », indique la coalition pour ce qui est des frais en vigueur sur l’App Store.

    « À l'aube de la révolution des ordinateurs personnels, les logiciels étaient quelque chose que l'on achetait dans un magasin, et tant que le système d'exploitation correspondait, ils fonctionnaient sur n'importe quel ordinateur.

    C'est pourquoi aujourd'hui, les logiciels pour ordinateurs personnels sont largement disponibles sur le web pour chaque système d'exploitation. L'idée qu'un consommateur ne puisse utiliser que des logiciels vendus par le même fabricant que son ordinateur portable semble ridicule. Sauf que c'est exactement la règle qu'Apple a imposée aux appareils personnels dans des milliards de poches.

    Les applications iPhone ne sont disponibles que via l'App Store d'Apple. Si les consommateurs veulent qu'une application fonctionne sur leur appareil mobile, le développeur de l'application doit suivre les règles, les taxes et les exigences d'Apple. Mais si les consommateurs veulent utiliser cette même application depuis leur ordinateur, les règles, les taxes et les exigences ne s'appliquent pas. C'est un château de cartes.

    Voici un exemple de la façon dont ce problème se manifeste : Epic produit l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps, Fortnite. Si un joueur de Fortnite achetait une mise à jour sur l'App Store, il pourrait se voir facturer 9,99 $. Cependant, cette même mise à jour ne coûte que 7,99 $ lorsqu'elle est achetée directement par l'intermédiaire d'Epic.

    Alors pourquoi est-il plus cher pour les joueurs d'acheter une mise à jour de Fortnite sur l'App Store ? Une raison : la taxe sur les applications. Lorsqu'un consommateur paie une mise à niveau Fortnite via son appareil mobile, Apple perçoit sa taxe arbitraire sur l'application. En revanche, lorsque le service est payé directement par Epic, ce dernier peut répercuter les économies réalisées sur les clients - mais voici le hic : Apple indique expressément aux développeurs qu'ils ne sont pas autorisés à informer leurs clients sur les options moins coûteuses, sous peine d'être bannis de l'App Store.

    Pensez à cela un peu différemment : une boîte de Cheerios coûte environ 3 $ chez Kroger, mais il arrive que Cheerios offre un coupon qui ramène le prix à 2,50 $ dans tous les magasins qui proposent des Cheerios. Ce que fait Apple, c'est un peu comme si Kroger disait aux Cheerios qu'elles n'ont pas le droit d'offrir des coupons, et que si elles le font, les Cheerios risquent d'être expulsées de l'allée des céréales. Les consommateurs ne toléreraient pas ce type de comportement monopolistique sur leurs céréales, alors pourquoi devraient-ils l'autoriser pour les applications utilisées sur leurs appareils mobiles ?

    Qu'il s'agisse de leur ordinateur personnel ou de leur appareil mobile, les consommateurs méritent et doivent s'attendre à un choix illimité en ce qui concerne le lieu, le moment et la manière dont ils achètent les applications ou les logiciels », ajoute la coalition pour ce qui est de la limitation des libertés des utilisateurs.

    La vision de la coalition

    Les plateformes en ligne les plus populaires au monde et les app stores qui en régissent l'accès sont devenus une passerelle essentielle pour les consommateurs de produits et services numériques du monde entier. Si elles peuvent être bénéfiques lorsqu'elles sont exploitées de manière équitable, elles peuvent également être utilisées par les propriétaires de plateformes pour nuire aux développeurs et aux consommateurs. Alors que les responsables de l'application des lois, les régulateurs et les législateurs du monde entier cherchent à résoudre ces questions importantes, nous les invitons à reconnaître que chaque développeur d'applications, quelle que soit sa taille ou la nature de son activité, a droit à un traitement équitable de la part de ces app stores et des propriétaires de plateformes qui les exploitent, et devrait se voir accorder les droits suivants*:

