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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Covid-19 : la première application de traçage de contacts au monde utilisant l'API Google-Apple est lancée
    Apple et Google lancent un outil commun de traçage du COVID-19 pour iOS et Android,
    il se traduira d’abord par une API, puis un outil intégré nativement aux deux systèmes

    À la faveur de l’intensification de la crise sanitaire, de nombreux pays commencent à se tourner de plus en plus vers les applications de « ;contact tracing ;» (traçage des personnes pour déterminer si elles ont été exposées à une personne atteinte du COVID-19). En général, ces applications utilisent le même principe de fonctionnement. Elles se servent du Bluetooth pour transmettre un identifiant anonyme à un autre utilisateur qui se trouve à proximité pendant un temps défini. Et lorsqu’une personne est dépistée comme porteuse du virus, un message anonyme est envoyé à toutes les personnes dont les identifiants ont été récupérés par l’appareil du malade.

    Que ce soit à Singapour, en Pologne, en Autriche pour ne citer que ces lieux, des applications de suivi de contacts ont déjà été mises à la disposition du public. À la suite de ces pays, nous avons la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne qui travaillent également sur le même projet. Aussi, pour éviter que l’on se retrouve avec une disparité d’applications au sein de l’Union européenne, le Contrôleur européen de la protection des données a appelé les États membres à mettre en œuvre une application mobile paneuropéenne pour le traçage des contacts.

    Google et Apple main dans la main pour lutter contre le COVID-19

    Eu égard à la volonté des gouvernements d’utiliser ces applications de contact tracing pour lutter efficacement contre la propagation du coronavirus, Apple et Google viennent d’annoncer le lancement d’un partenariat pour la mise en œuvre d’une solution commune qui permettrait de retracer plus efficacement les infections. Dans les faits, cette mutualisation des efforts se traduira par l’implémentation d’une « ;solution complète qui comprend des interfaces de programmation d’applications (API) et une technologie au niveau du système d’exploitation pour aider à activer le suivi des contacts ;».

    Compte tenu de l’urgence, les entreprises annoncent que ce plan sera mis en œuvre en deux étapes. « ;Tout d’abord, en mai, les deux entreprises publieront des API qui permettent l’interopérabilité entre les appareils Android et iOS à l’aide des applications des autorités de santé publique. Ces applications officielles seront disponibles pour les utilisateurs à télécharger via leurs boutiques d’applications respectives ;».


    « ;Deuxièmement, dans les mois à venir, Apple et Google travailleront pour permettre une plateforme de suivi des contacts plus large basée sur Bluetooth en intégrant cette fonctionnalité dans les plateformes sous-jacentes ;». Selon les deux entreprises, « ;il s’agit d’une solution plus robuste qu’une API et qui permettrait à davantage de personnes de participer, si elles choisissent d’y adhérer, ainsi que de permettre l’interaction avec un écosystème plus large d’applications et d’autorités sanitaires gouvernementales ;».

    Cette annonce semble arriver à point nommé, car les applications de traçage des contacts mises à la disposition du grand public montraient jusque-là leurs limites en ce qu’elles ne permettaient pas d’échanger des données par Bluetooth entre les appareils iOS et Android. Des chercheurs du MIT qui ont présenté, il y a quelques jours, une application de contact tracing utilisant le Bluetooth à l’instar du système Find My d’Apple ont également reconnu que pour que cette application soit efficace, il faut que Google, Apple et Microsoft collaborent de manière très étroite. C’est donc pour résoudre tous ces problèmes que les deux sociétés, qui représentent environ 99 % du marché des mobiles, ont commencé, il y a deux semaines, à travailler ensemble afin de sortir cette API qui sera disponible en mai et un peu plus tard un outil natif qui fera les mêmes tâches que les applications de traçage des contacts.

    Comment cette solution pourrait fonctionner ;?

    Selon les déclarations des deux entreprises, l’API est simple et devrait être relativement facile à intégrer pour les applications existantes ou futures. Une fois intégrée, l’API permettrait à une application de contact tracing développée par une agence gouvernementale de santé de demander aux utilisateurs d’activer le suivi des contacts. Et lorsque l’utilisateur donne son accord, l’application diffuse un identifiant rotatif anonyme vers les appareils que la personne rencontre à une distance de moins de 1,8 m.

    Il faut noter que les identifiants changent toutes les 15 minutes. Et si une personne utilisant l’application est déclarée positive au coronavirus, avec un consentement supplémentaire, l’application transmet ses identifiants des 14 derniers jours au serveur de l’agence de santé. Si parmi les contacts, un utilisateur a une application de santé publique, son application va télécharger les clés de l’utilisateur testé positif et l’application va l’avertir qu’il a été en contact avec une personne déclarée positive. Ensuite, des recommandations seront faites à ce dernier pour qu’il puisse prendre des mesures adéquates pour la suite.


    Pour ce qui concerne la deuxième phase, elle consiste à intégrer un outil de traçage des contacts à un plus bas niveau dans les systèmes d’exploitation Android et iOS. L’avantage avec cette seconde solution est qu'elle éviterait aux utilisateurs de télécharger des applications de tracking des contacts fournies par les agences de santé publique. Ainsi, même si une personne n’a pas téléchargé une application de contact tracing, cet outil natif lui permettrait avec son consentement de suivre les contacts et d’être également suivie.

    Par contre, Google a déclaré que les outils et les mises à jour ne seraient pas disponibles là où ses services sont bloqués, comme en Chine ou sur des appareils Android non officiels. Apple de son côté fournira les technologies en tant que mises à jour de son système d’exploitation iPhone.

    Des arguments qui peuvent rassurer les utilisateurs ;?

    Un des points importants que rappellent les deux entreprises dans leur déclaration est « ;la confidentialité, la transparence et le consentement ;» qui sont pour elles de la plus haute importance dans cet effort. Le système ne géolocalise pas les utilisateurs, mais envoie un identifiant Bluetooth aux appareils à proximité, ont souligné les deux entreprises. En outre, l’identifiant change toutes les 15 minutes et n’est aucunement lié à l’identité de l’utilisateur. Ces identifiants passeront par un simple serveur relais qui peut être géré par des organismes de santé du monde entier. Ces serveurs n’ont pas la capacité de suivre les utilisateurs, Google et Apple ont fait remarquer.

    Il convient de préciser également que la liste des identifiants est stockée localement sur le téléphone et n’est partagée que lorsque l’utilisateur donne son consentement que ce soit dans l’application ou dans l’outil intégré au système. Par ailleurs, les autorités de santé publique devraient approuver qu’une personne a été déclarée positive avant de pouvoir envoyer les données. Enfin, Google et Apple s’engagent à ne pas utiliser ces technologies (API pour les applications ou outil intégré nativement au système) au-delà de la pandémie actuelle.

    Elles ajoutent que l’API sera implémentée en consultation avec les parties prenantes intéressées. « ;Nous publierons ouvertement des informations sur notre travail pour que d’autres les analysent ;», ont précisé les deux entreprises. Cette initiative permettra donc aux deux entreprises de mettre dans un même creuset ce qu’elles savent faire de mieux. La confidentialité des utilisateurs qui tient assez cher à Apple et la maîtrise de l’open source que l’on reconnaît à Google.

    Des difficultés qui peuvent mettre à mal les outils proposés

    Même si les solutions proposées par Google et Apple viennent lever un obstacle majeur dans la lutte contre le coronavirus, leur efficacité ne pourrait être démontrée que lorsqu’une grande majorité de personnes adoptera ces applications ou ce outil de contact tracing. En France par exemple, près de 22 % des ressortissants n’ont pas de smartphone. Il va donc falloir réfléchir à une solution qui prenne en compte ce problème.

    En sus, pour que ces solutions s’avèrent efficaces, il faut également que l’on puisse sortir pour croiser des personnes. Or, il se trouve qu’actuellement, de nombreux pays sont passés en mode confinement total. Ces solutions ne seront donc utiles que pour les pays qui ne pratiquent pas le confinement ou le pratiquent de manière partielle. Mais également, il faut que les utilisateurs effectuent des tests de dépistage et quand ils auront été déclarés positifs, choisissent de partager leurs données pour que les contacts puissent en être informés et prennent des mesures de quarantaine ou de consultation médicale.

    Les utilisateurs préoccupés par leur vie privée

    Dans les zones où les personnes habitent côte à côte comme dans les bâtiments, l’application de contact tracing ou le système natif pourrait émettre un signalement pour des personnes dans des pièces adjacentes alors qu'elles ne partageraient pas réellement l’espace avec l’utilisateur, souligne un internaute.

    À côté de cela, certains utilisateurs sont préoccupés par les risques de bogues qui pourraient être exploités par des pirates pour voler des données collectées sur les appareils des utilisateurs. De même, d’autres utilisateurs n’écartent pas la possibilité d’activer accidentellement le consentement, ce qui donnerait la permission à l’application ou au système d’envoyer les données, alors que l’accord n’a pas été volontairement donné. Enfin, quelques personnes soulignent que ces outils pourraient persister même après la crise du coronavirus et conduire à une surveillance de masse d’un genre nouveau.

    Au-delà de toutes ces préoccupations, cette crise aura au moins eu un bon côté comme on le constate avec cette initiative. Pour certaines personnes, il serait même intéressant que cette interopérabilité entre les téléphones mobiles iOS et Android ne se limite pas seulement aux applications de contact tracing, mais aille au-delà en permettant une communication totale par Bluetooth entre les appareils de ces deux plateformes. Mais à ce niveau, il faut que les intérêts commerciaux ne soient plus en jeu comme c’est le cas avec la crise du COVID-19.

    Source : Apple, Google, Spécification de l’API

    Et vous ?

    Quels commentaires faites-vous des outils proposés par Apple et Google pour lutter contre le virus ;? Bons ou mauvais ? Efficaces ou inutiles ?

