Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #21
    Chroniqueur Actualités

    Le port d'un masque n'empêchera plus la reconnaissance faciale en Chine
    Le port d'un masque n'empêchera plus la reconnaissance faciale,
    Le coronavirus ayant incité les sociétés à développer des solutions pour les personnes dont le visage est partiellement couvert

    Pendant que le coronavirus, rebaptisé Covid-19 par l’Organisation mondiale de la santé, continue de faire des morts en Chine et dans d’autres pays, les entreprises chinoises de reconnaissance faciale innovent pour faire évoluer leur technologie. South China Morning Post, un quotidien chinois, a rapporté qu’un masque ne permet plus d’échapper aux caméras de reconnaissance faciale. De nouvelles formes de reconnaissance faciale permettent désormais de reconnaître non seulement les personnes portant un masque sur la bouche, mais aussi celles qui portent un foulard et même une fausse barbe. Abacus News, un site Web chinois de l'actualité technologique, a été le premier à publier ces informations.

    En Chine, où le Covid-19 a émergé en décembre dans la ville de Wuhan et a déjà tué plus de 2 000 personnes, plusieurs provinces et plusieurs grandes villes ont imposé le port des masques chirurgicaux et des respirateurs N95 à leurs habitants pour tenter d’endiguer sa propagation. Ce changement a conduit SenseTime, le champion chinois de l'IA, à adapter son produit de reconnaissance faciale pour identifier les personnes portant ces masques, selon une annonce de la société la semaine dernière. D’après le quotidien chinois, cette nouvelle technologie est déjà déployée en Chine en raison d’une des pires urgences sanitaires que Pékin n’ait jamais connues.


    SenseTime a annoncé le lancement de son outil de reconnaissance faciale la semaine dernière, cependant, selon le journal, cette technologie n'est pas vraiment nouvelle. Amarjot Singh, chercheur postdoctoral à l'université de Stanford, et son équipe ont publié des recherches sur l'identification faciale déguisée (DFI) en 2017. Selon le journal, leur algorithme a fait une percée dans la reconnaissance des personnes portant des lunettes, de fausses barbes, des écharpes et des casques.
    « La reconnaissance faciale identifie une personne en localisant plusieurs points clés sur le visage et en les reliant entre eux pour former une signature unique spécifique à la personne », a expliqué M. Singh.

    Ces points clés se trouvent généralement autour des yeux, du nez et des lèvres. Mais les systèmes de reconnaissance faciale développés par M. Singh et d'autres sont capables de reconnaître les personnes masquées en obtenant suffisamment de points clés à partir des seuls yeux et du nez. Selon M. Singh, « Bien que cela soit moins précis, une correspondance peut toujours être établie ».

    À l’époque, lorsque le travail a été publié pour la première fois, l'équipe de Singh a décrit l'identification des visages masqués comme étant extrêmement difficile, a rapporté South China Morning Post. Le modèle des chercheurs a été formé pour détecter les 14 points clés sur les photos, mais la précision diminuait en fonction du déguisement et de la complexité de l'arrière-plan de l'individu. Mais depuis lors, d'autres recherches ont été menées pour améliorer la reconnaissance faciale avec des masques, et il semble que beaucoup cherchent maintenant à la commercialiser, d’après le quotidien.

    La technologie de SenseTime peut reconnaître un visage en utilisant uniquement les parties du visage visibles

    D'une manière générale, plus l'algorithme peut inclure de points clés, meilleurs sont les résultats. Mais selon Yufei Wei, directeur du marketing de la société de reconnaissance faciale Qingfei Technologies, d'autres facteurs entrent également en jeu. M. Wei a expliqué, selon le journal, qu'un système de reconnaissance faciale n'a pas nécessairement besoin de plus de données, mais il a besoin de données plus précises. « Il y aura une conception d'algorithme plus spécifique pour reconnaître et faire correspondre la base de données spéciale », a-t-il déclaré.

    Les chercheurs de l'Université de Bradford, dirigés par le professeur Hassan Ugail, ont amélioré leur modèle de reconnaissance faciale en l'alimentant avec des images faciales partielles et ont obtenu une identification correcte à 90 %, d’après le quotidien. Quant à la société SenseTime, elle a expliqué que son algorithme de détection des masques faciaux est conçu pour lire 240 points clés des caractéristiques faciales autour des yeux, de la bouche et du nez. Mais il peut établir une correspondance en utilisant uniquement les parties du visage qui sont visibles.


