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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Le grand vainqueur de la confrontation entre Slack et Microsoft sur Teams en Europe pourrait être Google
    Slack porte plainte contre Microsoft auprès de la Commission européenne pour pratiques anticoncurrentielles,
    l'accusant d'avoir illégalement lié son produit Teams à sa suite Office pour éliminer ses concurrents

    En mai 2020, le PDG de Slack, Stewart Butterfield, a déclaré que Microsoft Teams n'était pas un concurrent de Slack. Dans un entretien, Butterfield a révélé qu’au sein de sa structure, la société estime que « Microsoft a peut-être la préoccupation malsaine de chercher à nous tuer, et Teams est le véhicule pour le faire ». Il a rappelé que Slack a évidemment ses propres fonctionnalités d'appel vocal et vidéo, mais que ce n'est pas l'objectif principal de l'application, et souvent, les entreprises intègrent Zoom ou WebEx de Cisco à la place. Pendant la pandémie, Microsoft a déplacé les entreprises de Skype Entreprise vers Teams, qui se concentraient traditionnellement sur les appels vocaux et vidéo.

    Pourtant, ce mercredi, son entreprise a annoncé qu'elle avait porté plainte contre Microsoft devant la Commission européenne pour pratiques anticoncurrentielles. Dans un communiqué de presse, la messagerie assure que sa plainte apporte des détails sur les pratiques illégales et anticoncurrentielles de Microsoft consistant à abuser de sa position dominante sur le marché pour éteindre la concurrence en violation du droit de la concurrence de l’Union européenne. Elle reproche à Microsoft de profiter de sa position de force sur le segment professionnel pour imposer son service rival Teams et écraser toute concurrence. Elle indique notamment que Microsoft a illégalement lié son produit Teams à sa suite de productivité Office dominante sur le marché, obligeant son installation auprès de millions d'utilisateurs, bloquant sa suppression et cachant le coût réel pour les entreprises clientes. Après examen de la plainte, l'Union européenne décidera d'ouvrir ou non une enquête sur les pratiques de Microsoft.

    « Nous sommes convaincus que nous gagnons sur les mérites de notre produit, mais nous ne pouvons ignorer les comportements illégaux qui privent les clients de l’accès aux outils et aux solutions qu’ils souhaitent », a déclaré Jonathan Prince, vice-président des communications et des politiques chez Slack. « Slack menace la mainmise de Microsoft sur la messagerie professionnelle, la pierre angulaire d’Office, ce qui signifie que Slack menace le verrouillage de Microsoft sur les logiciels d’entreprise. »

    « Mais il s'agit d'un problème beaucoup plus important qu'un différend Slack contre Microsoft - il s'agit ici d'un proxy pour deux philosophies très différentes pour l'avenir des écosystèmes numériques, les passerelles contre les gardiens », a déclaré Prince. « Slack propose une approche ouverte et flexible qui aggrave la menace pour Microsoft, car il s'agit d'une passerelle vers une technologie innovante et de premier ordre qui rivalise avec le reste de la pile de Microsoft et donne aux clients la liberté de créer des solutions qui répondent à leurs besoins. Nous voulons être les 2% de votre budget logiciel qui rendent les 98% restants plus précieux; ils veulent à chaque fois les 100% de votre budget. »


    « Slack veut simplement une concurrence loyale et des règles du jeu équitables. Une concurrence saine stimule l'innovation et crée les meilleurs produits et le plus grand choix pour les clients. Les lois sur la concurrence et les lois antitrust sont conçues pour garantir que les entreprises dominantes ne soient pas autorisées à interdire illégalement la concurrence. Nous demandons à l’UE d’être un arbitre neutre, d’examiner les faits et d’appliquer la loi », a déclaré David Schellhase, avocat général chez Slack. « Microsoft revient à son comportement passé. Ils ont créé un produit faible et copié et l'ont lié à leur produit Office dominant, l'ont forcé à être installé et ont bloqué sa suppression, une copie conforme de leur comportement illégal pendant la "guerre des navigateurs". Slack demande à la Commission européenne de prendre des mesures rapides pour garantir que Microsoft ne puisse pas continuer à exploiter illégalement sa puissance d'un marché à un autre en regroupant ou en liant des produits. »

    Lancé en 2014, Slack a très vite été adopté par de nombreuses start-ups de la Silicon Valley. Avant de conquérir au fil des ans d'autres secteurs et d'autres territoires. Après avoir un temps considéré une acquisition début 2016, Microsoft a, lui, finalement pris le parti de lancer un service concurrent quelques mois plus tard avec Teams.

    Malgré son retard, Microsoft a vite pris ses marques. Comme Slack, elle propose également une version gratuite de son logiciel de collaboration de groupe. Le confinement a propulsé les deux structures : en avril 2020, Microsoft évoquait les 75 millions d'utilisateurs actifs quotidiens de Teams (une hausse de 70% en six semaines) tandis que fin mars, Slack a déclaré qu'il y avait 12,5 millions d'utilisateurs connectés simultanément.

    Dans les résultats trimestriels les plus récents de Microsoft, le PDG Satya Nadella a déclaré que la société avait 258 millions d’abonnés payants d'Office 365, ce qui inclut l'accès à Teams. Cela signifie que moins de 30% des utilisateurs professionnels d'Office 365 utilisent Teams chaque jour (pourcentage qui pourrait être revu à la baisse dès lors que nous prenons en compte le nombre d'utilisateurs de la version gratuite de Teams).

    L'éditeur attend de la Commission qu'elle force Microsoft à vendre Teams séparément. Actuellement, Teams est proposé gratuitement sur toutes les plateformes, avec l'essentiel de ses fonctions opérationnelles (toutes assez similaires à ce qu'offre Slack). Lorsqu'on prend un abonnement Office 365, Teams est inclus avec quelques services en plus, mais principalement liés à l'administration et à l'assistance technique.

    Slack a également une formule payante, mais avec quelques limitations qui peuvent devenir contraignantes en entreprise : un moteur de recherche limité aux 10 000 premiers messages publiés dans l'app et pas de partage d'écran ni de visioconférence de groupe, uniquement en 1:1.

    Source : Slack

    Et vous ?

    Quels outils de collaboration utilisez-vous en entreprise ?
    Avez-vous déjà utilisé Slack ? Microsoft Teams ? Qu'en pensez-vous ?
    Vers laquelle des deux plateformes va votre préférence ? Pourquoi ?
    Que pensez-vous de cette plainte et des raisons idéologiques évoquées ?
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  2. #2
    Membre actif
    On remarque que les arguments de Slack sont portés dans le sens du "Au secours, notre business nous échappe, faites quelque chose !"
    Microsoft utilise un produit qui existe depuis des dizaines d'années (SharePoint) contrairement à Slack et la "seule chose" que Microsoft a fait est de créer Teams qui fait office de passerelle entre différents outils de collaboration que soit des produits Microsoft (suite Office) ou les produits tiers (Slack, Trello, Youtube...)
    Il y en a plein de produits comme tel, car les outils de collaboration sont devenus à la mode.

    Slack souhaite être le seul sur le marché, ils ont été "précurseurs" mais ça ne le reste pas souvent.
    Slack possède une bonne part d'utilisateurs, il serait plus judicieux de continuer à améliorer leur produit plutôt que de faire la pleurnicheuse.
    Leur argument est : "nous préférons priver les utilisateurs de Teams de quelques privilèges pour que notre business soit plus florissant"
    Ces arguments ne valorisent pas du tout Slack et c'est bien dommage...

