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  1. #1
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    Par défaut Pourquoi être développeur de jeux vidéo n'est pas un travail de rêve
    Pourquoi être développeur de jeux vidéo n'est pas un travail de rêve
    un journaliste spécialisé dénonce une exploitation des travailleurs de l'industrie

    L'année passée, des employés du studio français de développement de jeux vidéo Eugen System sont entrés en grève en évoquant comme motif un non-respect de la loi, notamment des salaires minimaux non respectés et heures supplémentaires non payées. La moitié des employés a arrêté le travail pour cette raison, mais le dialogue avec la direction de l'entreprise n'ayant connu aucune évolution, ils ont fini par arrêter leur grève après plus de six semaines de revendication.

    Cette situation, faut-il le préciser, révèle la face cachée de l'industrie des jeux vidéo en France : des conditions de travail qui semblent difficiles, comme l'a également révélé une enquête réalisée par Mediapart et Canard PC au début de l'année 2018. Mais ce n'est pas un problème qui touche uniquement l'industrie des jeux vidéo en France.

    Vagues de licenciements et fermetures de studio de jeux vidéo dans le monde

    L'année 2018 a enregistré les fermetures de grandes sociétés de jeux vidéo comme Telltale Games ou encore Capcom Vancouver. Le studio Telltale Games a annoncé avoir licencié la majorité de son personnel, ne conservant que 25 sur 250 employés, et avoir annulé la majorité de ses titres en développement dont Minecraft: Story Mode et surtout la deuxième saison de The Wolf Among Us. Vingt-cinq employés sont restés uniquement le temps de remplir les obligations de l'entreprise envers son conseil et ses partenaires. L'entreprise a évoqué des ventes décevantes alors qu'elle avait publié en 2018 certains de ses meilleurs contenus. En ce qui concerne l'éditeur nippon Capcom, il annoncé l'annulation de tous les projets de son studio canadien (Capcom Vancouver), expliquant qu'il examinait la répartition de ses ressources de développement.

    Comme nous l'avons également rapporté, au mois de février, Activision Blizzard, malgré un chiffre d'affaires record en 2018, a licencié 8 % de son personnel, soit près de 800 travailleurs, dans le cadre d’un plan de réduction des coûts. Et les licenciements se sont poursuivis dans l'industrie. Quelques semaines plus tard, le studio de jeu américain ArenaNet a supprimé des dizaines de postes, tandis que des licenciements moins importants ont touché des sociétés telles que Valve et l'opérateur du service de distribution et de vente de jeux vidéo GOG. La semaine dernière encore, le géant du jeu vidéo Electronic Arts (EA) a annoncé le licenciement de 350 personnes à travers le monde. « Le troisième trimestre a été difficile pour Electronic Arts et nous n’avons pas atteint nos objectifs », expliquait Andrew Wilson, CEO d'EA, début février, avant d'annoncer quelques semaines plus tard le licenciement de 4 % de ses effectifs. Cette fois, les équipes de développement ont été épargnées, mais si l'entreprise doit licencier chaque fois que ses objectifs ne seront pas atteints, ses développeurs ont également de quoi s'inquiéter.

    L'industrie des jeux vidéo exploite ses travailleurs selon Jason Schreier

    Au total, des milliers de travailleurs dans l'industrie des jeux vidéo ont perdu leur emploi au cours des 12 derniers mois, estime Jason Schreier, journaliste spécialisé et auteur de « Blood, Sweat, and Pixels: The Triumphant, Turbulent Stories Behind How Video Games Are Made », un livre dans lequel il relate les coulisses du développement de jeux vidéo. Dans un article publié dans le New York Times, il dénonce ce qu'il considère comme de l'exploitation des travailleurs de l'industrie des jeux vidéo, suite à ces nombreux licenciements qui se sont produits ces 12 derniers mois.


    Jason Schreier

    « L’exploitation des travailleurs a toujours fait partie de l’ADN de l’industrie du jeu vidéo. Les cadres dont les actions se chiffrent à plusieurs millions de dollars traitent souvent leurs employés comme des pièces de Tetris, à positionner le plus efficacement possible, puis les éliminer rapidement », déclare Jason Schreier. Le journaliste spécialiste des jeux vidéo affirme que dans bon nombre de ces cas de licenciements, les employés mis à pied n'avaient aucune idée de ce qui allait arriver. Il explique par exemple qu'en février, un développeur d'un grand studio lui a dit que ses collègues et lui avaient travaillé dur, ils avaient passé de longues heures, y compris les nuits et les weekends pour la sortie d'un jeu vidéo, mais ils ont été subitement informés que les agents de sécurité les attendaient pour les escorter hors des bâtiments de l'entreprise.

