Tous les SGBD prétendent faire du chiffrement. Mais lorsque l’on examine à la loupe ce qui est fait et comment cela est fait, cela donne froid dans le dos pour certains SGBD du monde libre. Il en est ainsi de MySQL/MariaDB comme de PostGreSQL.
L’étude de la problématique de chiffrement et via les préconisations de la CNIL et les règlements du RGPD(7), montre sans équivoque que presque toutes les données d’une base contenant des personnes physiques devraient être chiffrées. Certes le nom, le prénom, mais aussi les emails, numéros de téléphone doivent l’être, mais aussi la combinaison d’une adresse ou d’une action unitaire et d’une date. De fil en aiguille c’est la base entière qu’il faut chiffrer. Pour cela les grands éditeurs (Oracle, Microsoft SQL Server) proposent une méthode globale appelée TDE (Transparent Data Encryption) pour chiffrer de manière élégante et sans impact sur les performances relationnelles, la totalité des données de la base. Cette technologie est hors de portée du monde libre.
Dans MySQL/MariaDB, le chiffrement impose la connaissance des clefs dans l’appel de fonction de déchiffrement ou bien le stockage de la clef à titre de fichier dans le système de fichiers à la portée du serveur. Un peu comme si vous laissiez votre voiture fermée à clef avec les clefs dessus. Lorsque l’on sait que la majorité des vols de données sont le fait d’attaques internes à l’entreprise, ce niveau de sécurité est plus qu’illusoire.
Partager