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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    La FDA désigne le premier jeu vidéo qu’elle autorise les médecins à prescrire comme médicament
    La FDA désigne le premier jeu vidéo qu’elle autorise les médecins à prescrire comme médicament
    EndeavorRX est destiné aux enfants atteints de trouble d’attention avec hyperactivité

    EndeavorRX d’Akili Interactive pourrait entrer dans l’histoire : c’est le premier jeu vidéo à pouvoir être légalement prescrit et commercialisé comme médicament aux USA. La décision est de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Elle autorise les médecins à prescrire le jeu iPhone et iPad aux enfants âgés de 8 à 12 ans et atteints de trouble d’attention avec hyperactivité.

    EndeavorRX se veut être une approche ludique pour aider les enfants de huit à douze ans atteints de troubles de l’attention à se concentrer. EndeavorRX est un jeu dans lequel le joueur, à bord d’un petit vaisseau, doit progresser sur un circuit en ligne droite et éviter les pièges tout en ramassant des bonus. Le jeu dispose en sus d’un système de progression qui permet aux enfants de débloquer des niveaux ou de nouveaux costumes, ce, pour ne pas les lasser au bout de quelques heures.


    Le feu vert de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) tombe après son examen des résultats de cinq études sur près de 600 enfants atteints de trouble d’attention avec hyperactivité. Selon les données tirées de l’étude intitulée « une nouvelle thérapie numérique pour la réduction active de la gravité du trouble d’attention avec hyperactivité » et mises en avant par Akili Interactive, après un traitement de quatre semaines avec EndeavorRx, un tiers des enfants n’avaient plus de déficit d’attention mesurable sur au moins une mesure objective d’attention. De plus, près de la moitié des parents avaient observé un changement significatif des troubles de leur enfant. Toutefois, précision de taille : ce sont des médecins qui travaillent pour l’éditeur du jeu qui sont les auteurs de l’étude en question. Ils soulignent d’ailleurs que les résultats obtenus ne sont pas suffisants pour suggérer qu’EndeavorRX soit utilisé comme alternative à des traitements établis et recommandés contre le trouble d’attention avec hyperactivité.

    Akili Interactive de son côté se veut pourtant clair : « Avec EndeavorRx, nous utilisons la technologie pour aider à traiter une maladie d'une manière entièrement nouvelle, car nous ciblons directement la fonction neurologique par le biais d'un divertissement. Les familles cherchent de nouvelles façons d'aider leurs enfants atteints de trouble d’attention avec hyperactivité. Avec la décision de la FDA, nous sommes ravis d'offrir aux familles une option de traitement non médicamenteux unique en son genre et de faire un premier pas important vers notre objectif d'aider toutes les personnes vivant avec des problèmes cognitifs. »

    Le communiqué de la FDA dresse une liste d’effets indésirables : frustration, maux de tête, étourdissements, réactions émotionnelles et agressivité. Rien d’étonnant quand on sait qu’ EndeavorRX reste un jeu vidéo dont les enfants peuvent abuser et tomber dans l’addiction considérée par l’Organisation mondiale de la santé comme une maladie mentale. Dans ce cas, la mort est susceptible d’allonger le listing des effets indésirables. En effet, en 2009 en Corée du Sud, un couple accro au jeu de rôle en ligne Prius (qui impose de prendre soin de personnages virtuels) a laissé mourir de faim son bébé de trois mois né prématurément, car les deux parents étaient trop occupés à nourrir leurs personnages virtuels. En 2010, c’est un jeune sud-coréen de 32 ans qui a trouvé la mort après avoir joué sur Internet environ cinq jours sans presque s’arrêter.

    À côté du débat sur l’efficacité de l’approche, l’un des aspects à controverse est le fait que l’accès au jeu soit conditionné par une prescription médicale. En effet, un jeu conçu pour les enfants atteints de trouble d’attention avec hyperactivité devrait être accessible à tous (les autres enfants même sans prescription) puisqu’il leur permettrait d’améliorer leurs compétences cognitives et motrices. L’impossibilité pour un consommateur tiers de se le procurer apparaît comme un verrou inutile.

    Sources : FDA, Akili, The lancet

    Et vous ?

    Le jeu vidéo comme remède : est-ce nouveau pour vous ? Sinon, dans quels cas y avez-vous eu recours ?
    Que pensez-vous de l’approche jeu vidéo comme solution au trouble d’attention avec hyperactivité ?
    Partagez-vous l’avis selon lequel le jeu devrait être accessible à tous sans nécessité de présenter une prescription médicale ?

