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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Une action en justice contre un décret de Trump insinue qu'il viole la liberté d'expression
    Le président des États-Unis a menacé de « réglementer » ou de « fermer » des plateformes de réseaux sociaux
    après que ses tweets ont été marqués comme véhiculant des informations non vérifiées

    La désinformation est considérée comme particulièrement cruciale par Facebook et les autres plateformes de médias sociaux depuis les tentatives de manipulation de la présidentielle américaine et du référendum sur le Brexit en 2016.

    Dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, des États aux États-Unis tentent d'élargir le vote par correspondance comme moyen d'aider à émanciper davantage d'électeurs et de créer des conditions de vote plus sûres

    Souvent accusé de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, Twitter a signalé pour la première fois mardi des messages du président Donald Trump comme véhiculant des informations non vérifiées. Il s’agissait de tweets du milliardaire affirmant que le vote par correspondance était forcément « frauduleux », car sujet aux manipulations. Une question extrêmement sensible en pleine année électorale bouleversée par la pandémie de coronavirus, qui fait peser le doute sur les modalités de l’organisation de la présidentielle américaine du 3 novembre.


    Une décision qui n’a pas été au goût du milliardaire : « Twitter s'immisce maintenant dans l'élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraînera une corruption et une fraude massives, est incorrecte, sur la base d'une vérification des faits par Fake News CNN et l'Amazon Washington Post. Twitter étouffe complètement la LIBERTÉ D’EXPRESSION et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise*! »


    Le président a fait une série de tweets au ton plutôt vindicatif, déclarant que « Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour empêcher qu’une telle chose se produise. Nous avons vu ce qu'ils ont tenté de le faire et ont échoué en 2016. Nous ne pouvons pas laisser une version plus sophistiquée de ce comportement se reproduire. Tout comme nous ne pouvons pas laisser les bulletins de vote par correspondance à grande échelle prendre racine dans notre pays. Ce serait une entrée libre pour la tricherie, la contrefaçon et le vol de bulletins de vote. Celui qui tricherait le plus gagnerait. Il en va de même pour les médias sociaux. Assainissez vos actions, MAINTENANT !!!! »


    « Twitter a maintenant démontré que tout ce qu’on disait d’eux (et de leurs autres compatriotes) est correct. Une action de grande ampleur à venir », avait-il ajouté plus tard, sans en dévoiler davantage.

    Une porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré aux journalistes que le milliardaire républicain signera jeudi un décret « portant sur les réseaux sociaux », cette fois-ci encore sans donner de précision.

    Le Premier amendement de la Constitution américaine, qui régit notamment la liberté d’expression, « limite considérablement toute action que le président puisse prendre pour réguler les réseaux sociaux », a réagi une avocate de la puissante association des droits civiques ACLU, Kate Ruane.

    Il « interdit également clairement au président de prendre une quelconque mesure pour empêcher Twitter de signaler ses mensonges éhontés à propos du vote par correspondance », a-t-elle asséné.

    La Maison-Blanche a été à l’origine du harcèlement d’un employé Twitter qui a été menacé de mort

    La Maison-Blanche a ciblé un seul employé de Twitter après que les tweets du président ont été signalés comme contenant des informations non vérifiées. L'accusation a été menée sur Fox News mercredi matin, par le biais de la conseillère Trump Kellyanne Conway qui a directement visé le responsable de l'intégrité du site Twitter, Yoel Roth, après avoir déterré des tweets qui critiquaient Trump, Conway et l'administration.

    Conway a qualifié l'employé « d’horrible » et a proposé aux auditeurs de le poursuivre. « Quelqu'un à San Francisco va le réveiller et lui dire qu'il est sur le point d'avoir beaucoup plus de followers », a-t-elle déclaré sur les ondes. Immédiatement, l'appel a été repris par des personnalités de droite et des partisans de Trump, qui ont commencé à partager des captures d'écran des tweets de l'employé. Roth fait déjà face à un torrent d'abus et de harcèlement, y compris de multiples menaces de mort, rapporte Protocol.


    Twitter ne prendra aucune mesure contre Roth pour ses tweets, et la société a déclaré qu'il n'était pas responsable des vérifications des faits. « Personne sur Twitter n'est responsable de nos politiques ou de nos mesures d'application, et il est malheureux de voir des employés ciblés pour des décisions d'entreprise », a déclaré un porte-parole de Twitter.

    Aux deux tweets de Trump étaient attachées des informations pour clarifier la rumeur selon laquelle le vote par correspondance va entraîner une fraude électorale généralisée, rumeur qui n’est étayée par aucune preuve. Selon un porte-parole de Twitter, les tweets « contiennent des informations potentiellement trompeuses sur les processus de vote et ont été étiquetés pour fournir un contexte supplémentaire autour des bulletins de vote par correspondance ». En tapant ou en cliquant sur le lien attaché aux tweets de Trump qui dit « Obtenez les faits sur les bulletins de vote par correspondance », les utilisateurs sont dirigés vers une série d'articles et de liens pour démystifier les mensonges.

    Des tentatives passées qui n’ont pas abouti

    Toutes les tentatives passées de Trump de réglementer les plateformes de médias sociaux pour des préjugés idéologiques ont échoué, même si les scandales les provoquant continuent de s'intensifier. Mais le président n'a jamais donné suite à ses menaces, c’est-à-dire utiliser ses pouvoirs pour imposer des limites légales au fonctionnement de ces entreprises. Ses combats avec les entreprises technologiques durent juste assez longtemps pour générer des gros titres, mais s'éteignent avant d'avoir un impact politique significatif. Et malgré la vague de colère conservatrice qui pleut actuellement sur Twitter, il n'y a aucune raison de penser que celle-ci sera différente.

