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  1. #81
    Membre confirmé
    Les procès pour situation monopolistique sont des procédures très très longues.
    Le procès anti-trust d'IBM avait duré de 1969 à 1982 et a généré 30 millions de pages

    https://www.historyofinformation.com...ail.php?id=923

    Tellement long que la situation d'IBM s'est arrangée toute seule au début des années 80, de nouveau concurrents étant venus sur le marché (Cf les PC compatibles, Oracle puis Cisco...); la cour ayant jugé qu'IBM ne méritait plus un tel procés...
    IBM, prévoyant un démantellement, avait changé sa structure organisationelle de sorte qu'un démantellement ait le moins d'effet possible et est ainsi devenu un monolithe elephantesque incapable de "danser" face à la concurrence...

    C'est ce qui pourrait advenir aussi aux GAFAM.

  2. #82
    Membre expérimenté
    Naïf...
    Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
    Bill Gates : « j'étais naïf chez Microsoft, je n'ai pas réalisé que le succès entraînerait un examen antitrust »
    Moi je n'ai pas été naïf, j'ai vite compris que cet examen ne changerait pas grand chose pour l'utilisateur final...
    (ou encore pire, qu'on imposerait des mesures tellement stupides que l'utilisateur final les rejetterait, comme l'histoire de l'écran du choix de navigateur...)

  3. #83
    Membre averti
    Je n'apprécie pas Micro$ pour les procès qu'ils ont intentés à l'époque contre Linux pour tenter de leur barrer la route, tout comme le fait qu'ils nous imposent leur OS à l'achat d'une machine, etc, etc.

    Microsoft = hégémonie... c'est plus que certain.

    Après si leur gouvernement démantèle potentiellement les entreprises US de la Hi-Tech comme on en entend parler ces derniers jours, ils vont perdre leur leadership ainsi que bien de $ au passage. Il y a donc assez peu de chances que des entreprises comme Google and Amazon and co soient réellement démantelées, sauf si ils continuent à essayer de ne pas payer leurs impôts...

  4. #84
    Chroniqueur Actualités

    Le DoJ accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche
    Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars
    et n'exclut pas un démantèlement

    Le ministère américain de la Justice a intenté mardi une action antitrust en justice contre Alphabet Inc., la maison-mère de Google, affirmant que la société utilise son pouvoir de marché pour évincer ses rivaux. Le ministère a déclaré que rien n'était hors de propos, y compris une dissolution de la société de recherche et de publicité sur Internet.

    « Aujourd'hui, des millions d'Américains dépendent d'Internet et des plateformes en ligne pour leur vie quotidienne », a déclaré le procureur général William Barr dans un communiqué. « La concurrence dans ce secteur est d'une importance vitale, c'est pourquoi la poursuite d'aujourd'hui contre Google pour violation des lois antitrust est une affaire de la plus haute importance à la fois pour le ministère de la Justice et pour le peuple américain ».

    « Au cours des 16 derniers mois, la division antitrust a recueilli des preuves convaincantes que Google ne fait plus de concurrence uniquement sur le fond, mais utilise à la place son pouvoir de monopole - et des milliards de profit de monopole - pour verrouiller les voies clés de recherche sur les téléphones mobiles et les navigateurs ainsi que les appareils de nouvelle génération, privant les concurrents de la distribution et de l'évolutivité », a-t-il ajouté.

    « Le résultat final est que personne ne peut contester la domination de Google en matière de recherches et de publicité relatives aux recherches ».

    Des accords conclus avec Apple pour être le moteur de recherche par défaut sur Safari

    Le ministère de la Justice a accusé Google de conclure des accords avec des grandes enseignes comme Apple et d'étouffer la concurrence par le biais de contrats et d'accords commerciaux exclusifs. Les accords de Google avec Apple, les opérateurs de téléphonie mobile et d'autres fabricants de téléphones pour faire de son moteur de recherche l'option par défaut pour les utilisateurs représentaient la majeure partie de sa part de marché dominante dans la recherche, a déclaré le ministère, avançant un chiffre estimé à environ 80%.


    Voici quelques citations clés du procès :

    « Google est un monopole sur les marchés des services de recherche généraux, de la publicité de recherche et de la publicité textuelle générale. Google utilise de manière agressive ses positions de monopole et l'argent qui en découle pour exclure en permanence ses concurrents et protéger ses monopoles ».

    « En résumé, Google prive ses rivaux de la qualité, de la portée et de la position financière nécessaires pour monter une concurrence significative contre les monopoles de longue date de Google. En empêchant la concurrence de ses concurrents, Google nuit aux consommateurs et aux annonceurs ».

    « En l'absence d'ordonnance du tribunal, Google continuera d'exécuter sa stratégie anticoncurrentielle, paralysant le processus concurrentiel, réduisant le choix des consommateurs et étouffant l'innovation. Google est désormais la porte d'entrée incontestée vers Internet pour des milliards d'utilisateurs dans le monde ».

    « En conséquence, d'innombrables annonceurs doivent s’acquitter d’un péage aux monopoles de publicité de recherche et de publicité textuelle de Google, les consommateurs américains sont obligés d'accepter les politiques, les pratiques de confidentialité et l'utilisation des données personnelles de Google et les nouvelles entreprises dotées de modèles commerciaux innovants ne peuvent pas sortir de l’ombre de longue durée de Google ».