    • Aucun développeur ne devrait être tenu d'utiliser exclusivement un app store ni de recourir aux services auxiliaires du propriétaire de l'app store y compris les systèmes de paiement ou d'accepter d'autres obligations supplémentaires pour avoir accès à l'App Store.
    • Aucun développeur ne doit être banni de la plateforme ou faire l'objet d'une discrimination fondée sur le modèle commercial d'un développeur, la manière dont il fournit le contenu et les services, ou s'il est en concurrence d'une quelconque manière avec le propriétaire de l'App Store.
    • Chaque développeur devrait disposer en temps utile des mêmes interfaces d'interopérabilité et informations techniques que le propriétaire de l'App Store met à la disposition de ses propres développeurs.
    • Chaque développeur devrait toujours avoir accès aux magasins d'applications tant que son application répond à des normes équitables, objectives et non discriminatoires en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.
    • Les données d'un développeur ne doivent pas être utilisées pour le concurrencer.
    • Tout développeur devrait toujours avoir le droit de communiquer directement avec ses utilisateurs par le biais de son application à des fins commerciales légitimes.
    • Aucun propriétaire d'App Store ne doit s'engager dans la publicité de ses propres applications ou services, ou interférer avec le choix des préférences ou des défauts des utilisateurs.
    • Aucun développeur ne devrait être tenu de payer des frais ou des parts de revenus injustes, déraisonnables ou discriminatoires, ni de vendre au sein de son application ce qu'il ne souhaite pas vendre, comme condition d'accès à l'App Store.
    • Aucun propriétaire d'App Store ne doit interdire à des tiers de proposer des boutiques 'applications concurrentes sur sa plateforme, ni décourager les développeurs ou les consommateurs de les utiliser.
    • Tous les App Stores seront transparents en ce qui concerne leurs règles et politiques et leurs possibilités de promotion et de commercialisation, les appliqueront de manière cohérente et objective, notifieront les changements et mettront à disposition une procédure rapide, simple et équitable pour résoudre les litiges.

    Microsoft se positionne en exemple en matière de gestion de boutique d’applications

    « Pour les développeurs de logiciels, les magasins d'applications sont devenus une passerelle essentielle vers certaines des plateformes numériques les plus populaires au monde. Nous avons, comme d'autres, soulevé des questions et, parfois, exprimé des inquiétudes au sujet des app stores sur d'autres plateformes numériques. Cependant, nous reconnaissons que nous devons prêcher par la pratique », écrivait le géant technologique au début du mois en cours. D’où la publication par ce dernier d’une dizaine de principes :

    • Les développeurs auront la liberté de choisir de distribuer leurs applications pour Windows par l'intermédiaire de notre boutique d'applications. Nous ne bloquerons pas les app stores concurrents sur Windows.
    • Nous n'empêcherons pas à une application de tourner sur Windows sur la base de considérations en lien avec le business model d'un développeur ou de la manière dont il fournit du contenu et des services, notamment si le contenu est installé sur un appareil ou diffusé en continu depuis le cloud.
    • Nous n'empêcherons pas à une application de tourner sur Windows au motif de ce que le développeur d'une application donnée a choisi de faire usage de son propre système de paiement pour le traitement des achats effectués dans son application.
    • Nous donnerons aux développeurs, en temps utile, des informations sur les interfaces d'interopérabilité que nous utilisons sur Windows, comme indiqué dans nos principes d'interopérabilité.
    • Chaque développeur aura accès à notre app store tant qu'il répondra à des normes et exigences objectives, notamment en matière de sécurité, de confidentialité, de qualité, de contenu et de sécurité numérique.
    • Notre app store facturera des frais raisonnables qui reflètent la concurrence à laquelle nous sommes confrontés de la part des autres app stores sur Windows et ne forcera pas un développeur à vendre dans son application ce qu'il ne veut pas.
    • Notre boutique d’applications n'empêchera pas les développeurs de communiquer directement avec leurs utilisateurs par le biais de leurs applications à des fins commerciales légitimes.
    • Notre app store tiendra nos propres applications selon les mêmes normes que les applications concurrentes.
    • Microsoft n'utilisera aucune information ou donnée non publique de son app store concernant l'application d'un développeur pour lui faire concurrence.
    • Notre boutique d’applications sera transparente en ce qui concerne ses règles et politiques et ses possibilités de promotion et de commercialisation, les appliquera de manière cohérente et objective, notifiera les changements et mettra à disposition une procédure équitable pour résoudre les litiges.

    Source : Coalition for App Fairness

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette initiative ? L’industrie du développement informatique en avait-elle besoin ?
    Quel commentaire faites-vous des dix exigences formulées par la coalition ? Quelles sont celles qui ne vous paraissent pas équitables pour chacune des parties (propriétaires de boutiques d’applications et développeurs) ?

    Voir aussi :

    Face au Congrès américain, Jeff Bezos déclare qu'il ne peut pas garantir que les employés d'Amazon n'ont pas accès aux données des vendeurs tiers pour favoriser les produits de son entreprise
    Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars grâce notamment à la vente de contenus additionnels
    Après un bras de fer qui aura duré près de deux ans, Epic abandonne le combat et publie Fortnite sur PlayStore, regrettant que Google rende extrêmement mince la possibilité d'éviter le Play Store
    Google assure que Fortnite ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur sur le Play Store s'il veut revenir et que sa taxe de 30 % est valable pour tous, Epic dénonce un abus de position dominante
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  17. #197
    Invité
    Invité(e)
    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message


    « Pour la plupart des achats effectués dans son App Store, Apple prélève 30 % du prix d'achat. Aucun autre frais de transaction - quel que soit le secteur d'activité - ne s'en approche.

