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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Samsung : attendez-vous à la 6G en 2028, permettant des hologrammes mobiles et des jumeaux numériques
    Samsung : attendez-vous à la 6G en 2028, permettant des hologrammes mobiles et des jumeaux numériques,
    Plus de débits et une latence divisée par 10

    Les prédictions sur la prochaine génération des standards pour la téléphonie mobile 6G se succèdent et les promesses se multiplient, alors que les premiers réseaux 5G ont commencé à fonctionner il y a seulement deux ans et que l’attribution des fréquences continue dans certains pays comme la France. Les dernières prédictions 6G viennent du fabricant de matériel mobile sud-coréen Samsung, qui prévoit que la 6G pourra être commercialisée à partir de 2028, et qu’elle comblera toutes les lacunes de la 5G. La technologie promet également plus de débits, une latence divisée par 10, et permettra de nouveaux services tels que des hologrammes mobiles et des jumeaux numériques, d’après le guide 6G publié par Samsung.

    Alors que des précédents rapports sont d’accord pour une date de lancement de la prochaine génération des réseaux mobiles fixée à 2030, Samsung fixe une échéance deux ans avant. Le fabricant va au-delà des conclusions de ses concurrents en exposant les grandes lignes des attentes de la 6G, les usages qu’il imagine possibles avec la future norme et quelques idées de solutions technologiques pour atteindre ces objectifs. Et bien sûr, Samsung mise sur le début des travaux de l'UIT-R en 2021 pour que la 6G arrive en 2028.


    « C'est le bon moment pour commencer à se préparer », a déclaré Samsung dans son rapport de 46 pages. Étant donné que la norme 5G a déjà permis d’améliorer massivement certaines caractéristiques comme la largeur de bande des données et la latence par rapport à la 4G, il s’agit pour la 6G de faire mieux que la 5G, dans ces domaines et dans tous les autres. Le fabricant de smartphones a dit : « Il est raisonnable de penser que la 6G satisfasse de nouveaux besoins et exigences auxquels la 5G ne peut pas répondre ».

    Avec ces nombreuses prédictions, on peut dire que la polémique créée l’année dernière par les propos du président américain Donald Trump n’avait pas lieu d’être. En février 2019, M. Trump a annoncé dans un tweet qu’il souhaitait avoir « la technologie 5G, et même la 6G, aux États-Unis dès que possible ». Il a ajouté qu’elle « est beaucoup plus puissante, plus rapide et plus intelligente que la norme actuelle. Les entreprises américaines doivent redoubler d’efforts ou seront laissées pour compte ». « Il n’y a aucune raison que nous soyons à la traîne sur… », avait-il ajouté.

    La 6G promet plus de débits, une latence 10 fois améliorée et moins de consommation d’énergie

    Samsung s'attend à ce que la 6G offre des débits de pointe 50 fois plus élevés que la 5G, soit 1 000 Gbps, avec un débit de l’« expérience utilisateur » de 1 Gbps, plus la prise en charge de 10 fois plus d'appareils connectés sur un kilomètre carré. Pour mettre en évidence ses informations, le fabricant a rappelé que « la 5G a été pensée pour atteindre un débit en crête de 20 Gbps » en téléchargement, contre 10 Gbps en upload.

    Le fabricant rappelle que la 6G devra être pensée côté réseau des opérateurs, mais aussi des terminaux des utilisateurs, les smartphones principalement. « La limitation de la puissance de calcul et de la durée de vie de la batterie des appareils mobiles met en évidence la nécessité d'adopter une vision globale de l'architecture de la 6G ».

    En outre, Samsung vise à réduire la latence de l'air de moins d'une milliseconde à moins de 100 microsecondes, à améliorer de 100 fois la fiabilité sans erreur, le fabricant faisant de la réalité étendue le standard des prochaines années. Cette latence serait utile pour la médecine et plus particulièrement les interventions chirurgicales à distance, Samsung souhaitant davantage « améliorer la fiabilité d’un facteur 100 par rapport à la 5G, avec un taux d'erreur de 10⁻⁷ ». La 5G a déjà fortement amélioré la latence jusqu’à 4 ms en mode eMBB (Enhanced Mobile Broadband) et 1 ms en URLLC (Ultra-reliable and low-latency communications).

