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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    France : TousAntiCovid, une révision de StopCovid est disponible avec des nouveautés mineures
    Faut-il pister les smartphones des gens pour s’assurer qu’ils s’isolent pendant cette pandémie globale ? La méthode a déjà cours dans certains pays
    Et la France envisage de faire pareil via Orange

    Le suivi et la limitation des mouvements des voyageurs et des personnes soupçonnées d'être porteuses du coronavirus (COVID-19) se sont révélés être des outils essentiels pour contrôler la pandémie. C’est en tout cas ce que suggère l’exemple de pays comme Singapour.

    Depuis que Singapour a confirmé son premier patient le 23 janvier, le pays a eu 385 cas de COVID-19 et 131 se sont complètement rétablis. Singapour a fait état de deux décès au cours du week-end dernier. Les personnes susceptibles d'avoir été exposées au nouveau coronavirus (en particulier celles qui revenaient de l'étranger) ont été soumises à des périodes d'isolement à domicile de 14 jours. Les patients confirmés pour leur part ont été hospitalisés. Pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, les fonctionnaires demandaient aux citoyens d'activer les services de géolocalisation sur leurs smartphones et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS.

    Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leurs téléphones pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur. En sus, les autorités ont procédé à des descentes sur le terrain pour confirmer la localisation des personnes placées en quarantaine. La dernière innovation technologique des autorités de Singapour pour le suivi des mouvements est l’introduction d’une application dénommée TraceTogether. Elle utilise la technologie Bluetooth pour noter les contacts étroits des citoyens – les personnes dont ils se sont approchés à moins de 2 mètres et avec lesquelles ils ont passé au moins 30 minutes. L’application de ces mesures de suivi combinées à d’autres recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) permettent aujourd’hui au pays de 5,7 millions d’habitants d’être parmi ceux qui contrôlent le mieux la propagation de l’infection. À date, Singapour a l’un des taux d’infection les plus lents.


    En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, la semaine dernière, autorisé l'agence de sécurité intérieure du pays à puiser dans une vaste banque de données de téléphones portables (GPS), jusqu'alors non divulguée, pour retracer les mouvements des personnes qui ont contracté le coronavirus et identifier d'autres personnes qui devraient être mises en quarantaine parce que leurs chemins se sont croisés. L'idée est de passer au crible les données de géolocalisation collectées de façon régulière par les fournisseurs de téléphonie mobile israéliens sur des millions de leurs clients en Israël, de trouver les personnes qui ont été en contact étroit avec des porteurs de virus connus et de leur envoyer des SMS leur enjoignant de s'isoler immédiatement.

    La décision sans précédent d'utiliser des données recueillies de façon secrète pour lutter contre le terrorisme à des fins de santé publique a fait l'objet de débats pendant des heures dimanche dernier par le cabinet du Premier ministre israélien. L’une des résolutions au sortir des travaux est que l’approche, en principe réservée aux cas de lutte contre le terrorisme, va continuer à être appliquée au combat contre le coronavirus avec une autorisation spéciale du procureur général. Ces mesures d’urgence prennent effet sous peu, ce, pour une période de 30 jours.

    En parallèle, le ministère israélien de la santé met à la disposition des populations l’application The Shield. L’objectif poursuivi au travers de cette dernière est le même qu’avec le dispositif antiterroriste (collecte de données GPS et SSID). Toutefois, la différence est que The Shield s’appuie sur des données de géolocalisation constituées à partir de déclarations de patients.


    L’application The Shield


    En Europe, certains opérateurs de téléphonie mobile d’Italie, d’Allemagne et d’Autriche partagent les données de localisation avec les autorités sanitaires depuis peu. En France, l’approche serait en étude. Dans le cadre d’un partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Orange entend utiliser les données de géolocalisation pour modéliser et gérer la propagation de la pandémie.

    Le difficile équilibre entre droits individuels et intérêt général

    Depuis le début du mois dernier, Taïwan a bloqué l’accès à son territoire aux citoyens chinois, puis a mis en place un système de quarantaine ciblant ceux et celles qui s’étaient rendus dans les provinces chinoises touchées. À Taïwan, les porteurs potentiels du virus sont dotés d'un smartphone équipé d'un GPS et d’une application de pistage. Ces dispositifs font office de « ;barrière électronique ;» et permettent de garantir que les personnes en quarantaine restent chez elles en prévenant les forces de l’ordre si ces dernières sortent de quarantaine, s’éloignent de leur domicile ou éteignent leur téléphone. La police locale appelle jusqu’à deux fois par jour pour s’assurer que les personnes en isolement se trouvent là où ils devraient être.

