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  1. #1
    Expert éminent sénior
    Les limites françaises qui seraient imposées aux équipements Huawei 5G équivalent à un bannissement en 2028
    Les enchères sur la 5G repoussées vers mars 2020 à cause des discussions entre l’Arcep et Bercy
    Les fréquences priorisées pour la 5G se situeraient dans la bande des 3,4-3,8 GHz

    La 5G n’est pas une technologie spécifique en soi, mais plutôt un ensemble de technologies et de normes qui interagissent pour répondre aux besoins des utilisateurs en termes de connectivité. La technologie 5G devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus performant en leur procurant une meilleure bande passante pour réduire les temps de latence, des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et le support de contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets.


    En France, les enchères sur les futures fréquences mobiles 5G devraient être repoussées d’au moins trois mois, jusqu’en mars 2020, car le ministère des Finances et l’autorité de régulation du secteur - l’Arcep - ne se sont pas encore entendus sur le prix ainsi que de la taille du spectre de fréquences à attribuer au sein de l’Hexagone, a rapporté Reuters qui cite des sources proches du dossier. Les fréquences radio qui devraient être priorisées pour l’utilisation globale de la 5G dans l’Hexagone devraient se situer dans la bande des 3,4-3,8 GHz.

    « ;Tout n’a pas encore complètement convergé entre l’Arcep et le gouvernement ;», a confié l’une des sources, ajoutant : « ;ça ne devrait plus tarder, mais c’est quand on entre dans les derniers détails de la procédure que les difficultés apparaissent ;».

    Ces discussions sur la 5G ont retardé d’au moins trois mois la procédure juridique qui doit permettre à terme le déploiement de cette technologie. Cette procédure devrait se dérouler en deux étapes : une première série de blocs serait d’abord cédée à un prix fixe, tandis qu’une seconde série serait mise aux enchères à un prix plancher de « ;près de 1,5 milliard d’euros ;». Signalons au passage que la 5G est déjà disponible dans neuf pays de la zone euro, dont l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et l’Italie, ce qui fait de la France l’un des derniers grands pays du continent à adopter cette nouvelle technologie.

    Les marchés s’inquiètent du coût potentiellement élevé de ces fréquences en France, sachant qu’on a déjà assisté à une flambée des prix, lors des enchères 5G en Italie et en Allemagne (jusqu’à 6,5 milliards d’euros) et au moment où les opérateurs français (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) doivent mettre les bouchées doubles pour terminer le déploiement de la 4G et de la fibre dans le pays. La dernière adjudication de fréquences avait permis à l’État en 2015 de lever 2,8 milliards d’euros.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Voir aussi

    La 3GPP jette les bases de la vraie 5G en finalisant la 5G SA, la version 15 de la norme, pas de véritables appareils compatibles 5G avant 2020 ?
    USA : La Maison-Blanche inscrit la 5G dans la stratégie de sécurité nationale, d'après un rapport publié par l'administration Trump
    Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
    Une femme allergique au Wi-Fi dort dans un sac de couchage spécial qui bloque les champs électromagnétiques, elle craint que l'introduction de la 5G ne la tue
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  2. #2
    Membre éclairé
    Pour ma part j'aimerai avoir les modalités finales d'attribution du spectre, d'un point de vue utilisateur c'est quand même bien mieux d'avoir un standard se démocratiser le plus rapidement possible quitte à limiter les coûts pour les FAI. De ce que j'ai compris le spectre 3 Ghz serait à des prix fixe et les enchères folles seraient pour les spectres plus spécifiques comme le 20 Ghz.

  3. #3
    Membre actif
    Quelle excellente idée de repousser ces enchères alors qu'on est déjà en retard sur la plupart des grands pays dans la 5G.
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  4. #4
    Membre éclairé
    Qu'on oblige les FAI à terminer l'installation de la 4G avant la mise en place de la 5G (tout comme pour la fibre).

    Sinon, ça va encore être du n'importe quoi (comme d'habitude avec le réseau de télécommunication dans notre pays, j'ai envie de dire). En plus, quel est l'intérêt réel de la 5G par rapport à 4G, si ce n'est le débit ? La 4G ne suffit pas ?

    Sérieusement, on nous fait la morale avec l'écologie mais on continue à chercher à développer de nouveaux marchés qui vont forcément provoquer l’obsolescence des technologies plus anciennes (la 3G et la 4G, du coup), et je ne suis pas contre l'évolution technologique mais à un moment, il faut peut être réfléchir entre "la crise écologique" et "économie de marché libérale", bon dieu.

  5. #5
    Expert éminent sénior
    Le spectre 5G français sera vendu au prix plancher de 2,17 milliards d'euros, selon une source ministérielle
    Le spectre 5G français sera vendu au prix plancher de 2,17 milliards d'euros, selon une source ministérielle
    Huawei aura-t-il sa place dans le processus de déploiement de la 5G en France ?

    Nous supposions, sur la base des informations fournies par Reuters, que les enchères sur les futures fréquences mobiles 5G en France devaient être repoussées d’au moins trois mois (jusqu’en mars 2020) parce que le ministère des Finances - Bercy - et l’autorité de régulation du secteur - l’Arcep - ne s’étaient pas encore entendus sur le prix ainsi que de la taille du spectre de fréquences à attribuer au sein de l’Hexagone. Mais à la surprise générale jeudi dernier, l’Arcep a dévoilé son cahier des charges définitif fixant les règles du jeu pour procéder à l’attribution de ces fréquences.