    Illustration du renforcement des exigences clés de 5G à 6G


    De nouveaux services 6G : hologrammes et jumeaux numériques et leur exigence de performance

    Du côté des prédictions sur l’usage qui sera fait de la prochaine norme des réseaux mobiles, Samsung a fourni plus de détails. Certaines des applications potentielles de la 6G sont clairement itératives, note-t-il. Le haut débit de la 6G promet une vitesse de connexion plus rapide pour les appareils mobiles, des communications ultra fiables à faible latence pour les véhicules autonomes et l'automatisation à l'échelle de l'usine, lit-on dans le rapport. Selon Samsung, certaines entreprises et consommateurs seront intéressés par de meilleures performances des applications clés de la 5G.

    La 6G viendra pour soutenir également les technologies de vision par ordinateur de la prochaine génération qui dépassent largement la perception humaine. Samsung suggère que si « l'œil humain est limité à une résolution maximale de 1/150° et à un angle de vue de 200° en azimut et de 130° au zénith », les machines multicaméras traiteront des données à des résolutions, des angles, des longueurs d'onde et des vitesses que les gens ne peuvent pas égaler, consommant ainsi des quantités incalculables de bande passante.

    Samsung met également l’accent sur les objets connectés dans l’application de la 6G. La société estime qu’il y aura 500 milliards d’objets connectés à l’horizon 2030, soit 59 fois plus que le nombre d’humains sur Terre à ce moment-là. La réalité augmentée, les lunettes connectées et les hologrammes seraient les principales sources, sans parler des voitures, drones, robots, etc. : « Nous nous attendons donc à ce que la nouvelle technologie 6G soit développée spécifiquement pour connecter des centaines de milliards de machines ».


    Samsung s’attend également à ce que la 6G soit nécessaire pour permettre une réalité étendue « vraiment immersive ». Selon la société, les casques XR de la prochaine génération auront besoin d'un débit d'environ 0,44 Gbps pour alimenter la rétine humaine - ce qui correspond à des écrans de 16 millions de pixels – nécessitant plus de bande passante individuelle que ce que les réseaux 5G peuvent garantir. De même, Samsung suggère que les téléphones portables et les écrans plus grands commenceront à afficher des hologrammes volumétriques réels, nécessitant « au moins » 580 Gbps pour un écran de 6,7 pouces de la taille d'un téléphone, et des hologrammes « de taille humaine » à plusieurs térabits par seconde.

    Dans son guide 6G, Samsung affirme que la 5G, dont les appareils compatibles commencent à arriver sur le marché, n’est pas en mesure de couvrir les cas d’usages de demain : « le streaming multimédia en réalité étendue peut avoir des exigences similaires à la vidéo en 16K UHD (Ultra High Definition). Par exemple, de la VR en 16K nécessite un débit de 0,9 Gbps (avec un taux de compression de 1/400). Le débit de données expérimenté par l'utilisateur actuel de 5G n'est pas suffisant pour une diffusion transparente en continu ».

    Une autre application « clé » de la 6G, dont a parlé Samsung, ce sont les "jumeaux numériques" ou les "répliques numériques". À l'avenir, Samsung prévoit que les personnes, les objets et les lieux seront entièrement reproduits numériquement, ce qui permettra aux utilisateurs « d'explorer et de surveiller la réalité dans un monde virtuel, sans contraintes temporelles ou spatiales », y compris les interactions à sens unique ou à double sens entre les répliques physiques et numériques.

    Par exemple, un humain pourrait utiliser un jumeau numérique pour se rendre à son bureau, voir tout sous forme numérique tout en s'appuyant sur un robot pour les interactions physiques. La duplication d'une zone d'un mètre carré en temps réel nécessiterait un débit de 800 Gbps, qui est aussi bien au-delà de la capacité de la 5G.

