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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Apple tente de calmer le jeu et approuve temporairement une nouvelle version de l'application Hey
    Hey, un nouveau produit de messagerie électronique, affirme qu'Apple rejette ses corrections de bugs dans l'App Store,
    A moins de payer une commission de 15 à 30 %

    Alors qu’Apple fait face à deux enquêtes antitrust de l’UE suite à des plaintes relatives à ses pratiques commerciales anticoncurrentielles impliquant App Store et Apple Pay, le fabricant d’iPhone brandit de nouvelles menaces de retirer Hey.com de l'App Store si le nouveau service de messagerie ambitieux ne commence pas à proposer un abonnement in-app et à verser une commission à la boutique, selon un responsable de Basecamp qui est à l’origine de l’application. Apple est déjà confronté à une soudaine réaction publique de la part des développeurs, grands comme petits, contre cette taxe qu'il impose sur certains achats effectués via les applications hébergées dans son magasin en ligne.

    En effet, bien que les applications puissent être hébergées gratuitement sur l'App Store, Apple facture une commission de 15 à 30 % sur certains achats effectués. Le prélèvement s'applique aux autres achats de contenu numérique, tels que les articles virtuels ou les livres électroniques. Mardi, un nouveau service d'abonnement e-mail appelé Hey a déclaré qu'Apple essayait de le forcer à intégrer la procédure d’achats in-app dans l'application afin d'obtenir cette commission, comme l'a signalé David Heinemeier Hansson, directeur technique de Basecamp, dans une série de tweets.


    Hey.com a été lancé lundi pour offrir une alternative à Gmail. Pour le moment l'accès est sur invitation uniquement. L'ouverture à tous sera faite courant juillet. Une manière de tester le service à petite échelle, puis de monter progressivement en charge. Vous pouvez essayer le service pendant 14 jours, sans avoir à donner de numéro de carte bancaire. Après quoi, deux possibilités s’offrent à vous. Soit vous quittez le service, auquel cas votre compte n'existera plus sous 90 jours, soit vous payez pour un an, et l'adresse e-mail utilisée « sera la vôtre à tout jamais ». Même en cas de coupure d'abonnement, elle ne sera pas récupérable par un tiers. Une fois cette période écoulée, le service vous coûtera 99 dollars par an (avec 100 Go de stockage).

    Si vous choisissez de continuer à utiliser l'application sur iOS, vous devez vous inscrire sur le site Web de la société, a rapport la société. Peu après le lancement, Hey a essayé de lancer une mise à jour corrigeant quelques bugs dans son application iOS. Elle a ensuite reçu un courriel d'Apple rejetant la mise à jour. Selon Heinemeier Hansson, Apple a initialement approuvé l'application vendredi, mais après examen de la mise à jour de correction de bogue lundi, Hey a été rejeté pour ne pas avoir inclus une option d'inscription dans l'application elle-même.


    Le courrier a cité la règle 3.1.1 des lignes directrices d'Apple pour les développeurs d'applications, qui dit en substance que si vous voulez que les gens puissent acheter des choses dans votre application, vous devez le faire en utilisant la procédure de paiement d'Apple. Le courriel suggérait que Hey avait enfreint cette règle en ne mettant pas en œuvre le système d'achat in-app d'Apple, qui prend automatiquement le prélèvement de 15 à 30 %.

    Basecamp a corrigé d'autres bogues et a soumis une nouvelle version et a espéré que tout irait pour le mieux. Mais l'application est restée dans la file d'attente pour être examinée, puis dans le statut "en cours d'examen" pendant beaucoup plus longtemps que d'habitude. Puis un responsable de Basecamp a reçu un appel téléphonique. Selon Hansson, lors de l’appel téléphonique, Apple a demandé à Hey, de s'engager à ajouter un abonnement à l'application, dans le cas contraire l’application sera supprimée de la boutique. « J'ai été stupéfait du caractère effronté de cette menace », a déclaré Hansson. « Je croyais que vous deviez envelopper les menaces dans des euphémismes ou autres choses. Mais c'était assez clair », a-t-il dit dans un tweet.

    L’Application de la directive d’Apple est incohérente, d’après Hey

    Les dirigeants de Hey avaient pensé que la règle ne s'appliquait pas à eux, car l'application est destinée à permettre aux gens de se connecter à quelque chose auquel ils sont déjà abonnés, comme c'est le cas avec des plateformes comme Netflix et Slack. Hansson a déclaré que l'application de cette politique est incohérente. En effet, « L'application Basecamp est dans l'App Store depuis des années, offrant l'accès à un abonnement acheté ailleurs. Le magasin est rempli d'applications qui font exactement cela. Même les autres applications de messagerie électronique ! »


    Apple autorise ce type d'applications client - où vous ne pouvez pas vous inscrire, mais seulement vous connecter - pour les services aux entreprises, mais pas pour les produits de consommation. C'est pourquoi Basecamp, que les entreprises paient généralement, est autorisé sur l'App Store alors que Hey, que les utilisateurs paient ne l'est pas. Toute personne ayant acheté Hey depuis un autre endroit pouvait y accéder sur iOS, a déclaré la société, mais l'application doit permettre aux nouveaux utilisateurs de s'inscrire et de payer via l'infrastructure d'Apple.

    « Il n'y a aucune chance que nous payions la rançon d'Apple. Je brûlerai cette maison moi-même, avant de laisser des gangsters comme ça le faire tourner à leur avantage. C'est profondément perversement abusif et injuste », a tweeté Hansson.

