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  1. #21
    Membre régulier
    C'est complètement fou
    Ca veut dire les mots de passe en clair, fini le paiement et transaction en ligne, puisque tout se fera en clair, n'importe qui pourra vous espionner quand il le veut, cette loi c'est l’espionnage pour tous. Le pire c'est que les pédophiles pourront espionner les enfants facilement les enfants, savoir tout sur eux de A à Z ou ils vont... C'est l'effet inverse....

  2. #22
    Membre confirmé
    Citation Envoyé par nasserk Voir le message
    Ca veut dire les mots de passe en clair, fini le paiement et transaction en ligne, puisque tout se fera en clair, n'importe qui pourra vous espionner quand il le veut, cette loi c'est l’espionnage pour tous. Le pire c'est que les pédophiles pourront espionner les enfants facilement les enfants, savoir tout sur eux de A à Z ou ils vont... C'est l'effet inverse....
    c'est peut être l'objectif de cette loi justement

  3. #23
    Membre actif
    Il faut bien que leurs services de sécurité intérieure et extérieure continue à espionner entreprises, gouvernements et particuliers... Alors on cherche n'importe quel prétexte bidon pour faire passer la pilule, ils nous prennent vraiment pour des idiots ;(

    Peut-on encore parler de démocratie quand un état désir prendre ce type de mesures permettant l'espionage massif à grande échelle, j'ai des doutes pour me concernant. Ils n'ont qu'à se créer un internet national réservé à leur usage privé, tel que la Russie y travaille semble-t-il

    https://www.20minutes.fr/high-tech/2...ontrole-moscou

  4. #24
    Membre émérite
    Bonsoir

    Le Congrès US pourrait adopter EARN IT, le projet de loi qui met fin au chiffrement en ligne, malgré l'opposition des entreprises technologiques

    ...

    Qu'en pensez-vous ?
    Je pense qu'il vont réussir à flinguer le système est a créer l'effet inverse .

    Cependant, selon Joe Mullin, analyste des politiques chez l'Electronic Frontier Foundation (EFF), le projet de loi que la commission judiciaire du Sénat espère faire passer pourrait imposer un logiciel approuvé par le gouvernement qui scannerait chaque message envoyé par les utilisateurs. Selon M. Mullin, « les entreprises qui traitent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer de manière sécurisée, ou elles perdraient les protections juridiques qui leur permettent de fonctionner ».
    On se rend bien compte de l'absurdité du système proposé ! Exemple , si le message contient les mots " bite , nichon , couille, enfant, pornographique , kamasutra ", on doit classer l'emetteur et le récepteur dans la catégorie prédateur sexuel ??? Et encore on ne tient pas compte du contexte du message, et de nombreux autres facteurs ...

    La commission gouvernementale est dirigée par le procureur général Barr, qui a clairement indiqué qu'il souhaitait interdire le chiffrement afin de garantir aux forces de l'ordre un "accès légal" à tout message numérique. L’EFF avait déjà signalé dans un précédent communiqué que la commission chargée de créer un ensemble de pratiques à respecter par les entreprises en ligne, serait sous la domination des forces de l’ordre qui ont à plusieurs reprises incité les opérateurs des sites Web et des plateformes interactives en ligne à modérer le chiffrement en ligne.


    En appliquant se droit aux sociétés postales physiques, La Poste peut donc ouvrir mon courrier , le lire , supprimer les documents qui la chante et me renvoyer une enveloppe incomplète ? Pour couronner le tout la société sera attaqué (pour non respect du RGPD) ... mais aussi pour non respect du chiffrement et bien évidement le dindon de la farce le consommateur final sera lésé . Le système ou l'administration va se retourner contre lui pour des motifs futiles ... Sans parler du risque de fraude et d'usurpation d'identité du client final ...

    C'est purement et simplement scandaleux !

    Les services en ligne devraient être conçus de manière à filtrer leurs messages pour détecter les éléments considérés comme abusifs
    "Considéré comme" ... encore une fois plus de faux positif qu'autre chose ...