    Les ondes térahertz et l’intelligence artificielle pour une bande passante étendue et une efficacité de calcul répartie

    Comme d'autres chercheurs de la 6G, Samsung fonde ses espoirs sur le spectre radioélectrique térahertz pour obtenir l'énorme bande passante nécessaire, qui présente un large éventail de défis techniques avant la commercialisation, tout comme l'onde millimétrique avant le lancement de la 5G. La question des fréquences se pose au passage à chaque nouvelle génération de réseaux mobiles . Avec la 4G, ont été ouverts les 700/800 MHz ainsi que les 2,6 GHz. La 5G passera par les 3,5 GHz, puis les 26 GHz. Des discussions dans les 60 GHz sont également en cours. Avec la 6G, il est question des ondes térahertz.

    Samsung s'attend également à ce que l'intelligence artificielle joue un rôle plus important au niveau du système dans la 6G, en devenant explicitement nécessaire pour chaque composant de la 6G, afin de permettre une intelligence artificielle distribuée et une efficacité de calcul répartie sur chaque élément du réseau. Samsung affirme que l’IA « n'a pas été prise en compte lors du développement de systèmes de communication existants tels que la 5G ». Samsung suggère que cette lacune sera résolue avec la 6G.

    « Dans le cas de la 6G, sachant que les technologies d'IA sont disponibles pour des applications pratiques, nous pouvons développer un système qui prend en compte la possibilité d'intégrer l'IA dans diverses entités comprenant des réseaux et des services sans fil. Une énorme quantité de données associées à des centaines de milliards de machines et d'êtres humains connectés doit être collectée et utilisée dans les systèmes 6G », lit-on.


    « Les systèmes de communication mobiles ont évolué entre les générations 2G à 5G tous les 10 ans environ », mais le rythme a tendance à s’accélérer, étant donné que « le temps nécessaire à la définition et l'élaboration des normes techniques pour chaque génération successive est passé de 15 ans pour la 3G à 8 ans pour la 5G ». Samsung s’attend « à ce que l'achèvement de la norme 6G et sa commercialisation puissent débuter dès 2028, tandis qu'une commercialisation massive pourrait avoir lieu vers 2030 ».

    Avant cette date, le fabricant suggère que les ingénieurs trouveront des moyens de créer des antennes encore plus massivement denses, d'améliorer l'efficacité du spectre radioélectrique et de traiter d'autres questions nouvelles ou semi-nouvelles introduites avec les ondes térahertz. Toutefois, attendons de voir si toutes ces promesses de la 5G et de la 6G ne sont pas que des outils marketing pour les grandes entreprises de l’industrie.

    Source : Samsung

    Et vous ?

    Que pensez-vous des prédictions 6G de Samsung ? Réalistes ou exagérées ?
    Pensez-vous que la 6G peut arriver en 2028 ?

    Voir aussi :

    La 6G serait-elle 100 fois plus rapide que la 5G ? Elle permettrait même une diffusion sur la terre, dans l'espace et la mer, selon l'opérateur mobile japonais NTT DoCoMo
    Huawei présente la première puce tout-en-un 5G, qui peut être ajoutée à un appareil afin d'activer la 5G
    Angleterre : Cisco teste le déploiement de la 5G en milieu rural dans l'industrie agroalimentaire, avec des « vaches connectées »
    USA : Trump appelle au déploiement de la technologie 6G dès que possible, un Tweet qui n'a pas manqué de faire réagir de nombreux internautes
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  2. #2
    Nouveau Candidat au Club
    Pour développer des technologies énergivores ça ya pas de problème, par contre pour lutter contre le réchauffement climatique.

    La 5G n'est même pas encore disponible et en 2028 on aura la 6G, j'y crois pas mais alors pas du tout.

  3. #3
    Membre éclairé
    « Dans le cas de la 6G, sachant que les technologies d'IA sont disponibles pour des applications pratiques, nous pouvons développer un système qui prend en compte la possibilité d'intégrer l'IA dans diverses entités comprenant des réseaux et des services sans fil. Une énorme quantité de données associées à des centaines de milliards de machines et d'êtres humains connectés doit être collectée et utilisée dans les systèmes 6G », lit-on.
    Bah voyons, vite créons nos réseaux dépendant d'IA dont personne ne sait comment elles produisent leurs résultats. Parce que de deux choses l'une:


    • Soit il appelle IA de bête algorithme par ce que c'est plus vendeur et ça, cela existe depuis des lustres pour gérer des réseaux. Un routeur ne fonctionne pas suivant l'opération du saint-esprit.
    • Soit il veulent mettent des IA en apprentissage auto, et cela veux dire que l'IA prendra des décisions que personne ne sera capable d'expliquer et de reproduire. Quand on voit ce que cela avait donné avec le BOT raciste de microsoft, je suis pas sur qu'utiliser le même genre de principe sur la base même de l'informatique moderne soit une avancée.


    Bref, encore des conjonctures pour se faire mousser. Je vois même pas l’intérêt de relayer ce genre de d'actualité. Je préférais un article de fond, sur les problématiques de la 5G. Et je ne parle pas des ondes, mais quels constructeurs sont en lice, le problème avec Huawei, Quels enjeux ( Politique, économique, technologique )? Quels intérêts ( Et des vrais, pas je vais pouvoir regarder de la 16K 400Hrz sur un écran de 5". ) ?

  4. #4
    Membre habitué
    Citation Envoyé par tireb91913 Voir le message
    Pour développer des technologies énergivores ça ya pas de problème, par contre pour lutter contre le réchauffement climatique.
    Plutôt d'accord sur la forme.

    Mais rien n'exclus que ces réseaux à très faible latence ne puissent permettre de luter contre le réchauffement climatique, une fois "épongé" leur coût énergétique.

    Nous ne savons pas stocker l'électricité ou la transmettre sans perte. Imaginons alors, par exemple, des réseaux constitués de milliers de micros sites de production électrique + micros centrales météo très localisées + chaudières domestiques "intelligentes" sur de larges territoires. Afin de réaliser des économies de chauffage et d'injecter l’énergie économisée à d'autres postes moins prévisibles.

    Je ne pense pas qu'il y ai de mauvais outils, plutôt de mauvais usages.

    Il est certains que si ces réseaux sont utilisés pour diffuser toujours plus de contenu débilisant (et en 3D svp) à une population toujours plus large et surveillée numériquement alors les progrès environnementaux risquent d'être assez médiocres. Les cartes sont entre nos mains.

  5. #5
    Expert éminent
    Amenez moi la 3G jusqu'à chez moi déjà avant de me parler de 6G...

    « Toujours se souvenir que la majorité des ennuis viennent de l'espace occupé entre la chaise et l'écran de l'ordinateur. »
    « Le watchdog aboie, les tests passent »

  6. #6
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Mais rien n'exclus que ces réseaux à très faible latence ne puissent permettre de luter contre le réchauffement climatique, une fois "épongé" leur coût énergétique.
    Pour rappel pour se limiter aux deux degrés de réchauffement, il faut diviser par trois les émissions à effet serre d'ici 2050. Donc diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 5 % par an sur trente ans. Alors que la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 % à 3,7 % du total des émissions mondiales.

    L'emprunte énergétique du numérique, qui inclut la fabrication et l'utilisation et des équipements (serveurs, réseaux, terminaux) augmente de 9 % par an. Je ne vois pas en quoi un réseau à faible latence pourrait lutter contre le réchauffement climatique ? L'augmentation du débit avec la 5G ou la 6G va bien entendu faire exploser les usages, les vidéos en 4k puis en 8k vont se généraliser, des tonnes d'objets connectés à l'utilité douteuse vont apparaître. La consommation n'est qu'une face du numérique, la fabrication de tous ces équipements est génératrice de CO2, la fabrication d'un ordinateur peu générer jusqu'à une tonne de CO2.

    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Nous ne savons pas stocker l'électricité ou la transmettre sans perte. Imaginons alors, par exemple, des réseaux constitués de milliers de micros sites de production électrique + micros centrales météo très localisées + chaudières domestiques "intelligentes" sur de larges territoires. Afin de réaliser des économies de chauffage et d'injecter l’énergie économisée à d'autres postes moins prévisibles.
    C'est malheureusement de la science fiction, l'efficacité énergétique ne pourra pas combler l'explosion des débits et des usages. Nous devons diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 5 % par an sur trente ans. Et pour l'instant cela augmente, sauf cette année où le confinement provoqué par le Covid19 permettra d'atteindre ces 5 %, ce qui donne une idée de l'ampleur de la tâche.
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Je ne pense pas qu'il y ai de mauvais outils, plutôt de mauvais usages.
    Les outils ne sont pas mauvais en eux-même, c'est juste qu'il ne sont pas en phase avec les accords de Paris qui vise à diviser par trois les émissions à effet serre d'ici 2050, et qu'un monde qui dépasserait les 3 % de réchauffement est juste un monde où la famine et la guerre éclateraient dans tous les pays du globe.

  7. #7
    Futur Membre du Club
    Salut,

    +100 avec FatAgnus.
    Le gros problème est que ceux qui doivent prendre des décisions ne comprennent pas le problème, par manque de connaissance et/ou par conflit avec leurs visions des choses.
    A partir du moment où le problème n'est pas compris, les solutions ne sont forcément pas adaptées.
    Bref.

    J'ai perso une question.
    On appelle "latence" le délais de transmission d'une info entre un émetteur et un récepteur. Et cette latence est une fonction de la distance, physique, et pas de la fréquence, qui elle définie une largeur de bande, un débit quoi.
    Comment peu t’on donc réduire une latence d'un facteur de 10 sans changer la distance entre l'émetteur et le récepteur ?
    C'est comme si on m'expliquait qu'on améliorait le ping entre une ADSL 1M et une ADSL 10M.

    Ou alors ici ce qu'ils appellent latence inclus un temps de traitement de l'info indépendamment de la connexion physique émetteur/récepteur ?

    Merci pour vos lumières

  8. #8
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
    Pour rappel pour se limiter aux deux degrés de réchauffement, il faut diviser par trois les émissions à effet serre d'ici 2050. Donc diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 5 % par an sur trente ans.
    Les entreprises n'en ont rien à foutre de ces histoires de gaz à effet de serre ou de la pollution en général. De temps en temps elles font un peu de greenwashing histoire de calmer des écolos hystérique.
    Dans le système capitaliste actuel il faut que le consommateur achète le même produit plusieurs fois. Les fabricants de téléphone sont toujours impatient de voir arriver la prochaine technologie qui justifiera l'achat d'un nouveau smartphone :
    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    « Les systèmes de communication mobiles ont évolué entre les générations 2G à 5G tous les 10 ans environ », mais le rythme a tendance à s’accélérer, étant donné que « le temps nécessaire à la définition et l'élaboration des normes techniques pour chaque génération successive est passé de 15 ans pour la 3G à 8 ans pour la 5G ». Samsung s’attend « à ce que l'achèvement de la norme 6G et sa commercialisation puissent débuter dès 2028, tandis qu'une commercialisation massive pourrait avoir lieu vers 2030 ».
    Apparemment il y a des entreprises chinoises qui gèrent bien la fabrication d'antennes 5G et ça dérange plein de monde, des entreprises vont essayer de ne pas prendre de retard avec la 6G. C'est la course.

    ===
    Les fabricants de smartphone font un geste pour l'écologie, ils vont vendre leur smartphone sans chargeur ni écouteur
    Keith Flint 1969 - 2019

  9. #9
    Expert éminent
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    =
    Les fabricants de smartphone font un geste pour l'écologie, ils vont vendre leur smartphone sans chargeur ni écouteur
    C'est bon alors on est sauvé !

  10. #10
    Membre habitué
    Citation Envoyé par fredofenua Voir le message

    Comment peu t’on donc réduire une latence d'un facteur de 10 sans changer la distance entre l'émetteur et le récepteur ?
    Bonjour,

    Un premier élément de réponse est à chercher du coté de la généralisation de l'emploi du "Full-duplex" par les équipements 5G.

    L'exploitation des ondes millimétriques par le 5G (spectre de fréquence entre 30 et 300 GHz) va permettre de limiter les collisions, en "ouvrant d'avantage de tuyaux" (cf utilisation de larges bandes) sur les réseaux.

    On parle d'optimiser l'annulation des auto-interférences de plus de 113 dB en situation réelle, ce qui assure une augmentation de 90 % du débit du système par rapport aux modes half-duplex traditionnellement utilisés (source Wikipedia).

    Après il me semble que c'est une accumulation d’optimisations des technologies existantes, offertes par l'exploitation des ondes millimétriques, qui donne son plein potentiel à la 5G. Le sujet est riche et complexe à appréhender dans son ensemble, d'autant plus que les recherches sont toujours en cours.

  11. #11
    Expert éminent
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    L'exploitation des ondes millimétriques par le 5G (spectre de fréquence entre 30 et 300 GHz) va permettre de limiter les collisions, en "ouvrant d'avantage de tuyaux" (cf utilisation de larges bandes) sur les réseaux.

    On parle d'optimiser l'annulation des auto-interférences de plus de 113 dB en situation réelle, ce qui assure une augmentation de 90 % du débit du système par rapport aux modes half-duplex traditionnellement utilisés (source Wikipedia).
    Oui donc plus de débit, pas moins de latence comme déjà dit.

    « Toujours se souvenir que la majorité des ennuis viennent de l'espace occupé entre la chaise et l'écran de l'ordinateur. »
    « Le watchdog aboie, les tests passent »

  12. #12
    Membre habitué
    Citation Envoyé par transgohan Voir le message
    Oui donc plus de débit, pas moins de latence comme déjà dit.
    En fait en informatique n'importe quel paquet transmis point à point est caractérisé par son temps de latence.

    Par abus de langage il est fréquent de n’évoquer la latence que lorsqu'un retard est perceptible par "l'utilisateur".

    Un paquet qui va transiter sur une interface configurée en full-duplex plutôt qu'en half-duplex (comme le permet la 5G par rapport à la 4G) verra, en principe et à protocole de test similaires, sa valeur de latence considérablement raccourcie (c'est d'ailleurs une "panne" fréquente sur les LAN, suite à la mauvaise configuration d'une interface).

    Le paquet aura forcement une valeur de latence plus faible s'il n'a pas du être réexpédié suite à une collision, ou s'il a pu trouver immédiatement une fréquence disponible, plutôt que d'être placé en file d'attente. En d'autre termes la largeur de bande impacte directement la latence observée, puisque d'avantage de fréquences disponibles me permettent d'utiliser du full-duplex, etc.

  13. #13
    Membre extrêmement actif
    Ce qu'il y a d'amusant avec les délires techno-futuro-économiques, c'est que l'on a toujours droit au grand n'importe quoi!


    Pour info:

    1. Il y a encore des millions de personnes en Europe qui n'ont pas une connexion utilisable à internet

    2. La 5G n'est pas opérationnelle et sa définition technique n'est pas établie à ce jour

    3. En l'état la 5G, c'est une multiplication d'antennes, de stations de base et une augmentation stratosphérique des besoins en énergie aussi bien au niveau de l'infrastructure que des smartphones.


    Alors la 6G pourquoi pas... Moi je suis impatient de parler de la 60G!

  14. #14
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par transgohan Voir le message
    Amenez moi la 3G jusqu'à chez moi déjà avant de me parler de 6G...
    Le but des entreprises est de générer du profit, ce n'est pas rentable d'installer une antenne dans un village pour que 30 personnes puissent s'y connecter.
    Alors que dans les grandes villes il y a des centaines de milliers de personnes. Il y a plein de jeunes avec assez de revenu pour changer de smartphone.

    Peut-être que grâce à ce projet un jour il sera possible d'avoir un accès internet partout :
    Starlink
    Le projet Starlink de la société américaine SpaceX prévoit le lancement de 12 000 puis 42 000 minisatellites pour offrir un service Internet à haut débit partout sur la planète mais surtout destiné aux zones les moins densément peuplées n'étant peu ou pas desservies par un accès internet classique.
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    La 5G n'est pas opérationnelle et sa définition technique n'est pas établie à ce jour
    Pour les entreprises ce n'est pas un problème, l'idée c'est "on a pris du retard sur cette génération, donc on laisse tomber pour éviter de gaspiller des ressources inutilement et on travail directement sur la prochaine génération".
    C'est un peu un round d'éco dans Counter Strike, t'économises pour investir plus plus par la suite.

    Le capitalisme c'est une fuite en avant, il y aura toujours une nouvelle technologie qui prendra la place de la dernière technologie, si tu loupes un train tu prends le suivant.
    Keith Flint 1969 - 2019

  15. #15
    Expert éminent
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Un paquet qui va transiter sur une interface configurée en full-duplex plutôt qu'en half-duplex (comme le permet la 5G par rapport à la 4G) verra, en principe et à protocole de test similaires, sa valeur de latence considérablement raccourcie (c'est d'ailleurs une "panne" fréquente sur les LAN, suite à la mauvaise configuration d'une interface).

    Le paquet aura forcement une valeur de latence plus faible s'il n'a pas du être réexpédié suite à une collision, ou s'il a pu trouver immédiatement une fréquence disponible, plutôt que d'être placé en file d'attente. En d'autre termes la largeur de bande impacte directement la latence observée, puisque d'avantage de fréquences disponibles me permettent d'utiliser du full-duplex, etc.
    Je ne suis pas d'accord, le full-duplex ne réduira pas le temps de transfert à protocole équivalent.
    Si un paquet ne passe pas il faudra tout de même le redemandé en full-duplex ou en half-duplex.
    Le seul gain que je vois dans ce cadre là de la largebande est qu'effectivement on peut l'envoyer en doublon sur plusieurs canaux pour réduire les cas d'échecs.
    Et là pour moi on ne va pas réellement baisser la latence mais plutôt la variation de la latence(gigue ou jitter si vous êtes plus dans l'anglais), car il y a toujours la probabilité qu'aucun des canaux n'est passant à un moment t.

    Après je n'ai pas étudié les protocoles largebande de la 5G, mais dans tous ceux que je connais on ne robustifie que très rarement... On privilégie bien plus l'augmentation du débit et la résilience aux perturbations fréquentielles avant tout autre chose.

    « Toujours se souvenir que la majorité des ennuis viennent de l'espace occupé entre la chaise et l'écran de l'ordinateur. »
    « Le watchdog aboie, les tests passent »

  16. #16
    Futur Membre du Club
    Citation Envoyé par P_Avril Voir le message
    Bonjour,

    Un premier élément de réponse est à chercher du coté de la généralisation de l'emploi du "Full-duplex" par les équipements 5G.

    L'exploitation des ondes millimétriques par le 5G (spectre de fréquence entre 30 et 300 GHz) va permettre de limiter les collisions, en "ouvrant d'avantage de tuyaux" (cf utilisation de larges bandes) sur les réseaux.

    On parle d'optimiser l'annulation des auto-interférences de plus de 113 dB en situation réelle, ce qui assure une augmentation de 90 % du débit du système par rapport aux modes half-duplex traditionnellement utilisés (source Wikipedia).

    Après il me semble que c'est une accumulation d’optimisations des technologies existantes, offertes par l'exploitation des ondes millimétriques, qui donne son plein potentiel à la 5G. Le sujet est riche et complexe à appréhender dans son ensemble, d'autant plus que les recherches sont toujours en cours.
    Bonjour et merci pour ces infos.
    Bon WE

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