    Apple fait face à une vague d’insurrections de la part de nombreux développeurs à propos de sa taxe dans l’App Store

    L'impasse entre Apple et Hey s'est produite le jour même où l'UE a lancé deux enquêtes antitrust sur Apple, l'une portant sur la taxe de 30 % dans l’App Store. L'enquête de l'UE a été lancée suite à une plainte déposée en 2019 par Spotify affirmant que le fait de prélever la taxe tout en gérant une entreprise concurrente de streaming de musique (Apple Music) signifiait qu'Apple donnait un coup de pouce à son propre service en gonflant artificiellement les prix de Spotify. Spotify a fait valoir que pour compenser les 15 à 30 % de frais qu'il verse à Apple, il a dû augmenter le prix de ses propres abonnements.

    Les développeurs essaient donc d'éviter autant que possible d'inscrire les utilisateurs dans leur application afin d'éviter la forte taxe. Rakuten, une société de services internet, a déposé une plainte similaire auprès de l'UE en début de cette année, alléguant qu'il est anticoncurrentiel pour Apple de prendre une commission de 30 % sur les livres électroniques vendus sur l'App Store tout en faisant la promotion de son propre service Apple Books. Selon Business Insider, Kobo, une société canadienne qui vend des livres électroniques s'est jointe à la plainte mardi, qualifiant également d'anticoncurrentiel le fait qu'Apple exploite sa propre librairie et facture une commission de 30 % sur toutes ses ventes sur les appareils Apple.

    Hansson a déclaré qu'il entend des histoires comme celle-ci de la part des développeurs depuis des années - il a même témoigné au Congrès plus tôt cette année sur les pratiques anticoncurrentielles de la Big Tech, lorsque les PME étaient invitées à le faire. Il a également déclaré qu'il s'était entretenu avec le ministère de la Justice ces derniers mois et qu'il prévoyait de contacter le Congrès et l'UE sur cette question. Mais alors même qu'il s'insurgeait contre les actions d'Apple, Heinemeier Hansson a déclaré qu'il s'inquiétait des répercussions, a rapporté Protocol, une société des médias. « Si nous ne pouvons pas avoir Hey sur iOS, » a-t-il dit, « nous ne sommes nulle part. Nous devons être sur la plus grande plateforme de ce segment, et Apple le sait », a-t-il ajouté.

    L'analyste en stratégie Ben Thompson a déclaré sur Twitter suite à la nouvelle qu'il avait reçu de nombreux e-mails de développeurs disant avoir vécu une expérience similaire et a suggéré qu'il s'agissait d'une réinterprétation récente de la politique d'Apple.


    Apple a « obtenu un rôle de "gardien" en ce qui concerne la distribution des applications et du contenu aux utilisateurs des appareils les plus populaires d'Apple », a déclaré mardi Margrethe Vestager, chef de la division antitrust de l'UE. « Nous devons nous assurer que les règles d'Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où Apple est en concurrence avec d'autres développeurs d'applications, par exemple avec son service de streaming de musique, Apple Music, ou avec Apple Books ».

    Apple a répété à chaque fois qu’il exigeait de tous les développeurs qu'ils suivent des directives strictes concernant les modèles commerciaux. En réponse aux enquêtes ouvertes mardi, Apple s’est indigné en déclarant : « Il est décevant que la Commission européenne avance des plaintes sans fondement de la part d'une poignée d'entreprises qui veulent simplement un voyage gratuit, et ne veulent pas jouer selon les mêmes règles que tout le monde ».

    Match Group, une société Internet américaine qui possède une multitude d'applications de rencontres populaires, dont Tinder, OKCupid et Hinge, a publié une déclaration critiquant la taxe d'achat sur les applications, selon Business Insider.

    « Nous sommes très conscients de leur pouvoir sur nous. Ils prétendent que nous demandons un "voyage gratuit" alors qu'en réalité, les "services numériques" (les applications tierces dans l’App Store) sont la seule catégorie d'applications qui doivent payer les frais de l'App Store. L'écrasante majorité des applications, y compris les mastodontes de l'Internet qui connectent les gens (applications de covoiturage/gig), ou qui monétisent en vendant de la publicité (réseaux sociaux), n'ont jamais été soumises aux systèmes de paiement et aux frais d'Apple, et ce n'est pas normal. Nous sommes heureux de pouvoir en discuter avec Apple et de créer une répartition équitable des frais sur l'ensemble de l'App Store, ainsi qu'avec les parties intéressées dans l'UE et aux États-Unis ».

    Selon un commentateur, il sera, cependant, « difficile de réglementer Apple sur ce front sans une réglementation radicale des marchés téléphoniques en général. Le marché des applications d’Apple est le plus rentable, mais ils ne contrôlent pas le marché, ils le partagent avec Google et, dans une moindre mesure, avec Amazon. On peut difficilement prétendre qu'il s'agit d'un monopole ». Il propose à Basecamp de vendre Hey pour, par exemple, 129 dollars par an sur le magasin d'Apple et 99 dollars partout ailleurs. Et vous, qu’en pensez-vous ?

    Sources : Fils de discussion de David Hansson (1 & 2), Hey,com, Protocol.com

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la vague d’insurrections des développeurs contre la taxe d’Apple ?
    Pensez-vous qu’Apple pourrait revoir la taxe sur les achats dans l’App Store, qui a généré à elle seule 519 milliards de dollars en 2019 ?

