IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Expert éminent sénior

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    mars 2017
    Messages
    1 177
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Madagascar

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Multimédia et Internet

    Informations forums :
    Inscription : mars 2017
    Messages : 1 177
    Points : 78 769
    Points
    78 769
    Par défaut La Cour d'appel de Paris confirme l'amende de 150 millions d'euros infligée à Google en 2019
    Google écope d’une amende de 150 millions d'euros en France pour abus de position dominante
    Suite aux enquêtes menées par l’Autorité française de la concurrence

    L’Autorité française de la concurrence vient d’infliger une amende de 150 millions d’euros à Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité. Elle a demandé à la filiale d’Alphabet dans un communiqué publié récemment de « clarifier la rédaction des règles de fonctionnement de Google Ads ainsi que la procédure de suspension des comptes ». Le régulateur français estime que le fonctionnement de la plateforme publicitaire de la firme de Mountain View est régi par une politique et des règles « opaques et difficilement compréhensibles » qui de plus sont appliquées « de manière inéquitable et aléatoire ». D’après elle, l’entreprise de Sundar Pichai a fait preuve, « au mieux de négligence, au pire d’opportunisme ».

    À ce propos, Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité française de la concurrence, a déclaré : « C’est une décision extrêmement importante pour l’Autorité puisque c’est la première décision de sanction concernant Google […] On fait face à une domination comme on en a très rarement vu dans l’histoire de l’économie. Elle donne à Google un pouvoir de vie ou de mort sur certaines petites entreprises ».

    Nom : googles-new-logo.gif
Affichages : 3205
Taille : 261,1 Ko

    Les faits qui sont reprochés à Google remontent à 2015. En janvier de cette année-là, le géant de la recherche en ligne avait suspendu sans préavis le compte AdWords de la société Gibmedia qui édite des sites Web d’informations payants sur la météo, les données d’entreprises et les renseignements téléphoniques. Gibmedia avait demandé sans succès des mesures conservatoires.

    Suite aux enquêtes plus poussées menées par l’Autorité française de la concurrence, il a été observé que la filiale d’Alphabet « a eu un comportement ambigu à plusieurs égards : les règles édictées sont elles-mêmes opaques et difficilement compréhensibles, elles laissent donc à Google toute discrétion pour les interpréter et les modifier. Par ailleurs, l’application de ces Règles ne semble pas suivre des principes cohérents : ainsi, certains sites ont été suspendus par Google alors que d’autres, à contenus similaires, ont été maintenus. Enfin, l’application interne de ces Règles par Google n’est pas non plus cohérente, certains sites qui ne respectaient pas les Règles s’étant vu proposer des services personnalisés de Google Ads pour renforcer leur exposition ».

    À titre d’exemple, l’Autorité française de la concurrence rapporte qu’en 2014, Google considérait que le site payant annuaires-inverse.net était conforme à sa politique relative à la vente de services normalement gratuits. Pourtant, en janvier 2015, Google a fait brusquement volteface et suspendu le site sans que ce dernier ait procédé à une quelconque modification de son modèle économique.

    Google représente plus 90 % du marché de la recherche en ligne en France et « probablement plus de 80 % sur le marché de la publicité en ligne liée aux recherches », a fait remarquer le régulateur. Et compte tenu de sa position dominante, le géant technologique américain doit définir des règles « de manière objective, transparente et non discriminatoire » pour sa plateforme publicitaire permettant de réduire les dommages faits à la fois aux clients annonceurs du groupe et aux utilisateurs du moteur de recherche. Les injonctions sont prononcées pour une durée de 5 ans et Google devra fournir d’ici deux mois un rapport détaillant les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour se conformer à ses nouvelles exigences des régulateurs français.

    En réaction à cette condamnation, l’entreprise de Sundar Pichai s’est feint d’un commentaire dans lequel elle souligne : « Nos utilisateurs s’attendent à être protégés contre les publicités trompeuses et c’est à cela que servent nos conditions d’utilisation publicitaires ». Google qui a déjà écopé d’une sanction similaire en mai de l’année dernière (une amende de 50 millions d’euros infligée par la CNIL pour des manquements graves aux obligations de transparence et d’information des utilisateurs) a annoncé qu’il ferait appel de la décision de l’Autorité de la concurrence, a rapporté Reuters.

