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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    L'emploi en secteur informatique sera-t-il épargné en pleine crise du coronavirus ?
    L'emploi en secteur informatique sera-t-il épargné en pleine crise du coronavirus ?
    Analyse des tendances sur le marché du travail

    Les effets directs ou non du COVID-19 sur l’économie sont incontestablement profonds et considérables, et cela a sans doute impacté sévèrement la sécurité de l’emploi dans presque tous les domaines. C’est non seulement une question de financement, et l’on peut même dire que plusieurs pays ont déjà pris des mesures économiques accordant des crédits spécifiques aux entreprises pour leur permettre de faire face à cette crise (à l’instar des États-Unis avec les portefeuilles en dollars numériques destinés aux ménages et surtout aux entreprises). Il s’avère que le facteur « humain », avec sa forte vulnérabilité au virus de cette épidémie, constitue l’élément principal qui bouleverse le monde des affaires actuellement ; autrement dit, l’emploi est et sera durement affecté par cette crise. Qu’en est-il du secteur de l’informatique ?


    La remise en cause de ce facteur humain met en abstraction, au moins de manière temporaire, les débats houleux sur les effets de l’automatisation du travail sur l’emploi : il n’est plus question de se demander si la robotisation tuera ou non l’emploi en milieu industriel et si le recours à l’intelligence artificielle va occasionner la suppression d’un nombre considérable de postes dans les secteurs du service. Actuellement, la priorité semble être de faire fonctionner l’économie, les industries, et cela sans mettre en péril « l’humain ». Mais concrètement, avant de se pencher sur l’évolution de l’emploi dans le secteur de l’informatique dans cette période de crise, quelle est la situation dans sa globalité ? Les données disponibles sur l’emploi dans le contexte américain, durement touché par l’épidémie, devraient probablement offrir une bonne observation de ce phénomène.

    Le marché du travail américain donne certainement des idées sur ce qui pourrait se passer partout dans les pays développés et émergents. Tout d’abord, le Bureau américain des statistiques sur le travail (Bureau of Labor Statistics ou BLS) plane sur les répercussions du COVID-19 en mars 2020 à propos de la sécurité de l’emploi aux États-Unis. Le confinement à cause de l’épidémie est en quelque sorte responsable de la fermeture (temporaire ou non) de toute entreprise dont les activités sont désormais qualifiées de « non essentielles », ce qui a fait bondir le taux de chômage à 4,5 % pour le mois de mars, comparé à 3,5 % enregistré le mois précédent et qui est déjà considéré comme des chiffres records sur une période de plusieurs années.

    Or, les données avancées par le BLS se fondent principalement sur celles enregistrées jusqu’au douzième jour du mois (période de paie), ce qui veut dire que les situations peuvent être largement plus sombres en considérant ce qui s’est passé jusqu’en fin mars. En effet, si le Département américain du travail avait annoncé 3,3 millions de demandes d’assurances chômage déposées à la mi-mars, ce nombre a doublé en seulement deux semaines (ce nombre n’était que de 280 000 durant la deuxième semaine du mois). De surcroit, avec une prévision de confinement généralisé pour certains grands États qui n’ont pas encore adopté ce type de mesures le mois dernier (Géorgie, Floride, en l’occurrence), ces chiffres risquent de monter en flèche.

    Par ailleurs, il y a une réduction significative des heures de travail des employés restants, de 34,4 heures par semaine en février à 33,7 heures par semaine en fin mars.

    Le nombre d’offres d’emploi qui a diminué de 20 % aux États-Unis en mois de mars, par rapport à la même période pour l’année précédente, laisse aussi entendre que le COVID-19 a frappé fort au niveau des projets de développement des entreprises. LinkedIn estime que l’embauche dans le pays a diminué de 1,1 % en mars relativement à ce qu’il en a été en mars 2019, et a baissé de 1,3 % en comparaison à février 2020. Cependant, cette baisse n’est pas uniforme, car si elle est très prononcée pour certains secteurs (20 % par exemple pour les secteurs des loisirs et du voyage), l’on constaterait même une augmentation d’embauche au niveau de quelques industries, dont celles des logiciels et des services informatiques.


