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  1. #61
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    En pratique, ça sert surtout à alimenter l'illusion du scientisme de la croissance verte, même si apprendre à maîtriser l'hydrogène servira (quand on saura produire en masse de l'hydrogène, ce ne sera pas pour les data center - qu'on peut brancher directement sur le réseau plutôt que de créer une mini centrale à hydrogène sur place-). Cet hydrogène vert servira à alimenter l'industrie (qui utilise de l'hydrogène fossile actuellement)
    "La firme de Redmond a ajouté que ces générateurs pourraient fournir à l'avenir une alimentation de secours sans émissions pour ses centres de données."
    "Microsoft a annoncé la semaine dernière avoir testé avec succès des générateurs sans émission dans un centre de données américain en utilisant des piles à hydrogène au lieu du diesel."

    C'est à dire que cela a vocation a remplacer les groupes électrogènes diesel de grandes puissances. Subventionner les énergies fossiles comme le font les gouvernements actuellement est une folie.

  2. #62
    ec
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    Le taux de retour énergétique a du être sérieusement calculé, ainsi que son évolution probable si la technique se généralise. Les données avancées par @Fagus ne sont pas stables et dépendent beaucoup de l'évolution technologique.

    Surtout, il s'agit de remplacer un générateur diesel qui fonctionne très occasionnellement.

    Enfin il s'agit d'un prototype de recherche. Cette recherche est nécessaire et indispensable.

  3. #63
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    Un cache misère la production d'hydrogène n'étant pas spécialement écologique sauf que c'est moins visible.

  4. #64
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    Citation Envoyé par ec Voir le message
    Surtout, il s'agit de remplacer un générateur diesel qui fonctionne très occasionnellement.
    Cela peut servir pour des villages isolées (cirque de Mafate à la Réunion, hameaux en Guyanne...). Mais il n'en reste pas moins que le diesel est plus économique.

    Citation Envoyé par pierre-y Voir le message
    Un cache misère la production d'hydrogène n'étant pas spécialement écologique sauf que c'est moins visible.
    Tout à fait d'accord. La production actuelle est très polluante et onéreuse. Les britanniques eux développent une batterie à air comprimée (ou liquéfiée pour être exact) de 250 MWh au Trafford Energy Park, près de Manchester. C'est bien plus écono-écolo.

  5. #65
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    Citation Envoyé par ec Voir le message
    Le taux de retour énergétique a du être sérieusement calculé, ainsi que son évolution probable si la technique se généralise. Les données avancées par @Fagus ne sont pas stables et dépendent beaucoup de l'évolution technologique.

    Surtout, il s'agit de remplacer un générateur diesel qui fonctionne très occasionnellement.

    Enfin il s'agit d'un prototype de recherche. Cette recherche est nécessaire et indispensable.
    Les taux de retour ça dépend des techno en effet.
    Les éoliennes ont déjà été beaucoup optimisées, leur rendement ne peut plus être révolutionné (on peut l'augmenter un peu en construisant des éoliennes très grandes qui vont chercher des vents d'altitude plus stables , ou des vents en mer)
    Les électrolyseurs ça va bouger mais c'est très compliqué. (à froid)
    Les piles à combustibles, c'est une techno ancienne déjà, je parierais pas sur une révolution.

    Pour un générateur diesel qui sert rarement, là je peux parier tout ce qu'on veut qu'on ne va pas tous les remplacer par des générateur à hydrogène. Pour traîner avec les gens qui commercialisent ce genre de techno, ça coûte une blinde et ça ne va pas s'arranger magiquement car l'hydrogène est une horreur à stocker et transporter (gaz le plus volatil et le plus explosif , stockage à très haute pression, capable de diffuser à travers l'acier en le rendant cassant...). Les piles à combustibles sont des appareils délicats avec de la maintenance. Donc, ça consommerait beaucoup de ressources pour quelque chose qui sert peu, autant rester avec un groupe à pétrole bien rustique et facile à sécuriser.

    Mais sinon je suis d'accord que l'hydrogène ça doit servir (mais plutôt pour réduire le minerai d'acier et la chimie...) et que l'argent dans la filière n'est pas inutile.

  6. #66
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    Citation Envoyé par Superzest 76 Voir le message
    source : ici/

    Çà serait une bonne piste a creusé mais il faudrait que une majorité des pays s’associe pour ça
    Quand on voit qu'on arrive même pas à avoir un gouvernement qui impose ses décisions face aux très grandes entreprises ou aux lobbys, et que donc on ne peux pas avoir une politique écologique, au niveau mondial c'est encore pire parce que si les pays ne s'allient pas, les intérêts privés n'hésitent pas à le faire eux.