    Une autre société chinoise de reconnaissance faciale prétend également pouvoir désormais reconnaître les personnes masquées en se basant sur peu de données. Selon le quotidien chinois, face à l'impact du Covid-19, la société Minivision de Nanjing, capitale de Jiangsu, a lancé une campagne de collecte de données d'urgence. La direction a mobilisé d'urgence les employés et leurs proches pour collecter un ensemble de données à petite échelle en deux jours. L'information clé que le système a enregistrée sur les visages masqués était basée sur les yeux.

    Le journal a rapporté que la collecte précipitée et en urgence était due aux mesures strictes prises par la Chine pour lutter contre la propagation de l'épidémie. De nombreuses communautés résidentielles, en particulier dans les zones les plus touchées par le virus, ayant limité l'entrée chez elles aux seuls résidents. Minivision a introduit le nouvel algorithme dans ses systèmes de reconnaissance faciale des serrures de portes dans les communautés de Nanjing afin de reconnaître rapidement les résidents sans avoir à enlever leurs masques.

    Mais ce type de systèmes a encore des limites. Le président de l'institut de recherche en IA de Minivision, Hu Jianguo, a expliqué dans un entretien avec l'édition chinoise de Synced qu'il serait difficile d'étendre ce système à un plus grand nombre de personnes. En effet, lorsqu'une population atteint une certaine échelle, le système est susceptible de rencontrer des personnes ayant un regard similaire.

    Selon le quotidien, c'est peut-être la raison pour laquelle la plupart des systèmes commerciaux de reconnaissance faciale qui peuvent identifier les visages masqués semblent limités à des applications à petite échelle. SenseTime a déclaré que son propre système est utilisé dans les bureaux pour pointer les employés. FaceGo, une autre entreprise basée à Pékin qui se vante de ses nouvelles compétences en matière de reconnaissance faciale, note également que ses systèmes sont utilisés dans des logiciels de pointage.

    Reuters a rapporté plus tôt ce mois que le coronavirus a fait sortir de l'ombre l'état de surveillance de la Chine. Parmi les sociétés de reconnaissance faciale qui vantent leur technologie, il y a Megvii, une société qui a déclaré qu'elle avait développé une nouvelle méthode pour repérer et identifier les personnes atteintes de fièvre, avec le soutien des ministères de l'Industrie et des Sciences. Son nouveau « système IA de mesure de la température », qui détecte la température avec des caméras thermiques et utilise les données du corps et du visage pour identifier les personnes, est déjà testé dans un quartier de Pékin, d’après Reuters.

    Une société de caméras de surveillance, Zhejiang Dahua, a affirmé, selon Reuters, qu'elle peut détecter les fièvres avec des caméras infrarouges avec une précision de 0,3°C. Reste à savoir si ces données collectées sur des millions de Chinois seront supprimées et ces nouvelles technologies intrusives de reconnaissance faciale rangées une fois que l’urgence sanitaire due au virus sera passée.

    Source : South China Morning Post

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Selon vous, l’urgence sanitaire due au coronavirus justifie-t-elle ce déploiement de technologies de reconnaissance faciale en Chine ?
    Qu’est-ce qui se passera avec les données collectées et les technologies développées dans le cadre de l’urgence sanitaire, une fois que la crise sera terminée ?

    Lire aussi

    Quelles pourraient être les conséquences du coronavirus sur l'industrie technologique ? Les analystes parlent d'un effet boule de neige
    Le coronavirus fait sortir de l'ombre l'état de surveillance de la Chine, les sociétés d'IA se targuant de pouvoir identifier dans la rue des personnes ayant même une faible fièvre, selon un rapport
    Des archivistes ont publié un répertoire de plus de 5000 études sur le coronavirus pour contourner les paywalls, un exemple à suivre pour toutes les publications scientifiques ?
    Le coronavirus fait sortir de l'ombre l'état de surveillance de la Chine, les sociétés d'IA se targuant de pouvoir identifier dans la rue des personnes ayant même une faible fièvre, selon un rapport
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #22
    Membre extrêmement actif
    a mon avis le nombre de faux positifs va exploser, mais bon on chine il s'en fichent des faux positif, il leur font la mème chose

  3. #23
    Chroniqueur Actualités

    Chine : même les porteurs de masques peuvent être identifiés, selon une société de reconnaissance faciale
    Chine : même les porteurs de masques peuvent être identifiés,
    Selon une société chinoise de reconnaissance faciale

    Ces derniers mois, en portant un masque en Chine, les populations cherchent à se protéger du coronavirus, mais empêchent par la même occasion la plupart des systèmes de reconnaissance faciale d’être plus efficaces. Mais dans un article publié en février dernier, le quotidien South China Morning Post a écrit que le port d'un masque n'empêcherait plus la reconnaissance faciale. Dans une nouvelle publication de Reuters ce lundi, une entreprise chinoise affirme avoir mis au point la première technologie de reconnaissance faciale du pays qui permet d'identifier les personnes lorsqu'elles portent un masque.