    Le même jour que les tweets de Trump, la Cour d'appel des États-Unis à Washington a statué contre le groupe à but non lucratif Freedom Watch et la figure de droite marginale Laura Loomer dans une affaire prétendant que Facebook, Google et Twitter ont conspiré pour supprimer le contenu conservateur en ligne. Que ce soit Loomer ou le représentant Tulsi Gabbard (D-HI) qui mène la bataille des préjugés, les tribunaux n'ont pas encore statué en leur faveur.

    Les propres tentatives de Trump d'utiliser son pouvoir exécutif pour réguler les plateformes de médias sociaux ont également échoué. L'automne dernier, l'administration Trump aurait rédigé un décret exécutif intitulé « Protéger les Américains de la censure en ligne » qui habiliterait la Federal Communications Commission à changer la façon dont l'article 230 de la Communications Decency Act est interprété. À l'heure actuelle, cette loi garantit que les plateformes ne peuvent pas être poursuivies en justice pour le contenu publié par leurs utilisateurs, à condition qu'elles fassent un effort de bonne foi pour supprimer les publications qui enfreignent la loi. Le président de la FCC, Ajit Pai, avait précédemment fait remarquer que les sociétés de médias sociaux avaient trop de pouvoir sur le discours en ligne, mais les responsables de l'agence ont fait valoir que l'ordre de l'administration était inconstitutionnel. Le projet de loi n'a donc pas abouti.

    Pourtant, les républicains ont sauté sur les commentaires de Trump sur le parti pris des médias sociaux pour pousser la législation qui modifierait l'article 230 de la Communications Decency Act. Peu de temps après que Trump a attaqué Twitter mardi, les sénateurs Marco Rubio (R-FL) et Josh Hawley (R-MO) ont réinvoqué le débat pour changer la loi.

    « La loi protège toujours les sociétés de médias sociaux comme Twitter parce qu'elles sont considérées comme des forums et non comme des éditeurs », a tweeté Rubio mardi.

    « Twitter est subventionné par le gouvernement fédéral pour cette ingérence [étiquetage des tweets de Trump] sous la forme d'une immunité spéciale valant des milliards », a déclaré Hawley. « Il est temps de mettre fin à l'accord amoureux entre les grandes entreprises technologiques et le gouvernement ».


    Zuckerberg : la censure d'une plateforme ne serait pas le « bon réflexe » pour un gouvernement inquiet de la censure

    Dans une interview accordée à Fox News Channel mercredi, le directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré que la censure d'une plateforme ne serait pas le « bon réflexe » pour un gouvernement inquiet de la censure. Fox a diffusé un extrait de l'interview et a déclaré qu'elle serait diffusée intégralement jeudi. Facebook a laissé intact le message de Trump sur les bulletins de vote par correspondance.

    L'Association Internet, qui comprend Twitter et Facebook parmi ses membres, a déclaré que les plateformes en ligne n'ont pas de parti pris politique et qu'elles offrent « à plus de personnes une chance d'être entendues qu'à n'importe quel moment de l'histoire ».

    Tard mercredi, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a déclaré que les tweets de Trump sur les plans de vote par correspondance de la Californie « pouvaient induire les gens en erreur en leur faisant croire qu'ils n'avaient pas besoin de s'inscrire pour obtenir un bulletin de vote ». Par ailleurs, Twitter a déclaré que les tweets de Trump étaient marqués comme faisant partie des efforts visant à appliquer la « politique d'intégrité civique » de l'entreprise.

    Ce qui peut potentiellement expliquer pourquoi Twitter n’a pas agi contre d’autres messages au vitriol de Donald Trump publiés ces derniers jours, dans lesquels il relaie une théorie du complot infamante contre le présentateur de la chaîne câblée MSNBC, Joe Scarborough. Ce dernier était l’ami de Donald Trump jusqu’à ce qu’il le critique ouvertement à l’antenne.

    Plusieurs sites et blogues alimentent depuis des années l’idée selon laquelle Scarborough, alors élu républicain, aurait assassiné son assistante parlementaire Lori Klausutis en 2001, sans aucun élément tangible à l’appui.

    Le concerné avait imploré Twitter la semaine dernière d’agir pour empêcher Donald Trump de relayer des « mensonges maintes fois démentis ». « Je vous demande d’intervenir parce que le président des États-Unis s’est approprié quelque chose qui ne lui appartient pas*: la mémoire de mon épouse disparue, et l’a pervertie par calcul politique », a écrit Timothy Klausutis.

    Le patron de Twitter, Jack Dorsey, n’a pas réagi publiquement à cette affaire, le réseau social n’a pas supprimé les tweets incriminés et le président a de nouveau fait allusion mercredi à « l’affaire non élucidée ».

    Le document sur la politique de Twitter indique que les utilisateurs ne peuvent pas passer par ses services pour manipuler ou interférer dans les élections ou d'autres processus civiques.

    Au cours des dernières années, Twitter a resserré ses politiques dans un contexte où une avalanche de critiques pointaient du doigt son approche qui permettait aux faux comptes et à la désinformation de prospérer.

    Sources : Donald Trump, CNN, Protocol, Fox News Channel, extrait de l'entretien
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  2. #2
    Expert éminent sénior
    Pour le coup, j'ai l'impression qu'il est loin de dire une connerie sur les votes par correspondance.
    Ce n'est pas parce que Trump dit noir, qu'il faut lui répondre blanc. Il ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps, et même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jours.