  7. #67
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    Citation Envoyé par virginieh Voir le message
    Quand on voit qu'on arrive même pas à avoir un gouvernement qui impose ses décisions face aux très grandes entreprises ou aux lobbys, et que donc on ne peux pas avoir une politique écologique, au niveau mondial c'est encore pire parce que si les pays ne s'allient pas, les intérêts privés n'hésitent pas à le faire eux.
    Je n'ai pas vu une seule décision écologique annoncée en 15 ans par l'état ou les lobbys "écolos". La seule décision écologique attendue était la fermeture du parc nucléaire remplacé par un parc de centrale à charbon LFC (Lit Fluidisé Circulant) et évidemment les partis de gauche nous ont vendu le nucléaire + l'éolien + le gaz puisque l'éolien ne produit pas assez (allez voir les données allemande).

    Et la France a donc tacitement signé pour 50 ans de plus ... belle réussite des écolos.

  8. #68
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    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
    Je n'ai pas vu une seule décision écologique annoncée en 15 ans par l'état ou les lobbys "écolos". La seule décision écologique attendue était la fermeture du parc nucléaire remplacé par un parc de centrale à charbon LFC (Lit Fluidisé Circulant) et évidemment les partis de gauche nous ont vendu le nucléaire + l'éolien + le gaz puisque l'éolien ne produit pas assez (allez voir les données allemande).

    Et la France a donc tacitement signé pour 50 ans de plus ... belle réussite des écolos.
    c'est quoi le problème avec le nucléaire ?
    pas cher, ne rejette pas de co2, fiable, produit beaucoup quand on veut ou on veut (en Russie il ont des centrales nucléaires sur bateau pour produire en fin fond de l'arctique)

  9. #69
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    Citation Envoyé par pierre-y Voir le message
    Un cache misère la production d'hydrogène n'étant pas spécialement écologique sauf que c'est moins visible.
    Il existe une solution efficace pour produire de l'hydrogène.

    La production nucléaire d’hydrogène au service d’un avenir bas carbone
    « Par exemple, si seulement 4 % de l’hydrogène actuellement produit l’étaient à l’aide de l’électronucléaire, les émissions de dioxyde de carbone pourraient déjà être réduites de 60 millions de tonnes par an », explique Ibrahim Khamis. « Et si la production d’hydrogène reposait entièrement sur l’électronucléaire, ce sont alors 500 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone que nous pourrions éliminer chaque année. »

    En combinant des réacteurs nucléaires de puissance avec une usine de production d’hydrogène, il est possible de constituer un système de cogénération qui permette de produire efficacement de l’électricité et de l’hydrogène. Pour pouvoir produire de l’hydrogène, un tel système doit être équipé soit d’un dispositif d’électrolyse, soit de composants permettant la mise en œuvre de processus thermochimiques. L’électrolyse est une technique qui consiste à générer un courant électrique continu pour décomposer des molécules d’eau en hydrogène et en oxygène. L’électrolyse de l’eau liquide s’effectue à des températures relativement basses, entre 80 et 120 °C, alors que l’électrolyse de la vapeur d’eau requiert des températures nettement plus élevées, ce qui rend cette dernière méthode bien plus efficiente. Étant donné que l’électrolyse de la vapeur d’eau exige un apport thermique d’environ 700 à 950 °C, elle pourrait constituer une technique idéale pour l’intégration dans des centrales nucléaires dotées de réacteurs avancés à haute température.
    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    c'est quoi le problème avec le nucléaire ?
    J'en ai entendu 2 ou 3.
    - ça produit différents types de déchets plus ou moins radioactif (il y en a qu'il faut stocker pendant longtemps)
    - un accident pourrait arriver à cause d'une catastrophe naturelle (tsunami, séisme, ouragan, etc), ou à cause d'une attaque terroriste (ça pourrait même être réalisé par un groupe écoterroriste)
    - il faut pouvoir acheter de l'uranium (il ne faudrait pas se fâcher avec l'ensemble des pays qui en vendent)

    Mais en dehors de ça, c'est tip top
    De mon point de vue la balance bénéfice/risque penche largement du côté bénéfice.
    Un des gros avantages des centrales nucléaires c'est qu'elles sont pilotables (elles peuvent produire plus ou produire moins).