    Source : Autorité de la concurrence, Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Voir aussi

    RGPD : Google va faire appel de l'amende inédite infligée par la Cnil, le géant de la recherche compte saisir le Conseil d'État
    Sundar Pichai devient le PDG de Google et Alphabet, tandis que les cofondateurs Larry Page et Sergey Brin quittent la direction d'Alphabet
    Condamné à une amende de 2,4 milliards d'euros, Google exprime son désaccord avec la décision de la Commission européenne et envisage de faire appel
    Google veut convaincre le Congrès qu'il y a concurrence dans le secteur de la recherche en ligne, alors que les stats montrent qu'il a 92% du marché
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Dirigeant
    Inscrit en
    juin 2016
    Messages
    2 474
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Dirigeant
    Secteur : Aéronautique - Marine - Espace - Armement

    Informations forums :
    Inscription : juin 2016
    Messages : 2 474
    Points : 47 595
    Points
    47 595
    Par défaut L'activité adtech de Google devrait faire l'objet d'une enquête officielle de l'UE d'ici la fin de l'année
    L'activité adtech de Google devrait faire l'objet d'une enquête officielle de l'UE d'ici la fin de l'année
    alors qu'il vient d'être condamné par la France pour ses pratiques dans ce secteur

    L'UE a annoncé lors de la dernière décennie qu'elle souhaitait plus de concurrence sur son marché technologique et depuis, elle suit de près les pratiques commerciales des géants asiatiques et américains qui dominent largement leurs adversaires. Inquiète de la domination exercée par Google sur le marché de la publicité numérique, l'UE s'apprêterait à ouvrir une enquête antitrust sur l'activité adtech de l'entreprise. Cette rumeur intervient quelques semaines après que l'UE a ouvert une enquête antitrust sur Facebook Marketplace et Facebook Dating. D'autre part, l'UE étudie également la domination d'Amazon, Apple et Google sur le marché des assistants vocaux.

    Une nouvelle rumeur circulant à Bruxelles indique que Google pourrait bientôt être confronté à une nouvelle menace réglementaire. À en croire des sources proches du dossier, les autorités antitrust de l'UE devraient ouvrir une enquête formelle sur la lucrative activité de publicité numérique du géant américain avant la fin de l'année. Il s'agirait d'un nouveau front de l'autorité européenne de la concurrence contre Google. L'enquête se concentrerait sur la position de Google vis-à-vis des annonceurs, des éditeurs, des intermédiaires et des rivaux, ce qui indique un examen plus approfondi que la dernière enquête de l'agence antitrust française.

    Nom : g.png
Affichages : 733
Taille : 696,5 Ko

    En effet, au début du mois, l'autorité antitrust française a condamné Google à une amende de près de 270 millions de dollars pour avoir abusé de son pouvoir de marché dans le secteur de la publicité numérique. Dans le cadre d'un accord inédit entre les deux parties, Google a également accepté de modifier certaines de ses pratiques publicitaires afin de permettre à ses concurrents d'utiliser plus facilement ses outils publicitaires en ligne. L'engagement de Google à modifier ses pratiques est contraignant pour trois ans, et certaines révisions devraient s’appliquer à l'échelle mondiale. Selon les sources, d'autres contraintes figurent également dans l'accord.

    « Google a profité de son intégration verticale pour fausser le processus », a déclaré Isabelle de Silva, qui dirige l'Autorité de la concurrence française. « Ces pratiques très graves ont pénalisé la concurrence sur le marché émergent de la publicité en ligne, et ont permis à Google non seulement de préserver, mais aussi d'accroître sa domination sur le marché. « Cette sanction et ces engagements permettront de rétablir des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs, et la capacité des éditeurs à tirer le meilleur parti de leurs espaces publicitaires », a-t-elle ajouté. Cette fois, Google pourrait se retrouver aux prises avec l'UE.