    La Chine utilise certains des systèmes de surveillance électronique les plus sophistiqués au monde, dont les caméras munies des technologies de reconnaissance faciale. Mais le coronavirus, qui est apparu dans la province de Hubei à la fin de l'année dernière, a fait que presque tout le monde porte un masque chirurgical à l'extérieur dans l'espoir de ne pas contracter le virus - ce qui pose un problème particulier pour la surveillance. Mais une solution serait trouvée à cette situation. La société Hanwang Technology Ltd, basée à Pékin, a déclaré avoir mis au point une technologie capable de reconnaître les personnes même lorsqu'elles portent un masque.


    L'entreprise, appelée également en anglais Hanvon, a déclaré à Reuters qu'une équipe de 20 personnes a utilisé une technologie de base développée au cours des 10 dernières années – une base de données d'échantillons d'environ 6 millions de visages non masqués et une base de données beaucoup plus petite de visages masqués –, pour développer la technologie. Selon Reuters, l'équipe a commencé à travailler sur le système en janvier, alors que l'épidémie de coronavirus s'intensifiait, et a commencé à le mettre sur le marché après seulement un mois.

    « Si elle est connectée à un capteur de température, elle peut mesurer la température du corps tout en identifiant le nom de la personne, puis le système traiterait le résultat, disons, s'il détecte une température supérieure à 38 degrés », a déclaré Huang Lei, vice-président de Hanwang, lors d'une interview accordée à Reuters.

    Selon Reuters, Hanwang vend deux principaux types de produits qui utilisent sa technologie de reconnaissance faciale. L'un d'entre eux effectue une reconnaissance "à canal unique" qui est utilisée au mieux, par exemple, aux entrées des immeubles de bureaux. Tandis que l'autre produit, plus puissant, est un système de reconnaissance "multicanal" qui utilise « plusieurs caméras de surveillance », d’après Reuters.

    Il peut identifier tout le monde dans une foule de jusqu'à 30 personnes « en une seconde », explique M. Huang. « Lorsque l'on porte un masque, le taux de reconnaissance peut atteindre environ 95 %, ce qui permet d'identifier la plupart des personnes », a précisé M. Huang, ajoutant que le taux de réussite pour les personnes sans masque est d'environ 99,5 %.

    Selon le rapport de février du South China Morning Post, en raison de la pire urgence sanitaire que Pékin connait ces derniers mois, SenseTime, le champion chinois de l'IA, a aussi adapté son produit de reconnaissance faciale pour identifier les personnes portant ces masques. D’après le quotidien chinois, cette nouvelle technologie est déjà déployée en Chine. SenseTime a expliqué dans une annonce, selon le quotidien, que son algorithme de détection des masques faciaux est conçu pour lire 240 points clés des caractéristiques faciales autour des yeux, de la bouche et du nez. Mais il peut établir une correspondance en utilisant uniquement les parties du visage qui sont visibles.

    La technologie de Hanwang identifie difficilement un sujet qui porte à la fois un masque et des lunettes de soleil

    Selon Reuters, l’un des clients importants de Hanwang est, sans surprise, le ministère de la Sécurité publique, qui dirige la police. Huang Lei a déclaré à Reuters que grâce à la technologie de Hanwang, le ministère peut recouper les images avec sa propre base de données de noms et d'autres informations, puis identifier et suivre les personnes dans leurs déplacements. « Il peut détecter les suspects de crime, les terroristes ou faire des rapports ou des avertissements », a-t-il dit à Reuters.


    « À l'ère du big data et de l'Internet, le flux de chaque personne peut être clairement vu. Nous sommes donc différents de l'époque du sras maintenant », a déclaré l'épidémiologiste Li Lanjuan dans une interview accordée la semaine dernière à la chaîne publique chinoise CCTV, comparant l'épidémie à un virus qui a tué 800 personnes en 2003, selon un rapport de Reuters plus tôt en février. « Avec ces nouvelles technologies, nous devrions les utiliser pleinement pour trouver la source de l'infection et la contenir », a-t-il ajouté.