    Tout cela arrive alors que l'industrie des jeux vidéo est plus riche que jamais. « L'industrie des jeux vidéo est plus riche qu'elle ne l'a jamais été. Son chiffre d'affaires en 2018 s'élevait à 43,8 milliards de dollars, selon un récent rapport, en grande partie grâce à des jeux extrêmement populaires comme Fortnite et Call of Duty. Ces profits record auraient pu laisser penser que les développeurs jeux vidéo se font de l'argent, mais c'est loin d'être le cas », dit-il. M. Schreier avoue que certains développeurs de jeux vidéo perçoivent des salaires et des avantages décents, notamment ceux qui sont expérimentés et qui travaillent pour les studios les plus riches, mais pour beaucoup, c'est une tout autre réalité.

    Les développeurs travaillent pour enrichir leurs patrons

    Pour Jason Schreier, ce sont les patrons d'entreprise qui sont récompensés pour le travail fait par les développeurs. Il explique par exemple qu'aux USA, les testeurs Assurance Qualité de jeux vidéo ne gagnent que 10 $ l’heure, ce qui fait que pour ceux qui vivent dans des villes où le coût de la vie est élevé, il faut faire de longues heures supplémentaires pour joindre les deux bouts.

    Pendant ce temps, les patrons des grands éditeurs de jeux vidéo s'enrichissent énormément selon le journaliste. Le CEO d’Activision Blizzard, Bobby Kotick, aurait touché 28,6 millions de dollars en 2017, un package comprenant du cash, des actions et d’autres rémunérations ; ce qui serait 306 fois le salaire médian des employés d’Activision Blizzard. Quant au CEO d'Electronic Arts, Andrew Wilson, il aurait gagné 35,7 millions de dollars en 2018, alors que le travailleur moyen de son entreprise gagne 93 336 dollars. Précisons en passant qu'EA a payé 1 million de dollars US à un seul gamer pour promouvoir son jeu Apex Legends. On apprend également que Tim Sweeney, CEO d'Epic Games a une fortune nette de plus de 7 milliards de dollars.

    Bref, si l'industrie des jeux vidéo se porte très bien actuellement, faire des jeux vidéo n'est pas un travail de rêve selon Jason Schreier. Il estime que les travailleurs sont exploités tandis que des franchises comme Call of Duty génèrent de l’argent pour les plus haut placés. Il encourage donc la syndicalisation pour remédier à ce problème. « [La syndicalisation] ne fournira pas automatiquement d’argent aux entreprises en difficulté et ne forcera pas M. Kotick à percevoir un salaire inférieur », a-t-il reconnu. Mais il pense que « les syndicats vont ouvrir des lignes de communication entre les travailleurs et la direction. Les syndicats permettront aux travailleurs de l'industrie des jeux vidéo de négocier des indemnités de départ garanties, des heures supplémentaires payées obligatoires, des avantages sociaux plus importants, de meilleurs salaires, des notifications avant les licenciements, etc. » Jason Schreier pense que cela permettra aux travailleurs de l'industrie du jeu vidéo d'être à même de tirer parti de leur talent et de leur expérience pour exiger de meilleures conditions de travail, ce qui devrait leur faire sortir de leur « exploitation ».

    Source : Jason Schreier (New York Times)

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Peut-on parler d'exploitation des développeurs dans l'industrie des jeux vidéo ?
    Qu’en est-il de la situation en France ?

    Voir aussi :

    Electronic Arts a payé le célèbre gamer Tyler Blevins à hauteur de 1 million de dollars US pour promouvoir son jeu Apex Legends
    Fortnite aurait fait exploser les bénéfices d'Epic Game en 2018 jusqu'à 3 milliards de dollars, grâce notamment à la vente de contenus additionnels
    Activision Blizzard supprime 800 emplois en 2019 malgré un chiffre d'affaires record en 2018 pour se consacrer au développement de ses franchises
    Un studio de développement de jeux vidéo français en grève depuis un mois, les employés d'Eugen Systems dénonce un non respect des lois
    Epic Games, l'éditeur de Fornite, sous le coup d'un recours en action collective à cause de loot box jugés « agressifs »
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  2. #2
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    Oui enfin au final, je ne vois pas trop la différence avec des emplois hors jeux-vidéos ou même hors-IT ?