    Pensez-vous que ces outils pourraient violer la vie privée des utilisateurs ;?

    Selon vous, les outils proposés par ces deux entreprises pourraient-ils entraîner des dérives ?

    Voir aussi

    Le Contrôleur européen de la protection des données appelle à la mise en œuvre d’une application mobile paneuropéenne pour suivre le COVID-19, l’initiative devrait lancer sa plateforme cette semaine
    « ;Les mesures de surveillance high-tech contre l’épidémie de Covid-19 survivront au virus et pourront devenir permanentes ;», prévient Snowden à propos de méthodes comme le traçage de smartphones
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    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l’historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée
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  2. #2
    Membre éprouvé
    n'importe quoi
    ils n'ont rien d'autre a faire que de pondre une api de tracage ?
    ca va etre parfait ca pour etre utilise a tout sauf a nous protéger du corona virus.
    franchement n'imp, le monde est fou

  3. #3
    Chroniqueur Actualités

    Deux milliards de téléphones ne peuvent pas utiliser l’outil de traçage du Covid-19 de Google et d'Apple
    Deux milliards de téléphones ne peuvent pas utiliser l’outil de traçage du Covid-19 de Google et d'Apple,
    Car il repose sur une technologie qui manque aux anciens appareils, selon des chercheurs

    Pour endiguer la pandémie du Covid-19 actuelle, plusieurs pays tels que Singapour, Pologne, Autriche ont recours aux applications de suivi de contacts pour déterminer si des personnes ont été exposées d’autres personnes infectées par le coronavirus. D’autres pays comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne se préparent également à mettre à la disposition de leurs citoyens des applications similaires. Grâce à cette volonté partagée des gouvernements de disposer de la technologie pour faire face à l’urgence sanitaire, Apple et Google ont annoncé un peu plus tôt ce mois le lancement d’un partenariat pour la mise en œuvre d’une solution commune qui permettrait de retracer plus efficacement les infections.

    En général, ces applications utilisent le même principe de fonctionnement. Elles se servent du Bluetooth pour transmettre un identifiant anonyme à un autre utilisateur qui se trouve à proximité pendant un temps défini. Et lorsqu’une personne est dépistée comme porteuse du virus, un message anonyme est envoyé à toutes les personnes dont les identifiants ont été récupérés par l’appareil du malade. En ce qui concerne l’association des deux géants de la Silicon Valley, l’effort consistera en une « ;solution complète qui comprend des interfaces de programmation d’applications (API) et une technologie au niveau du système d’exploitation pour aider à activer le suivi des contacts ;».


    Apple et Google ont mis de côté leur rivalité sur les smartphones pour aider à mettre un outil commun de recherche de contacts pour iOS et Android, qui indique aux utilisateurs de smartphones s'ils ont côtoyé une personne dont le test de dépistage du virus était positif. Les iPhone d'Apple et les appareils fonctionnant sous le système d'exploitation Android de Google représentent désormais la grande majorité des 3,5 milliards de smartphones dont on estime qu'ils sont activement utilisés dans le monde aujourd'hui. Cela représente un énorme réseau potentiel de suivi des infections, les enquêtes suggérant un large soutien public à l'idée.

    Mais en plus des préoccupations liées à la protection de la vie privée qui pourrait mettre en question une utilisation massive de la solution, il existe un autre obstacle de taille : près de la moitié de la population mondiale n'a toujours pas de smartphones. Et si la capacité Bluetooth sur laquelle elle repose n'est pas nécessairement limitée aux smartphones, elle nécessitera également des applications de santé publique qui ne pourront être téléchargées que sur les systèmes d'exploitation des smartphones des entreprises. Selon les estimations des chercheurs de l'industrie, jusqu'à un milliard de propriétaires de téléphones portables dans le monde ne pourront pas utiliser le système basé sur les téléphones intelligents proposé par Apple et Google.

    Pour rappel, l'Inde, le deuxième plus grand marché de smartphones au monde après la Chine, a déjà imposé certaines des mesures de verrouillage les plus strictes au monde et a déployé sa propre application de recherche des contacts. Mais près de la moitié de la population indienne - environ 600 millions de personnes - n'est pas encore en ligne, et la plupart n'utilisent toujours pas de smartphones, selon CNN.

    La technologie de Google et Apple pour atteindre le plus grand nombre de personnes possible fait l’objet d’une "fracture numérique"

    La solution des deux géants américains de la technologie repose sur des puces et des logiciels spécifiques qui manquent à des centaines de millions de smartphones encore en usage, notamment ceux qui ont été mis sur le marché il y a plus de cinq ans.

    « La limitation technologique sous-jacente réside dans le fait que certains téléphones encore utilisés ne disposent pas du Bluetooth nécessaire ou du dernier système d'exploitation », a déclaré Ben Wood, analyste chez CCS Insight. « Si vous faites partie d'un groupe défavorisé et que vous avez un vieil appareil ou un téléphone à fonctions de base, vous ne pourrez pas profiter des avantages que cette application pourrait vous offrir ».

    Selon Canalys, il y a environ 4,2 milliards d'utilisateurs de smartphones dans le monde, et 1,8 milliard de personnes qui utilisent encore des téléphones non intelligents – ce chiffre inclut de nombreuses personnes pauvres et âgées qui sont également parmi les plus vulnérables au Covid-19.

    « Je pense que cela s'inscrit dans le cadre de la fracture numérique plus large », a déclaré Vincent Thielke, analyste de la société de recherche Canalys, à CNN Business, ajoutant que des régions comme l'Amérique latine, l'Inde et l'Afrique pourraient freiner la portée mondiale de l'initiative de recherche des contacts.

    Selon les analystes de Counterpoint Research, un quart des smartphones utilisés dans le monde aujourd'hui sont dépourvus du type particulier de puce Bluetooth "basse énergie" qui est utilisé pour détecter la proximité entre les appareils sans épuiser la batterie du téléphone. En outre, 1,5 milliard de personnes utilisent encore des téléphones de base ou "à fonctions" qui ne fonctionnent pas du tout sous iOS ou Android.


    « Au total, près de 2 milliards d'utilisateurs de téléphones portables ne bénéficieront pas de cette initiative dans le monde », a déclaré Neil Shah, analyste chez Counterpoint. « Et la plupart de ces utilisateurs avec des appareils incompatibles proviennent du segment des revenus les plus faibles ou du segment des personnes âgées qui sont en fait plus vulnérables au virus », a-t-il ajouté.

    Quant à l'association industrielle GSMA, qui accueille chaque année le Mobile World Congress à Barcelone, elle a été un peu plus prudente dans son estimation. Selon son dernier rapport, seulement 49 % de la population mondiale a accédé à Internet par le biais d'un appareil mobile, ce qui représente moins de 4 milliards de personnes. Et en 2019, 5,2 milliards de personnes dans le monde ont accès à n'importe quel type d'appareil mobile.

    C'est un obstacle qui affectera de manière disproportionnée certaines régions et populations, alors que, selon GSMA, l'adoption des smartphones en Amérique du Nord et en Europe est d'environ 83 % et 76 %, respectivement, et de 72 % dans la région de la Grande Chine. Ce chiffre tombe à 62 % pour le reste de l'Asie et à 45 % en Afrique subsaharienne.

    Au Royaume-Uni, le régulateur des médias Ofcom a déclaré l’année dernière qu'environ 80 % des adultes possèdent un smartphone. Cependant, M. Wood de CCS Insight estime que seulement deux tiers environ des adultes auraient un téléphone compatible. « Et c'est le Royaume-Uni, qui est un marché de smartphones extrêmement avancé », a-t-il déclaré. « En Inde, 60 à 70 % de la population pourrait être exclue immédiatement ».

    La caractéristique opt-in de la solution pourrait également réduire son adoption

    Apple et Google ont déclaré que pour protéger la vie privée, leur technologie de recherche des contacts ne fonctionnera pas si les utilisateurs de smartphones ne choisissent pas de l'activer, ce qui pourrait créer des obstacles supplémentaires dans les pays où la culture numérique est moins développée.

    « Une des limites de la recherche des contacts est que l'application est opt-in, et l'exigence d'un effort supplémentaire peut conduire à ce que les contacts ne soient pas retrouvés », a déclaré M. Thielke. « Mais l'idée est que la recherche des contacts devrait permettre de tirer des conclusions sur l'ensemble de la population dans les zones où la base opt-in est suffisamment importante », a-t-il ajouté.

    Toutefois, les entreprises pourraient potentiellement étendre ces efforts en intégrant la technologie à des dizaines de millions d'appareils portables liés à leurs écosystèmes. Par ailleurs, ces efforts pour aider à faire face à l’urgence sanitaire mondiale actuelle pourraient profiter à Google et Apple. « Le fait qu'Apple et Google aient mis en commun leurs ressources pour lutter contre le Covid-19 leur sera bénéfique à long terme, et ils sortiront de la pandémie de coronavirus avec des liens beaucoup plus forts avec la communauté médicale », a déclaré M. Thielke.

    Bien que cette interopérabilité entre les téléphones mobiles iOS et Android soit une bonne chose pour certains utilisateurs, les sociétés auront réussi à obliger les populations, déjà en difficulté financière à cause des mesures strictes de confinement dans des pays sous-développés, à se procurer un smartphone, si les gouvernements de ces pays décident d’adopter le système.

    Sources : CCS Insight, Canalys, GSMA, CNN Business

    Et vous ?

    Quels commentaires faites-vous des données des chercheurs ?
    Que pensez-vous la solution de Google et Apple si 2 milliards de téléphones ne peuvent pas l’utiliser ?

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  4. #4
    Membre émérite
    Bonsoir,

    1) Je vais m'arranger pour jarter cette appli, ci celle ci bouffe de la batterie et de la ressource sur mobile. A quoi bon laisser tourner un truc inutilement en continue ? Le ping personne connait ?
    2) C'est décidé je désactive bluetooth sur fixe et mobile (pc compris).