    Petite rectification par rapport aux arguments de Slack : Teams possède certes une version gratuite mais pour avoir un outil complet de collaboration, il est indispensable de prendre un abonnements Office 365 ce qui a un coût qui peut être plus élevé que Slack

  3. #3
    Rédacteur

    @Dasoft J'aurais été de ton avis si je n'avais pas vécu personnellement la situation suivante sur un projet :

    • utilisation de Slack sur un projet dans une équipe de taille raisonnable mais attachées à un grand groupe qui est totalement sur office365 historiquement (comme l'écrasante majorité pour ne pas dire totalité des grands groupes français)
    • pendant environ 4 ans le projet grossit et Slack n'est pas qu'un outil de chat pour nos équipes mais également un point central de notre supervision/CI/CD
      => Au niveau des api, leur écosystème est très riche avec entre autres :
      • une lib java qui permet de remonter des traces directement par nos applis
      • des outils comme elastalert qui s'interfacent automatiquement entre elasticstack et slack pour alerter des logs/métriques problématiques en temps réel
      • des intégrations avec gitlab, avec jenkins, avec jira, etc
      • leur api REST qu'on utilise dans nos déploiements ansible/puppet qui est très bien faite

      => Sur le groupe il y avait l'outil "Communicator" qui est devenu par la suite "Skype enterprise" qu'on utilisait pour faire des call à plusieurs avec des gens du groupe extérieur au projet mais utilisateurs/partenaires du projets
    • le projet à grossit et la version gratuite de Slack ne suffit plus pour conserver un historique raisonnable des messages mais on pouvais convaincre qu'on a besoin de cet outil qui n'est pas qu'un simple chat
    • office365 déploie Teams à la place de Skype Enterprise
      => des membres du projets se mettent dessus parce que l'historique des conversation reste (on est toujours pas abonné à la version payante de Slack)
      => les échanges baissent sur Slack du coup les bots/alertes de supervisions ne sont plus très regardés
      => on commence à nous demander de ré-écrire tout nos outils pour que ça publie dessus (avec une API beaucoup plus pauvre pour le coup mais ça marche quand même de façon satisfaisante)
      => la suite qui s'annonce sans doute : teams remplace officiellement slack sur le projet en question


    Qu'on ne s'y trompe pas j'entends totalement la motivation de la direction du projet qui se dit "bon le groupe paye déjà office365 pour nous, dedans y-a teams, ça fait le TAF je ne vais pas payer autre chose". Mais d'une certaine manière ça n'est pas les lacunes de Slack qui ont conduit à son abandon mais bien le fait que office était déjà déployé sur le groupe et que donc cette présence à elle seule à suffit à flinguer la présence d'un autre outil qui avait réellement sa valeur ajoutée reconnue par tous.

    Si teams était un autre produit de microsoft à acheter, on aurait jamais fait cette bascule, ça n'est donc pas une histoire de "Slack ne conviens pas à ses users en terme de features c'est de leur faute, ils savent pas répondre au besoin du marché" mais bien d'une pratique de concurrence déloyale à mon sens. Et si cette expérience se vit chez beaucoup de clients de Slack qui sont aussi client de office365 ça peut vite devenir catastrophique pour eux bien que ces derniers puissent faire tout les efforts du monde pour améliorer leur produit voire même pour devenir un concurrent de office365 sur toute la ligne ça ne suffirait pas : le problème vient déjà à la base du monopole de office365 dans les entreprises qui détruisait déjà la concurrence sur des produits cibles, et Slack s'ajoute à cette liste mais demain s'ils font la liaison avec github et linkedin qui leur appartiennent aussi et bah ça tuera d'autres choses encore et toujours la même problématique : la concurrence ne se fait plus sur la capacité d'une offre à répondre du mieux possible à la demande mais sur l'enracinement d'un groupe qui a un monopole historique qui fait que ça ne laisse aucune place aux nouvelles offres venu d'ailleurs.

    Du coup sans débattre du "est-ce légal ou pas", je comprends la plainte de Slack et je ne la vois pas du tout du même oeil que certains compétiteurs historiques qui pleurent sur l'arrivée des GAFAM sur leur marché et qui sans faire aucune évolutions significatives crient à la concurrence déloyale (par exemple des hébergeurs qui ont toujours pas de services managés compétitifs et qui attendent des aides publiques pour les mettre en oeuvre).

  4. #4
    Membre éclairé
    Les chouinements de Slack sont pathétiques , ils devraient aussi en profiter pour se plaindre de Discord ...

  5. #5
    Membre expert
    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    @Dasoft J'aurais été de ton avis si je n'avais pas vécu personnellement la situation suivante sur un projet :

    • utilisation de Slack sur un projet dans une équipe de taille raisonnable mais attachées à un grand groupe qui est totalement sur office365 historiquement (comme l'écrasante majorité pour ne pas dire totalité des grands groupes français)
    • pendant environ 4 ans le projet grossit et Slack n'est pas qu'un outil de chat pour nos équipes mais également un point central de notre supervision/CI/CD
      => Au niveau des api, leur écosystème est très riche avec entre autres :
      • une lib java qui permet de remonter des traces directement par nos applis
      • des outils comme elastalert qui s'interfacent automatiquement entre elasticstack et slack pour alerter des logs/métriques problématiques en temps réel
      • des intégrations avec gitlab, avec jenkins, avec jira, etc
      • leur api REST qu'on utilise dans nos déploiements ansible/puppet qui est très bien faite

      => Sur le groupe il y avait l'outil "Communicator" qui est devenu par la suite "Skype enterprise" qu'on utilisait pour faire des call à plusieurs avec des gens du groupe extérieur au projet mais utilisateurs/partenaires du projets
    • le projet à grossit et la version gratuite de Slack ne suffit plus pour conserver un historique raisonnable des messages mais on pouvais convaincre qu'on a besoin de cet outil qui n'est pas qu'un simple chat
    • office365 déploie Teams à la place de Skype Enterprise
      => des membres du projets se mettent dessus parce que l'historique des conversation reste (on est toujours pas abonné à la version payante de Slack)
      => les échanges baissent sur Slack du coup les bots/alertes de supervisions ne sont plus très regardés
      => on commence à nous demander de ré-écrire tout nos outils pour que ça publie dessus (avec une API beaucoup plus pauvre pour le coup mais ça marche quand même de façon satisfaisante)
      => la suite qui s'annonce sans doute : teams remplace officiellement slack sur le projet en question


    Qu'on ne s'y trompe pas j'entends totalement la motivation de la direction du projet qui se dit "bon le groupe paye déjà office365 pour nous, dedans y-a teams, ça fait le TAF je ne vais pas payer autre chose". Mais d'une certaine manière ça n'est pas les lacunes de Slack qui ont conduit à son abandon mais bien le fait que office était déjà déployé sur le groupe et que donc cette présence à elle seule à suffit à flinguer la présence d'un autre outil qui avait réellement sa valeur ajoutée reconnue par tous.

    Si teams était un autre produit de microsoft à acheter, on aurait jamais fait cette bascule, ça n'est donc pas une histoire de "Slack ne conviens pas à ses users en terme de features c'est de leur faute, ils savent pas répondre au besoin du marché" mais bien d'une pratique de concurrence déloyale à mon sens. Et si cette expérience se vit chez beaucoup de clients de Slack qui sont aussi client de office365 ça peut vite devenir catastrophique pour eux bien que ces derniers puissent faire tout les efforts du monde pour améliorer leur produit voire même pour devenir un concurrent de office365 sur toute la ligne ça ne suffirait pas : le problème vient déjà à la base du monopole de office365 dans les entreprises qui détruisait déjà la concurrence sur des produits cibles, et Slack s'ajoute à cette liste mais demain s'ils font la liaison avec github et linkedin qui leur appartiennent aussi et bah ça tuera d'autres choses encore et toujours la même problématique : la concurrence ne se fait plus sur la capacité d'une offre à répondre du mieux possible à la demande mais sur l'enracinement d'un groupe qui a un monopole historique qui fait que ça ne laisse aucune place aux nouvelles offres venu d'ailleurs.

    Du coup sans débattre du "est-ce légal ou pas", je comprends la plainte de Slack et je ne la vois pas du tout du même oeil que certains compétiteurs historiques qui pleurent sur l'arrivée des GAFAM sur leur marché et qui sans faire aucune évolutions significatives crient à la concurrence déloyale (par exemple des hébergeurs qui ont toujours pas de services managés compétitifs et qui attendent des aides publiques pour les mettre en oeuvre).
    Non le problème dans ton cas c'est que tu semblais être sur une version de Slack totalement non-contrôlé par ta DSI, donc sans aucune sécurité au niveau des données sensible qui pouvait s'y trouver. C'est d'ailleurs là ou est la plus-value, Slack arrive dans les compagnies ne générales sous le manteau, sans aucun contrôle, la Microsoft arrive et leur dit, voilà pour ce besoin on vous propose cet outil, normal qu'il accepte. Puis il est très facile de ne pas installer Teams si on le souhaite contrairement à ce qui est dit.