    À Hong Kong, les citoyens de retour au pays sont accueillis par des fonctionnaires de police qui leur posent des bracelets électroniques au poignet. Ces derniers sont liés à une application que les concernés téléchargent avant d’entrer en quarantaine pendant 14 jours. Ainsi, les autorités ont en temps réel la maîtrise de leur situation géographique.

    C’est des exemples pour illustrer le dilemme auquel l’humanité fait face. Nous avons une urgence terrifiante sur les bras. Il existe une technologie qui pourrait être vraiment utile pour mesurer en temps réel l'efficacité (ou non) des politiques publiques. Mais elle est si intrusive qu'en temps normal, nous hésiterions beaucoup à l'adopter. Toutefois, les temps actuels ne sont pas normaux, ce qui fait qu’elle va continuer de faire l’objet d’adoption, ce, pour la durée de la période de crise. C’est l’après qu’il faudra ensuite envisager. Avec les événements du 11 septembre, les USA sont passés par une situation (d’urgence) similaire. Cette urgence a conduit le pays, pris de panique, à mettre en place l'État de surveillance qu'Edward Snowden a fini par exposer en 2013. Une fois qu'un gouvernement s'engage dans ce genre de choses, il semble qu'il n'y ait pas de retour en arrière.

    Sources : scmp, NYT, LeFigaro, AFP

    Et vous ?

    Êtes-vous pour l’adoption des technologies de pistage des individus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
    Droits individuels vs intérêt général : lequel des aspects devrait avoir la primeur dans les décisions des gouvernements en cette période de pandémie mondiale ?
    Est-il selon vous possible de trouver un équilibre entre les deux ?

    Voir aussi :

    Pour l'Iran, la réponse à l'épidémie du coronavirus est de couper l'Internet, une initiative du gouvernement pour garder la mainmise sur le récit de l'épidémie
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Êtes-vous pour l’adoption des technologies de pistage des individus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
    Non.

    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Est-il selon vous possible de trouver un équilibre entre les deux ?
    Non. Il ne faut jamais accepter de perdre un peu de liberté, quelque soit le prétexte, c'est une question de principe. Un gouvernement encore pire pourrait prendre le pouvoir (ou le gouvernement actuel pourrait évoluer dans le mauvais sens), il ne faudrait pas donner trop d'outils de surveillance au gouvernement.

    Beaucoup d'israéliens critiquent Netanyahu car ils jugent que c'est une pratique dictatoriale.
    Le prophète de malheur Netanyahu lutte contre le virus qui détruit la démocratie
    Quelques minutes après la fin de l’interview de Netanyahu, Yaalon apparaissait sur la même chaîne pour accuser Netanyahu d’entraîner Israël vers une dictature – avec la Knesset temporairement suspendue, et sans contrôle parlementaire des mesures radicalement intrusives pour surveiller tous les mouvements des Israéliens et les avertir s’ils ont été en contact involontaire avec des porteurs du coronavirus. Mais Netanyahu avait pris des mesures préventives pour désamorcer l’accusation selon laquelle il détruisait la démocratie, en attribuant à l’intransigeant Kakhol lavan l’impasse de la Knesset qui a conduit son président, Yuli Edelstein, à fermer le plénum mercredi.
    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, les fonctionnaires demandaient aux citoyens d'activer les services de géolocalisation sur leurs smartphones et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS.

    Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leurs téléphones pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur.
    Il doit y avoir moyen de créer un service Android qui clique sur le lien automatiquement, ou de forcer les coordonnées GPS du smartphone à ne pas bouger, ou alors si il y a plusieurs personnes dans le foyer, il y a moyen de donner tous les smartphones à quelqu'un pour qu'il clique.
    Mais du coup on a pas le droit d'éteindre son téléphone ou de désactiver la géolocalisation.
    Est-ce que la nuit ça s'arrête ou il faut se lever pour cliquer encore sur le lien ?
    Ceux qui n'ont pas de smartphone sont obligé d'en acheter un ?
    Keith Flint 1969 - 2019

  3. #3
    Membre chevronné
    Yep, n'importe quoi, en plus d'être liberticide sur le principe, ça n'a aucun intérêt pratique, car il suffit de ne pas prendre son smartphone pour éviter le pistage... ou en avoir deux et basta.
    Bref, totalement stupide, je comprend même pas qu'on ose débattre de ça en France, la réponse devrait pourtant être évidente.