    Le vote électronique en présentiel pose déjà énormément de problèmes qu'on est loin de résoudre de manière satisfaisante. La recherche se penche dessus, mais c'est encore loin d'être évident/facile. Alors ne parlons même pas du vote par correspondance.

    Il est très difficile de s'assurer que le votant vote de plein gré et n'est pas sous la contrainte au moment de son vote… pas nécessairement un des candidats qui le force à voter un pistolet à la trempe, mais e.g. des membres de la familles qui te regardent voter. Vu comme la politique est très radicalisée, c'est bien probable.

    Je ne sais pas aussi comment s'organise exactement les votes par correspondance, mais il y a toujours moyen d'intercepter/couper les moyens de communications (e.g. courrier / internet), de voler des identifiants, de mettre un virus, un site de phishing… bref, il y a plein de problèmes de sécurité qui se posent qui sont très loin d'être facile à traiter.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  3. #3
    Membre expert
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Pour le coup, j'ai l'impression qu'il est loin de dire une connerie sur les votes par correspondance..
    C'est un calcul politique surtout. Lors de la dernière élection il y a eu une grosse abstention surtout coté démocrate...
    Du coup il se dit que si l'on facilite le vote, surtout avec des moyen électroniques, une partie de ces électeurs risque bien de voter et surtout les jeunes qui votent en majorité démocrate... Ce qui n'est pas dans son intérêt !!!

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message

    Ce n'est pas parce que Trump dit noir, qu'il faut lui répondre blanc. Il ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps, et même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jours.
    Je te l'accorde

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message

    Le vote électronique en présentiel pose déjà énormément de problèmes qu'on est loin de résoudre de manière satisfaisante. La recherche se penche dessus, mais c'est encore loin d'être évident/facile. Alors ne parlons même pas du vote par correspondance.

    Il est très difficile de s'assurer que le votant vote de plein gré et n'est pas sous la contrainte au moment de son vote… pas nécessairement un des candidats qui le force à voter un pistolet à la trempe, mais e.g. des membres de la familles qui te regardent voter. Vu comme la politique est très radicalisée, c'est bien probable.

    Je ne sais pas aussi comment s'organise exactement les votes par correspondance, mais il y a toujours moyen d'intercepter/couper les moyens de communications (e.g. courrier / internet), de voler des identifiants, de mettre un virus, un site de phishing… bref, il y a plein de problèmes de sécurité qui se posent qui sont très loin d'être facile à traiter.
    Oui il y a effectivement des questions de sécurité à prendre en compte. Comment être sur que les données ne sont pas modifiées entre le scrutin et la communication des résultats. Mais il y a des moyens pour ça (double comptabilité séparée, audit trail, chiffrement de la base de données, chiffrement des connections des électeurs, etc..., etc...)

    Après même comment être sur de l'identité d'une personne derrière son écran... qu'une personne ne vote pas à la place d'une autre, etc...

  4. #4
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par sergio_is_back Voir le message
    Oui il y a effectivement des questions de sécurité à prendre en compte. Comment être sur que les données ne sont pas modifiées entre le scrutin et la communication des résultats. Mais il y a des moyens pour ça (double comptabilité séparée, audit trail, chiffrement de la base de données, chiffrement des connections des électeurs, etc..., etc...)
    Certes, il y a des solutions techniques, mais je ne suis pas sûr qu'elles suffisent. Un exemple tout con, ton voisin se ramène avec des ciseaux et coupe ton câble wifi.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  5. #5
    Membre expert
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Certes, il y a des solutions techniques, mais je ne suis pas sûr qu'elles suffisent. Un exemple tout con, ton voisin se ramène avec des ciseaux et coupe ton câble wifi.
    Un câble WIFI je pense que ça doit être difficile à couper...
    Mais tu voulais peut être dire "Câble Ethernet"
    Après c'est pas grave s'il coupe câble, soit je vote pas, soit je prend la connexion partagée depuis mon smartphone

  6. #6
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par sergio_is_back Voir le message
    Un câble WIFI je pense que ça doit être difficile à couper...
    Mais tu voulais peut être dire "Câble Ethernet"
    Je voulais juste plaisanter un peu.

    Citation Envoyé par sergio_is_back Voir le message
    Après c'est pas grave s'il coupe câble, soit je vote pas, soit je prend la connexion partagée depuis mon smartphone
    Justement, si tu ne votes pas… ça peut l'arranger.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

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  7. #7
    Membre à l'essai
    Citation Envoyé par Neckara
    Pour le coup, j'ai l'impression qu'il est loin de dire une connerie sur les votes par correspondance.
    Ce n'est pas parce que Trump dit noir, qu'il faut lui répondre blanc. Il ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps, et même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jours.
    Personnellement je n'ai rien contre Trump en tant que personne. Par contre, quand je lis un de ses messages ou que j'entends un de ses discours, il exagère presque tout le temps (ce qu'il fait dans ce message), et se montre très violent. Il y a des milliers de personnes qui s'occupe du vote directement ou indirectement, et il les met au bûché sans aucun état d'âme. Je suis d'accord qu'il ne faut pas généraliser, mais là encore une fois Trump fait une sortie violente et infondée(quand je dis infondée, je veux bien dire qu'il ne montre pas de preuves, pas qu'il n'a aucune logique) et pas besoin d'avoir entendu parler de lui avant ça. Maintenant si tu rajoutes tous ses autres tweets avec leurs conséquences (racisme, personnes menacées, incitation à la haine et à la violence, affirmations trompeuses, ...) je ne vois aucune raison de le croire.

    Est-ce que tu t'amuserais à regarder une horloge cassée si elle t'indique la bonne heure apparemment 5% du temps ? D'ailleurs ton histoire d'horloge qui marche parfois, faut au moins avoir une horloge qui marche pour savoir si le coucou Trump est juste. Si tu utilises Trump pour vérifier Trump, tu es bon. Si tu utilises ton horloge et qu'elle correspond à Trump, vous êtes d'accord sur ce coup.Pour autant tu ne vas pas garder le coucou Trump cassé Et pour juger que Trump est cassé, c'est comme pour une horloge, non seulement tu sais que quelque chose ne tourne pas rond, mais si tu agis là-dessus tu te retrouves avec un beau gros mur près du Mexique sans savoir pourquoi. Et puis si tu ne vois pas qu'il est cassé, tu peux au minimum te dire que la forme (les tweets incendiaires) ne semblent pas indiquer une horloge qui tourne rond. Et puis sinon déconnecte toi d'internet, et constate que le monde est bien réel lui. A moins qu'on soit dans la Matrice

  8. #8
    Membre émérite
    Bonjour,

    Toutes les formes de votes ont des failles :

    vote par correspondance : quelqu'un peut intervertir les enveloppes et le contenu ... On vote déjà par correspondance pour des assemblées générales de banques ou des élections de syndicats ... Donc bon personnellement voter en envoyant mon bulletin de vote de manière anonyme ne me gène pas plus que cela. Il y a fraude il y a fraude que voulez vous ? Aucun système n'est infaillible.

    vote par procuration : la encore faire "confiance" a quelqu'un pour voter à votre place comporte un risque.

    vote dans l'urne : la encore risque de fraude en glissant des bulletins en plus dans l'urne et en signant le registre des électeurs de manières frauduleuse ...

    vote électronique : le piratage ...

    Puis bon vos savoir qu'en France les DOM-TOM et les consulats votent le samedi , soit 24h avant la métropole ou c'est le dimanche ... Royaume-Uni et Pays-Bas votent le jeudi (en semaine ) ... les résultats peuvent parfois attendre dans les urnes avec des résultats a 24 ou 72h après. https://www.latribune.fr/economie/un...ys-818101.html

    Pour faciliter le vote je propose même d'étendre les canaux :

    > vote par correspondance
    > vote en mairie avec urnes celées jusqu'au dimanche
    > vote traditionnel en urne
    > vote par procuration

    Voter est un droit ... mais aussi un devoir . Je serais au Royaumes Unis, je serai bien content de voter en mairie à l'avance avec dépouillement en même temps que tout le monde. Voire voter par courrier postale ... Faut savoir qu'en UK malgré des bureaux de votes ouverts jusqu'à 22h voir 23h , ils arrivent que certains n'ont pas le temps de voter ...

    Voter est un droit mais aussi un devoir ... En Belgique si vous ne voter pas vous avez une amende. Mieux la mairie peut exiger que vous soyez assesseur de grès ou de force. Si vous vous y opposé c'est 150 € d'amendes.

    ---

    Pour les propos de Trump sur le fait que le vote par correspondance peut faillir plus facilement ... pas que le vote par informatique ... Mais c'est surtout politique la bas ou il y a plus de vote de la sorte que chez nous.

    Le président US a menacé de « réglementer » ou de « fermer » des plateformes de réseaux sociaux
    La Trump marque un point . Histoire de faire chier le monde , rien ne lui interdit de presser le bouton pour couper le jus de Facebook , Twitter ou Amazon ...

    Bon certains me dirons "wé mais tu as toujours le .fr , .be , .lu , .truc ... " . Celui qui sait que facebook.fr existe passera par la . Celui qui ne le sait pas sera bien con et emmerdé ... .lu n'existe pas ... bah le luxembourgois utilisera pas Facebook pendant 24h alors ... mais le français lui oui.

    C'est surtout pour rappeler que Facebook , Twitter ou Amazon sont "US" avant tout et rien n’empêche le gouvernement de fermer la van ... D'autres pays comme la Chine, la Russie, la Turquie et j'en passe coupent par moment Facebook , Twitter ou Amazon et consort ...

    Puis bon l'histoire de la censure n'est qu'un pretexte. Si l'on ne peut pas sa position sur X ou Y sujet on ira sur le site truc muche qui a 1 millions d'users au lieu d'1 milliards ...

    Après que ses tweets ont été marqués comme véhiculant des informations non vérifiées
    Les politiques sont con pour certains et se font avoir à leur propre jeux ... l'arroseur arrosé ... a pondre n'importe quoi comme loi ... bah fallait réfléchir avant

  9. #9
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par Riuzaki Voir le message
    Je suis d'accord qu'il ne faut pas généraliser, mais là encore une fois Trump fait une sortie violente et infondée(quand je dis infondée, je veux bien dire qu'il ne montre pas de preuves, pas qu'il n'a aucune logique) et pas besoin d'avoir entendu parler de lui avant ça.
    Je ne vois pas en quoi son tweet était violent.

    En ce qui concerne le fait de montrer des preuves… c'est Twitter, avec une limitation de 480 caractères, le media ne se prête pas à cela.

    Citation Envoyé par Riuzaki Voir le message
    Maintenant si tu rajoutes tous ses autres tweets avec leurs conséquences (racisme, personnes menacées, incitation à la haine et à la violence, affirmations trompeuses, ...) je ne vois aucune raison de le croire.
    Il n'est pas question de le croire, juste de dire que pour le coup, ce qu'il dit n'est pas si faux.

    Si Trump tweetait 2+2=4, je n'ai pas besoin de le croire, je le sais.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  10. #10
    Expert éminent sénior
    Bon, j'ai trouvé le tweet et les "facts".

    C'est un peu le bordel dans le debunk pour être honnête. J'ai essayé de lire un peu… j'ai pour le moment rien trouvé de bien rédigé. Si vous avez plus de chance que moi pour trouver quelque chose d'exploitable…
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

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  11. #11
    Chroniqueur Actualités

    « Ici ce n'est pas la Chine », des experts indiquent que Trump n'a aucune autorité légale pour fermer Twitter
    « Ici ce n'est pas la Chine », des experts indiquent que Trump n'a aucune autorité légale pour fermer Twitter,
    « Il est clair qu’il est en train d’intimider Twitter pour diffuser ce qu’il veut en toute impunité »

    Dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, des États aux États-Unis tentent d'élargir le vote par correspondance comme moyen d'aider à émanciper davantage d'électeurs et de créer des conditions de vote plus sûres.

    Cependant, dans un tweet, Donald Trump a affirmé que le vote par correspondance était forcément « frauduleux », car sujet aux manipulations. Une question extrêmement sensible en pleine année électorale bouleversée par la pandémie de coronavirus, qui fait peser le doute sur les modalités de l’organisation de la présidentielle américaine du 3 novembre.

    Twitter, pour la première fois, a signalé le message du président comme véhiculant des informations non vérifiées. Ce qui n’a pas manqué de l’énerver. Dans une série de tweets, il a exprimé son ras-le-bol :

    « Twitter s'immisce maintenant dans l'élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraînera une corruption et une fraude massives, est incorrecte, sur la base d'une vérification des faits par Fake News CNN et l'Amazon Washington Post. Twitter étouffe complètement la LIBERTÉ D’EXPRESSION et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise ! »


    Et d’indiquer : « Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour empêcher qu’une telle chose se produise. Nous avons vu ce qu'ils ont tenté de le faire et ont échoué en 2016. Nous ne pouvons pas laisser une version plus sophistiquée de ce comportement se reproduire. Tout comme nous ne pouvons pas laisser les bulletins de vote par correspondance à grande échelle prendre racine dans notre pays. Ce serait une entrée libre pour la tricherie, la contrefaçon et le vol de bulletins de vote. Celui qui tricherait le plus gagnerait. Il en va de même pour les médias sociaux. Assainissez vos actions, MAINTENANT !!!! »

    Et mercredi, des informations communiquées par la Maison-Blanche indiquaient que Trump prévoyait de signer un décret exécutif concernant les médias sociaux dès jeudi. Les détails sur le décret n’ont pas été partagés, mais s’il s’agit d’une tentative de « fermeture », comme il le dit dans sa menace sur Twitter, il est probable qu’il sera immédiatement contesté devant les tribunaux.

    Alors, cela signifie-t-il que Trump peut réellement fermer Twitter et d'autres plateformes de médias sociaux ?

    C'est peu probable. Malgré les indications contraires de Trump, Twitter ne viole pas le premier amendement en marquant ses tweets. Contrairement au gouvernement, Twitter est une entreprise privée qui peut modérer le discours de ses utilisateurs à sa guise, sans sanction légale.

    Mais Trump peut encore rendre les choses plus difficiles pour ces plateformes, en particulier les grandes entreprises comme Facebook et Google qui sont devenues des cibles de contrôle antitrust. Trump peut également utiliser la vérification des faits de Twitter de ses tweets pour renforcer l'affirmation, que lui et d'autres républicains ont soutenu sans preuve, selon laquelle les grandes entreprises technologiques ont un parti pris anti-conservateur. Et au-delà de cela, ses croisades contre les grandes entreprises technologiques servent à semer la confusion et à distraire le public des problèmes plus vastes à portée de main : la propagation persistante du coronavirus, le marché du travail qui s’effondre et comment l'inégalité économique aux États-Unis était un problème croissant avant même la pandémie.

    Qu’en pensent les professionnels ?

    Ken White, avocat du premier amendement et avocat de la défense pénale chez Brown White & Osborn (et également blogueur sur le site juridique populaire Popehat), a déclaré : « Le gouvernement n'a pas le pouvoir de fermer les médias sociaux et les programmes de médias sociaux ont le droit statutaire et le premier amendement de modérer et de commenter comme ils l'entendent ».

    L'année dernière, un tribunal fédéral a notamment constaté que le président avait violé le premier amendement en bloquant les utilisateurs de Twitter, les privant ainsi de participer aux échanges dans un forum public.

    Ce n'est pas la première fois que l'administration Trump menace des poursuites judiciaires les sociétés de médias sociaux qui prennent des décisions avec lesquelles le président n'est pas d'accord. L'année dernière, la Maison-Blanche a rédigé une proposition de réglementation des plateformes de médias sociaux suite aux allégations de parti pris contre les conservateurs.

    La proposition demandait à la Federal Communications Commission de créer de nouveaux règlements sur la façon dont les entreprises de médias sociaux sont autorisées à modérer la parole sur leurs plateformes. Elle a également appelé la Federal Trade Commission à tenir une liste publique des plaintes des utilisateurs qui pensent que leurs droits ont été violés par la modération en ligne.

    Mais l'article 230 de la Communications Decency Act donne aux sociétés de médias sociaux un large pouvoir pour modérer le discours.

    Et bien que les membres du Congrès menacent la législation sur la question depuis des années, les menaces semblent « plus une attitude de guerre culturelle que de substance », a déclaré White.

    « Il est clair qu’il est en train d’intimider Twitter pour diffuser ce qu’il veut en toute impunité »

    Hannah Bloch-Wehba, professeur de droit à l'Université de Drexel qui se spécialise dans les libertés civiles et les cybermenaces, a qualifié les menaces de Trump contre Twitter de « totalement insensées ».

    « Ils n'ont absolument aucun fondement juridique quel qu'il soit, et il est très clair que ce qu'il fait est en train d'intimider Twitter pour qu'il puisse être autorisé à diffuser ce qu'il veut, aussi faux que cela soit, en toute impunité », a-t-elle déclaré.

    En faisant ses menaces, a ajouté Bloch-Wehba, Trump « tient en otage une entreprise privée » dans une « guerre par procuration » culturelle et politique avec les démocrates.

    « Il n’a aucune autorité légale pour fermer unilatéralement un RS simplement parce qu’il est en désaccord avec la politique. »

    Clay Calvert, professeur de droit à l'Université de Floride et directeur du Marion B. Brechner First Amendment Project, a déclaré que Trump n'avait aucune autorité légale en vertu de ses pouvoirs exécutifs pour fermer unilatéralement une plateforme de médias sociaux « simplement parce qu’il est en désaccord avec ses politiques sur la façon dont il traite et vérifie maintenant ses tweets ».

    « Nous avons le premier amendement pour protéger le discours des entités privées - Twitter étant l'une d'entre elles - et des individus contre la censure du gouvernement, que la censure émane du pouvoir législatif, exécutif ou judiciaire », a ajouté Calvert.

    Carl Tobias, professeur de droit à l'Université de Richmond en Virginie, a déclaré dans un entretien antérieur que les menaces de Trump étaient « principalement des fanfaronnades » et qu'il était peu probable qu'il puisse les mettre à exécution.

    Le président pourrait émettre des décrets, essayer de pousser les agences fédérales à réglementer Twitter, ou demander au Congrès d'adopter une loi sur la question, « mais aucun ne sera rapide ni ne l'aidera avant novembre », a déclaré Tobias.

    Il n'y a pas non plus de précédent juridique qui donnerait à Trump le pouvoir de fermer une plateforme de médias sociaux pour vérifier ses affirmations, ce que les entreprises ont parfaitement le droit de faire.

    « Ce n'est pas la Chine, où le gouvernement censure les médias sociaux comme bon lui semble et à sa guise », a déclaré Calvert. « Mais il semble que Trump veuille pousser les États-Unis dans cette direction ».

    La Maison-Blanche a été à l’origine du harcèlement d’un employé Twitter qui a été menacé de mort

    La Maison-Blanche a ciblé un seul employé de Twitter après que les tweets du président ont été signalés comme contenant des informations non vérifiées. L'accusation a été menée sur Fox News mercredi matin, par le biais de la conseillère Trump Kellyanne Conway qui a directement visé le responsable de l'intégrité du site Twitter, Yoel Roth, après avoir déterré des tweets qui critiquaient Trump, Conway et l'administration.

    Conway a qualifié l'employé « d’horrible » et a proposé aux auditeurs de le poursuivre. « Quelqu'un à San Francisco va le réveiller et lui dire qu'il est sur le point d'avoir beaucoup plus de followers », a-t-elle déclaré sur les ondes. Immédiatement, l'appel a été repris par des personnalités de droite et des partisans de Trump, qui ont commencé à partager des captures d'écran des tweets de l'employé. Roth fait déjà face à un torrent d'abus et de harcèlement, y compris de multiples menaces de mort.

    Twitter ne prendra aucune mesure contre Roth pour ses tweets, et la société a déclaré qu'il n'était pas responsable des vérifications des faits. « Personne sur Twitter n'est responsable de nos politiques ou de nos mesures d'application, et il est malheureux de voir des employés ciblés pour des décisions d'entreprise », a déclaré un porte-parole de Twitter.

    Mais cette sortie de Twitter n’a rien changé. Roth n'est que la dernière cible de l'administration Trump qui voudrait prouver que les grandes entreprises ont un parti pris contre les utilisateurs conservateurs.


    Il y a quelques heures, le PDG de Twitter a demandé de laisser ses employés en paix :

    « Vérification des faits : il y a quelqu'un en fin de compte responsable de nos actions en tant qu'entreprise, et c'est moi. Veuillez laisser nos employés en dehors de cela. Nous continuerons de signaler des informations incorrectes ou contestées sur les élections dans le monde. Et nous admettrons et corrigerons toutes les erreurs que nous commettons. Cela ne fait pas de nous un "arbitre de la vérité". Notre intention est de relier les points des déclarations contradictoires et de montrer les informations en litige afin que les gens puissent juger par eux-mêmes. Une plus grande transparence de notre part est essentielle afin que les gens puissent voir clairement pourquoi nos actions.

    « Conformément à notre politique d'intégrité civique (https://help.twitter.com/en/rules-an...tegrity-policy), les tweets d'hier peuvent induire les gens en erreur en leur faisant croire qu'ils n'ont pas besoin de s'inscrire pour obtenir un bulletin de vote. (Seuls les électeurs inscrits reçoivent des bulletins de vote.).Nous mettons à jour le lien sur le tweet de @realDonaldTrump pour que cela soit plus clair ».


    Sources : Yoel Roth, PDG Twitter, experts

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la sortie du PDG de Twitter ?
    Que pensez-vous de la menace de Donald Trump ?
    Que pensez-vous des conclusions des professionnels du droit ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  12. #12
    Membre émérite
    Que pensez-vous de la sortie du PDG de Twitter ?
    Le PDG de Twitter si ce que bon lui semble selon son camp politique.

    Que pensez-vous de la menace de Donald Trump ?
    Il est en son droit de menacer Twitter en cas de litige au même titre que Facebook ou Google ou Amazon.

    Que pensez-vous des conclusions des professionnels du droit ?


    Les professionnels du droit vont un peu vite en besogne.

    Rien n'empéche les USA de couper le domaine twitter.us et les domaines associés. Idem que de bloquer twitter.com ... Twitter présent dans d'autre pays ne sera pas accessible en .com mais en .fr .be .jp .cequetuveux ...

    Pour rappel le FBI sait aller bloquer Megaupload et d'autre truc ... Pourquoi pas twitter ???!!!

  13. #13
    Membre éclairé
    Pour rappel le FBI sait aller bloquer Megaupload et d'autre truc ... Pourquoi pas twitter ???!!!
    Parce que megaupload était dans l'illégalité la plus totale. Avez vous au moins lu l'article ? Ce qui est indiqué dans ce papier et qui est très intéressant c'est qu'en vertu du premier amendement les plateformes peuvent modérer le contenu comme elles le veulent sans répercussions légales. ça inclut donc le fact checking objectif ou la modération si des idées politiques ne leurs correspondent pas (après à savoir dans laquelle de ces 2 catégories twitter est, c'est un autre débat).

  14. #14
    Membre émérite
    Citation Envoyé par earhater Voir le message
    Avez vous au moins lu l'article ?
    Trump s'en prend à Twitter qui lui rétorque que ces commentaires sont inexactes / injustifié / partiellement faux , sur des modalités de tenues d'elections par votes par correspondance.

    Réponse du berger à la bergère > attaquer Twitter en Justice pour des motifs futiles ... Ces motifs futiles peuvent en cacher d'autres ... Au même titre que d'autre Gafam comme Google ou Facebook qui eux ont des ennuis avec la justice US.

    Citation Envoyé par earhater Voir le message
    Ce qui est indiqué dans ce papier et qui est très intéressant c'est qu'en vertu du premier amendement les plateformes peuvent modérer le contenu comme elles le veulent sans répercussions légales. ça inclut donc le fact checking objectif ou la modération si des idées politiques ne leurs correspondent pas (après à savoir dans laquelle de ces 2 catégories twitter est, c'est un autre débat).
    Trump est plus joueur . Le but est de faire passer Twitter à la caisse au même titre que d'autres Gafam pour certaines pratiques commerciales ou de traitements des données. En somme lancer des actions en justice.

    Pour rappeler que en cas d'action en justice contre twitter, si l'on a des preuves d'un problème manifeste contraire à la loi . Trump peut très bien avoir un loi pour couper les van sur un nom de domaine.

    Avant de s'en tenir aux élucubrations sur la tenu d'un vote par correspondance , c'est surtout faire percuter " vous savez la justice US à tout pouvoir , Restez sage ".

  15. #15
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par earhater Voir le message
    Ce qui est indiqué dans ce papier et qui est très intéressant c'est qu'en vertu du premier amendement les plateformes peuvent modérer le contenu comme elles le veulent sans répercussions légales. ça inclut donc le fact checking objectif ou la modération si des idées politiques ne leurs correspondent pas (après à savoir dans laquelle de ces 2 catégories twitter est, c'est un autre débat).
    Non.

    Le premier amendement concerne l'expression.


    La modération touche le status de l'entreprise (hébergeur ou éditeur)… et dans ce cas là j'y mettrais quand même un bémol. Twitter clame être un hébergeur ou un éditeur selon ce qui lui chante. S'il se revendique éditeur… il va être responsable de tout ce qui est dit sur Twitter .
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  16. #16
    Membre éclairé
    La modération touche le status de l'entreprise (hébergeur ou éditeur)… et dans ce cas là j'y mettrais quand même un bémol. Twitter clame être un hébergeur ou un éditeur selon ce qui lui chante. S'il se revendique éditeur… il va être responsable de tout ce qui est dit sur Twitter
    Je vous croie sur parole, je n'y connais rien en politique US. Je me fie à ce que je lis dans cet article notamment les parties suivantes :

    C'est peu probable. Malgré les indications contraires de Trump, Twitter ne viole pas le premier amendement en marquant ses tweets. Contrairement au gouvernement, Twitter est une entreprise privée qui peut modérer le discours de ses utilisateurs à sa guise, sans sanction légale.
    Ken White, avocat du premier amendement et avocat de la défense pénale chez Brown White & Osborn (et également blogueur sur le site juridique populaire Popehat), a déclaré : « Le gouvernement n'a pas le pouvoir de fermer les médias sociaux et les programmes de médias sociaux ont le droit statutaire et le premier amendement de modérer et de commenter comme ils l'entendent ».
    ------

    Trump est plus joueur . Le but est de faire passer Twitter à la caisse au même titre que d'autres Gafam pour certaines pratiques commerciales ou de traitements des données. En somme lancer des actions en justice.

    Pour rappeler que en cas d'action en justice contre twitter, si l'on a des preuves d'un problème manifeste contraire à la loi . Trump peut très bien avoir un loi pour couper les van sur un nom de domaine.

    Avant de s'en tenir aux élucubrations sur la tenu d'un vote par correspondance , c'est surtout faire percuter " vous savez la justice US à tout pouvoir , Restez sage ".
    Je comprends un peu mieux le point de vue

  17. #17
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par earhater Voir le message
    Je vous croie sur parole, je n'y connais rien en politique US. Je me fie à ce que je lis dans cet article notamment les parties suivantes
    Je ne suis pas allé voir la source de l'article, mais je pense que ce que l'auteur a voulu dire :


    les programmes de médias sociaux ont le droit statutaire et le premier amendement de modérer et de commenter comme ils l'entendent
    droit statutaire (= éditeur) => modérer
    premier amendement => commenter.


    Contrairement au gouvernement, Twitter est une entreprise privée qui peut modérer le discours de ses utilisateurs à sa guise, sans sanction légale.
    Pour préciser, Twitter peut modérer, mais dans ce cas là, il est éditeur de contenu. S'il ne modère pas, il est hébergeur de contenu.

    Or si Twitter est éditeur de contenu, il pourra être sanctionné sur les contenu qu'il ne modère pas, car il sera responsable de tout ce qui est publié sur sa plateforme.

    S'il est hébergeur, normalement, il ne peut pas être tenu responsable de ce qui est hébergé sur sa plateforme (mais ne peut modérer, sinon il devient éditeur).


    [Dans les très grandes lignes]
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  18. #18
    Membre expert
    ça ressemble selon moi trait pour trait à cette situation : https://www.developpez.net/forums/d2...suite-prageru/

    et le retour de bâton dont je parlais risque d'arriver bien vite.

  19. #19
    Chroniqueur Actualités

    Trump vs Twitter : le Président américain signe son décret contre les réseaux sociaux
    Trump vs Twitter : le Président américain signe son décret contre les réseaux sociaux
    qu'il accuse de censure et biais politiques

    « Twitter s'immisce maintenant dans l'élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraîneront une corruption et une fraude massives, est incorrecte, sur la base d'une vérification des faits par Fake News CNN et le Washington Post. Twitter étouffe complètement la liberté d'expression et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise ! » Avait lancé Donald Trump, qui a mal digéré le fait que son réseau social préféré décide désormais de le traiter comme un citoyen lambda en essayant de le remettre à l'ordre.

    Twitter a très souvent été critiqué d'accorder un traitement de faveur au locataire de la Maison-Blanche, mais c'était jusqu'au 26 mai dernier, avant que Donald Trump ne publie le tweet qui va fait réagir la société de Jack Dorsey. Dans ce tweet de trop, le Président américain avait affirmé que le vote par correspondance était manipulé par les démocrates qui s’en serviraient pour truquer les résultats de l’élection présidentielle de novembre 2020.

    Le site de microblogage a réagi en ajoutant sous le message de Donald Trump un avertissement incitant les utilisateurs du réseau social à vérifier la véracité des affirmations du Président américain à propos du vote par correspondance. Twitter a proposé aux internautes de lire deux articles sur les sites de CNN et du Washington Post, lesquels articles contredisaient les tweets de Donald Trump. Cela a provoqué la colère du Président américain qui a multiplié les tweets pour exprimer son mécontentement.


    Accusant Twitter, et par la même occasion les principaux réseaux sociaux, de biais politiques et de vouloir étouffer les voix conservatrices, Donald Trump a menacé de les réglementer sévèrement ou les fermer ; un processus qu'il a déjà déclenché.

    En effet, se disant victime de censure de Twitter, le Président américain a signé jeudi un décret visant les opérateurs de réseaux sociaux et annoncé qu’il s’efforcerait de faire adopter une loi pour le compléter. Avec le décret, dont la Maison-Blanche a annoncé la signature, les entreprises gérant les réseaux sociaux ne bénéficieraient plus de leur protection contre la responsabilité. Actuellement, les entreprises des médias sociaux bénéficient en effet d'une protection contre les poursuites en justice du fait des publications de leurs utilisateurs étant donné qu'elles sont considérées comme neutres. Une neutralité qui est remise en cause par Donald Trump.

    Jugeant que ces entreprises sont l’équivalent d’un monopole, Trump a ajouté qu’il avait donné instruction à son ministre de la Justice, William Barr, de coopérer avec les États du pays pour faire appliquer leurs propres lois contre ce qu’il a qualifié de "pratiques professionnelles déloyales". Le Président américain dit s’attendre à des recours en justice, mais il affirme que son administration y est prête.

    Sources : Reuters, France 24

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    « Ici ce n'est pas la Chine », des experts indiquent que Trump n'a aucune autorité légale pour fermer Twitter. « Il est clair qu'il est en train d'intimider Twitter pour diffuser ce qu'il veut »
    Le président US a menacé de « réglementer » ou de « fermer » des plateformes de réseaux sociaux, après que ses tweets ont été marqués comme véhiculant des informations non vérifiées
    Trump demande aux entreprises de médias sociaux de développer des algorithmes pour détecter les tireurs de masse avant qu'ils ne frappent comme dans Minority Report
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  20. #20
    Expert éminent
    C est assez hallucinant que ce mec se permette de faire cela.
    En plus, ça part quand même de critiques de l organisation des élections... chose qui doit être largement de sa responsabilité.

    Imaginez vous castaner ou maçon relayer le même message ? On leur répondrait de faire leur travail pour les rendre plus sur, ou de les interdire.

    Quand au reste, peu importe les raisons logiques derrière certaines de ces décisions, comme le fait d être ou non un éditeur. Que le président signe un décret moins d une semaine après avoir été recadré en.public pour assassiner non modérateur... c est hallucinant. Je ne parle même pas de cette pratique qui consiste à lâcher le nom d un employé en public comme ça.

    Vraiment je me demande si les républicains vont le soutenir longtemps... la c est pour moi de plus en plus criminel.

    Je me demande d'ailleurs si cet employé ne pourrait pas accuser le gouvernement et obtenir des dommages et intérêts non négligeable pour cela.
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