    La baisse des offres d'emploi est relativement faible pour le secteur de l'informatique

    Situation pour les secteurs de l'informatique

    Avant de parler de l’impact du COVID-19, il faut d’abord noter que le contexte d’émergence de cette crise est caractérisé par un sérieux déséquilibre sur le marché de travail relatif à l’informatique : l’offre de compétences technologiques émanant des chercheurs d’emploi n’est pas parvenue depuis longtemps à satisfaire la demande des entreprises. Les circonstances générées par cette crise sanitaire dans les secteurs touchant à l’informatique, notamment la hausse de la demande de haut débit (à rappeler par exemple que vers la dernière semaine du mois de mars, l’utilisation mondiale d’internet a augmenté de 70 %, avec un streaming à près de 12 %) et la montée du travail à domicile avec le confinement, pourraient être des facteurs de développement des emplois dans ce milieu. Mais la réalité peut être beaucoup plus complexe que cela.

    En fait, les emplois créés aux États-Unis dans le secteur informatique sont estimés à 8500 en mois de mars. Toutefois, 19 000 informaticiens auraient également perdu leurs emplois dans d’autres secteurs, au cours de la même période. Certes, la reconfiguration nécessaire des systèmes informatiques d’entreprise a occasionné une forte demande de compétences de la part des entreprises. L’on se souvient par exemple des batailles incessantes entre des géants de la technologie de l’information qui cherchent à améliorer leurs produits et services pour attirer la masse d’utilisateurs potentiels générée par le fait de devoir rester chez soi : entre Microsoft Team et Slack, entre Zoom et Skype, etc.). Néanmoins, la fermeture économique de nombreuses entreprises a aussi entrainé des pertes d’emplois informatiques.

    Par ailleurs, dans le secteur informatique, il faut noter que les professions purement informatiques occupent seulement 44 % des postes existants, le reste étant donc associé à des fonctions plus auxiliaires (vente, marketing, finances, ressources humaines, etc.).


    Croissance des principaux emplois informatiques de février-mars 2020

    Plus en détail (toujours selon les chiffres de BLS), entre les mois de février et de mars, le secteur a connu une création de 1800 postes dans la fabrication d’ordinateurs et d’intrants informatiques, soit un total d’environ 1,1 million d’emplois. Les emplois relatifs au traitement de données, à l’hébergement et aux services connexes ont augmenté de 1900 à 352 300. Le domaine des services informatiques et logiciels, y compris le développement de systèmes informatiques, ont connu une hausse de 3800 à plus de 2 256 000 de postes. Les autres services d’information de ce secteur (le volet recherche, en l’occurrence) ont connu une croissance de l’ordre de 2700 à 357 300. En définitive, le taux de chômage des informaticiens n’était que de 2,4 % en mois de mars, si c’est presque le double pour l’ensemble des secteurs aux États-Unis.

    En matière d’opportunité d’emploi causée entre autres par les besoins ayant émergé pendant cette crise, les offres publiées par les entreprises ont connu une augmentation entre février et mars pour atteindre 359 400. Les demandes de compétences en développement de logiciels et d’applications figurent en haut de la liste (près de la moitié de ces postes), suivies de loin par celles relatives aux métiers des spécialistes du support informatique, des ingénieurs système et architecture, des analystes système, et des chefs de projet informatique. Par contre, les offres pour les postes clés de haut niveau ont été relativement peu nombreuses, à cause de la difficulté de la rencontre physique probablement.

    En tout cas, le critère d’aptitude pour le « Travail à domicile » (exigé ou en option) est mis en évidence pour les deux tiers de l’ensemble de ces offres, un critère très prononcé pour certains États comme la Californie, le Texas, et New York. Au regard de ces statistiques du BLS, la tendance est de conclure que le secteur de l’informatique n’est pas en crise, ce qui pourrait être une conclusion un peu trop réductrice de la réalité.

    Tendances à apprécier avec prudence

    Pour appréhender l’avenir de l’emploi dans l’informatique, il importe de parler d’investissement réalisé par les entreprises de ce secteur, car cela devrait impacter par la suite sur les demandes de compétences de la part de ces entreprises. Ainsi, sur le plan mondial, les dépenses informatiques devraient connaitre une baisse annuelle de 2,7 % pour 2020. Le vice-président du programme du groupe IDC a ainsi affirmé : « Les dépenses informatiques mondiales diminueront en 2020, malgré la demande et l’utilisation accrues de certaines technologies et de certains services par les entreprises et les consommateurs ». Cela se concrétiserait en termes d’achats et projets mis en différé dans une approche extrêmement prudente vis-à-vis de l’évolution des affaires mondiales. Les plus importantes de ces baisses concerneront probablement les achats d’équipements tels que les PC et les tablettes et appareils mobiles (–8,8 %).