    Lire aussi

    L'App Store et Apple Pay d'Apple ciblés par les autorités antitrust de l'UE, en raison des pratiques commerciales anticoncurrentielles visant à bloquer les concurrents
    « Les entreprises se sont retrouvées dépendantes du caprice arbitraire des géants technologiques », des PME viennent expliquer au Congrès comment les GAFA ont abusé de leur position dominante
    Des possesseurs d'iPhone estiment que les applications coûtent trop chers sur iOS, à cause de la commission prélevée par Apple aux développeurs
    USA : une Cour d'appel autorise des utilisateurs d'iPhone à poursuivre Apple pour monopole sur le marché des applications iOS, avec son App Store
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  2. #2
    Membre éprouvé
    J'en pense que ce sont des voleurs. L'application ne proposant pas d'inscription en ligne a déjà un "petit handicap". Il y a un élément pas clair, peut on avoir un prix moins cher ailleurs que via l'Apple Store. Du genre inscription via l'application mobile 10$ et via le site web 7$ ? Comme cela on évite la taxe Apple.

  3. #3
    Membre éclairé
    Ça ne me choque pas tant que ça. Google a fait pareil avec Fortnite (ils ne voulaient pas payer des royalties) et ont donc supprimé le jeu. Il s'était passé plus ou moins la même chose avec un logiciel libre (je ne sais plus lequel) qui faisait des vidéos youtube mais sans publicités. Ces vidéos commençaient à faire beaucoup de vue et Google a donc mis la pression pour activer les publicités. C'est toujours une histoire d'argent.

    Moi je vois ça un peu comme des impôts. Le Google Play / App store sont des vitrines publiques ayant une très grosse visibilité, en mettant votre application dessus vous profitez de cette visibilité, de l'hébergement, etc. Ça parait assez naturel de se dire qu'il y a bien un moment donné où il faut donner une petite contribution.

    Depuis que les TPE existent, payer avec une carte bleue fait aussi payer une très légère commission pour le commerçant à chaque transaction... Mais ça ne dérange visiblement personne.

  4. #4
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Markand Voir le message
    Ça ne me choque pas tant que ça. Google a fait pareil avec Fortnite (ils ne voulaient pas payer des royalties) et ont donc supprimé le jeu. Il s'était passé plus ou moins la même chose avec un logiciel libre (je ne sais plus lequel) qui faisait des vidéos youtube mais sans publicités. Ces vidéos commençaient à faire beaucoup de vue et Google a donc mis la pression pour activer les publicités. C'est toujours une histoire d'argent.

    Moi je vois ça un peu comme des impôts. Le Google Play / App store sont des vitrines publiques ayant une très grosse visibilité, en mettant votre application dessus vous profitez de cette visibilité, de l'hébergement, etc. Ça parait assez naturel de se dire qu'il y a bien un moment donné où il faut donner une petite contribution.

    Depuis que les TPE existent, payer avec une carte bleue fait aussi payer une très légère commission pour le commerçant à chaque transaction... Mais ça ne dérange visiblement personne.

      Entre payer un commission de quelques % et 30% y a une marge. S'ils ne prenaient que 5% personne ne gueulerait.


      L'autre gros soucis est l'impossibilité pour les produits Apple d'avoir un autre Store pour installer des logiciels. Et sauf pour Android ou l'on peut installer un apk c'est plus compliqué s'installer une application sur un iPhone.


      Ils te volent tes idées, j'ai vus des applications géniales, supprimées de l'Apple Store car Apple avait piqué l'idée et hop c'était intégré directement dans la nouvelle mise à Jour. Et on te dit "Au revoir Monsieur vous avez contribué à rendre iOS meilleur mais maintenant plus personne n’achètera votre applicaton".


      Tu n'es jamais à l'abri qu'on te vire ton application pour un OUI ou un NON voire même certains développeurs ont été blacklistés juste parce qu'une règle sur la taille des bandeaux de publicité n'avait pas été respectée


    Entre payer un peu pour être visible OK mais qu'on t'oblige à offrir une possibilité d'inscription dans ton application pour qu'ils touchent une commission NON ce n'est pas normal.
    Fortnite offre des possibilité de payement pas l'application Hey, pas pareil.

  5. #5
    Chroniqueur Actualités

    Apple reste ferme sur ses positions et confirme sa décision controversée de rejeter l'application Hey
    Apple reste ferme sur ses positions et confirme sa décision controversée,
    de rejeter l'application de messagerie électronique Hey

    Bien que les applications puissent être hébergées gratuitement sur l'App Store, Apple facture une commission de 15 à 30 % sur certains achats effectués. Le prélèvement s'applique aux autres achats de contenu numérique, tels que les articles virtuels ou les livres électroniques.

    Pour éviter d’avoir à payer cette commission sur les inscriptions à son service, le service d’e-mail Hey a supprimé toute possibilité d'inscription de son application qui se résume donc à l'ouverture à un formulaire de connexion, l'utilisateur devant alors se rendre sur le web pour créer son compte.

    Pour le moment l'accès est sur invitation uniquement. L'ouverture à tous sera faite courant juillet. Une manière de tester le service à petite échelle, puis de monter progressivement en charge. Vous pouvez essayer le service pendant 14 jours, sans avoir à donner de numéro de carte bancaire. Après quoi, deux possibilités s’offrent à vous. Soit vous quittez le service, auquel cas votre compte n'existera plus sous 90 jours, soit vous payez pour un an, et l'adresse e-mail utilisée « sera la vôtre à tout jamais ». Même en cas de coupure d'abonnement, elle ne sera pas récupérable par un tiers. Une fois cette période écoulée, le service vous coûtera 99 dollars par an (avec 100 Go de stockage).