    Le NCMEC estime que les services en ligne devraient être conçus de manière à filtrer leurs messages pour détecter les éléments qu'il considère comme abusifs, à utiliser une technologie de filtrage approuvée par le NCMEC et les forces de l'ordre, à signaler au NCMEC ce qu'ils trouvent dans les messages et à être tenus légalement responsables du contenu des messages envoyés par d'autres
    "filtrer leurs messages pour détecter les éléments qu'il considère comme abusifs" , c'est la porte ouverte à n'importe quoi ... comme la censure :/

    Une fois qu'il sera brisé, les régimes autoritaires du monde entier se réjouiront, car ils ont la possibilité d'ajouter leurs propres types de scannage obligatoire, non seulement pour les documents relatifs aux abus sexuels sur les enfants, mais aussi pour l'expression personnelle que ces gouvernements veulent supprimer
    Bien évidement censure et surveillance ....

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Foutaises.

    Ce n'est pas parce que les hébergeurs empêchent le chiffrement de bouts en bouts, qu'on ne peut pas échanger des contenus d'abus sexuels très facilement, e.g. chiffré et ajouté comme bruit à une image "banale".
    Voila tu illustres parfaitement la situation ... "camoufler les échanges " . On y verra que du feu ! Mais de quoi emmerder m'sieur et m'dame tout le monde pour des broutilles.

    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Ce genre de personnes sont dégueulasses, à militer pour une mesure sous des prétextes vertueux, sans avoir la moindre idée de ce que cela signifie ou implique, ni même comprendre que la mesure sera de toute manière inefficace. C'est de l'inconscience et de l'irresponsabilité crasse.
    Ces pieds nickelés qui n'y connaissent rien ... Puis au final des entreprises seront condamnées car on va imposer des décisions contradictoires ...

    Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
    Enfin, ils se rendent compte que c'est la fin des paiements sécurisés en ligne? Donc du commerce en ligne? Donc d'une partie non négligeable de leur économie?

    Je ne vais pas entrer dans le débat des libertés individuelles, d'autres le feront mieux que moi. Juste, d'un point de vue économique, le besoin de sécurisation internet doit permettre un certain nombre de pour-cent de l'économie mondiale, de nos jours. Je ne serais pas surpris que ce nombre soit à deux chiffres. Et par paranoia ils veulent flinguer ça? Alors que tout commence à s’effondrer sous le coup du coronavirus? Ils veulent nous achever???
    Certains ne reflechissent pas imposent de façon dogmatique et non pragmatique ...

  5. #25
    Nouveau membre du Club
    Tout les gouvernements des "Grandes Démocraties" y vont de leurs astuces pour pouvoir asseoir la censure et fliquer chaque citoyen , en France, beaucoup de lois et jurisprudences vont dans ce sens depuis 2015 et arrivent encore plus renforcées avec la lois Avia...et ce n'est pas fini, donc, rien d’étonnant.
    Le pire avec toutes ces lois, c'est qu'elles sont de véritables aubaines pour les différents types de cybercriminalités car portées et votées par des ignorants/incompétents, bref, on a pas encore touché le fond!

  6. #26
    Membre averti
    Citation Envoyé par nasserk Voir le message
    Ca veut dire les mots de passe en clair, fini le paiement et transaction en ligne, puisque tout se fera en clair, n'importe qui pourra vous espionner [...]
    Dans l'absolu je ne suis pas sûr qu'il soit nécessaire d'affaiblir le chiffrement pour n'importe qui pour faire de l' espionnage de masse.
    Le gouvernement peut avoir une copie des clés privées ou dans les protocoles permettant une discussion à plusieurs, être ajoutés comme participant masqué à toute conversation.
    Je ne dis pas que c'est une bonne idée, hein. Le gouvernement peut se faire voler toutes ses clés, etc et fin de la vie privée, tout ça.

  7. #27
    Membre habitué
    Et dieu, il en pense quoi ?
    Quid des géants du net !
    Google, Mozilla, Microsoft, Apple, etc... Ils en pensent quoi ?

    Voilà quelques années qu'on nous bassine qu'une connexion qui n'est pas chiffrée, c'est pas bien.
    Un site qui ne propose pas le HTTPS, c'est la garantie d'être "pénalisé" par dieu en personne, Google.