    « Dans l'intérêt des consommateurs américains, des annonceurs et de toutes les entreprises qui dépendent désormais de l'économie Internet, le moment est venu d'arrêter le comportement anticoncurrentiel de Google et de restaurer la concurrence ».

    « Bien qu'il soit possible de changer la recherche par défaut sur Safari de Google à un moteur de recherche général concurrent, peu de gens le font, ce qui fait de Google le moteur de recherche général exclusif de facto. C'est pourquoi Google verse à Apple des milliards chaque année pour le statut par défaut ».

    Le ministère de la Justice a déclaré que Google estimait que près de 50 % de son trafic de recherche provenait des appareils Apple en 2019. Parce qu'il s'agit d'une si grande partie de ses requêtes, Google paie au fabricant d'iPhone entre 8 et 12 milliards de dollars par an pour qu'il reste l'option par défaut sur ses téléphones, iPad et ordinateurs Mac.

    Cet arrangement a rendu Apple et Google extrêmement dépendants l'un de l'autre, tout en éclipsant les autres moteurs de recherche et, selon le gouvernement, en protégeant le monopole de Google. Chez Google, perdre sa pole position sur les iPhone est considéré comme un scénario « Code Rouge », selon la plainte, tandis que chez Apple, les paiements de Google représentent environ 15 à 20 % des bénéfices d'Apple.

    D'ailleurs, les documents de Google reconnaissent « qu'être proposé par défaut sur Safari est un canal de revenus important » et que la perte de l'accord nuirait fondamentalement aux résultats de Google. Aussi, Google paie des milliards à Apple pour être le fournisseur de recherche par défaut, en partie parce que Google sait que l'accord augmente la valeur de l'entreprise; mais cela a pour conséquence de bloquer cet accès aux rivaux.


    Google paie les fabricants de smartphones pour que ses applications soient préchargées

    Dans la plainte, le ministère parle également des milliards de dollars que Google verse aux fabricants de smartphones tels qu'Apple, Samsung et d'autres pour être un moteur de recherche par défaut sur leurs appareils. « Certains de ces accords exigent également que les distributeurs prennent un ensemble d'applications Google, y compris ses applications de recherche, et les présentent sur des appareils dans des positions de premier ordre où les consommateurs sont les plus susceptibles de commencer leurs recherches sur Internet », indique la plainte.

    La plainte, qui va déboucher sur un procès qui s’étendra potentiellement sur des années, pourrait déclencher une cascade d'autres poursuites antitrust de la part des procureurs généraux des États. Environ quatre douzaines d’États et de juridictions, dont New York et le Texas, ont mené des enquêtes parallèles et certains d’entre eux devraient déposer des plaintes distinctes contre l’emprise de la société sur la technologie de la publicité en ligne. Onze procureurs généraux, tous républicains, se sont engagés à soutenir le procès fédéral.

    Le procureur général William P. Barr avait parlé publiquement de l'enquête pendant des mois. Il a exhorté le ministère à déposer une plainte d'ici la fin du mois de septembre, semant le chaos au sein des avocats parmi lesquels certains ont demandé plus de temps pour mieux se préparer et d’autres ont dénoncé des motivations politiques.

    La plainte, déposée devant le tribunal de district des États-Unis dans le district de Columbia, sera également un test majeur des lois antitrust. De nombreux démocrates affirment que les lois doivent être ajustées pour tenir compte de l'ère numérique, lorsque de nombreux produits sont gratuits et qu'il peut être plus difficile de prouver le préjudice causé aux consommateurs par la ferme emprise d'une entreprise sur un marché.

    Ryan Shores, un sous-procureur général adjoint, a déclaré que « rien n'est écarté de la table » en termes de recours.

    Kent Walker : « les gens utilisent Google parce qu'ils choisissent de le faire et non parce qu'ils y sont contraints »

    Google a longtemps nié les accusations de violations des lois antitrust et la société devrait se défendre férocement contre les accusations du gouvernement en utilisant son réseau mondial d'avocats, d'économistes et de lobbyistes. Alphabet, évalué à 1,04 billion de dollars et doté de réserves de liquidités de 120 milliards de dollars, a combattu des poursuites antitrust similaires en Europe. La société a dépensé 12,7 millions de dollars en lobbying aux États-Unis en 2019, ce qui en fait l'une des entreprises les plus dépensières à Washington.

    La société affirme avoir une forte concurrence sur le marché de la recherche, avec plus de personnes trouvant des informations sur des sites comme Amazon. Elle affirme que ses services ont été une aubaine pour les petites entreprises.

    « Les gens utilisent Google parce qu'ils choisissent de le faire et non parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne peuvent pas trouver d'alternatives », a déclaré Kent Walker, directeur juridique de l'entreprise, dans un billet de blog.

    Walker a déclaré que le procès ne ferait « rien pour aider les consommateurs. Au contraire, cela favoriserait artificiellement des alternatives de recherche de qualité inférieure, augmenterait les prix des téléphones et rendrait plus difficile pour les utilisateurs d'obtenir les services de recherche qu'ils souhaitent utiliser. »


    Dans le même billet de blog, Google a fait valoir qu'il n'y avait rien de mal dans ses accords avec Apple ainsi que d'autres fabricants de smartphones, en les comparant aux marques de céréales payant pour un placement de premier plan dans les rayons des magasins. L'entreprise a également déclaré qu'il n'était pas difficile pour les consommateurs de changer les paramètres par défaut de Google vers un autre moteur de recherche.