    L’enjeu est de taille, car la 5G devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus performant en leur procurant une meilleure bande passante pour réduire les temps de latence, des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et le support de contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets. En outre, la 5G est déjà disponible dans neuf pays de la zone euro, dont l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et l’Italie, ce qui fait de la France l’un des derniers grands pays du continent à adopter cette nouvelle technologie.


    Pour déployer leurs réseaux 5G dans l’Hexagone, les opérateurs de téléphonie français (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) doivent disposer des fréquences autorisées qui sont attribuées par l’État, d’où cette vente de spectre. Mais compte tenu de l’état actuel du marché - flambée des prix (jusqu’à 6,5 milliards d’euros) observée pendant les enchères pour l’attribution des fréquences 5G en Italie et en Allemagne - les opérateurs français redoutent qu’une hausse similaire des tarifs se produise en France.

    À ce propos, l’autorité de régulation du secteur a tenu à mettre en garde contre la survenue possible d’un déséquilibre concurrentiel, à terme, du marché des télécoms en cas d’enchères hautes : « ;Si le gouvernement opte pour un prix de réserve trop élevé, cela favorisera les opérateurs qui ont les poches les plus profondes. Un groupe pourrait alors se retrouver au bout du compte avec deux fois moins de fréquences qu’un autre ;».

    Comme indiqué dans le cahier de charge final de l’Arcep, quatre blocs identiques – un pour chacun des opérateurs – seront d’abord mis à la disposition de chaque opérateur à un prix fixe. Par la suite, ces derniers devront enchérir sur des blocs de 10 MHz pour s’attribuer le spectre restant. L’enjeu ici est tout aussi important puisque plus un opérateur disposera de spectre, plus grande sera sa capacité d’élargir sa clientèle et de proposer des débits élevés sur son réseau 5G. L’obligation de déployer la 5G dans au moins deux villes par opérateur avant la fin de l’année 2020, de couvrir des autoroutes et des routes principales d’ici 2027 ainsi qu’un ensemble d’engagements optionnels, entre autres, sont également au programme dans le cahier des charges final du régulateur.

    Un ministre français a confié que les futures fréquences mobiles 5G de la France seront vendues à un prix plancher de 2,17 milliards d’euros, a récemment rapporté Reuters, soit un montant nettement plus élevé que les 1,5 milliard d’euros sur lesquels tablait l’Arcep. Mais il faut rappeler que c’est le ministère français de l’Économie qui a le dernier mot dans cette histoire. Les autorités françaises se doivent de trouver le juste équilibre entre les fonds qu’il espère engranger de la vente du spectre 5G et la nécessité d’éviter de faire peser une charge financière excessive sur les opérateurs afin de ne pas fausser les règles de concurrence et que ces derniers déploient rapidement la technologie à un coût abordable pour les consommateurs.

    Les fréquences seront attribuées pour 15 ans. Cette durée pourra être prolongée de 5 ans, en cas d’accord entre un opérateur télécoms et l’Arcep. Deux rendez-vous intermédiaires sont prévus en 2023 et 2028 pour faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur leurs besoins.

    Le coup d’envoi pour la 5G a donc été officiellement donné en France, mais les premiers lancements commerciaux de cette technologie ne sont pas attendus avant l’année prochaine. Malgré tout, une autre préoccupation demeure : les opérateurs français pourront-ils recourir au géant technologique chinois Huawei tant décrié par l’administration Trump ;? Quelle sera la position finale de Macron et de l’Europe dans ce dossier ;?

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    La France peut-elle ou doit-elle se priver de l’expertise de Huawei dans le cadre de la mise en place de son infrastructure 5G ?
    Qu’en est-il du volet sécurité de cette technologie, est-ce qu’elle est sans danger pour l’Homme ?

    Voir aussi

    La 3GPP jette les bases de la vraie 5G en finalisant la 5G SA, la version 15 de la norme, pas de véritables appareils compatibles 5G avant 2020 ?
    USA : La Maison-Blanche inscrit la 5G dans la stratégie de sécurité nationale, d'après un rapport publié par l'administration Trump
    Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
    Une femme allergique au Wi-Fi dort dans un sac de couchage spécial qui bloque les champs électromagnétiques, elle craint que l'introduction de la 5G ne la tue
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  6. #6
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
    les opérateurs français pourront-ils recourir au géant technologique chinois Huawei tant décrié par l’administration Trump ;? Quelle sera la position finale de Macron et de l’Europe dans ce dossier ;?
    Si un pays interdit le matériel 5G Huawei ce sera la preuve qu'il est soumis aux USA.
    La réalité c'est que les USA veulent surveiller toutes les données qui passent sur les réseaux 5G en Europe, et avec des antennes 5G chinoises ils ont peur de ne pas pouvoir le faire.
    Les USA veulent infiltrer les entreprise européennes :
    Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei, le pays aurait envisagé de porter son soutien aux européens Ericsson ou Nokia

    Les USA aiment surveiller :
    Les États-Unis espionneraient l’Europe sous le regard bienveillant de l’Allemagne Les services secrets de ces deux puissances auraient un accord secret de partage d’informations
    NSA: Obama promet de ne plus écouter Merkel ou Hollande
    Grâce à des lanceurs d'alertes comme Snowden et Assange on à des informations sur la surveillance US.