    Le renseignement a ses impératifs, c'est certain. Une petite attaque "Man In the Middle" sur une personne suspectée de je ne sais quoi, pourquoi pas ? Les états en on largement les moyens.
    Mais si ça devient surveillance pure et dure de tout le monde, avec filtrage par des machines pour sortir du filet les "bons candidats", là ça ne va plus !

    Il faut faire la différence entre surveillance d'un suspect et recherche de suspects !
    Ca s'apparente à la pêche au gros. On jette le filet sur le réseau et on verra bien ce que les machines remontent à la surface....

  8. #28
    Chroniqueur Actualités

    Les politiciens US veulent interdire le chiffrement de bout en bout les services de messagerie
    Les politiciens US veulent interdire le chiffrement de bout en bout sur les services de messagerie tels que Telegram et Whatsapp
    à travers le projet de loi EARN IT

    EARN IT Act a été présenté par les sénateurs républicains Lindsey Graham et Josh Hawley et les sénateurs démocrates Richard Blumenthal Dianne Feinstein le 5 mars dernier. Le principe du projet de loi est que les entreprises technologiques doivent bénéficier de la protection de l'article 230 plutôt que de bénéficier d'une immunité par défaut, comme le prévoit la Communications Decency Act depuis plus de deux décennies.

    « Le projet de loi EARN IT, parrainé par les sénateurs Lindsay Graham (R-GA) et Richard Blumenthal (D-CT), supprimera les protections de l'article 230 pour tout site Web qui ne suit pas une liste de "meilleures pratiques", ce qui signifie que ces sites peuvent être poursuivis en justice pour faillite », d’après L’EFF. En effet, le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » qui sera en charge de la création de cette liste des "meilleures pratiques".

    Cette semaine, des médias américains ont soupçonné le Congrès américain de vouloir adopter EARN IT, le projet de loi qui met fin au chiffrement en ligne, malgré l'opposition des entreprises technologiques. Mercredi dernier, les partisans de ce projet de loi ont fait venir des témoins devant le comité judiciaire du Sénat pour exprimer les faits d'abus sexuels dont ils (ou leurs proches) ont été victimes. Ces derniers ont tous appelé à l'adoption du projet de loi, car il sera un garde-fou pour empêcher la distribution et la redistribution de contenus d'abus sexuels d'enfant en ligne.


    Selon certaines sources, lutter contre la pornographie juvénile en ligne n'est qu'un prétexte pour tenter d'interdire le chiffrement de bout en bout sur toutes les plateformes de technologie de communication. La nouvelle législation proposée pourrait obliger des entreprises comme Apple, Google et Facebook à créer des portes dérobées sur leurs services pour s'assurer que les forces de l'ordre peuvent facilement surveiller tout ce qu'elles veulent ou potentiellement faire l'objet de poursuites pour avoir permis par négligence de maltraiter des enfants. Outre les problèmes évidents de confidentialité, ces portes dérobées pourraient éventuellement tomber entre de mauvaises mains et être exploitées par des pirates pour voler des informations sensibles.

    Les médias américains déclarent qu'en réalité, les politiciens américains veulent interdire le chiffrement de bout en bout sur les services de messagerie tels que Telegram et Whatsapp. EARN IT est présenté comme un outil pour arrêter la propagation de contenu pédopornographique en ligne. Actuellement, les entreprises technologiques ont simplement un certain degré de protection contre les poursuites judiciaires dans le cas où certains de leurs utilisateurs ont transmis de la pornographie enfantine en ligne. La loi EARN IT continuera de protéger ces entreprises. Et le moyen d'obtenir cette protection est de se conformer aux exigences fixées par le gouvernement, qui comprendront l'interdiction du chiffrement de bout en bout.

    Certains médias pensent que même avant que la connaissance de la loi EARN IT ne soit divulguée au public, il existait déjà des preuves que les entreprises de technologie basées aux États-Unis se sentaient obligées par le gouvernement de nuire à la vie privée de leurs utilisateurs. Il y a quelques semaines, il a été largement rapporté qu'Apple a renoncé à permettre aux utilisateurs d'iPhone de chiffrer entièrement les sauvegardes de leurs appareils dans le service iCloud de l'entreprise après que le FBI se soit plaint que cette décision nuirait aux enquêtes, ont déclaré à Reuters six sources proches du dossier.