    Pour le coup je trouve la réaction de Slack en effet très ouin ouin. Je ne pense pas que forcer Microsoft à créer un nouveau plan dès qu’il sort un nouvel outil très efficace, surtout que Teams est plus une surcouche de tous ce qui est déjà présent, un peu comme Delve. Ça voudrait dire que pour utiliser Teams les clients doivent forcement payer Teams + OneDrive/SharePoint/Exchange…

    De plus je réagirai sur un point :

    on commence à nous demander de ré-écrire tout nos outils pour que ça publie dessus (avec une API beaucoup plus pauvre pour le coup mais ça marche quand même de façon satisfaisante)
    Pour publier sur un Teams il suffit d'envoyer un email, j'aimerai bien savoir quel outil d'alerte aujourd'hui ne serai pas capable d'envoyer un email ?
    Ce post à été écrit par un panda
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  6. #6
    Rédacteur

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Pour publier sur un Teams il suffit d'envoyer un email, j'aimerai bien savoir quel outil d'alerte aujourd'hui ne serai pas capable d'envoyer un email ?
    Ais-je dit qu'on arrivait pas à publier dessus ? On y arrive très bien t'en fait pas pour nous et fort heureusement on a pas besoin de faire d'envoi de mail pour ça, y-a un webhook http un peu plus adapté à ce besoin.
    Ca reste quand même beaucoup plus pauvres en terme d'api et en terme d'éco-systèmes autours (bots/apps tout(e)s prêt(e)s comme cloverpop, librairies publiées dans maven, npm + intégration natives avec tout les outils modernes de CI/CD comme gitlab, jenkins, ou de management de projet comme la suite attlassian).

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Puis il est très facile de ne pas installer Teams si on le souhaite contrairement à ce qui est dit.
    Je ne vois pas en quoi j'ai fait cette affirmation, et en quoi cela contredit le fait que Microsoft publie un outil qui est clairement bien plus pauvre mais profite de son positionnement sur d'autres outils phares avec lesquels ils ont le monopole depuis une trentaine d'années ou plus pour imposer cet outil et écraser les autres peu importe leur niveau de réponse au marché.

    Je maintiens ce que je dit : on est clairement pas dans une concurrence saine basée sur la capacité d'un acteur à performer dans sa réponse à un besoin du marché mais dans le fait d'être positionné dans une suite d'outils qui font l'objet d'un monopole dans les entreprises ou pas. J'ai rien contre l'outil Teams en lui même, mais quoique vous disiez de la réaction de Slack, les dés avec lesquels Microsoft joue quand ils sortent cet outil sont quand même pipés.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Non le problème dans ton cas c'est que tu semblais être sur une version de Slack totalement non-contrôlé par ta DSI, donc sans aucune sécurité au niveau des données sensible qui pouvait s'y trouver.
    Totalement hors sujet avec le débat. Le sujet c'est pas du tout "est-ce qu'une entreprise a raison de demander d'utiliser Teams quand elle est déjà abonnée à o365" mais "qu'est-ce qui est une concurrence saine et qu'est-ce qui est une concurrence déloyale sur un marché d'entreprises". Je me sert d'un exemple vécu personnellement pour illustrer en quoi les dés avec lesquels joue Microsoft sont pipés quand ils introduisent sur le marché pro un nouvel outil qui n'est pas forcément de bonne qualité.

    Et clairement Microsoft est une entreprise championne en la matière avec tout les Windows 95/98/ME/Vista et IE qu'on s'est tapé dans la souffrance pendant des lustres. Je vous rappel que pour qu'ils se mettent à tuer IE et développer un navigateur qui tient la route, on a du leur interdire d'installer IE par défaut mais proposer d'installer les navigateurs de la concurrence. Il y a souvent besoin d'intervenir avec eux...

    Quant à la protection des données sensibles, ne t'en fait pas pour nous, bien avant l'existence de Teams on avait une gouvernance et des consignes sur quel est le canal pour propager certains types d'informations/fichiers (notamment sharepoint qu'on utilisait déjà avant). Mais encore une fois c'est pas le sujet du tout

  7. #7
    Membre expert
    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Ais-je dit qu'on arrivait pas à publier dessus ? On y arrive très bien t'en fait pas pour nous et fort heureusement on a pas besoin de faire d'envoi de mail pour ça, y-a un webhook http un peu plus adapté à ce besoin.
    Ca reste quand même beaucoup plus pauvres en terme d'api et en terme d'éco-systèmes autours (bots/apps tout(e)s prêt(e)s comme cloverpop, librairies publiées dans maven, npm + intégration natives avec tout les outils modernes de CI/CD comme gitlab, jenkins, ou de management de projet comme la suite attlassian).
    Je n’ai pas dit que tu n’y arrivais pas, j’ai dit que c’était simple de publier dessus, même par API ce n’est franchement pas compliquer de publier une information dans Teams. Peut-être que ce que tu trouves « Pauvre et mal foutu » c’est tous simplement car tu ne connais pas l’environnement Microsoft. Au contraire tous les API Office vont vers l’unification est c’est maintenant assez simple de récupérer/alimenter n’importe quel brique.
    Ensuite ton soucie ne vient pas que de Teams, mais de ton environnement. Dans l’environnement Microsoft, Gitlab/jenkins/maven/attlassian ce n’est franchement pas les plus utiliser. Il est normal que les connecteurs de Teams soit en priorités sur les environnements que Microsoft utilise.
    La liste des connecteurs s’agrandira au fur et à mesure, mais elle est déjà plutôt longue pour une app si jeune

    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Je ne vois pas en quoi j'ai fait cette affirmation, et en quoi cela contredit le fait que Microsoft publie un outil qui est clairement bien plus pauvre mais profite de son positionnement sur d'autres outils phares avec lesquels ils ont le monopole depuis une trentaine d'années ou plus pour imposer cet outil et écraser les autres peu importe leur niveau de réponse au marché.
    Tu ne l’as pas fait, c’était une réponse à un argument donné par Slack
    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    , et en quoi cela contredit le fait que Microsoft publie un outil qui est clairement bien plus pauvre mais profite de son positionnement sur d'autres outils phares avec lesquels ils ont le monopole depuis une trentaine d'années ou plus pour imposer cet outil et écraser les autres peu importe leur niveau de réponse au marché.

    Je maintiens ce que je dit : on est clairement pas dans une concurrence saine basée sur la capacité d'un acteur à performer dans sa réponse à un besoin du marché mais dans le fait d'être positionné dans une suite d'outils qui font l'objet d'un monopole dans les entreprises ou pas. J'ai rien contre l'outil Teams en lui même, mais quoique vous disiez de la réaction de Slack, les dés avec lesquels Microsoft joue quand ils sortent cet outil sont quand même pipés.
    Alors pauvre en fonctionnalité, non pas vraiment. Je me souviens vaguement des battlecard Teams vs Slack il n’y a que très peu d’écart entre Slack et Teams (et il me semble que c’est même plus Slack qui est en retard). Ce que tu lui reproche toi c’est plus un manque de connecteur avec des application tiers j’ai l’impression. Ce n’est en soit pas une fonctionnalité du produit. Surtout que c’est un besoin très spécifique (Se connecter avec du Jenkins ou du Maven) La plus grosse partie des utilisateurs ne sont pas forcément des développeurs ou même des IT. Donc non, Teams ne s’impose pas que parce qu’il est offert avec Office, mais bien parce qu’il répond à un vrai besoin en entreprise.
    A ce compte là on va tous commencer a porter plainte contre Microsoft et tous les autres, parce que forcement on ne joue jamais dans la même cours avec les GAFAM et on sait que quand ils s’attaquent a un secteur, ils ont les moins et la force de frappe défaire quelque chose. Mais c’est un débat bien plus grand que Teams VS Slack…