    Sur le même principe, pourquoi pas mettre les gens sur écoute hein? Ça pourrait aider aussi a luter contre le virus
    Des tutos de pixel art: https://twitter.com/OniMille

  4. #4
    Expert éminent sénior
    Bonjour,
    Faut-il pister les smartphones des gens pour s’assurer qu’ils s’isolent pendant cette pandémie globale ?
    Non.

    Cordialement,
    - So.... what exactly is preventing us from doing this?
    - Geometry.
    - Just ignore it !!
    ****
    "The longer he lived, the more he realized that nothing was simple and little was true" A clash of Kings, George R. R. Martin.
    ***
    Quand arrivera l'apocalypse, il restera deux types d'entreprise : les pompes funèbres et les cabinets d'audit. - zecreator, 21/05/2019

  5. #5
    Inactif  
    Citation Envoyé par onilink_ Voir le message
    Yep, n'importe quoi, en plus d'être liberticide sur le principe,
    Ben le confinement est déjà liberticide.

    Le pistage par téléphone ne sert qu'à vérifier l'application du confinement.

    Citation Envoyé par onilink_ Voir le message
    ça n'a aucun intérêt pratique, car il suffit de ne pas prendre son smartphone pour éviter le pistage...
    Ben non… si tu ne prends pas ton smartphone tu ne pourras pas répondre au "challenge" envoyé par les autorités (ici un appel téléphonique).

    Citation Envoyé par onilink_ Voir le message
    ou en avoir deux et basta.
    Avoir deux smartphone ne change rien.

  6. #6
    Membre extrêmement actif
    Epineux problème. On a d'un côté le devoir absolu de ne pas sortir pour éviter de se faire contaminer et SURTOUT pour ne pas contaminer les autres.
    De l'autre côté, les cons ont le devoir absolu de sortir dans des zones peuplées, même quand on leur dit que c'est mauvais pour tout le monde.

    Donc la réponse est non, et pas négociable, mais avec des cons, on doit parfois prendre des mesures extrèmes.

  7. #7
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Le pistage par téléphone ne sert qu'à vérifier l'application du confinement.
    Ouais mais ça pourrait être utilisé pour autre chose par la suite.
    On commence à te mettre sur écoute et à te géolocaliser et à la fin on se retrouve avec une puce RFID qui fait carte d'identité, carte vital, carte bancaire, clé, etc. Donc il faut refuser dès le début.
    Si tu laisses passer un petit truc, plein de choses beaucoup plus grosses vont suivre.

    La plupart des gens comprennent qu'il ne faut pas sortir pour ne pas donner la maladie aux autres, parce qu'on peut être contaminé même sans symptôme.
    La minorité qui n'a pas compris ça a peur des amendes. Dehors il n'y a pas grand monde.
    Keith Flint 1969 - 2019

  8. #8
    Membre expert
    Bonjour,

    Êtes-vous pour l’adoption des technologies de pistage des individus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
    Oui. Pour retrouver des personnes potentiellement contaminées qu'on arrive pas à mettre la mains dessus. Aussi pour garder œil sur les récalcitrants.

    Droits individuels vs intérêt général : lequel des aspects devrait avoir la primeur dans les décisions des gouvernements en cette période de pandémie mondiale ?
    intérêt général

    Est-il selon vous possible de trouver un équilibre entre les deux ?
    Pas du tout . On va contrôler 99% de la population qui joue le jeu pour 1% qui truande.

  9. #9
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ouais mais ça pourrait être utilisé pour autre chose par la suite.
    On commence à te mettre sur écoute et à te géolocaliser et à la fin on se retrouve avec une puce RFID qui fait carte d'identité, carte vital, carte bancaire, clé, etc. Donc il faut refuser dès le début.
    Si tu laisses passer un petit truc, plein de choses beaucoup plus grosses vont suivre.

    La plupart des gens comprennent qu'il ne faut pas sortir pour ne pas donner la maladie aux autres, parce qu'on peut être contaminé même sans symptôme.
    La minorité qui n'a pas compris ça a peur des amendes. Dehors il n'y a pas grand monde.
    Tu habites où, si ce n'est pas indiscret ? Parce qu'il y a du monde, dehors, pour une situation de confinement, aussi bien sur Paris, que la petite couronne, et même un peu après.