    Et d'expliquer « qu'Apple propose Google Search dans son navigateur Safari, car ils déclarent que Google est "le meilleur". Cet arrangement n'est pas exclusif - nos concurrents Bing et Yahoo! payent pour figurer en bonne place, et d'autres services concurrents apparaissent également. »

    Sources : Ministère américain de la Justice réponse de Google aux allégations du DoJ

    Et vous ?

    Que pensez-vous des arguments avancés dans la plainte par le DoJ ?
    Que pensez-vous de la réponse de Google ?
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  5. #85
    Nouveau membre du Club
    Autant je préfère Edge et Bing à Chrome et Google, autant je trouve que c'est donnant donnant les applis Google préchargées avec la majorité des smartphones par rapport à la majorité des PCs sur le commerce préchargé avec Windows, Edge et Bing. Le plus pénible, c'est d'enlever ce préchargement: à ma connaissance, il est tout à fait possible de "dé-Microsoftiser" son PC (en installant une distribution Linux ou bien en jouant avec les registres et services de Windows) mais beaucoup moins facile de "dé-Googleiser" les smartphones Android sans faire sauter de garantie suivant les modèles, et ça c'est pas cool.

    J'suis sûr Google mettrait juste un truc au premier démarrage d'Android du style "Voulez-vous installer les services Google sur votre téléphone" en spécifiant que ça donne accès au Play Store, GMail, GMaps et le reste, ils perdraient presque pas d'utilisateurs et auraient probablement moins de soucis côté anti-trust

  6. #86
    Membre averti
    Un démantèlement entraînerait forcement une perte de leadership pour les USA.

    Si ils en sont pas stupides, ils ne tueront leur vache à lait... une très grosse amande semblerait bien plus censée !!

  7. #87
    Chroniqueur Actualités

    Google répond au DOJ que son procès est « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs »
    Google répond au DOJ, qui l’accuse de protéger illégalement son monopole,
    En décrivant son procès comme « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs »

    Le ministère américain de la Justice a déposé mardi une plainte contre Google qui allègue que le géant de la technologie s'est construit un avantage déloyal sur ses petits concurrents grâce à un réseau d'accords commerciaux illégaux. Google a riposté le même jour, et sa réponse donne le coup d'envoi de ce qui devrait être une longue bataille juridique pour savoir si l'entreprise de recherche et de publicité en ligne utilise injustement son pouvoir de marché démesuré pour empêcher les concurrents.

    La plainte du ministère de la Justice, déposée mardi, allègue que Google protège illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars. Le procès met en avant la domination de Google dans la recherche et la publicité en ligne comme preuve de son statut de monopole qui « doit être arrêté », a déclaré Ryan Shores, procureur général adjoint associé, lors d'une conférence de presse mardi matin. Une enquête du ministère a révélé que Google contrôle plus de 88 % du marché de la recherche en ligne.


    Le DOJ soutient également que la pratique de Google consistant à payer les fabricants de smartphones pour préinstaller ses applications offre à la société un avantage déloyal. Selon la plainte, 94 % des recherches sur les appareils mobiles sont effectuées via Google. Parce que Google verse aux fabricants de smartphones tels qu'Apple, Samsung et d'autres pour faire du moteur de recherche de Google le moteur par défaut de leurs appareils, les petits moteurs de recherche n'ont jamais l'envergure nécessaire pour améliorer leurs algorithmes et se développer, d’après le gouvernement.

    Google a riposté en publiant un article sur son blog, rédigé par le directeur juridique Kent Walker, arguant que la poursuite intentée par le ministère de la Justice « est profondément entachée d'irrégularités ». « Ce procès n'aiderait en rien les consommateurs ». « Au contraire, elle renforcerait artificiellement les alternatives de recherche de moindre qualité, augmenterait les prix des téléphones et rendrait plus difficile l'accès aux services de recherche que les gens souhaitent utiliser », lit-on.

    Walker a commencé son billet en écrivant que Google Search a mis les informations du monde entier à la portée de plus d'un milliard de personnes. Il a dit ensuite que la plainte du DOJ s'appuie sur « des arguments antitrust douteux pour critiquer nos efforts visant à rendre Google Search facilement accessible aux personnes ». « Les gens utilisent Google parce qu'ils le souhaitent, et non parce qu'ils y sont contraints ou parce qu'ils ne peuvent pas trouver d'autres solutions », a-t-il ajouté.

    « Nous payons pour promouvoir nos services, tout comme une marque de céréales pourrait payer un supermarché pour stocker ses produits »

    Le ministère de la Justice a accusé Google de conclure des accords avec des grandes enseignes comme Apple et d'étouffer la concurrence par le biais de contrats et d'accords commerciaux exclusifs. En répondant à cette accusation, Walker a écrit :

    « Oui, comme d'innombrables autres entreprises, nous payons pour promouvoir nos services, tout comme une marque de céréales pourrait payer un supermarché pour stocker ses produits au bout d'une rangée ou sur une étagère à hauteur des yeux. Pour les services numériques, lorsque vous achetez un appareil pour la première fois, il est doté d'une sorte d'écran d'accueil "à hauteur des yeux". Sur les téléphones portables, cette étagère est contrôlée par Apple, ainsi que par des sociétés comme AT&T, Verizon, Samsung et LG. Sur les ordinateurs de bureau, cette étagère est contrôlée en grande partie par Microsoft ».