    Ce serait top que la France ait plus de réacteurs nucléaires actifs et vendent de l'électricité à ses voisins (Allemagne, Suisse, etc).
    La France pourrait faire beaucoup mieux :
    Électricité : la remontée de la production nucléaire permet à la France d'être à nouveau le premier pays exportateur en Europe
    La France a repris sa place de première exportatrice d'électricité en Europe en 2023, loin devant la Suède et la Norvège, à la faveur de la remontée du parc nucléaire touché en 2022 par une baisse de production historique. Elle relègue loin derrière la Suède, la Norvège et l'Espagne.

  10. #70
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    Par défaut Les émissions carbone de Microsoft ont augmenté de 25 % en 2025 en raison de l'expansion rapide de l'IA
    Les émissions carbone de Microsoft ont augmenté de 25 % en 2025 en raison de l'expansion rapide de l'IA, mais pire encore les émissions carbone réelles des GAFAM seraient 662 % plus élevées qu'annoncées

    Microsoft vient de livrer un constat sans appel sur l’impact environnemental de l’intelligence artificielle (IA). Selon son rapport 2026 sur le développement durable, les émissions de carbone de l’entreprise ont bondi de 25 % en 2025. Le responsable ? D'une part, un développement massif des centres de données destinés à prendre en charge les charges de travail liées à l'IA, et d'autre part, un changement de politique controversé qui a mis fin à la prise en compte de certains crédits d'énergie renouvelable. Cet aveu sans détour menace l’engagement ambitieux du géant technologique d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.

    Microsoft se heurte de plein fouet au fossé entre ses ambitions en matière d’IA et la réalité climatique. Le rapport 2026 sur le développement durable de l'entreprise indique que ses émissions carbone ont augmenté de 25 % par rapport à l'année précédente, pour atteindre 34 millions de tonnes métriques en 2025. Il s'agit d'un énorme pas en arrière pour une entreprise qui s'était fixée, en 2020, l'objectif de devenir « carbone négatif » d'ici 2030, ce qui signifie qu'elle devrait éliminer davantage de carbone de l'atmosphère qu'elle n'en produit, et qui ambitionnait d'éliminer autant de carbone qu'elle en a émis au cours de son histoire d'ici 2050.

    Le principal facteur ? L’expansion de l’infrastructure des centres de données. Alors que Microsoft s’efforce de répondre à la demande croissante en puissance de calcul pour l’IA, alimentée notamment par les services Azure OpenAI et ses produits Copilot, l’entreprise a été contrainte de construire de nouvelles installations gigantesques à un rythme effréné. Chaque nouveau centre de données implique davantage de serveurs, davantage de systèmes de refroidissement et, surtout, une consommation d’électricité plus importante. Et malgré ses engagements en faveur des énergies renouvelables, l’ampleur même de cette croissance dépasse le rythme d’adoption des énergies vertes.

    Cette obsession de Microsoft pour l'IA a compromis les ambitions climatiques de l'entreprise de Redmond. En 2024, le rapport sur le développement durable de Microsoft révélait déjà que ses émissions de 2023 avaient augmenté de 29 % par rapport à 2020, et que l'entreprise avait utilisé 23 % d'eau en plus. Alors que l'entreprise s'était engagée à rendre ses activités neutres en carbone d'ici 2030, l'IA risque de rendre cet objectif encore plus difficile à atteindre, car elle stimule l'expansion de centres de données toujours plus gourmands en eau, énergivores et à forte intensité de carbone.

    Nom : Microsoft GHG emissions 2025.png
Affichages : 1532
Taille : 45,0 Ko
    Comparaison entre les émissions réelles de GES de Microsoft et les émissions estimées sans les mesures d'atténuation
    (Source: Rapport 2026 sur le développement durable - Microsoft)

    Mais l’histoire réserve un autre rebondissement. Selon son rapport 2026 sur le développement durable, Microsoft a pris en février 2025 la décision stratégique de cesser d’acheter des « certificats d’énergie renouvelable (REC) non supplémentaires et dissociés ». Ces certificats sont essentiellement des crédits sur papier que les entreprises achètent pour compenser leur empreinte carbone sans pour autant modifier leur consommation énergétique réelle. Microsoft a fait valoir que ces certificats ne correspondent pas à de nouveaux projets d’énergie renouvelable mis en service : il s’agit simplement d’astuces comptables. Si cette mesure témoigne d’un engagement en faveur d’une réduction plus légitime des émissions de carbone, elle a également privé l’entreprise d’un outil essentiel qu’elle utilisait pour atteindre ses objectifs climatiques sur le papier.

    Il en résulte un tableau plus honnête, mais bien plus sombre. Sans ces interventions ciblées, l'empreinte carbone de Microsoft a explosé. C'est un aveu franc que les précédents succès en matière de développement durable reposaient peut-être davantage sur une comptabilité créative que sur de véritables réductions d'émissions.

    Microsoft n'est pas la seule entreprise à se trouver dans cette situation délicate. L'ensemble du secteur technologique est confronté à la forte consommation énergétique de l'IA. L'entraînement de grands modèles de langage nécessite une puissance de calcul considérable, et l'exécution d'inférences à grande échelle pour des millions d'utilisateurs ne fait qu'aggraver le problème. Google, Amazon et Meta sont tous confrontés à des tensions similaires entre le développement de leurs technologies d'IA et leurs engagements en faveur du climat. Mais la hausse de 25 % enregistrée par Microsoft se distingue comme l'une des augmentations les plus marquées d'une année sur l'autre révélées par un acteur majeur du secteur technologique.

    L'essor des centres de données ne montre aucun signe de ralentissement. Microsoft continue d'investir des milliards dans de nouvelles installations à l'échelle mondiale, qu'il s'agisse d'extensions dans le nord de la Virginie ou de projets d'envergure en Europe et en Asie. Chaque installation est conçue pour prendre en charge la prochaine génération de charges de travail d'IA, dont les exigences ne cessent de croître. L'entreprise a mis en avant des innovations telles que le refroidissement par liquide et la conception de centres de données durables, mais même ces gains d'efficacité ne suffisent pas à compenser la croissance brute des infrastructures.

    Les observateurs du secteur s'interrogent désormais sur la faisabilité de l'objectif de « carbone négatif » fixé par Microsoft pour 2030. Atteindre cet objectif nécessiterait non seulement de stopper la croissance des émissions, mais aussi de l'inverser activement, tout en développant parallèlement ses infrastructures d'IA. L'entreprise a investi dans des technologies de capture du carbone et dans des projets de reboisement, mais les chiffres sont de plus en plus difficiles à justifier.

    Ce qui rend cette situation particulièrement frappante, c’est sa transparence. En abandonnant les certificats d’énergie renouvelable dissociés et en publiant ces chiffres sans concession, Microsoft admet en substance que son approche précédente ne fonctionnait pas. C’est rare dans un secteur où les rapports sur le développement durable mettent souvent l’accent sur des améliorations marginales et des indicateurs créatifs. Mais cela soulève également des questions dérangeantes quant à la suite des événements. Si l’entreprise ne parvient pas à concilier la croissance de l’IA avec ses objectifs climatiques à l’aide des méthodes actuelles, il faudra bien faire des concessions.

    Le moment ne pourrait pas être plus mal choisi. Alors que les gouvernements du monde entier renforcent les réglementations relatives à la publication des données sur les émissions de carbone des entreprises et à leur responsabilité environnementale, les géants de la technologie font l’objet d’une surveillance de plus en plus étroite. Les investisseurs posent des questions de plus en plus pointues sur la compatibilité des investissements dans l’IA avec les engagements ESG. Et les clients, en particulier les entreprises, exigent des infrastructures cloud plus respectueuses de l’environnement.

    Pour l'instant, Microsoft semble parier sur l'innovation pour sortir de cette impasse, en investissant dans des réacteurs nucléaires de nouvelle génération, des technologies avancées de capture du carbone et la conception de puces plus efficaces. Mais alors que les émissions évoluent nettement dans la mauvaise direction et qu'il ne reste plus que quatre ans avant l'échéance de 2030, la marge de manœuvre pour inverser la tendance se réduit rapidement.

    La hausse de 25 % des émissions de Microsoft met en évidence la tension fondamentale qui est au cœur de la révolution de l’IA. Le secteur avait promis à la fois des capacités d’IA transformatrices et une responsabilité environnementale, mais ces objectifs s’avèrent plus difficiles à concilier que quiconque ne l’avait prévu.

    Alors que la construction de centres de données s’accélère et que les besoins énergétiques se multiplient, les géants de la technologie sont confrontés à un moment de vérité. La décision de Microsoft d’abandonner les crédits carbone contestables et de publier des chiffres peu flatteurs témoigne d’une volonté d’affronter le problème en toute honnêteté, mais l’honnêteté à elle seule ne suffira pas à inverser la courbe des émissions. Les prochaines années révéleront si l’entreprise est capable de tracer une voie viable pour l’avenir, ou si son rêve de bilan carbone négatif était dès le départ incompatible avec l’ampleur de ses ambitions en matière d’IA.