    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Totalement hors sujet avec le débat. Le sujet c'est pas du tout "est-ce qu'une entreprise a raison de demander d'utiliser Teams quand elle est déjà abonnée à o365" mais "qu'est-ce qui est une concurrence saine et qu'est-ce qui est une concurrence déloyale sur un marché d'entreprises". Je me sert d'un exemple vécu personnellement pour illustrer en quoi les dés avec lesquels joue Microsoft sont pipés quand ils introduisent sur le marché pro un nouvel outil qui n'est pas forcément de bonne qualité.
    Oui mais ton expérience te dit aussi que Teams est moins bon que Slack et qu’il s’impose que parce qu’il est donné, or c’est ton point de vue de développeur, le service RH, Commercial, Finance, etc, Il ne serait pas du tout d’accord avec toi et dirait que Teams s’impose car il est facile d’utilisation et se connecte facilement avec tous ce qu’il utilise.
    Donc encore une fois on fait quoi ? On vend Teams a part ? Bah non vu qu’il ne peut pas être séparer d’Office 365, ce n’est pas comme Booking ou Keizala

    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Et clairement Microsoft est une entreprise championne en la matière avec tout les Windows 95/98/ME/Vista et IE qu'on s'est tapé dans la souffrance pendant des lustres. Je vous rappel que pour qu'ils se mettent à tuer IE et développer un navigateur qui tient la route, on a du leur interdire d'installer IE par défaut mais proposer d'installer les navigateurs de la concurrence. Il y a souvent besoin d'intervenir avec eux...
    C’était une autre époque, un autre état d’esprit, un autre CEO surtout… le passé ne peut pas prédire le futur

    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Quant à la protection des données sensibles, ne t'en fait pas pour nous, bien avant l'existence de Teams on avait une gouvernance et des consignes sur quel est le canal pour propager certains types d'informations/fichiers (notamment sharepoint qu'on utilisait déjà avant). Mais encore une fois c'est pas le sujet du tout
    Bah si c’est toujours le sujet, Teams est utiliser et déployer parce que ça permet de sécuriser l’ensemble des échanges et des fichiers de l’entreprise. Toi tu trouves que Slack est bien mieux. Bah un mec en charge de la compliance va te dire que non Teams se déploie parce que c’est plus simple et que ça répond a 80% des besoin de l’entreprise. Tu ne peux pas décider que cette partie de l’app est hors sujet et celle-ci non. Si on veut expliquer le succès de Teams contre Slack il faut justement prendre la global picture, sinon ca n’a aucun sens
    Ce post à été écrit par un panda
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  8. #8
    Rédacteur

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Ensuite ton soucie ne vient pas que de Teams, mais de ton environnement. Dans l’environnement Microsoft, Gitlab/jenkins/maven/attlassian ce n’est franchement pas les plus utiliser. Il est normal que les connecteurs de Teams soit en priorités sur les environnements que Microsoft utilise.
    Donc si on pousse ton argumentaire jusqu'au bout, comme dans la gouvernance de nos entreprises on est sous le monopole de o365, pour avoir une meilleure intégration avec nos projets de dev il faudrais qu'on utilise que des technos de l'éco-système microsoft. C'est bien le problème qu'on dénonce justement : on dois pas nous adapter nos besoins à une solution mais choisir la solutions qui réponds le mieux à nos besoins à nous.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Ce que tu lui reproche toi c’est plus un manque de connecteur avec des application tiers j’ai l’impression
    Exactement, car pour moi c'est ça le besoin qu'on a adressé via Slack. Faire des confs calls ou du chatting on avait déjà ce qu'il fallait, si on a pris Slack c'est pas juste pour le besoin de chatter en équipe loin de la.
    Et donc on adresse un besoin de la meilleure façon possible, mais une autre application arrive derrière, adresse aussi ce besoin mais demande plus de "glue" pour arriver au même niveau de service et donc on en reviens à ce que je dit : finalement cette application ne gagne pas sur sa performance à adresser un besoin utilisateur mais repose totalement sur la présence d'autres outils du même constructeur au sein du groupe.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    La plus grosse partie des utilisateurs ne sont pas forcément des développeurs ou même des IT
    Chez nous si comme chez beaucoup d'autres. On a besoin d'un outil d'alerting temps réel partagé avec un outil de comme interne à un plateau composé de features teams DevOps/Scrum/Kanban.

    C'est pas un outil que l'on met en place pour répondre à une problématique de communication inter-entités au sein du groupe, on avait un besoin qu'on a adressé avec l'application qui nous a semblé la plus adaptée à un instant T (après pour tout te dire on réfléchissait aussi à migrer vers Mattermost ou Zulip).

    Donc c'est pas parce que tu estime que la totalité des utilisateurs ne sont pas de l'IT (ça reste à prouver car t'as des groupes de 250k de personnes dont l'écrasante majorité bossent comme MOE sur des projets et ont potentiellement ce type de besoins) que notre besoin n'existe pas et ne dois pas être adressé. Et ça deviens problématique lorsque l'on demande de faire des concessions sur l'expression d'un besoin pour des raisons qui sont purement d'ordre politique/arrangement/monopole.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    or c’est ton point de vue de développeur, le service RH, Commercial, Finance, etc, Il ne serait pas du tout d’accord avec toi et dirait que Teams s’impose car il est facile d’utilisation et se connecte facilement avec tous ce qu’il utilise.
    Faut arrêter avec les "c'est ton point de vue de techos qui comprend rien aux enjeux d'un groupe de grande taille". On adresse pas le même besoin, si j'avais besoin d'inclure les RH dans ces channel de discussion, ça serait un besoin différent. Au final sur teams dans les channels qu'on crée, on vois que les membres des features teams. Faut arrêter justement quand un groupe exprime un besoin de vouloir l'agréger à d'autres besoins imaginaires qui serait dans un ordre de grandeur plus grand. On parle pas de la même chose surtout.


    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Bah si c’est toujours le sujet, Teams est utiliser et déployer parce que ça permet de sécuriser l’ensemble des échanges et des fichiers de l’entreprise. Toi tu trouves que Slack est bien mieux. Bah un mec en charge de la compliance va te dire que non Teams se déploie parce que c’est plus simple et que ça répond a 80% des besoin de l’entreprise. Tu ne peux pas décider que cette partie de l’app est hors sujet et celle-ci non. Si on veut expliquer le succès de Teams contre Slack il faut justement prendre la global picture, sinon ca n’a aucun sens
    Bah pas vraiment, on te dit "on a besoin de ça", tu nous explique qu'il va falloir nous en passer ou adapter notre besoin pour "the greater good" d'un autre besoin qui n'existe pas chez nous (inclure des personnes non-techs et non rattachées à la surveillance de nos projets dans notre outil d'échange tech+surveillance). J'ai déjà dit les raisons qui font qu'on passe à Teams, pas la peine de nous inventer d'autres besoins qui n'existent pas chez nous : on a besoin de garder l'historique, il faut payer Slack, or Teams est présent dans o365 et c'est déjà payé par le groupe, ça va pas plus loin que ça (et comme je l'ai déjà dit, c'est une raison que je trouve valable côté chez nous mais du coup qui illustre la façon dont Microsoft se débarrasse de ses compétiteurs).

    Et le sujet est toujours détourné car tu évite la question de : est-ce une concurrence saine lorsqu'elle ne se base donc plus sur la capacité d'une offre à performer dans sa réponse à un besoin de la demande point final.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Donc encore une fois on fait quoi ? On vend Teams a part ? Bah non vu qu’il ne peut pas être séparer d’Office 365, ce n’est pas comme Booking ou Keizala
    Bah on se positionne pas en concurrence déloyale pour évincer un outil qui fait son apparition dans une entreprise. Il aurait fallut commencer par le vendre Teams déjà ^^

    "Ah y-a un nouvel outil sur un marché sur lequel je ne suis pas positionné mais qui fait des intégrations avec d'autres outils qui risquent de me faire de l'ombre genre encourage des technos opensource, la suite atlassian/bitbucket ou gitlab toussa, Google Gsuit malheur !!!! Allez hop je sort un truc beaucoup plus basique que je fait pas payer en surcoût la ou je suis déjà assis comme ça je tue l'autre dans l'oeuf". C'est ça la pratique de concurrence déloyale qui est dénoncée.