  10. #10
    Inactif  
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ouais mais ça pourrait être utilisé pour autre chose par la suite.
    On commence à te mettre sur écoute et à te géolocaliser et à la fin on se retrouve avec une puce RFID qui fait carte d'identité, carte vital, carte bancaire, clé, etc. Donc il faut refuser dès le début.
    Ben t'es vraiment en retard, ta géolocalisation est déjà utilisée.

    La mise sous écoute… cf tous les assistant vocaux, Alexa, Google Home et autres.

  11. #11
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
    Parce qu'il y a du monde, dehors, pour une situation de confinement
    C'est quand même beaucoup plus vide que d'habitude :
    De New York à Bangkok, le coronavirus transforme les métropoles du monde entier en villes fantômes
    VIDÉO. Coronavirus : Rennes vue du ciel, une ville déserte au temps du confinement

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Ben t'es vraiment en retard
    Pour le moment ce sont des grosses entreprises qui vendent et s'achètent nos données personnelles, ce n'est pas encore le gouvernement qui nous surveille. Est-ce que Google collabore avec le gouvernement français comme il le fait avec le gouvernement US ?
    Là il y a des gens qui demandent la surveillance de masse "s'il vous plait surveillez nous tous à cause des 0,1% qui posent problème", c'est n'importe quoi.

    Voilà ce que j'en pense de la surveillance de masse :
    "Les Kouachi n'auraient pas passé trois carrefours": quand Estrosi vantait les mérites de la vidéosurveillance à Nice
    On nous essaie de nous faire croire que c'est pour notre sécurité alors que c'est inefficace.
    Keith Flint 1969 - 2019

  12. #12
    Membre éprouvé
    Les téléphone ce n'est pas fiable...., par contre la puce RFID, une fois qu'elle est implante...ils vont bien nous demander (obliger?) de nous implanter cette mrd...
    Salut à tous et merci @# yoyo3d

  13. #13
    Membre extrêmement actif
    Tu fais confiance aux médias en général non ?

    Forcément, on te montre les endroits touristiques. Plus de touriste = plus personne. Tu as déjà été à Rivoli ? C'est uniquement des magasins et des touristes qui y déambulent. Logique que ce soit désert en ce moment.

    Par contre, va faire un tour sur un quai de Seine, dans les rues des quartiers d'habitation, aux abords des parcs etc... il y a du monde. Certes pas autant que d'habitude, mais ça reste infâme pour une période dite de confinement destinée à tuer la propagation.

    http://www.leparisien.fr/hauts-de-se...20-8283969.php
    https://twitter.com/i/status/1240690527885914114
    https://twitter.com/RemyBuisine/stat...283814913?s=20
    http://www.leparisien.fr/paris-75/co...20-8284473.php

  14. #14
    Inactif  
    Il y a des jours, j'ai comme des envies de tueries de masses…


    Comment est-ce possible d'être aussi con et irresponsable ?
    Cela me dépasse complètement.

  15. #15
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Il y a des jours, j'ai comme des envies de tueries de masses…


    Comment est-ce possible d'être aussi con et irresponsable ?
    Cela me dépasse complètement.
    "C'est pas toi qui va me dire ce que je dois faire"
    "Je savais pas"
    "C'est bon y'a pas mort d'homme, j'ai pas de symptômes"
    "Jsuis accroc à mon jogging"
    "Mais enfin mon pauvre bichon il va pas rester enfermé 2 jours d'affilée !"

    Oui, les gens sont cons et irresponsables. J'ai les mêmes envies que toi par moments.

  16. #16
    Nouveau membre du Club
    --> Êtes-vous pour l’adoption des technologies de pistage des individus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ?
    NON, SURTOUT PAS ! C'est comme avec le terrorisme, c'est juste un prétexte de plus pour nous imposer la suveillance de masse !

    --> Droits individuels vs intérêt général : lequel des aspects devrait avoir la primeur dans les décisions des gouvernements en cette période de pandémie mondiale ?
    Je pense que le respect des droits individuels fait partie de l'intérêt général. Donc cet espionnage n'est pas bon pour l'intérêt général ou pour les droits individuels. En somme, il faut pas choisir et oublier cette idée TOUT DE SUITE.

  17. #17
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par sebastiano Voir le message
    Par contre, va faire un tour sur un quai de Seine, dans les rues des quartiers d'habitation, aux abords des parcs etc... il y a du monde.
    Il y en a quand même beaucoup moins que normalement. Une infime minorité de la population sort, il y a des gens qui ont du mal à respecter l'autorité.

