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  1. #101
    Membre du Club
    Boh ! De toute façon, Macron vient de "temporairement" torpiller le code du travail...

  2. #102
    Chroniqueur Actualités

    Poutine prend des précautions contre les coronavirus alors que le Kremlin dévoile une application de suivi
    Poutine prend des précautions contre le coronavirus alors que le Kremlin dévoile une application de suivi,
    Qui risque de transformer Moscou en « camp de concentration numérique »

    Alors que le nombre officiel de cas de Covid-19 en Russie est passé à 2 777 mercredi, le président Vladimir Poutine prend des précautions et tiendra une réunion à distance pour se protéger contre le coronavirus, a déclaré le Kremlin aujourd’hui, tandis que les autorités de Moscou ont dévoilé une application pour smartphone conçue pour garder un œil sur les personnes qui ont reçu l'ordre de rester chez elles à cause du coronavirus. La Russie a également étendu mercredi son dispositif de verrouillage pour couvrir une plus grande partie de son territoire tentaculaire.

    Selon Reuters, le médecin Denis Protsenko a fait visiter au président de la Russie Vladimir Poutine, la semaine dernière, le principal hôpital de Moscou spécialisé dans le traitement du coronavirus et a serré la main du dirigeant russe. Mais Protsenko s'est isolé depuis mardi dans son bureau, parce qu’il a été diagnostiqué positif au coronavirus. Un jour après, Poutine prend ses précautions et a décidé de tenir une réunion gouvernementale, prévue plus tard dans la journée de mercredi, par vidéoconférence, a indiqué le Kremlin.


    Le Kremlin, qui a déclaré que tout allait bien pour la santé du président, a déclaré que Poutine gardait désormais ses distances avec les autres et préférait travailler à distance. A la question de savoir si Poutine avait changé sa façon de saluer les gens et s'il gardait désormais ses distances, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré: « Bien sûr, maintenant tout le monde garde une distance sociale. Tout le monde fait cela ».

    Moscou, une métropole de plus de 12,5 millions d'habitants qui est devenue l'épicentre de l'épidémie en Russie, est dans une situation inquiétante depuis l'annonce d'un confinement partiel dimanche, selon Reuters. En plus de l’application des mesures de distanciation sociale, les autorités de Moscou ont annoncé deux autres mesures techniques pour surveiller certaines personnes alors que le nombre de personnes infectées a connu une augmentation de 440 personnes en une journée, et que vingt-quatre personnes sont mortes à ce jour en Russie, selon les autorités.

    Moscou risque d’être transformé en « camp de concentration numérique », selon les critiques du Kremlin

    La Russie a étendu son dispositif de confinement du coronavirus mercredi pour couvrir une plus grande partie de son territoire tentaculaire. Les résidents ont été informés qu'ils ne peuvent quitter leur maison que pour acheter de la nourriture ou des médicaments à proximité, recevoir un traitement médical urgent, promener le chien ou vider leurs poubelles. Même la Place Rouge était en grande partie vide mardi, selon Reuters, à l'exception de la police qui a arrêté des passants occasionnels pour vérifier leurs papiers.

    Mercredi, un responsable de la ville de Moscou a déclaré que les autorités avaient mis au point une application pour smartphone destinée aux résidents ayant contracté le virus, qui permettrait aux fonctionnaires de surveiller leurs déplacements. L'application, qui est toujours en cours de test, sera disponible à partir de jeudi, a déclaré le fonctionnaire de la ville, Eduard Lysenko, à la station de radio Ekho Moskvy.

    Reuters a rapporté que Moscou se prépare également à déployer un système de code QR à l'échelle de la ville où chaque résident qui s'inscrit en ligne se verra attribuer un code unique qu'il pourra montrer aux policiers s'il est arrêté lorsqu'il se rend au magasin ou à la pharmacie, a déclaré le fonctionnaire. Ces deux mesures figurent dans un projet non confirmé de plan pour un système de surveillance à l'échelle de la ville qui a été diffusé en ligne cette semaine, selon Reuters. Les critiques du Kremlin ont déclaré que cela risquait de transformer Moscou en « camp de concentration numérique ».

    D’autres autorités des pays touchés par le Covid-19 ne sont pas également contre un traçage des smartphones

    Les autorités du Singapour, qui ont confirmé le premier patient du pays le 23 janvier dernier, demandaient aux citoyens, pour faire respecter les périodes d'isolement à domicile, d'activer les services de géolocalisation sur leurs smartphones et de cliquer de façon périodique sur un lien envoyé par SMS. Ce lien signalait leur position, confirmant qu'ils restaient effectivement chez eux. Ces derniers devaient répondre aux messages dans un court laps de temps pour empêcher que des tiers ne trichent en laissant leurs téléphones pendant qu’ils s’aventurent à l’extérieur.

    La France n’exclut pas également des mesures similaires. La semaine dernière, le pays a annoncé la mise en place d’un comité de chercheurs et de médecins qui sera notamment chargé de conseiller l’exécutif sur les pratiques de backtracking qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus. Avant la décision de la France, cette stratégie, qui vise à utiliser les données de géolocalisation pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie, avait déjà été mise en œuvre ou en passe de l’être en Corée du Sud, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Israël, en Pologne, en Russie, ou encore à Taïwan.

    Quant au gouvernement suisse, il a fait appel à Swisscom pour qu’il lui signale les regroupements d'individus, selon un rapport publié la semaine dernière. Il a été demandé à Swisscom d’identifier les zones comptant au moins 20 cartes SIM dans un espace d’une superficie de 100 mètres sur 100. Le but, pour les autorités, est de déterminer si la population respecte l’interdiction de rassemblements de plus de cinq personnes dans l’espace public, à savoir les places publiques, les promenades et les parcs, comme le stipule l’article 7c, alinéa 1 de l’ordonnance 2 COVID-19.

    L’application de ces mesures de suivi par les gouvernements combinées à d’autres recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) permet aujourd’hui à certains pays comme le Singapour d’être parmi ceux qui contrôlent le mieux la propagation de l’infection. Cependant, selon Edward Snowden, s’il faut reconnaître qu’il y a des résultats, cela ne vient pas sans le revers de la médaille. Il prévient qu’une fois cet arsenal déployé par les gouvernements, il sera difficile pour eux d’y renoncer une fois la crise sanitaire sera terminée.

    Pour revenir, à la stratégie de Moscou pour faire respecter les mesures du confinement, Lysenko, le fonctionnaire de la ville, a déclaré que toute personne ne disposant pas d'un appareil capable de télécharger l'application de surveillance se verrait en prêter un par les autorités de la ville qu'elle retournerait plus tard. Huit régions du sud de la Russie ont mis en place des mesures de confinement similaires à Moscou mercredi, ce qui signifie que plus de 60 des 80 régions de Russie sont maintenant en état de confinement partiel, selon Reuters.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l’application de suivi et du système de code QR à déployer à l'échelle de Moscou ?
    Ces mesures sont-elles indispensables pour faire respecter les mesures de confinement ?
    Pensez-vous que ces mesures de surveillance seront purement et simplement abandonnées par les gouvernements une fois que la crise du coronavirus sera terminée ?

    Lire aussi

    COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones, pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés
    Covid-19 : faut-il pister les téléphones pour cibler les lieux de rassemblements ? Le PM canadien n'écarte pas l'idée, d'aller vers un « totalitarisme sanitaire », d'après les défenseurs des libertés
    Le gouvernement suisse fait appel à Swisscom pour lui signaler les regroupements d'individus, dans une tentative pour faire respecter les mesures de distanciation sociale
    « Les mesures de surveillance high-tech contre l'épidémie de Covid-19 survivront au virus et pourront devenir permanentes », prévient Snowden, à propos de méthodes comme le traçage de smartphones
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  3. #103
    Chroniqueur Actualités

    Des experts UE préparent une technologie respectueuse de la vie privée autour des smartphones, contre le Covid
    Des experts de l'UE préparent une technologie autour des smartphones pour aider à stopper la propagation du coronavirus
    Dans le cadre d’une initiative respectueuse de la vie privée

    Un groupe d'experts européens s'apprête à lancer une technologie autour des smartphones pour retrouver les personnes qui ont été en contact avec des tiers infectés par le coronavirus. La manœuvre est destinée à aider les autorités sanitaires à agir rapidement pour enrayer sa propagation.