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    C’était une autre époque, un autre état d’esprit, un autre CEO surtout… le passé ne peut pas prédire le futur
    Pour qu'ils changent, ils ont du prendre des coup. Et donc quand un truc ne va pas, il faut taper.
    A une époque ils ont cherché à tuer Linux en injectant de l'argent dans SCO pour qu'elle revendique des droits de propriété intellectuelles sur le code d'Unix soi-disant "copié".

    Aujourd'hui ils ont enfin compris qu'on pouvais faire du business sain avec Linux sans chercher à nous imposer son OS catastrophique pour de l'infra cloud en prod. Et du coup oui, je ne suis pas un "anti-microsoft" primaire, j'apprécie le travail qu'ils ont fait sur Azure par exemple, j'utilise visual studio code sur mon mac, j'utilise npm, github (même si je suis un peu plus team gitlab), LinkedIn aussi. Par contre je veux pas qu'on m'impose des outils qui n'adressent pas de manière optimale mes besoins. Et ce que j'aime bien chez les outils que j'ai cité : ils adressent mes besoins sans chercher à me faire changer ma façon de les exprimer pour que je rentre totalement dans leur éco-système ce qui n'étais pas le cas de tout ce qui tourne autour de Windows autrefois et o365 aujourd'hui (d'ailleurs dans la société que j'ai monté depuis on est sur Gsuit mais c'est un autre débat).

  9. #9
    Membre expert
    Mais non encore une fois Teams ne c'est pas déployé juste parce qu'il était dans le suite Office 365. C'est un de ces avantages, mais c'est nier bcp d'autre facteur qui font sont succès. Il c'est imposé face à Slack car dans l'ensemble il est meilleur que Slack et parce qu’il a été mieux vendu que Slack. En termes de fonctionnalités, d'intégration avec les produits utilisé en entreprise, de sécurité. Donc oui le discours de Slack est très « ouin ouin »

    Je viens devoir par exemple cette news :
    https://customers.microsoft.com/en-u...echnical-teams

    Tu crois quoi, le DSI il c’est levé ce matin et il a dit : Hope allez on active Teams chez tout le monde ? Non y'a eu des mois (parfois même des années) d'avant-vente, de présentation, des équipes interne chez Microsoft dédié à vendre Teams et à remonter tous les points bloquants aux équipes produit pour les résoudre. Je ne vois pas de concurrence déloyale moi, je vois un vrai travail de Microsoft pour positionner Teams comme il l’ont fait par exemple pour Azure.
    Azure on ne peut pas dire qu’il a été vendu avec Office 365, il a pourtant bien percé en entreprise maintenant, et ca c’est parce qu’il a eu un énorme pivot chez eux pour dire « : Maintenant la priorité c’est de vendre
    Azure.
    Bah Teams il c’est passé exactement la même chose. Y’a eu un gros “Go on doit vendre Teams” Normal que cela se traduise dans les chiffres.

    Oui il faut lutter contre la concurrence déloyale, mais i ne faut pas en voir partout non plus, sinon ça revient sur le débat, faut-il démanteler les GAFAM...
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  10. #10
    Rédacteur

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Azure on ne peut pas dire qu’il a été vendu avec Office 365, il a pourtant bien percé en entreprise maintenant, et ca c’est parce qu’il a eu un énorme pivot chez eux pour dire « : Maintenant la priorité c’est de vendre
    Azure.
    Il reste quand même loin derrière AWS et GCP et la ou il se positionne, ils ont bien travaillé sur des marchés qui était déjà rallié à leur cause depuis des décennies comme le secteur de la santé par exemple. Mais je ne vais pas les critiquer pour cette raison, la c'est "fair" de leur part et leur produit a été bien travaillé et surtout il s'agit bien du développement d'un nouveau produit concurrentiel (ça soulève d'autres débats sur la souveraineté numérique en revanche de nos institutions et aussi sur la fiscalité des GAFAM en europe qui cimentent également la base d'une concurrence très déloyale sur les tarifs mais ce sont d'autres débats même s'ils sont assez voisins).

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Il c'est imposé face à Slack car dans l'ensemble il est meilleur que Slack et parce qu’il a été mieux vendu que Slack.
    Il t'appartiens de penser qu'il a été "mieux vendu que Slack". Slack a réussi à signer avec 12 millions d'utilisateurs sur un nouveau produit, un nouveau marché, une nouvelle offre. Microsoft a déployé non pas un nouveau produit mais une fonctionnalité supplémentaire sur leur service avec une base d'utilisateurs déjà acquis sur un monopole assez douteux sommes toutes (du même ordre que "Windows présent par défaut sur toutes les machines grand publique" ce qui est toujours le cas aujourd'hui).

    Toute cette affaire reposera justement la dessus : est-ce la capacité à Microsoft d'avoir mieux marketer son produit qui fait ce succès, ou est-il vraiment supérieure à la concurrence en terme de features ou de design/sécurité (permet-moi d'en douter très fortement surtout au vu des nombreuses news qui sont passées pendant la période covid avec des crash intempestifs récurrents au début de la période) ou est-ce les raisons exprimées plus haut.

    J'aurais pensé la même chose si s'était un outil que Google intégrerai dans Gsuit sans changement de tarification et dans le cas ou Gsuit aurait la même assise que o365 du à leur historique de monopole sur la suite office, ce qui est loin d'être le cas.

  11. #11
    Membre expert
    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Il reste quand même loin derrière AWS et GCP et la ou il se positionne, ils ont bien travaillé sur des marchés qui était déjà rallié à leur cause depuis des décennies comme le secteur de la santé par exemple. Mais je ne vais pas les critiquer pour cette raison, la c'est "fair" de leur part et leur produit a été bien travaillé et surtout il s'agit bien du développement d'un nouveau produit concurrentiel (ça soulève d'autres débats sur la souveraineté numérique en revanche de nos institutions et aussi sur la fiscalité des GAFAM en europe qui cimentent également la base d'une concurrence très déloyale sur les tarifs mais ce sont d'autres débats même s'ils sont assez voisins).
    Pas si loins je trouve, non deja ils sont devant GCP et pour AWS il me semble qu'il sont assez proche sur la partie PaaS, il n'y a que sur le IaaS ou ils sont a la traine comparer a AWS.



    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    Il t'appartiens de penser qu'il a été "mieux vendu que Slack". Slack a réussi à signer avec 12 millions d'utilisateurs sur un nouveau produit, un nouveau marché, une nouvelle offre. Microsoft a déployé non pas un nouveau produit mais une fonctionnalité supplémentaire sur leur service avec une base d'utilisateurs déjà acquis sur un monopole assez douteux sommes toutes (du même ordre que "Windows présent par défaut sur toutes les machines grand publique" ce qui est toujours le cas aujourd'hui).

    Toute cette affaire reposera justement la dessus : est-ce la capacité à Microsoft d'avoir mieux marketer son produit qui fait ce succès, ou est-il vraiment supérieure à la concurrence en terme de features ou de design/sécurité (permet-moi d'en douter très fortement surtout au vu des nombreuses news qui sont passées pendant la période covid avec des crash intempestifs récurrents au début de la période) ou est-ce les raisons exprimées plus haut.

    J'aurais pensé la même chose si s'était un outil que Google intégrerai dans Gsuit sans changement de tarification et dans le cas ou Gsuit aurait la même assise que o365 du à leur historique de monopole sur la suite office, ce qui est loin d'être le cas.
    Alors parce que Slack est arrivé le premier il devrait avoir la part de marché qui vient avec son succès d'estime ? Ce n'est pas comme ça que le monde marche. Un produit arrive à s'imposer par rapport à ses concurrent grâce à sa qualité (ce qu’indéniablement Teams a) et sa capacité à être vendu (Ce que Microsoft a aussi). S’il est mieux marketé ce n'est pas de la concurrence déloyale, c'est juste qu’ils sont meilleurs aussi en marketing.

    Regarde Sway, c'est un bon produit aussi, livré avec la suite Office. Tu en connais bcp des gens qui ont arrêté PowerPoint pour faire du Sway ? Non, mais si demain Microsoft adopte une stratégie de "Sway first" tu vas voir qu'il va très certainement finir par percer.