    Hanwang compte environ 200 clients à Pékin qui utilisent cette technologie, y compris la police, et s'attend à ce que d'autres, dans 20 provinces, commencent bientôt à l'installer, a déclaré M. Huang à Reuters. Cependant, le système a du mal à identifier les personnes qui portent à la fois un masque et des lunettes de soleil, a-t-il dit. « Dans cette situation, toutes les informations faciales clés sont perdues. Dans de tels cas, la reconnaissance est difficile », a déclaré M. Huang.

    Selon Reuters, la réaction des citoyens chinois face à cette nouvelle technologie n'est pas immédiatement évidente. En ce qui concerne les autres outils de surveillance utilisés dans la lutte contre le coronavirus, les médias sociaux ont suscité quelques récriminations, mais la plupart des gens semblent accepter une intrusion supplémentaire, voire l'adopter, comme moyen de faire face à l'urgence sanitaire.

    Dans le rapport de février de Reuters, un homme de Hangzhou en Chine, qui a été contacté par la police après que sa voiture ait été repérée grâce à sa plaque d'immatriculation dans la ville voisine de Wenzhou, lorsqu’il était de retour d’un voyage en février dernier a déclaré à Reuters : « J'ai été un peu choqué par la capacité et l'efficacité du réseau de surveillance de masse. Ils peuvent essentiellement suivre nos mouvements grâce à la technologie de l'IA et au big data, à tout moment et en tout lieu ».

    Selon Reuters, bien que les clients nationaux aient été le moteur de l'activité de Hanwang, M. Huang a également déclaré qu'il s'attendait à un intérêt accru de la part des étrangers, car le virus se propage dans le monde entier et de plus en plus de personnes portent des masques. « Non seulement la population chinoise en bénéficie, mais aussi, lorsque la technologie est appliquée à l'échelle mondiale, le monde entier peut en bénéficier », a-t-il déclaré.

    Que se passerait-il si une telle technologie venait à s’étendre aux autres pays du monde qui préparent tous en ce moment une riposte contre le coronavirus qui continue son expansion ?

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Quel commentaire faites-vous de ces technologies qui se développent en faveur de la lutte contre le coronavirus ?
    Pensez-vous que d’autres pays achèteraient la technologie de Hanwang pour lutter contre le virus ?

    Lire aussi

    Une IA aurait fourni les premières alertes sur l'épidémie du coronavirus de Wuhan, à l'aide du big data pour suivre et anticiper la propagation des maladies infectieuses les plus dangereuses au monde
    Le coronavirus fait sortir de l'ombre l'état de surveillance de la Chine, les sociétés d'IA se targuant de pouvoir identifier dans la rue des personnes ayant même une faible fièvre, selon un rapport
    Le port d'un masque n'empêchera plus la reconnaissance faciale, le coronavirus ayant incité les sociétés à développer des solutions pour les personnes dont le visage est partiellement couvert
    Pour l'Iran, la réponse à l'épidémie du coronavirus est de couper l'Internet, une initiative du gouvernement pour garder la mainmise sur le récit de l'épidémie
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #24
    Membre à l'essai
    Ils sont trop forts ces chinois. A quand une reconnaissance de dos, par nuit noire, avec un casque de moto, dissimulé par un mur et tout ça au-delà l'horizon ?

  5. #25
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par eric44000 Voir le message
    A quand une reconnaissance de dos
    Il existe des projets d'implant de puce RFID, par exemple il y a eu ça en 2015 :
    LE PHÉNOMÈNE IMPLANT PARTY ARRIVE À PARIS
    C’est une soirée où l’homme de demain est déjà une réalité. Après Stockholm, Copenhague, Miami ou Londres, Paris a accueilli samedi dernier sa première implant party dans le cadre de l’opération Futur en Seine à La Gaîté Lyrique.
    Peut-être que dans le futur chaque citoyen devra avoir une puce RFID, ça fera carte vitale + carte bancaire + carte d'identité + badge pour ouvrir la porte de l'immeuble.
    Après si un individu passe à proximité d'un capteur le gouvernement connaîtra son identité. Il faudra "badger" pour réaliser différentes actions.
    Keith Flint 1969 - 2019