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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Pavel Durov voudrait contraindre Apple à ouvrir iOS à des magasins alternatifs de téléchargements
    Pavel Durov, cofondateur du service de messagerie Telegram, demande une loi pour contraindre Apple
    à permettre aux utilisateurs iOS de télécharger des applications via d'autres magasins que l'App Store

    Pavel Durov, cofondateur du site web de réseautage social VKontakte ainsi que de l'application de messagerie Telegram, souhaite qu'Apple autorise les utilisateurs d'iPhone à installer des applications depuis d'autres sources que l'App Store d'Apple. En fait, il voudrait plus que cela : il demande une loi pour contraindre Apple à le faire.

    S'exprimant lors d'une table ronde avec le Premier ministre russe Mikhail Mishustin et des représentants de l'industrie informatique à Innopolis, le vice-président de Telegram, Ilya Perekopsky, a déclaré qu'Apple et Google freinaient le développement des startups en facturant une taxe de 30% de commission sur les achats intégrés. Peu de temps après le discours de Perekopsky, Durov a publié un billet dans lequel il appelait à une législation contraignant Apple à être légalement obligée d'autoriser les utilisateurs à installer des applications depuis d'autres sources que l'App Store sur l'iPhone. Selon Durov, Tim Cook, PDG d'Apple, devrait être obligé de le faire au niveau législatif.

    Contrairement à Android où il est possible de modifier les paramètres, Apple ne permet pas d'installer des applications depuis une autre source que l'App Store sur les iPhone. Bien sûr il existe d'autres vitrines alternatives de téléchargement comme Cydia, Xabsi et autres, mais elles ne sont utilisables que par des iPhone ayant été débridés. Une situation qu'Apple combat à coups de mises à jour pour colmater les failles exploitées par les équipes qui proposent aux détenteurs d'iPhone un jailbreak de leur appareil.

    Des centaines de milliards de dollars générés par l'App Store en 2019

    Une grande partie des bénéfices d’Apple provient de la vente de contenu sur ses App Stores. L'App Store a généré à lui seul 458 milliards de dollars de ventes au cours de l’année écoulée dans des catégories telles que le covoiturage et la publicité, la vente au détail de biens matériels, des choses pour lesquelles le fabricant d’iPhone ne touche aucune commission.

    Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil économique Analysis Group, l'App Store est responsable de 519 milliards de dollars de facturation et de ventes totales estimées de produits et services physiques et de biens numériques en 2019. Sur ce montant, Apple a annoncé que seuls 61 milliards de dollars constituent des articles numériques dont la société pourrait recevoir une commission de 30 % (ou 15 % dans le cas d'abonnements de longue durée). Cela inclut la catégorie la plus importante, les jeux pour mobiles.

    L’an dernier, les clients ont dépensé 1,22 milliard $ entre le réveillon de Noël et le réveillon du Nouvel An et plus de 322 millions $ au Nouvel An dans des achats sur l’App Store. Un record dont la société n’a pas manqué de s’en féliciter. Selon Phil Schiller, vice-président directeur du marketing mondial chez Apple, « L'App Store a connu une semaine record de congés, mais aussi une entrée journalière record le jour du Nouvel An. La semaine des congés a été notre plus grande semaine à ce jour avec plus de 1,22 milliard de dollars dépensés en applications et jeux, et le Jour de l'An a établi un nouveau record en un jour à plus de 322 $ millions de dollars ».

    En 2018, l'App Store a généré presque deux fois plus de revenus que Google Play au 1er semestre 2018. Il a réalisé cet exploit avec moins de la moitié des téléchargements de son rival. En effet, les revenus générés par les applications et jeux mobiles de l'App Store et Google Play, dans le monde entier, ont atteint la somme de 34,4 milliards de dollars au premier semestre 2018, d'après les estimations de Sensor Tower.


    Apple a menacé Telegram de le supprimer de l'App Store

    Durov a rappelé qu'en 2016, Apple a interdit à l'équipe Telegram de lancer sa propre plateforme de jeu, mais s'est vu refuser de poursuivre :

    « Presque tous les mois, Telegram organisation des concours pour les développeurs. Les gagnants de ces concours, les meilleurs programmeurs du monde, ont reçu de nous des millions de dollars en prix. Comme dans les autres compétitions internationales de programmation, environ la moitié des gagnants de nos concours sont originaires de Russie. La deuxième place en termes de nombre de gagnants des concours Télégram revient à l'Ukraine et la troisième est la Biélorussie.

    « Voyant ce formidable potentiel créatif, il y a 4 ans, nous avons tenté de lancer une plateforme pour les créateurs de jeux sur Telegram. Nous voulions que les développeurs d'Europe de l'Est réalisent leurs talents en développant des services pour un public international de Télégram.