    Après avoir accepté une première version sur l’App Store, l’éditeur d’iOS a décidé de rejeter les mises à jour, selon Heinemeier Hansson, cofondateur et directeur technique de Basecamp qui est l’éditeur de l’application. La raison évoquée est de ne pas avoir inclus une option d'inscription dans l'application elle-même. Plus précisément, Apple a brandi la règle 3.1.1 des guidelines consacrées aux achats intégrés :

    « Si vous souhaitez déverrouiller du contenu ou des fonctionnalités supplémentaires de votre application (comme des abonnements, de la monnaie virtuelle dans un jeu, des niveaux de jeu, l’accès à du contenu premium ou le déverrouillage d'une version complète), vous devez utiliser l'achat in-app. Les applications ne peuvent pas utiliser leurs propres mécanismes pour déverrouiller le contenu ou les fonctionnalités, telles que les clés de licence, les marqueurs de réalité augmentée, les codes QR, etc. Les applications et leurs métadonnées peuvent ne pas inclure de boutons, de liens externes ou d'autres appels à l'action qui dirigent les clients vers des mécanismes d'achat autre que l'achat in-app. »

    Mais à première vue, Hey n'enfreint pas cette règle. Il ne permet pas aux utilisateurs de s'abonner à l'application. Au lieu de cela, les utilisateurs doivent se rendre sur le site Web de Hey pour s'inscrire via la facturation de Basecamp, comme c'est le cas pour de nombreuses autres applications populaires comme Spotify ou Netflix. Apple autorise ce type d'applications client (où vous ne pouvez pas vous inscrire, mais seulement vous connecter) pour les services aux entreprises, mais pas pour les produits de consommation.

    De plus, conformément aux directives d'Apple, Hey n'a pas de lien ni d'appel à l'action dirigeant les utilisateurs vers le dit site Web. C'était naturellement une source de confusion pour l'équipe Hey. Ce qui était encore plus déroutant était le fait que la mise à jour 1.0.1 a été rejetée, mais pas la version 1.0, même si la mise à jour n'a rien changé à ce problème.

    Basecamp a corrigé d'autres bogues et a soumis une nouvelle version en espérant observer une amélioration en vain. Puis un responsable de Basecamp a reçu un appel téléphonique d’Apple qui demandait à ce qu’ils s’engagent à ajouter un abonnement à l'application, dans le cas contraire l’application sera supprimée de la boutique. « J'ai été stupéfait du caractère effronté de cette menace », a déclaré Hansson. Le ton est alors très vite monté.


    Apple ne change pas d’avis

    Phil Schiller, le patron du marketing d'Apple, a expliqué dans un entretien que l'application HEY n'aurait pas dû être approuvée tout court.

    « Aujourd’hui, nous n’envisageons aucune entorse à nos règles », a-t-il déclaré. « Il y a beaucoup de choses qu'ils pourraient faire pour que l'application fonctionne selon les règles que nous avons établies. Et nous aimerions qu'ils le fassent. »

    Actuellement, les personnes qui téléchargent l'application Hey depuis l’App Store vont constater qu'elle ne fait rien. C'est une application qui vous oblige à vous abonner au service Hey sur le Web avant qu'elle ne devienne utile. « Vous téléchargez l'application et elle ne fonctionne pas, ce n'est pas ce que nous voulons sur notre Store », explique Schiller. C'est pourquoi, dit-il, Apple exige que les achats intégrés offrent la même fonctionnalité d'achat qu'ailleurs.

    Et de préciser que cela est contraire aux règles de l'App Store pour la plupart des applications. Les exceptions ici s’appliquent à des applications dites « de contenu », celles-là mêmes qui affichent de la musique, des livres et des films, et des applications qui n'offrent des options de tarification qu’aux entreprises et aux institutions plutôt qu’au grand public. Il y a donc des exceptions pour des applications comme Netflix par exemple, mais « nous n'étendons pas ces exceptions à tous les logiciels ». Et de préciser que « les emails ne sont pas et n’ont jamais été une exception incluse dans cette règle ».

    Il a expliqué que Basecamp aurait pu prendre certaines décisions sur la façon de facturer ses clients pour rendre l’application acceptable selon les règles actuelles. Il en a énuméré plusieurs : il a notamment suggéré à Hey d'augmenter ses prix de 30 % sur l'application iOS, ou de mettre en place une version gratuite de son service qui permettrait donc d'avoir une application fonctionnelle sans paiement, puis d'offrir séparément une version premium payante qui ne pourrait être activée que sur le web, mais qui serait fonctionnelle sur l'application iOS.

    Pour HEY, Apple reste ferme sur son exigence : l'application doit proposer un achat intégré passant par l'infrastructure de la boutique, et donc par une commission.


    La perspective

    Le principal problème ici, cependant, n'est pas les règles spécifiques qu'Apple a décrites ci-dessus, mais son historique de les appliquer de manière incohérente. Avant cette année, Apple avait autorisé de nombreuses applications avec des modèles commerciaux similaires à Hey sur l'App Store et il n'était pas nécessaire que ces applications incluent des options d'achat intégrées. La société a également fait des exemptions célèbres pour de grands rivaux, comme Amazon et Netflix, qui ont soit désactivé la possibilité d'acheter des abonnements ou du contenu dans leur application ou ont, dans certains cas, dirigé les utilisateurs vers un navigateur pour ce faire.

    La controverse, qui a débuté plus tôt cette semaine avec le lancement officiel de Hey, a soulevé d'importantes questions sur la gestion par Apple de l'App Store et si le fabricant d'iPhone exerce un avantage anticoncurrentiel sur les services concurrents de développeurs tiers par le biais de sa taxe de 30 % et son application incohérente des règles de l'App Store.