    Les plaignants ont ils été voir du coté de la grande distribution, ou bien encore des marges réalisées par les industriels vis à vis des producteurs de denrées vivrières? Les 30% sont souvent dépassés. Pour des mobiles parfois justes et équitables, parfois non. En cela leur mouvement est juste et pertinent.

    30% c'est le coût de référencement, d’hébergement, de distribution, de "contrôle" d’intégrité et de fiabilité des packages, de la distribution des kits de développement, etc. Ainsi que le coût d'un bonne visibilité sur une plateforme comme l'AppStore.

    Epic, Matchgroup, Spotify et comparses crachent dans la soupe en souhaitant rogner sur cette marge et hurlent être victimes d'un système mafieux.

    Tandis qu'eux mêmes renflouent leurs caisses en vendant des goodies numériques à des mineurs, exploitent la solitude des adultes en commercialisant des options payantes sans qu'il y ai de réels surcoûts, en terme d'exploitation, (par ex. permettre à un utilisateur de Tinder de voir qui a "matché" son profil sans avoir matché au préalable).
    Sans parler de Spotify qui a ruiné l'industrie du disque et ne reverse qu'un misérable pécule aux ayants droits (j'avais lu je ne sais plus où que Massive Attack ne touchait que 6000£ par an pour des millions de titres écoutés).

    En d'autre termes la cause est noble mais c'est aussi le modèle de l'arroseur arrosé.

    Quand à Microsoft qui se fait parangon de cette cause, je crois rêver...

  18. #198
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Les plaignants ont ils été voir du coté de la grande distribution, ou bien encore des marges réalisées par les industriels vis à vis des producteurs de denrées vivrières? Les 30% sont souvent dépassés. Pour des mobiles parfois justes et équitables, parfois non.
    Ta comparaison est pire que grotesque, les magasins physique ont des frais énormes que n'ont pas ces plateformes en ligne, comme un très grand nombre d’employés (ce qui coûte une fortune avec les charges), la sécurité, le ménage, l’Encadrement, le loyer, le chauffage, etc.
    Ta comparaison avec les "denrée" vivrières est encore plus ridicule, sur ces denrées le coût de tri et d’emballage, stockage et transport, plus le problème des pertes et invendus est énorme et c'est pourquoi on se retrouve avec un coût global très supérieur au coût de production basique. Pour ces dernières le problème est pas simple, même si tu décidais d’acheter tes carottes toi même à un producteur local, à moins que ça soit ton voisin le coût de transport fait que ça va te faire très cher la carotte au final.

    Je pense que tout compris le coût de vente de ces plateformes en ligne doit être moins de 5%, y compris en incluant les coûts humains, le coût informatique est très certainement inférieur de 1%.

    Ces tarifs prohibitifs ce sont simplement des monopoles et rien d'autres

    La solution c'est la multiplication des appstores pour faire naître une vrai concurrence.
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  19. #199
    Invité
    Invité(e)
    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Ta comparaison est pire que grotesque, les magasins physique ont des frais énormes que n'ont pas ces plateformes en ligne, comme un très grand nombre d’employés (ce qui coûte une fortune avec les charges), la sécurité, le ménage, l’Encadrement, le loyer, le chauffage, etc.
    Un datacenter coute très très très cher!!! Et lorsque tu télécharge une appli Epic, Matchgroup ou autre le package ne "descend" pas d'un DC xyz mais bien d'un DC Apple.

    Ce qui est grotesque c'est que tu ne comprends pas que les AppStore d'aujourd'hui sont les supermarchés d'hier.

  20. #200
    Membre actif
    30% c'est le coût de référencement, d’hébergement, de distribution, de "contrôle" d’intégrité et de fiabilité des packages, de la distribution des kits de développement, etc. Ainsi que le coût d'un bonne visibilité sur une plateforme comme l'AppStore.
    • le coût de référencement est vraiment un truc bateau, sans aucun moyen de le quantifier comme le coût d'une bonne visibilité . La plateforme decide de son prix, mais ce ne lui coute rien.
    • Pour l'hébergement, 1 Go dans le cloud, coute environ 2 centimes par mois. Fortnite pese environ 1.5Go. Si Epic Games fait une mise a jour par jour depuis 2 ans, ca coute 21.9 dollars par mois a Apple actuellement. Ce qui est totalement derisoire quand on voit l'argent que génère Fortnite sur mobile (plus d'1 milliards de dollars depuis le debut sur les stores).

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