    Ce n'est pas spécifique à ces jobs si la base se fait exploiter par les patrons et si elle se fait virer quand les objectifs fantaisistes promis aux actionnaires ne sont pas remplis... Ils ont cru que parce qu'ils bossaient dans les JV cela allait être BisounoursLand ?

    C'est une situation déplorable, mais c'est le quotidien de milliers de jobs.

  3. #3
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    Je n'ai trop vu ça dans les autres secteurs IT (au contraire, les employeurs ont plus tendance à se battre pour garder les devs à cause du turn over monstrueux).

    Par contre ça rappelle l'énorme proportion de gens qui voulaient dev dans le jeux vidéo pendant mes études (environ 50%) : l'offre et la demande...

  4. #4
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    Comme l'a dit quelqu'un avant, il n'y a pas de différence entre "développement logiciel" et "développement de jeux-vidéo" et la maltraitance des employés de ce domaine, peu importe la branche, est réelle et sérieuse. C'est à croire que la branche "développement logiciel" est ignoré de tous alors que c'est la branche la plus utilisée au final.

    On entend beaucoup plus parler des développeurs dans la branche "jeu-vidéo" car cela provoque l'émoi de plus de personnes. En même temps, entre les développeurs qui bossent sur Microsoft Office (c'est un exemple au hasard, j'ignore les conditions de travail chez Microsoft bien que j'ai cru comprendre que les carrières ne sont pas longue assez souvent) et Red Dead Redemption, on sait pertinemment que ça gêne plus les gens de savoir les conditions de travail pour du second que du premier.

    Et en effet, le turn over est impressionnant, du moins pour le développement logiciel, car comme je l'ai dit à mon boulot "si on se fait maltraiter, pas la peine de rester. Ce n'est pas comme si on avait pas des tentatives de débauches tous les jours ou presque" et c'est une réalité : quand la société a des pratiques douteuses, aucune reconnaissance et en plus aucun avantage (mis à part les 50% de transport mais bon, je crois qu'il y a un avantage fiscal à ce propos), il ne faut pas s'étonner que les personnes ayant les compétences (et les connaissances métiers si on est dans une société spécialisée) prennent leurs affaires et partent. Avant de pondre ce genre de papier, il faudrait plutôt étudier la problématique de la vision des managers & directeurs envers les développeurs de leurs sociétés qui produisent la richesse de celles-ci (et non les dirigeants).

  5. #5
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    Citation Envoyé par Ecthelion2 Voir le message
    Oui enfin au final, je ne vois pas trop la différence avec des emplois hors jeux-vidéos ou même hors-IT ?

    Ce n'est pas spécifique à ces jobs si la base se fait exploiter par les patrons et si elle se fait virer quand les objectifs fantaisistes promis aux actionnaires ne sont pas remplis... Ils ont cru que parce qu'ils bossaient dans les JV cela allait être BisounoursLand ?
    Si il y a une différence, comme il y a beaucoup de candidats pour les jeux vidéos les studios peuvent se permettre de les payer peu et de les faire travailler plus de 50 heures, pendant ce temps pour faire un travail chiant en gestion avec des technologies genre Cobol, Sap ou en Data science tu peux avoir un job bien payé à moins de 35 heures, comme écrit plus haut c'est juste la loi de l'offre et de la demande.

    Après dans le secteur jeux vidéo il y a quand même des "stars" qui sont très bien payés, mais si tu sort de l'école il y aura pas de surenchère de salaire dans les jeux vidéos alors que si par exemple tu sort de MIAGE ou de Master Data science et que tu prends un job en Data Science / Big Data tu as de la surenchère directe dès le premier emploi.
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  6. #6
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    tu crois vraiment qu'il y a de la surenchère? et tu l'estimes à combien ta surenchère?

  7. #7
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    Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
    Si il y a une différence, comme il y a beaucoup de candidats pour les jeux vidéos les studios peuvent se permettre de les payer peu et de les faire travailler plus de 50 heures, pendant ce temps pour faire un travail chiant en gestion avec des technologies genre Cobol, Sap ou en Data science tu peux avoir un job bien payé à moins de 35 heures, comme écrit plus haut c'est juste la loi de l'offre et de la demande.