    Les dépenses pour le serveur / stockage et le matériel réseau devraient également diminuer, car les entreprises vont certainement retarder leurs achats. Certes, les dépenses totales d’infrastructure augmenteront possiblement dans les prochains mois, mais toute cette croissance serait attribuée aux dépenses en infrastructure en tant que service (Infrastructure as a service) et en service de cloud. Désormais, la tendance observée notamment vers la fin de 2019 est la baisse du marché des infrastructures informatiques non-cloud (–4,6 %) contre une hausse des secteurs du cloud public (14,5 %) et du cloud privé (8,2 %).

    Tout cela laisse entrevoir les profils que les entreprises du secteur informatique pourraient rechercher, sans toutefois oublier que c’est un secteur très élastique, très sensible à tout choc susceptible d’impacter sur les investissements (c’est-à-dire que le secteur répond avec peu de latence à tout choc de ce type, presque instantanément).

    En tout état de cause, ces informations invitent à réfléchir, notamment sur l'emploi informatique en France en particulier. A ce sujet, ce que l'on peut voir, c'est que malgré la crise, la rubrique emploi sur developpez.com continue d'enregistrer de nouvelles offres d'emploi pour le secteur informatique. Cela voudrait-il dire que le contexte français n'est pas vraiment éloigné de celui outre-Atlantique ? Est-ce que les informaticiens français ont évolué dans des circonstances similaires et avec les mêmes expériences que leurs homologues américains ? Ils ont certainement leurs mots à dire sur ce point.

    Sources : BLS, CIO, Vox, IDC


    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Personnellement, avez-vous gardé votre emploi malgré la crise ? Vos clients ?
    Étiez-vous déjà en télétravail avant le confinement ou êtes-vous passé en télétravail à cause juste de cela ?
    Pensez-vous que votre entreprise va revoir ses plans pour pérenniser l'emploi en télétravail même après le déconfinement ?


    Voir aussi :

    Le secteur des services informatiques face à Armageddon, alors que le confinement dû au Covid-19 force les annulations de projets, d'après des analystes

    Des patrons en panique achètent des « logiciels espions » pour garder un œil sur la productivité des travailleurs à distance, en pleine pandémie de coronavirus

    Des employés en télétravail photographiés toutes les 5 minutes par des patrons désireux de juger de leur productivité, via un service vidéo en continu, en expansion rapide avec le coronavirus

    Les entreprises recherchent surtout les ingénieurs expérimentés en Go et en réalité augmentée / virtuelle, alors que les ingénieurs préfèrent surtout JS et Python, d'après un rapport

    Les langages de programmation et les emplois de développeur qui rapportent le plus selon une étude. Outre le salaire, les développeurs recherchent aussi des options de travail plus flexibles
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Membre chevronné
    Salut,

    Les emplois informatiques ne sont pas décorrélés de l'Economie et il y aura nécessairement un choc. Déjà des conséquences sur les salaires.

    A+

  3. #3
    Membre extrêmement actif
    Salut les kopains,

    Le boss de ma SSII a fait un discours hier, il y a 600 consultants. (placés sur Paris essentiellement et en province aussi plus le Luxembourg).

    plus de 80% continuent à facturer, et il y a du chômage partiel, donc pas de souci à avoir.

    On est pas les plus à plaindre..

    Bon courage et joyeuses Pâques à tous

  4. #4
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Mat_MAT_BI Voir le message
    plus de 80% continuent à facturer, et il y a du chômage partiel, donc pas de souci à avoir.
    Tu t'attendais a ce qu'il te dise quoi " ca va être la M*** " etc etc ... ? Il te dit ce que tu veux entendre.

    Comme dirait l'autre : "The Show Must Go On"


  5. #5
    Expert éminent sénior
    une question me brûle les lèvres : monsieur Yolle et monsieur mat_MAT_BI vous étiez ensembles à la même réunion ?
    Et cela a commencé par un show rock ?
    La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
    La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
    ( A Einstein)

  6. #6
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
    une question me brûle les lèvres
    "Et la tête ... Alouette, gentille Alouette, ... "

  7. #7
    Expert éminent sénior
    Pour ce qui est de l'IT il va y avoir une certaine perte à cause des clients qui sont à l’arrêt ou en risque de dépôt de bilan, comme par exemple transport aérien, croisières, tourisme en général, sociétés de Marketing qui gèrent des événements physiques, salles de sports, salles de concerts, etc.
    Par contre il y a plus de demandes pour les secteurs qui sont en croissance comme Cloud, infrastructures informatique, réseaux, web, solutions de télétravail, vidéo conférences, et aussi à terme plus de demandes en automation, robots, IA.