    « Le pire scénario absolu pourrait facilement devenir réalité : le Département de la justice pourrait effectivement interdire le chiffrement de bout en bout », a expliqué Berin Szoka, président du think tank libertaire Tech Freedom. Il a joute que « Signal, Telegram et Whatsapp ne pourront plus exister sous leur forme actuelle. Tous seraient obligés de construire des portes dérobées pour l'application de la loi, car tous pourraient être accusés d'avoir conçu leurs produits de manière "imprudente" pour empêcher les opérateurs ou les forces de l'ordre d'arrêter le partage de contenus pornographiques juvéniles. La même chose pourrait se produire pour les mécanismes de vérification de l'âge. Et à cause de la façon folle dont cela est fait, il pourrait être difficile de contester devant les tribunaux ».

    Sources : Cyberlaw, Bitcoin News

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Apple aurait abandonné l'idée de déployer le chiffrement des sauvegardes sur iCloud après une plainte du FBI d'après un rapport

    Le DOJ prévoit de frapper le chiffrement alors que le fer du « Techlash » est chaud, en espérant que la loi anti-chiffrement australienne facilitera l'adoption d'une loi similaire aux USA

    Un rapport de l'EFF révèle comment les trackers de données personnelles de la Big Tech se cachent dans les médias sociaux et les sites Web, et attaquent la vie privée des utilisateurs à chaque clic

    Le Congrès US pourrait adopter EARN IT, le projet de loi qui met fin au chiffrement en ligne, malgré l'opposition des entreprises technologiques

    Des sénateurs US présentent un projet de loi pour la protection des enfants qui sous-entend l'arrêt du chiffrement en ligne, et considéré par ses détracteurs comme un « cheval de Troie
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  9. #29
    Membre actif
    La politique US ou l'art de se faire passer pour un état soit disant démocratique et respectueux des droits individuels, tout en échafaudant des lois basées sur de faux prétextes / arguments pour continuer à espionner librement la population, certaines entreprises, gouvernements étrangers, etc...

  10. #30
    Membre expert
    Plus que l'espionnage, je pense qu'il s'agit de mauvais conseilleurs des politiques style FBI par exemple.


    Citation Envoyé par wistiti1234 Voir le message
    [...]
    Il est anormal d'être maintenu comme ça dans la confusion jusqu'au second paragraphe, avant de comprendre finalement que, non, ce n'est pas le gouvernement macron qui est derrière tout ça, il s'agit d'un débat purement américain, qui en concerne absolument pas notre pays.
    [...]
    Cela nous concerne car quasiment tout le monde utilise les logiciels américains. Il n'y a guère qu'en Chine, et encore doit-il s'agir d'une minorité, où la population n'utilise pas de logiciels américains. Donc, une loi américaine mettant fin au chiffrement nous concerne tous.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  11. #31
    Chroniqueur Actualités

    USA : l'EFF encourage les internautes à faire entendre leurs voix contre le projet de loi EARN IT
    USA : l'EFF encourage les internautes à faire entendre leurs voix contre le projet de loi EARN IT,
    qui pourrait donner aux autorités la possibilité d'exiger un affaiblissement du chiffrement

    Alors que les médias et les internautes sont focalisés sur le COVID-19, des sénateurs américains en ont profité pour tenter de porter une attaque en douce à la vie privée et la sécurité en ligne.

    Imaginez un Internet où la loi exigeait que chaque message envoyé soit lu par un logiciel approuvé par le gouvernement. Les entreprises qui gèrent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer en toute sécurité, ou elles perdraient les protections légales qui leur permettent de fonctionner. C’est ce que pense le défenseur des droits numériques EFF (Electronic Frontier Foundation) du nouveau projet de loi EARN IT Act : selon Joe Mullin, analyste des politiques chez EFF, le projet de loi que la commission judiciaire du Sénat espère faire passer pourrait imposer un logiciel approuvé par le gouvernement qui scannerait chaque message envoyé par les utilisateurs. Selon lui, « les entreprises qui traitent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer de manière sécurisée, ou elles perdraient les protections juridiques qui leur permettent de fonctionner ».