  5. #5
    Chroniqueur Actualités

    Apple et Google rendront leur API disponible dès le 28 avril prochain
    Apple et Google rendront leur API disponible dès le 28 avril prochain,
    le jour du vote à propos de StopCovid à l’Assemblée nationale

    Initialement prévue pour mi-mai, la première version de l’API d’Apple et Google dans le cadre du traçage des personnes afin de savoir si elles ont été en contact avec une personne atteinte du Covid-19 fera son apparition ce mardi 28 avril. La nouvelle vient d’une conversation téléphonique entre le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton et Tim Cook, le PDG d’Apple, la semaine dernière. Thierry Breton s’est entretenu avec Sundar Pichai et Tim Cook afin de s’assurer que leur plateforme commune respecte les prescriptions européennes en matière de vie privée.

    Alors que le monde entier se prépare à un déconfinement progressif jusqu’à un retour à la normale, l’utilisation des applications de contact tracing se précise de plus en plus. En France, c’est l’application StopCovid qui tient les débats, mais celle qui retient désormais le plus l’attention c’est l’API annoncée par Apple et Google dans cet objectif. La solution commune que proposent ces deux géants devrait permettre de retracer efficacement les infections au Covid-19 en permettant aux smartphones dotés de leurs systèmes, Android et iOS, de communiquer entre eux.

    L’API est basée sur la technologie Bluetooth. « ;Tout d’abord, en mai, les deux entreprises publieront des API qui permettent l’interopérabilité entre les appareils Android et iOS à l’aide des applications des autorités de santé publique. Ces applications officielles seront disponibles pour les utilisateurs à télécharger via leurs boutiques d’applications respectives ;», ont-ils annoncé. Mais, à la suite de l’échange de Thierry Breton et de Tim Cook la semaine dernière, cette date a été modifiée. La toute première version de l’API sera publiée le 28 avril.


    Avant Tim Cook, le commissaire européen au marché intérieur avait déjà eu une discussion téléphonique avec le PDG de Google, Sundar Pichaï. Breton s’est engagé sur cette voie pour s’assurer que les cas d’utilisation de l’API vont se limiter effectivement à ce qu’Apple et Google ont annoncé dès le départ. En effet, leur collaboration est perçue comme une menace à la vie privée par certaines personnes. Elles dénoncent les risques que de pareilles applications pourraient faire peser sur la protection des données privées.

    « Il est important de s'assurer qu'Apple respecte bien tous les éléments de la boîte à outils de l'Union européenne qui pose des verrous en la matière », a expliqué Breton, à l'issue de son entretien téléphonique. En outre, ces applications doivent aussi faire l’objet d’une approbation par les autorités sanitaires nationales avant leur utilisation. Elles disparaîtront en même temps que l'épidémie du Covid-19 et ne seront ensuite utilisées que sur la base du volontariat.
    Cela dit, le projet pourrait connaître un blocage dans certains pays comme la France.

    En effet, certains gouvernements souhaitent avoir accès à davantage de données, notamment des informations sur la localisation et l'identification des utilisateurs. Breton a déclaré que les entreprises technologiques devraient faire tout leur possible pour développer des solutions pour les cas d'utilisation nationaux, mais n'a pas mentionné de cas spécifiques. De son côté, Apple a refusé d'ouvrir l'accès de son Bluetooth quand l'application n'est pas utilisée.

    Ces points n’ont toutefois pas été abordés lors de l’entretien entre les deux hommes. Le commissaire européen au marché a d’abord insisté sur le fait que les considérations techniques doivent être réglées au niveau des États membres. Selon la rumeur, ces États demandent plus d’accès, car ils craignent de perdre la maîtrise sur la conception de ces applications, au profit de Google et Apple. En France, l’on estime que le développement de l’application StopCovid pourrait être bloqué si Apple ne respecte pas les exigences du gouvernement.

    L’API de recherche de contacts sera déployé en tant que mise à jour des services Google Play sur Android, et en tant que mise à jour du logiciel iOS pour les smartphones d’Apple. Apple a déclaré vouloir mettre cette technologie à la disposition du plus grand nombre de personnes possible, ou au moins de tous les appareils Apple actifs qui disposent de la pile Bluetooth appropriée. Cela implique qu'Apple publiera des mises à jour d'OS au moins pour iOS 13 et iOS 12. En plus des dispositions relatives à la protection de la vie privée, la fonctionnalité sera accessible à tous.

    Le système d'exploitation demandera aux utilisateurs s'ils souhaitent participer à la recherche des contacts. Les utilisateurs devront également télécharger l'application de santé publique qui correspond à leur région. L’application rassemblera les identifiants Bluetooth anonymes et émettra des alertes si un cas positif au Covid-19 est suivi à proximité. Apple a indiqué qu’il ne permettra à aucune application de l’App Store d'utiliser l’API de recherche de contacts. Les dispositions seront prises pour qu’il y ait une seule application correspondante à une région géographique.

    Les utilisateurs ne pourront pas se déclarer comme positifs sans une sorte de vérification médicale, afin d'éviter le trolling et l'abus du système. Par ailleurs, dans la deuxième phase du projet, qui devrait arriver dans les mois à venir, Apple et Google comptent intégrer des parties de ce système de suivi directement dans leurs systèmes d'exploitation respectifs. Cela signifie qu'il ne sera plus nécessaire de télécharger une application pour obtenir des alertes de proximité pour la recherche de contacts. Le projet a été coupé en deux phases en raison de l'urgence de la crise mondiale.

    Source : Les Echos

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Apple et Google lancent un outil commun de traçage du COVID-19 pour iOS et Android, il se traduira d'abord par une API, puis un outil intégré nativement aux deux systèmes

    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée

    Covid-19 : faut-il pister les téléphones pour cibler les lieux de rassemblements ? Le PM canadien n'écarte pas l'idée d'aller vers un « totalitarisme sanitaire », d'après les défenseurs des libertés
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  6. #6
    Membre à l'essai
    Pour créer une chaine de panique?
    Je suis A, je croise B, dès la détection (quelle proximité?) un dialogue s’établit entre les couches cachées des systèmes Bluetooth, on mesure cette durée (quelle bonne durée estimée à moins de 2 m?) et dans ce cas A enregistre l'adresse (qui change chaque 1/4 d'heure).
    J'imagine croiser dans mes déplacements, dans mes queues à la caisse de l'hyper, dans un bus ou un wagon, ... beaucoup de gens.
    Dans les 14 jours B qui n'avait aucun des premiers symptômes connus (s'il en avait j'espère qu'il avait pris soin de rester chez lui) a une poussée de fièvre (peut-être détectée par un vigile à l'entrée d'une salle de spectacle?) il a pris soin de contacter le 0806800540 qui l'a aiguillé sur le 15 qui a confirmé qu'il devait se faire tester (par son déplacement ... chez un généraliste, dans un labo?) le prélèvement effectué il est resté 2 jours à attendre la confirmation.
    Soit B est testé "non positif" et la vie continue ... et il devra se refaire tester si les symptômes s'aggravent (car il est fréquent d'avoir des faux négatifs d'où l'inutilité des tester "tout le monde")* soit B est "positif" et en plus de s'isoler B doit indiquer sa positivité dans l'application peut-être en indiquant un code "clef de sécurité" ou directement par un praticien lors du premier traitement ou hospitalisation (car de fausses alertes sont à éviter!!!).*
    Ce signalement par B déclenche une communication du téléphone de B vers le service centralisateur (donc les Google-Apple et autres fournisseurs d'accès Orange, Xavier Niel, Numéricable-SFR, ...) connaitront par des fonctions signalées spécifiquement par cette appli qu'une détection a eu lieu, quel individu (son num tel) et une communication dont la durée signifiera le nombre de contacts transmis, voire une géolocalisation GPS, et plein d'autres infos "normalement" communiquées dans ces liaisons.
    Le centre décryptera les équivalents des numéros de téléphones "tracés" reçus lors de ce signalement, puis adressera semble t-il un SMS d'alerte!
    Donc moi A, reçois un tel message dans lequel on m'invite à prendre des précautions, sûrement immédiatement me mettre à l'écart, prévenir mes proches, mon patron ... et appeler le 0806800540* et dérouler la démarche (ici même sans symptômes?).

    On imagine avec l'incertitude des tests "non positifs", une contagiosité asymptomatique, combien cette chaine doit avertir et paniquer combien de personnes si rapidement.
    En fait c'est comme le confinement qui ralenti l'affluence dans les hôpitaux, c'est la quantité de smartphones qui ne seront pas au rendez-vous qui limitera les détections.
    Mais alors la circulation sera pratiquement incontrôlable. Une usine à gaz pour rien.

  7. #7
    Membre à l'essai
    Pourrait-on créer une application de contrôle?
    On retient cette précision d'Apple:

    "Apple a indiqué qu’il ne permettra à aucune application de l’App Store d'utiliser l’API de recherche de contacts. Les dispositions seront prises pour qu’il y ait une seule application correspondante à une région géographique."

    Donc de l'AppleStore non, du GooglePlay? mais déjà ces plateformes connaitront les identités qui ont chargé l'appli!

    Et en développant une appli , par exemple sur Windows, pourrait-on rechercher les contacts établis avec une personne porteuse (de l'appli et marquée positive) sans avoir à décrypter, ni identifier, mais par exemple avec une borne d'entrée de magasin, ou plus simplement avec un mobile spécifique fourni à des vigiles par exemple; ils sont bien en droit de vérifier les contenus de sacs.

    Y en a t'il été question quelque part. La précision d'Apple laisse entendre vouloir éviter une telle possibilité d'espionnage.

  8. #8
    Membre du Club
    Je serai currieux d'avoir l'avis de la CNIL sur le sujet ...