    Du coup certains informaticiens seront peut êtres mis au Chômage, dans certains secteurs, mais s'ils ont un profil adapté ou adaptable ils peuvent se recaser facilement la ou il y a plus de demandes ( offres d'emploi).

    Donc l'un dans l'autre il ne devrait pas y avoir de chômage en IT globalement, voir même une demande encore accrue.
    Si on regarde les graphiques on voie donc que le secteur IT est un de ceux qui va s'en sortir le mieux.
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  8. #8
    Membre extrêmement actif
    Ouais bon, je viens de lire un article du journal "les échos" qui disait qu'il y avait 20 à 30% des consultants qui avaient dégagés..

    Et c'est sérieux comme information.

    Yolle, il ne faut pas avoir cette vision pessimiste et défaitiste. Je crois ce que dit le boss.

    Tant que tu restes facturé, tu es un cheval rentable donc invirable

    @MAT.M, non, on a commencé par un cours de français et de respect des autres..

    "Même lorsqu'il est employé avec une valeur d' adjectif, il reste invariable. Ils sont ensemble depuis de longues années."

    Allez poulet, bon we

  9. #9
    Membre expert
    Ca varie fortement par secteur.

    En grande entreprise type internet ou banque. C'est stable et les entreprises ont suffisament de cash pour tenir un moment.
    D'ailleurs ca continue de recruter... mais plus ou moins parce qu'elles sont pas preparees a faire tous les entretiens a distance et a onboarder les nouveaux employes a la maison.

    En prestation type SSII, les employes vont degages quand les clients vont couper les budgets.
    Mais une bonne partie des clients sont des grosses entreprises qui sont pas forcement impactes ou ont un budget a passer, donc ils vont pas forcement couper.

    Les petites et moyenne entreprises sur secteurs impactes vont prendre cher par contre (type airbnb, uber). Revenues divises par 3 ou 4 d'un coup, elles peuvent pas tenir la masse salariale.



    La lecon qui a ete tire, du cote outre-atlantique tout du moins (idem bulle de 2000 et crise de 2008), c'est de changer de poste maintenant si on est dans une entreprise a risque (a soi meme de juger, ne pas croire les reports de la direction tout va bien).
    La premiere vague de licenciement économique va etre absorbe par les entreprises qui tournent bien. Elles vont faire leur marche tranquillement et prendre les meilleurs elements.
    Puis les vagues suivantes auront de plus en plus de difficulte a se replacer, les postes etaient deja remplis.

  10. #10
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par Mat_MAT_BI Voir le message
    Ouais bon, je viens de lire un article du journal "les échos" qui disait qu'il y avait 20 à 30% des consultants qui avaient dégagés..
    C'est ce que j'écrivais plut haut, il y a des secteurs ou ça va "dégager" (tourisme, loisir physiques,...), mais d'autres secteurs qui vont embaucher, donc au final l'IT en général ne devrais pas trop en souffrir, voir ça sera le contraire, parce que même une fois la crise finie les entrepreneurs seront échaudés et vont donc investir à tour de bras dans l'IA, les automates, les logiciels, les robots, et dans les solutions de télétravail.
    Pour ce qui est des solutions de télétravail et de vidéo conférence, certaines boites enregistrent déjà des hausses d'utilisation de plus de 1000% !
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  11. #11
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
    C'est ce que j'écrivais plut haut, il y a des secteurs ou ça va "dégager" (tourisme, loisir physiques,...)
    rien que pour les articles de sport la consommation de chaussures de sport a explosé ces derniers jours.
    Cependant oui ça ne contribue pas grandement à l'éco française car c'est majoritairement importé des pays d'Asie
    Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
    et vont donc investir à tour de bras dans l'IA, les automates, les logiciels, les robots
    tout cela ça existe depuis quelques décennies maintenant.
    Les robots sont apparus dans les années 80 pour automatiser les chaînes de production.
    Quant à l'IA et au génie logiciel , si dans les années 1990-2000 cela a permis de booster l'économie après ça s'est largement tassé sinon les pays occidentaux comme la France auraient eu une croissance du PIB au moins double.
    Dans cet article, le grand économiste américain Robert Solow nous dit que "on peut voir les ordinateurs partout sauf dans les statistiques de productivité",concernant le paradoxe de la productivité.