    « C'est une méthode éprouvée pour aider à contenir la propagation des maladies infectieuses. L'objectif est d'informer le plus rapidement possible des tiers qui sont entrés en contact avec des personnes infectées, afin que les bonnes mesures soient prises en temps utile. Dans le cas du SRAS-CoV-2, une grande partie des transmissions se fait par des gouttelettes qui ne se déplacent que sur une certaine distance (environ 2 mètres). Le dispositif cible des individus qui peuvent avoir été exposés au virus par la proximité physique. C'est pourquoi l'initiative PEPP-PT utilise le terme de traçage de proximité », indiquent les chercheurs à propos de l’approche.


    L'initiative consiste en la collecte de données via des smartphones pour savoir avec qui une personne atteinte du virus a été en contact étroit, ce, pour pouvoir ensuite alerter les personnes à risque. Le projet dénommé Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), qui mobilise 130 experts, doit déboucher sur la mise sur pied d’une plateforme technologique sous licence d’ici le 7 avril. Celle-ci servira de base à diverses applications dont le déploiement débutera à peu près une semaine plus tard.

    La plateforme en gestation fait un usage anonyme de la technologie Bluetooth des téléphones portables d'une manière qui respecte le règlement général de l'Union européenne sur la protection des données (GDPR). Cela évite d’effectuer un suivi intrusif des données de localisation. Le système enregistre (pendant deux semaines) les connexions établies entre les smartphones sur ces derniers, plutôt que sur un serveur central, en utilisant un chiffrement fort. Seules les autorités sanitaires locales sont considérées comme des personnes de confiance pour télécharger des données afin de pouvoir avertir les personnes à risque d'infection et leur dire de s'isoler. Selon une étude réalisée par des chercheurs du Big Data Institute de l'université d'Oxford, 60 % de la population d'un pays devrait être impliquée pour que l'approche soit efficace. Les personnes qui ne possèdent pas de smartphones doivent mettre des dispositifs compatibles Bluetooth à enfiler autour d'un bras.

    L’initiative PEPP-PT fait suite à l’utilisation successive de technologies centrées sur les smartphones pour suivre la propagation du virus et appliquer les mesures de mise en quarantaine. Elle est similaire à l'application TraceTogether de Singapour, mais le modèle européen utilisera des codes pays afin de pouvoir fonctionner au-delà des frontières.

    Le Canada mise sur l’IA plutôt que sur les technologies centrées sur les smartphones

    De façon officielle, le pistage des smartphones pour cibler les lieux de rassemblements des individus n’est pas à l’ordre du jour au Canada dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Le pays table sur d’autres options technologiques, en l’occurrence, une solution de la firme BlueDot. La start-up canadienne basée à Toronto a été l’une des premières à tirer la sonnette d’alarme sur le risque de pandémie liée à l’éclosion, à l’époque, d’une mystérieuse épidémie de pneumonie qui sévissait dans la ville de Wuhan en Chine. Bien avant les premières déclarations de l’OMS et toutes les mesures de confinement que le monde vit désormais elle avait prévu, en s’appuyant sur une intelligence artificielle, dans quels pays l’épidémie allait ensuite circuler.

    Le système de détection de détection rapide de propagation des maladies infectieuses de BlueDot repose sur les méthodes du traitement automatique du langage et d’apprentissage automatique. Chaque jour, l’intelligence artificielle épluche des centaines de milliers d’articles sur internet et des données du trafic aérien afin de détecter et suivre les risques de propagation des agents pathogènes. Toutes les 15 minutes, 24/24h, l’algorithme décortique les rapports sanitaires officiels, analyse les forums de membres de corps médical, les blogs, les articles en ligne et scanne les textes à la recherche de mots-clés et d’expressions liés aux maladies respiratoires anormales. L’outil mis sur pied par une équipe de médecins, de vétérinaires, d’épidémiologistes, de « data scientists » et de développeurs peut lire 65 langues et est capable de traquer plus de 150 types de maladies.

    Les têtes derrière l’outil l’entraînent ensuite à reconnaître si l’information repérée correspond à une menace ou à une épidémie réelle ou non. Dans le cas où elle est crédible, elle fait l’objet d’introduction dans une base de données qui analyse divers paramètres*: lieu du foyer, aéroports alentours, itinéraires anonymes des passagers aériens à travers le monde, données climatiques et sur le système de santé de chaque pays, etc. Une fois l’analyse à son terme, BlueDot envoie une alerte à ses clients*: agences gouvernementales, compagnies aériennes, hôpitaux — dans les lieux qui vont recevoir le plus grand nombre de ces voyageurs. Objectif : prévenir ces acteurs à se préparer au pire.


    BlueDot a reçu du financement en début de semaine pour parfaire son modèle prévisionnel de l’évolution de la maladie. La firme a reçu 275 millions de dollars dans le cadre d’un investissement fédéral destiné à mobiliser les sciences dans la lutte contre le coronavirus.

    Sources : PEPP-PT, sciencemag

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette initiative ?

    Voir aussi :

    Alibaba : un nouvel algorithme d'IA peut identifier les infections à coronavirus avec une précision de 96 % et achever le processus de reconnaissance de la maladie en 20 secondes
    CoronaCoin : les développeurs de cryptomonnaie s'emparent du coronavirus pour créer un nouveau jeton morbide, dont le prix augmentera avec le nombre de personnes qui tombent malades ou meurent
    Coronavirus : l'édition 2020 de la Game Developer Conference a été reportée à l'été, suite à une vague d'annulations de grandes enseignes comme Facebook, Microsoft, Sony ou encore Unity
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  4. #104
    Membre régulier
    Meilleur idée pour gérer l’épidémie sans amener de dictature
    Je soutiens ça, pas les mesures d'urgences totalitaires soi disant temporaires qui peuvent durer indéfiniment

  5. #105
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    « C'est une méthode éprouvée pour aider à contenir la propagation des maladies infectieuses. L'objectif est d'informer le plus rapidement possible des tiers qui sont entrés en contact avec des personnes infectées, afin que les bonnes mesures soient prises en temps utile. Dans le cas du SRAS-CoV-2, une grande partie des transmissions se fait par des gouttelettes qui ne se déplacent que sur une certaine distance (environ 2 mètres). Le dispositif cible des individus qui peuvent avoir été exposées au virus par la proximité physique. C'est pourquoi l'initiative PEPP-PT utilise le terme de traçage de proximité », indiquent les chercheurs à propos de l’approche.
    En France quasiment personne n'a été testé, donc ça ne va pas servir à grand chose dans le cas du SRAS-CoV-2.
    Mais bon peut-être que ce sera utile à la prochaine nouvelle maladie. Il faudra faire comme à Singapour et réagir extrêmement vite, c'est en Janvier 2019 qu'il aurait fallut tester en masse, puis suivre les contaminés.
    Si une personne a été testé positive, elle peut toujours sortir sans son smartphone, quand elle sera à moins de 2 mères d'un individu il n'y aura pas d'alerte.

    Peut-être que technologie de surveillance sera utilisé pour le dé-confinement progressif. Ceux qui ont guérit de la maladie ont développé des anticorps, on pourrait peut-être les laisser circuler tranquillement, parce que comme leur organisme est un peu mieux préparé, c'est moins grave si ils se font contaminer une seconde fois.

    Après l'épidémie est-ce que les gouvernements arrêteront de suivre tout le monde ?
    Keith Flint 1969 - 2019

  6. #106
    Chroniqueur Actualités

    Un expert de l'ONU met en garde contre une menace de la surveillance du coronavirus qui survie à la crise
    « Les dictatures naissent souvent face à une menace » : un expert de l'ONU met en garde contre une menace à long terme pour la vie privée,
    Dans le cadre de la surveillance du coronavirus

    Le nouveau coronavirus continue de se propager avec plus de 200 pays et territoires touchés à ce jour. Pour ralentir la vitesse des infections, les gouvernements adoptent des mesures strictes de surveillance des populations que personne n’aurait imaginé dans certains des pays il y a seulement quelques mois. C’est dans ce contexte qu’un responsable des Nations Unies met garde contre une menace à long terme pour la vie privée dans le cadre de cette surveillance pour faire respecter les mesures de confinement contre le coronavirus.

    Plus de 846 000 personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus dans le monde et 41 482 en sont mortes, selon un rapport du WorldOmeter, un site Web qui calcule en temps réel des données relatives à la population mondiale. La pandémie de coronavirus a conduit les gouvernements à se déclarer essentiellement sur le pied de guerre - de nombreux hommes politiques faisant référence à un ennemi ou un agresseur "invisible".


    Dans une tentative de rompre la chaine des infections par le virus, même les pays considérés comme les démocraties les plus libérales du monde ont mis en place des mesures de quarantaine qui semblaient impensables, coupant certaines parties de leur pays des autres et privant les populations de tout déplacement. Pour faire respecter ces mesures, les responsables de plusieurs gouvernements se sont tournés vers des technologies plus autoritaires : de la reconnaissance faciale à la localisation des téléphones pour tracer les infections et surveiller la population tout en appliquant des mesures de confinement et de quarantaine.

    Cependant, le danger est que les mesures mises en place pour protéger les citoyens dans des circonstances exceptionnelles, alors que la plupart des gens reconnaissent qu'elles sont nécessaires, puissent survivre à la crise actuelle, a déclaré Joseph Cannataci, le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la vie privée.

    « Les dictatures et les sociétés autoritaires commencent souvent face à une menace », a déclaré M. Cannataci à la Fondation Thomson Reuters. « C'est pourquoi il est important d'être vigilant aujourd'hui et de ne pas céder toutes nos libertés », a-t-il ajouté d’après The Independent.

    Selon M. Cannataci, bien qu'il soit difficile d'évaluer correctement chaque mesure pendant que la pandémie se poursuit, des garde-fous devraient être mis en place pour garantir que les réponses soient nécessaires et proportionnées. Il a déclaré à la fondation que les mesures de surveillance devraient être inscrites dans la loi et clairement limitées dans le temps.

    Les technologies de surveillance mises en place par certains gouvernements

    Avec des infections signalées à travers le monde depuis que les premiers cas ont été identifiés en Chine en décembre 2019, les gouvernements ont adopté diverses mesures pour endiguer la contagion.

    La Chine, qui a longtemps imposé des technologies restrictives à ses citoyens, semble être sortie de sa première vague d'infection transmise à l'intérieur du pays après des mois de mesures de quarantaine fortement policées dans les régions les plus touchées, d’après The Independent.

    En plus d'utiliser des drones et la reconnaissance faciale – qu'elle utilise déjà pour surveiller les musulmans ouïgours dans la province du Xinjiang, selon The Independent –, la Chine a introduit un système obligatoire de feux de circulation qui utilise une application mobile pour déterminer si les gens peuvent se déplacer ou se rencontrer. Les citoyens sont encouragés à utiliser une application de suivi pour smartphone, et les personnes classées en rouge ou en jaune sur l'application ne sont pas autorisées à voyager ou à visiter des lieux publics, tels que les restaurants ou les centres commerciaux, pendant 14 jours respectivement.

    Israël a permis à son agence antiterroriste de surveiller les données de localisation des téléphones – généralement utilisé sur les Palestiniens, selon The Independent – pour alerter les personnes qui peuvent avoir été en contact avec une personne infectée ou pour signaler aux porteurs du virus qu’ils ont violé les règles de la quarantaine. « Nous allons très bientôt commencer à utiliser la technologie, les moyens numériques que nous avons utilisés pour lutter contre le terrorisme », tels ont été les mots employés par le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu.


    Singapour a lancé une application de recherche de contacts sur smartphone pour aider à identifier ceux qui ont été exposés à des personnes infectées. L’innovation technologique des autorités de Singapour pour le suivi des mouvements est l’introduction d’une application dénommée TraceTogether. Elle utilise la technologie Bluetooth pour noter les contacts étroits des citoyens – les personnes dont ils se sont approchés à moins de 2 mètres et avec lesquelles ils ont passé au moins 30 minutes.

    Le gouvernement sud-coréen, qui a été largement salué pour ses efforts visant à ralentir la propagation de l'épidémie, a initialement publié des informations très détaillées sur les cas confirmés, notamment l'âge, le sexe et les trajets quotidiens. Ce qui a permis aux développeurs Web d’établir des cartes détaillées des mouvements des citoyens en utilisant la vidéosurveillance, le suivi téléphonique et la localisation des transactions bancaires.

    Au Royaume-Uni, les défenseurs de la vie privée ont averti Whitehall qu'il pourrait chercher à utiliser les données de localisation anonymes des clients pour cartographier les mouvements des personnes – une affirmation que la compagnie de téléphone O2 a démentie.

    Selon The Independent, la police britannique n'a reçu l'ordre d'arrêter et d’infliger une amende aux gens qu'en "dernier recours", après que certaines forces aient été critiquées pour leurs tactiques. La police de Warrington a déclaré qu'elle avait délivré six citations à comparaître pour des infractions telles que le fait d'acheter des "articles non essentiels" et de "sortir en voiture par ennui", tandis que la police du Derbyshire a admis avoir utilisé des drones pour surveiller les citoyens qui se promènent dans les collines du Peak District, a rapporté The Independent.

    L'ancien juge de la Cour suprême Lord Sumption a comparé l'application des mesures de confinement du Premier ministre Boris Johnson à « un état policier », tandis que l'avocat des droits de l'homme Jules Carey a accusé les forces de police trop zélées de contribuer à un « sentiment dystopique de la société ».

    Les outils volontaires, tels que les applications de suivi des appels téléphoniques nécessitant le consentement des utilisateurs, devraient être privilégiés

    M. Cannataci a averti que les données obtenues par le suivi téléphonique pourraient être utilisées à mauvais escient ou volées pour diffamer les minorités ethniques, religieuses ou sexuelles vulnérables, les exposant ainsi au risque de violence et de discrimination. Selon lui, si les données sanitaires peuvent être utiles pour évaluer la vulnérabilité des citoyens au Covid-19, elles pourraient également être utilisées de manière abusive pour identifier les personnes séropositives dans les pays où cette maladie est considérée comme un indicateur d'homosexualité et où l'homophobie est répandue.

    « Nous devons être très prudents dans l'utilisation de ces outils », a déclaré M. Cannataci. « Et les citoyens doivent utiliser tous les moyens dont ils disposent pour influencer à la fois les politiques et les lois qui les concernent ».

    Les gouvernements devraient privilégier les outils volontaires - tels que les applications de suivi des appels téléphoniques nécessitant le consentement des utilisateurs - plutôt que des pouvoirs de surveillance plus étendus, a déclaré M. Cannataci, avant d’exhorter les pays à mettre en place des organes indépendants pour superviser ces mesures. « Toute forme de données peut être mal utilisée de manière incroyablement mauvaise », a-t-il déclaré. « Si vous avez un dirigeant qui veut abuser du système, le système est là », a-t-il indiqué.

    La mise en garde du responsable de l’ONU intervient alors qu’un groupe d’experts de l'UE préparent une technologie autour des smartphones, décrite comme une initiative respectueuse de la vie privée, pour aider à stopper la propagation du coronavirus. L’initiative, baptisée Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), consiste en la collecte de données via des smartphones pour savoir avec qui une personne atteinte du virus a été en contact étroit, ce, pour pouvoir ensuite alerter les personnes à risque.

    Le projet, qui mobilise 130 experts, doit déboucher sur la mise sur pied d’une plateforme technologique sous licence d’ici le 7 avril prochain. Celle-ci servira de base à diverses applications dont le déploiement débutera à peu près une semaine plus tard.

    Bien que certains gouvernements aient déjà déployé des technologies de surveillance de masse au niveau national et international bien avant cette crise, espérons que ce nouveau déploiement de surveillance, non encadré par la législation, soit abandonné une fois que l’urgence sanitaire sera terminée.

    Source : The Independent

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Pensez-vous que ces mesures de surveillance seront abandonnées une fois que la crise sera terminée ?

    Lire aussi

    Poutine prend des précautions contre le coronavirus alors que le Kremlin dévoile une application de suivi, qui risque de transformer Moscou en « camp de concentration numérique »
    COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones, pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés
    Israël décide d'utiliser une technologie antiterroriste pour limiter la propagation du coronavirus, annonce faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahu
    Des experts de l'UE préparent une technologie autour des smartphones pour aider à stopper la propagation du coronavirus, dans le cadre d'une initiative respectueuse de la vie privée
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  7. #107
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Mais bon peut-être que ce sera utile à la prochaine nouvelle maladie. Il faudra faire comme à Singapour et réagir extrêmement vite, c'est en Janvier 2019 qu'il aurait fallut tester en masse, puis suivre les contaminés.
    Tu compares un pays de 5 millions d'habitants, répartis sur quelques 720km², avec un de 65 millions d'habitants, sur près de 650.000 km² ? T'es conscient que le stock de tests n'est pas illimité ? Qu'en plus il y a eu deux cas détectés à Paris et 1 à Bordeaux ? Que les premiers symptômes mettent du temps à apparaitre et ne sont pas toujours détectés ?

    Après je dis pas que les dirigeants n'ont pas fait d'erreurs, mais faut peut-être comparer ce qui est comparable...
    J'ai fais des fautes dans mon message ? Bah ça arrive... Tout le monde fait des fautes, je ne fais pas exception. Des fois parce que j'écris trop vite, parfois parce que je suis fatiguée, parfois parce que je ne me relis pas parce que je n'ai pas le temps, ou la flemme (genre à 4h du matin).
    Alors si vous voulez me répondre sur le fond de mon message en glissant un petit "fait attention aux fautes" OK. Mais si votre message consiste juste à surligner toutes les fautes comme un maniaque, sans rien apporter à la discussion, faites-le par MP, ça évitera de polluer.
    Merci

  8. #108
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par TheLastShot Voir le message
    Après je dis pas que les dirigeants n'ont pas fait d'erreurs, mais faut peut-être comparer ce qui est comparable...
    Des pays asiatiques ont subit un traumatisme dans le passé (2003), donc maintenant ils sont au taquet. Au prochain virus tous les pays seront à fond dès le début. (sauf si ça arrive dans plusieurs décennies)
    Singapour a utilisé la technologie de traçage pour prévenir les gens qu'ils ont été en contact avec des contaminés, c'est pour ça que je parle de ce pays. Cette technologie est efficace si elle est utilisée au début de la crise. En France c'est trop tard pour localiser les personnes contaminés.

    C'est montrer là (à partir de 15:45) :
    https://youtu.be/bM7AOBxqjnE?t=943
    Ils ont cherché les porteurs de virus sans symptôme dès le début.
    7000 tests par million de personnes (fin mars).
    Keith Flint 1969 - 2019

  9. #109
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Singapour a utilisé la technologie de traçage pour prévenir les gens qu'ils ont été en contact avec des contaminés, c'est pour ça que je parle de ce pays. Cette technologie est efficace si elle est utilisée au début de la crise. En France c'est trop tard pour localiser les personnes contaminés.
    Alors, je vais me permettre de te citer toi-même:
    Le problème c'est la surveillance de masse, c'est de vouloir savoir en permanence ou chaque individu se situe, alors que l'écrasante majorité des gens respectent le règlement. C'est sympa à Singapour, mais je ne veux pas de ça ici.
    Là suite ça va être d'implanter une puce RFID dans chaque citoyen.
    Et si un jour un gouvernement plus totalitaire que celui de Valls prend le pouvoir en France ?
    Alors soit tu as un problème de cohérence dans ta pensée en ce qui concerne la surveillance (qui est forcément de masse, parce que sinon ça supposerait que tu sais à l'avance qui sont les gens à surveiller et donc que tu n'as pas besoin de le faire ou que tu le fais déjà...), soit tu as changé d'avis entre temps, soit tu supposes que la surveillance c'est bon pour Singapour mais que nous on est au dessus de ça...

    Quelle est ton choix camarade ?
    J'ai fais des fautes dans mon message ? Bah ça arrive... Tout le monde fait des fautes, je ne fais pas exception. Des fois parce que j'écris trop vite, parfois parce que je suis fatiguée, parfois parce que je ne me relis pas parce que je n'ai pas le temps, ou la flemme (genre à 4h du matin).
    Alors si vous voulez me répondre sur le fond de mon message en glissant un petit "fait attention aux fautes" OK. Mais si votre message consiste juste à surligner toutes les fautes comme un maniaque, sans rien apporter à la discussion, faites-le par MP, ça évitera de polluer.
    Merci

  10. #110
    Membre extrêmement actif
    Pour moi ce n'est pas incohérent, je peux dire ces 2 choses en parallèle :
    - la surveillance de masse supprime des libertés / il ne faut pas que la crise du SARS-CoV-2 soit utilisé comme prétexte pour surveiller chaque individu
    - à Singapour cette technologie a peut-être aidé à limiter l'épidémie
    Il y a rien de contradictoire dans les 2 idées.

    Quand c'est utilisé ça peut être utile, mais le jeu n'en vaut pas la chandelle.
    À chaque crise les gouvernements en profitent pour supprimer des libertés, par exemple, la surveillance de masse qui a fait scandale sous Obama a du commencer en Septembre 2001.
    En France il y a des caméras partout et on limite l'utilisation de l'argent liquide soit disant pour lutter contre le terrorisme, alors que le 14 juillet 2016 à Nice il y avait des caméras partout et le terroriste à louer un camion par carte bancaire.

    Pour moi en France c'est trop tard pour commencer à tracer toutes les personnes, donc là ce serait inefficace et liberticide, alors que ça aurait pu être liberticide mais un peu efficace.
    Mais peut-être que la prochaine fois, avant que le premier cas n'arrive en France, le système sera déjà mis en place, on testera beaucoup de monde, pour les isoler et demander aux personnes qui ont été en contact de se faire tester.
    C'est possible que des élus disent "il faut absolument éviter une crise comme en 2020" et ils ficheront tous les individus. Ils pourront utiliser l'argument "à l'époque ça a été testé à Singapour et ça a été plutôt efficace pour eux".

    Enfin bref on va rester encore longtemps en confinement et après il devrait y avoir une crise économique majeur.
    Ce serait bien que des outils de surveillance de masse ne soient pas mis en place d'ici là, tant pis si ça augmente un peu le nombre de morts.
    Il y a plein de chefs d'entreprises qui vont faire faillite qui seront peut-être chaud à l'idée de rejoindre le mouvement des gilets jaunes. La classe moyenne va prendre cher.
    On pourrait se retrouver comme dans les années 1920 et ça va être chaud.
    Là on voit bien la fragilité de la mondialisation. Un petit coronavirus et tout se casse la gueule.
    Keith Flint 1969 - 2019

  11. #111
    Chroniqueur Actualités

    COVID-19 : l'application de traçage des smartphones en France se fera volontairement
    COVID-19 : la France confirme que l'option du traçage des smartphones est sur la table,
    mais que l'utilisation d'une telle application se fera sur la base du volontariat

    La France a annoncé la mise en place d’un comité de chercheurs et de médecins qui sera notamment chargé de conseiller l’exécutif sur les pratiques de backtracking qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

    Composé de douze chercheurs et médecins, le comité analyse recherche et expertise (CARE) a été installé mardi 24 mars à l’Élysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Édouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

    Présidé par Françoise Barré-Sanoussi, virologiste à l’Institut Pasteur/Inserm, prix Nobel et découvreuse du virus du SIDA, le comité assurera « le suivi des études thérapeutiques autorisées en France et les essais engagés sur des traitements à l’étranger ».

    Selon un communiqué de la présidence de la République, repris par Reuters, le comité CARE doit accompagner la réflexion des autorités accompagnera « la réflexion des autorités sur la doctrine et la capacité à réaliser des tests ainsi que sur l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ». Celle-ci pourrait s’appuyer sur la géolocalisation des smartphones.

    Le gouvernement privilégie le volontariat

    En compagnie du ministre de la Santé Olivier Véran, Edouard Philippe a répondu, ce mercredi soir, aux premières questions de la mission d’information, nouvellement mise en place par les députés. Il a confirmé que l’option du tracking était sur la table. Toutefois aucune loi ne viendrait rendre obligatoire l’application : « Ces dispositifs en France ne seraient pas légalement permis. On pourrait peut-être sur le fondement d’un engagement volontaire utiliser ces méthodes pour mieux tracer la circulation du virus, mais nous n’avons pas d’instrument légal et nous ne travaillons pas sur des instruments qui le rendraient obligatoire ». En clair, le gouvernement laisse la question ouverte, mais lorgne une solution volontaire s’appuyant donc sur le consentement des personnes concernées.

    Le principe serait donc le suivant : les Français utilisent volontairement une application mobile dédiée, qui enregistre les contacts des personnes qu’ils rencontrent. En cas de contraction du virus, toutes les personnes rencontrées précédemment, sur les 14 derniers jours par exemple, peuvent alors être alertées pour se faire dépister et/ou se mettre en quarantaine stricte.

    Un tel dispositif a été déployé à Taïwan et en Corée du Sud. En Europe, le projet le plus abouti est mené par un consortium piloté par des chercheurs de l’université britannique d’Oxford. Ils ont travaillé sur une application mobile qui, grâce à la technologie sans fil Bluetooth, est capable de détecter si un autre téléphone mobile équipé de cette même application se trouve à proximité immédiate. Les données ainsi captées, conservées uniquement sur le téléphone et un temps défini pour ne pas violer la protection des données personnelles, ne serviraient qu’à alerter les personnes précédemment croisées en cas de symptômes et/ou de détection du virus.

    Cette application, qui ne se base sur aucune géolocalisation, ne permet pas de savoir qui a fait courir le risque d'être contaminé ni où.

    Ce schéma résume l’idée des chercheurs


    « Une application de pistage des contacts, qui enregistre dans une mémoire locale les contacts de proximité et informe immédiatement ceux des cas positifs, peut permettre de contrôler l'épidémie si elle est utilisée par suffisamment de personnes », estiment les chercheurs dans la présentation de leurs travaux. «  En ciblant les recommandations de quarantaine uniquement sur les personnes à risque, les épidémies pourraient être contenues sans avoir besoin de mesures de confinement généralisé, préjudiciables à la société ».

    Les résultats de l’enquête du CARE

    Selon une étude du CARE, le traçage des contacts au travers d’une application téléphone est très utile parce qu’un individu peut infecter les autres avant même de montrer les symptômes du Covid-19. Une mise en quarantaine immédiate permettrait de protéger la famille, les amis et les collègues de ceux qui sont entrés en contact étroit avec une personne atteinte du Covid-19. Si utilisée par un nombre suffisant de personnes, une telle application permettrait de contrôler l’épidémie sans avoir besoin de recourir à des mesures prolongées et très coûteuses de confinement général.


    Raisons pour installer l’application

    « Une politique de traçage numérique ne peut être efficace que s’il y a un nombre suffisant de citoyens qui adhèrent au principe et installent l’application. Les résultats de notre étude sont à ce titre encourageants et suggèrent le potentiel d’une telle approche.

    « Notre étude suggère que le public français serait plus en faveur d’une installation volontaire que d’une installation automatique (avec possibilité de désinstallation), même si les deux modes d’installation semblent recueillir le soutien de la majorité des personnes que nous avons interrogées. Il y a des tensions évidentes entre ces deux approches. Une installation automatique amènerait certainement à des taux plus élevés d’adoption, par exemple parce qu’elle réduit les coûts d’installation. Cependant, le mode d’installation automatique a un caractère beaucoup plus intrusif et son implémentation pose des questions en termes de respect des lois en vigueur.

    « Les raisons les plus souvent citées contre une installation sont la peur d’un piratage du téléphone, la crainte que le gouvernement ne renforce la surveillance, et une plus grande anxiété. Il semble essentiel de prendre en compte ces craintes dans le développement de l’application et les procédures d’installation. D’un point de vue technique, il semble tout à fait possible d’éviter l’utilisation des données GPS et de se reposer uniquement sur les capacités de la technologie Bluebooth (comme à Singapour). D’un point de vue organisationnel, il semble qu’il sera aussi crucial de faire appel à une autorité renommée, transparente, et indépendante du gouvernement, pour établir la confiance des Français dans cette approche. Nos résultats suggèrent en effet que beaucoup de Français se méfieront d’une politique de traçage numérique initiée par la seule volonté du gouvernement. À ce titre, une installation automatique pourrait être beaucoup plus difficile à instaurer politiquement ».

    Sources : Assemblée Nationale, enquête CARE

    Et vous ?

    Que pensez-vous d'une telle application ?
    Seriez-vous disposé à l'utiliser 
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  12. #112
    Membre émérite
    Bonjour,

    Que pensez-vous d'une telle application ?
    L'idée de pister via la techno les personnes infectées ou à risque pour prévenir, et mettre en confinement apparait excellente sur le papier.

    Il y a un énorme "MAIS". Je vais englober dans ce "MAIS" plusieurs choses et scénarios/scénarii.

    Le jour ou l'on dit on déconfine :

    Tout ce qui attrait à des choix de vie (se marier, achat d'une maison, divorcer, engager des travaux, déménager , réaliser un projet professionnel , organisation d'un décès ...) , et tout ce qui attrait à des acte administratif / médicaux / légaux (contrôle technique, renouvellement de documents officiels , rendez et convocation officielles , examen médical ... ) .

    On va se retrouver avec une France/Europe à 2 vitesses ... Les confinés VS les non confinés . Les personnes confinés ne pourront plus vivre normalement. J'entends par la une surveillance sur des gens de bonne fois , potentiellement non malade avec un emballement du système administrativo-bureaucratique contre eux .

    4 exemples concrets de situations, tirées par le cheveux ou des situations paradoxales pourraient arriver :

    1) vous avez un examen officiel qui tombe un jour ou vous êtes confinés (permis, concours, examen de fin d'étude ... ) > vous transgressez la règle de confinement pour passer votre examen au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas à l'examen et ratez celui ci au risque renoncer à un projet de vie ?

    2) vous avez un entretien d'embauche alors que vous êtes confiné , on doit à tout prix vous rencontrer physiquement > vous transgressez la règle de confinement pour aller à l'entretien d'embauche au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas à l'entretien d'embauche au risque de pas trouver de travail de vous faire devancer et rester lencore ongtemps au chômage ?

    3) vous souhaitez renouveler un document officiel (carte d'identité ou carte grise) car celui ci arrive à échéance > vous transgressez la règle de confinement pour refaire un titre d'identité au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas refaire un titre d'identité au risque de ne pas plus pouvoir traverser une frontière pour aller travailler ou de voir votre famille ?

    4) vous êtes inscrit sur un site de rencontre , vous avez un rencard avec celui/celle qui vous a tapé dans l'oeil > vous transgressez la règle de confinement pour rencontrer votre âme sœur au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas au rencard et resterez vieux garçon/vieille fille à vie ?

    ---

    C'est pour dire que les mesures post déconfinements auront des répercussions bien au delà de ce que l'on peut imaginer. Ajouter à cela une crise ou des crises (?) inattendue(s) en plus des restes de la crise de 2008 ...

    Alors si des soignants ou le corps médical nous lit , celui ci va déclencher un incendie et être fou de rage .

    Ce que pensent beaucoup de monde tout bas : " Les mesures de confinement on en a strictement rien à foutre . Quitte à avoir le culot de les outrepasser pour ne pas se faire interdire/empêcher/bloquer/contrer ".

    Ajoutez à cela les effets psychologiques, psychiques ... en terme d'exaspération et de ras le bol on va attendre des sommets > gilet jaune puissance 10000 .

    ---

    Je parie que vous serez plus d'un a me mettre des pouces rouges et à être très en colère à lecture de ce commentaire.

  13. #113
    Chroniqueur Actualités

    Big Brother à l'ère du coronavirus - plus de 100 groupes alertent contre une extension de la surveillance
    Big Brother à l'ère du coronavirus - plus de 100 groupes alertent contre une extension de la surveillance :
    « Nous vivons un temps extraordinaire, mais les droits de l'homme s'appliquent toujours »

    « Les dictatures naissent souvent face à une menace », a déclaré cette semaine le rapporteur spécial des Nations unies, Joseph Cannataci, mettant en garde contre une menace pour la vie privée dans le cadre de l’utilisation de la surveillance pour suivre les populations, qui pourrait survivre à la période de la pandémie du coronavirus. Jeudi, plus de 100 groupes de la société civile ont exhorté les gouvernements à ne pas utiliser la pandémie mondiale comme couverture pour mettre en place de futurs espionnages électroniques envahissants, mais à s'assurer que les données soient effacées une fois la crise sanitaire terminée.

    Selon la déclaration conjointe, les groupes de défense des droits de l'homme reconnaissent que la technologie peut et doit jouer un rôle important dans cet effort pour sauver des vies, par exemple, en diffusant des informations sur la santé publique et en améliorant l'accès aux soins de santé. Toutefois, les groupes sont contre « une augmentation des pouvoirs de surveillance numérique de l'État, tels que l'accès aux données de localisation des téléphones portables », qui menace « la vie privée, la liberté d'expression et la liberté d’association, d'une manière qui pourrait violer les droits et dégrader la confiance dans les autorités publiques ». Selon eux, au lieu d’être efficaces, ces mesures saperaient toute réponse de santé publique.


    La déclaration est cosignée par les groupes qui viennent du monde entier, dont Amnesty International, Access Now, Big Brother Watch, le Comité pour la protection des journalistes, l'Electronic Privacy Information Center (EPIC) Human Rights Watch, Privacy International, Public Citizen, WITNESS et la World Wide Web Foundation.

    Les groupes reconnaissent que la crise de santé publique « exige une réponse coordonnée et à grande échelle », mais ils demandent instamment aux gouvernements « de faire preuve de leadership dans la lutte contre la pandémie de manière à garantir que l'utilisation des technologies numériques pour suivre et surveiller les individus et les populations se fasse dans le strict respect des droits de l'homme ». Selon eux, de telles mesures présentent également un risque de discrimination et peuvent nuire de manière disproportionnée à des communautés déjà marginalisées.

    Alors que le nouveau coronavirus découvert en Chine en décembre dernier se répandait dans d’autres pays, la capacité à suivre le virus grâce à la technologie numérique a été essentielle pour comprendre l'évolution de l'épidémie. Le Guardian a rapporté en mars que « les citoyens chinois ont dû s'adapter à un nouveau niveau d'intrusion gouvernementale » et que les critiques s'inquiètent de la persistance de la surveillance même après la fin de la pandémie. Avant même que l'épidémie de coronavirus ne commence en Chine à la fin de l'année dernière, le pays était largement connu et critiqué pour sa surveillance de masse, notamment la technologie de reconnaissance faciale.

    Des inquiétudes quant à la manière dont les gouvernements et le secteur privé utilisent la technologie de surveillance pour suivre les personnes pendant la pandémie sont également apparues ailleurs, comme à Singapour, aux États-Unis, en Israël et au Royaume-Uni.

    « Nous vivons un temps extraordinaire, mais les droits de l'homme s'appliquent toujours », poursuit la déclaration. « Aujourd'hui plus que jamais, les gouvernements doivent veiller rigoureusement à ce que toute restriction à ces droits soit conforme aux garanties des droits de l'homme établies de longue date ».


    « Les autorités et les entreprises pourraient réécrire les règles de l'écosystème numérique à l'encre couleur corona »

    Les initiatives hâtives d'accès aux téléphones portables pour suivre les interactions entre les populations et en particulier les personnes infectées « menacent la vie privée, la liberté d'expression et la liberté d'association », ont averti Privacy International et Human Rights Watch (HRW). Selon HRW, quelques semaines seulement après le début de la pandémie, 14 pays utilisaient des applications pour retrouver les porteurs du virus ou appliquer des quarantaines. Et quelque 24 pays utilisaient déjà les télécommunications pour la localisation, a rapporté le site Web de Deutsche Welle.

    « Les gouvernements risquent d'aggraver les dommages causés par cette épidémie en faisant peu de cas de notre vie privée et de notre dignité, et en ignorant les protections qui ont été mises en place en réponse directe à l'abus de pouvoir lors des crises mondiales passées », a averti Peter Micek, avocat général d'Access Now, dans une déclaration. « En vendant les outils de surveillance comme des solutions de santé publique, les autorités et les entreprises trop volontaires pourraient réécrire les règles de l'écosystème numérique à l'encre couleur corona – qui, nous le craignons, est permanent ».

    La directrice adjointe d'Amnesty Tech, Rasha Abdul Rahim, a déclaré jeudi que « la technologie peut jouer un rôle important dans l'effort mondial de lutte contre la pandémie de COVID-19 ; cependant, cela ne donne pas aux gouvernements carte blanche pour étendre la surveillance numérique. Le passé récent a montré que les gouvernements sont réticents à renoncer à leurs pouvoirs de surveillance temporaires. Nous ne devons pas nous laisser aller à un état permanent de surveillance élargie maintenant ».


    Les préoccupations en matière de protection de la vie privée

    Le "code sanitaire" général de la Chine, qui a été appliqué à Wuhan, la ville où le virus aurait été transmis pour la première fois à l'homme, a des parallèles avec la Corée du Sud - où des cartes sont apparues pour suivre les patients - et Singapour. Cependant, l'utilisation volontaire a été encouragée dans d'autres pays comme l'Autriche, où une application appelée "Stopp Corona" a été téléchargée 130 000 fois, d’après Deutsche Welle (DW).

    Les systèmes avertissent les utilisateurs si l'un de leurs contacts contracte le virus. Selon DW, la ministre autrichienne de la Justice, Alma Zadic, a rejeté les préoccupations relatives à la protection de la vie privée en déclarant qu'elle téléchargerait elle-même l'application. En Israël, 1,5 million de personnes ont téléchargé "HaMagen", une application qui avertit les utilisateurs s'ils ont croisé le chemin d'un patient atteint du coronavirus. « Nous devons nous assurer que tous les Israéliens ont l'application », a déclaré Morris Dortman, directeur général adjoint du ministère israélien de la Santé.

    Même la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mercredi qu'elle était « disposée » à se soumettre à la procédure de géolocalisation si un prototype de système s'avérait utile. Selon DW, après le tollé général suscité par le projet de demander aux opérateurs de téléphonie mobile de transmettre les données de 46 millions de clients, le ministre allemand de la Santé Jens Spahn et la ministre de la Justice Christine Lambrecht examinent un autre projet de système "volontaire".


    La déclaration des groupes de défense des droits détaille huit conditions qui, selon eux, doivent être remplies pour justifier une surveillance numérique accrue dans le cadre des efforts de confinement du coronavirus. Ces conditions comprennent des exigences de transparence, des délais, des restrictions sur la manière dont les données peuvent être utilisées, des protections de la vie privée, des mesures pour prévenir la discrimination et la participation des parties prenantes concernées.

    Le nouveau système allemand, qui est en examen, a été développé par l'institut de télécommunications allemand Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) en collaboration avec l'institut Robert Koch (RKI), l'agence de santé publique du pays. Des tests ont été effectués à Berlin mercredi, selon DW. Le commissaire fédéral allemand à la protection des données, Ulrich Kelber, a déclaré que la collecte ne pouvait avoir lieu qu'avec le consentement des citoyens, les données n'étant stockées que pour une durée limitée. Une surveillance pratiquement ininterrompue comme en Chine serait impossible, a-t-il affirmé. Ce qui va dans le sens des conditions des groupes.

    « Cette crise offre l'occasion de démontrer notre humanité commune », indique la déclaration commune. « Nous pouvons faire des efforts extraordinaires pour lutter contre cette pandémie, dans le respect des normes relatives aux droits de l'homme et de l'État de droit. Les décisions que les gouvernements prennent aujourd'hui pour faire face à la pandémie façonneront ce à quoi le monde ressemblera à l'avenir ».

    Plusieurs commentateurs sont furieux contre les mesures de surveillance intrusives déjà ou en train d’être mises en place par les gouvernements. Mais un commentateur n’est pas d’accord avec la mise « en garde contre les excès du gouvernement en ce moment » par les groupes de défense des droits. Pour lui la "sécurité publique" est « invariablement la justification de telles choses », en parlant des mesures de surveillance. Et vous, pensez-vous que la crise actuelle justifie-t-elle ces mesures ?

    Sources : Déclaration conjointe, Acces Now, Amnesty International, Deutsche Welle

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la déclaration conjointe des groupes de défense ?
    Pensez-vous que les huit conditions des groupes peuvent être mises en œuvre par les gouvernements et les entreprises de technologie ?
    Pensez-vous que l’ensemble des droits de l’homme peuvent être respectés dans une pareille urgence sanitaire ?

    Lire aussi

    « Les dictatures naissent souvent face à une menace » : un expert de l'ONU met en garde contre une menace à long terme pour la vie privée, dans le cadre de la surveillance du coronavirus
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    COVID-19 : la France n'est pas contre un traçage des smartphones, pour déterminer si des personnes a priori saines ont été en contact avec des individus contaminés
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  14. #114
    Expert éminent
    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    Et vous, pensez-vous que la crise actuelle justifie-t-elle ces mesures ?
    Absolument pas.

    Des pandémies, ça n'a rien de nouveau. Si on a pu faire sans jusque là, y'a pas de raison que ça change. Le problème est que les décisions successives qui ont été prises pendant les dernières décennies ont largement fragilisé notre résilience à ce niveau. Que ce soit notre système de santé à bout de souffle à cause des coupe budgétaires qui font passer les valeurs sociales après les valeurs économiques, ou les décisions qui ont délégué à d'autres que l'état des responsabilités qui auraient dû rester dans son giron et qui ne nous permettent plus maintenant de prendre les initiatives nécessaires chez nous sans devoir demander la permission à des gens qui ont d'autres priorités. Les fruits de ces décisions nous montrent aujourd'hui que le, jadis, "meilleur système de santé du monde" est désormais incapable de s'occuper d'une grosse grippe par lui-même, et cela donne du grain à moudre à ces même décideurs incompétents qui affirment maintenant vouloir boucher les trous en mettant en place des moyens de suivi de la population.

    La logique du "je prends des mauvaises décisions, et quand tout explose, je le justifie parce qu'on n'aurait pas encore pris assez de mauvaises décisions", ça ne me convainc pas.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  15. #115
    Membre émérite
    Bonsoir

    Que pensez-vous de la déclaration conjointe des groupes de défense ?
    Il y a d'énorme risque pour les fonctionnements de la sociétés post épidémie.

    Pensez-vos que les huit conditions des groupes peuvent être mises en œuvre par les gouvernements et les entreprises de technologie ?
    Même mis en place , il y aura des dérives .

    Pensez-vous que l’ensemble des droits de l’homme peuvent être respectés dans une pareille urgence sanitaire ?
    Pas du tout. Même après de grosses interrogation subsistent. Je vous invite à lire mon commentaire du dessus que je cite . Des situations imaginaires mais pas impossible :

    Citation Envoyé par tanaka59 Voir le message
    Bonjour,

    L'idée de pister via la techno les personnes infectées ou à risque pour prévenir, et mettre en confinement apparait excellente sur le papier.

    Il y a un énorme "MAIS". Je vais englober dans ce "MAIS" plusieurs choses et scénarios/scénarii.

    Le jour ou l'on dit on déconfine :

    Tout ce qui attrait à des choix de vie (se marier, achat d'une maison, divorcer, engager des travaux, déménager , réaliser un projet professionnel , organisation d'un décès ...) , et tout ce qui attrait à des acte administratif / médicaux / légaux (contrôle technique, renouvellement de documents officiels , rendez et convocation officielles , examen médical ... ) .

    On va se retrouver avec une France/Europe à 2 vitesses ... Les confinés VS les non confinés . Les personnes confinés ne pourront plus vivre normalement. J'entends par la une surveillance sur des gens de bonne fois , potentiellement non malade avec un emballement du système administrativo-bureaucratique contre eux .

    4 exemples concrets de situations, tirées par le cheveux ou des situations paradoxales pourraient arriver :

    1) vous avez un examen officiel qui tombe un jour ou vous êtes confinés (permis, concours, examen de fin d'étude ... ) > vous transgressez la règle de confinement pour passer votre examen au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas à l'examen et ratez celui ci au risque renoncer à un projet de vie ?

    2) vous avez un entretien d'embauche alors que vous êtes confiné , on doit à tout prix vous rencontrer physiquement > vous transgressez la règle de confinement pour aller à l'entretien d'embauche au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas à l'entretien d'embauche au risque de pas trouver de travail de vous faire devancer et rester lencore ongtemps au chômage ?

    3) vous souhaitez renouveler un document officiel (carte d'identité ou carte grise) car celui ci arrive à échéance > vous transgressez la règle de confinement pour refaire un titre d'identité au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas refaire un titre d'identité au risque de ne pas plus pouvoir traverser une frontière pour aller travailler ou de voir votre famille ?

    4) vous êtes inscrit sur un site de rencontre , vous avez un rencard avec celui/celle qui vous a tapé dans l'oeil > vous transgressez la règle de confinement pour rencontrer votre âme sœur au risque d'avoir une amende et de finir devant la justice / en prison , vous n'allez pas au rencard et resterez vieux garçon/vieille fille à vie ?

    ---

    C'est pour dire que les mesures post déconfinements auront des répercussions bien au delà de ce que l'on peut imaginer. Ajouter à cela une crise ou des crises (?) inattendue(s) en plus des restes de la crise de 2008 ...

    Alors si des soignants ou le corps médical nous lit , celui ci va déclencher un incendie et être fou de rage .

    Ce que pensent beaucoup de monde tout bas : " Les mesures de confinement on en a strictement rien à foutre . Quitte à avoir le culot de les outrepasser pour ne pas se faire interdire/empêcher/bloquer/contrer ".

    Ajoutez à cela les effets psychologiques, psychiques ... en terme d'exaspération et de ras le bol on va attendre des sommets > gilet jaune puissance 10000 .

    ---

    Je parie que vous serez plus d'un a me mettre des pouces rouges et à être très en colère à lecture de ce commentaire.

  16. #116
    Chroniqueur Actualités

    Tracking contre le coronavirus : Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur français, confirme la piste
    Tracking contre le coronavirus – Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur français, confirme la piste :
    « C’est un outil qui sera retenu et soutenu par l’ensemble des Français »

    Invité au journal télévisé de 20 heures sur France 2, le dimanche 5 avril, le ministre français de l’Intérieur s’est dit favorable au tracking à visée médicale, confirmant que l’exécutif souhaite utiliser certaines données des téléphones, notamment les coordonnées GPS, pour tracer les contaminations éventuelles au Covid-19. Alors que cette pratique est décriée, car susceptible de violer les libertés individuelles et la vie privée, Christophe Castaner a estimé qu’elle pourrait tout de même être « soutenue » par les Français.

    En répondant aux questions de Laurent Delahousse, Christophe Castaner a confirmé à son tour que le gouvernement réfléchissait à une solution pour exploiter les données personnelles des téléphones et tracer les éventuelles contaminations. « Le tracking fait partie des solutions retenues par un certain nombre de pays, donc nous avons fait le choix de travailler en lien avec eux pour regarder ces solutions. Je suis convaincu que si elles permettent de lutter contre le virus et, si évidemment, elles respectent les libertés individuelles, c’est un outil qui sera retenu et soutenu par l’ensemble des Français », a-t-il déclaré.


    Le tracking complique la communication du gouvernement. D’abord hostile au traçage numérique, le gouvernement n’exclut pas dorénavant de cartographier des porteurs du coronavirus dans la perspective du déconfinement. Christophe Castaner a notamment adopté une position différente sur ce sujet sensible des données personnelles de santé, à condition que la méthode respecte les libertés individuelles.

    En effet, dix jours auparavant, Christophe Castaner disait l’inverse à Léa Salamé, dans l’émission « Vous avez la parole » sur France 2, en condamnant fermement le caractère intrusif d’un tel traçage. « Cela n’est pas la culture française. Je fais confiance aux Français pour que nous n’ayons pas à mettre en place ces systèmes qui, au fond, atteignent la liberté individuelle de chacun pour être efficaces. Donc, ce n’est pas un sujet sur lequel nous travaillons », affirmait-il le 26 mars dans l’émission. Le 24 mars à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé désapprouvait également « à titre personnel » le tracking pour contenir l’épidémie, tel qu’il a été réalisé en Corée du Sud, pays pionnier en la matière. Olivier Véran n’imaginait pas la France adopter une législation allant dans ce sens.

    Quant au secrétaire d’État au Numérique, il fallait regarder attentivement comment l’Allemagne, le Royaume-Uni et Singapour préparent des applications de géolocalisation à visée médicale. Mais il a aussi assuré qu’ « à ce stade » la France n’avait lancé aucune initiative similaire, selon une déclaration sur la Radio Classique le 25 mars. « Il serait criminel de ne pas étudier toutes les solutions qui sont sur la table », expliquait-il.

    Vers un traçage numérique volontaire ?

    Mercredi 1er avril, Édouard Philippe avait exclu la possibilité d’un traçage numérique « obligatoire » des individus pour lutter contre l’épidémie du coronavirus, lors de son audition le 1er avril devant la mission d’information parlementaire. Le Premier ministre constatait alors l’absence d’un "instrument légal" autorisant la mise en place d’un dispositif de traçage des personnes infectées par le coronavirus, tout en envisageant « peut-être » de pister la circulation du virus grâce à un tracking « volontaire », impliquant donc le consentement des individus concernés, comme le recommande d’ailleurs la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés. « C’est une question qui est, à ce stade, encore ouverte », avait conclu Édouard Philippe.


    Dans plusieurs pays, les données de géolocalisation sont utilisées dans la lutte contre la pandémie pour suivre les déplacements des personnes de façon globale, voire dans certains cas de façon individuelle, ce qui peut poser un problème de respect de la vie privée. Nous avons appris en mars qu'Israël a décidé d’utiliser une technologie antiterroriste pour lutter contre cette pandémie. « Nous allons très bientôt commencer à utiliser la technologie, les moyens numériques que nous avons utilisés pour lutter contre le terrorisme », tels ont été les mots employés par le Premier ministre Netanyahu.

    En France, le président Emmanuel Macron avait installé un Comité analyse recherche et expertise (Care) chargé de conseiller le gouvernement pour ce qui concerne les programmes et la doctrine relatifs aux traitements, aux tests et aux pratiques de "backtracking" qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le virus du Covid-19. Fin mars, la CNIL soulignait déjà l’importance de protéger les données personnelles. L’alternative était simple selon l’analyse de la Commission : ou bien faire reposer ce traitement sur le consentement de chaque personne, ou bien s’appuyer sur une loi dédiée.

    Une solution de tracking numérique serait-elle en train de voir le jour en France ? Cependant, sur la base du consentement, que ferait-on pour entrer en contact avec une personne non volontaire – à qui ne s’applique pas la solution de tracking – qui a été en contact avec une personne volontaire diagnostiquée positive au Covid-19 ?

    Source : Tweet

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    La France est-elle en train de tendre vers une application nationale de tracking pour surveiller l’infection au Covid-19 ?
    Une solution non intrusive qui respecte l’ensemble des libertés individuelles serait-elle efficace comme celles dans les pays où le taux d’infection a été réduit ?

    Lire aussi

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    Le ministre de l'Intérieur français annonce que la version numérique de l'attestation de déplacement dérogatoire sera disponible à partir du 6 avril, en sus du format papier
    « Les mesures de surveillance high-tech contre l'épidémie de Covid-19 survivront au virus et pourront devenir permanentes », prévient Snowden, à propos de méthodes comme le traçage de smartphones
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  17. #117
    Expert éminent
    Une solution basée sur le volontariat, dans le cas qui nous intéresse, n'a que peut d'intérêt si on n'a pas une adoption massive.

    Si on a par exemple 10-20% de personnes qui le font, ce sera 80-90% de personnes à l'état inconnu, et donc 8-9 personnes sur 10 qu'on croiserait dans la rue dont on ignorerait si elles sont à risque. Autant dire que ça ne servirait à rien pour ces fameux volontaires. Par contre, pour l'organisme qui va stocker les données desdits volontaires, 10-20% de 67M de français c'est 6-13M de profils avec données personnelles. C'est donc une mine d'or pour ceux qui auront ces données, pas pour ceux qui les auront donné.

    Donc ils peuvent bien mettre ça en place, ça fera plaisir à l'entreprise qui en aura la responsabilité, et ils pourront toujours faire valoir le volontariat pour ceux qui critiquent. Mettre un tel système en place les rends soit gagnant, soit pas perdant. Pourquoi s'en priver ?
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  18. #118
    Membre habitué
    Je comprends les positions de principe contre le traçage... mais une fois déconfinés que fait-on pour éviter que l’épidémie reparte à partir d’un unique cas... ce qui risque de provoquer un nouveau confinement.

    Des idées ?

    À défaut d’autres idées prouvées comme efficaces, s’inspirer des pays qui ont réussi à endiguer le COVID19 me semble la meilleure des solutions. (Ou la moins pire, c’est selon).

    Surtout que le traçage Bluetooth n’a pas besoin d’envoyer ses données à un serveur. Il suffit de garder en local les contacts anonymisés, et ne donner la liste qu’en cas de contamination. Cela permet de prévenir et dépister ces contacts pour empêcher qu’il n’en contaminent d’autres ensuite.

    Il me semble que beaucoup de personnes ne se posent pas la question de ce que Waze ou autre peuvent faire des coordonnées GPS en échange d’un profit personnel (gain de 5 minutes sur un trajet). Là il s’agit d’un intérêt collectif. Personnellement, si grâce à un tel dispositif on m’informait que je risque de contaminer des proches, je pense l’intérêt plus important.

    À l’objection «*pas tout le monde à un smartphone*» «*certains ne lanceront pas l’application*», etc, la réponse est simple. Une épidémie est caractérisée par un taux de reproduction R. Toutes mesures visant à diminuer ce taux est bonne à prendre. (Masque, dépistage ciblés grace au traçage...) Si ce taux est inférieur à 1, l’épidémie est enrayée. Si ce taux est supérieur à 1 c’est un échec. Plus la population prendra de mesures, plus les chances seront de notre côté.

    Mais le traçage seul ne sert pas à grand chose, il faut pouvoir suivre en matière de dépistage et j’imagine qu’une personne infectée qui prend le métro et ce sont beaucoup de personnes à contacter et dépister. Cela peut représenter pas mal de moyens.

  19. #119
    Expert éminent
    Citation Envoyé par floyer Voir le message
    Des idées ?
    Édouard Philippe a préparé la terrain ce week-end sur le bout des lèvres (<- ou depuis le 1 avril 2020 , mais récemment)

    On va déconfiner ceux qui ont eu le virus et presque en même temps, ceux qui sont sains et en bonne santé pour faire l'immunité de masse.
    Cela durera et coûtera moins que les tests PCR/ sérologiques

    Le gouvernement, il est sympa il pense à tout

  20. #120
    Membre confirmé
    Je comprends les positions de principe contre le traçage... mais une fois déconfinés que fait-on pour éviter que l’épidémie reparte à partir d’un unique cas... ce qui risque de provoquer un nouveau confinement.

    Des idées ?
    Bah fabrications en masse de masques et de test avant le déconditionnement. De manière à équiper toutes la population. Ca marche très bien et c'est pas intrusif. Mais bien sur ça implique de réquisitionner quelques usines pour les faire produire le nécessaire au plus vite.

    Si un truc comme ça est mis en place vous pouvez être sur que cela sera prolongé et détourné :

    - Vous comprenez ma pauvre dame, c'est bien pratique pour lutter contre la grippe saisonnière qui fait quand même 10.000 mort par ans !!!!.
    - C'est aussi super efficace dans la lutte contre le terrorisme !!!
    - etc ...