    Après dans le secteur jeux vidéo il y a quand même des "stars" qui sont très bien payés, mais si tu sort de l'école il y aura pas de surenchère de salaire dans les jeux vidéos alors que si par exemple tu sort de MIAGE ou de Master Data science et que tu prends un job en Data Science / Big Data tu as de la surenchère directe dès le premier emploi.
    Je ne vois pas trop le rapport avec ce que j'ai dit, et le fait que malgré de bons résultats financiers de l'entreprise, des développeurs se fassent virer car les "objectifs n'ont pas été atteints" ? C'est de ça que je parlais quand je disais que c'était pareil dans les autres métiers, car c'est de ça qu'il est le plus question dans l'article. Et même quant au fait de se faire exploiter, ce n'est pas limité au monde du jeu vidéo, ni même au domaine de l'IT, des gens se font exploiter tous les jours dans diverses métiers, et même en informatique de gestion...


    Quant au fait d'être payé peu et tout le tralala, je te rétorquerai la même chose que d'habitude, tout le monde n'est pas BAC+5, ne travaille pas à Paris ou dans une grande ville, etc. etc. Alors je ne travaille certes pas + de 50h par semaine (40mini quand semaines sans heures supp), mais ma dernière augmentation, je la dois à l'augmentation du minima Syntec.

    Et puis c'est comme tous les autres jobs, si les gens acceptent ces conditions, je ne vois pas trop pourquoi cela changerait ? Les mecs sont prêts à vendre leur âme pour bosser dans le jeu vidéo, faut pas se plaindre ensuite que le diable en profite. Si ils refusent ces conditions, les sociétés en questions n'auront pas d'autres choix que de changer ces conditions ou de disparaître, mais c'est sûr qu'en attendant, cela demande peut-être de mettre ses "rêves" de côté, et de faire un boulot un poil moins passionnant, comme beaucoup de monde le fait au quotidien.

    Bref, c'est juste le monde du travail quoi...

  8. #8
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    bonjour juste une remarque en passant : si les entreprises de hi-tech licencient les salariés qui conçoivent et produisent les jeux, qui va dépenser de l'argent pour acheter les jeux alors ?

    sinon autre remarque , faites gaffe à ce que cette logique d'entreprise ne s'applique pas au reste des entreprise bref à celles qui font de l'informatique de gestion
    Ce dont on ne peut parler il faut le taire ( Wittgenstein )

  9. #9
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    Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
    bonjour juste une remarque en passant : si les entreprises de hi-tech licencient les salariés qui conçoivent et produisent les jeux, qui va dépenser de l'argent pour acheter les jeux alors ?
    Ben, les informaticien en informatique de gestion, pardi!

    Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
    sinon autre remarque , faites gaffe à ce que cette logique d'entreprise ne s'applique pas au reste des entreprise bref à celles qui font de l'informatique de gestion
    Qui aimeraient bien faire pareil, mais j'ai atteint un niveau ou les recruteurs pleurent au téléphone pour faire baisser mes prétentions salariales. Donc les entreprises qui font de l'info de gestion ne peuvent pas se permettre de faire pareil. Les gens qui acceptent de bosser pour elles font marcher l'offre et la demande - ce qui, sur certains marchés(pas tous, hein), est en leur faveur.

    Si je postule à du jeu vidéo, même si on passe outre le fait que mon stack de compétences n'y est pas vendable, je perdrais 40% en revenu minimum.
    Les 4 règles d'airain du développement informatique sont, d'après Michael C. Kasten :
    1)on ne peut pas établir un chiffrage tant qu'on a pas finalisé la conception
    2)on ne peut pas finaliser la conception tant qu'on a pas complètement compris toutes les exigences
    3)le temps de comprendre toutes les exigences, le projet est terminé
    4)le temps de terminer le projet, les exigences ont changé
    Et le serment de non-allégiance :
    Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée.

  10. #10
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    Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
    Les gens qui acceptent de bosser pour elles font marcher l'offre et la demande - ce qui, sur certains marchés(pas tous, hein), est en leur faveur.
    c'est une remarque pleine de bon sens que j'aime lire

    Donc quelque part c'est faire pression sur les salaires des employés ?
    Ce dont on ne peut parler il faut le taire ( Wittgenstein )

  11. #11
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    A défaut de bien me situer dans les tranches de salaire, je parviens à créer une dépendance certaine dans les entreprises où je suis pour avoir la main sur la négociation de l'augmentation quand elle arrive personnellement et si on ne me l'octroie pas, je fais jouer le fait que je peux partir.