    Pour ce qui est du secteur de la hgh-tech en France le numérique c'est plus de 50 milliards en chiffre d'affaire
    Sur ces 50milliards il y a une majeure partie qui provient des CA des SSII puisque l'emploi en IT en France c'est 60-70%
    Reste 15 milliards à la louche pour les éditeurs.


    Le chiffre d'affaires du secteur numérique atteint 54 milliards d'euros
    source Usine Nouvelle de 2018

    Avec une croissance annuelle inférieure à 5% du secteur du numérique pour moi c'est insuffisant car ça ne permet pas de compenser l'inflation
    La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
    La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
    ( A Einstein)

  12. #12
    Membre chevronné
    Salut, vaste débat: beaucoup considèrent que les nouveautés actuelles ne sont pas une révolution technologique mais simplement une évolution. En réalité on aura toujours une base de données, des serveurs d'application et la différence est surtout aujourd'hui dans les capacités réseau.

    Dans le domaine médical cela fait bien longtemps qu'on utilise l'imagerie, la micro-électronique, l'informatique embarquée...

    On notera qu'en cette crise du coronavirus on n'entend plus beaucoup parler de l'IA à l'utilité douteuse, alors c'est vrai on entend de ci de là qu'un collégien fabrique des masques avec son imprimante 3D.

    Pour vivre il faut vendre et que les gens achètent. Au début il y a un effet marketing et si les fonctionnalités ne sont pas au rendez-vous ou que le gain n'est pas là le produit finit dans le placard.

    D'aucuns s'étonnent d'être contactés par des cabinets en ces temps mais cela est normal: tous les commerciaux qui ont faim tentent désespérément des choses alors que les donneurs d'ordre ne savent pas où ils en sont et n'ont pas la visibilité.

    Bonne journée.

  13. #13
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par Mat_MAT_BI Voir le message
    Salut les kopains,

    Le boss de ma SSII a fait un discours hier, il y a 600 consultants. (placés sur Paris essentiellement et en province aussi plus le Luxembourg).

    plus de 80% continuent à facturer, et il y a du chômage partiel, donc pas de souci à avoir.

    On est pas les plus à plaindre..
    C'est dans quelques mois que ça va chauffer. Là il y a des contrats en cours sur des projets déjà financés, mais les projets vont vite être mis de coté parce qu’il y a un trou énorme de rentré d'argent dans beaucoup de secteur.
    Et le chômage partiel ça va pas durer bien longtemps. L’état peut le prolonger, avec plus de dette (déjà 100 milliards) mais vu que c'est mondial, tout le monde fait pareil, à un moment je me demande qui pourront être les préteurs !
    Les entreprises sont déjà très endettées, et rajouter de l’endettement pour juste survivre c'est pas la même que pour faire de l'innovation.
    La solution se trouve dans la planche à billet et l'inflation. Mais depuis l'euro nous n'avons plus ce levier. Et pour la BCE c'est impossible d'apporter une bonne solution pour tout les Etats en même temps car l'UE est composée d'économie aux besoin différents.

    Citation Envoyé par Mat_MAT_BI Voir le message
    On est pas les plus à plaindre..
    Certes, il y a un paquet de "bullshit job " qui devrait sauter avant, mais sur la crise globale qu'on va se manger tout le monde y perdra.

  14. #14
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par micka132 Voir le message
    C'est dans quelques mois que ça va chauffer. Là il y a des contrats en cours sur des projets déjà financés, mais les projets vont vite être mis de coté parce qu’il y a un trou énorme de rentré d'argent dans beaucoup de secteur.
    Exact! Pour information, quand un SSII place un "consultant" chez un client, le contrat stipule une période fixe!

    Le client final ne peut pas résilier le contrat passé avec la SSII sans payer le solde du contrat ou finir au tribunal.

    Conclusion: Les SSII vont pouvoir profiter des contrats actuels jusqu'au terme de ceux-ci... Par contre, le renouvellement de ces contrats pourraient être plus délicats selon la situation économie issue de la pandémie et là... Les charrettes d'informaticiens finissant au chômage pourraient se multiplier.

  15. #15
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par micka132 Voir le message
    Et pour la BCE c'est impossible d'apporte
    r une bonne solution pour tout les Etats en même temps car l'UE est composée d'économie aux besoin différents.
    il me semble que le principe de la BCE est mal compris ..
    la BCE qu'est -ce qu'elle fait ? Réponse elle crée de l'argent , de la valeur ex-nihilo c'est à dire à partir de rien.
    C.a.d que des banques européennes ou des fonds financiers de la CEE vont contracter de la dette auprès de la BCE.
    Mettons que je sois la Société Générale ou la BPI par exemple j'ai besoin de 10milliards pour renflouer les PME en France.