    Même chose avec Flow Powerapps, délaissé pendant un moment dans un coin, maintenant ils veulent accélérer le déploiement de leur PowerPlateform et ça se sent qu'il mette les moyens dessus.

    Mon point de vue et expérience sur les déploiements de Teams (Que je n'ai pas fait moi-même mais que j’ai vu de loin) C'est que le succès n'est pas lié à des pratique anticoncurrentiel (sujet auquel je pense Microsoft fait maintenant très attention a ça) Mais juste a plus d’énergie (de moyen humain et financier) pour arriver à ce résultat. Et pas juste « Tiens c’est gratuit, installe-moi ca et ne pose pas trop de question, fait moi confiance. »

    Moi j’ai l’impression que la stratégie marketing de Slack était juste mal joué en étant très vite catalogué que comme un produit pour les dev et les startup
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  12. #12
    Chroniqueur Actualités

    Le grand vainqueur de la confrontation entre Slack et Microsoft sur Teams en Europe pourrait être Google
    Le grand vainqueur de la confrontation entre Slack et Microsoft à propos de Teams en Europe pourrait être Google,
    qui se prépare à les affronter sur ce terrain

    Il y a quelques jours, Slack a porté plainte contre Microsoft devant la Commission européenne pour pratiques anticoncurrentielles. Le service de messagerie reproche à Microsoft de profiter de sa position de force sur le segment professionnel pour imposer son service rival Teams et écraser toute concurrence. Il indique notamment que Microsoft a illégalement lié son produit Teams à sa suite de productivité Office dominante sur le marché, obligeant son installation auprès de millions d'utilisateurs, bloquant sa suppression et cachant le coût réel pour les entreprises clientes. Jonathan Prince, vice-président des communications et des politiques chez Slack, précise dans un communiqué que « Slack demande à la Commission européenne de prendre des mesures rapides pour garantir que Microsoft ne puisse pas continuer à exploiter illégalement sa puissance d'un marché à un autre en regroupant ou en liant des produits. »

    Après examen de la plainte, l'Union européenne décidera d'ouvrir ou non une enquête sur les pratiques de Microsoft.

    Mais le grand gagnant de cette guerre pourrait bien être Google

    Après avoir soutenu pendant des mois que Microsoft Teams n'était pas un véritable concurrent de Slack et ressemblait davantage à Zoom, Slack a finalement admis ce qui était clair depuis le début : Microsoft Teams est un concurrent et Slack a du mal à rivaliser avec Microsoft. Ce n’est pas un aveu surprenant, mais si Slack a du mal à rivaliser avec Microsoft, il devra faire face à une concurrence encore plus sévère une fois que Google aura enfin pris ses marques. Après avoir cherché a faire populariser des applications de communication pendant des années, il y a des signes qui indiquent que Google est désormais prêt à affronter Slack, Microsoft Teams et Zoom.

    La stratégie de Google au sein des entreprises a d'énormes implications sur la bataille antitrust que Slack voudrait engager contre Microsoft en Europe. Slack va devoir faire face à deux grandes entreprises technologiques qui profitent de la domination de leurs produits pour prendre une part importante du secteur des communications sur le lieu de travail. Si Slack parvient à convaincre l'UE de prendre des mesures contre l'offre groupée de Microsoft, elle est toujours confrontée à la menace imminente de Google qui regroupe ses propres applications et services de la même manière.

    En fait, la plainte relative à la concurrence de Slack vise uniquement Microsoft et se concentre sur le fait que l'éditeur ait regroupé ses offres Teams et son abonnement Office 365 : « Ce que nous demandons, c'est que Teams soit séparé de la suite Office et vendu séparément avec un prix commercial équitable associé à celui-ci afin qu'il y ait une véritable concurrence sur le mérite avec notre produit », a expliqué David Schellhase, responsable juridique de Slack.

    Microsoft a regroupé une variété d'applications de productivité avec sa suite Office pendant des décennies et a choisi d'ajouter Teams gratuitement aux clients d'Office 365 lors de son lancement en 2016. Cet ensemble, associé à une intégration étroite d'Office, a rendu difficile pour Slack de convaincre les entreprises qui paient déjà Office de payer un supplément pour obtenir Slack.


    Mais Google semble prêt à reproduire cette stratégie avec G Suite, sa suite d'outils et de logiciels de productivité de type Cloud computing et de groupware destinée aux professionnels qu'il propose sous la forme d'un abonnement. G Suite, qui inclut des services comme Gmail, Drive, des outils comme Google Docs, Sheets, Form, Slides, ainsi que les services de communication comme Hangouts Chat et Meet (concurrents directs de Slack et de Microsoft Teams) a franchi le cap des deux milliards d'utilisateurs actifs par mois en mars 2020 (bien que le nombre d'utilisateurs payants a franchi le cap des six millions d'utilisateurs en avril 2020 et était de 5 millions en février 2019). Javier Soltero, patron de G Suite depuis octobre, a déclaré à ce moment que « changer la façon dont les gens travaillent est quelque chose pour lequel nous sommes particulièrement bien placés ».

    Soltero est arrivé chez Google récemment après une carrière de quatre ans chez Microsoft, une société qu'il a rejointe à l'origine lorsque la grande enseigne a fait l'acquisition d'Acompli, qui est ensuite devenu Outlook pour iOS. Il a déjà démontré son expertise pour repérer les tendances et combler les lacunes avec des applications et des services suffisamment bons pour que Microsoft les acquière. S'il peut le répéter chez Google, alors Slack a un autre concurrent avec d'énormes dimensions prêt à regrouper et à tirer parti de ses applications de communication et de productivité populaires.

    Google a déjà montré qu'il se rapprochait du terrain de Zoom, Microsoft Teams et Slack. Google a rendu Meet gratuit plus tôt cette année, son outil « premium » de vidéoconférence qui était réservé aux entreprises, pour tenter de contrer Zoom qui a gagné en popularité durant le confinement.


    Concrètement, avec Google Meet, le grand public aura accès, sur ordinateur, iOS et Android, à :
    • la possibilité de faire un direct avec jusqu’à 100 000 téléspectateurs pour les clients G Suite
    • un affichage « mosaïque » qui permet de voir 16 personnes à la fois
    • la possibilité d’avoir jusqu’à 100 personnes par appel (250 pour les entreprises)
    • des sessions d’une durée illimitée pendant cette période (qui reviendront à leur limite de 60 minutes après le 30 septembre) ;
    • la possibilité de partager son écran pour faire une présentation
    • des sous-titres en temps réel grâce à l’intelligence artificielle
    • la possibilité d'intégrer des vidéos YouTube dans la discussion, afin de les regarder tous en même temps.

    Google a également commencé à intégrer profondément l'application de vidéoconférence dans Gmail et Google Agenda. La prochaine étape vers une véritable concurrence entre Slack et Teams est le travail initial de Google pour intégrer Google Chat, Rooms et Meet dans Gmail. Cela n'arrivera que plus tard cette année, mais c'est clairement une grande priorité chez Google.

    À ce propos, Soltero a expliqué :

    « Les gens nous disent qu'ils se sentent surchargés avec trop d'informations et trop de tâches sur trop d'outils différents. Au lieu d'apprendre un autre outil, nous avons besoin que les outils que nous utilisons déjà soient encore plus utiles et travaillent ensemble, de manière intégrée et intuitive. C'est pourquoi aujourd'hui, nous introduisons un meilleur foyer pour le travail. G Suite rassemble désormais intelligemment les personnes, le contenu et les tâches dont vous avez besoin pour tirer le meilleur parti de votre temps. Nous intégrons des outils de base tels que la vidéo, le chat, le courrier électronique, les fichiers et les tâches, et les améliorons ensemble, afin que vous puissiez plus facilement rester au courant des choses, où que vous soyez ».


    La menace tapie dans l'ombre ?

    Si Google peut vraiment fournir une plateforme de communication plus cohérente qui fusionne les e-mails, les chats et les appels vidéo en une seule expérience, alors c'est une menace aussi grande pour Slack que pour Microsoft Teams.