    « Malheureusement, ce plan n'était pas destiné à être mis en œuvre. En 2016 , Apple nous a interdit de lancer la plateforme de jeu, citant ses propres règles. Nous avons dû supprimer le catalogue de jeux Telegram que nous avions déjà créé et la quasi-totalité de l'interface de la plateforme – parce qu'Apple nous a menacés de supprimer Telegram de l'AppStore. Apple a interdit notre catalogue de jeux pour la même raison pour laquelle il interdit l'installation de toute application sur l'iPhone et en dehors de la boutique d'applications AppStore. Le fait est qu'Apple, bénéficiaire d'une position de monopole, oblige tous les développeurs d'applications de l'AppStore à lui transférer 30 % du chiffre d'affaires de la vente de tout service numérique »

    Et de regretter que « Les créateurs d'applications ne perçoivent que des deux tiers de l'argent qu'ils ont gagné pour payer les salaires, les factures, le marketing, les licences, les taxes d'État. Souvent, cela ne suffit pas pour couvrir tous les coûts, et une nouvelle augmentation des prix pour les utilisateurs est impossible en raison de la baisse de la demande. Ces projets qui parviennent à rester rentables malgré la redevance de 30% rapportent presque toujours moins de revenus nets à leurs créateurs que le duopole d'Apple et de Google. »


    « Même à l'hégémonie de Microsoft sur les OS les développeurs étaient libres »

    Il note que « Les développeurs de services numériques n'ont jamais été aussi impuissants. Même à l'ère de l'hégémonie complète de Microsoft sur le marché des systèmes d'exploitation dans les années 1990, les développeurs d'applications étaient libres de distribuer leurs programmes Windows sans payer un pourcentage de leurs revenus à Microsoft. À l'ère de l'apogée des services Web dans les années 2000, les développeurs étaient libres de monétiser leurs sites, également sans payer des rééquilibrages aux créateurs de navigateurs Web.

    « Aujourd'hui, depuis plus de 10 ans, nous vivons dans une situation paradoxale où deux sociétés de la Silicon Valley ont le contrôle total sur les applications que des milliards d'utilisateurs du monde entier peuvent installer sur leurs téléphones. Et tandis que Google offre toujours une possibilité limitée d'exécuter des applications en dehors de leur Play Store, Apple ne permet pas à ses utilisateurs d'aller au-delà de son écosystème fermé créé dans un seul but : une collecte de 30%, qui est finalement payée par les utilisateurs ou les développeurs ».

    Et de conclure en disant : « Empêcher deux sociétés supranationales de collecte des impôts auprès de toute l'humanité n'est pas une tâche facile. Au service des entreprises - des milliers de lobbyistes, d'avocats et d'agents de relations publiques. Leurs budgets sont illimités. Dans le même temps, les développeurs d'applications sont dispersés et effrayés, car le tri de leurs projets dépend entièrement de la faveur d' Apple et de Google . Mais nous pensons que le temps de la peur est révolu. Maintenant, nous devons commencer à parler directement et ouvertement de la nocivité de la situation actuelle - la nocivité pour des milliards d'utilisateurs, pour des centaines de milliers de développeurs, pour les économies nationales, pour le progrès mondial ».

    Source : billet de Durov

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  2. #2
    Membre éclairé
    Y a qu'une seule solution et cela marcherait : que tout me monde retire ses applications du store. ll serait alors vide.
    Par contre il faudrait tenir quelques mois pour gagner contre Apple.

  3. #3
    Rédacteur/Modérateur

    "Même à l'ère de l'hégémonie complète de Microsoft sur le marché des systèmes d'exploitation dans les années 1990 , les développeurs d'applications étaient libres de distribuer leurs programmes Windows sans payer un pourcentage de leurs revenus Microsoft"

    Ça confirme ce que j'ai toujours pensé. Les anti-Microsoft se sont toujours trompés de cible. Ils auraient mieux fait de diriger leurs aigreurs sur Apple.
    Tutoriels et FAQ TypeScript

  4. #4
    Nouveau membre du Club
    Dans le cadre d'une loi, comment définiraient-ils l'appareil de type smartphone ? Une définition assez large engloberait aussi les consoles de jeux portables (par exemple de Nintendo), qui aussi enferment les utilisateurs avec un magasin d'applications limité et d'autant plus difficile à accéder.

  5. #5
    Membre du Club
    +1
    Entièrement d'accord avec.
    Le jour ou ces plateforme seront réellement libre (installation à partir de n'importe quel source et facilement), il y aurait certainement plus de logiciels métier. C'est mieux pour tout le monde.

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