    Selon les documents financiers de l'entreprise, l'année dernière, Google aurait tiré 147 milliards de dollars de revenus des publicités en ligne, soit plus que toute autre entreprise dans le monde. Les publicités diffusées sur ses sites, notamment les moteurs de recherche, YouTube et Gmail, ont représenté la majeure partie des ventes et des bénéfices. Les documents montrent en effet qu'environ 16 % du chiffre d'affaires provenait de son activité d'affichage ou de réseau, dans le cadre de laquelle d'autres sociétés de médias utilisent la technologie de Google pour vendre des annonces sur leur site web et leurs applications.

    Ces deux unités sont sous le feu des critiques. L'année dernière, le département américain de la Justice (DOJ), rejoint par certains États, a poursuivi Google pour avoir abusé de sa position dominante dans le domaine des annonces de recherche. Dans un procès ultérieur, un groupe d'États, emmené par le Texas, s'est concentré sur le comportement anticoncurrentiel du côté des réseaux. Ainsi, une nouvelle enquête de l'UE pourrait finir par viser l'ensemble de l'empire publicitaire de Google. L'institut d'études de marché eMarketer estime que Google devrait contrôler 27 % des dépenses publicitaires mondiales en ligne cette année.

    En détail, cela représenterait 57 % des annonces de recherche et 10 % de l'affichage. Si ces chiffres ne semblent pas monopolistiques à première vue, les annonceurs et les rivaux affirment que les différents logiciels de Google jouent un rôle dans tellement de facettes du marché qu'il est impossible d'éviter l'entreprise. Ils affirment que Google profite de la dépendance des acheteurs, des vendeurs et des intermédiaires à son égard pour soutirer des commissions élevées à toutes les parties et empêcher ses rivaux de lui faire une concurrence loyale. Google a toujours nié ces allégations depuis la dernière décennie.

    Dans un questionnaire envoyé aux rivaux de Google et à des tiers au début de l'année, l'organisme de surveillance de l'UE demandait si les annonceurs bénéficiaient de rabais lorsqu'ils utilisaient les intermédiaires de Google, qui permettent aux annonceurs ou aux agences médias d'acheter des stocks publicitaires auprès de nombreuses sources. Selon Thomas Hoppner, associé du cabinet d'avocats Hausfeld, et qui conseille plusieurs plaignants contre Google, la Commission devrait conclure les affaires en cours avant d'en ouvrir de nouvelles. Il ne s'agit que d'une rumeur pour l'instant et la Commission combat sur d'autres fronts.

    « Du point de vue du praticien et du point de vue de l'industrie, il semble tout aussi important de mettre un terme aux enquêtes sur la recherche locale et la recherche d'emploi de Google alors que d'autres autorités ont ouvert des enquêtes antitrust sur l'adtech de Google », a-t-il déclaré. Toutefois, notons que Google se retrouve régulièrement dans le viseur de l'UE. Au cours de la dernière décennie, elle a infligé à l'entreprise une amende de plus de 8 milliards d'euros (9,8 milliards de dollars) pour avoir bloqué ses rivaux dans le domaine des achats en ligne, des smartphones Android et de la publicité en ligne.

    Google et Facebook détiennent les plus grosses parts du marché de la publicité numérique. Cela dit, l'UE n'a pour l'instant pas trop inquiété Facebook dans ce domaine. Il y a quelques jours, la Commission et les régulateurs britanniques ont toutefois ouvert des enquêtes antitrust sur Facebook, car ils craignent que son service Marketplace ne fausse injustement la concurrence sur le marché des petites annonces. Les deux autorités cherchent à savoir si Facebook a utilisé de manière déloyale les données publicitaires pour faire concurrence sur le marché des petites annonces, et collaborent dans le cadre de l'enquête.