    Google négocie donc des accords avec les sociétés partenaires pour des étagères à hauteur des yeux. Mais Google n’est pas le seul à le faire, plusieurs autres concurrents négocient les mêmes places, selon Walker. Par ailleurs Google dit que ses accords avec Apple et d'autres fabricants d'appareils ainsi qu’avec les opérateurs « ne sont pas différents des accords que beaucoup d'autres entreprises ont traditionnellement utilisés pour distribuer des logiciels. D'autres moteurs de recherche, dont Bing de Microsoft, nous font concurrence pour ces accords. Et nos accords ont été soumis à des examens antitrust répétés ».

    Walker poursuit en expliquant comment les gens peuvent passer de Google à d'autres outils de recherche, en utilisant des gifs pour illustrer les processus. Il ajoute qu’Apple intègre Google Search dans son navigateur Safari « parce qu'ils disent que Google est le meilleur ». Toutefois, les concurrents Bing et Yahoo paient également pour figurer en bonne place, et d'autres services rivaux y apparaissent également.


    Walker dit que l'iPhone d'Apple permet, par ailleurs, de modifier facilement les paramètres et d'utiliser des moteurs de recherche alternatifs dans Safari. « C'est encore plus facile dans iOS14, où vous pouvez ajouter des widgets de différents fournisseurs ou effectuer des recherches sur l'écran d'accueil ».

    Google fait face à d’autres concurrents de recherche d’informations comme Twitter, Amazon, OpenTable et d'autres

    Google dit qu’il n’abuse pas de sa position de domination sur Android. Le géant américain a conclu des accords promotionnels avec les opérateurs et les fabricants d'appareils afin de proposer des services Google sur leurs plateformes. « Ces accords nous permettent de distribuer Android gratuitement, et donc de réduire directement le prix que les gens paient pour les téléphones ». Et sur ces plateformes, les opérateurs et les fabricants d'appareils préchargent, eux-mêmes, de nombreuses applications et boutiques d'applications concurrentes, d’après Google.


    De plus, Walker affirme que le procès ne va pas assez loin, car il ne reconnaît pas que Google est en concurrence avec des entreprises de recherche d’informations qui ne sont pas des moteurs de recherche.

    « Il prétend que nous ne sommes en concurrence qu'avec d'autres moteurs de recherche généraux », écrit Walker. « Mais c'est manifestement faux. Les gens trouvent des informations de nombreuses façons : ils cherchent des nouvelles sur Twitter, des vols sur Kayak et Expedia, des restaurants sur OpenTable, des recommandations sur Instagram et Pinterest. Et lorsqu'ils cherchent à acheter quelque chose, environ 60 % des Américains commencent sur Amazon ».

    Le ministère de la Justice dispose d'une grande marge de manœuvre pour demander une réparation et, mardi, il a déclaré que « rien n'était hors de question », y compris une rupture de la société de recherche et de publicité. Dans la demande de réparation de la plainte, les États-Unis demandent une réparation structurelle nécessaire pour remédier à tout préjudice anticoncurrentiel ». Le ministère a également demandé au tribunal d'ordonner à Google de cesser son comportement anticoncurrentiel et de payer les frais du gouvernement.

    Mais Google est « persuadé qu'un tribunal conclura que ce procès ne correspond ni aux faits ni au droit », d’après Walker. « La loi antitrust américaine est conçue pour promouvoir l'innovation et aider les consommateurs, et non pour faire pencher la balance en faveur de certains concurrents ou rendre plus difficile l'accès aux services que les gens souhaitent », a-t-il écrit.

    « L'objectif des lois antitrust est de protéger les consommateurs, et non les concurrents. Le fait qu'un concurrent soit désavantagé ou exclu du marché n'est donc pas une affaire d'antitrust », avait déclaré l'avocat David Balto au début de l'année. La réponse de Google promet une rude bataille judiciaire contre le ministère de la Justice. Attendons de voir la suite.

    Source : Google

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Quelle suite prévoyez-vous pour ce procès DOJ contre Google ?

    Voir aussi :

    Facebook, Google, Apple et Amazon enfreignent la loi antitrust des USA d'après les conclusions d'une enquête parlementaire. Les démocrates recommandent entre autres le démantèlement
    Microsoft est désormais "l'adulte dans la salle" parmi les grandes technologies, déclare une députée de Seattle, lors d'une audition devant le congrès portant sur les pratiques commerciales des GAFAM
    La France et les Pays-Bas demandent la création d'une autorité antitrust pour réguler les GAFA en UE, et n'excluent pas la possibilité de procéder à des démantèlements en ultime recours
    Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement
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  8. #88
    Membre régulier
    Le droit privé d'entreprendre est une chose, l'intérêt général une autre...
    Quant une société de droit privé, quelle que soit ses motivations premières, est en capacité de faire ou de défaire une élection présidentielle, il y a de facto un danger réel pour la démocratie, tout le reste c'est du flan...
    Je suis pour un démantèlement complet des GAFA, réinventer un autre modèle eco-numérique est possible, il faut juste que nos hommes politiques le décide.
    Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi, je vous dirai comment vous en passer...
    Coluche

  9. #89
    Membre extrêmement actif
    ...
    Je suis pour un démantèlement complet des GAFA, réinventer un autre modèle eco-numérique est possible, il faut juste que nos hommes politiques le décide.
    toutwd
    +1, pour l'idée générale, par contre compter sur le bon vouloir de politique pour espérer quelque chose de logique et sain pour le plus grand nombre, c'est .
    Comme le disait je ne sais plus qui, "Consommer, c'est aussi voter", donc arrêtons d'acheter des produits dont on a moyennement, voir pas du tout besoin et collectivement forçons l'est à changer.
    Si nous ne faisons rien pour nous même, pourquoi vouloir que les autres (les politique) le fassent à notre place ?