    Mais Apple fait face à d’autres problèmes :
    • Match Group, le parent de Tinder, s'est prononcé cette semaine en disant qu'il n'était pas d'accord avec ses politiques, tout comme le créateur de Fortnite Epic Games.
    • Spotify, qui a déposé une plainte qui a contribué au lancement d’une enquête européenne antitrust, a également exprimé clairement son désaccord.

    De même, le président des affaires juridiques de Microsoft, Brad Smith, a noté jeudi que de nombreux magasins d'applications d'aujourd'hui exercent beaucoup plus de contrôle que Microsoft avec Windows à l'époque : « Ils imposent des exigences qui disent de plus en plus qu'il n'y a qu'une seule façon d'accéder à notre plateforme et qui est de passer par la porte que nous avons nous-mêmes créée », a regretté Smith lors d'un événement Politico. « Dans certains cas, ils créent un prix très élevé par péage et parfois 30 % doivent passer dans les mains du responsable du péage ».

    Source : Protocol

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  6. #6
    Chroniqueur Actualités

    Affaire Hey : Apple se comporte comme un « voleur de grand chemin », pour le Président de la House Antitrust
    Affaire Hey : Apple se comporte comme un « voleur de grand chemin », pour le Président de la House Antitrust Committee
    qui rappelle que les développeurs sont terrorisés par des éventuelles représailles économiques

    Pour éviter d’avoir à payer une commission sur les inscriptions à son service, le service d’e-mail Hey a supprimé toute possibilité d'inscription de son application qui se résume donc à l'ouverture à un formulaire de connexion, l'utilisateur devant alors se rendre sur le web pour créer son compte.

    Pour le moment l'accès est sur invitation uniquement. L'ouverture à tous sera faite courant juillet. Une manière de tester le service à petite échelle, puis de monter progressivement en charge. Vous pouvez essayer le service pendant 14 jours, sans avoir à donner de numéro de carte bancaire. Après quoi, deux possibilités s’offrent à vous. Soit vous quittez le service, auquel cas votre compte n'existera plus sous 90 jours, soit vous payez pour un an, et l'adresse e-mail utilisée « sera la vôtre à tout jamais ». Même en cas de coupure d'abonnement, elle ne sera pas récupérable par un tiers. Une fois cette période écoulée, le service vous coûtera 99 dollars par an (avec 100 Go de stockage).

    Plus tôt cette semaine, Heinemeier Hansson, cofondateur et directeur technique de Basecamp qui est l’éditeur de l’application, a fait valoir qu’Apple a menacé de supprimer l’application iOS Hey de l'App Store si elle ne permettait pas aux utilisateurs de s’abonner depuis l’application, ce qui implique accessoirement de payer 30 % de commission à Apple.

    Pour le Représentant démocrate David Cicilline, qui est à la tête House Antitrust Committee, Apple abuse de sa situation et se comporte comme un tyran : « En raison du pouvoir de marché qu'Apple possède, il fait payer des taxes exorbitantes et tente d’intimider ceux qui ne veulent pas le faire, leur donnant le choix entre payer les 30 % ou se voir refuser l'accès à leur marché ». Pour lui, en procédant ainsi, Apple se comporte essentiellement comme un « voleur de grand chemin ».

    Et d’indiquer que « cela écrase les petits développeurs qui ne peuvent tout simplement pas survivre avec ce type de taxes. S'il y avait une réelle concurrence sur ce marché, cela ne se serait pas produit ».

    « De plus en plus de personnes veulent bien partager leurs expériences, avouant qu’elles ont peur des représailles économiques, peur de ne pas pouvoir survivre à ces représailles économiques que ces grandes plateformes peuvent lancer en raison du pouvoir dont elles disposent et nous avons l'intention de suivre cela minutieusement », a déclaré le représentant Cicilline. « C'est un vrai problème sur le marché. C'est une conséquence directe de l'énorme pouvoir de marché, du fait qu'Apple est le gardien de ces développeurs, et nous avons entendu de très nombreux exemples. »

    « Personne n'a le choix », a regretté Heinemeier Hansson. « Tout le monde a peur... et j’ai fini par comprendre pourquoi. Si vous êtes une entreprise cotée en bourse, vous ne pouvez pas vous le permettre. Vous ne pouvez pas vous permettre de perdre des entrées et de vous dire : ’Oh, nous venons de perdre 50 % de nos entrées au dernier trimestre parce que nous avons eu un problème avec Apple’. Et si vous êtes un petit développeur, vous ne pouvez pas vous le permettre littéralement parce que vous pourriez faire faillite, vous pourriez même perdre votre maison s'ils venaient à vous expulser de l'App Store ».


    Apple n’est pas disposé à laisser son PDG témoigner

    Et le moment ne pouvait pas être pire pour Apple. Le même jour où Hey a été rejeté, l'UE a annoncé l’ouverture d’une enquête antitrust sur l'App Store. Aux États-Unis, le House Antitrust Committee, présidée par Cicilline, a demandé aux PDG d'Amazon, de Google, de Facebook et d'Apple de témoigner dans le cadre de son enquête plus large sur le pouvoir des marchés numériques.

    À l’exception d’Apple, toutes les entreprises semblaient d’accord pour témoigner, selon deux sources proches du dossier. Dans un courrier électronique adressé au comité, qui a été examiné par POLITICO, un avocat d’Apple a souligné que l’entreprise n'avait fait aucune promesse concernant le témoignage de son PDG.