    Slack semblait hésitant quant à la menace imminente de Google et pourquoi il considère le fait que cette approche d'un groupement des outils Google est moins menaçante que l'approche de Microsoft. « Google et Microsoft sont différents », a déclaré Schellhase, répondant à une question sur les raisons pour lesquelles le travail de Microsoft avec Teams est différent de l'approche récente de Google. « Microsoft occupe une position dominante avec la suite de productivité Office et tous les logiciels auxiliaires. Il n’existe pas de loi contre la position dominante, mais il existe des lois sur la manière dont les entreprises qui détiennent une part de marché dominante doivent se comporter. Une chose qu’ils ne peuvent pas faire est de lier un nouveau produit indépendant au produit dominant qu’ils ont. »

    Si nous nous penchons du côté des chiffres bruts entre la portée ou la domination de Google et de Microsoft, Office est utilisé par environ 1,2 milliard de personnes, et Google indique que G Suite est utilisé par 2 milliards de personnes. La principale différence entre ces chiffres est que la grande majorité des personnes qui utilisent Office l'utilisent dans le cadre d'une licence de travail ou d'un abonnement, alors que l'écrasante majorité de ce que Google appelle les utilisateurs de G Suite sont les quelque 1,5 milliard d'utilisateurs de Gmail qui ne le sont probablement pas. Tous n'utilisent pas le service pour le travail. Jusqu'à présent, Google ne s'est pas concentré à convertir ces utilisateurs de la version gratuite en clients d'entreprise. Cependant, lorsque l'entreprise le fera, elle pourrait devenir un acteur majeur plus ou moins rapidement.

    Microsoft domine le lieu de travail avec Office, mais Google domine clairement l'utilisation des e-mails, de la recherche et des services comme YouTube par les consommateurs. Les services gratuits de Google sont également utilisés pour le travail. Cela est particulièrement vrai dans l'éducation, où G Suite et les Chromebooks continuent de prendre le contrôle des salles de classe aux États-Unis. La capacité de Google à regrouper et à intégrer Meet à Gmail devrait toujours être une source de préoccupation pour Slack, même si l'entreprise n'est pas prête à l'admettre ou à se battre pour le moment.


    La réponse de Microsoft

    On ne sait toujours pas si la Commission européenne va même enquêter officiellement sur la plainte de Slack. Nous aurons probablement des mois d'incertitude jusqu'à ce qu'une décision soit prise, et ce sont des mois clés à venir pour Microsoft, Google, Slack, Zoom et bien d'autres qui se battent pour la manière dont les entreprises et le milieu universitaire communiquent.

    « Nous avons assisté à deux ans de transformation numérique en deux mois », a déclaré Satya Nadella, PDG de Microsoft, en avril. Les entreprises ont afflué vers des services comme Microsoft Teams et Zoom pendant la pandémie. Alors que Microsoft Teams a dépassé l'utilisation de Slack avec 13 millions d'utilisateurs quotidiens il y a un an, cela n'a pas été suffisant pour susciter une plainte auprès de l'UE. Il est clair que la transformation numérique que les entreprises sont obligées d'accélérer pendant cette pandémie en a poussé beaucoup plus vers Microsoft Teams au lieu de Slack.

    L'utilisation de Microsoft Teams a grimpé en flèche de près de 40% en une semaine au début de la pandémie, passant de 32 millions à 44 millions. Ce changement ne s'est pas ralenti non plus, Microsoft révélant en avril que Teams compte désormais 75 millions d'utilisateurs actifs par jour. Slack a déclaré avoir battu des records d'utilisateurs en raison de la demande accrue de travail à distance, mais la société n'a déclaré que 12,5 millions d'utilisateurs simultanés de Slack jusqu'à présent. Ce nombre est également différent des 12 millions d'utilisateurs actifs quotidiens que Slack a déjà divulgués en octobre.

    Microsoft a répondu à la plainte de Slack à l’UE et la société a profité de l’opportunité pour mettre en évidence un domaine qui lui semblait manquer : la vidéoconférence. Alors que Slack prend en charge la visioconférence, Microsoft déclare : « Nous avons créé Teams pour combiner la capacité de collaborer avec la possibilité de se connecter via la vidéo, car c'est ce que les gens veulent. Avec COVID-19, le marché a adopté Teams en nombre record tandis que Slack souffrait de son absence de visioconférence. Nous nous engageons à offrir aux clients non seulement le meilleur des nouvelles innovations, mais aussi une grande variété de choix dans la manière dont ils achètent et utilisent le produit. Nous sommes impatients de fournir des informations supplémentaires à la Commission européenne et de répondre à toutes leurs questions. »

    Selon des observateurs, la visioconférence de Slack est bien inférieure à Teams, et ce serait la principale raison pour laquelle Slack s'est associé à Amazon pour passer à Chime pour les appels vocaux et vidéo, une annonce qui a été faite en juin 2020. Dans le cadre de cet accord, Slack va donc déplacer toutes ses fonctionnalités Slack Calls vers Amazon Chime. Cela permettrait aux utilisateurs de Chime de se connecter à tous les appels vocaux et vidéo à l'aide du service de communication d'AWS qui permet aux utilisateurs de se rencontrer, de discuter et de passer des appels professionnels.

    AWS permettrait également à Slack avec son infrastructure cloud de prendre en charge les besoins de déploiement agile et de stimuler l'adoption de Slack. Cela améliorerait la portabilité des données de Slack dans divers pays et régions, et serait conforme aux directives de gouvernance des données dans ces régions. Au moment de cette annonce, Stewart Butterfield, PDG et co-fondateur de Slack a déclaré : « L'avenir des logiciels d'entreprise sera guidé par la combinaison de services cloud et d'outils de collaboration de flux de travail. »

    Stewart a ajouté : « Un partenariat stratégique avec AWS permet aux deux entreprises de s'adapter à la demande et de proposer des offres de qualité professionnelle à nos clients. En intégrant les services AWS à la plateforme de messagerie basée sur les canaux de Slack, nous aidons les équipes à gérer facilement et de manière transparente leurs projets d'infrastructure cloud et à lancer des services cloud sans jamais quitter Slack. »

    Les manquements de Slack en matière d'appels vidéo et de vidéoconférences fiables mettent en évidence l'une des principales différences entre Microsoft Teams et Slack. Microsoft a tiré parti de ses investissements dans Lync et Skype et les a intégrés dans Teams et chat, tandis que Slack a brillamment adapté l'IRC pour le lieu de travail.

    Les différences entre Slack et Teams ont permis aux deux de se faire concurrence pour différents clients, d'autant plus que Microsoft s'adresse à la foule d'Office et Slack à une combinaison d'utilisateurs de G Suite, Zoom et d'autres outils. Cependant, Google occupe une place importante. L'intégration plus étroite de Google Meet dans Gmail touche à une faiblesse de Slack, et si Google est capable de produire un concurrent Slack convaincant, alors Slack sera confronté à des problèmes bien plus importants que Microsoft seul.

    Source : deux milliards sur G Suite, six millions d'utilisateurs payants en avril 2020, communiqué de Microsoft, partenariat Slack et Amazon sur la vidéoconférence
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  13. #13
    Candidat au Club
    Beaucoup d'argument Anti-slack portent sur le fait que Teams n'est pas un mauvais produit. Mais ce n'est pas le sujet. La question à se poser est "Est ce que les gens utilisent Teams plutôt que Slack parce que c'est gratuit et intégré dans office365 ?" alors que Office 365 est dans une position dominante en entreprise.

    De la même façon, contre Google, ce n'est pas que son produit Google Chrome (et les autres produits Google) était mauvais ou moins bon que ses concurrents (je pense que c'est un très bon navigateur internet) qui était reproché. Mais que les gens n'utilisent Google chrome sur Android que parce que il est installé par défaut quelque soit le modèle de téléphone sous Android que l'on achète (os qui est en position dominante sur les téléphones), C'est donc de la concurrence déloyale.

  14. #14
    Membre expert
    Citation Envoyé par titi1313 Voir le message
    Beaucoup d'argument Anti-slack portent sur le fait que Teams n'est pas un mauvais produit. Mais ce n'est pas le sujet. La question à se poser est "Est ce que les gens utilisent Teams plutôt que Slack parce que c'est gratuit et intégré dans office365 ?" alors que Office 365 est dans une position dominante en entreprise.