    Le nouveau projet de loi dénommé « Eliminating Abusive and Rampant Neglect of Interactive Technologies (EARN IT) Act » (littéralement loi sur l'élimination des négligences abusives et rampantes des technologies interactives) vise à réduire les protections légales des applications et des sites Web, ce qui pourrait compromettre le chiffrement en ligne. Le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » pour établir des règles de recherche et de suppression du contenu d'exploitation des enfants. Si les entreprises ne respectent pas ces règles, elles pourraient perdre une certaine protection en vertu de l'article 230 de la Communications Decency Act, qui protège largement les entreprises de toute responsabilité vis-à-vis des publications des utilisateurs.

    EARN IT Act a été présenté par le sénateur Lindsey Graham (républicain de Caroline du Sud) et le sénateur Richard Blumenthal (démocrate du Connecticut), ainsi que le sénateur Josh Hawley (républicain du Missouri) et le sénateur Dianne Feinstein (démocrate de Californie) le 5 mars dernier. Le principe du projet de loi est que les entreprises technologiques doivent bénéficier de la protection de l'article 230 plutôt que de bénéficier d'une immunité par défaut, comme le prévoit la Communications Decency Act depuis plus de deux décennies.

    L’EFF propose un outil pour aider les internautes à faire entendre leurs voix

    L’EFF a expliqué :

    « Le projet de loi prétend traiter du très grave problème de l'exploitation des enfants en ligne, mais il n'offre aucune solution valable. Cela n’aide pas les organisations qui soutiennent les victimes. Il ne donne pas aux organismes chargés de l'application des lois les moyens d'enquêter sur les allégations d'exploitation d'enfants ou de formation sur la façon d'utiliser les plateformes en ligne pour attraper les auteurs. Les auteurs du projet de loi ont plutôt utilisé la défense des enfants comme un prétexte astucieux pour attaquer notre liberté d'expression et notre sécurité en ligne.

    Le défenseur des droits numériques à exhorter les internautes américains à faire entendre leurs voix contre ce projet de loi.
    « La loi EARN IT créerait une ‘Commission nationale sur la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants en ligne’ chargée d'élaborer des ‘meilleures pratiques’ pour les propriétaires de plateformes Internet afin de ‘prévenir, réduire et répondre’ à l'exploitation des enfants. Mais loin de simples recommandations, ces ‘meilleures pratiques’ seraient approuvées par le Congrès comme des exigences légales: si une plateforme ne les respectait pas, elle perdrait les protections juridiques essentielles à la liberté d'expression.

    « Il est facile de prédire comment le procureur général William Barr utiliserait ce pouvoir: rompre le chiffrement. Il a répété à maintes reprises qu’il pensait que la ‘meilleure pratique’ était de forcer les systèmes de messagerie chiffrés à donner aux forces de l’ordre accès à nos conversations privées. Le projet de loi Graham-Blumenthal donnerait enfin à Barr le pouvoir d'exiger que les entreprises technologiques lui obéissent ou soient confrontées à de graves répercussions, y compris en matière de responsabilité civile et pénale. Une telle demande placerait les fournisseurs de chiffrement comme WhatsApp et Signal dans une terrible énigme: soit faire face à la possibilité de tout perdre en une seule poursuite, soit porter atteinte sciemment à la sécurité de leurs utilisateurs, nous rendant tous plus vulnérables aux criminels en ligne ».

    Aussi, l’EFF a proposé un outil pour que les internautes américains puissent plus aisément faire entendre leurs voix auprès de leurs sénateurs.


    Plus de contexte sur l’affaire

    « Le projet de loi EARN IT, parrainé par les sénateurs Lindsay Graham (R-GA) et Richard Blumenthal (D-CT), supprimera les protections de l'article 230 pour tout site Web qui ne suit pas une liste de "meilleures pratiques", ce qui signifie que ces sites peuvent être poursuivis en justice pour faillite », d’après L’EFF. En effet, le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » qui sera en charge de la création de cette liste des « meilleures pratiques ».