    Voir aussi :

    Les loot box des jeux vidéo sont illégales et exposeraient les joueurs vulnérables à la dépendance, estime la justice belge
    Chine : il se coupe la main pour se libérer de son addiction à internet près de 24 millions de jeunes accros au Web dans le pays
    L’addiction à l’iPhone peut entraîner des troubles émotionnels, cognitifs et physiologiques, d’après les résultats d’une recherche
    Que pensez-vous de l’addiction des jeunes aux nouvelles technologies*? À 12 ans, elle empoisonne sa mère pour avoir confisqué son iPhone
    Game of War : un joueur dépense 1 million de dollars en achat in-app dans ce jeu de type MMO sur les 4,8 millions de dollars qu’il a détournés
    Marché mondial des jeux vidéo : le mobile va représenter plus de la moitié des revenus en 2018, soit plus que les jeux de consoles et PC combinés
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  2. #2
    Candidat au Club
    Factorio marche très bien pour l'autisme.

  3. #3
    Membre régulier
    Dans ce cas, la mort est susceptible d’allonger le listing des effets indésirables. En effet, en 2009 en Corée du Sud, un couple accro au jeu de rôle en ligne Prius (qui impose de prendre soin de personnages virtuels) a laissé mourir de faim son bébé de trois mois né prématurément, car les deux parents étaient trop occupés à nourrir leurs personnages virtuels. En 2010, c’est un jeune sud-coréen de 32 ans qui a trouvé la mort après avoir joué sur Internet environ cinq jours sans presque s’arrêter.
    Qu'est-ce que cette anecdote vient faire là ? Qu'est-ce qu'elle apporte a l'article au delà du fait que dans les deux cas il s'agit de jeux video ?
    La comparaison me semble plus que douteuse. C'est comme si pour la sortie d'un Documentaire Arte on venait nous parler d'un allemand mort en 2006 parce qu'il a oublié de boire en regardant un marathon seigneur des anneaux version longue.

  4. #4
    Modérateur

    Citation Envoyé par tome_x Voir le message
    Factorio marche très bien pour l'autisme.
    Je dois faire quoi docteur, j'ai presque 1000 heures de jeu
    (Les "ça ne marche pas", même écrits sans faute(s), vous porteront discrédit ad vitam æternam et malheur pendant 7 ans)

    N'oubliez pas de consulter les FAQ Java et les cours et tutoriels Java

  5. #5
    Membre éprouvé
    La FDA désigne le premier jeu vidéo qu’elle autorise les médecins à prescrire comme médicament
    Attention, la FDA parle de thérapie, pas de médicament ! Au contraire, le communique souligne précisément que ce jeu offre une option non médicamenteuse et parle de "thérapie numérique".

    La différence est de taille. Le jeu a suivi une procédure d'évaluation destinée aux dispositifs ayant un "risque faible à modéré". On se rapproche donc plus du pansement ou de la brosse à dents que de la thérapie génique. Et l'évaluation n'a rien à voir avec celle des médicaments. Pas de tests de toxicité sur des souris par exemple Ni de phase I sur des volontaires sains hélas ! Ceci dit, des études sur un total de 600 enfants, ça commence à faire un panel important...

    Le jeu vidéo comme remède : est-ce nouveau pour vous ?
    Autant pour moi que pour la FDA oui

    Sinon, dans quels cas y avez-vous eu recours ?
    Pour "guérir" de mon adolescence plus vite

    Que pensez-vous de l’approche jeu vidéo comme solution au trouble d’attention avec hyperactivité ?
    C'est original. J'aime bien la parallèle avec les addictions. C'est comme l'aspirine : parfois ça aide, parfois ça rend les choses pires, dans tous les cas c'est mieux d'être malade d'abord. Je pense aussi à la chloroquine, que des imbéciles se sont auto-prescrit en prophylaxie pour finalement se bousiller le cœur. D'où ma réaction plus haut, parler de médicament est grandement exagéré, le titre sort franchement les faits de leurs contexte, et cela semble être une porte grande ouverte vers les abus.
    Autre chose, c'est bien que la tech propose des solutions, mais d'où viennent les problèmes ? Pourquoi tant de "malades" aujourd'hui ?

    Partagez-vous l’avis selon lequel le jeu devrait être accessible à tous sans nécessité de présenter une prescription médicale ?
    Ça peut pas faire de mal... Mais il y a des combats plus importants à mener.

  6. #6
    Nouveau Candidat au Club
    Sur le fil du rasoir

    Que pensez-vous de l’approche jeu vidéo comme solution au trouble d’attention avec hyperactivité ?
    C'est pour moi exactement la même approche que proposer de l'alcool comme "traitement" du TDAH. Un remède fortement addictif pour des patients qui sont fragiles face aux addictions ... quel paradoxe !

    De plus, près de la moitié des parents avaient observé un changement significatif des troubles de leur enfant
    Quelle est la nature de ce changement ? C'est pire ? Cette phrase ne comporte pas de point positif, donc ont reporte le trouble ? Capter l'attention et détourner le vagabondage des esprits zappeur peut semble au premier abord un piste de travail, mais les TDAH sont quasi-tous joueurs ! Ils ont trouvés eux-même depuis 40 ans comment canaliser leur cerveau avec le jeu vidéo et payent un tribu social trop lourd pour que l'on puisse parle de traitement ou d'amélioration.