    L'entreprise risque de fortes amendes si les enquêtes confirment les soupçons des régulateurs. Enfin, les deux régulateurs ont également annoncé dernièrement qu'ils étudient de près certaines pratiques d'exclusivité de Google, Apple et Amazon sur le marché des assistants vocaux. Selon des sources proches du dossier, la Commission pourrait ouvrir une enquête sur ces pratiques avant la fin de l'année. Apple, Google et Amazon pourraient ensuite être condamnés à payer plusieurs millions d'euros d'amende.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Le régulateur antitrust de l'UE s'inquiète des pratiques d'exclusivité des assistants vocaux. Google, Amazon et Apple pourraient faire face à une enquête antitrust

    L'UE et le Royaume-Uni ouvrent des enquêtes antitrust sur Facebook Marketplace, le régulateur britannique enquête également sur Facebook Dating

    Google écope d'une amende de 268 millions de dollars et appliquera certains de ses engagements à l'échelle mondiale, alors que la France s'attaque à la puissance publicitaire de la Big Tech
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    mars 2013
    Messages
    6 941
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : mars 2013
    Messages : 6 941
    Points : 158 395
    Points
    158 395
    Par défaut La Cour d'appel de Paris confirme l'amende de 150 millions d'euros infligée à Google en 2019
    La Cour d'appel de Paris confirme l'amende de 150 millions d'euros infligée à Google en 2019,
    concernant sa plateforme publicitaire Google Ads

    La Cour d'appel de Paris a confirmé une amende de 150 millions d'euros infligée à Google pour abus de pouvoir sur le traitement des annonceurs. L'organisme de surveillance antitrust français, qui a infligé l'amende en 2019, a alors déclaré dans sa décision que Google appliquait des règles publicitaires opaques et les modifiait à volonté. Il s'agissait de la première sanction prononcée par l'autorité de la concurrence contre Google.

    La Cour d'appel de Paris a confirmé jeudi 7 avril l'amende de 150 millions d'euros prononcée par l'Autorité de la concurrence il y a plus de deux ans à l'encontre de Google. L'affaire concerne la plateforme publicitaire du géant américain Google Ads, dont les règles imposées aux annonceurs ont été jugées « opaques et difficilement compréhensibles » qui de plus sont appliquées « de manière inéquitable et aléatoire ». D’après l'Autorité de la concurrence, l’entreprise de Sundar Pichai a fait preuve « au mieux de négligence, au pire d’opportunisme ». Aussi, elle avait demandé à la filiale d’Alphabet de « clarifier la rédaction des règles de fonctionnement de Google Ads ainsi que la procédure de suspension des comptes ».

    Cette année-là, Isabelle de Silva, qui était alors présidente de l’Autorité française de la concurrence, a déclaré : « C’est une décision extrêmement importante pour l’Autorité puisque c’est la première décision de sanction concernant Google […] On fait face à une domination comme on en a très rarement vu dans l’histoire de l’économie. Elle donne à Google un pouvoir de vie ou de mort sur certaines petites entreprises ». « Ces pratiques très graves ont pénalisé la concurrence sur le marché émergent de la publicité en ligne, et ont permis à Google non seulement de préserver, mais aussi d'accroître sa domination sur le marché. Cette sanction et ces engagements permettront de rétablir des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs, et la capacité des éditeurs à tirer le meilleur parti de leurs espaces publicitaires », a-t-elle ajouté.

    Les faits qui sont reprochés à Google remontent à 2015.

    L'Autorité avait été saisie par la société Gibmedia, qui édite des sites Web d’informations payants sur la météo, les données d’entreprises et les renseignements téléphoniques (Info-meteo.fr, Pages-annuaire.net et Annuaires-inverse.net), après la suspension sans préavis en janvier 2015 de son compte sur Google Ads, qu'elle utilisait pour monétiser ses sites par l'affichage de campagnes publicitaires. Gibmedia avait demandé sans succès des mesures conservatoires : Google avait alors expliqué que Gibmedia diffusait des publicités pour des sites web incitant les utilisateurs à payer pour des services qui étaient disponibles par ailleurs gratuitement, ou à moindre coût sur des sources officielles.