  10. #90
    Chroniqueur Actualités

    Les États-Unis pourraient déposer des plaintes antitrust contre Facebook dès novembre
    Les États-Unis pourraient déposer des plaintes antitrust contre Facebook dès novembre,
    Alors que Google doit répondre à un procès similaire d'ici le 19 décembre

    Facebook pourrait faire face à des accusations d'antitrust américaines dès novembre, a rapporté vendredi le Washington Post, citant quatre personnes connaissant bien le sujet. Selon ces personnes, les enquêteurs fédéraux et d'État devraient s'engager dans une procédure judiciaire massive contre le géant des réseaux sociaux et son apparente mainmise sur les médias sociaux. Pendant ce temps, Google, contre qui le ministère de la Justice a déposé une plainte l’accusant de protéger illégalement son monopole, répondra à ces accusations d’ici décembre prochain, selon Reuters.

    Ces derniers mois ne sont pas de tout repos pour les géants américains de la technologie. La plainte du ministère de la Justice allègue que Google protège illégalement sa position dominante sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars. Un peu plus tôt ce mois, le comité judiciaire de la Chambre américaine des représentants a publié ses conclusions sur la question de savoir si Amazon, Facebook, Apple et Google enfreignent la loi antitrust. Le rapport a accusé ces sociétés d’avoir acheté les plus petites entreprises afin d’éviter la concurrence, de faire du favoritisme quant à leurs propres services et de détenir un pouvoir démesuré sur les autres entreprises qui utilisent leurs plateformes.


    Selon des personnes qui ont parlé au Washington Post, la Commission fédérale du commerce (FTC) s'est réunie en privé jeudi pour discuter de l’enquête sur Facebook tandis que les procureurs généraux des États, sous la direction de Letitia James, procureur général de New York, ont examiné la société afin de détecter d'éventuelles menaces pour la concurrence, a rapporté le journal.

    Selon le Washington Post, ces sources d’informations, qui se sont exprimées sous la condition de l'anonymat pour décrire une affaire d'application de la loi, ont dit que le calendrier pourrait encore changer, ajoutant que les procureurs généraux des États sont en train de préparer leur plainte. Le journal qui a publié cette nouvelle pour la première fois n’a pas pu avoir immédiatement les commentaires de Facebook, de la FTC et du bureau du procureur général de New York.

    Selon une cinquième personne, les enquêteurs de l'État cherchaient à établir une première liste de participants pour vendredi. Le groupe bipartisan concentrerait son attention sur la stratégie de Facebook qui consiste à acheter des concurrents potentiels, parfois pour les acquérir et les éliminer, selon deux ces personnes. « Les acquisitions en série de Facebook reflètent l'intérêt de l'entreprise pour l'achat de sociétés qui avaient le potentiel de devenir des rivales avant qu'elles ne deviennent de véritables menaces concurrentielles », a conclu ce mois le rapport de la sous-commission judiciaire de la Chambre.

    La FTC, quant à elle, n'a pas encore voté pour porter plainte contre Facebook, bien que certaines personnes aient déclaré qu'une réunion de ses membres démocrates et républicains cette semaine - rapportée pour la première fois jeudi par le Washington Post - comportait des présentations illustrant la manière dont l'agence pourrait procéder. Selon Reuters, Facebook a déclaré en août que son directeur général Mark Zuckerberg a été interviewé lors d'une audience d'investigation de la FTC dans le cadre de l'enquête antitrust du gouvernement sur la société.

    Facebook a été confronté à des enquêtes similaires par le ministère de la Justice et par les procureurs généraux des États, et a déclaré que les enquêtes précédentes portaient sur des acquisitions et des pratiques commerciales antérieures impliquant « des services de réseaux sociaux ou de médias sociaux, de la publicité numérique, et/ou des applications mobiles ou en ligne ».

    Tout a commencé l’année dernière, lorsque les fonctionnaires fédéraux ont lancé leur enquête antitrust sur Facebook après que la société ait accepté de payer 5 milliards de dollars pour régler une enquête gouvernementale sur une série de scandales liés à la vie privée. La FTC, qui surveille la concurrence dans tout le pays, s'est intéressée en particulier à l'achat par Facebook de ses anciens rivaux - Instagram, une application de partage de photos, et WhatsApp, un service de messagerie - et à la mesure dans laquelle l'empreinte tentaculaire du géant de la technologie en est venue à violer les lois antitrust.

    Google doit répondre au procès antitrust américain d'ici le 19 décembre

    Un procès antitrust déposé contre Google au cours de ce mois par le DOJ a mis en avant la domination du géant de la technologie dans la recherche et la publicité en ligne comme preuve de son statut de monopole qui « doit être arrêté », a déclaré Ryan Shores, procureur général adjoint associé, lors d'une conférence de presse mardi matin. Une enquête du ministère a révélé que Google contrôle plus de 88 % du marché de la recherche en ligne. Le DOJ soutient également que la pratique de Google consistant à payer les fabricants de smartphones pour préinstaller ses applications offre à la société un avantage déloyal.