    Est-ce que surveiller la géolocalisation des personnes en les forçant à cliquer sur un lien avec leur smartphone serait efficace pour les maintenir chez eux ?
    Est-ce que le gouvernement devrait automatiquement donner une amende à ceux qui éteignent leur téléphone ?
    Keith Flint 1969 - 2019

  18. #18
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Il y en a quand même beaucoup moins que normalement. Une infime minorité de la population sort, il y a des gens qui ont du mal à respecter l'autorité.

    Est-ce que surveiller la géolocalisation des personnes en les forçant à cliquer sur un lien avec leur smartphone serait efficace pour les maintenir chez eux ?
    Est-ce que le gouvernement devrait automatiquement donner une amende à ceux qui éteignent leur téléphone ?
    Ca ressemble à un dimanche matin.

    Tu as vu la vidéo sur le marché ? Aucune différence avec un jour normal de marché.

    Je ne suis pas d'accord sur l'adjectif "infime".

    Minorité oui, mais pour un pays censé être en confinement strict, il y a beaucoup trop de monde dehors.

  19. #19
    Membre chevronné
    Neckara: Je sais que tu te fais l'avocat du diable mais...

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Ben le confinement est déjà liberticide.
    ... certes, mais vu comment les gens ont l'air de le vivre, je doute que cela puisse être utilisé à mauvais escient par la suite et sans un contexte qui va avec, c'est relativement limité.
    Puis ce n'est pas comparable a du tracking ou de la mise sur écoute non plus.

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Le pistage par téléphone ne sert qu'à vérifier l'application du confinement.
    Oui, mais ce n'est pas le seul moyen existant, même s'il est potentiellement plus simple a mettre en place et moins coûteux que d'autres.

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Ben non… si tu ne prends pas ton smartphone tu ne pourras pas répondre au "challenge" envoyé par les autorités (ici un appel téléphonique).

    Avoir deux smartphone ne change rien.
    Tu es crédule si tu penses que cela peut être une solution efficace.
    Il y aura juste rapidement des applications qui permettront de cliquer à ta place, tu laisseras le tel chez toi et basta.
    L'autre téléphone tu désactives la géolocalisation et t'es tranquille.

    A ton avis pourquoi il faut maintenant une attestation au format papier alors qu'on pouvait utiliser un PDF avant? Car des petits malins avaient fait des applis pour en générer a la volée.
    A ton avis pourquoi maintenant ils demandent de justifier l'heure et le jour? Car des petits malins en photocopiaient par dizaines et même en revendaient dans la rue...
    Des tutos de pixel art: https://twitter.com/OniMille

  20. #20
    Chroniqueur Actualités

    COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones
    COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones,
    pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés

    Depuis que Singapour a confirmé son premier patient le 23 janvier, le pays a eu 385 cas de COVID-19 et 131 se sont complètement rétablis. Singapour a fait état de deux décès au cours du week-end dernier. Les personnes susceptibles d'avoir été exposées au nouveau coronavirus (en particulier celles qui revenaient de l'étranger) ont été soumises à des périodes d'isolement à domicile de 14 jours. Les patients confirmés pour leur part ont été hospitalisés. Pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, les fonctionnaires demandaient aux citoyens d'activer les services de géolocalisation sur leurs smartphones et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS.

    Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leurs téléphones pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur. En sus, les autorités ont procédé à des descentes sur le terrain pour confirmer la localisation des personnes placées en quarantaine. La dernière innovation technologique des autorités de Singapour pour le suivi des mouvements est l’introduction d’une application dénommée TraceTogether. Elle utilise la technologie Bluetooth pour noter les contacts étroits des citoyens – les personnes dont ils se sont approchés à moins de 2 mètres et avec lesquelles ils ont passé au moins 30 minutes. L’application de ces mesures de suivi combinées à d’autres recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) permettent aujourd’hui au pays de 5,7 millions d’habitants d’être parmi ceux qui contrôlent le mieux la propagation de l’infection. À date, Singapour a l’un des taux d’infection les plus lents.

    La France envisage-t-elle de suivre cet exemple ?

    Le gouvernement français va-t-il envisager le pistage numérique de la population pour vérifier qu’elle respecte bien les règles du confinement et pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés par le coronavirus ? La France a annoncé mardi la mise en place d’un comité de chercheurs et de médecins qui sera notamment chargé de conseiller l’exécutif sur les pratiques de backtracking qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

    Composé de douze chercheurs et médecins, le comité analyse recherche et expertise (CARE) sera installé à 17h00 ce mardi à l’Élysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Édouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

    Présidé par Françoise Barré-Sanoussi, virologiste à l’Institut Pasteur/Inserm, prix Nobel et découvreuse du virus du SIDA, le comité assurera « le suivi des études thérapeutiques autorisées en France et les essais engagés sur des traitements à l’étranger ».