    Nom : googles-new-logo.gif
Affichages : 852
Taille : 261,1 Ko

    Suite aux enquêtes plus poussées menées par l’Autorité française de la concurrence, il a été observé que la filiale d’Alphabet « a eu un comportement ambigu à plusieurs égards : les règles édictées sont elles-mêmes opaques et difficilement compréhensibles, elles laissent donc à Google toute discrétion pour les interpréter et les modifier. Par ailleurs, l’application de ces Règles ne semble pas suivre des principes cohérents : ainsi, certains sites ont été suspendus par Google alors que d’autres, à contenus similaires, ont été maintenus ».

    En effet, si GibMedia voyait son compte être suspendu sur de tels motifs, d'autres sites aux modes de fonctionnement identique pouvaient, eux, continuer à utiliser Google Ads.

    Enfin, l'Autorité a relevé que « l’application interne de ces Règles par Google n’est pas non plus cohérente, certains sites qui ne respectaient pas les Règles s’étant vu proposer des services personnalisés de Google Ads pour renforcer leur exposition ».

    À titre d’exemple, l’Autorité française de la concurrence rapporte qu’en 2014, Google considérait que le site payant annuaires-inverse.net était conforme à sa politique relative à la vente de services normalement gratuits. Pourtant, en janvier 2015, Google a fait brusquement volteface et suspendu le site sans que ce dernier ait procédé à une quelconque modification de son modèle économique.

    « Suite à la décision initiale (de l'autorité française de la concurrence), nous avons déjà apporté quelques modifications pour rendre ces politiques encore plus claires et nous allons maintenant étudier en détail la décision du tribunal et envisager nos prochaines étapes », a déclaré le porte-parole de Google.

    Nom : meta.png
Affichages : 572
Taille : 317,8 Ko

    La Commission ouvre une enquête sur un possible comportement anticoncurrentiel de Google et de Meta dans le secteur de l'affichage publicitaire en ligne

    Le mois dernier, la Commission européenne a ouvert une enquête formelle en matière de pratiques concurrentielles afin de déterminer si un accord entre Google et Meta (anciennement Facebook) concernant les services d'affichage publicitaire en ligne a pu enfreindre les règles de concurrence de l'Union.

    Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence, a déclaré à ce propos : « De nombreux éditeurs s'appuient sur l'affichage publicitaire en ligne pour financer des contenus en ligne pour les consommateurs. Par l'accord dit “Jedi Blue” entre Google et Meta, une technologie concurrente de l'Open Bidding de Google a pu être ciblée dans le but de l'affaiblir et de l'exclure du marché de l'affichage d'annonces publicitaires sur des sites web et des applications d'éditeurs. Si notre enquête le confirme, cela restreindrait et fausserait la concurrence sur le marché déjà concentré des technologies publicitaires, au détriment de technologies de diffusion d'annonces publicitaires concurrentes, des éditeurs et, en fin de compte, des consommateurs. »

    Google fournit des services de technologie publicitaire qui jouent un rôle d'intermédiation entre les annonceurs et les éditeurs par la vente aux enchères en temps réel d'espaces d'affichage publicitaire en ligne sur des sites web ou des applications mobiles, notamment au travers de son programme « Open Bidding ». Meta fournit des services d'affichage publicitaire en ligne et, par l'intermédiaire de son « Meta Audience Network », participe à des enchères pour des espaces publicitaires d'éditeurs tiers en utilisant les services de technologie publicitaire de Google et de concurrents.

    L'enquête de la Commission porte sur un accord de septembre 2018 entre Google et Meta, auquel Google a donné le nom de code « Jedi Blue », concernant la participation de l'Audience Network de Meta au programme Open Bidding de Google. La Commission craint que l'accord ne s'inscrive dans le cadre d'efforts visant à exclure les services de technologie publicitaire concurrents du programme Open Bidding de Google et, partant, à restreindre ou à fausser la concurrence sur les marchés de l'affichage publicitaire en ligne, au détriment des éditeurs et, en fin de compte, des consommateurs.

    Si elles sont avérées, les pratiques faisant l'objet de l'enquête pourraient constituer des infractions aux règles de l'Union concernant les accords anticoncurrentiels entre entreprises [article 101 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE)] et/ou les abus de position dominante (article 102 du TFUE).

    La Commission va à présent procéder, en priorité, à une enquête approfondie. L'ouverture d'une enquête formelle ne préjuge pas de son issue.