    Dans un article publié vendredi, Reuters a rapporté que Google doit répondre au procès antitrust du Département américain de la justice d'ici le 19 décembre, en citant un dépôt de plainte effectué vendredi. Google a qualifié la poursuite de « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs ».

    Dans son billet de blog publié au cours de cette semaine, Google a montré un aperçu de ce à quoi ressemblerait une confrontation judiciaire entre lui et le ministère de la Justice. Le géant a soutenu qu’il fait face à d’autres concurrents dans le domaine de la recherche d’informations comme Twitter, Amazon, OpenTable et d'autres.

    « Il prétend que nous ne sommes en concurrence qu'avec d'autres moteurs de recherche généraux », a écrit Walker. « Mais c'est manifestement faux. Les gens trouvent des informations de nombreuses façons : ils cherchent des nouvelles sur Twitter, des vols sur Kayak et Expedia, des restaurants sur OpenTable, des recommandations sur Instagram et Pinterest. Et lorsqu'ils cherchent à acheter quelque chose, environ 60 % des Américains commencent sur Amazon ».

    Contre l’accusation de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, Google a répondu qu’il négocie des accords avec les sociétés partenaires comme Apple afin de placer ces produits sur « des étagères à hauteur des yeux ». Google a dit qu’il n’est pas non plus le seul à faire cela, plusieurs autres concurrents négocient les mêmes places, selon le directeur juridique de la société Kent Walker.

    Si la nouvelle concernant la plainte contre Facebook est confirmée, ce serait la deuxième action antitrust majeure contre la Silicon Valley en quelques semaines. Depuis l’année dernière, Facebook a fait face à une série de critiques de la part des régulateurs nationaux qui estiment qu'il a effrontément cherché à étendre son empire numérique d'une manière qui mine la concurrence et laisse ses milliards d'utilisateurs avec un service moins bon, y compris moins de protection de la vie privée.

    Sources : The Washington Post, Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous d’un éventuel procès antitrust contre Facebook ?
    Quelle suite imaginez-vous pour le procès antitrust du DOJ contre Google ?

    Voir aussi :

    Google répond au DOJ, qui l'accuse de protéger illégalement son monopole, en décrivant son procès comme « profondément vicié qui ne ferait rien pour aider les consommateurs »
    Facebook, Google, Apple et Amazon enfreignent la loi antitrust des USA d'après les conclusions d'une enquête parlementaire. Les démocrates recommandent entre autres le démantèlement
    Amazon, Facebook, Apple, et Google ont des pouvoirs de monopoles, c'est pourquoi ils doivent être démantelés, d'après le rapport parlementaire US
    USA : le rapport antitrust parlementaire propose un démantèlement des GAFA, alors que de nouvelles informations sur l'acquisition d'Instagram par Facebook retardent la remise du rapport
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  11. #91
    Membre régulier
    Citation Envoyé par defZero Voir le message
    Si nous ne faisons rien pour nous même, pourquoi vouloir que les autres (les politique) le fassent à notre place ?
    Bennnnn, ils sont normalement payés pour ça non ?
    Mais bon, c'est vrai que le constat est actuellement sans appel pour certain d'entre eux, je ne dirais pas qui, mais j'ai les noms, j'ai les noms...
    Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi, je vous dirai comment vous en passer...
    Coluche

  12. #92
    Chroniqueur Actualités

    Apple et Google auraient conclu un accord, il y a 15 ans, pour contrôler Internet, le DoJ porte plainte
    Apple et Google auraient conclu un accord, il y a 15 ans, pour contrôler Internet, le DoJ porte plainte
    contre cet accord secret qui vaut des milliards de dollars pour les deux entreprises

    Le mardi dernier, le DOJ, le département américain de la Justice, a déposé une plainte contre Google, l’accusant d’utiliser des pratiques illégales pour protéger son monopole sur le marché de la recherche. Google le ferait en concluant des accords avec de grandes enseignes, des contrats exclusifs lui permettant d’étouffer la concurrence. Selon de nouveaux rapports, il a conclu un accord, de plusieurs milliards de dollars, avec Apple pour être le moteur de recherche par défaut sur les appareils Apple, une tactique qui lui permet de contrôler Internet depuis plus de 15 ans.

    Google et Apple ont conclu, il y a environ 15 années, un accord pour que le moteur de recherche de Google soit le choix présélectionné (par défaut) sur l'iPhone et d'autres appareils d’Apple. Courant 2017, l’accord, considéré comme étant l'un des accords commerciaux les plus lucratifs de l'histoire, a été révisé par ces deux géants d’Internet. L'accord actualisé a rapporté des milliards de dollars aux deux entreprises et a consolidé leur statut en tête du classement de l'industrie technologique. Désormais, le partenariat est en péril, car la plainte du DOJ le cible spécifiquement.

    En déposant sa plainte contre Google mardi dernier, le DOJ a cité l’alliance comme étant un excellent exemple de ce que les procureurs considèrent comme des tactiques illégales de l'entreprise pour protéger son monopole et étouffer la concurrence dans la recherche sur le Web. En effet, l'examen du pacte a mis en lumière la relation particulière entre les deux sociétés les plus importantes de la Silicon Valley, une alliance improbable de deux rivaux historiques qui, d’après les régulateurs, empêche injustement les petites entreprises de prospérer.