  9. #9
    Chroniqueur Actualités

    Apple et Google interdisent l'utilisation de la localisation dans les applications de traçage Covid-19
    Apple et Google interdisent l'utilisation de la localisation dans les applications de traçage Covid-19,
    Affirmant que le respect de la vie privée des citoyens était un objectif prioritaire

    Les pays se précipitent pour développer des applications permettant d'évaluer le risque qu'une personne en infecte une autre, ce qui permet d'isoler ceux qui pourraient propager la maladie au coronavirus. Eu égard à la volonté des gouvernements d’utiliser ces applications de contact tracing pour lutter efficacement contre la propagation du coronavirus, Apple et Google, dont les systèmes d'exploitation équipent 99 % des smartphones, ont déclaré le mois dernier qu'ils allaient travailler ensemble pour créer un système de notification des personnes qui ont été proches d'autres personnes ayant été testées positives au covid-19.

    Maintenant, les deux géants américains de la technologie ont déclaré lundi qu'ils allaient interdire l'utilisation de la localisation dans les applications qui utilisent un nouveau système de recherche de contacts que les deux entreprises sont en train de mettre en place pour aider à ralentir la propagation du nouveau coronavirus, a rapporté Reuters. Apple et Google prévoient de n'autoriser que les autorités de santé publique à utiliser cette technologie.


    Selon l’agence de presse, les deux sociétés ont déclaré que le respect de la vie privée et l'interdiction pour les gouvernements d'utiliser le système pour compiler des données sur les citoyens étaient un objectif prioritaire. Le système mis en place par Google et Apple utilise les signaux Bluetooth des téléphones pour détecter les rencontres et n'utilise ni ne stocke les données de localisation GPS.

    Mais le mois dernier, les développeurs d'applications officielles liées aux coronavirus dans plusieurs États américains ont déclaré à Reuters qu'il était vital qu'ils soient autorisés à utiliser les données de localisation GPS en conjonction avec le nouveau système de recherche des contacts pour suivre comment l’épidémie se déplace et identifient les points chauds. Mais la décision des rivaux du marché de la technologie devenus partenaires à l’occasion de la pandémie de ne pas autoriser la collecte de données avec leur système de recherche des contacts obligera les autorités de santé publique, qui veulent accéder à la localisation, à se fier à ce qu'Apple et Google ont décrit comme des solutions de contournement instables et épuisantes pour la batterie.

    En Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne, les autorités ont fini par adopter l’approche décentralisée prônée par l’API proposée conjointement par les deux sociétés, qui vise à faciliter le développement des différentes applications gouvernementales. La démarche décentralisée – qui stocke les données des utilisateurs en un seul endroit – précédemment soutenue par l’Allemagne s’est attiré les critiques sévères de la part de la communauté scientifique et d'associations qui craignent que les libertés individuelles soient inutilement sacrifiées sur l'autel de l'urgence sanitaire. De plus, plusieurs centaines de scientifiques européens et de militants ont publié une lettre ouverte pour mettre en garde contre les dérives potentielles de l'approche préalablement préconisée par le gouvernement allemand.

    À cause de la désactivation de Bluetooth par les appareils iOS et Android, les solutions de rechange pourraient manquer certaines rencontres

    Selon Reuters, les solutions de rechange des gouvernements, qui se soustrairaient du système des deux sociétés, manqueraient probablement certaines rencontres, car les iPhone et les appareils Android désactivent les connexions Bluetooth après un certain temps pour économiser la batterie et pour d'autres raisons, à moins que les utilisateurs ne se souviennent de les réactiver à chaque fois. Mais certaines applications ont déclaré qu'elles prévoyaient de s'en tenir à leur propre approche.

    L'entreprise de logiciels Twenty, qui a développé l'application de recherche de contacts Healthy Together dans l'Utah avec GPS et Bluetooth, a déclaré lundi que l'application "fonctionne efficacement" sans le nouvel outil proposé par Apple et Google, a rapporté Reuters. « Si leur approche peut être plus efficace que notre solution actuelle, nous intégrerons volontiers leurs fonctionnalités dans notre application existante, à condition qu'elle réponde aux spécifications des partenaires actuels et futurs de la santé publique », a déclaré Twenty.

    Bien que la France n’utilisera pas la localisation dans l’approche décentralisée prônée dans son application de traçage Covid-19, le gouvernement refuse l’API Apple-Google, « car dans son format actuel, elle contraint le choix technique : seule une solution « décentralisée » peut fonctionner parfaitement sur les téléphones équipés d’iOS », a déclaré dimanche dernier le ministre des Affaires numériques Cédric O. Le ministre a déclaré être conscient que faire confiance à un organisme central créait un risque d'abus, mais il considérait le contrôle français de la politique de santé comme une "prérogative souveraine" qui ne devait pas être confiée à des entreprises privées.


    Cédric a également faire remarquer que la solution décentralisée soutenue par iOS aurait eu des protections de données inférieures par rapport à la solution centralisée et aurait conduit à une perte de maitrise en termes de santé publique, comme l’impossibilité de limiter le nombre total de notifications par jour compte tenu du caractère décentralisé de la décision de notification. Les autorités françaises ont demandé à Apple le mois dernier de lever certaines restrictions liées au Bluetooth dans les iPhone, afin de permettre à l'application StopCOVID française de fonctionner. Les discussions sur la question sont en cours.

    Selon Reuters, la province canadienne de l'Alberta, qui ne collecte pas de données GPS, a également déclaré qu'elle ne prévoyait pas d'adopter le système Apple-Google pour son application ABTraceTogether.

    Les experts en matière de protection de la vie privée ont averti que tout cache de données de localisation liées à des questions de santé pourrait rendre les entreprises et les individus vulnérables à l'ostracisme si les données sont exposées. Snowden a lancé un avertissement en avril selon lequel les États utilisent le coronavirus pour construire « l'architecture de l'oppression », et a prédit que les mesures prises pour lutter contre le covid-19 vont subsister à la crise actuelle.

    Lundi, Apple et Google ont également déclaré qu'ils n'autoriseront qu'une seule application par pays à utiliser le système de contact, afin d'éviter la fragmentation et d'encourager une plus large adoption. Les entreprises ont déclaré qu'elles soutiendraient toutefois les pays qui optent pour une approche étatique ou régionale, et que les États américains seront autorisés à utiliser le système.

    Comme on pouvait s’y attendre, les commentateurs doutent des promesses de vie privée du système Apple-Google. Mais un commentateur qui fait confiance à ce système a écrit : « Je dois dire que travailler chez Apple et savoir tout le travail que cela implique et s'assurer que vos données restent privées tout en étant capable de combattre cette maladie, c'est très frustrant de lire beaucoup de commentaires ici. Je peux comprendre que le public soit sceptique, mais j'ai l'impression qu'en tant que société, nous nous sommes tellement éloignés de la confiance institutionnelle que maintenant, rien de bon ne peut vraiment émerger ». Il a aussi comparé ce scepticisme au mouvement anti-vax.

    Bien que les sociétés aient donné l’assurance que toutes vos données restent sur votre appareil et que vous ne téléchargez votre identifiant aléatoire que si votre test est positif, un autre commentateur a écrit : « À votre place, je m'inquiéterais bien plus à leur sujet. Personnellement, je suis bien plus inquiet de mourir du covid-19 que le gouvernement qui en sait déjà beaucoup sur moi n'abuse de mon état de santé face à ce virus ».

    « Pourquoi êtes-vous si sûr que les données restent privées ? Apple n'a-t-elle jamais remis des données au gouvernement pour des enquêtes criminelles ou autres ? Certaines sociétés de génétique remettent des données au FBI », a écrit un autre. Et vous, qu’en pensez-vous ?

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette décision d’interdiction prise par Apple et Google  ?
    Que pensez-vous de la promesse de vie privée du système Apple-Google ?
    Les approches étatiques ou régionales admises par Apple/Google seront-elles efficaces contre le covid-19 ?

    Lire aussi

    Apple et Google lancent un outil commun de traçage du COVID-19 pour iOS et Android, il se traduira d'abord par une API, puis un outil intégré nativement aux deux systèmes
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    Appli de traçage du Covid-19 : comment Apple et Google ont fait plier l'Allemagne. L'Allemagne opte pour la décentralisation des données en se basant sur l'API d'Apple et Google
    StopCovid : le gouvernement demande à Apple de lever certaines restrictions liées à Bluetooth dans les iPhone, pour permettre à l'application de fonctionner
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  10. #10
    Chroniqueur Actualités

    Covid-19 : Apple et Google proposent des exemples de conceptions d'interface pour des applications potentielle
    Covid-19 : Apple et Google proposent des exemples de conceptions d'interface pour des applications potentielles de contact tracing
    et des restrictions sur la façon dont le système sera finalement utilisé

    Apple et Google, dont les systèmes d'exploitation équipent 99 % des smartphones, ont déclaré le mois dernier qu'ils allaient travailler ensemble pour créer un système de notification des personnes qui ont été proches d'autres personnes ayant été testées positives au covid-19. Les deux entreprises ont donné plus d'informations sur leur système de notification automatique d'exposition, en partageant entre autres des exemples de conceptions d'interface pour des applications potentielles et des restrictions sur la façon dont le système sera finalement utilisé.

    Le système Apple et Google va suivre les cas potentiels de COVID-19 via des signaux Bluetooth Low Energy, permettant des notifications d'exposition rétroactives tout en utilisant des clés chiffrées pour préserver la confidentialité des utilisateurs non exposés. Les entreprises se sont engagées à mettre fin au système dès que la crise de santé publique sera passée. De plus, elles prévoient de n'autoriser que les autorités de santé publique à utiliser cette technologie.

    Les nouveaux exemples d'interface donnent une idée de la façon dont ces notifications fonctionneront en termes pratiques et exactement comment les entreprises prévoient d'assurer un consentement proactif. Destinés aux développeurs, ils montrent comment des alertes spécifiques apparaissent et quand des appels API particuliers doivent être effectués.