    À mesure que les besoins en infrastructures d'IA s'intensifient, les interrogations sur l'empreinte environnementale réelle des hyperscalers se multiplient également. Une analyse publiée par The Guardian en 2024 estimait qu'entre 2020 et 2022, les émissions carbone des centres de données des GAFAM étaient environ 662 % plus élevées que les chiffres officiellement déclarés. Cette estimation continue d'alimenter le débat sur la transparence des rapports climatiques et la responsabilité environnementale des géants de la technologie.

    Source : Rapport environnemental 2026 de Microsoft

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
    Trouvez-vous la décision de Microsoft d'abandonner les crédits d'énergie renouvelable cohérente ou pertinente ?
    D'après vous, les promesses environnementales des GAFAM sont-elles encore crédibles face à l'explosion des besoins en infrastructures d'IA ?
    Quel devrait être, selon vous, le meilleur compromis entre innovation en matière d'IA et responsabilité environnementale ?

    Voir aussi :

    L'Europe est invitée à freiner l'essor de ses centres de données IA avant que l'eau et l'électricité ne viennent à manquer, mais les fournisseurs de cloud s'opposent à l'adoption de réglementations

    Une experte prévient que l'IA générative accélère la crise climatique en raison de sa forte consommation d'énergie : « si vous vous souciez de l'environnement, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser l'IA »

    L'IA a un coût climatique énorme : une instruction générative complexe consomme 210 fois plus d'énergie qu'une recherche Google, et la création d'une vidéo IA de 3 secondes consomme 15 000 fois plus d'énergie

    Les entreprises adoptent rapidement l'IA, mais 97 % d'entre elles n'évaluent pas l'impact environnemental de leurs systèmes d'IA : consommation d'énergie, émissions et surcharge des infrastructures existantes
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  11. #71
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    ... prédire ?

  12. #72
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    > La hausse de 25 % des émissions de Microsoft met en évidence la tension fondamentale qui est au cœur de la révolution de l’IA. Le secteur avait promis à la fois des capacités d’IA transformatrices et une responsabilité environnementale, mais ces objectifs s’avèrent plus difficiles à concilier que quiconque ne l’avait prévu.

    Plus difficiles à concilier que quiconque ne l’avait prévu ? C'est une blague ? Au contraire, tout le monde hors conflits d'intérêts l'avait prévu. Tout le monde.
    Cette fuite en avant est totalement irresponsable. On nous colle de l'IA partout alors que pour la plupart de ces usages forcés, personne n'en veut vraiment, elle n'a aucune vraie valeur ajoutée à part s'infiltrer partout pour permettre ensuite de nous imposer une rente à laquelle nous ne pourront pas échapper.
    Franchement, on a mieux à faire avec l'IA que de résumer des mails, taper automatiquement des CR de réunions ou coder des applis web à la place de devs juniors qui, du coup, sont bloqués dans leur apprentissage et génèrent une rupture de connaissance.

    Tout cela consomme une énergie complètement déraisonnable alors que le monde brûle partout (on parle de la Gironde mais un tour du monde des incendies fait un rien froid dans le dos)...
    Tout cela consomme une quantité d'eau complètement déraisonnable alors que les sécheresses s'intensifient partout
    Tout cela mobilise une quantité invraisemblable de ressources pour un usage parfaitement sans intérêt, pénalisant en réalité toute la filière informatique, alors même que cette puissance de calcul pourrait être mise au service de l'humanité de façon largement plus utile sur le front de la médecine, de l'énergie (cf tests virtuels de la fusion nucléaire), de la sauvegarde de la biodiversité etc...

    L'humain irresponsable et cupide dans toute sa splendeur.

  13. #73
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    J'ajouterai que ce qui est également prévisible (et prévu depuis longtemps, en fait), c'est que pour que les milliers de milliards investis soient rentabilisés, les coût d'utilisation de l'IA vont devenir exorbitants et qu'une fois que ces tarifs seront impossibles à contourner pour les entreprises qui auront misé gros sur cette techno en licenciant en masse, on va vraiment commencer à rigoler.
    L'IA est en train de nous propulser dans une impasse environnementale et économique.
    Tout ça pour servir majoritairement à faire des trucs inutiles (SLOP, fake musique, fake images, fake news, développement d'idées dans des CR puis résumés de ces CR en 3 points...)
    Même les gains de productivité en dev ne sont pas évidents quand on y ajoute le temps nécessaire pour la vérification et la maîtrise du code puis pour la maintenance de l'application...

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