    Si Nokia ou Ericsson sont prêt à proposer des antennes 5G, peut-être qu'Orange, Free, etc, vont acheter des antennes chez-eux, mais ça coûte moins cher, et ça fait gagner du temps de prendre des antennes Huawei :
    Sans Huawei ni ZTE, la 5G en Europe pourrait coûter 55 milliards d'euros de plus aux opérateurs
    Selon un rapport de la GSM Association, la principale association de professionnels de téléphonie mobile (800 opérateurs et industriels), l'Europe risque de payer cher une éventuelle mise à l'écart de Huawei et ZTE. "L'exclusion d'équipementiers chinois pour les réseaux 5G aurait de vastes conséquences pour le déploiement de la 5G en Europe et pour la réalisation des bienfaits économiques plus larges associés à cette technologie pour les citoyens et les entreprises en Europe", peut-on lire dans l'étude que Reuters a pu consulter. Elle pourrait coûter 55 milliards d'euros aux opérateurs et un retard de 18 mois dans le déploiement par rapport au calendrier prévu.
    Il semble qu'Huawei sache faire des antennes 5G :
    Telecoms: Huawei annonce avoir livré 400.000 antennes 5G dans le monde
    Si ça continu Huawei va prendre le place de Cisco. Petit à petit les entreprises US se feront remplacer par des entreprises chinoises, c'est pour ça que les USA n'aiment pas Huawei.
    Keith Flint 1969 - 2019

  7. #7
    Inactif  
    Nous avons la fibre pour 2 fois 10 ans dans notre copropriété. Annuler le renouvellement l'année le précédent permettra de négocier une réduction des abonnements par rapport à la redevance que permet un tel contrat sur les autres opérateurs.

    Il faut savoir qu'il y a trois opérateurs fibres parce que Bouygues fait du satellite. Donc vous pouvez partager un abonnement dans votre immeuble sans gêner les autres opérateurs.

  8. #8
    Membre éprouvé
    la 4g n'est-elle pas suffisante ?
    y a-t-il vraiment besoin de la 5g, ne faudrait-il pas simplement plus deployer la 4g sur le territoire ? ... perso je fais tout en 4g ... hyper rapide et largement assez rapide (80 Mb)

  9. #9
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par epsilon68 Voir le message
    y a-t-il vraiment besoin de la 5g
    Les états espèrent que ça va relancer la croissance...
    La 5G, un enjeu à plusieurs milliards
    Le déploiement du futur réseau de télécommunications 5G est source de toutes les attentions. Les bénéfices attendus en termes de croissance et d’emplois aiguisent les appétits des groupes télécoms et des Etats. Mais l’Europe n’est pas en position de force
    La 5G contribuerait de 3 600 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2035
    Selon une étude du cabinet IHS Markit, la 5G représenterait, sur l’ensemble de sa chaine de valeur, une contribution économique de 3 600 milliards de dollars et 22,3 millions d’emplois dans le monde en 2035. En France, l’impact est estimé à 124 milliards de dollars et 448 000 emplois dans 16 ans.

    Keith Flint 1969 - 2019

  10. #10
    Expert éminent sénior
    La France n’exclura pas Huawei de la liste des fabricants d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G
    La France n’exclura pas Huawei de la liste des fabricants d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G
    D’après une source ministérielle

    La France devrait se montrer bien plus conciliante que les États-Unis vis-à-vis du géant Huawei dans le cadre du processus de déploiement de la 5G dans l’Hexagone. L’administration Macron n’envisage pas de retirer Huawei de la liste des fabricants / fournisseurs d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G dans le pays, malgré les avertissements de l'administration Trump.

    À ce propos, Agnes Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué lundi dernier : « ;trois équipementiers sont actifs en France. Huawei détient une part de marché de 25 %, il y a aussi Nokia et Ericsson. Samsung n’est pas encore actif en France mais s’intéresse à la 5G ;». Assurant que l’État ne compte pas cibler un équipementier en particulier, elle a insisté sur le fait qu’il n’y aura pas d’exclusion et que le gouvernement procèdera « ;au cas par cas ;».

    Les opérateurs de télécommunications devront demander l’autorisation du Premier ministre pour leurs projets de réseaux 5G et obtenir une autorisation en fonction des considérations de sécurité nationale. Le gouvernement devrait procéder à des contrôles rigoureux ciblant tous les fabricants / fournisseurs d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G afin de faire face à d’éventuelles menaces pour la sécurité nationale.


    L’Arcep, l’autorité française de régulation des télécommunications, a donné le coup d’envoi de la vente tant attendue du spectre 5G jeudi dernier, mettant fin à des mois de débats intenses entre les opérateurs de télécommunications du pays et les autorités sur la meilleure façon de déployer la 5G. L’enjeu est de taille, car cette technologie devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus performant en leur procurant une meilleure bande passante pour réduire les temps de latence, des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et le support de contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets. Cette technologie est déjà disponible dans neuf pays de la zone euro, y compris en Espagne, Grande-Bretagne, Irlande, Allemagne et Italie, ce qui fait de la France l’un des derniers grands pays du continent à adopter cette nouvelle technologie.

    Comme indiqué dans le cahier de charge final de l’Arcep, quatre blocs identiques - un pour chacun des opérateurs - seront d’abord mis à la disposition de chaque opérateur à un prix fixe. Par la suite, ces derniers devront enchérir sur des blocs de 10 MHz pour s’attribuer le spectre restant. L’enjeu ici est tout aussi important puisque plus un opérateur disposera de spectre, plus grande sera sa capacité d’élargir sa clientèle et de proposer des débits élevés sur son réseau 5G. L’obligation de déployer la 5G dans au moins deux villes par opérateur avant la fin de l’année 2020, de couvrir des autoroutes et des routes principales d’ici 2027 ainsi qu’un ensemble d’engagements optionnels, entre autres, sont également au programme dans le cahier des charges final du régulateur.

    Un ministre français a confié que les futures fréquences mobiles 5G de la France seront vendues à un prix plancher de 2,17 milliards d’euros, a récemment rapporté Reuters, soit un montant nettement plus élevé que les 1,5 milliard d’euros sur lesquels tablait l’Arcep. Mais il faut rappeler que c’est le ministère français de l’Économie qui a le dernier mot dans cette histoire. Les autorités françaises se doivent de trouver le juste équilibre entre les fonds qu’il espère tirer de la vente du spectre 5G et la nécessité d’éviter de faire peser une charge financière excessive sur les opérateurs afin de ne pas fausser les règles de concurrence et que ces derniers déploient rapidement la technologie à un coût abordable pour les consommateurs.

    Les fréquences seront attribuées pour 15 ans. Cette durée pourra être prolongée de 5 ans, en cas d’accord entre un opérateur télécom et l’Arcep. Deux rendez-vous intermédiaires sont prévus en 2023 et 2028 pour faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur leurs besoins.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette décision ?

    Voir aussi

    La 3GPP jette les bases de la vraie 5G en finalisant la 5G SA, la version 15 de la norme, pas de véritables appareils compatibles 5G avant 2020 ?
    USA : La Maison-Blanche inscrit la 5G dans la stratégie de sécurité nationale, d'après un rapport publié par l'administration Trump
    Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
    Une femme allergique au Wi-Fi dort dans un sac de couchage spécial qui bloque les champs électromagnétiques, elle craint que l'introduction de la 5G ne la tue
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  11. #11
    Inactif  
    Pour faire fonctionner mes noms de domaine j'utilise la concurrence. Donc Huawei est intéressant pour concurrencer Java.

    Cependant, peu de français connaissent Guy Nègre, Spacetrain, ou les vieilles lignes de chemin de fer. Là ce sont les Médias et les États-Unis qui sont en cause puisque Ségolène Royal a révélé qu'elle a dû chercher à financer l'usine du coin.

  12. #12
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
    L’administration Macron n’envisage pas de retirer Huawei de la liste des fabricants / fournisseurs d’équipements éligibles pour le déploiement de la 5G dans le pays, malgré les avertissements de l'administration Trump.

    C'est bien de ne pas se soumettre aux USA.

    Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
    « ;trois équipementiers sont actifs en France. Huawei détient une part de marché de 25 %, il y a aussi Nokia et Ericsson.
    C'est pas mal Nokia et Ericcson.

    ==========================
    EDIT : En parlant de 5G et de Huawei je viens de tomber sur un article intéressant.
    Washington dénonce une «insulte» de Berlin à propos de Huawei et de la 5G
    La veille, dans un débat télévisé sur la première chaîne allemande, le ministre démocrate-chrétien de l’Economie, Peter Altmaier, interrogé sur les risques d’espionnage par le géant des télécommunications chinois Huawei, candidat à l’équipement du pays pour le déploiement de la 5G avait déclaré : «Nous n'avons pas non plus demandé de boycott après l'affaire de la NSA». Une allusion à l’espionnage généralisé des dirigeants européens par les Etats-Unis rendu public en 2013. «Les Etats-Unis demandent également à leurs entreprises de transmettre certaines informations, qui sont nécessaires à la lutte contre le terrorisme», avait ajouté le ministre.

    En Allemagne, le parti CDU de la chancelière Angela Merkel a voté le 23 une résolution autorisant l'accès à l'infrastructure 5G à des entreprises «qui respectent de manière vérifiable un catalogue de sécurité clair», sans référence à Huawei.

    Le conflit autour de Huawei, considéré comme le leader de la technologie 5G, s'inscrit dans la rivalité technologique et commerciale plus large entre Pékin et Washington. Vivement attaqué pour ses déclarations par le quotidien populaire Bild, Peter Altmaier a répliqué qu'il n'avait «jamais mis sur un pied d'égalité les systèmes politiques chinois et américain».
    Donc c'est bien ce qu'on dit depuis le début :
    • Les USA espionnent les pays européens
    • Huawei est le leader au niveau de la 5G
    • Il y a une guerre commercial entre les USA et la Chine (c'est pour ça que les USA accusent Huawei d'espionnage)

    Les USA veulent infiltre Nokia et Ericcson pour continuer d'espionner les peuples européens.
    Keith Flint 1969 - 2019

  13. #13
    Nouveau Candidat au Club
    abc
    Ce n'est peut être pas le bon champ de bataille pour faire pression sur la Chine. Mais au vue de l’agressivité du gouvernement chinois sur ses voisins, il faudrait quand même ne pas montrer notre asservissement a ce régime, comme ça a de plus en plus air globalement en France. S'opposer a des pressions américaines ne veut pas dire non plus faire n'importe quoi juste pour montrer notre opposition. Il y a de réelles raisons de se méfier du gouvernement chinois.

  14. #14
    Inactif  
    Citation Envoyé par maishuji Voir le message
    Mais au vue de l’agressivité du gouvernement chinois sur ses voisins, il faudrait quand même ne pas montrer notre asservissement a ce régime, comme ça a de plus en plus air globalement en France. S'opposer a des pressions américaines ne veut pas dire non plus faire n'importe quoi juste pour montrer notre opposition. Il y a de réelles raisons de se méfier du gouvernement chinois.
    Savez-vous que l'armée des États-Unis fait tourner ses bateaux dans la mer de Chine ?

    Aussi, la diplomatie qui continue avec la Corée du Nord du Nord et les États-Unis nous a étonnés. Ben CGTN vous explique que les chinois passent leur temps à dialoguer avec elle. Donc Trump n'a rien à voir avec la détente sur la Corée.

    Aussi les entreprises chinoises sont agressives effectivement. Seulement la détente qu'il y eut avec l'Inde sur la 5G fut rapide quand on expliquât au gouvernement chinois qu'il s'agissait d'autonomie nationale de l'information. CGTN vous explique qu'Huawei est un pion parce que vous avez des reportages Arte vous montrant le suivisme nécessaire des entrepreneurs idéologues chinois.

    Je suis optimiste en regardant la chaîne iranienne, la chaîne russe, mais surtout la chaîne chinoise quand elle publie des documents de grands travaux.

    Oui la Chine peut réaliser des reportages ou documentaires mal faits. Mais au moins on s'en rend compte facilement, pas sur les grands travaux.

  15. #15
    Membre habitué
    huwa machin
    Bravo pour votre collabortion avec la dictature :-) Vous êtes prêts pour la colonisation.

  16. #16
    Invité
    Invité(e)
    Citation Envoyé par matthius Voir le message
    CGTN vous explique qu'Huawei est un pion parce que vous avez des reportages Arte vous montrant le suivisme nécessaire des entrepreneurs idéologues chinois.

    Je suis optimiste en regardant la chaîne iranienne, la chaîne russe, mais surtout la chaîne chinoise quand elle publie des documents de grands travaux.
    Tu dois passer de bonnes soirées, ça c'est de la téloche, de la bonne information objective qui forge l'esprit critique d'un écrivain public

    -VX

  17. #17
    Invité
    Invité(e)
    Publié au Journal Officiel, décret du 7 Décembre...

    https://www.legifrance.gouv.fr/affic...NT000039455644

    Toute installation d'un nouvel équipement devra faire l'objet d'une autorisation auprès de l'ANSSI. Et l'absence de réponse de l'ANSSI dans les 2 mois qui suivent la demande vaut pour refus.

    Alors forcément Bouygues Telecom et SFR, gros clients Huaweï, voient ça d'un très mauvais oeil.

    -VX

  18. #18
    Chroniqueur Actualités

    La France lance la procédure pour attribuer les licences 5G
    La France lance la procédure pour attribuer les licences 5G,
    les premières offres commerciales 5G sont attendues au cours de l’année 2020 dans au moins deux villes par opérateur

    Le gouvernement français a déclaré mardi qu'il avait lancé une procédure d'attribution de licences de fréquence 5G après avoir approuvé les spécifications proposées le 21 novembre par le régulateur des communications et les conditions financières des licences.

    Pour déployer leurs réseaux 5G dans l’Hexagone, les opérateurs de téléphonie français (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) doivent disposer des fréquences autorisées qui sont attribuées par l’État, d’où cette vente de spectre. Mais compte tenu de l’état actuel du marché - flambée des prix (jusqu’à 6,5 milliards d’euros) observée pendant les enchères pour l’attribution des fréquences 5G en Italie et en Allemagne - les opérateurs français redoutent qu’une hausse similaire des tarifs se produise en France.

    À ce propos, l’autorité de régulation du secteur a tenu à mettre en garde contre la survenue possible d’un déséquilibre concurrentiel, à terme, du marché des télécoms en cas d’enchères hautes : « ;Si le gouvernement opte pour un prix de réserve trop élevé, cela favorisera les opérateurs qui ont les poches les plus profondes. Un groupe pourrait alors se retrouver au bout du compte avec deux fois moins de fréquences qu’un autre ;».

    La taille exacte du fameux bloc attribué d'office aux opérateurs alimentait les tensions. Comme Free et Bouygues Telecom, l'Arcep militait pour un bloc plus large, de 60 MHz, permettant à tous les opérateurs d'avoir d'office une latitude convenable pour lancer la 5G, indépendamment de leurs capacités de financement. De l'autre, Bercy préconisait en revanche un bloc plus petit de 40 MHz. Le gouvernement a donc coupé la poire en deux, avec une solution qui pousse les opérateurs à participer aux enchères, car, selon ces derniers, un bloc de 50 MHz n'est pas suffisant pour faire de la 5G.

    En mars, lors des enchères sur les 110 MHz, les opérateurs vont devoir miser pour obtenir des tranches supplémentaires de 10 MHz chacune, sans toutefois dépasser le plafond de 100 MHz par opérateur au final. En théorie, un opérateur pourrait donc obtenir à l'issue de l'attribution deux fois plus de fréquences qu'un autre. Aussi, certains s'inquiètent d'un risque d'éviction de certains acteurs du marché qui ne réussiraient pas à obtenir suffisamment de fréquences.

    « Avec des blocs à 50 MHz, pour un total de 310 MHz, le risque est de voir un opérateur obtenir deux fois plus de fréquences qu’un autre », a indiqué Sébastien Soriano, président de l’Arcep dans une interview accordée au Figaro. Et d’ajouter qu’en disposant d’une bande fréquences deux fois plus large, « un opérateur pourra accueillir deux fois plus de clients sur son réseau qu’un autre, en leur offrant l’accès à deux fois plus de données en mobilité, avec des débits deux fois supérieurs. Pour l’un ce sera 750 Mbits/s pour l’autre 1,5 Gbit/s. Or c’est un élément structurant du marché ». Reste aussi que les quatre opérateurs n’ont pas la même force financière, Orange et SFR ont un portefeuille plus conséquent. D’où l’importance d’un prix de réserve bas. Fin novembre, le gouvernement a opté pour un prix plancher de vente du spectre 5G à 2,17 milliards d’euros.


    Le gouvernement a indiqué dans un communiqué avoir fixé le prix d'un bloc de 50 MHz à 350 millions d'euros et le prix d'un bloc supplémentaire de 10 MHz à 70 millions d'euros. La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Agnes Pannier-Runacher, a déclaré dans le communiqué que le gouvernement et le régulateur français des télécommunications Arcep avaient conçu un mécanisme qui permet de vendre des blocs de base de 50 MHz à un prix fixe aux opérateurs de télécommunications. En retour, les opérateurs ont de fortes obligations pour déployer leur réseau sur le territoire français, a-t-elle expliqué.

    « Ces engagements de couverture 5G sont beaucoup plus ambitieux que dans d'autres pays européens et constitueront à l'avenir un élément fort de la compétitivité de notre pays », a-t-elle déclaré.

    Parmi les obligations qui seront imposées à tous les lauréats au terme de la procédure d’attribution, figurent :

    1. Un déploiement de la 5G en bande 3,4 – 3,8 GHz : Le cahier des charges prévoit d’imposer l’ouverture de la « 5G » dans au moins deux villes par opérateur avant la fin 2020 puis une trajectoire exigeante pour soutenir les déploiements des équipements en bande 3,4 – 3,8 GHz au cours des années suivantes :
      • 3 000 sites en 2022 ;
      • 8 000 sites en 2024 ;
      • 10 500 sites en 2025.

      À terme, la totalité des sites devront fournir un service de type 5G, pouvant s’appuyer sur les fréquences de la bande 3,4 – 3,8 GHz ou d’autres bandes.

      L’Arcep prévoit également un mécanisme de concomitance pour s’assurer que les zones non urbaines bénéficieront aussi de ces déploiements. Ainsi, 25 % des sites en bande 3,4 – 3,8 GHz des deux derniers jalons devront être déployés dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations.
    2. Une généralisation de la 5G jalonnée par un accroissement des débits : Pour accompagner cette montée en charge, l’Arcep prévoit également de répondre aux besoins croissants de bande passante. Dès 2022, au moins 75% des sites devront bénéficier d’un débit au moins égal à 240 Mbit/s au niveau de chaque site. Cette obligation sera progressivement généralisée à tous les sites jusqu’à 2030.
    3. La couverture d’axes routiers : Les obligations des axes de transport, comportent deux grands jalons : en 2025, la couverture des axes de type autoroutier (soit 16 642 km), puis en 2027, la couverture des routes principales (soit 54 913 km). Ces obligations prévoient au moins des débits de 100 Mbit/s au niveau de chaque site.
    4. Des offres de services différenciés (slicing) : Les nouvelles performances de la 5G ouvrent la voie à des usages innovants dans de nombreux secteurs de l’économie comme l’industrie (fabrication de haute précision, suivi logistique d’un très grand nombre d’objets, multiplication des capteurs), la santé (opérations à distance en temps réel), l’automobile (communications ultra-fiables à très faible latence pour les véhicules) ou les médias (réalité virtuelle en 3D à 360°). Ils attendent des réseaux et des offres sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Pour cela, l’Arcep demande aux opérateurs d’activer les fonctions les plus innovantes de la 5G – le « slicing » ou la capacité de « services différenciés » – au plus tard en 2023.
    5. La compatibilité avec IPv6 : Par ailleurs, pour accélérer la transition vers le protocole de routage IPv6, l’Arcep prévoit une obligation pour rendre les réseaux mobiles compatibles avec celui-ci.

    Dans une déclaration distincte, l'Arcep a noté que les paiements pour les blocs de 50 MHz pourraient être échelonnés sur 15 ans et les paiements pour les 10 MHz sur quatre ans.

    La 5G devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus performant en leur procurant une meilleure bande passante pour réduire les temps de latence, des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et le support de contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets. En outre, la 5G est déjà disponible dans neuf pays de la zone euro, dont l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, l’Allemagne et l’Italie, ce qui fait de la France l’un des derniers grands pays du continent à adopter cette nouvelle technologie.

    Source : Reuters

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  19. #19
    Chroniqueur Actualités

    5G : l'appel à candidatures pour l’attribution de la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz a été annoncé officiellement
    5G : l'appel à candidatures pour l’attribution de la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz a été annoncé officiellement,
    les acteurs sont invités à déposer leur dossier de candidature à l’Arcep avant le 25 février 2020

    La Commission européenne a lancé en 2016 un plan d’action visant à la définition d’un calendrier européen commun pour un lancement commercial coordonné de la 5G en 2020. En 2017, la Présidence estonienne de l’Union européenne a proposé une feuille de route pour la 5G, cosignée par tous les ministres chargés des communications électroniques des États membres, qui prévoit notamment la couverture 5G d’au moins une grande ville par État membre en 2020 et des principales zones urbaines et principaux axes de transport d’ici 2025. En France, le Gouvernement a présenté, avec l’Arcep, la feuille de route nationale pour la 5G le 16 juillet 2018. À cette occasion, l’Arcep a présenté un programme de travail. Le calendrier des travaux récents est présenté ci-dessous.


    Pour les déploiements futurs de la 5G, plusieurs bandes de fréquences ont été identifiées de manière coordonnée en Europe. Le cahier des charges transmis par l’Arcep au Gouvernement concerne l’attribution de fréquences dans la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz. Identifiée en Europe comme la « bande cœur » de la 5G, cette bande, par ses propriétés physiques et la quantité de fréquences disponibles, offre un compromis entre couverture et débit. L’utilisation de cette bande cœur sera complétée par d’autres bandes, aux propriétés différentes, qui contribueront chacune à donner sa pleine mesure à la 5G. Sont notamment identifiées la bande 700 MHz, déjà attribuée aux opérateurs en France métropolitaine fin 2015, et la bande 26 GHz, qui fera l’objet d’une attribution ultérieure.


    S’agissant de la bande 26 GHz, les travaux sont encore en cours au niveau européen pour fixer toutes les conditions techniques à respecter. Sans attendre, l’Arcep et le Gouvernement ont lancé en janvier 2019 un appel à la création de plateformes d’expérimentations 5G dans cette bande. Leurs objectifs : favoriser l’appropriation par l’ensemble des acteurs des possibilités offertes par cette bande de fréquences, et identifier les nouveaux usages permis par ces fréquences. Onze plateformes d’expérimentations ont été retenues à ce jour. Celles-ci ont été présentées en octobre 2019.

    Le code européen des communications électroniques, adopté fin 2018, prévoit un calendrier coordonné afin que les fréquences de la bande cœur fassent l’objet d’attributions dans chaque État membre d’ici à la fin 2020. D’autres pays européens ont ainsi procédé à ces attributions, pour des quantités variées. La France se prépare à attribuer 310 MHz dans la bande 3,4 ‑ 3,8 MHz.

    Le 31 décembre 2019, l'Arcep a annoncé que l'appel à candidatures pour l’attribution de la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz, ainsi que l’arrêté lançant la procédure d’attribution ont été publiés au journal officiel. Les acteurs sont invités à déposer leur dossier de candidature à l’Arcep avant le 25 février 2020 à 12h00. Les éventuelles demandes d’information sur la procédure devront être adressées à l’Arcep au plus tard le 28 janvier 2020. L’Arcep prévoit ensuite de mener la procédure d'attribution et de délivrer les autorisations d’utilisation de fréquences aux lauréats au cours du premier semestre 2020.

    Modalités d'attribution

    Les modalités d’attribution sont établies pour 310 MHz de fréquences, à l’échelle de la métropole. Ces modalités permettent de déterminer les lauréats, la quantité de fréquences de chacun et sa position précise dans la bande. Tous les lauréats seront soumis à des obligations.

    L’Arcep les décrit comme suit :
    1. Un déploiement de la 5G en bande 3,4 – 3,8 GHz : Le cahier des charges prévoit d’imposer l’ouverture de la « 5G » dans au moins deux villes par opérateur avant la fin 2020 puis une trajectoire exigeante pour soutenir les déploiements des équipements en bande 3,4 – 3,8 GHz au cours des années suivantes :
      • 3 000 sites en 2022 ;
      • 8 000 sites en 2024 ;
      • 10 500 sites en 2025.

      À terme, la totalité des sites devront fournir un service de type 5G, pouvant s’appuyer sur les fréquences de la bande 3,4 – 3,8 GHz ou d’autres bandes.

      L’Arcep prévoit également un mécanisme de concomitance pour s’assurer que les zones non urbaines bénéficieront aussi de ces déploiements. Ainsi, 25 % des sites en bande 3,4 – 3,8 GHz des deux derniers jalons devront être déployés dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations.
    2. Une généralisation de la 5G jalonnée par un accroissement des débits : Pour accompagner cette montée en charge, l’Arcep prévoit également de répondre aux besoins croissants de bande passante. Dès 2022, au moins 75% des sites devront bénéficier d’un débit au moins égal à 240 Mbit/s au niveau de chaque site. Cette obligation sera progressivement généralisée à tous les sites jusqu’à 2030.
    3. La couverture d’axes routiers : Les obligations des axes de transport, comportent deux grands jalons : en 2025, la couverture des axes de type autoroutier (soit 16 642 km), puis en 2027, la couverture des routes principales (soit 54 913 km). Ces obligations prévoient au moins des débits de 100 Mbit/s au niveau de chaque site.
    4. Des offres de services différenciés (slicing) : Les nouvelles performances de la 5G ouvrent la voie à des usages innovants dans de nombreux secteurs de l’économie comme l’industrie (fabrication de haute précision, suivi logistique d’un très grand nombre d’objets, multiplication des capteurs), la santé (opérations à distance en temps réel), l’automobile (communications ultra-fiables à très faible latence pour les véhicules) ou les médias (réalité virtuelle en 3D à 360°). Ils attendent des réseaux et des offres sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Pour cela, l’Arcep demande aux opérateurs d’activer les fonctions les plus innovantes de la 5G – le « slicing  » ou la capacité de « services différenciés » – au plus tard en 2023.
    5. La compatibilité avec IPv6 : Par ailleurs, pour accélérer la transition vers le protocole de routage IPv6, l’Arcep prévoit une obligation pour rendre les réseaux mobiles compatibles avec celui-ci.