    Les deux entreprises sont contre l’avis des régulateurs et estiment qu’il y a de nombreux partenariats du genre dans la Silicon Valley. « Nous avons ce genre de terme étrange dans la Silicon Valley : co-opposition », a déclaré Bruce Sewell, avocat général d'Apple entre 2009 et 2017. « Vous avez une concurrence brutale, mais en même temps, vous avez une coopération qui est nécessaire ». Ils sont en concurrence sur pas mal de fronts, comme les smartphones, les cartes numériques et les ordinateurs portables. Mais ils savent aussi se montrer gentils quand cela leur convient.


    Selon le DOJ, près de la moitié du trafic de recherche de Google provient d'appareils Apple

    Sur plusieurs partenariats existant entre les deux sociétés, l’on estime que peu d'accords ont été plus avantageux pour les deux parties que celui de la recherche sur l'iPhone. À titre d’exemple, selon le DOJ, près de la moitié du trafic de recherche de Google provient désormais d'appareils Apple, et la perspective de perdre l'accord avec Apple aurait été décrite en interne comme un scénario de “code rouge” au sein de l'entreprise. Lorsque les utilisateurs de l'iPhone effectuent des recherches sur Google, ils voient les annonces de recherche qui font tourner l'activité de Google.

    Ils peuvent également trouver leur chemin vers d'autres produits Google, comme YouTube. Un ancien dirigeant de Google, qui a demandé à ne pas être identifié parce qu'il n'était pas autorisé à parler de l'accord, a déclaré au New York Times (NYT) que la perspective de perdre le trafic venant des appareils Apple était “terrifiante” pour la société. Le DOJ, qui demande une injonction du tribunal empêchant Google de conclure des accords comme celui-ci, a affirmé que l'accord a injustement contribué à faire de Google une entité qui traite 92 % des recherches sur Internet dans le monde.

    Le DOJ a également déclaré que cela a fait de Google le centre de la vie en ligne des consommateurs, une situation qui profite aussi bien à Apple qu’à Google. L’on estime qu'Apple reçoit aujourd'hui entre 8 et 12 milliards de dollars de paiements annuels, contre 1 milliard de dollars par an en 2014, en échange de l'intégration du moteur de recherche de Google dans ses produits. Il s'agit probablement du plus gros paiement que Google verse à quiconque et représente 14 à 21 % des bénéfices annuels d'Apple. Ce n'est certainement pas de l'argent qu'Apple serait impatient de laisser tomber.

    L'accord a été révisé plusieurs fois ces dernières années pour leur permettre d'augmenter les revenus de la recherche en ligne

    Selon la plainte du DOJ, outre la révision de 2017, l’accord entre Google et Apple aurait une fois de plus été discuté en 2018, à la suite d’une rencontre entre Sundar Pichai, le PDG de Google, et Tim Cook, le PDG d’Apple. Cela a été fait pour trouver des moyens pouvant leur permettre d'augmenter les revenus de la recherche. Le DOJ allègue qu’après la rencontre, un employé de haut niveau d'Apple a écrit à un homologue de chez Google que « notre vision est que nous travaillons comme si nous étions une seule entreprise ». Une rupture forcée pourrait signifier la perte d'argent facile pour Apple.

    De son côté, cela constituerait une menace plus importante pour Google, qui n'aurait aucun moyen évident de remplacer le trafic perdu. Cela pourrait également pousser Apple à acquérir ou à construire son propre moteur de recherche. Au sein de Google, les gens pensent qu'Apple est l'une des rares entreprises au monde qui pourrait offrir une formidable alternative, selon un ancien dirigeant. Google s'inquiète aussi du fait que sans cet accord, Apple pourrait rendre plus difficile l'accès au moteur de recherche de Google pour les utilisateurs d'iPhone.

    La facture de Google avec Apple ne cesse d'augmenter, cependant, Apple a rarement, voire jamais, reconnu publiquement son alliance avec Google. « Leur moteur de recherche est le meilleur », a déclaré Cook lorsqu'Axios lui avait demandé, fin 2018, pourquoi il s'était associé avec une société qu'il critiquait aussi implicitement. Cook a également ajouté qu'Apple avait créé des moyens l’aidant à atténuer la collecte de données par Google, comme un mode de navigation privé sur le navigateur Internet d'Apple. En outre, l’accord ne se limite pas qu'au navigateur Safari.

    Il s'étend à pratiquement toutes les recherches effectuées sur les appareils Apple, y compris Siri, l'assistant virtuel d'Apple, et sur l'application iPhone et le navigateur Chrome de Google. Cela est arrivé alors qu’en 2010, quand Steve Jobs a appris que Google a secrètement développé Android, il avait promis de le “détruire”. Et lorsqu’Apple a introduit Siri plus tard, au lieu du moteur de recherche de Google pour soutenir l'assistant virtuel, c'était Bing de Microsoft. Pourtant, le partenariat entre les deux entreprises sur les iPhone s'est poursuivi.

    Il est trop lucratif pour que l'une ou l'autre des parties le fasse sauter. Bing a été remplacé plus tard par le moteur de recherche de Google. Un ancien cadre supérieur a déclaré qu’Apple avait arrangé le partenariat de manière à exiger des renégociations périodiques, et chaque fois, il a soutiré plus d'argent à Google. « Vous devez être en mesure de maintenir ces relations et de ne pas faire sauter un pont », a déclaré Bruce Sewell, l'ancien avocat général d'Apple, qui a refusé de discuter des détails de l'accord. « En même temps, quand vous négociez au nom de votre société et que vous essayez d'obtenir le meilleur accord, alors, vous savez, les gants se détachent ».