    Les sociétés ont aussi partagé une bibliothèque de codes de référence (un SDK pour Android et une boîte à outils Xcode pour iOS), que l'équipe espère servir de «coup d’envoi » pour le développement d'applications par les agences de santé publique. Pourtant, les représentants ont précisé que le code lui-même n'était pas censé être livré en tant qu'application.

    Les sociétés ont refusé de nommer des partenaires spécifiques du secteur public, mais ont déclaré avoir été approchées de manière proactive par plusieurs gouvernements en raison de leur accès unique au niveau du système d'exploitation aux systèmes Bluetooth des smartphones.


    Les entreprises ont également énoncé six principes spécifiques que les partenaires du secteur public devraient respecter :
    Les applications doivent être créées par ou pour une autorité gouvernementale de santé publique et ne peuvent être utilisées que pour les efforts de réponse COVID-19.
    • Les applications doivent exiger le consentement complet de l'utilisateur avant de pouvoir utiliser l'API de notification d'exposition.
    • Les applications doivent obliger les utilisateurs à consentir avant de partager un résultat de test positif et les «clés de diagnostic» associées à leurs appareils, avec l'autorité de santé publique.
    • Les applications ne doivent collecter que le minimum de données nécessaires et ne peuvent utiliser ces données que pour les efforts de réponse de COVID-19. Toutes les autres utilisations des données utilisateur, y compris le ciblage publicitaire, ne sont pas autorisées.
    • Il est interdit aux applications de demander l'autorisation d'accéder aux services de localisation.
    • L'utilisation de l'API sera limitée à une application par pays pour promouvoir une forte adoption par les utilisateurs et éviter la fragmentation. Si un pays a opté pour une approche régionale ou étatique, les entreprises sont prêtes à soutenir ces autorités.



    Pourquoi se tourner plutôt vers des applications ?

    Les experts de la santé ont déclaré que le contact tracing, ce processus de traçage de toutes les personnes avec lesquelles une personne infectée a été en contact physique au cours des 14 derniers jours, est l'un des moyens les plus efficaces de limiter l'exposition au nouveau coronavirus. Une fois identifiées, les personnes exposées peuvent être surveillées ou mises en quarantaine pendant les deux prochaines semaines.

    Bien que ce moyen soit vu comme l'un des meilleurs espoirs pour maintenir les chiffres aussi bas que possible, il demande un travail de longue haleine, car, d’ordinaire, il nécessite un grand nombre d'agents de santé pour effectuer des entretiens. La pratique est également sujette à l'erreur et à l'incertitude, car les personnes interrogées ont des souvenirs erronés et ne peuvent signaler que des contacts avec d'autres personnes connues de la personne infectée.

    Les applications téléphoniques pourraient fournir un moyen de traçage beaucoup plus efficace et précis qui n'était pas encore disponible lors des pandémies précédentes. Mais cela s'accompagne d'effets secondaires potentiellement dystopiques à moins que les développeurs - des applications et en particulier des interfaces que les applications appellent - ne les conçoivent avec le plus grand soin.


    Comment certains pays comptent s’y prendre

    En Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne, les autorités ont fini par adopter l’approche décentralisée prônée par l’API proposée conjointement par les deux sociétés, qui vise à faciliter le développement des différentes applications gouvernementales. La démarche centralisée – qui stocke les données des utilisateurs en un seul endroit – précédemment soutenue par l’Allemagne s’est attiré les critiques sévères de la part de la communauté scientifique et d'associations qui craignent que les libertés individuelles soient inutilement sacrifiées sur l'autel de l'urgence sanitaire. De plus, plusieurs centaines de scientifiques européens et de militants ont publié une lettre ouverte pour mettre en garde contre les dérives potentielles de l'approche préalablement préconisée par le gouvernement allemand.

    Selon Reuters, les solutions de rechange des gouvernements, qui se soustrairaient du système des deux sociétés, manqueraient probablement certaines rencontres, car les iPhone et les appareils Android désactivent les connexions Bluetooth après un certain temps pour économiser la batterie et pour d'autres raisons, à moins que les utilisateurs ne se souviennent de les réactiver à chaque fois. Mais certaines applications ont déclaré qu'elles prévoyaient de s'en tenir à leur propre approche.


    L'entreprise de logiciels Twenty, qui a développé l'application de recherche de contacts Healthy Together dans l'Utah avec GPS et Bluetooth, a déclaré lundi que l'application « fonctionne efficacement » sans le nouvel outil proposé par Apple et Google, a rapporté Reuters. « Si leur approche peut être plus efficace que notre solution actuelle, nous intégrerons volontiers leurs fonctionnalités dans notre application existante, à condition qu'elle réponde aux spécifications des partenaires actuels et futurs de la santé publique », a déclaré Twenty.

    Bien que la France n’utilisera pas la localisation dans l’approche décentralisée prônée dans son application de traçage Covid-19, le gouvernement refuse l’API Apple-Google, « car dans son format actuel, elle contraint le choix technique : seule une solution « décentralisée » peut fonctionner parfaitement sur les téléphones équipés d’iOS », a déclaré dimanche dernier le ministre des Affaires numériques Cédric O. Le ministre a déclaré être conscient que faire confiance à un organisme central créait un risque d'abus, mais il considérait le contrôle français de la politique de santé comme une « prérogative souveraine » qui ne devait pas être confiée à des entreprises privées.

    Le ministre a également faire remarquer que la solution décentralisée soutenue par iOS aurait eu des protections de données inférieures par rapport à la solution centralisée et aurait conduit à une perte de maitrise en termes de santé publique, comme l’impossibilité de limiter le nombre total de notifications par jour compte tenu du caractère décentralisé de la décision de notification. Les autorités françaises ont demandé à Apple le mois dernier de lever certaines restrictions liées au Bluetooth dans les iPhone, afin de permettre à l'application StopCOVID française de fonctionner. Les discussions sur la question sont en cours.

    Source : communiqué Google et Apple

    Et vous ?

    Êtes-vous pour ou contre une implémentation d'une API par Apple et Google pour les applications de contact tracing ?
    Que pensez-vous des restrictions imposées par ces entreprises ?
    Que pensez-vous de la perspective française qui voudrait se passer de cette API ?
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  11. #11
    Membre averti
    Merci à Apple et Google de placer des gardes fous de sorte à forcer le respect de la vie privée de tout un chacun !!!

    Ce qui me fait m’interroger est le fait de constater que ce sont des entreprises privées qui doivent se positionner de la sorte pour que nos droits soient respectés !?

    Les politiques qui désireraient que l'on viole nos vies privées, ce quel qu’en soit le prétexte, devraient purement et simplement êtres éjectés de leurs postes d'élus / représentants du peuple et de la démocratie...

    Seuls le pistage de téléphone faisant suite à des crimes peut être toléré, cela uniquement suite à une décision de justice accompagnée de l'émission d'un mandat en ce sens.

  12. #12
    Membre expert
    apple et google ne placent pas de garde fous, ils placent des restrictions pour que les autres ne puissent pas s'en servir. il ne faut pas s'inquiéter pour ça, google et apple se gardent le droit de faire tout ce qu'ils veulent, y compris faire croire qu'ils respectent la vie privée.

    quelle blague.

  13. #13
    Membre à l'essai
    Décentralisé?
    Quelle étrange qualification désigner décentralisée chez Les Gafa ou centralisée dans une agence publique. Ça manque de clarté ou un flou volontaire? Car stocker dans les postes usagers, avec des identifiants cachés, mais parfaitement "révèlables" une fois un stockage adressé à une autorité centralisatrice. Une IA chez l'un des intermédiaires sera capable de croiser les déclenchements, avec les adresses des postes ayants chargé l'application, et donc créé un identifiant générateur des clés secrètes. La certification médicale reliera aux bases( - Ameli ... ou autres). D'ailleurs le projet de texte de loi en France prévoit déjà l'exception qui sera un précédent, usera-t-on encore une fois de la nécessité "sanitaire"?

  14. #14
    Rédacteur

    Citation Envoyé par phil995511 Voir le message
    Merci à Apple et Google de placer des gardes fous de sorte à forcer le respect de la vie privée de tout un chacun !!!

    Ce qui me fait m’interroger est le fait de constater que ce sont des entreprises privées qui doivent se positionner de la sorte pour que nos droits soient respectés !?
    Tu te trompes légèrement... En effet, google te géolocalise en permanence dès que tu es en possession d'un téléphone android. Même si tu désactive la géolocalisation, Android continue de te tracer, mais n'envoie pas les informations en temps réel. il les enverras dès que pour une raison quelconque, une application te demandera d'être géolocalisée.....

    Ce qui est bien la pire des situations, car Google pourra ensuite revendiquer le monopole de toutes les informations liées au Covid et vendre tout cela au plus offrant!
    https://www.sciencesetavenir.fr/high...lephone_116061
    https://hal.inria.fr/hal-01575519/document

    A +
    Cette signature n'a pas pu être affichée car elle comporte des erreurs.

  15. #15
    Chroniqueur Actualités

    Covid-19 : la technologie de traçage de contacts Apple-Google suscite l'intérêt dans 23 pays
    Covid-19 : la technologie de traçage de contacts Apple-Google suscite l'intérêt dans 23 pays,
    Mais les autorités ne devraient pas exiger des numéros de téléphone des utilisateurs

    Les applications des gouvernements, qui ont choisi l’approche décentralisée basée sur Interface de programmation Apple-Google pour faire du traçage des contacts visant à endiguer la chaîne de contamination au coronavirus, devraient commencer à proposer leurs applications dès mercredi. La technologie de recherche de contacts covid-19 des deux géants américains est maintenant prête, ont annoncé mercredi les sociétés lors de la sortie de la version initiale de leur système. Les autorités de 23 pays sur les cinq continents, y compris un certain nombre d’États américains et 22 autres pays, ont reçu l'accès à la technologie qui a été conçue pour aider les gouvernements à mieux suivre et contenir la propagation du virus, ont déclaré les entreprises, selon Reuters.