    Facebook a accepté de rendre son PDG, Mark Zuckerberg, disponible pour témoigner si les PDG des trois autres sociétés (notamment Apple, Amazon et Google, la société mère Alphabet) acceptaient eux aussi de comparaître, ont indiqué les sources. Alphabet a déclaré aux législateurs qu'il était disposé à envoyer le PDG Sundar Pichai dans les mêmes conditions, a précisé l'une des sources. Et POLITICO a rapporté lundi que Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde et le PDG d'Amazon, était également prêt à témoigner sur un panel potentiel de quatre PDG. Mais Apple n'a pas encore pris le même engagement.

    Les entreprises ont eu jusqu'à dimanche dernier pour dire au comité si elles rendraient leurs PDG disponibles, a déclaré une des sources.


    Heinemeier Hansson donne plus d’éclaircissements sur la situation

    « Hey est un nouveau service de messagerie que nous développons depuis deux ans. Nous avons dépensé des millions de dollars pour cela, avec les 56 personnes que nous avons dans l'entreprise, et nous l’avions enfin achevé. Vendredi dernier, nous avons soumis notre application pour approbation dans l'App Store d'Apple. Nous étions tellement ravis d'obtenir l'approbation. La V1 de l'application est disponible dans l'App Store. C'est toujours un processus acéré - nous pensions avoir vérifié chaque case. Nous sommes dans l'App Store depuis très longtemps. Nous savons quelles sont les deux règles écrites et quelles sont les règles non écrites, et nous pensions que nous étions en totale conformité, alors quand nous avons obtenu l'approbation, nous avons pensé : ‘Excellent’.

    « Ensuite, nous déployons le service à grande échelle lundi, et nous soumettons un correctif de bogue à notre application, une version 1.01, comme il s’agissait simplement d’une mise à jour de performances, nous pensions que cela irait de soi et que les utilisateurs du service payant allaient profiter des corrections de bogues. Eh bien non.

    « Nous obtenons un rejet et nous nous faisons citer leur section 3.1.1, qui est cette section notoire dans leurs politiques App Store qui disent que les paiements doivent se faire dans l'application. Mais c'est étrange. Nous venons tout juste d'être approuvés vendredi. Pourquoi évoquent-ils cela maintenant ? Cela ne nous concerne pas. Nous avons suivi toutes les règles non écrites, alors nous avons pensé: ‘Les politiques de l'App Store d'Apple [sont] souvent appelées la ``roue du malheur''’, vous pouvez essayer de la faire tourner à nouveau, tomber sur un autre examinateur qui voit les choses différemment, et ne plus avoir de problème. "

    « Nous avons donc décidé de la faire tourner à nouveau. Nous soumettons un autre groupe de corrections de bogues et rebelote, nous avons un autre refus.

    « Cette fois, ce n’est plus juste un courriel. Notre développeur principal sur l'application iOS reçoit un appel d'Apple disant essentiellement : "ce n'est pas une erreur. Votre demande a été examinée par l'Apple App Review Board. Ils ont trouvé que c'était un refus juste et correct. En fait, l'erreur a été que nous vous avons laissé entrer dans l'App Store en premier lieu. Donnez-nous un calendrier selon lequel vous commencerez à remettre plus de 30 % de vos revenus via cette application ou nous vous expulserons de l'App Store".


    « Il n’a pas dit : " sortez de l'App Store ". Il a dit : " supprimez votre application de la disponibilité dans l'App Store " avec euphémisme. Ils ont essentiellement menacé de nous expulser de l'App Store. Nous venons de lancer cette application. Tout le monde semble en être assez content. Elle est disponible sur l'App Store. Il y a beaucoup de bonnes critiques, je pense qu'il a une note de 4,8 en ce moment. Et Apple dit : "À moins que vous ne commenciez à nous payer 30 % de vos revenus, nous allons supprimer l'application", ce qui pour nous revient à dire que si cela ne tue pas notre entreprise, ça va au moins la faire disparaître . Vous ne pouvez pas rivaliser avec les logiciels aujourd'hui si vous n'êtes pas disponible sur les appareils mobiles, et Apple contrôle une partie de ce duopole.

    « Nous avons une autre application, Basecamp, dans l'App Store qui fonctionne exactement de la même manière. Vous achetez votre abonnement en dehors de l'App Store, vous accédez à l'App Store pour obtenir la version gratuite. Cela a fonctionné pendant des années et des années. Nous le faisons toujours. Nous lui soumettons toujours des mises à jour.

    « Gmail vend une application gratuite dans l'App Store. Vous achetez un abonnement à G Suite en dehors de l’application. Microsoft vend un service de messagerie appelé Office 360, jusque là tout va bien. Mais pourquoi cela est-il différent pour nous ? »

    Et d’expliquer pourquoi ce combat n’est pas porté sur macOS :

    « Je ne me plains pas du Mac Store. S'ils veulent facturer 30 % dans le Mac Store, ça les regarde. Nous ne voulons pas accepter cet accord, aussi nous distribuons simplement notre logiciel directement.

    « Sur l'iPhone, vous ne pouvez pas faire ça. Vous ne pouvez pas installer de logiciel sur l'iPhone à moins de passer par l'App Store. Donc, si nous avions la possibilité de choisir, si nous pouvions distribuer des logiciels sur l'iPhone sans passer par l'App Store, nous l’aurions fait. Nous aurions simplement un lien sur notre site Web qui dirait : ‘cliquez ici pour télécharger l’application sur iPhone’ et tout irait bien ».

    Sources : Entretien avec Heinemeier Hansson et David Cicilline, Politico

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  7. #7
    Membre averti
    Apple abuse vraiment de sa position de monopole. C'est vraiment agaçant!