    De la même façon, contre Google, ce n'est pas que son produit Google Chrome (et les autres produits Google) était mauvais ou moins bon que ses concurrents (je pense que c'est un très bon navigateur internet) qui était reproché. Mais que les gens n'utilisent Google chrome sur Android que parce que il est installé par défaut quelque soit le modèle de téléphone sous Android que l'on achète (os qui est en position dominante sur les téléphones), C'est donc de la concurrence déloyale.
    Mais comment toi, moi, nous qui ne somme pas un commission d'enquete peut-on repondre cette question ?

    Comment faire un offre Teams a part si il ne fonctionne qu'avec les principaux service Office 365 ?

    A quoi ca sert d'etre sur un offre Cloud si quand un produit s'arrete (Skype Online) puis est remplacé par un autre (Teams) si il ne sont pas dans la meme offre cloud ?
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  15. #15
    Rédacteur

    Citation Envoyé par MarieKisSlaJoue Voir le message
    Mais comment toi, moi, nous qui ne somme pas un commission d'enquete peut-on repondre cette question ?
    Comment faire un offre Teams a part si il ne fonctionne qu'avec les principaux service Office 365 ?
    C'est pas nous qui allons trancher certes, en revanche on a le droit de trouver que cette injonction est fondée et répondre à ceux qui disent que "Slack sont pas fair-play, ils font ouin ouin au lieu d'innover ou d'offrir un meilleur produit", ce qui me fait bondir car vraiment je pense que Slack fait tout pour offrir un super produit et que justement le problème c'est pas qu'ils ont un produit qui est moins bon ou moins markété d'ailleurs, le problème qui est mis en évidence c'est qu'ils ne jouent pas avec les même dés au départ et c'est en ça que y-a un problème de concurrence déloyale potentiellement.

    Après oui on attend la réponse de la justice compétente et personnellement j'entends aussi les arguments qui disent que Teams, de bonne fois, fait sens en tant qu'évolution d'un produit (Skype enterprise) dans une offre existante. La frontière est assez floue mais bon tout ce que je dit personnellement c'est qu'il est normal que Slack réagisse de cette façon, ses arguments sont recevables et donc ils doivent être entendus en commission et il est mal venue de faire du Slack bashing sous couvert de "mauvais compétiteur qui sait pas s'adapter à la demande du marché" ce qui est complètement faux. Il y en a d'autres qui pleurent et attendent des aides publiques pour faire évoluer leur service alors que les GAFAM fournissent mieux et moins cher (en profitant pour certaines d'injustices fiscales cependant) mais la je suis le premier à taper sur ces structures qui ne veulent pas se remettre en question non plus. Je pense que Slack est loin d'être dans ce mindset.

    Il existe quand même un problème des regroupement des offres multi-produits ceci-dit et même si la réponse est pas évidente, on peut pas indéfiniment fermer les yeux sur ce problème. On continue comme ça et c'est clair qu'à la fin il ne reste que des monopoles/peu d'acteurs et qui dit peu de concurrence dit réponse de moins bonne qualité à la demande à la fin ? On démantèle ces gros groupes mais c'est pas non plus tip top en terme d'évolution/innovation de ce qu'on propose à la demande ? Perso j'ai pas encore ma réponse non plus. Obliger les produits et proposer des intégrations entre eux (opensource toussa) ? A creuser ^^

  16. #16
    Expert éminent sénior
    A mon avis les arguments de Slack ne sont pas recevables, parce qu'il y a une concurrence : Libroffice, Google, Onlyoffice, etc et c'est tout à fait normal que les produits soient de plus en plus intégrés et interopérables.
    Si cet argument était recevable la justice aurait interdit à Microsoft de rendre Excel, Word et Access interopérables et leur aurait interdit de vendre un pack Office avec le tout, et ça n'est pas arrivé. Il n'y a aucune raison que ça arrive à cause de l'intégration de nouveaux services, d'autant que les autres font de même, comme par exemple Google, ce qui est bien expliqué dans l'article ci dessus. D'ailleurs il y a un tas de startups qui proposent exactement les même services, ils sont juste moins connus que Microsoft, Slack et Google.

    Je pense que Slack viens de faire une opération de communication totalement désastreuse : "On est pleine loose, et au lieu de se battre pour développer les services manquants, ou de les rendre plus interopérables, on va chouiner à la maîtresse, avec de la délation mensongère".

    Ce genre de communication est un message fort pour les DI/DSI : "Fuyez Slack pauvres fous !"
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  17. #17
    Membre expert
    Citation Envoyé par ok.Idriss Voir le message
    c'est pas qu'ils ont un produit qui est moins bon ou moins markété d'ailleurs, le problème qui est mis en évidence c'est qu'ils ne jouent pas avec les même dés au départ et c'est en ça que y-a un problème de concurrence déloyale potentiellement.
    C'est là ou moi je ne suis pas d'accord, Slack a été bien moins bon en marketing si on compare à Teams. Microsoft a vraiment focalisé toutes sa force de vente, organiser des présentations de Use Case spécifique pour chaque secteur pour vendre Teams, il est normal que ça se ressente ensuite sur l'adoption.

    Slack a plutôt l'air de surfer sur son côté cool, innovant et proche des IT au début, super pour introduire le produit, mais au moment où il faut vendre le produit a la DSI, vendre l'accompagnement au déploiement et au changement Slack ou eu l'air un peu absent...
    Ce post à été écrit par un panda
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    -- qwerty keybord

  18. #18
    Rédacteur

    Je vous rejoins sur le fait qu'ils ont peut-être moins bien vendu aux DSI le produit que Microsoft.

    Je ne vous rejoins pas en revanche sur l'aspect "manque d'interopérabilité" et "services manquants" (la ou ils excellent justement sans mauvais jeux de mots), ils ont même, en plus de leur API qui est la largement la plus fournie, des extensions pour office365 et google doc/drive par exemple. Pour les "services manquants" justement ils ne se sont pas mis à concurrencer des marchés déjà pris, en revanche ils ont tout fait pour que leur solution soit la plus intégrées possibles à tout les eco-systèmes possibles (opensource, microsoft, google, etc).

    Pour ce qui est de la concurrence à Office365, il y a comme seul concurrent dans les entreprises Google Gsuit qui, je pense, n'arrive pas à se vendre, o365 est en situation de quasi-monopole. Pour l'instant l'antitrust U.S. ne s'est pas encore publiquement penché sur leur cas, faut dire qu'ils auraient effectivement beaucoup de retard à rattraper dans toutes les GAFAM mais c'est pas exclut que dans les prochaines années on assiste à des démantèlement, certains semblent être déjà en cours d'étude (notamment séparer whatsapp de instagram de facebook par exemple). Et si ça arrive, ils injecterons peut être de l'argent dans Slack comme ils avaient fait dans Apple autrefois ...

    Pour ma part je pondère simplement sur le fait que y-a quand même un problème d'égalité des chances à la base et que donc c'est compliqué de leur reprocher ce recours, sans dire que c'est la bonne stratégie non plus et encore une fois je vous rejoins sur le défaut de capacité de vente auprès des DSI fr (jamais entendu parler de commerciaux de Slacks qui se rendent sur place pour faire des démo comme on le vois avec des startups vendor tel que ElasticStack par exemple).

    Quant à la communication désastreuse, on verra, si j'en juge par ce fil, effectivement la majorité semble dire que ça n'est pas la bonne approche

  19. #19
    Expert confirmé
    Et mattermost dans tout ça ? https://mattermost.org/

    Perso j'ai jamais utilisé Teams, mais il ne me semble pas jouer dans la même cour, justement par son intégration dans tout l’écosystème Microsoft.

    Slack, c'est pour moi juste une version améliorée d'IRC ...

  20. #20
    Rédacteur

    Citation Envoyé par micka132 Voir le message
    Et mattermost dans tout ça ? https://mattermost.org/
    Si tu va par la il y en a d'autres : zulip, discord, et probablement d'autres encore. Mattermost et Zulip ont l'avantage d'être OpenSource et self-hostable. Après il leur manque les confs call de mémoire par rapport à Slack, Teams et Discord.

    Ils sont tous d'un bon niveau pour moi.

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