    L'autorité britannique de la concurrence (Competition & Markets Authority, ci-après la « CMA ») a ouvert sa propre enquête sur l'accord entre Google et Meta. Comme il est d'usage, la Commission a été en contact avec la CMA et a l'intention de coopérer étroitement à cette enquête conformément aux règles et procédures applicables.

    Contexte

    L'article 101 du TFUE interdit les accords et les décisions d'associations d'entreprises contraires à la concurrence qui empêchent, restreignent ou faussent la concurrence au sein du marché unique de l'Union. L'article 102 du TFUE interdit les abus de position dominante. La mise en œuvre de ces dispositions est définie dans le règlement sur les pratiques anticoncurrentielles [règlement (CE) nº 1/2003 du Conseil], qui peut également être appliqué par les autorités nationales de concurrence.

    L'article 11, paragraphe 6, du règlement sur les pratiques anticoncurrentielles dispose que l'ouverture d'une procédure par la Commission dessaisit les autorités de concurrence des États membres de leur compétence pour appliquer les règles de concurrence de l'Union aux pratiques en cause. L'article 16, paragraphe 1, prévoit en outre que les juridictions nationales doivent éviter de prendre des décisions qui iraient à l'encontre de la décision envisagée dans une procédure intentée par la Commission. La Commission a informé les entreprises et les autorités de concurrence des États membres de l'ouverture de la procédure en l'espèce.

    Aucun délai légal n'est prévu pour la clôture d'une enquête en matière de pratiques anticoncurrentielles. La durée de ce type d'enquête dépend de divers éléments, dont la complexité de l'affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l'exercice des droits de la défense.

    L'ouverture d'une procédure formelle ne préjuge pas de l'issue de l'enquête. Une telle procédure dessaisit les autorités de concurrence des États membres de leur compétence pour appliquer les règles de concurrence de l'Union aux pratiques en cause.

    L'autorité britannique de la concurrence et du marché a également lancé une enquête sur l'accord entre Google et Meta. La commission a expliqué qu'elle avait l'intention de coopérer avec la Competition and Market Authority dans cette enquête.

    Sources : Cour d'appel de Paris, communiqué de la Commission européenne

    Voir aussi :

    Google et Facebook se sont "entendus" et ont fait équipe pour contourner le programme d'Apple en matière de protection de la vie privée des consommateurs
    Facebook change de nom et s'appelle désormais Méta. Zuckerberg espère qu'un milliard de personnes seront dans le métavers d'ici dix ans
    L'Australie a forcé Google et Facebook à payer pour les contenus d'actualités relayées sur leurs plateformes, d'autres pays voudraient suivre son exemple
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #4
    Membre du Club
    Inscrit en
    mars 2007
    Messages
    12
    Détails du profil
    Informations forums :
    Inscription : mars 2007
    Messages : 12
    Points : 52
    Points
    52
    Par défaut
    Un pourboire pour Google

  5. #5
    Membre éprouvé
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    novembre 2021
    Messages
    367
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Drôme (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : novembre 2021
    Messages : 367
    Points : 935
    Points
    935
    Par défaut
    Ce que fait ₲oo₾£€ est particulièrement grave, car il est très difficile (impossible pour un utilisateur lambda) de se passer de Google, à cause du principe d'encerclement (https://assiste.com/Principe_d_encerclement.html). Je pense que Google est largement la multinationale du secteur du numérique la plus dangereuse. C'est ce principe d’encerclement dans son intégralité qui devrait être sanctionné, pas seulement une partie.

Discussions similaires

  1. Réponses: 6
    Dernier message: 29/05/2018, 14h56
  2. Le député PS Yann Galut envisage une amende d'un million d'euros
    Par Stéphane le calme dans le forum Politique
    Réponses: 74
    Dernier message: 07/04/2016, 16h51
  3. Réponses: 1
    Dernier message: 26/06/2015, 10h56
  4. Réponses: 18
    Dernier message: 01/10/2014, 19h36
  5. Réponses: 0
    Dernier message: 12/06/2009, 23h03

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo