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Google France a payé 17 millions d'euros d'impôts sur les bénéfices en 2018

  1. #1
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    Par défaut Google France a payé 17 millions d'euros d'impôts sur les bénéfices en 2018
    Google France a payé 17 millions d'euros d'impôts sur les bénéfices en 2018,
    un montant microscopique à l’échelle de ses recettes

    En 2017, la filiale française de Google dont les effectifs sont passés en un an de 612 à 639 salariés a déclaré bien peu de revenus en France et a même vu son impôt sur les bénéfices diminuer de 1,2 million d'euros par rapport à 2016.

    Selon les documents financiers déposés au greffe du tribunal de commerce, la société a enregistré un chiffre d'affaires de 325 millions d'euros en 2017 en hausse de 8,7% et a payé 14,1 millions d'impôts sur les bénéfices. Une baisse de 8,7% en raison, essentiellement, d'une hausse importante de ses « charges externes » (15,5 millions d'euros).

    Pourtant, en se basant sur l’étude PWC pour le SRI (Syndicat des Régies Internet), le marché de la publicité continue sa croissance et représentait 4,094 milliards d’euros en France en 2017. Dans le détail, l’étude souligne que le marché de la publicité des moteurs de recherche (dominé à près de 90% par Google) s’élevait à lui seul à 2,05 milliards d’euros, contre 1,893 milliard d’euro en 2016, soit une hausse de 8%.

    En 2018, la situation n'est pas vraiment meilleure. En effet, d'après des comptes officiels de la filiale française de Google déposés ces derniers jours au greffe du tribunal de commerce, l'entreprise a réussi à ne payer que 17 millions d'euros d'impôt sur les sociétés en France, soit une augmentation de son impôt de 3 millions d'euros par rapport à 2017. En 2018, la filiale française de Google compte désormais 723 salariés.

    Nom : google.png
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    La filiale française de Google a enregistré l'an dernier un chiffre d'affaires de 411 millions d'euros, en progression de 26 %, et réalisé un bénéfice de 29 millions d'euros (+15 %), selon ces comptes.

    Mais ce chiffre d'affaires est en réalité très inférieur aux revenus générés dans l'Hexagone par l'américain, car il est uniquement composé de prestations de services réalisées pour le compte de la maison mère, notamment la holding irlandaise Google Ireland Limited qui enregistre les factures des clients français. En effet, contrairement aux entreprises françaises qui vendent des services principalement en France, Google est une multinationale dont les services peuvent être vendus depuis n'importe quel pays dans le monde. C'est en fait là que réside le problème : comment déterminer ou taxer effectivement les bénéfices des entreprises dans un monde sans frontières comme internet ?

    Dans l'Hexagone, le moteur de recherche de Google capte 94 % des requêtes, Android (son système d'exploitation pour smartphone) équipe 80 % des mobiles vendus en France, 46 millions de Français se rendent sur YouTube chaque mois. Pourtant, officiellement, Google France ne vend rien en France. Ses cadres ne travaillent pas pour le marché français : ils ne font qu'épauler des sociétés du groupe basées à l'étranger, qui, elles travaillent avec les clients tricolores du groupe. Ainsi, les revenus publicitaires générés par les annonceurs français sont encaissés en Irlande par « Google Ireland Limited ». D'ailleurs, les recettes de Google sur le marché publicitaire français peuvent être estimées à « environ 2 milliards d'euros », selon des estimations du Syndicat des régies internet (SRI) reprises par le directeur général de Google France Sébastien Missoffe en décembre 2018.

    Nom : amazon.png
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    Google doit voir son imposition en France augmenter suite à l'application de la taxe sur les entreprises du numérique de 3 % adoptée début juillet par le Parlement. Il est important de souligner que le géant du e-commerce Amazon a prévenu qu'il allait répercuter cette hausse de la fiscalité sur les vendeurs français en augmentant ses commissions et cette décision pourrait faire boule de neige.

    « À la suite de l’instauration en France d’une nouvelle taxe sur les services numériques au taux de 3 %, nous souhaitons vous informer que nous serons contraints d’ajuster les taux de nos frais de vente sur Amazon.fr pour refléter ce coût supplémentaire. À compter du 1er octobre 2019, le montant des frais de vente que vous payez pour les ventes effectuées sur Amazon.fr augmentera de 3 % à compter du 1er octobre 2019 », a annoncé la société sur son site officiel.

    L’entreprise a été claire sur ses intentions : elle n’est pas en mesure d’absorber une taxe supplémentaire. Interrogée par l’AFP sur ses réelles motivations, la société a déclaré qu’elle opère dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail. « Ainsi, du fait que nous investissons massivement dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos partenaires vendeurs, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires », s’est justifiée l’entreprise.

    Néanmoins, l’entreprise reconnaît que cela pourrait mettre les petites entreprises françaises en position de désavantage concurrentiel par rapport à leurs homologues d'autres pays. Cela dit, cette répercussion initiée par Amazon va continuer à descendre plus bas dans la chaîne et atteindre les consommateurs finaux, en passant par les petits vendeurs. En effet, la tentation sera très forte pour des petites entreprises touchées par cette augmentation de répercuter ces frais sur le prix de leurs produits, et donc sur les acheteurs. Finalement, Amazon a déjoué la taxe qui est désormais directement dirigée contre les Français.

    À l'échelle mondiale, la maison mère de Google Alphabet a généré un chiffre d'affaires de 110,5 milliards de dollars sur l'année 2018, essentiellement constitué de recettes publicitaires, et réalisé un bénéfice de 30,7 milliards. En 2018, l'impôt sur les sociétés a rapporté 65,3 milliards d'euros en France, selon Bercy.

    Source : Le Parisien, Alphabet, SRI

    Voir aussi :

    Taxation des GAFA : certains États continuent de s'opposer à la réforme, quelques jours avant la réunion censée sceller un accord final sur le sujet
    La Corée du Sud veut combattre l'optimisation fiscale menée par les GAFA, en exploitant les données commerciales transitant par des serveurs locaux
    Évasion fiscale : trois pays nordiques s'opposent au projet de l'UE de taxer les GAFA, soutenant que cela pourrait nuire à l'économie européenne
    France : les députés LR proposent une loi visant à introduire une taxation de 5 % sur le chiffre d'affaires, des opérateurs de plateformes numériques
    Taxation des GAFA : les gouvernements français et allemand vont prévoir une sortie de secours, en l'absence de progrès d'ici décembre
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  2. #2
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    Il faut aussi tenir compte que Google est d'utilité nationale de part sa gratuité et son efficacité.

    Je ne trouverais pas ça injuste que Google facture l'état français pour les conséquences positives qu'à son outil sur la société.

    Combien d'entreprise privées sont parvenus à offrir des services d'utilité quotidienne (autant au niveau perso que pro) sans réclamer 1 centime à ses bénéficiaires ?

  3. #3
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    Citation Envoyé par JackIsJack Voir le message
    Combien d'entreprise privées sont parvenus à offrir des services d'utilité quotidienne (autant au niveau perso que pro) sans réclamer 1 centime à ses bénéficiaires ?
    Les utilisateurs de Google, YouTube, Maps, Gmail, Android, etc, rapportent des milliards à Google.
    Google a une régie publicitaire, les sites paient pour être bien classé dans les résultats de recherche, etc.
    Et il a probablement des histoires de ventes de données personnelles comme chez Facebook.

    Facebook, Twitter, Google… au fait, que font ces géants de vos données ?
    Ce qu’ils recueillent. Toutes les données concernant les recherches, la géolocalisation ou les sites consultés. À l’instar de Google, Yahoo ! (groupe Oath) ou Bing (Microsoft), les principaux moteurs de recherche sont intégrés au sein de géants d’internet qui proposent de nombreux autres services aux internautes. A travers eux, les groupes recueillent des données supplémentaires, qui croisées avec celles tirées du moteur de recherche, dressent un profil encore plus précis de l’internaute. « Vous n’avez pas besoin de dire à Google votre âge ou votre sexe », explique Chirag Shah. « Ils peuvent le déterminer grâce à une multitude d’autres facteurs. »

    Ce qu’ils vendent. Tout comme les réseaux sociaux, leurs revenus proviennent en grande partie de la publicité. Ils ne vendent pas de données mais l’accès à un consommateur aux caractéristiques très précises, fruit du croisement des données du moteur de recherche, mais aussi, dans le cas de Google, toutes les recherches et les contenus visionnés sur YouTube, sa filiale.

    Google a même longtemps exploité le contenu des messages électroniques pour les internautes ayant un compte Gmail, avant de renoncer publiquement, en juin dernier.

    Ce qu’ils partagent. Ils ouvrent leurs portes aux développeurs et aux applications, comme les réseaux sociaux.
    Il y a une phrase qui revient souvent c'est "Quand c'est gratuit c'est toi le produit".

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Pourtant, en se basant sur l’étude PWC pour le SRI (Syndicat des Régies Internet), le marché de la publicité continue sa croissance et représentait 4,094 milliards d’euros en France en 2017. Dans le détail, l’étude souligne que le marché de la publicité des moteurs de recherche (dominé à près de 90% par Google) s’élevait à lui seul à 2,05 milliards d’euros, contre 1,893 milliard d’euro en 2016, soit une hausse de 8%.
    Keith Flint 1969 - 2019

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