    Apple et Google ont lancé leur technologie iOS-Android de traçage des contacts pour aider les responsables de la santé publique à développer des applications mobiles qui peuvent identifier et tester les personnes ayant passé du temps avec ou à proximité d'une personne infectée par le coronavirus, ont annoncé les deux sociétés dans leur communiqué. Les applications mobiles utilisant cette technologie peuvent suivre les utilisateurs qui se trouvent à proximité d'une personne infectée pendant au moins cinq minutes et les avertir de manière anonyme.


    Apple et Google collaborent depuis plusieurs semaines sur l'API « Exposure Notification ». Comme prévu, l'API utilisera la technologie Bluetooth, qui se trouve sur tous les smartphones et certains téléphones des générations précédentes, pour échanger des clés entre téléphones. Si un utilisateur est testé positif au covid-19, il peut en informer son application de traçage de contacts, qui utilisera l'API pour envoyer des notifications d'exposition aux personnes avec lesquelles il a pu entrer en contact. L'API ne recueillera pas de données de localisation et ne pourra pas identifier les utilisateurs.

    Plusieurs pays devraient déployer des applications covid-19 basées sur l’API « Exposure Notification »

    Apple et Google fournissent l'API, mais les pays devront développer leurs propres applications de recherche de contacts. Afin de promouvoir l'adoption et d'éviter la fragmentation, l'utilisation de l'API sera limitée à une seule application par pays, avec quelques exceptions si un pays a opté pour une approche nationale ou régionale. Apple et Google ont déclaré que 22 pays et plusieurs États américains, dont l'Alabama, le Dakota du Nord et la Caroline du Sud, prévoient d'utiliser l'API pour leurs propres applications.

    Alors que les pays sont en train de déployer des mesures d’assouplissement des restrictions imposées ces derniers mois dans le cadre de la pandémie, l'utilisation d'applications pour accélérer la recherche des contacts est apparue comme un outil pour éviter des nouvelles vagues de contamination. Elle pourrait aider les autorités à tester un plus grand nombre de personnes potentiellement infectées qu'elles ne le feraient normalement en se basant sur le rappel de mémoire des interactions récentes par les patients.

    Dans une déclaration, le gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum, a décrit la technologie des smartphones comme étant « essentielle pour remettre les communautés et les économies sur pied et les faire fonctionner », a rapporté Reuters. Le Dakota du Nord, qui a proposé la première application américaine de recherche de contacts, a déclaré mercredi à Reuters qu'il laisserait sa première application Care19, utilisé comme outil de suivi de localisation pour aider les patients à rafraîchir leur mémoire. Mais il lancera également une nouvelle application « Care19 Exposure » basée sur la technologie Apple-Google.


    Les développeurs d'applications de traçage de contacts pour l'Autriche, l'Allemagne et la Suisse ont également déclaré à Reuters cette semaine qu'ils allaient de l'avant avec la technologie Apple-Google et qu'ils étaient satisfaits de ne pas connaître les numéros de téléphone des utilisateurs. En Europe, l’Allemagne, la Suisse, l’Irlande, les Pays-Bas, la Lettonie et l’Italie utilisent l’API « Exposure Notification » qui garantit un bon fonctionnement des applications sur les smartphones Android et iOS.

    D'autres gouvernements couvrent leurs paris, selon Reuters. La Norvège prévoit de comparer l'efficacité de son application Smittestopp avec une application basée sur l’API Apple-Google, a déclaré dans une interview Gun Peggy Knudsen, directrice adjointe par intérim de l'Institut norvégien de la santé publique. Smittestopp, qui dispose d'un budget de développement d'environ 5 millions de dollars, accède à la localisation GPS et nécessite des numéros de téléphone, selon Reuters. Mais son utilisation est limitée en raison du faible nombre de nouvelles infections.

    « Si le traçage est tellement meilleur avec l'outil Apple-Google, alors peut-être devrions-nous changer et réfléchir à ce que nous devons faire pour effectuer ce changement », a déclaré Mme Knudsen.

    Des problèmes avec l’application des pays qui ont cherché à développer leur propre technologie

    Apple a ajouté une fonctionnalité de l’API à l'iOS 13.5, publié mercredi, de sorte que ses appareils devraient fonctionner avec l'API et les applications iOS qui l'utilisent. Google a lancé ce même jour une mise à jour de Play Store, de sorte que les appareils Android fonctionnant avec la version 6.0 et plus seront compatibles.

    Comme précisé par les sociétés, les gouvernements qui utilisent l'API doivent accepter de n'utiliser la technologie que pour la recherche de contacts covid-19. Les utilisateurs doivent donner leur accord avant que l'application n'utilise l'API et avant de partager un résultat de test positif. Les utilisateurs peuvent également activer et désactiver l’API. Les applications ne peuvent pas demander l'accès aux données de localisation, et elles ne sont pas autorisées à utiliser les données des utilisateurs pour des choses comme la publicité ciblée.


    Malgré les mesures mises en place pour protéger la vie privée des utilisateurs (toutes les métadonnées associées à Bluetooth seront chiffrées), cela ne signifie pas que les 22 pays et les États américains qui ont demandé l'API l'utiliseront tous. Certains gouvernements affirment que leurs efforts basés sur les applications seraient plus efficaces s'ils pouvaient suivre les utilisateurs pour identifier les points chauds de transmission du virus et les avertir d'une éventuelle exposition par des appels ou des SMS, plutôt que par une notification générique.

    L'Australie, le Royaume-Uni et d'autres pays qui ont cherché à développer leur propre technologie connaissent des problèmes, épuisent les batteries des appareils et voient leur adoption limitée. Le Royaume-Uni a déclaré qu'il n'utilisera pas le modèle Apple-Google, mais le pays a un plan B qui repose sur l’API Apple-Google si son application reposant sur un protocole maison ne fonctionne pas. L'Australie avait déjà déployé sa propre solution. Mais le gouvernement australien a déclaré qu'il était en pourparlers avec Apple et Google pour améliorer son application COVIDSafe, qui nécessite actuellement des numéros de téléphone, des codes postaux et des tranches d'âge, d’après Reuters.

    Les développeurs de l’application StopCovid de la France rencontrent des problèmes avec les restrictions Bluetooth d’Apple, qui refuse de modifier ses paramètres. Le gouvernement a opté pour l’approche centralisée du traçage covid-19 qui regroupe les données des utilisateurs hors de leurs téléphones afin de donner aux autorités de la santé publique plus de possibilités de gestion de la pandémie. Quoi qu’il en soit, qu’elle fonctionne ou non, l’application StopCovid devrait être prête pour être présentée à l’Assemblée le 27 mai.

    Selon un sondage réalisé par le Washington Post et l’Université de Maryland, près de 3 Américains sur 5 ont déclaré qu'ils ne seraient pas disposés à utiliser la technologie de recherche des contacts de Google et d'Apple, ou qu'ils en seraient incapables.

    « L'adoption par les utilisateurs est la clé du succès et nous pensons que ces solides protections de la vie privée sont également le meilleur moyen d'encourager l'utilisation de ces applications », ont déclaré Apple et Google dans une déclaration. « Chaque utilisateur peut décider d'accepter ou non l’API Exposure Notification ; le système ne collecte ni n'utilise la localisation à partir de l'appareil ; et si une personne reçoit un diagnostic de covid-19, il lui appartient de le signaler ou non dans l'application de santé publique ».

    Toutefois, selon certaines recherches, une adoption généralisée (une estimation de 60 %) est nécessaire pour que les applications mobiles puissent contribuer efficacement à contenir une épidémie. Pensez-vous que l’API Google-Apple sera largement adoptée à travers le monde entier ?

    Sources : Reuters, Tweet

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la version de l’API « Exposure Notification » publiée mercredi ?
    Pensez-vous que l’API Google-Apple sera, en fin de compte, massivement adoptée par les gouvernements ?
    Quel commentaire faites-vous de la promesse d’abandonner l’API une fois la pandémie terminée faite par Apple et Google ?

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  16. #16
    Membre émérite
    Bonjour,

    Pensez-vous que l’API Google-Apple sera largement adoptée à travers le monde entier ?
    Se sera à géométrie variable ... Quid de pays comme la Russie, la Turquie ou les pays de la CEI qui sont orienté Yandex ? Je serai curieux de savoir comment va t on gérer un projet par ci Google-Android aux USA + Europe + une partie de l'Asie et l'Océnaie , un projet Yandex pour les russophones et une partie du monde Arabe , un projet chinois uniquement pour la chine ...

    Pensez-vous que l’API Google-Apple sera, en fin de compte, massivement adoptée par les gouvernements ?
    Oui , histoire de faire payer et passer à la caisse le plus grand nombre ... Beaucoup de gouvernements vont se faire tondre et se retrouver avec des API bugguées, sous utilisées ... Mais Google et Apple vont bien ramasser en droit et licence d'utilisation

    Quel commentaire faites-vous de la promesse d’abandonner l’API une fois la pandémie terminée faite par Apple et Google ?
    Apple ou Google ont déjà toutes les données des users en temps normal . La c'est donner une possibilité qui sera vite détourné une fois la crise passé pour continuer d'exploiter le filon ... Du style un API anti grippe ou gastro ? Plus c'est gros , culotté et osé, plus cela va passer pour d'autres utilisations futures.

  17. #17
    Chroniqueur Actualités

    Apple publie iOS 13.5, la mise à jour de son système d'exploitation mobile qui embarque l'API pour le contact
    iOS 13.5, la mise à jour du système d'exploitation mobile d'Apple qui embarque l'API pour le contact tracing,
    a été jailbreak grâce à une faille zero day

    De nombreux gouvernements ont déjà essayé, pour plusieurs en vain, de déployer leurs propres applications téléphoniques pour lutter contre la propagation de la pandémie de COVID-19. Beaucoup de ces applications ont rencontré des problèmes techniques sur les téléphones Apple et Android.

    C’est dans ce contexte que, dans un rare partenariat, Apple et Google ont annoncé qu’ils allaient travailler sur une technologie qui allait résoudre certains des principaux défis techniques que les gouvernements ont eus lorsqu’ils ont essayé de créer des applications Bluetooth. Il était question de trouver une solution pour permettre aux iPhone et aux téléphones Android de se détecter mutuellement, de travailler au-delà des frontières nationales et régionales et de résoudre certains des problèmes qui ont conduit les applications précédentes à vider rapidement la batterie d'un téléphone.

    Mercredi dernier, les frères rivaux ont annoncé que leur technologie de contact tracing était désormais prête. Les autorités de 23 pays sur les cinq continents, parmi lesquelles un certain nombre d’États américains et 22 autres pays, ont reçu l'accès à l’API qui a été conçue pour aider les gouvernements à mieux suivre et contenir la propagation du COVID-19, ont déclaré les entreprises.

    Cette technologie de contact tracing a pour vocation d’aider les responsables de la santé publique à développer des applications mobiles qui peuvent identifier et tester les personnes ayant passé du temps avec ou à proximité d'une personne infectée par le coronavirus, ont précisé les sociétés dans un communiqué. Les applications mobiles utilisant cette technologie peuvent suivre les utilisateurs qui se trouvent à proximité d'une personne infectée pendant au moins cinq minutes et les avertir de manière anonyme.


    Vient alors l’API Exposure Notification

    Comme prévu, l'API « Exposure Notification » se sert de la technologie Bluetooth, qui se trouve sur tous les smartphones et certains téléphones des générations précédentes, pour échanger des clés entre téléphones. Si un utilisateur est testé positif au COVID-19, il peut en informer son application de traçage de contacts, qui utilisera l'API pour envoyer des notifications d'exposition aux personnes avec lesquelles il a pu entrer en contact. L'API ne recueillera pas de données de localisation et ne pourra pas identifier les utilisateurs.

    Plusieurs agences publiques, à l’instar des agences de santé publique d'Allemagne, se sont dites impatientes d'utiliser cette API, tandis que d’autres gouvernements, comme celui de la France, ont préféré s’en passer.

    Selon les entreprises, l'identité des utilisateurs de l'application est protégée par un chiffrement et des balises d'identification anonymes qui changent fréquemment.

    « L'adoption par les utilisateurs est la clé du succès et nous pensons que ces solides protections de la vie privée sont également le meilleur moyen d'encourager l'utilisation de ces applications », ont déclaré les sociétés dans un communiqué conjoint mercredi.

    La déclaration de mercredi incluait également des remarques de responsables de l'État du Dakota du Nord, de l'Alabama et de la Caroline du Sud indiquant qu'ils prévoyaient de l'utiliser.

    « Nous invitons d'autres États à se joindre à nous pour tirer parti des technologies des smartphones afin de renforcer les efforts de recherche des contacts existants, qui sont essentiels pour remettre les communautés et les économies en marche », a déclaré le gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum, un républicain.

    Le Dakota du Nord avait déjà lancé une application de contact tracing utilisée par environ 4 % des résidents de l'État, niveau plus élevé que dans les autres États américains avec des applications similaires, mais bien en deçà du taux de participation qui, selon les experts, est nécessaire pour rendre cette technologie utile.

    En Europe, l’Allemagne, la Suisse, l’Irlande, les Pays-Bas, la Lettonie et l’Italie font partie des pays qui ont indiqué vouloir se servir de l’API « Exposure Notification ». D'autres gouvernements parmi ceux qui ont déclaré être en faveur de cette API se sont montrés plus prudents. Par exemple, la Norvège prévoit de comparer l'efficacité de son application Smittestopp avec une application basée sur l’API Apple-Google, a déclaré dans un entretien Gun Peggy Knudsen, directrice adjointe par intérim de l'Institut norvégien de la santé publique. Smittestopp, qui dispose d'un budget de développement d'environ 5 millions de dollars, accède à la localisation GPS et nécessite des numéros de téléphone. Mais son utilisation est limitée en raison du faible nombre de nouvelles infections.

    « Si le traçage est tellement meilleur avec l'outil Apple-Google, alors peut-être devrions-nous changer et réfléchir à ce que nous devons faire pour effectuer ce changement », a déclaré Knudsen.


    Une API qui divise

    Certains défenseurs de la confidentialité ont favorisé l'approche Google-Apple car elle offre plus de confidentialité et de sécurité. Mais d’autres, dont Ryan Calo, professeur de droit qui codirige le Tech Policy Lab de l’Université de Washington, se disent préoccupés par son efficacité si les gens reçoivent trop de fausses alertes leur demandant de se mettre en quarantaine. Il a déclaré que les agences de santé publique feraient mieux de pouvoir suivre l'emplacement avec des mesures de protection minutieuses.

    Calo a déclaré que Google et Apple étaient plus francs à propos des limites de leur modèle, mais il a dit qu'il craignait que certains gouvernements ne le considèrent comme un substitut à des investissements cruciaux dans des tests gratuits et généralisés ainsi qu’à l'embauche d'une armée de personnel humain pour le contact tracing.

    « Nous n'allons tout simplement pas sortir de cette pandémie mondiale avec une application intelligente », a-t-il déclaré.

    Une faille zero day exploitée dans la mise à jour iOS

    Apple a ajouté une fonctionnalité de l’API à l'iOS 13.5, publié mercredi, de sorte que ses appareils devraient fonctionner avec l'API et les applications iOS qui l'utilisent. Google a lancé ce même jour une mise à jour de Play Store, de sorte que les appareils Android fonctionnant avec la version 6.0 et plus seront compatibles.

    Comme précisé par les sociétés, les gouvernements qui utilisent l'API doivent accepter de n'utiliser la technologie que pour la recherche de contacts covid-19. Les utilisateurs doivent donner leur accord avant que l'application n'utilise l'API et avant de partager un résultat de test positif. Les utilisateurs peuvent également activer et désactiver l’API. Les applications ne peuvent pas demander l'accès aux données de localisation, et elles ne sont pas autorisées à utiliser les données des utilisateurs pour des choses comme la publicité ciblée.

    Un nouvel outil du groupe de hacking Unc0ver permet de jailbreaker iOS 13.5, la version du système d'exploitation mobile d'Apple qui vient de sortir. L'une des principales préoccupations à propos du jailbreak est les implications de sécurité qu'il peut avoir. Ayant identifié une vulnérabilité exploitable, Unc0ver a été en mesure de produire une solution de jailbreak qui, selon elle, maintient non seulement la sécurité et la confidentialité, mais également la stabilité et la durée de vie de la batterie.

    De plus, l’équipe assure que les services officiels d'Apple comme iCloud, iMessage, FaceTime, Apple Pay, Visual Voicemail, Weather et Stocks fonctionnent toujours.

    Il y a évidemment des choses à garder à l'esprit avant et après le jailbreak de votre iPhone. L'équipe Unc0ver « met fortement en garde contre l'installation de toute mise à jour logicielle iOS qui fait planter unc0ver, car vous ne pouvez pas effectuer à nouveau un jailbreak sur des versions d'iOS qui ne sont pas prises en charge par unc0ver à ce moment-là ».

    Cependant, elle dit également : « la possibilité d'appliquer les futures mises à jour est conservée. Les modifications du noyau iOS sont effectuées en mémoire. Il en résulte que l'iPhone, l'iPad ou l'iPod touch jailbreaké reste opérationnel lorsqu'une future mise à jour iOS fournie par Apple est installée ».

    Le groupe affirme que le jailbreak, qui fonctionne sur iOS 11 et versions ultérieures, est basé sur une vulnérabilité zero day d’iOS (cela signifie que Unc0ver n'a pas divulgué ses résultats à Apple à l'avance et qu'aucun correctif ne viendra dans les prochains jours pour bloquer le jailbreak), n'épuise pas la durée de vie de la batterie d'un appareil et n'affecte pas l'utilisation des services Apple en plus de ne pas miner la sécurité sandbox d’iOS. La faille est dans le noyau iOS, le programme au cœur d'un système d'exploitation. Pwn20wnd et les chercheurs indépendants sur la sécurité iOS estiment qu'il faudra au moins deux à trois semaines à Apple pour préparer un correctif, à moins qu'ils n'aient déjà trouvé le bogue indépendamment et qu'ils soient en train de le corriger.

    Il ne faut surtout pas oublier qu'un jailbreak peut vous faire perdre la garantie qui accompagne votre dispositif et n'est donc pas conseillé.

    Source : Wired, Pwn20wnd
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  18. #18
    Chroniqueur Actualités

    Covid-19 : la première application de traçage de contacts au monde utilisant l'API Google-Apple est lancée
    Covid-19 : la première application mobile de traçage de contacts au monde utilisant l'API Google-Apple est lancée,
    SwissCovid étant testée à grande échelle en tant que projet pilote

    Jeudi, la première application de recherche de contacts au monde, basée sur la technologie développée conjointement par Google et Apple, a été lancée en Suisse en tant que projet pilote à grande échelle. L'annonce a été faite par l’Office fédéral de la santé publique du pays, a rapporté le quotidien la Tribune de Genève (Tdg). L’application baptisée SwissCovid, qui devra retracer les chaînes de transmission du coronavirus, peut désormais être téléchargée par plusieurs milliers d'utilisateurs désignés comme appartenant aux "populations pilotes", qui comprennent l'armée et certains travailleurs hospitaliers.