    Par écriture comptable j'emprunte 10 milliards à la BCE à taux d'intérêt très bas à 05% que je vais rembourser progressivement.
    Et ces 10 milliards moi la SocGen je vais les redistribuer sous forme de prêts aux PME.
    Lorsqu'à un temps t j'aurais remboursé mes dettes auprès de la BCE ,celle-ci va disposer de nouveau de 10milliards + les intérêts de la dette

    La morale de cette histoire c'est que ça peut tourner indéfiniment ainsi pendant des années

    Le revers de la médaille c'est que ce que vous produisez en valeur économique à votre travail ou vos économies placées sur un compte en épargne finit de facto par se dévaluer au cours du temps.

    Ah sinon rien à voir mais comme l'économie va repartir c'est le bon moment pour acheter des actions en bourse.
    La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
    La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
    ( A Einstein)

  16. #16
    Membre chevronné
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Exact! Pour information, quand un SSII place un "consultant" chez un client, le contrat stipule une période fixe!
    Salut pour beaucoup d'entreprises comme les PME les contrats sont renouvelés tous les 3 mois et c'est le directeur info qui renouvelle le contrat. Donc ce n'est pas un problème de se débarrasser d'un presta. Bien sûr les commerciaux se gardent bien de le dire à leurs ressources car ça leur saperait le moral.

  17. #17
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par olivier50 Voir le message
    Salut pour beaucoup d'entreprises comme les PME les contrats sont renouvelés tous les 3 mois et c'est le directeur info qui renouvelle le contrat. Donc ce n'est pas un problème de se débarrasser d'un presta. Bien sûr les commerciaux se gardent bien de le dire à leurs ressources car ça leur saperait le moral.
    Sur les grand comptes, c'est aussi du 3 mois renouvelables mais je suppose qu'ils doivent pouvoir se débarrasser des prestas plus rapidement en cas de circonstances expectionnelles. D’après d'autres post, pas mal de presta se sont fait débarquer rapidement ces derniers temps.

  18. #18
    Expert éminent sénior
    Je suis presta chez un grand compte "tourisme" (en gros) et oui ça a dégagé en masse fin mars. Ils nous ont donné les stats c'est plus de 50% des prestas qui ont dégagé d'un coup alors qu'il y avait déjà eu un tour de vis pendant les fêtes.

    Et c'est pas que les devs qui ont giclé c'est aussi tous les autres postes CdP, PO, PPO, PMO, QA, SM, ... Tout ce qui était presta quoi ... Les équipes sont à l'os avec les internes à mi-temps.

    Rien ne dit que ça va pas gicler encore le mois prochain, ils ont -90% d'activité donc même avec de la tréso c'est un peu tendax. Après il y a pas mal de projets qui sont des obligations légales donc bon.

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    Kenneth E. Boulding

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    Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803.

    "/home/earth is 102% full ... please delete anyone you can."
    Inconnu

  19. #19
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
    il me semble que le principe de la BCE est mal compris ..
    Effectivement, tu ne sais pas la différence entre la BCE et une banque classique, ou entre l'ancienne banque de France et une banque classique.
    La BCE peut faire tourner la planche à billet, c'est à dire injecter de l'argent dans le système. Il n'est pas détruit comme pour les cas de prêt. Il ne s'agit pas d'une dette mais bien de nouvel argent.
    Elle le fait déjà depuis quelques années sous la forme de "quantitative easing" https://abc-economie.banque-france.f...itative-easing. Une autre approche est "l'helicopter money", qui au lieu de financer les entreprises donne de l'argent directement aux gens.

  20. #20
    Membre chevronné
    Bonjour,

    Je suis en stage depuis février dans les télécoms , j'ai eu peur que se soit la fin à la mi-mars.
    Car normalement mon centre de formation n'autorise pas le télétravaille pour les stage .
    Mais à mon grand étonnement ils ont trouvé un accord.

    On m'a demandé d'installer le VPN et de me confiner.
    J'arrive à m'organiser.
    Mais bon en présentiel se serait mieux.
    Avec Skype et la prise de contrôle ça compense.

    J'espère que j'arriverai à faire un mémoire qui tiens la route

    Je pense à une autre douche froide.
    Peut de temps avant le donffinement on nous a indiqué qu'il y aurait des recrutements massifs de prestataires pour réintérnaliser.
    Cordialement
    Cordialemnet
    Consultez mes articles sur l'accessibilité numérique :

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