  12. #12
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    Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
    (.../...)Donc quelque part c'est faire pression sur les salaires des employés ?
    Pression à la hausse. A chaque fois qu'un gugusse linkedin me contacte, comme je n'ai pas spécialement envie de partir, je dis "je gagne tant" en exagérant(alors même que pour ma région et mon profil, je suis déjà au dessus de la normale). Et là, le recruteur(indépendant ou interne), il me dit "ça paye autant, votre profil? Gloups......". Ce qui laisse la place pour la personne qui va être recrutée de négocier mieux, parce-que le marché parait haussier. Le jour ou j'ai envie de me barrer, ben, le marché, il est monté. Il est monté de 20% en moins de 5 ans. Je ne dois pas être le seul à faire le coup, et de loin.

    Le contraire semble se passer sur le marché du jeu vidéo, avec des cohortes de gens très motivés, très compétents..... et prêts à tout pour bosser dans le domaine, y compris à tirer leur propre salaire(et donc celui des autres) à la baisse. Pas étonnant que les patrons en profitent - si c'est bien le cas.
    Les 4 règles d'airain du développement informatique sont, d'après Michael C. Kasten :
    1)on ne peut pas établir un chiffrage tant qu'on a pas finalisé la conception
    2)on ne peut pas finaliser la conception tant qu'on a pas complètement compris toutes les exigences
    3)le temps de comprendre toutes les exigences, le projet est terminé
    4)le temps de terminer le projet, les exigences ont changé
    Et le serment de non-allégiance :
    Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée.

  13. #13
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    Bonjour
    Ce sujet me rappelle celui des pilotes et copilotes de ligne sur les petites compagnies aériennes nationales aux États-Unis, payés des queues de cerises et devant parfois même financer leur brevet de pilote sur leurs fonds personnels. Puisqu'ils pratiquent leur passion, les compagnies ne se sentent pas obligées du moindre effort.

    A défaut de bien me situer dans les tranches de salaire, je parviens à créer une dépendance certaine dans les entreprises où je suis pour avoir la main sur la négociation de l'augmentation
    C'est pas très sympa, mais c'est assez récurrent de voir des collègues qui inconsciemment ou consciemment (et là, c'est encore moins sympa) n'appliquent pas de bonnes pratiques afin de laisser leur travail suffisamment obscur pour se protéger.
    Mais j'ai peut-être l'esprit mal tourné, tu crées une dépendance en mettant en avant des qualités qu'ils ne trouveraient pas ailleurs. Rassure-moi

  14. #14
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    Citation Envoyé par Grool Voir le message
    Bonjour
    Ce sujet me rappelle celui des pilotes et copilotes de ligne sur les petites compagnies aériennes nationales aux États-Unis, payés des queues de cerises et devant parfois même financer leur brevet de pilote sur leurs fonds personnels. Puisqu'ils pratiquent leur passion, les compagnies ne se sentent pas obligées du moindre effort.
    Ryan Air a ce genre de pratique : si tu veux être pilote et que tu n'as pas le brevet, il faut payer la formation sur tes deniers (en plus d'avoir un salaire en dessous du marché).

    Citation Envoyé par Grool Voir le message
    C'est pas très sympa, mais c'est assez récurrent de voir des collègues qui inconsciemment ou consciemment (et là, c'est encore moins sympa) n'appliquent pas de bonnes pratiques afin de laisser leur travail suffisamment obscur pour se protéger.
    Mais j'ai peut-être l'esprit mal tourné, tu crées une dépendance en mettant en avant des qualités qu'ils ne trouveraient pas ailleurs. Rassure-moi
    Mon code est maintenable sans souci (il faut être compétent par contre mais c'est un autre souci) car il est documenté, on ne m'a pas fait ce genre de reproche à ce jour (on a plutôt critiqué le fait que j'assume de prendre position et de refuser certaines choses comme les heures supplémentaire sans compensation réelle et sérieuse ou le fait que je réprimande le client qui est en tord parce que j'en ai marre de me prendre les coups, il a beau être "roi", je refuse d'assumer des choses qui ne sont pas de mon fait). Ne pas garantir que son code soit maintenable est, à mes yeux, une faute professionnelle.

    Je te rassure, je mise sur mes qualités et non sur mes défauts ^^

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