    Alors que la France attend toujours, l'équipe qui développe l'application suisse de recherche de contacts pour le coronavirus dit qu'elle est la première à avoir lancé un produit intégrant une technologie fournie par Apple et Google, a rapporté BBC News. Le principe de la recherche automatisée des contacts consiste à utiliser des smartphones pour détecter lorsque deux personnes sont proches l'une de l'autre pendant une période suffisamment longue pour qu'il y ait un risque important de contagion, de sorte que l'une puisse être avertie si l'autre est diagnostiquée plus tard comme ayant la maladie.


    SwissCovid est conçue sur ce principe et l'inscription est volontaire. Si tout se passe très bien, l'application devrait être disponible en version opérationnelle pour le grand public d'ici la mi-juin, sous réserve du feu vert du Parlement suisse. Selon BBC, les députés suisses doivent d'abord débattre et approuver le système avant qu'il ne soit proposé au grand public. Les défenseurs de la vie privée auraient effectué un sondage d'opinion qui suggère que 70 % des résidents suisses soutiennent l'initiative, d’après BBC.

    La version pilote de l'application est également disponible pour les employés des écoles EPF à Lausanne et ETH à Zurich, qui ont dirigé le développement de la technologie. Les deux institutions suisses ont décidé de construire l'application sur la base d'un modèle proposé conjointement par Apple et Google le mois dernier, qui a été présenté par les géants de la technologie comme le meilleur moyen de développer une technologie de recherche de contacts qui intègre la protection de la vie privée.

    L'API d'Apple et de Google baptisée « Exposure Notification » suit une approche décentralisée, ce qui signifie que toute opération susceptible de porter atteinte à la vie privée est effectuée sur les téléphones des utilisateurs, plutôt que par le biais d'une base de données centrale et contrôlée par les gouvernements. Ce qui pourrait exposer les données utilisateurs à un risque de piratage ou de désanonymisation.

    Lors du lancement du système Googe-Apple la semaine dernière, les sociétés ont déclaré que leur technologie suscitait déjà l’intérêt un certain nombre d’États américains ainsi que 22 autres pays, dont la Suisse, l'Autriche et l'Allemagne. Google et Apple avaient apporté des mises à jour le jour du lancement afin d’active l'API et permettre aux responsables de la santé et aux développeurs de mettre au point leur propre application de recherche des contacts.

    SwissCovid basée sur le protocole DP3T

    Les écoles EPFL et ETHZ ont travaillé sur leur propre protocole appelé Decentralized Privacy-Preserving Proximity Tracing (DP3T). Selon l'équipe des deux universités, les chercheurs sont en pourparlers avec Apple et Google pour assurer la compatibilité entre le leur API et le DP3T. Cela signifie que l'application suisse basée sur le DP3T pourra passer au protocole d'Apple et de Google dès qu'elle sera largement disponible, et s'intégrer facilement aux appareils iOS et Android.

    Dans un communiqué, Marcel Salathé, un professeur associé de l'EPFL qui a travaillé sur le DP3T, a déclaré : « Nous travaillons sur le DP3T depuis le début de la crise, et nous l'avons basé sur un modèle décentralisé en grande partie à cause des préoccupations liées à la vie privée. Une semaine environ après que nous ayons rendu public notre projet, Google et Apple ont annoncé leur API, et ont déclaré publiquement qu'elle s'inspirait fortement de notre protocole », a-t-il déclaré.

    « Pour nous, c'était donc une évidence. La plupart des choses que nous avions proposées avec DP3T étaient dans l'API d'Apple et de Google, et seraient dans iOS et Android. Depuis lors, nous avons continué à travailler avec eux pour nous assurer qu'ils comprennent d'où nous venons ».

    Les équipes de chercheurs des deux universités suisses ont testé et peaufiné DP3T au cours du mois dernier, avec l'aide de l'armée suisse. Le protocole fonctionne via Bluetooth, diffusant en continu des chaînes de caractères aléatoires et impossibles à deviner entre les smartphones. Selon les résultats des tests, l'application découvre quels contacts comportaient un risque - ceux qui ont été à moins de deux mètres d'un autre utilisateur pendant plus de 15 minutes - et génère une notification indiquant le jour d'exposition au risque et la procédure à suivre.

    L’approche décentralisée à la base du protocole DP3T et de l’API Google-Apple pourrait comporter des défauts, selon un rapport d’experts

    Dans un rapport, des experts ont souligné que le principe de décentralisation qui est au cœur de DP3T et de l'API Google-Apple n'est pas sans défauts. Selon eux, sans une organisation centrale supervisant les alertes et s'assurant que seuls les utilisateurs à risque sont avertis, l'application risque d'être submergée de faux positifs et de se transformer en chaos complet, d’après les experts.


    Une approche centralisée, en outre, permettrait aux services de santé d'analyser les données afin de mieux comprendre comment la maladie se propage. Pour ces raisons, le NHS britannique et l’équipe française en charge du développement de l’application locale ont décidé d’éviter l'API Google-Apple, et de travailler sur leur propre protocole centralisé.

    Afin d'utiliser leur API, les deux géants américains de la technologie ont interdit aux participants de recueillir les données de localisation des utilisateurs, entre autres restrictions. Cela signifie que les applications qui poursuivent un modèle "centralisé" concurrent continueront à faire face à des circonstances où les iPhone ne parviennent pas à effectuer les "poignées de main" requises basées sur Bluetooth.

    « L'utilisation des technologies numériques doit être conçue de manière à ce que nous, en tant que gouvernements démocratiquement élus, l'évaluions et la jugions acceptable pour nos citoyens et conforme à nos valeurs européennes », ont écrit les ministres des Affaires numériques des gouvernements allemand, français, italien, espagnol et portugais dans une lettre commune publiée dans la presse au début de cette semaine. « Nous pensons que la remise en cause de ce droit par l'imposition de normes techniques représente un faux pas et une occasion manquée de collaboration ouverte entre les gouvernements et le secteur privé », ont-ils ajouté.

    Toutefois, certains pays comme l’Allemagne ont décidé d’adopter l’option décentralisée prônée par Google et Apple, et le NHS britannique, qui rencontre des difficultés dans la mise en œuvre de son système centralisé, ne pourra pas publier son outil de traçage covid-19 avant juin, d’après le gouvernement.

    « J'ai une certaine sympathie pour l'idée que vous pouvez améliorer votre connaissance de l'épidémie avec plus de données », a déclaré M. Salathé. « C'est exact, mais je ne pense pas que nous devrions développer une technologie potentiellement très intrusive sur la base d'un argument épidémiologique. N'utilisons pas cet outil pour en savoir plus sur un virus, mais utilisons-le pour soutenir la recherche régulière de contacts ».

    Selon les chercheurs à l’origine de SwissCovid, le moyen d'obtenir la confiance est de minimiser la collecte d'informations. Carmela Troncoso, qui a également travaillé sur le protocole DP3T à l'EPFL, a déclaré : « Notre objectif est de proposer une solution qui puisse être adoptée en Europe et dans le monde entier. Il y a des millions d'utilisateurs et nous leur devons d'être transparents ».

    L’avantage qu’il y a toutefois à opter pour la création d'une technologie utilisant l’API Google-Apple est bien évident : c’est la compatibilité immédiate avec iOS et Android. M. Salathé a déclaré : « Je suppose que d'autres pays comme le Royaume-Uni finiront par adopter la voie décentralisée, car la compatibilité est essentielle. Vous voulez avoir un outil qui fonctionne sur les téléphones des utilisateurs, et Google et Apple contrôlent 99,5% des systèmes d'exploitation. Je suis un peu perplexe qu'il y ait encore un débat ».

    Selon BBC, l'équipe de la Suisse a salué la participation des deux entreprises au développement d’une technologie. « Le Bluetooth n'a pas été développé pour ce genre de mesure de distance à grande échelle », a déclaré le professeur Srdjan Capkun de l'institut ETHZ. « S'assurer que nous pouvons l'utiliser de cette manière nécessite beaucoup de compétences techniques et de collaboration, y compris une collaboration avec Apple et Google ».

    Une porte-parole a déclaré à la BBC qu'Apple avait déjà approuvé l'apparition du logiciel sur son App Store, mais que les développeurs attendaient toujours l'autorisation de le lister sur le marché Google Play, a rapporté BBC mardi dernier.

    Sources : TdG.ch, BBC News

    Et vous ?

    Quel commentaire faites-vous du lancement de la première application basée sur l’API Google-Apple ?
    Que pensez-vous du protocole DP3T des développeurs suisses ?
    Que pensez-vous des pays comme le Royaume-Uni et la Norvège qui considère l’API Google-Apple comme un second plan, à condition qu’elle fonctionne correctement ?

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  19. #19
    Membre extrêmement actif
    disponible pour les employés de l'Université de l'EPFL à Lausanne et de l'Université de l'ETH à Zurich
    L'EPFL et l'ETH ne sont pas des universités!

    Il s'agit de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) pour la partie francophone de la Suisse et de sa grande soeur l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (En allemand ETHZ = Eidgenössische Technische Hochschule Zürich) pour la partie germanophone.

    A remarquer qu'il y a une université à Lausanne et une université à Zürich qui sont dépendantes des cantons de Vaud et Zürich alors que l'EPFL et l'ETHZ dépendent directement de la Confédération Suisse. Donc aussi bien à Lausanne qu'à Zürich, Université et Ecole Polytechnique sont 2 institutions différentes.

    Quelle différence? La Suisse est un état fédéral comme les USA (Confédération = une fédération de différents états indépendants) avec une administration fédéral qui est responsable de certains éléments (comme la défense ou les affaires étrangères) et qui regroupe des états (appelés en Suisse les "cantons") qui ont leur propres lois, leur propres gouvernements et ont la responsabilité d'autres aspects comme l'enseignement.

  20. #20
    Expert confirmé
    Quelle sera l'efficacité des applications Covid-19 ? Sur ce point, les auteurs de CommitStrip sont pessimistes :

    http://www.commitstrip.com/fr/2020/05/29/covid-go/