    Selon un communiqué de la présidence de la République, repris par Reuters, le comité CARE doit accompagner la réflexion des autorités accompagnera « la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ». Celle-ci pourrait s’appuyer sur la géolocalisation des smartphones.

    Les contours de cette «  stratégie numérique d’identification des personnes » demeurent flous à ce stade, à supposer qu’elle soit effectivement exécutée. Les avis du CARE sont a priori de nature consultative, de sorte qu’ils n’obligent pas le gouvernement. Cela étant, celui-ci assure fonder son action en prenant l’avis de la communauté scientifique.


    Une stratégie déjà étudiée ou exploitée par d'autres pays

    Cette stratégie, qui vise à utiliser les données de géolocalisation pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie, est déjà en œuvre ou en passe de l’être en Corée du Sud, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Israël, en Pologne, en Russie, ou encore à Taïwan.

    En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, la semaine dernière, autorisé l'agence de sécurité intérieure du pays à puiser dans une vaste banque de données de téléphones portables (GPS), jusqu'alors non divulguée, pour retracer les mouvements des personnes qui ont contracté le coronavirus et identifier d'autres personnes qui devraient être mises en quarantaine parce que leurs chemins se sont croisés. L'idée est de passer au crible les données de géolocalisation collectées de façon régulière par les fournisseurs de téléphonie mobile israéliens sur des millions de leurs clients en Israël, de trouver les personnes qui ont été en contact étroit avec des porteurs de virus connus et de leur envoyer des SMS leur enjoignant de s'isoler immédiatement.

    Depuis le début du mois dernier, Taïwan a bloqué l’accès à son territoire aux citoyens chinois, puis a mis en place un système de quarantaine ciblant ceux et celles qui s’étaient rendus dans les provinces chinoises touchées. À Taïwan, les porteurs potentiels du virus sont dotés d'un smartphone équipé d'un GPS et d’une application de pistage. Ces dispositifs font office de « ;barrière électronique ;» et permettent de garantir que les personnes en quarantaine restent chez elles en prévenant les forces de l’ordre si ces dernières sortent de quarantaine, s’éloignent de leur domicile ou éteignent leur téléphone. La police locale appelle jusqu’à deux fois par jour pour s’assurer que les personnes en isolement se trouvent là où ils devraient être.

    À Hong Kong, les citoyens de retour au pays sont accueillis par des fonctionnaires de police qui leur posent des bracelets électroniques au poignet. Ces derniers sont liés à une application que les concernés téléchargent avant d’entrer en quarantaine pendant 14 jours. Ainsi, les autorités ont en temps réel la maîtrise de leur situation géographique.

    En France, des voix se sont aussi élevées pour suggérer l’exploitation des données, mais pas forcément pour pister les individus : plutôt pour modéliser la propagation du Covid-19, ce qui pourrait servir aux épidémiologistes à l’avenir en cas de nouvelle crise sanitaire. C’est ce que ce défend par exemple Stéphane Richard, le PDG d’Orange, le plus important des opérateurs en France, dans les colonnes du Figaro :

    « Nous travaillons avec l’Inserm pour voir comment les données peuvent être utiles pour gérer la propagation de l’épidémie. Un des chantiers du futur avec Inserm est de permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de la maladie. Dans un tel usage, les données de géolocalisation sont anonymisées. Mais malgré ça, cela demanderait des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. Ainsi, il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue, or actuellement nous devons les supprimer au bout d’un an, nous voudrions les garder deux ans. Ce sont des travaux tout à fait essentiels.

    « Les données pourraient aussi être utilisées pour mesurer l’efficacité des mesures de confinement, comme en Italie. Je le répète nous parlons de données anonymisées et agrégées. Leur utilisation est indispensable pour mesurer le confinement et pour ajuster les dispositions en fonction des comportements. Il ne s’agit pas de traquer les gens individuellement. Il faut au moins savoir si les gens respectent les périmètres de confinement, ou s’ils se déplacent, sans pour autant savoir qui va où ».

    Source : Reuters, Le Figaro

    Et vous ?

    Pour ou contre le traçage des smartphones pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés  ?
    Pour ou contre le traçage des smartphones pour vérifier que le confinement est bien respecté ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

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