  8. #8
    Membre éprouvé
    Je n'ai pas le besoin de mettre plus de 1000euros dans un téléphone donc je n'ai pas d'iPhone.
    Cependant comment font les développeurs pour tester leur applications ? ils doivent bien passer sur un mode "développeur" pour l'installer.
    Cela ne marche pas pour l'utilisateur lambda, un peu comme un apk d'Android ?

  9. #9
    Membre éclairé
    Cela ne marche pas pour l'utilisateur lambda, un peu comme un apk d'Android ?
    Bonjour, non ce n'est pas possible d'installer un .ipa (equivalent apk sur ios) directement depuis une URL comme sur android. Pour passer en mode dev il faut brancher son téléphone à xcode (l'équivalent android studio) avec un cable. Pour le partager en interne sans validation apple limitée à 25 personnes il faut un compte apple connect (payant à 100 $ un moment ou un autre). Pour une beta fermée à plus de 25 personnes ou publique c'est pareil sauf qu'apple doit valider manuellement votre app en cours de dev à chaque déploiement

  10. #10
    Membre averti
    Il ne reste plus qu'à faire un prix spécialement abonnement par app iphone qui rajoute les 30% d'apple... Je suis sûr que ça serait très mal pris par les utilisateurs d'apple mais il y a pas de raison que les consommateurs non apple paient pour ça.

  11. #11
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par earhater Voir le message
    Bonjour, non ce n'est pas possible d'installer un .ipa (equivalent apk sur ios) directement depuis une URL comme sur android. Pour passer en mode dev il faut brancher son téléphone à xcode (l'équivalent android studio) avec un cable. Pour le partager en interne sans validation apple limitée à 25 personnes il faut un compte apple connect (payant à 100 $ un moment ou un autre). Pour une beta fermée à plus de 25 personnes ou publique c'est pareil sauf qu'apple doit valider manuellement votre app en cours de dev à chaque déploiement
    Donc celui qui achète un iPhone il n'a même pas la possibilité de développer dessus sans devoir payer Apple, dingue ça

  12. #12
    Membre éclairé
    je rajoute ici quelques élements qui démontrent le monopole d'apple :

    • Si vous intégrez un SSO twitter, fb, google, ... Il doit y avoir le signin with apple en premier position sinon l'app est rejetée
    • Vous ne pouvez pas faire payer les utilisateurs de votre service sur votre site web sans donner la possibilité de le faire via l'app et donner 30 % à apple. Sauf que ça, ça dépend de la tête du client ! J'ai pas retrouvé le lien mais un site web recense les apps qui ont un paiement web (gestionnaires de mots de passes, fastmail, github, tesla etc) sans les faire payer dans l'app, et des services de négociation avec apple (très chers) se proposent de vous faire passer entre les mailles du filets, comme un service juridique
    • Il n'est pas possible d'avoir des stores alternatifs comme sur android. Certes moins populaires et moins qualis que ceux du fournisseur de base mais au moins il y a cette possibilité sur android
    • Apple ne respecte pas les règles de l'app store pour ses propres apps. tant que ça se limitait au SMS et calendrier on se disait pourquoi pas mais maintenant ça vient concurrencer d'autres entreprises comme celles de streaming (netflix) ou encore dans le domaine de la santé connectée


    C'est pour ces raisons que les développeurs pestent contre apple, et à raison

    EDIT : j'ai retrouvé le lien pour montrer que ça se fait à la tête du client ! https://youdownloadtheappanditdoesntwork.com/

    Et les 2 trucs qui m'embêtent le plus avec apple mais on sort (un peu du débat) :

    - Impossibilité de dev sur une plateforme d'autre que mac pour compiler sur ios et en plus il y a la contrainte suivante :
    - Impossibilité de virtualiser mac os donc pour faire tourner une CI faut une machine physique allumée tout le temps dans le placard ... Et je vous parle même pas des outils horribles pour push via le code un ipa dans appstore connect alors que sur android c'est bcp mieux fichu en end to end

  13. #13
    Chroniqueur Actualités

    Apple tente de calmer le jeu et approuve temporairement une nouvelle version de l'application Hey
    Apple tente de calmer le jeu et approuve temporairement une nouvelle version de l'application Hey,
    les développeurs continuent de se battre pour ne pas payer les 30 % de commission

    Après avoir rejeté une mise à jour la semaine dernière, Apple a approuvé une nouvelle version de l'application de messagerie électronique Hey.

    L'approbation, qui est intervenue la semaine dernière, avant l’ouverture de l’édition 2020 de l’Apple Worldwide Developer Conference, est censée calmer le jeu après le rejet initial de l'application par Apple, qui a été largement condamné par les législateurs et autres développeurs. Notons que l'approbation n'est que temporaire et est destinée à donner à Basecamp, le développeur de Hey, le temps de proposer une version de l'application plus conforme aux politiques d'Apple.

    En approuvant Hey en ce moment, Apple espère aussi sûrement ramener l'attention sur les aspects positifs de son écosystème, par exemple sur le fait que, en 2019, son App Store a généré à lui seul 519 milliards de dollars en ventes de produits et services physiques et de biens numériques, l’éditeur d’iOS cherchant sans doute à étouffer les braises qui pourraient lui coûter cher tandis que l’Union européenne et les États-Unis enquêtent sur de présumées pratiques anticoncurrentielles.

    Mais Basecamp ne compte pas abandonner. Dans une lettre, la société a donné au public tous les détails de son approche :

    « Tard vendredi soir, le 19 juin, l'Apple Store Review Board d'Apple nous a surpris en approuvant les correctifs de bogues en attente pour l'application HEY iOS qui ont été bloqués toute la semaine dernière:


    « Nous disons sincèrement merci à Apple pour son changement d'avis.

    « Ce matin, nous avons publié la mise à jour de correction de bogues 1.0.2 nouvellement approuvée pour nos clients. Une victoire pour Apple, une victoire pour nous et une victoire pour nos clients.

    « Mais bien sûr, 1.0.2 n'est pas la dernière version que nous avons l'intention de livrer sur l'App Store. Nous voulons continuer à diffuser les mises à jour et à faire de notre mieux pour que l'application HEY pour iOS soit la meilleure possible. Mais avant que nous ne soyons définitivement autorisés à le faire, Apple nous a demandé d'apporter quelques modifications.

    « Phil Schiller, vice-président senior du marketing mondial d'Apple, nous a expliqué le type de changements qu'il aimerait nous voir apporter. Sa principale objection était "Vous téléchargez l'application et cela ne fonctionne pas, ce n'est pas ce que nous voulons sur la boutique."

    « D'accord. Nous pensions que nous suivions les règles non écrites d'Apple pour les produits SaaS multiplateformes : aucune inscription, aucun lien, aucune mention de l'endroit où s'inscrire. De nombreuses applications dans l'App Store fonctionnent exactement comme cela aujourd'hui, y compris les applications approuvées depuis longtemps de Netflix, Google, Salesforce et Nintendo.

    « Mais ensuite, Schiller a déclaré : "Une façon dont HEY aurait pu fonctionner... est d'offrir une version gratuite ou payante de l'application avec des fonctionnalités de lecture de courrier électronique de base sur l'App Store, puis de proposer séparément un service de messagerie mis à niveau qui fonctionnait avec l'application Hey sur iOS sur son propre site Web."

    « Nous nous sommes donc mis au travail et avons planché dessus le week-end pour poser une mise à jour sur le bureau d'Apple lundi matin. Notre équipe a fait un excellent travail en mettant en œuvre les changements de produits demandés par Schiller, et la première chose ce matin, juste après avoir diffusé 1.0.2 à nos clients, nous avons soumis 1.0.3 à l'App Store pour approbation.


    « Cette nouvelle version introduit une nouvelle option gratuite pour l'application iOS. Désormais, les utilisateurs peuvent s'inscrire directement dans l'application pour une adresse e-mail en @hey.com gratuite, temporaire et aléatoire qui fonctionne pendant 14 jours. Considérez-la comme une carte SIM temporaire que vous achetez en voyage. Ou lorsque vous ne voulez pas divulguer votre véritable adresse e-mail, comme une liste à court terme "à vendre", comme le fait Craigslist.

    « Nous avons également accéléré notre offre multi-utilisateur HEY for Work où l'entreprise paie, mais pas les employés. Cela met HEY en conformité avec Basecamp et des dizaines d'autres offres d'entreprise multiplateformes de haut niveau autorisées dans l'App Store depuis une décennie. Nous venons de terminer l'intégration de plusieurs sociétés, nous gérons tous les e-mails de notre société Basecamp via HEY, et des milliers d'entreprises ont déjà rejoint la liste d'attente HEY for Work. HEY for Work utilise la même application iOS que tout le monde.

    « Alors maintenant, nous offrons cette nouvelle option gratuite et le multi-utilisateur HEY for Work - le tout dans la même application iOS. Nous sommes convaincus que ces améliorations répondront aux préoccupations de Schiller concernant à la fois l'expérience utilisateur et le modèle commercial. Espérons que cela ouvre la voie à d'autres services SaaS multiplateformes comme le nôtre.

    « Nous nous soucions autant de l'expérience utilisateur qu'Apple, et c'est un bon compromis. Les clients iOS d'Apple peuvent s'inscrire à une nouvelle version gratuite de HEY, et nous pouvons continuer à prendre le même soin exceptionnel de tous nos clients, quelle que soit la plateforme. De plus, les clients iOS ont accès à un nouveau service de messagerie électronique populaire avec toutes les corrections de bugs et les nouvelles fonctionnalités que nous nous sommes engagés à poursuivre, sans avoir à payer des prix plus élevés que les clients sur d'autres plateformes ».

    En clair, la société propose désormais aux utilisateurs iOS un compte de messagerie électronique temporaire gratuit avec une adresse aléatoire, afin que l'application soit d’abord fonctionnelle lorsqu'elle est ouverte. Ces comptes vont expirer après une période de 14 jours. Hey est également désormais en mesure de travailler avec des clients d'entreprise, car Apple a initialement contesté l'orientation client de l'application.

    Hey n'a donc pas adopté le propre système de paiement intégré d'Apple ni autorisé les utilisateurs à s'inscrire à son service complet et payant via l'application iOS. Au lieu de cela, les utilisateurs devront toujours s'abonner en se rendant directement sur le site Web de Hey.

    Reste à voir si ces changements seront approuvés par Apple. Mais l’éditeur n’a pas hésité à proposer le service à Phill Schiller : « Phil, nous avons mis de côté une incroyable adresse @hey.com pour vous. Gratuite à vie, c’est notre cadeau pour vous. »

    Source : Hey
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  14. #14
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Mais l’éditeur n’a pas hésité à proposer le service à Phill Schiller : « Phil, nous avons mis de côté une incroyable adresse @hey.com pour vous. Gratuite à vie, c’est notre cadeau pour vous. »
    Pas certain que "soudoyer" soit la bonne approche
    Tutoriels OpenGL
    Je ne répondrai à aucune question en MP
    - Si c'est simple tu dis que c'est compliqué et tu le fait
    - Si c'est compliqué tu dis que c'est simple et tu le sous-traite ou le fait faire par un stagiaire.

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