    Des engagements optionnels

    Le cahier des charges comprend un ensemble d’engagements optionnels. Au maximum quatre candidats qui auront pris tous les engagements pourront obtenir des blocs de fréquences de 50 MHz :
    1. La 5G au service de la compétitivité des secteurs de l’économie française : Pour préparer la connectivité de demain dans les entreprises, l’Arcep a défini un mécanisme inédit visant à ce que les opérateurs s’engagent à répondre aux demandes raisonnables qui émaneront des acteurs économiques (entreprises, collectivités, administrations…), en leur apportant des offres adaptées avec de la couverture et des performances, voire, si l’opérateur le préfère, en leur confiant localement ses fréquences.
    2. La couverture à l’intérieur des bâtiments : L’Arcep prévoit également des engagements visant à améliorer la couverture à l’intérieur des bâtiments à usages professionnels et commerciaux et à faciliter la couverture multiopérateurs.
    3. Des offres d’accès fixe : Les engagements concernent aussi la fourniture d’offres spécifiques d’accès fixe sur le réseau mobile.
    4. Une plus grande transparence : Le renforcement de la transparence des opérateurs, à la fois sur leurs prévisions de déploiement et sur leurs pannes fait également partie des engagements.
    5. Innovation et concurrence renforcées : Les engagements portent enfin sur l’accueil des MVNO en 5G sur les réseaux des opérateurs, afin notamment d’encourager l’innovation par tous les acteurs du secteur.



    Pour mémoire, les fréquences seront attribuées pour 15 ans. Cette durée pourra être prolongée de 5 ans, en cas d’accord entre un opérateur télécoms et l’Arcep. Deux rendez-vous intermédiaires sont prévus en 2023 et 2028 pour faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur leurs besoins.

    La procédure repose sur un mécanisme d’attribution mixte, qui ne s’appuie pas sur de pures enchères financières. La procédure comportera une première partie dans le cadre de laquelle quatre opérateurs maximum peuvent obtenir des blocs de fréquences contre des engagements optionnels, avant que l’enchère, en deuxième partie, ne permette aux candidats d’obtenir des fréquences additionnelles.

    Engagements optionnels contre blocs de fréquences

    Les candidats pourront prendre une série d’engagements lors du dépôt de leur dossier. Si ces engagements sont pris, ils seront retranscrits en obligations dans les autorisations d’utilisation de fréquences qui seront délivrées aux lauréats et s’ajouteront ainsi aux obligations auxquelles tous les lauréats seront soumis. Les engagements et les obligations sont décrits en partie 4.

    Si un nombre de candidats inférieur ou égal à quatre acceptent de prendre ces engagements dès le dépôt de son dossier, ceux-ci pourront obtenir chacun un bloc de fréquences de 50 MHz pour 350 millions d’euros. Si le nombre est supérieur ou égal à cinq, les quatre blocs seront disputés entre les candidats dans le cadre d’une enchère spécifique.

    Enchère permettant à chaque opérateur d’acquérir des fréquences additionnelles

    Ensuite, une enchère est organisée pour attribuer les fréquences encore disponibles après la phase d’engagements. Les candidats qualifiés, qu’ils aient obtenu ou pas un bloc à la phase précédente, ont ainsi la possibilité d’acquérir des fréquences additionnelles, par blocs de 10 MHz. Le prix initial du bloc de 10 MHz est de 70 millions d’euros, puis l’Arcep conduit cette enchère multitour de la manière suivante.

    À chaque tour, l’Arcep indique le prix pour un bloc de 10 MHz, puis chaque candidat indique le nombre de blocs souhaités à ce prix. Tant que le nombre de blocs demandés par les opérateurs excède celui de blocs disponibles, l’Arcep organise un nouveau tour, et augmente le prix unitaire du bloc de 10 MHz, d’un incrément fixé préalablement. L’enchère s’arrête lorsque la demande des opérateurs correspond à la quantité de blocs disponibles. Tous les blocs de 10 MHz sont alors attribués au prix final de l’enchère. Dans l’hypothèse où la demande des opérateurs descendrait sous le nombre de blocs disponibles, un mécanisme permet d’arbitrer entre les derniers candidats à avoir renoncé à un bloc.

    Une fois la quantité de fréquences de chaque lauréat connue, il reste de multiples combinaisons pour les positionner dans la bande. Une nouvelle enchère (à un tour au second prix) est organisée pour déterminer les positions de chaque lauréat. Ils pourront ainsi exprimer leurs préférences de position dans la bande ainsi que de position relative avec les autres lauréats.

    L’encadrement des quantités de fréquences disponibles par candidat

    Il est prévu un encadrement des quantités totales de fréquences acquises par chacun des candidats (au cours des deux parties de la procédure) :
    • un plancher de 40 MHz ;
    • le plafond de 100 MHz.

    Source : Appel à candidatures

    Voir aussi :

    Les enchères sur la 5G repoussées vers mars 2020 à cause des discussions entre l'Arcep et Bercy, les fréquences priorisées pour la 5G se situeraient dans la bande des 3,4-3,8 GHz
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    NVIDIA se lance dans la 5G avec Aerial, un kit de développement logiciel pour construire et déployer des réseaux d'accès radio virtualisés 5G accélérés par GPU
    « Nous n'avons aucune raison de croire que la 5G est sans danger », a déclaré le scientifique Joel Moskowitz,de nouvelles études sont plus que nécessaires pour comprendre les effets de la 5G, dit-il
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  20. #20
    Membre habitué
    5G ou en est le point ?
    C'est bien beau tout cela, il y en a qui vont s'en mettre plein les poche$ mais que sait on des effets sur nous ? sur la vie ?

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