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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Pourquoi personne ne paie pour un logiciel de base de données open source ?
    Pourquoi personne ne paie pour un logiciel de base de données open source ?
    Un regard sur MongoDB, Redis, ElasticSearch et CockroachDB

    Il n’est plus à démontrer que l’open source a grandement contribué à l’émergence des logiciels, qu’ils soient libres de droits ou propriétaires. L'émergence des entreprises de l'open source s'est fait ressentir dans la seconde moitié des années 2000, et en particulier celle des bases de données open source. Plus d’une décennie après, les acteurs de ce nouveau concept de bases de données font face à un problème crucial : peu de personnes sont prêtes à payer pour utiliser les logiciels de base de données open source. Mais pourquoi ?

    Les bases de données sont une catégorie de logiciels très importants en informatique. Les bases de données propriétaires comme Microsoft SQL Server ou Oracle ont longtemps dominé le marché, mais celles open source sont apparues et ont démontré qu’elles pouvaient également être efficaces. En 2009 par exemple, nous avons assisté à l’arrivée de MongoDB, Redis et Hazelcast. De même, Aerospike et Couchbase ont fait leurs débuts un an plus tard. Ces différents types de bases de données n'avaient pas seulement un manque de SQL en commun, mais bien plus.

    En effet, au début, elles proposaient toutes de solides offres open source associées à des éditions pour les entreprises et des contrats de support. Les offres d’entreprises et les contrats servaient à ces sociétés à payer leurs factures. À présent, il s’avère que les bases de données open source ont un problème de monétisation, une chose que les entreprises elles-mêmes admettent. D’après les développeurs de KeyDB, une base de données open source, tout a commencé lorsqu’elles ont décidé de changer leur façon de gagner de l’argent avec leurs produits.


    Selon John Sully, fondateur de EQ Alpha Technology, développeur de la base de données NoSQL KeyDB, présentée telle une alternative à Redis, les problèmes ont peut-être débuté avec la montée en puissance du cloud, mais l’on ne doit pas ignorer l’approche adoptée par les fournisseurs de bases de données open source pour monétiser leurs logiciels. Sully estime que, rejetant la faute directement sur le cloud, les entreprises comme Redis Labs et MongoDB ont commencé par abandonner l’open source pour des licences propriétaires.

    « Les problèmes ont commencé à la suite de la première poussée de monétisation. Les mêmes entreprises qui avaient été si innovantes dans leur marketing et leur utilisation de l'open source se sont rabattues sur les tactiques de vente traditionnelles des entreprises. Les usagers habitués à installer des logiciels avec un simple “apt-get” ou “docker pull” à peu de frais, voire gratuitement, devaient maintenant subir des heures d'appels de vente, des prix largement disproportionnés par rapport à la valeur fournie et des limitations artificielles sur le matériel pouvant être utilisé », a-t-il déclaré.

    Dans son analyse, il estime que MongoDB et Elastic sont toutes deux des sociétés dont les états financiers montrent qu'elles perdent près de 40 millions de dollars par trimestre. En effet, Redis Labs a confirmé qu'elle n'a pas de flux de trésorerie positif, sans parler de leur rentabilité. CockroachDB admet n'avoir que 50 entreprises clientes. Pour lui, les prix élevés, les tactiques de vente agressives et les restrictions arbitraires sont autant de facteurs qui limitent l'adoption des offres payantes.

    Par ailleurs, Sully pense que les clients sont prêts à payer pour des logiciels de qualité supérieure, mais en premier, il faut leur proposer un accord équitable avec des conditions raisonnables et une valeur claire. « Lorsque nous avons décidé de créer une entreprise autour de KeyDB, nous ne voulions pas faire les erreurs du passé. Au lieu de cela, nous avions un principe simple : les logiciels libres sont durables si les extras sont offerts à un prix équitable avec la commodité que les utilisateurs attendent », a-t-il déclaré.

    « Nous pensons que les licences ne devraient pas être compliquées par des restrictions. Vous pouvez utiliser les logiciels libres sans restriction sur n'importe quel matériel, alors pourquoi payer par noyau ou gigaoctet pour une version professionnelle ? N'est-ce pas là un déclassement ? », a-t-il ajouté. D’autres cependant estiment que l’open source souffre d’un problème de « travail gratuit ». Selon Havoc Pennington, un ingénieur en logiciels libres et cofondateur de Tidelift, ce qu’il faut éviter de faire, c’est de croire que l’open source est une œuvre de charité.

    D’après Pennington, il est vrai que le travail non rémunéré soit un moyen populaire et parfois efficace de devenir un développeur de premier plan bien connu, mais l'absence de compensation ne nuit pas seulement qu’aux développeurs individuels, elle crée aussi des problèmes sociaux en amplifiant les privilèges existants. En effet, il cherche à faire comprendre que l’open source n’est pas de la charité dans la plupart des cas et qu’il est tout à fait normal que les responsables de l’open source demandent de l’argent pour la valeur fournie.

    Si l’on prend en compte ce que dit Pennington, cela justifierait pourquoi les entreprises de l’open source se tournent maintenant vers les licences propriétaires. Pennington a suggéré en 2019 que la communauté open source devrait prendre du temps et réfléchir à quelques questions qui méritent d’avoir des réponses pour que le monde open source puisse bien se porter à l’avenir. Il a énuméré des questions comme : Quelles sont les catégories de travail qui ne doivent pas être rémunérées pour que la communauté open source puissent prospérer ?

    Aussi, comment les projets peuvent-ils clarifier les attentes des utilisateurs et donner aux entreprises un moyen de payer pour la valeur reçue ? Les entreprises doivent également chercher à savoir quelles autres catégories de travail doivent être payées pour que les projets open source aient des mainteneurs indépendants avec des revenus fiables.

    Source : John Sully

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    L’open source empêche-t-il les entreprises d’avoir une croissance normale ?
    Selon vous, quelles seraient les types de prestations qui ne doivent pas être rémunérées pour que la communauté open source puissent prospérer ?
    Comment peut-on rentabiliser les logiciels open source selon vous ?

    Voir aussi

    L'open source souffre-t-il d'un problème du « travail gratuit » ? Oui, selon Havoc Pennington

    Emploi : l'open source est un domaine porteur, mais les talents restent une denrée rare, révèle l'Open Source Jobs Report de 2016

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  2. #2
    Rédacteur/Modérateur

    Quelles sont les catégories de travail qui ne doivent pas être rémunérées pour que la communauté open source puissent prospérer ?
    Le problème est dans la question.

    Tout travail mérite salaire. Et tout modèle économique basé sur l'open source cherche à se rémunérer sur une activité (comme la maintenance) tout en faisant croire, ou tout du moins en masquant le fait qu'une autre partie du travail (le développement) est gratuite. Je trouve plus honnête et transparent de valoriser chaque maillon de la chaîne de valeur plutôt que de faire des tours de passe-passe en mode bisounours.

    L'open source purement désintéressé, c'est beau et noble. Si une personne éprouve une gratification en donnant de son temps libre pour fournir des outils à d'autres. Grand bien lui en fasse.

    Mais l'open source avec un modèle économique, c'est selon moi un tantinet contradictoire voire hypocrite.
    Tutoriels et FAQ TypeScript

  3. #3
    Rédacteur

    Je n'ai jamais cru à l'open source et toujours constaté qu'a un moment ou un autre il fallait payer…. Soit directement, en migrant vers une version payante, soit indirectement, en coût caché (développent complémentaires, compensation par le hardware…).

    Un petit exemple avec PostgreSQL… Soit disant libre… Mais dès qu'on gratte, on voit que pour solutionner certains problèmes, il faut passer à la version payante.

    PostgreSQL ne supporte pas les tags (hint) de requêtes pour corriger les mauvais plan… Pas de problème, migrez vers EnterpriseDB qui les supportent pour quelques dizaines de milliers d'euros ! (Je soupçonne même Bruce Momjan dont la position sur la version libre est radicale la dessous, d'avoir passé un accord secret avec enterpriseDB, voir même den être un des actionnaire - à vérifier..)

    PostgreSQL ne supporte pas l'indexation verticale ou le "in memory" ? Pas de problème… Migrez pour FUJITSU Enterprise Postgres… Pour quelques dizaines de milliers d'euros…

    Ce que ne se rendent pas compte les chefs de projet, c'est qu'il n'existe réellement aucun équivalent de produits comme Oracle ou SQL Server dans le monde libre. Sinon, ces deux produits et leurs éditeurs auraient fait faillite depuis longtemps
    L'exemple que je vient de citer est flagrant. Si je veux avoir à la fois l'indexation verticale et les tags de requête, je dois avoir deux SGBDR ! Non sens absolu et couteux !
    Bref, il arrive parfois que le libre s'avère bien plus couteux que le logiciel "privatif" comme dit notre ami Richard Stallman !

    A +
    Cette signature n'a pas pu être affichée car elle comporte des erreurs.

  4. #4
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par yahiko Voir le message
    Le problème est dans la question.

    Tout travail mérite salaire. Et tout modèle économique basé sur l'open source cherche à se rémunérer sur une activité (comme la maintenance) tout en faisant croire, ou tout du moins en masquant le fait qu'une autre partie du travail (le développement) est gratuite. Je trouve plus honnête et transparent de valoriser chaque maillon de la chaîne de valeur plutôt que de faire des tours de passe-passe en mode bisounours.

    L'open source purement désintéressé, c'est beau et noble. Si une personne éprouve une gratification en donnant de son temps libre pour fournir des outils à d'autres. Grand bien lui en fasse.

    Mais l'open source avec un modèle économique, c'est selon moi un tantinet contradictoire voire hypocrite.
    J'ai rarement entendu autant d'inepties.

    Opensource ça ne signifie pas gratuit. Et d'ailleurs c'est pas rare de voir des composants gratuits pour les projets opensource et avec une licence commerciale pour qui veut faire du propriétaire. Qt fournit plusieurs licences pour satisfaire un maximum de personnes.

    Red Hat propose un support commercial pour sa distribution. Ainsi on paye pour avoir une sureté et un véritable support d'entreprise tout en bénéficiant de logiciels libres et sûrs. Pour PostgreSQL, il y a aussi un support commercial.

    En bref, je grimace toujours quand les responsables IT décident de partir sur des solutions propriétaire parce que ça fait plus « professionnel / entreprise ».

  5. #5
    Membre expérimenté
    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
    Je n'ai jamais cru à l'open source et toujours constaté qu'a un moment ou un autre il fallait payer.
    Incroyable. Je suis presque d'accord avec SQLPro. Tout arrive

    Je dis presque, parce qu'il y a de tout dans le libre et qu'on ne peut faire aucune généralisation.

    Mais il est vrai que bien des produits dit "libre" sont, en fait, des produits d'appel pour des produits ou services bien payants.
    Dans ce cas, la licence est suffisamment bien ficelé pour obliger à passer à la version payante dans la majorité des cas d'usage.

    Ce n'est pas propre aux bases de données.
    Combien de fois ai-je vu iText recommandé pour travailler sur du PDF, alors que sa licence "libre" est ultra limitative et que le produit est très loin d'être gratuit.

    Et on touche probablement là une des raisons de la non monétisation : l'incompréhension des licences.
    Demandez autour de vous la différence entre GPL et BSD et vous comprendrez.

    Quand on ajoute le grand écart monétaire qu'il existe entre la version gratuite et la version payante, on comprend que les utilisateurs rechignent à payer.
    Quelque part, il y a une promesse non tenue.
    A une époque je distribuais mySQL en faisant payer la licence à mes utilisateurs.
    La procédure était très simple et se faisait en 2 clics.
    mySQL 500€ + InnoDB Backup 1000€, c'était 1500 € perpétuel quelque soit la taille du serveur.

    Aujourd'hui c'est entre 3500€ et 54.000€ PAR AN.
    Quand on était parti sur du gratuit, ça calme un peu.

    De plus, on ne distribue plus mySQL comme ça. Il faut un agrément, qui aux dernières nouvelles est lui même payant et pas accordé juste parce qu'on le demande.

    Et encore, mySQL a une vrai distribution en France.
    Comment aller vendre à un utilisateur final le logiciel d'une société qui n'a aucune représentation sur le territoire.

    Au final, soit on met du Microsoft, soit on feint d'ignorer que le logiciel n'est pas réellement gratuit.

    Pour ces derniers, lorsque j'ai abandonné mySQL, j'ai eu droit à 2 appels d'Oracle de la part de personnes que j'ai bien du mal à appeler des "commerciaux" et qui m'ont bien rappelé les limites d'usage de la version gratuite.

    Ne croyez pas que, je veux faire le procès de l'open-source.
    Il n'y a pas UN open-source, ni UN libre.
    (Il est d’ailleurs incroyable comment des licences libres peuvent être incompatibles entre elles.)

    Mais s'il est vrai qu'il existe des logiciels vraiment libres et gratuits dans 100% de leur fonctionnalités, d'autres ne sont que des leurres pour se faire connaitre quand on ne s'appelle pas Microsoft ou Oracle.
    --
    vanquish

  6. #6
    Membre éprouvé
    Ce n'est peut-être qu'un impression mais j'ai souvent l'impression que parfois l'argumentaire contre tel ou tel élément de l'open source c'est de lui reprocher à la fois de se rêver en utopie parfaite (la perfection n'étant pas de ce monde) et lui reprocher aussi ses imperfections.

    Pour moi le problème n'est pas avoir du choix entre du propriétaire, du 100% open source et open source avec plus, le problème est qu'il peut-être difficile de faire son choix car déjà il faut connaître suffisamment de quoi on parle.

    Si tu prend par exemple le choix d'un SGBD, si tu as de vrais besoins important, la personne que tu trouveras pour faire t'aider à faire ce choix, sera déjà forcément quelqu'un de compétent sur certain(s?) SGBD précis, et donc il pourra te conseiller sur comment mettre en oeuvre dans ce SGBD. Evidemment j'ai supposé ici que tu as déjà bien réfléchi avant de choisir ta solution SGBD hein.

    En outre, je rappel que certains entreprises prennent des solutions propriétaires, parce que le format classique de relation commercial avec eux les rassure plus. Et ca les conduit à prendre de l'Oracle pour 30 table et quelques millions d'enregistrement. Et en plus ça marche pas, les mecs qui ont fait la partie ORM n'ont rien compris à ce qu'il faisait et blâme l'outil

  7. #7
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message

    Un petit exemple avec PostgreSQL… Soit disant libre… Mais dès qu'on gratte, on voit que pour solutionner certains problèmes, il faut passer à la version payante.
    PostgreSQL utilise la la licence PostgreSQL qui est bien reconnue qui est une licence reconnue par la Free Software Foundation et l'Open Source Initiative. Donc PostgreSQL n'est pas soit disant libre, PostgreSQL est bel est bien un logiciel libre. Comme beaucoup tu confonds logiciel libre et gratuit.

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message

    [B]Je soupçonne même Bruce Momjian dont la position sur la version libre est radicale la dessous, d'avoir passé un accord secret avec EnterpriseDB, voir même d'être un des actionnaire - à vérifier..)
    Bruce Momjian a bien travaillé pour EnterpriseDB comme l'indique son curriculum vitæ. Le reste de tes propos ne se basent sur aucun faits, comme souvent.

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message

    Ce que ne se rendent pas compte les chefs de projet, c'est qu'il n'existe réellement aucun équivalent de produits comme Oracle ou SQL Server dans le monde libre. Sinon, ces deux produits et leurs éditeurs auraient fait faillite depuis longtemps
    Ou que ces produits répondent à des besoins différents. La question à se poser est-ce que dans 90 % des cas une base de donnée MariaDB ne suffit pas ? Quid de la facilité d'installation, gestion des licences et d'administration ? Pour prendre un parallèle avec les traitements de texte, est-ce que les utilisateurs ont besoin d'utiliser Microsoft Word alors qu'ils ne savent même pas faire une liste à puces ? LibreOffice ne serait-il pas suffisant ?

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message

    Bref, il arrive parfois que le libre s'avère bien plus coûteux que le logiciel « privatif » comme dit notre ami Richard Stallman !
    Encore une méconnaissance totale du logiciel libre. Le logiciel libre n'a jamais prétendu être meilleur que le logiciel privateur. Le logiciel libre vise à offrir les quatre liberté du logiciel libre à tous les utilisateurs.

    Quant à l'open source, c'est une méthode de développement qui permet de réduire les coûts de développement et améliorer la qualité du logiciel.

  8. #8
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Markand Voir le message
    J'ai rarement entendu autant d'inepties.

    Opensource ça ne signifie pas gratuit. Et d'ailleurs c'est pas rare de voir des composants gratuits pour les projets opensource et avec une licence commerciale pour qui veut faire du propriétaire
    On peut faire un sondage y compris chez les pro de l'informatique: Pour la majorité des gens "open source" = gratuit!

    Les subtilités du style "enculage de mouche" du genre "il y a la version gratuite qui fait que ci ou que cela, la version premium, la version x ou y" passent à côté du cerveau de la plupart.

  9. #9
    Membre extrêmement actif
    Pourquoi personne ne paie pour un logiciel de base de données open source ?
    C'est la théorie de l'arroseur arrosé!

    Ces dernières années le monde du numérique a fait la promotion du système hypocrite "c'est gratuit!" avec le message caché "Une fois captif, tu vas passer à la caisse sans douleur et sans même que tu t'en rendes compte".

    Le problème? Les clients ont compris uniquement la première partie du message!


    Plus personne ne veut payer à tel point que des services et produits utilisés par des centaines de millions de personnes n'arrivent pas à monétiser leur activité (exemple: Twitter qui présente depuis sa fondation une pertes cumulée de 2 milliards de dollar ou mieux encore Uber qui présente une perte cumulée de 10 milliards!)


    Le client final ne veut pas payer, le développeur minimise ses coûts en utilisant des produits gratuits et le message du fournisseur du produit "faites-nous un don si vous êtes contents de notre produit" finit à la poubelle...

  10. #10
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
    Le logiciel libre n'a jamais prétendu être meilleur que le logiciel privateur.
    J'ai jamais aimé ce terme de "privateur". Un logiciel fait ce qu'il doit faire, ni plus ni moins (bon ok parfois plus, parfois moins mais c'est une autre histoire).
    Quand on achète un film, on le regarde ou pas, mais on ne va pas dire que le film est privateur! On a en effet pas le droit de prendre des bouts du film pour en faire un autre, on peut y faire facilement un lien avec le fait de ne pas avoir le droit de modifier le logiciel dit "privateur".

  11. #11
    Membre à l'essai

    Aujourd'hui, 10h55
    Anselme45

    On peut faire un sondage y compris chez les pro de l'informatique: Pour la majorité des gens "open source" = gratuit!

    Les subtilités du style "enculage de mouche" du genre "il y a la version gratuite qui fait que ci ou que cela, la version premium, la version x ou y" passent à côté du cerveau de la plupart.
    C'est étrange toute cette discussion, tous les problèmes annoncés sont exactement les mêmes, qu'ils soient open source ou non.

    Mais le grand avantage de l'open source comparé au propriétaire est qu'il peut y avoir une bifurcation lorsque le modèle économique ne nous convient plus (MySQL qui a donné naissance à MariaDB).
    Contrairement aux logicielles propriétés où l'on a beaucoup plus de chance de se retrouver bloqué.

  12. #12
    Membre expérimenté
    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
    Je n'ai jamais cru à l'open source et toujours constaté qu'a un moment ou un autre il fallait payer…. Soit directement, en migrant vers une version payante,
    Quand bien même, où est le problème? Tout le monde n'a pas les mêmes besoins. PostGres convient bien à mes sites web, avec un volume raisonnable de données et de transactions. Si des grosses entreprises ont besoin de services plus spécifiques et que ces services ont un coût ça ne justifie pas que les PME paient aussi le prix fort si elles n'ont pas besoin de 80% des fonctionnalités!

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
    soit indirectement, en coût caché (développent complémentaires, compensation par le hardware…).
    Je ne vois pas en quoi le coût est caché. Franchement, vous n'avez aucun développeur là où vous travaillez, juste des admin DB?

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
    (Je soupçonne même Bruce Momjan dont la position sur la version libre est radicale la dessous, d'avoir passé un accord secret avec enterpriseDB, voir même den être un des actionnaire - à vérifier..)
    Mais le libre n'interdit en aucune manière d'avoir une version commerciale, même maintenue par la même personne, il faut juste que les distinctions de licence soient claires dès le départ. Exemple avec MySQL qui avait une licence payante pour certaines utilisations. Et puis le cas de Postgres est un peu différent, d'abord parce que la licence de type BSD n'interdit pas de faire un fork commercial, y compris par la même personne, et ensuite parce que comme tu le dis toi-même, ce sont des modules supplémentaires qui sont commerciaux alors que le cœur du moteur de bases de données reste inchangé.

    Citation Envoyé par SQLpro Voir le message
    Ce que ne se rendent pas compte les chefs de projet, c'est qu'il n'existe réellement aucun équivalent de produits comme Oracle ou SQL Server dans le monde libre. Sinon, ces deux produits et leurs éditeurs auraient fait faillite depuis longtemps
    Ah? Il y a bien eu SAP DB, qui a été repris par... MySQL avant que ce dernier soit racheté par... Oracle! Tu crois vraiment qu'Oracle aurait pensé à racheter Sun si ça ne lui donnait pas l'occasion de se débarrasser d'un concurrent gênant?
    Et puis si on parle du serveur Oracle, pour avoir eu l'occasion de l'essayer quand il y avait des versions d'essai gratuites pour Linux, comment dire... c'est très lourd, alors oui il y a des fonctions supplémentaires qui sont certainement utiles à certains, mais à moins que mon travail du moment repose spécifiquement sur certaines d'entre elles, je préfère encore rester sur PostgreSQL.

  13. #13
    Membre expérimenté
    Sondage
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    On peut faire un sondage y compris chez les pro de l'informatique: Pour la majorité des gens "open source" = gratuit!
    Un sondage ou un vote? Ce n'est pas parce que 60% des américains pensent que la Terre a été créée en 5 jours il y a 5400 ans que c'est la vérité! Au pire ça veut dire qu'ils sont crédules, au mieux que les agences de com sont très efficaces!
    Maintenant comme ni le libre ni l'open source n'ont les moyens financiers de Microsoft ou Google, on peut comprendre qu'ils n'ont pas la possibilité de faire passer correctement le message!

  14. #14
    Membre averti
    Citation Envoyé par Markand Voir le message

    En bref, je grimace toujours quand les responsables IT décident de partir sur des solutions propriétaire parce que ça fait plus « professionnel / entreprise ».
    Jamais entendu ca personnellement. Par contre j'ai déjà entendu l'inverse qu'il fallait absolument des solutions open source pour des raisons fumeuses et qu'évidemment le code source n'était jamais examiné.

  15. #15
    Membre éprouvé
    Le point justement c'était que la majorité des développeurs penses open-source = gratuit alors que c'est faux...

    De l'autre côté, si tu commence à acheter des licences à tout va, ça devient le bordel à gérer. Pour peu que tu as plusieurs déploiement de ton application, avec différentes versions de celle-ci et donc de la version des composants sous licence, c'est un bordel monstre.

    Le fait de ne pas avoir à se prendre la tête avec les licences type Apache 2, MIT,... c'est pas négligeable non plus surtout vu la complexité des applis d'aujourd'hui .

  16. #16
    Membre expérimenté
    Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
    Comme beaucoup tu confonds logiciel libre et gratuit.
    Aahhh ! J'ai cru qu'on allait pas y avoir droit.
    Me voilà rassuré. Ouf !
    --
    vanquish

  17. #17
    Membre extrêmement actif
    Le "rien n'est gratuit en vrai" me fait beaucoup rire (comme beaucoup d'idées de SQLPro d'ailleurs) car les faits démontrent l'inverse.

    Une bonne partie de serveurs dans le monde tournent sous Debian qui est gratuit. Une très grande partie des sites web utilisent le CMS Wordpress qui est gratuit, de même que le framework Symfony qui fait lui aussi tourner une bonne partie du web.

    Le site e-commerce de ma boîte gère plus de 30 000 produits avec une base Postgres sans aucune extension payante, et on n'est pas un petit site de ventes de coques de smartphone, on est le leader national dans notre secteur d'activité avec plusieurs dizaines de millions de chiffre d'affaire.

    Bien entendu beaucoup de développeurs proposent des services payants, que l'on peut éventuellement utiliser si l'on ne dispose pas des compétences nécessaires, mais il s'agit probablement d'une minorité d'utilisateurs.

    Bref, avant de chercher à faire passer son idéologie, il faudrait commencer par analyser la réalité factuelle.
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  18. #18
    Membre actif

    J'ai jamais aimé ce terme de "privateur". Un logiciel fait ce qu'il doit faire, ni plus ni moins (bon ok parfois plus, parfois moins mais c'est une autre histoire).
    Le terme privateur ne s'applique pas à la question fonctionnelle, mais à l'étendue du contrôle que l'on a sur le logiciel. Un logiciel "privateur" ne donne pas accès à son code source et ne permet pas la vérification de ce qu'il y a dedans ni la modification, on est donc privé de cette liberté de savoir ce que l'on achète et de le faire évoluer selon ses besoins. On ne peut pas non plus le partager.


    Quand on achète un film, on le regarde ou pas, mais on ne va pas dire que le film est privateur! On a en effet pas le droit de prendre des bouts du film pour en faire un autre, on peut y faire facilement un lien avec le fait de ne pas avoir le droit de modifier le logiciel dit "privateur".
    Quand on achète un film, on a beau avoir le support physique, cela ne donne pas pour autant droit de le diffuser en dehors du cercle privé, ce qui défini une limite de propriété et est donc "privateur". On l'a "acheté" mais on n'en détient pas les droits au sens large.

  19. #19
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Sodium Voir le message
    Le "rien n'est gratuit en vrai" me fait beaucoup rire (comme beaucoup d'idées de SQLPro d'ailleurs) car les faits démontrent l'inverse.

    Une bonne partie de serveurs dans le monde tournent sous Debian qui est gratuit. Une très grande partie des sites web utilisent le CMS Wordpress qui est gratuit, de même que le framework Symfony qui fait lui aussi tourner une bonne partie du web.

    Le site e-commerce de ma boîte gère plus de 30 000 produits avec une base Postgres sans aucune extension payante, et on n'est pas un petit site de ventes de coques de smartphone, on est le leader national dans notre secteur d'activité avec plusieurs dizaines de millions de chiffre d'affaire.

    Bien entendu beaucoup de développeurs proposent des services payants, que l'on peut éventuellement utiliser si l'on ne dispose pas des compétences nécessaires, mais il s'agit probablement d'une minorité d'utilisateurs.

    Bref, avant de chercher à faire passer son idéologie, il faudrait commencer par analyser la réalité factuelle.
    Ca dépend comment tu considères tes coûts quelque piste sur le sujet plutôt que juste considéré que le fait de télécharger est gratuit.
    • Les serveurs tournent sur Debian ? Il faut donc des administrateurs qui savent gérés du Débian, et ça se payent. Et comme dans tout l'informatique, ils n'arrivent généralement pas avec un savoir absolu sur la question, ils doivent donc chercher sur des éléments pointus qu'ils ne maîtrise pas encore, et ça aussi ça coûte. Si on veut opposer ça à une solution propriétaire auquel tu sous traite la réalisation, on pourrait dire que cela semble plus difficile de prévoir combien ça va te coûter (sauf si ce que tu fais n’atteins pas la limite de ce que c'est déjà faire son personnel).
    • Tu utilises un produit 100% libre et gratuit sans support commercial -> tu es encore plus dépendant de ta capacités à maintenir le savoir acquis sur la technos car sinon tu risques de te retrouver le bec dans l'eau si un problème arrive plus tard.


    Dernier point : il y avait beaucoup de solution à base de gros framework mainframe et d'AGL dans les années 90,et aujourd'hui, pour ceux qui sont encore en production, les coûts de licence constitue de loin la plus grosse part des coûts annuels. Ce qui peut aussi expliquer l'attrait pour le gratuit. Je ne dis pas qu'ils ont raison ou tort cela dit.

  20. #20
    Membre averti
    Citation Envoyé par Sodium Voir le message
    Le "rien n'est gratuit en vrai" me fait beaucoup rire (comme beaucoup d'idées de SQLPro d'ailleurs) car les faits démontrent l'inverse.

    Une bonne partie de serveurs dans le monde tournent sous Debian qui est gratuit. Une très grande partie des sites web utilisent le CMS Wordpress qui est gratuit, de même que le framework Symfony qui fait lui aussi tourner une bonne partie du web.
    Pourtant pour symfony c'est exactement ca : les confs, leurs certifications, blackfire qui est mis en avant.. c'est payant. Je peux même te dire que j'avais demandé un devis pour une presta de la ssii qui a racheté sensiolabs pour un audit : 2000€/jour et ce n'est pas la région parisienne.

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