    En effet, vers 2017, l'accord devait être renouvelé. Google était confronté à une pénurie, les clics sur ses publicités mobiles n'augmentant pas assez vite. Apple n'était pas satisfait de la performance de Bing pour Siri. Cook venait d'annoncer qu'Apple avait l'intention de doubler ses revenus de services pour atteindre 50 milliards de dollars d'ici 2020, un objectif ambitieux qui ne serait possible qu'avec les paiements de Google. Ainsi, à l'automne 2017, Apple a annoncé que Google aidait désormais Siri à répondre aux questions. De son côté, Google a révélé que ses paiements pour le trafic de recherche avaient fait un bond.

    Source : New York Times

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  13. #93
    Membre éprouvé
    "non mais faut arrêter le cliché des films ou les grosses entreprises sont les méchants et prennent des décisions du haut de leur tour en ricanant." Ca me rappel un épisode de Crossed de Karim Debbache.

  14. #94
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
    L’on estime qu'Apple reçoit aujourd'hui entre 8 et 12 milliards de dollars de paiements annuels, contre 1 milliard de dollars par an en 2014, en échange de l'intégration du moteur de recherche de Google dans ses produits. Il s'agit probablement du plus gros paiement que Google verse à quiconque et représente 14 à 21 % des bénéfices annuels d'Apple. Ce n'est certainement pas de l'argent qu'Apple serait impatient de laisser tomber.
    Purée , plusieurs milliards de dollar juste pour mettre Google comme moteur de recherche par défaut.
    J'imagine qu'aucune autre entreprise pourrait proposer un meilleur deal à Apple.

    Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
    Les deux entreprises sont contre l’avis des régulateurs et estiment qu’il y a de nombreux partenariats du genre dans la Silicon Valley. « Nous avons ce genre de terme étrange dans la Silicon Valley : co-opposition », a déclaré Bruce Sewell, avocat général d'Apple entre 2009 et 2017. « Vous avez une concurrence brutale, mais en même temps, vous avez une coopération qui est nécessaire ». Ils sont en concurrence sur pas mal de fronts, comme les smartphones, les cartes numériques et les ordinateurs portables. Mais ils savent aussi se montrer gentils quand cela leur convient.
    Apple n'a pas de moteur de recherche ni de plateforme vidéo comme YouTube, donc ça ne lui pose pas problème que les gens utilisent ces services.

    Citation Envoyé par L33tige Voir le message
    Ca me rappel un épisode de Crossed de Karim Debbache.
    Je me rappelle de cette blague, c'était peut-être dans un épisode de l'émission Chroma (uniquement disponible sur Dailymotion en principe).

    Ça me fait penser à la chanson "Arrête un peu ta parano" de Didier Super :
    Arrête un peu ta parano, si vraiment les gouvernements
    Ils étaient vraiment les larbins des multinationales
    Tu crois pas qu’il y a bien longtemps
    Que les multinationales, elles domineraient toute la planète
    Et peut-être même le monde
    Et qu'elles auraient même plus besoin de s’acquitter de leurs impôts
    Non mais sérieux, faut réfléchir deux secondes
    Keith Flint 1969 - 2019

  15. #95
    Membre actif
    Le DoJ est contrôlé par qui? Car, il porte plainte...Mais en vrais ça profite à qui?

  16. #96
    Membre averti
    "Selon le DOJ, près de la moitié du trafic de recherche de Google provient d'appareils Apple"


    Au 01.2020 Apple représenterait 17,8 % du marché des PC's (ça me surprend un peu mais bon).

    https://www.developpez.com/actu/2948...s-et-serveurs/


    Selon cet article +/- 50 % des 10 smartphones les plus vendus dans le monde serait de marque Apple.

    https://www.usinenouvelle.com/articl...e-sont.N969036

    Y a juste un problème, le 5 eme plus grand fabricant mondial, Vivo n'est pas listé !?




    Quoi qu'il en soit, je ne sais pas comment fait le DoJ US pour prétendre que la moitié du trafic internet sur Google proviendrait d'appareils Apple...

    PS Yahoo paye Linux Mint pour être leur moteur de recherche par défaut, cette pratique courante n'est tristement reprochée qu'à Google.

  17. #97
    Nouveau membre du Club
    Citation Envoyé par phil995511 Voir le message

    PS Yahoo paye Linux Mint pour être leur moteur de recherche par défaut, cette pratique courante n'est tristement reprochée qu'à Google.
    Citoyen, tu compares la part de marché de LINUX MINT avec APPLE ? Tu rigoles ou tu as pris une drogue ?

  18. #98
    Nouveau membre du Club
    Citation Envoyé par TotoParis Voir le message
    Citoyen, tu compares la part de marché de LINUX MINT avec APPLE ? Tu rigoles ou tu as pris une drogue ?
    Non, ce n'est pas ce qu'il fait. Il n'a même pas employé l'expression "part de marché".

  19. #99
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par phil995511 Voir le message
    PS Yahoo paye Linux Mint pour être leur moteur de recherche par défaut, cette pratique courante n'est tristement reprochée qu'à Google.
    Ouais mais il y a moins d'utilisateur de Linux Mint que d'utilisateurs d'OS d'Apple. Mint est moins grand public donc c'est moins grave.
    En plus si tu sais comment installer Linux Mint tu peux trouver comment changer le navigateur par défaut de tes navigateurs.
    Keith Flint 1969 - 2019

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