    La commission gouvernementale est dirigée par le procureur général Barr, qui a clairement indiqué qu'il souhaitait interdire le chiffrement afin de garantir aux forces de l'ordre un "accès légal" à tout message numérique. L’EFF avait déjà signalé dans un précédent communiqué que la commission chargée de créer un ensemble de pratiques à respecter par les entreprises en ligne, serait sous la domination des forces de l’ordre qui ont à plusieurs reprises incité les opérateurs des sites Web et des plateformes interactives en ligne à modérer le chiffrement en ligne.

    Les parrains de loi EARN IT n’ont pas mentionné le mot « chiffrement » dans le projet. Et, selon l’EFF, la stratégie des partisans de la nouvelle loi consistera à insister sur le fait que, parce que le projet ne contient pas le mot "chiffrement", il n'affectera donc pas le chiffrement. Selon Mullin, lors d’une audition, le co-parrain le sénateur Blumenthal a déclaré : « Ce projet de loi ne dit rien sur le chiffrement ». « Avez-vous trouvé un mot sur le chiffrement dans ce projet de loi ? » a-t-il demandé à un témoin.

    Il est vrai que les sénateurs ont pris le soin de ne pas écrire ce mot dans leur projet, mais ils ont proposé une loi qui permet une attaque totale sur le chiffrement, a écrit Mullin. Ce dernier rappelle que le projet prévoit la création d’une commission de 19 personnes qui serait entièrement contrôlée par le procureur général et les forces de l'ordre. Il attire également l’attention sur la position sur la question du Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC), dont le vice-président a clairement indiqué lors de l’audition ce qu'il souhaite voir être les meilleures pratiques.

    « Le NCMEC estime que les services en ligne devraient être conçus de manière à filtrer leurs messages pour détecter les éléments qu'il considère comme abusifs, à utiliser une technologie de filtrage approuvée par le NCMEC et les forces de l'ordre, à signaler au NCMEC ce qu'ils trouvent dans les messages et à être tenus légalement responsables du contenu des messages envoyés par d'autres », a rapporté Mullin.

    « Vous ne pouvez pas avoir un Internet où les messages sont filtrés en masse, et aussi avoir un chiffrement de bout en bout, pas plus que vous ne pouvez créer des portes dérobées qui ne peuvent être utilisées que par les gentils. Les deux s'excluent mutuellement », a dit l’EFF. Il a également écrit que des concepts comme le "client-side scanning" ne sont pas une solution intelligente pour contourner ce problème, ce type de balayage n'étant qu'un autre moyen de casser le chiffrement de bout en bout. « Soit le message reste privé pour tout le monde sauf ses destinataires, soit il est accessible à d'autres », a noté l’auteur de l’article.

    Selon L’EFF, non seulement ces groupes, comme NCMEC et les forces de l’ordre, disposeront d'une majorité de voix au sein de la commission gouvernementale, mais également « le projet de loi donne au procureur général Barr le pouvoir d'opposer son veto ou d'approuver la liste des meilleures pratiques ».

    Source : EFF

    Et vous ?

    Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
    Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
    Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?
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  12. #32
    Membre émérite
    Bonjour,

    Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
    Oui tout à fait.

    Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
    Des violations de données en total contradiction avec le RGPD, donc une hausse exponentielle des piratages. Quid par exemple des transmissions des codes bancaires, on casse la chaine pcidss ?

    Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?
    Plus de piratages
    Non respect des juridictions (les USA viennent mettre leur nez dans une juridiction française, les français en Belgique, les belges à Monaco ? )
    Explosion du nombre de faux positif
    Explosion du nombre de suspicions à contrôler ... avec pour conséquence des périodes ou l'on doit suspendre le transit d'info, d’où une forme de censure et de muselage .
    Un pouvoir orienté "business" et non plus "juridique", celui qui dira quelque chose qui dérange se verra notifié de potentielles poursuites ... histoire de jarter les indésirables avec un bon coup de pression.